Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 01:01

Alexandre Isidore Hénocq naît le 2 février 1858 à Douai (Nord). Il est le fils de Marie Hemery et de son époux, Benoit Eusèbe Hénocq, ajusteur mécanicien, domiciliés hameau de Dorignies.

Il s’installe dans la banlieue sud de Paris où, d’abord forgeron puis machiniste, il séjourne d’abord à Maisons-Alfort (1879), Ivry (1880), de nouveau Maisons-Alfort, sur le territoire de l’actuelle commune d’Alfortville (1881-1884) puis, à partir de 1886 et jusque sa mort, à Joinville-le-Pont, où il réside rue du Canal. Toutes ses communes sont dans le département de la Seine (act. Val-de-Marne).

Marié en août 1879 à Maisons-Alfort avec Louise Virginie Lavaux, couturière, ils auront au moins cinq enfants, dont trois meurent en bas âge. Sans doute avant 1891, Hénocq est chauffeur machiniste à l'usine élévatoire des eaux de la ville de Paris à Joinville. En 1912, il travaille dans un autre établissement hydraulique municipal à Bercy (12e arr.). Il est placé en retraite en mai 1915.

Hénoch fait partie des 36 souscripteurs de l'usine des eaux de Joinville « Pour les affamés de Carmaux » en septembre 1895. Il est proche du militant socialiste-révolutionnaire Gustave Charton et est cité, au moment de son enterrement en février 1900, comme membre du parti ouvrier.

Le parti ouvrier était représenté à Joinville depuis 1896 par un groupe qui porte alors le nom de  « Les Prolétaires de la rive gauche » et est membre de l’Union socialiste révolutionnaire. Il avait été précédé, à partir d’août 1887, par un groupe d’études sociales et d’action politique de Joinville-Gravelle, rassemblant des habitants de Joinville et de Saint-Maurice, basé dans le quartier du Canal, et déjà animé par Gustave Charton.

Alexandre Isidore Hénocq meurt le 9 janvier 1924 à Joinville. Il était âgé de 65 ans.

 

Repost 0
10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 01:01

Édouard Clément naît le 17 juin 1843 à Beaumont-sur-Oise, actuellement dans le Val-d’Oise et alors dans la Seine-et-Oise. Il est le fils d’un cordonnier. Il vit dans le village au moins jusqu’en 1846 puis sans doute à Paris. En 1901, il réside à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où il restera jusqu’à la fin de sa vie. Il y est propriétaire et rentier.

Il épouse en 1901 Anne Laury (née en 1843 à Saint-Germain-de-Modéon, Côte-d'Or), divorcée. Il réside 15, avenue du Parc, dans le quartier de Polangis. Le couple, qui n’a pas d’enfants, semble disposer d’une certaine aisance ; il emploie une bonne en 1911.

En 1904, Édouard Clément fonde la Société symphonique de Joinville et la préside toujours en 1919. En 1916, Clément milite avec succès pour qu’une rue de son quartier soit baptisée du nom d’un des membres de la société, le lieutenant Émile Moutier, tué au combat en juillet de la même année et présenté comme un héros.

Toujours en 1904, Clément est candidat sur une liste de droite opposée au maire sortant, Eugène Voisin, radical-socialiste. Au premier tour, Clément obtient 321 suffrages sur 1119 votants (28,7%) et se situe en 43e position sur les 51 candidats. Il n’est pas élu au 2e tour, sa liste remportant un seul siège sur les 23 du conseil municipal.

S’il ne participe pas au renouvellement général de 1908, Clément figure lors d’un scrutin partiel en mai 1911 sur une liste soutenue par le maire Eugène Voisin et les radicaux-socialistes. Sa liste est de nouveau battue, cette fois par une coalition comprenant des radicaux-socialistes dissidents ainsi que des libéraux et soutenue par les socialistes unifiés (SFIO).

Nommé membre du bureau de bienfaisance de la commune, sans doute au cours du dernier mandat d’Eugène Voisin comme maire de la commune (1908-1912), il est révoqué en février 1915 à la demande du nouveau maire, Ernest Mermet (radical dissident).

Comme beaucoup d’épouses de notables, Anne Clément, femme d’Édouard, était membre de la section de Joinville de l'œuvre de l'Allaitement maternel au début des années 1900.

Édouard Clément décède le 11 mars 1922 à Joinville. Il était âgé de 79 ans.

Repost 0
6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 01:01

Alexandre Victor Édouard Burgain naît au Havre (Seine-Inférieure) le 29 ventôse an 9 (15 mars 1801). Il vit d’abord à Ingouville, commune qui devient en 1852, quand il y réside toujours, un quartier du Havre. Commis de négociant, il épouse en 1828 Joséphine Clérisse et aura deux enfants.

À la fin du second empire, installé à Joinville-le-Pont où il est recensé comme propriétaire, il entame une activité sociale et politique. En 1868, il exerce une fonction de répartiteur de l’aide sociale communale. Le 20 janvier 1869, il est nommé membre du conseil municipal aux côtés d’un maire conservateur, Auguste Courtin. Il est élu à la même assemblée lors du premier scrutin municipal de la troisième République, les 25 et 28 septembre 1870. Burgain est réélu le 23 juillet 1871 puis les 22 et 29 novembre 1874, toujours avec Courtin comme premier magistrat. Il ne siège plus dans le conseil élu en 1878.

La guerre franco-prussienne provoque 2000 morts, essentiellement militaires, en Marne et sur le territoire de Polangis ou la Plaine du Tremblay pendant la bataille de Champigny du 30 novembre au 3 décembre 1870. Les dégâts civils dus aux bombardements sont importants, le pont de Joinville est détruit par l’armée française qui veut empêcher le passage des troupes allemandes. La population se réfugie à Paris et la municipalité est transférée, d’abord en septembre 104, rue du Bac, (7e arr.) puis en novembre 105, boulevard Voltaire (11e arr.). Le conseil municipal réinvestit la mairie, qui a subi d’importantes dégradations, pendant la Commune de Paris, le 1er avril 1871. La ville reste occupée par des troupes badoises, prussiennes et bavaroises jusqu’au 24 septembre de la même année ; la municipalité doit gérer les relations difficiles des habitants avec les occupants.

Lors des inondations de la Marne en novembre et décembre 1872, Burgain est avec Louis Ferdinand Rousseau, adjoint au maire, et un autre conseiller municipal, Charles Brillaux, en charge de la répartition puis de la distribution des secours.

Burgain meurt le 12 novembre 1880 à Joinville-le-Pont ; il était âgé de 79 ans et résidait rue du Pont, dans le centre-ville.

Le pont de Joinville détruit en 1870

Repost 0
2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 01:01

André Lucien Blocher était le fils d’un garçon de recette et d’une couturière. Il épousa Louise Duclos en octobre 1912 à Paris (XIXe arr.). Il fut d’abord instituteur puis professeur. Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, il résida à Joinville-le-Pont au moins après la fin du conflit.

André Blocher, un des principaux orateurs de la SFIO dans la ville, figura en troisième position sur la liste socialiste lors des élections municipales à Joinville-le-Pont les 30 novembre et 7 décembre 1919. Elle fut conduite par Georges Laruelle, ancien conseiller municipal et comprenait un conseiller sortant, Henri Lacroix ainsi que Maurice Boutier. Les candidats recueillirent en moyenne 500 voix au premier tour, sur 1 660 suffrages exprimés soit 30,1 % et 502 au second, sur 1 462 suffrages soit 34,3 %. Aucun d’entre eux ne fut élu, la liste d’union républicaine et sociale d’Henri Vel-Durand (droite) remportant tous les sièges.

En décembre 1920, avec l’ensemble de la section SFIO de Joinville, il rejoignit le Parti communiste. En 1921, il donna des cours d’algèbre, de géométrie et de dessin industriel pour les jeunesses communistes de la commune. Il s’impliqua également dans l’aide aux russes en collectant des vêtements.

S’il resta manifestement proche des communistes, André Blocher se consacra à sa fonction de responsable de l’Association républicaine des anciens combattants (ARAC) mais s’afficha, à partir des années 1930, comme sans parti.En novembre 1923, il avait représenté la section de Joinville-le-Pont au Congrès national de la Ligue des droits de l’Homme.

Le 5 mai 1935, la liste du Parti communiste conduite par Robert Deloche obtint 690 voix en moyenne sur 3 046 suffrages exprimés (soit 22,7%) et la liste SFIO de Robert Derivière recueillit une moyenne de 374 voix (12,3%). Les deux formations confièrent pour le second tour, la direction d’une liste d’union à André Blocher. Elle comprenait 16 communistes et 10 socialistes. La liste reçut 1 152 voix ; elle a deux élus sur vingt-sept, Robert Deloche et Paul Rouhaud (tous deux PCF). La liste de Léon Lesestre (droite) eut 35 voix d’avance en moyenne et 25 élus. André Blocher ne fut pas élu.

Après la Seconde Guerre mondiale, André Blocher représente l’ARAC au sein du Comité local de Libération et du Comité joinvillais de la renaissance française. Il fut élu conseiller municipal le 29 avril 1945, en 18e position sur 27, sous l’étiquette de l’ARAC. Il fut réélu le 19 octobre 1947 sur la liste du maire communiste Robert Deloche, qui obtint 13 élus sur 27 ; il continua de siéger après la démission de ce dernier en 1953 et son remplacement par Amélie Trayaud. Il fut à nouveau réélu le 26 avril 1953 sur la liste du communiste Henri Bideaux. Georges Defert (RGR) devint maire. Le mandat d’André Blocher prit fin en 1959.

André Blocher mourut à Joinville-le-Pont le 8 mars 1972, à l’âge de quatre-vingt-six ans.

Ecole à Joinville

Repost 0
30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 01:01

Pierre Guelpa – qui utilisera le prénom de Paul – naît le 22 décembre 1872 à Saint-Julien-en-Jarez, dans la Loire. Ses parents sont Marie Côte et son mari Charles Guelpa, plâtrier. Le père, est mentionné comme « disparu, sans domicile connu » en 1904.

Représentant de commerce, Paul Guelpa est domicilié à Neuilly-sur-Seine (Seine, act. Hauts-de-Seine). Il épouse en avril 1904 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) Alice Cathy et s’installe dans cette dernière commune. Ils vivent séparés en 1908, leurs deux enfants résidant avec la mère dans le quartier de Polangis ; ils divorceront en décembre 1913.

Dans sa nouvelle commune, Guelpa va jouer un rôle significatif, sur le plan politique comme dans la vie sociale. En décembre 1907, il est chargé d’une mission pour résoudre un conflit entre deux médecins, les Dr Gripon et Vallat, ce dernier conseiller municipal, rivaux pour l’obtention d’un poste de médecin scolaire.

En mai 1908, Guelpa est élu conseiller municipal sur la liste du comité radical-socialiste, conduite par le maire sortant, Eugène Voisin. Elle s’oppose à une liste du comité socialiste évolutionniste, regroupement hétéroclite de libéraux et de socialistes dissidents, ainsi qu’à une liste incomplète de socialistes SFIO ; le Dr Gripon, candidat isolé, et Provin sur la liste évolutionniste seront les seuls opposants à être élus. La liste radicale obtient 65% des suffrages exprimés, les socialistes évolutionnistes 28%, les socialistes SFIO 4,7% et le Dr Gripon 2,3%. Guelpa recueille 506 voix sur 1 319 inscrits, un niveau inférieur à celui des conseillers sortants, mais il est élu au second tour.

Au sein de l’assemblée communale, Guelpa a une place importante. Il est électeur sénatorial à plusieurs reprises, en janvier 1909 puis en mars 1912. Il s’oppose en 1909 au principal animateur radical, Louis Rey, en plaidant pour une conception plus ouverte du compte-rendu de mandat aux électeurs.

Il exerce également un rôle politique national en tant que membre, à partir de 1909, du comité exécutif du parti radical-socialiste. Il siège cette année là à la commission de l'organisation du congrès. Guelpa donne en janvier 1910 une conférence sur « l'école laïque et les évêques » au siège du parti. Il exerce cette fonction jusqu’en 1912. Il est membre de la Fédération radicale et radicale-socialiste de la Seine.

La proximité de Guelpa avec les autorités radicales explique sans doute ses décorations : les Palmes académiques comme officier d’académie en 1908, le Mérite agricole pour « divers travaux sur la sériciculture » en 1910.

À Joinville, Guelpa s’implique également dans la vie locale. Il organise des fêtes estivales en 1908, mais l’hebdomadaire radical Voix des communes estime qu’elles « n’étaient pas réussies ». Il est également président de la société athlétique de Joinville.

Guelpa décide, pour des raisons professionnelles, de quitter la France pour Bilbao (Espagne). Le dîner d'adieux organisé en mars 1912 à la Taverne Pistor à Paris est un évènement dont parlent plusieurs journaux, notamment le quotidien Le Radical. Il avait fondé avec Albert Viney et Pierre Chaffard-Lucon, fin 1910, la Société minière de Villarréal et Salinas pour l’exploitation de mines de fer en Alava.

Le départ, présenté comme définitif, va cependant être rapidement être succédé par un retour pour des raisons militaires, Guelpa étant mobilisé pendant la première guerre mondiale, tout d’abord comme adjudant au 81e régiment d’artillerie lourde. En mars 1916, il devient officier d'administration de 3e classe au sein du génie de l’armée territoriale dans l’aéronautique militaire. Il est promu dans la même arme à la 2e classe en mars 1918.

Après-guerre, Guelpa reste dans l’armée, affecté au 4e bureau du sous-secrétariat d'Etat à l'aéronautique. Il est décoré à ce titre comme chevalier de la Légion d’honneur en janvier 1919. Basculé dans la réserve en 1920, Guelpa est rayé des cadres de l’armée et admis à l’honorariat en février 1923.

Cependant, il est réintégré en juin 1929 et affecté au service général du ravitaillement en matériel d'aéronautique. Il est promu capitaine en juillet 1930 et était toujours en activité en avril 1934, âgé de 62 ans.

Paul Guelpa s’était remarié en juin 1920 avec Alice Marie Céleste Héloïse Bidault à Paris (18e arr.). La date de son décès n’est pas connue.

Bombardier Farman 1918 (Wikipédia)

Repost 0
28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 01:01

Charles Eugène Buchot naît à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne) le 2 février 1814. Il est le fils Marie Antoinette Guiard et de son époux, Augustin Frédéric Buchot, carrier.

Comme son père, Buchot sera tailleur de pierres, mais il vendra également du vin. En février 1836, il se marie, toujours à Saint-Maur où il réside, avec Joséphine Corbet. Ils s’installent dans la commune voisine de Joinville-le-Pont vers 1840 et auront cinq enfants.

Pendant la révolution de 1848, Buchot fait partie, selon les archives militaires d’un Club de Joinville. Il est arrêté en juillet 1848 sans motif précisé avec six autres habitants de sa commune, également commerçants ; il est remis en liberté le lendemain. Les autres mis en cause sont élargis en même temps : Adolphe Candellé 41, ans, marchand de vins ; Pierre Joseph Destombes, 44 ans, dégraisseur de laines ; Louis Henri Gant ou Gaut, 35 ans, boulanger ; Jean Baptiste Marillier, 33 ans, restaurateur et Alphonse François Poirier, 30 ans, marchand de vins. Seul Eustache D'Heurle, 32 ans, tonnelier, est condamné à la transportation et meurt à Brest au cours de son transfert.

Eugène Buchot réside toujours à Joinville-le-Pont en 1850. Il meurt le 25 octobre 1869 à Paris (15e arr.) ; il était domicilié rue du Faubourg Saint-Antoine à Paris (12 arr.). Âgé de 55 ans, il exerçait encore son métier de tailleur de pierres.

Il était l’arrière-petit-fils de Jean Buchot (1740-1799), ouvrier journalier, co-auteur du cahier de doléances de La Varenne-Saint-Maur en 1789. Il était également petit-neveu de Pierre Buchot, et cousin de ses trois fils Pierre Nicolas, Étienne Nicolas et Louis, tous officiers et décorés de la Légion d’honneur.

Granger, Révolution 1848

Repost 0
26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 01:01

Louis Martin Adrien Buchot naît le 23 août 1815 à Paris (2e arr.). Il est le fils de Marie Louise Fortunée Pitard et de son époux Pierre Buchot, capitaine au corps royal de dragons.

Il s’engage comme soldat à l’âge de 18 ans en 1833 dans le régiment d’infanterie de ligne. Il y progresse en grade, caporal en 1834, sergent en 1835 puis devient officier, sous-lieutenant en 1839. Il est alors affecté au 68e régiment de ligne où il devient lieutenant en 1843 puis capitaine en 1849.

Passé en 1853 au 7e bataillon de chasseurs à pieds, il fait la campagne de Crimée avec l'armée d'Orient. Il meurt du choléra contracté en opérations à l’hôpital de Constantinople le 4 mai 1855.

Il avait été décoré à Toul, en janvier de la même année, chevalier de la Légion d’honneur.

Son père, Pierre, et ses deux frères Pierre Nicolas et Étienne Nicolas, Louis Buchot avaient également été décorés de la Légion d’honneur, l’attribution de cette distinction à quatre membres d’une même famille étant peu courante.

Louis Buchot avait épousé à Toul (Meurthe-et-Moselle) en décembre 1844 Victoire Charlotte Demangeot, originaire de Lunéville. Après sa disparition, sa veuve se verra attribuer en 1864 une concession de terre en Algérie à Bouguirat (act. wilaya de Mostaganem).

Roger Fenton, Deux officiers et un soldat d'une unité de zouaves zn Crimée

Repost 0
24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 01:01

Étienne Nicolas Buchot naît le 20 vendémiaire an 14 (12 octobre 1805) à Paris (1er arr.). il est le fils de Marie Louise Fortunée Pitard et de son époux Pierre Buchot, alors brigadier au sein des dragons de la garde impériale, en campagne en Autriche cette année-là, puis capitaine.

Comme son père et ses deux frères, Buchot entame une carrière militaire qui fera de lui un officier.

Entré en service en 1824, il est capitaine en 1840 au sein du 18e régiment de ligne, stationné à Versailles. En 1845, il est à Metz, affecté au 2e bataillon de chasseurs d’Orléans, rebaptisé sous la seconde République 2e bataillon de chasseurs à pied.

Devenu chef de bataillon (commandant) à Lyon dans le 18e régiment, il est major (lieutenant-colonel) au 93e régiment d’infanterie de ligne à nouveau à Metz en 1855, quand il prend sa retraite après plus de 31 ans de services effectifs et 7 campagnes.

Marié à Metz en mars 1851 avec Marie-Louise Chir, il s’installe après son retour à la vie civile à Woippy, en Moselle. Il va quitter son domicile en 1872, après l’annexion du nord de la Lorraine à l’Allemagne et s’installer à Briey, dans le département voisin et resté français de Meurthe-et-Moselle.

Comme son père, Pierre, et ses deux frères Pierre Nicolas et Louis Martin Adrien, Étienne Nicolas Buchot a été décorés de la Légion d’honneur, ce qui très probablement une rareté.

Étienne Nicolas Buchot meurt le 11 août 1889 à Nancy, où il vivait alors 119, Grande-Rue. Il était âgé de 83 ans.

Chasseurs à pieds

Repost 0
22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 01:01

Pierre Nicolas Buchot naît le 28 prairial an 12 (17 juin 1804) à Paris (1er arr.). Il est le fils Marie Fortunée Pitard et de son époux Pierre Buchot, alors brigadier des chasseurs de la garde impériale, en opérations à Ostende (act. Belgique) au moment de sa naissance.

Comme son père, Pierre Nicolas Buchot s’engage volontairement dès septembre dans les hussards de la garde royale. Devenu brigadier en juin 1825, il passe au 4e régiment de dragons en septembre 1829 en tant que maréchal des logis puis maréchal des logis chef en décembre 1830. Cependant, un an plus tard, il se démet volontairement de son grade et redevient simple dragon le 30 décembre 1831, pour devenir le lendemain chasseur au 2e régiment de chasseurs d’Afrique. Affecté en Algérie, il va reprendre son évolution dans la hiérarchie militaire, brigadier en février 1832 puis maréchal des logis fourrier et à nouveau maréchal des logis chef en septembre 1835 et adjudant le mois suivant.

Il est deux fois cité à l’ordre de la division en août 1832 puis décembre 1835 lors de campagnes contre les arabes.

Buchot devient officier, sous-lieutenant en novembre 1836 au 4e régiment de chasseurs d’Afrique stationné à Bône (act. Annaba). Après avoir épousé en février 1840 Catherine Izard, Buchot est encore cité, cette fois à l’ordre de l’armée, en août de la même année. Il est nommé lieutenant en retournant au 2e chasseurs en juillet 1841.

Après 12 campagnes en Afrique du nord, Buchot intègre la gendarmerie en août 1843, étant nommé lieutenant à la compagnie des Basses-Alpes (act. Alpes-de-Haute-Provence) à Digne (18e légion). Il y est fait chevalier de la Légion d’honneur en avril 1849.

En mars 1852, Buchot devient capitaine à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) dans la 24e légion. Affecté à Arras, siège de ladite légion, il est détaché à la force publique du corps d’occupation en Italie en 1855 ; il y mènera 5 campagnes.

Fin décembre 1857, il est nommé chef d’escadron de la compagnie de gendarmerie de l’Aube (20e légion) à Troyes. C’est dans cette ville qu’il est décoré officier de la Légion d’honneur par l’empereur Napoléon III le 28 juillet 1858.

Pour sa retraite en janvier 1862, Pierre Nicolas Buchot, s’installe à Chambéry, dans la Savoie qui vient de devenir française, et y vit rue Juiverie. Il y meurt deux mois plus tard le 3 mars 1862 et y est enterré avec les honneurs militaires. Il était titulaire d’une décoration des États de l’Église, chevalier de l'ordre de Pie IX.

Sa veuve se remariera à Chambéry avec celui qui fut le témoin de son décès, 11 mois après celui-ci, Didier Augustin Maret, 44 ans, trésorier de la gendarmerie, chevalier de la Légion d’honneur et de Saint-Grégoire-le-Grand.

Comme Pierre Nicolas Buchot, son père, Pierre Nicolas, et ses deux frères, Étienne Nicolas et Louis Martin Adrien, sont devenus officiers et ont été décorés de la Légion d’honneur, ce qui est certainement rare.

 Chasseur à cheval de la Garde impériale (Wikipédia)

Repost 0
20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 01:01

Pierre Buchot naît le 27 octobre 1770 et est baptisé à la paroisse Saint-Nicolas de Saint-Maur (act. Val-de-Marne). Ses parents, Pierre Nicolas Buchot, élagueur et Marie Louise Adélaïde Paquet, vivent dans le hameau du Port de Créteil, qui dépend administrativement de la paroisse Saint-Hilaire de La Varenne.

Aucune source ne permet de penser qu’il réside à La Varenne après 1782, il est ainsi peu plausible qu’il soit le Buchot, signataire en avril 1789 du cahier de doléances de La Varenne. Son âge à l’époque (18 ans) rend d’ailleurs très douteux qu’il ait pu jouer ce rôle. Il est donc probable que c’est son oncle, Jean Buchot, qui participe à la rédaction de ce document prérévolutionnaire.

Engagé dans l’armée révolutionnaire en septembre 1793, il sert dans le 11e hussards, d’abord en Vendée, puis en l’an 5 sur le Rhin. L’année suivante, il est affecté aux gardes du général Bonaparte, avec lesquelles il poursuit les opérations en Allemagne puis en l’an 9 en Suisse. Incorporé aux chasseurs de la garde impériale en l’an 10, il est de nouveau sur le Rhin.

Devenu brigadier en l’an 11, Buchot se marie à Paris en vendémiaire an 12 (septembre 1803) avec Marie Fortunée Pitard. Il rejoint ensuite les côtes de l’océan et est décoré chevalier de la Légion d’honneur en thermidor an 13 (août 1805).

Tout en progressant en grade, Buchot parcourt l’Europe avec les armées napoléoniennes. Il est ainsi maréchal des logis en l’an 14 (1806) en Autriche puis au sein des dragons de la garde, en Prusse et l’année suivante en Pologne. Maréchal des logis chef, il sert en 1808 en Espagne et de nouveau en 1809 en Autriche. Deuxième lieutenant en 1809, il est en Saxe en 1813 t, passé premier lieutenant, fait la campagne de France en 1814. Il cesse son activité militaire en novembre 1816, avec le grade de capitaine.

Installé à Maintenon (Eure-et-Loir) pour sa retraite, Pierre Buchot y meurt le 24 juillet 1840, à l’âge de 69 ans. Il était chevalier de Saint-Louis, ordre recréé en 1814 par le roi Louis XVIII.

Avec son épouse Marie Fortunée, il aura eu trois garçons (Pierre Nicolas, Étienne Nicolas et Louis Martin Adrien) tous devenus officiers et tous décorés aussi de la Légion d’honneur, ce qui constitue peut-être un record.

Chasseur d'Afrique

Repost 0

Présentation

  • : Polmorésie, blog d’histoire
  • Polmorésie, blog d’histoire
  • : Histoire politique, locale, du mouvement ouvrier, de la résistance, de l’économie sociale et des initiatives pour l’emploi.
  • Contact

Recherche

Liens