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21 septembre 2020 1 21 /09 /septembre /2020 00:01

Léon Félix Ferdinand Miallion naît le 3 juillet 1903 à Paris (18e arr.). Il est le fils d’Élisa Müller et de Ferdinand Georges Miallion, serrurier.

Peu après, la famille s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en 1906 et vont désormais vivre dans le quartier de Palissy, sur la rive gauche de la Marne, d’abord rue de Brétigny (act. avenue du Président-Wilson) puis avenue Théodore et enfin avenue Lefèvre.

C’est en novembre 1926 à Joinville que Léon Miallion épouse une autre habitante du quartier, Georgette Beurton. Il est métreur vérificateur. La mort de son père, à 51 ans en juillet 1927, l’amène à prendre la direction de la société coopérative ouvrière L'Avenir du Bâtiment, fondée en 1895 et dont son père assurait la présidence depuis 1908, fonction qu’il cumulait avec la direction dans les années 1920.

Léon Miallion exerçait toujours la fonction de directeur de la coopérative en 1938.

La famille, qui avait vécu deux ou trois ans à Vincennes autour de 1927, était revenue à Joinville-le-Pont ; ils ont au moins cinq enfants, et peut-être six ou sept. Son frère cadet, Georges, devient, en 1935, conseiller municipal de la commune.

La date de décès de Léon Miallion n’est pas connue.

Le quartier de Palissy à Joinville-le-Pont (années 1960)

 

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19 septembre 2020 6 19 /09 /septembre /2020 00:01

Ferdinand Georges Miallion naît le 4 juin 1866 à Issoudun (Indre). Il est le fils de Louise Pujol et de son mari, Jean Baptiste Félix Miallion, menuisier ébéniste.

Devenu serrurier à Paris (11e arr.), Ferdinand Miallion fait peut-être partie des fondateurs de la société coopérative de production de serrurerie L'Avenir du bâtiment, créée en juin 1895 et située rue Saint-Maur, où il réside en 1987. Il est lié au directeur de la coopérative, Jules Le Corre, serrurier également.

En avril 1897 Ferdinand Miallion épouse à Paris (11e arr.) Émelie Jeanne Soudan, couturière. Ils divorcèrent en janvier 1901. Il se remarie à Paris (18e arr.) en septembre 1902 avec Élisa Müller. Ils sont installés à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en 1906 et vont désormais vivre dans le quartier de Palissy, sur la rive gauche de la Marne, d’abord rue de Brétigny (act. avenue du Président-Wilson) puis avenue Théodore et enfin avenue Lefèvre.

Lors de l’exposition internationale de Milan en 1906, L'Avenir du bâtiment est présente et obtient une médaille d'or. À titre personnel, Ferdinand Miallion, recueille une mention honorable à cette occasion.

L’assemblée générale de la coopérative en novembre 1908 remplace Le Corre, démissionnaire, par Louis Fournillon en tant que directeur. Ferdinand Miallion est président du conseil d'administration. Lors de la démission pour raison de santé de Fournillon en mars 1924, Miallion était co-directeur de l’entreprise, tout en continuant de présider son conseil. Il est réélu en tant que directeur.

Ferdinand Miallion meurt le 30 juillet 1927 à Joinville. Il était âgé de 51 ans et avait eu avec sa seconde épouse deux enfants, dont l’un, Léon, prit sa suite à la direction de L'Avenir du bâtiment et l’autre, Georges, fut conseiller municipal de Joinville-le-Pont (1935-1941).

Le quartier de Palissy à Joinville-le-Pont (années 1960)

 

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17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 00:01

Suite de la biographie de John Tarn McGrew

Le commandant McGrew assiste à un grand nombre d’évènements sportifs, comme ceux organisés par le Cercle athlétique de Joinville, dont il est président d’honneur en 1932. Il dote plusieurs manifestations. Il crée ainsi un challenge de natation à son nom en août 1927 pour des courses de 250 mètres par relais de cinq nageurs, organisé également les années suivantes.

À partir de mai 1935, il dote le grand prix international de marche de Joinville, organisé également par le CAJ, d’un challenge McGrew, toujours couru en 1939.

Après avoir accueilli chez lui en 1929 une grande fête pour ce club, John Tarn McGrew fait don en 1930 d’un terrain en bord de Marne à l’Association sportive de la préfecture de police (ASPP) pour l’aménagement du siège de sa section d’aviron. Il continue d’organiser des manifestations en faveur du développement de ce club dans sa villa, attirant des personnalités politiques et américaines.

En décembre 1931, toujours à Joinville, John Tarn McGrew préside une importante réunion de lutte dans la salle Printania.

Devenu propriétaire d’une autre résidence, encore à Joinville dans le quartier de Polangis, quai de Béthune, sur un canal parallèle à la Marne, McGrew est l’un des fondateurs de l’Association syndicale libre des propriétaires riverains, qui en assure la gestion.

La famille McGrew est la vedette d’un fait-divers, en septembre 1924, qui suscite des dizaines d’articles dans la presse quotidienne. Leur appartement de la rue de Lille est l’objet d’un cambriolage nocturne pendant qu’ils séjournent à Joinville. Le montant du vol de L'argenterie et des bijoux est estimé à 700 000 francs. La qualité d’ancien directeur de la police américaine, plus encore que le montant du vol, mobilise le préfet de police et le directeur de la police judiciaire, lequel est désireux, selon le quotidien Le Figaro « de prouver à son confrère américain qu'il peut lui arriver, une fois par hasard, de retrouver un voleur ».

M. McGrew, qu’on dit vexé, engagea une enquête personnelle, établissement qu’il s’agissait de cambrioleurs-grimpeurs s’étant introduits par une fenêtre donnant sur un balcon. En quelques jours, la police récupère les pierres précieuses descellées chez quatre receleurs puis arrête le voleur.

L'exposition coloniale organisée à Paris, dans le Bois de Vincennes, en 1931 comporte un vaste pavillon américain, reproduisant la résidence Mount-Vernon de George Washington. McGrew est commissaire d'honneur de la section hawaïenne.

John Tarn McGrew

L’activité de John Tarn McGrew pendant la deuxième guerre mondiale n’est pas connue. Peut-être est-ce lui le McGrew, civil américain, qui fait paraître, en janvier 1944, une annonce dans le quotidien L’Écho d’Alger pour chercher un « petit appartement meublé ou chambre meublée avec salie de bains, quartier parc de Galland ou Télemly », deux des zones résidentielles de la ville.

Les époux McGrew font une visite à Hawaï en 1953 chez sa sœur.

John Tarn McGrew meurt le 7 mars 1955 à Paris (4e arr.). Il est inhumé au cimetière de Passy. Il était âgé de 79 ans, n’avait pas eu d’enfant et était domicilié à Joinville, quai de Béthune, dans le quartier de Polangis. Il était décoré de la croix de guerre et chevalier de la Légion d’honneur.

Une fondation McGrew a été constituée. Son ancienne demeure, la villa Aloha, quai de Polangis à Joinville, qui a été le siège du club d’aviron de la préfecture de police (ASPP), porte une plaque à son nom.

En souvenir de son mari, Mme McGrew fit don en 1960 à la cathédrale protestante américaine de la Sainte-Trinité à Paris (Holy Trinity) d’un drapeau de Hawaï, complétant la collection. Elle complétait, après la transformation du territoire en État membre de l’union nord-américaine en 1959, la collection de drapeaux des autres États déjà accrochés dans la nef de l’édifice.

Fin

Le siège de l'ASPP à Joinville

 

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15 septembre 2020 2 15 /09 /septembre /2020 00:01

Début de la biographie de John Tarn McGrew

John Tarn McGrew nait le 3 septembre 1876 à Honolulu, royaume de Hawaï. Il est le fils de Pauline Gillett et de son mari, John Strayer McGrew (1823-1911), riche médecin de nationalité américaine, qui sera un des artisans de l’annexion de l’archipel par les États-Unis en 1888. Son nom est fréquemment orthographié « Mac-Grew » en France.

La famille McGrew à Honolulu

Il fait ses études à l'université Stanford (Leland Stanford Junior University, Palo Alto, Californie, États-Unis) jusqu’en 1899. Pendant son cursus, il est membre de l’équipe de base-ball du campus. Il prend ensuite un emploi administratif à Hawaï.

Grâce à la fortune de son père, évaluée en 1902 par le San Francisco Daily Times à plus d’un demi-million de dollars, John Tarn McGrew disposera toute sa vie de moyens financiers importants qui lui permettront d’avoir une position mondaine.

En mai 1910, John Tarn McGrew épouse à Londres (Royaume-Uni) Isabelle Isham Scott, une américaine originaire de Tarrytown (New-York, États-Unis), divorcée dix ans plus tôt d’avec Douglas Stewart Grant, frère de la comtesse d’Essex. Elle fréquentait régulièrement la colonie américaine à Paris. Elle meurt un an plus tard, au cours d’un séjour à Montreux (Vaud, Suisse) et est enterrée à Paris, au cimetière de Passy.

John Tarn McGrew séjourne en Europe, où il est signalé en février 1913 au bal annuel du Skikjoring-Club de Saint-Moritz (Grisons, Suisse).

Trois ans plus tard, John Tarn McGrew se remarie en juin 1914 à Reading (Pennsylvanie, États-Unis) avec Marie Caroll Smith, issue d’une famille en vue dans la ville. Ils ont prévu de passer leur voyage de noces à Paris. Leur paquebot, le Cecile, quitte l’Amérique juste après le début de la première guerre mondiale, mais se voit obligé de faire demi-tour et revient à Bar Harbor (Maine) par peur d’être capturé. Ils viennent cependant en

Après l’entrée en guerre des États-Unis en avril 1917, John Tarn McGrew est nommé attaché militaire adjoint de l’ambassade à Paris. Il est en 1918 l’officier de liaison des troupes américaines avec le général Augustin Gouraud en Lorraine, puis avec le général Henri Gouraud en Champagne. Il restera lié avec ce dernier. Il est ensuite nommé chef de la police américaine en France. Il aura le grade de major (commandant).

Il reste en France après la fin du conflit, s’installant rue de Lille à Paris (7e arr.) et acquérant une résidence secondaire à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), quai de Polangis. Cette dernière porte le nom de villa Aloha, en souvenir de ses origines hawaïennes.

À partir de 1920, John Tarn McGrew est un collaborateur parisien de l’établissement new-yorkais Bankers Trust Company, mais il semble principalement occupé à des activités mondaines. On note ainsi plusieurs saisons à Biarritz ou à Monte-Carlo, quelques retours aux États-Unis, notamment à Hawaï, un séjour l’hiver 1934 chez la princesse de Reuss à Rome. Il est membre de plusieurs cercles, dont le Traveller’s club.

À suivre

John Tarn McGrew en joueur de base-ball à Stanford

 

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13 septembre 2020 7 13 /09 /septembre /2020 00:01

John Strayer McGrew nait le 23 février 1823 à Lancaster, dans l’État d’Ohio (États-Unis). Il est le fils de Catherine Christie et de Robert McGrew, immigrés venus d’Irlande.

La famille déménage peu après sa naissance à Cincinnati, dans le même État, où son père fonde un journal quotidien, le Cincinnati Enquirer. Dans cette même ville, John Strayer McGrew intègre la faculté de médecine (Medical College of Ohio), dont il sort diplômé en 1847.

Vers début 1851, il épouse, probablement à Hamilton, dans l’Ohio, Mary Cobb. Il est médecin dans cette ville depuis l’année précédente. Sa femme meurt vers 1860.

Pendant la guerre de Sécession (1861-1865), le Dr McGrew est enrôlé au sein des Volontaires, supplétifs de l’armée des États-Unis (United States Volunteers). Il est mobilisé en juillet 1864 à La Nouvelle-Orléans (Louisiane). Nommé d’abord chirurgien adjoint dans le 83e régiment de l’Ohio, il est promu chirurgien en janvier 1865 puis obtient le grade de major (commandant) en novembre cette même année. Sa nomination est signée par le président Abraham Lincoln ; il sert sous le commandement des généraux McClellan, Sherman et Grant et finit le conflit avec le rang de lieutenant-colonel.

C’est probablement en décembre 1866 qu’il se remarie à Washington avec Pauline Gillet. Envoyé en inspection dans l’archipel polynésien d’Hawaï, il décide de s’installer à Honolulu avec son épouse, le fils de cette dernière qu’il adopte et le fils né de son premier mariage. Ils auront quatre autres enfants.

Nommé médecin consulaire de la marine américaine en 1869, il devient une personnalité de l’administration américaine auprès du royaume d’Hawaï. Il participe, en 1873, avec les généraux Alexander et Schofield, à l’étude de la future base navale de Pearl Harbor.

Devenu membre du Conseil de la santé territorial en 1880, il est élu en 1887 vice-président du Congrès médical international. Il reconstitue, en 1892, la Société médicale hawaïenne et la préside jusqu’en 1897. Lors de son élection comme vice-président du Congrès médical panaméricain, à Washington en automne 1893, il prononce un discours politique se faisant l’avocat de l’annexion d’Hawaï par les États-Unis.

Cette prise de position se situe au moment où, à la demande des planteurs américains de canne à sucre, la reine d’Hawaï est déposée par l’armée des États-Unis. Une République est proclamée en 1894. Les opinions du Dr McGrew l’opposent à la famille royale et lui valent les surnoms de « McGrew-Annexion » de la part de ses adversaires – dont le roi Kalakaua, puis de « père de l’annexion » une fois que celle-ci sera réalisée en 1898. Il était président du Club de l’annexion et dirigeait le quotidien The Hawaiian Star, fondé en 1893 par un planteur, Joseph B. Atherton.

Administrateur de l’American Club, McGrew présidait également, depuis sa fondation en 1879, la Musical Hall Association. Il fut l’un des membres fondateurs et, jusqu’en 1885, vice-président du comité directeur de l’association du parc Kapiolani, premier espace récréatif public créé en 1877 et accueillant notamment un terrain de cricket.

À côté de son activité médicale, McGrew investit dans plusieurs entreprises commerciales : l’hôtel Hawaiian, la Mutual Telephone Company, et la compagnie People's Ice and Refrigeration.

Alors âgé de 77 ans, le Dr McGrew réduisit en 1900 son activité médicale. Sa fortune faite, la famille McGrew disposait d’une vaste villa à Honolulu, accueillant à ses frais de nombreux invités pour lesquels ses dépenses étaient estimées à 10 000 dollars par ans. C’est là que mourut la journaliste, conférencière, écrivaine et actrice américaine. Kate Field, emportée par une pneumonie en 1896.

Villa du Dr Strayer à Honolulu

Son fils, John Tarn McGrew, attaché militaire à l’ambassade des États-Unis en France pendant la première guerre mondiale, devint une personnalité du Paris d’après-guerre.

John Strayer McGrew meurt le 17 novembre 1911 à Honolulu. Il était âgé de 88 ans et est enterré au cimetière O'ahu.

Le Dr John Strayer McGrew

 

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11 septembre 2020 5 11 /09 /septembre /2020 00:01

Philippe Bonnardel naît le 28 juillet 1899 à Paris (19e arr.). Il est le fils de Marie Amélie Milard, couturière, et de son mari Jean Bonnardel, boucher, domiciliés rue Barbanègre.

En 1911, la famille est installée à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où elle exploite une boucherie située dans le quartier du Centre, rue de Paris, à proximité de la gare. Philippe Bonnardel fréquent l’école primaire supérieure Arago (act. lycée Arago, Paris 12e arr.), où il commence sa pratique du football.

Au cours de la première guerre mondiale, son père est mobilisé dans l’infanterie puis l’artillerie, tandis que Philippe Bonnardel poursuit des études d’ingénieur à l'Ecole spéciale des travaux publics. Sa mère obtient des secours en 1916 et 1917 pour couvrir ses frais de scolarité. Il continue sa pratique sportive avec un club joinvillais, probablement le Cercle athlétique de Joinville (CAJ).

Bien que son droit à un sursis ait été reconnu, les conditions de guerre font que Bonnardel est mobilisé, à l’âge de 18 ans en avril 1918 comme sapeur dans le 8e régiment de génie. Il est démobilisé en avril 1921 et peut alors achever ses études d’ingénieur.

Au cours de sa période militaire, il devient membre du Gallia Club, successeur de l'AS Charenton qui évolue dans le Bois de Vincennes. Il fait partie de l’équipe de France de football qui est demi-finaliste des Jeux olympiques d’Anvers en 1920. Il est appelé dans l’équipe de France de football qui remporte en 1921 son premier match contre l’Angleterre. Il joue comme demi et est présenté comme appartenant à l’école de Joinville, centre de formation sportif militaire dans le Bois de Vincennes, sur le territoire de Joinville-le-Pont à ce moment (act. INSEP à Paris, 12e arr.). Il sera, au total, sélectionné 23 fois en équipe nationale.

Dès sa sortie de l’armée, Philippe Bonnardel joue avec le Red Star club de Saint-Ouen (Seine, act. Seine-Saint-Denis) la finale de la coupe de France de football contre l'Olympique, club parisien le plus titré à l’époque, basé à Pantin (Seine, act. Seine-Saint-Denis). Bonnardel gagnera la coupe avec son équipe en 1921 et les deux années suivantes.

L'équipe des Jeux olympiques de Paris, 1924. Philippe Bonnardel debout, 3e à partir de la droite

Même si le football n’avait pas alors, en France, un statut professionnel, Bonnardel n’a pas à ce moment d’autres activités. En janvier 1923, le quotidien sportif L’Auto le présente ainsi : « Philippe Bonnardel, l'incontesté titulaire de la place de demi gauche, personnifie le joueur intelligent, fin, correct, mais décidé ». Il est surnommé « Phi-phi. »

Avant de se marier, il décide de prendre un poste d’ingénieur qu’on lui offre à Rouen (Seine-Inférieure, act. Seine-Maritime). Il épouse à Paris (10e arr.) en octobre 1925 Yvonne Gabrielle Laroque, dont il divorce neuf mois plus tard en juillet 1926 à Rouen. Pendant cette période, Bonnardel est entraîneur-joueur au club US Quevilly, qu’il emmène en finale de la coupe de France en 1927. La même année, il est qualifié pour la dernière fois en équipe de France contre le Portugal et porte, à cette occasion, le brassard de capitaine.

 

Rentré à Joinville-le-Pont en 1929, Bonnardel vit avec sa famille rue des Réservoirs, dans le quartier du Centre. Son père a abandonné la boutique de Joinville et exploite un commerce de viande en gros à l’abattoir de la Villette, où il est chevillard. Son frère cadet, prénommé également Jean, qui l’avait accompagné un temps au Red Star, est boucher à Saint-Maur-des-Fossés.

Poursuivant son activité sportive, Philippe Bonnardel est affilié au Club athlétique des sports généraux (CASG), fondé par la Société générale et qui joue au stade Jean Bouin à Paris (16e arr.). Il travaille peut-être pour l’entreprise cinématographique Pathé-Natan, basée à Joinville, dont il entraîne, en 1931, l’équipe corporatiste de football, qui joue sur un stade créé dans la commune voisine de Champigny.

En mars 1935, Philippe Bonnardel se remarie à Paris (19e arr.) avec Fernande Julie Derniest. Il vit dans cet arrondissement, rue de Crimée.

Pendant la deuxième guerre mondiale et ensuite, Philippe Bonnardel continue de s’intéresser au football. Il critique ainsi en février 1944 l’organisation des clubs français, commente dans la presse le match France-Belgique en novembre 1950 et participe, en ouverture de ce rendez-vous, à un match de vétérans internationaux contre une sélection du Red Star.

Philippe Bonnardel meurt le 17 février 1953 à Paris (20e arr.). Il se présentait comme industriel et résidait rue Mounet-Sully. En juillet 1934, il avait été décoré de la médaille d'or de l’Éducation physique.

 

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9 septembre 2020 3 09 /09 /septembre /2020 00:01

Jean Bonnardel naît le 11 septembre 1870 à Épinac (Saône-et-Loire). Il est le fils de Jeanne Drouchin et de son mari Jean Marie Bonnardel, voiturier, illettré.

Boulanger à Gevrey (Côte-d'Or), Bonnardel fait un service militaire raccourci à un an dans le 29e régiment de ligne, du fait qu’il est soutien de famille après le décès de sa mère. Il s’installe d’abord à Baigneux-les-Juifs (Côte-d'Or) en 1892 puis à Paris (19e arr.) en 1893, alternativement rue de Flandre et rue Mathis, et il est devenu boucher en 1898. En mai de cette année, il épouse Marie Amélie Milard, fille d’un marchand de vins.

Après la naissance de leurs deux fils, la famille s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où ils exploitent une boucherie dans le Centre, rue de Paris.

Au cours de la première guerre mondiale, d’abord rattaché à la place de Paris et continuant probablement son activité, Jean Bonnardel est mobilisé en juin 1915 dans l’infanterie. Il passe en août 1917 dans l’artillerie et est démobilisé en décembre 1918.

Après le conflit, l’activité de boucherie de Bonnardel se développe à Joinville puis, à partir de 1924, à l’abattoir de La Villette (Paris, 19e arr.) ou il est chevillard, faisant désormais du commerce en gros. Il continue de résider à Joinville, rue des Réservoirs.

En juin 1923, Bonnardel participait à la reconstitution de l’union des commerçants et industriels de Joinville, présidée par le couvreur Lucien Lavoipierre, en étant membre de sa commission de réorganisation et de propagande.

Pour les élections municipales de mai 1929 à Joinville, Jean Bonnardel est candidat sur la liste d’Union républicaine et démocratique (droite) conduite par le maire sortant, Stephen Durande. Il est en outre l’un des assesseurs du premier des deux bureaux de vote de la commune.

Au premier tour, la liste de droite, avec en moyenne 38,8% des votes exprimés, est devancée par la liste de la Concentration des gauches (radical-socialiste et socialiste SFIO) conduite par un ancien adjoint au maire, Georges Briolay (radical), qui recueille 42,8%. Le Bloc ouvrier et paysan du communiste Roger Bénenson obtient 18,4%. Bonnardel est crédité de 906 voix, soit 42,6% des 2 126 suffrages exprimés sur 2 491 inscrits.

Au second tour, la liste de la municipalité sortante (41,6% et 5 élus sur 27) est toujours devancée par le cartel des gauches (45,9% et 22 sièges), les communistes obtenant 12,5%. Bonnardel n’est pas élu, de même que le maire Durande.

Le Comité d’union républicaine et d’action sociale, fondé en 1912, qui est la principale organisation de la droite dans la commune de Joinville, se transforme en mars 1935 en Union des républicains, association constituée dans un cadre uniquement municipal. Présidée par René Kirbuhler, l’Union compte Lavoipierre comme vice-président et Bonnardel en tant que membre du bureau, au côté par exemple du futur maire Georges Defert, affilié au parti social français.

Prenant prétexte « des fusillades du 6 février [1934], des scandales Stavisky et autres dans lesquels figurent des députés, des magistrats, d’anciens ministres, tous radicaux et maçons », l’Union des républicains de Joinville décide de rompre l’accord qu’elle avait établi avec les radicaux-socialistes et de présenter une liste « composée en totalité d’éléments modérés et nationaux ». Elle appelle « à la séparation de l’administration municipale et de la politique » et présente un programme axé sur la « diminution des charges écrasantes », l’atténuation des dépenses publiques, la simplification des rouages administratifs et l’application des lois sociales. Ses candidats se présentent comme des « hommes d’ordre et d’action. »

Jean Bonnardel figure sur la liste présentée pour les élections municipales de Joinville en mai 1935 par l’Union des républicains en étant présenté comme ancien commerçant, bien qu’il semble continuer son activité de gros.

Les candidats de droite arrivent en tête, avec une moyenne de 37,6%, devançant la liste du maire sortant Georges Briolay, qui a perdu le soutien du parti socialiste SFIO et a 27,5%. Les communistes de Robert Deloche suivent avec 27,1% et la socialistes SFIO de François Derivière ont 7,4% avec une liste incomplète. Bonnardel obtient 921 voix (32,2%) sur 2 856 suffrages exprimés pour 2 923 votants et 3 433 inscrits.

Au second tout, l’Union républicaine lance un appel à « barrer la route aux communistes ». Malgré l’union de ces derniers et des socialistes, l’Union des républicains reste en tête, avec 41% et 25 sièges contre 39% et 2 élus pour la gauche, les radicaux-socialistes reculant à 20%. Bonnardel devient conseiller municipal avec 1 146 voix (39,5%) sur 2 899 suffrages exprimés et 2 924 votants. La liste de droite estime que les électeurs « ont montré leur réprobation pour la turbulence et de la démagogie » et élit Léon Lesestre comme maire.

Au cours de la deuxième guerre mondiale, après la destitution des deux élus communistes, un conseil municipal est désigné par arrêté préfectoral du 20 février 1942. Le maire et ses adjoints sont reconduits, ainsi que Bonnardel, désigné comme boucher en gros. Les nouveaux élus sont installés en mars.

La municipalité est renversée au moment de la Libération de Joinville, le 25 août 1944, le maire et les quatre adjoints étant arrêtés par le comité local de Libération.

Jean Bonnardel meurt le 9 août 1955 à Joinville. Il était âgé de 84 ans.

Son fils aîné, Jean Bonnardel (1899-1953), ingénieur et industriel, fut footballeur à Joinville-le-Pont, Paris (Gallia-Club et CASG), Saint-Ouen (Red-Star) et Quevilly. Il a été triple vainqueur de la coupe de France (1921-1923), sélectionné olympique (1924) et 23 fois titulaire en équipe nationale.

Son fils cadet, Jean Louis Bonnardel, lui aussi footballeur au Red-Star, fut comme son père boucher à Joinville, Paris et Saint-Maur-des-Fossés.

La rue de Paris à Joinville-le-Pont

 

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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 00:01

Adrienne Cécile Flore Renz naît le 22 février 1899 à Borgerhout (Belgique), dans la province d'Anvers en Flandre. Elle est la fille de Gabrielle Flore Célina Carré et d’Arsène Léopold Renz. Leurs deux familles ont une grande réputation dans le milieu du cirque, en France pour la première, en Allemagne pour le second. Léopold Renz était un écuyer-voltigeur ; Gabrielle Carré a été danseuse de l'Opéra de Paris et dresseuse de chiens.

Ses parents sont installés à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier de Polangis, où ils achètent une propriété avenue Racine et exploitent en 1911 une guinguette, établissement de bal populaire auprès des parisiens.

Devenue ouvrière en cinématographe, Adrienne Renz épouse en janvier 1920 à Joinville Marcel Chagnon, commerçant, dont la famille était originaire de Corrèze. Avec sa belle-mère, Adrienne et Marcel Chagnon poursuivent l’exploitation de l’établissement de danse sur patins à roulettes, situé quai de Polangis, devenu le Petit Robinson.

Personnel du Petit-Robinson en 1932

Le couple eut deux enfants : Gabriel, dit Gaby, musicien et salarié de la SACEM, et Daniel, dit Dany, qui reprit le nom de sa mère et fut un artiste de cirque très réputé.

Pendant la deuxième guerre mondiale, selon des témoignages de l’ancien maire communiste de Joinville, Robert Deloche, et de l’historien local Michel Riousset, Adrienne Chagnon, toujours propriétaire du Petit-Robinson, prend une part active à la Résistance.

Après la Libération, elle est candidate représentant l’Union des femmes françaises (UFF), proche des communistes, pour les premières élections municipales auxquelles les femmes peuvent voter et sont éligibles.

Quatre femmes sont élues parmi les 27 membres de l’assemblée locale à Joinville : Amélie Trayaud, future maire de la ville en 1953, Adrienne Chagnon, Juliette Derrien et Valentine Nicolas. La liste d’union qui regroupe des communistes, des socialistes et des radicaux recueille environ 62% des 6 447 suffrages exprimés sur 6 621 votants pour 7 811 inscrits. Robert Deloche est réélu maire.

Lors du scrutin suivant, en 1947, Adrienne Chagnon n’est pas réélue.

Adrienne Chagnon meurt le 12 octobre 1993 à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Elle est inhumée à Joinville dans le caveau familial. Elle était âgée de 93 ans.

Tombes de la famille Chagnon à Joinville-le-Pont

 

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5 septembre 2020 6 05 /09 /septembre /2020 00:01

Albert Charles Theis naît le 30 janvier 1882 à Châteauroux (Indre) Il est le fils de Barbe Gabrielle Ulrich et de son époux Marie Georges Theis, garde du magasin comptable de la Manufacture des tabacs où ils résident.

Il vit à Paris (17e arr.), avenue des Ternes en novembre 1902 quand il s’engage pour trois ans au service militaire. En tant qu’étudiant, il est remis en disponibilité au bout d’un an mais il est rappelé en janvier 1907, ayant été déchu de ses droits à dispense car n’ayant pas produit les justificatifs nécessaires. Il régularise sa situation et quitte l’armée trois mois plus tard.

Depuis 1903, il est au séminaire du diocèse de Paris à Issy-les-Moulineaux. Il poursuivra ses études théologiques à l’établissement de la place Saint-Sulpice en 1904. L’abbé Theis est ordonné prêtre vers la fin du premier semestre 1907.

Son premier poste est celui de vicaire à Bagnolet (Seine, act. Seine-Saint-Denis) en juillet 1907. Cinq mois plus tard, il devient vicaire de la paroisse Saint-Charles-Borromée de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). La paroisse va être divisée en deux, avec l’érection de la chapelle Sainte-Anne de Polangis en église de plein exercice, desservant les quartiers de la rive gauche de la Marne et une partie de Champigny-sur-Marne.

Cédant la place de vicaire à Joinville à l'abbé Trohel, Albert Charles Theis devient vicaire à Saint-Eustache, dans le quartier des Halles à Paris (1er arr.). Il prononce de nombreuses allocutions, prônes ou sermons.

Pendant la première guerre mondiale, Theis est mobilisé d’abord dans son régiment d’infanterie (132e), ensuite, à partir d’avril 1916, dans des sections d’infirmiers (8e puis 17e et 22e). Démobilisé fin février 1919, il reprend son poste dans son église. Il s’occupe des enfants et de confréries, organisant régulièrement des conférences.

Parallèlement à son activité ecclésiastique, l'abbé Theis est en 1920 réélu vice-président de la section locale de l’Union nationale des anciens combattants (UNC).

Après avoir été vicaire de l’église Sainte-Marie-des-Batignolles à Paris (17e arr.), Theis retourne en banlieue comme second vicaire de la paroisse Saint-Germain de Fontenay-sous-Bois (Seine, act. Val-de-Marne) en octobre 1926. Il rejoint, toujours comme second vicaire, l’église Notre-Dame de la commune voisine de Vincennes en février 1930.

Encore à proximité, l'abbé Theis, est nommé premier vicaire à Saint-Mandé en novembre 1933. Il est notamment en charge de la direction du patronage sportif.

Albert Charles Theis meurt le 8 décembre 1955 à Saint-Mandé. Il était âgé de 73 ans.

L'église Saint-Charles de Joinville-le-Pont

 

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3 septembre 2020 4 03 /09 /septembre /2020 00:01

Isidore Anthime Gouvrion naît le 27 avril 1811 à Magny-le-Désert (Orne). Il est le fils de Gustine Modeste Madelin et de son époux Michel Jean Gouvrion.

Ses parents s’installent en Seine-et-Marne, au Mesnil-Amelot où ils sont marchands. Isidore Gouvrion fait pour sa part commerce de vin à Romainville (Seine, act. Seine-Saint-Denis). Il épouse en juillet à Villeparisis (Seine-et-Marne) Hippolyte Désirée Ménecier.

Ils s’installent à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où, en 1843, Isidore Gouvrion est devenu cordonnier. Il fait partie en 1848, selon les archives militaires, d’un Club de Joinville soupçonné de sympathie avec les insurgés parisiens de juin. Il est arrêté en juillet 1848 sans motif précisé avec six autres habitants de sa commune, également tenanciers de débits de boisson ; il est remis en liberté le lendemain.

En 1854, Isidore Gouvrion abandonne la cordonnerie et reprend la vente de vin, activité en développement dans la commune qui devient un centre de villégiature dominicale pour les parisiens fréquentant les guinguettes en bords de Marne. Il est cité en novembre de cette année comme témoin du suicide, en plein jour dans un établissement voisin, d’un jeune homme, délaissé par une amoureuse.

Avec une soixantaine d’habitants de la commune, Gouvrion est cité en novembre 1856 comme faisant un don en nature en faveur de l’armée d’Orient, qui combat en Crimée.

Isidore Gouvrion meurt le 25 octobre 1857 à Joinville. Il était âgé de 56 ans et avait eu un fils.

Joinville, 1859

 

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