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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 00:01

En 1903, la Ville mit la Faisanderie en adjudication sur enchères, et Joseph Forge devint le titulaire du bail. La ferme est de nouveau concédée en 1919, à François Bandy, comte de Nalèche. Officier supérieur de cavalerie, chevalier de la Légion d'honneur, il est le fils de Louis Bandy de Nalèche, homme de lettres et député, et le frère d’Étienne Bandy de Nalèche, directeur du quotidien Journal des débats.

Les écuries de la Faisanderie comptaient des chevaux de course, notamment une cinquantaine de trotteurs qui profitent de la proximité l’hippodrome de Vincennes, situé sur le plateau de Gravelle, également dans le Bois de Vincennes. En octobre 1934 survint un incendie où douze chevaux périrent carbonisés.

La ferme fait partie du territoire annexé à Paris par décret du 18 avril 1929 et alors inclus dans le 12e arrondissement de Paris

Suite à une décision prise en juillet 1930, l'École municipale et départementale d'horticulture et d'arboriculture est transférée en 1936 à la ferme de la Faisanderie tandis que son terrain, également dans le Bois de Vincennes est affecté à l'École coloniale. Elle sera renommée École Du Breuil.

Pendant la période, la ferme compte deux responsables connus.

Gibouin est régisseur en 1904.

Louis Caillon (1881-1969) est directeur de 1911 à 1934. Il est conseiller municipal puis adjoint au maire de Joinville-le-Pont (1925-1944). Maintenu en poste par les autorités de Vichy, il est chassé de la mairie en août 1944 par le comité local de Libération.

Incendie à la Faisanderie en 1934

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 00:01

La guerre franco-allemande de 1870 avait vu la réquisition de la ferme impériale par l’armée. Son exploitation est rétrocédée à la Ville de Paris en août 1872. Elle le concède en avril 1873 à l’École nationale vétérinaire d'Alfort. En septembre 1877, un bail est signé pour une durée de dix-huit ans, avec l’Institut national agronomique, alors situé à Versailles ; il retrouve la surface initiale de 24 hectares sur le territoire des communes de Joinville-le-Pont, et Saint-Maurice, portée ensuite à 46 hectares. L'École d’Alfort conserverait la jouissance des bâtiments qu'elle utilisait précédemment, aussi bien que des terrés, à l'exception d'un hectare environ réservé à l'Institut. L'Institut agronomique prit possession des locaux jusqu'alors inutilisés : grande vacherie, porcherie, hangar, pour y installer des laboratoires ou des annexes et les terres situées au voisinage immédiat des bâtiments furent transformées en jardins d'essais. Le domaine devint un laboratoire consacré à l'agriculture.

Le troupeau de la ferme de la Faisanderie est mis à la disposition de Louis Pasteur qui y conduit des études pour déterminer le temps pendant lequel les animaux restaient vaccinés. Pasteur utilise une vacherie à double rang, pouvant contenir vingt-quatre vaches pour des expériences, concernant le charbon ou des recherches sur la péripneumonie.

Le bail octroyé arrivé à l’Institut agronomique et à l'École vétérinaire, qui arrivait à expiration en décembre 1894, est reconduit jusque décembre 1901. Il est alors dénoncé par le ministre de l'agriculture en 21 juin 1901 et les locaux sont remis à la ville de Paris en janvier 1902.

Pendant la période, la ferme compte quatre responsables connus.

Paul-Juste Manoury est chef du service des cultures de 1874 à 1875.

Charles Viet (1848-1911) est chef du service des cultures puis régisseur de 1875 à 1883. Il est ensuite régisseur de l'École d'Alfort. Inspecteur général honoraire au ministère de l'Agriculture, il est chevalier de la Légion d'honneur.

 François Groux est régisseur de 1883 à 1884.

 Prudent Lachouille (1837-1921) est régisseur de 1884 à 1901. Militant radical-socialiste à Joinville, il est ensuite maire de Belan-sur-Ource (Yonne) de 1914 à 1919 et officier du Mérite agricole.

Paddock de la Faisanderie

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 00:01

L’impératrice Eugénie de Montijo, épouse de Napoléon III, fait construire la ferme de la Faisanderie dans le bois de Vincennes, sur le territoire de la commune de Joinville-le-Pont en 1855. Le domaine, d’une superficie de vingt-deux hectares et est contigu à la Redoute de la Faisanderie. La ferme impériale comprenait deux grands corps de bâtiments, des hangars, une étable, les écuries et la maison des gardes, un pavillon à un étage réservé à l'Impératrice.

À la fin du Second Empire, le domaine devient propriété de la Ville de Paris. Il est transformé en 1858 en ferme impériale, comme huit autres établissements, par exemple en Gascogne, en Champagne, en Sologne ou en Limousin. Les bâtiments d’exploitation sont agrandis et la ferme accueille en 1859 cent vaches suisses et normandes, un troupeau de deux cents moutons Southdown et sept juments percheronnes

Les troupeaux servent notamment à l’élevage de reproducteurs, vendus aux agriculteurs. À côté de l’exploitation agricole, un champ spécial d'expérimentation est constitué et placé sous la direction de Georges Ville, professeur au Muséum national d'histoire naturelle de Paris

La ferme impériale était ouverte aux visiteurs, qui pouvaient notamment déguster du lait pur, ce qui constituait une rareté pour les Parisiens. La surface exploitée couvrait 200 hectares, répartis sur Joinville-le-Pont, Nogent-sur-Marne, Fontenay-sous-Bois et Vincennes.

Pendant la période, la ferme compte trois responsables connus.

Lesénéchal, régisseur de la ferme de la Ménagerie de l’Institut agronomique de Versailles, est le premier régisseur de la ferme de la Faisanderie en 1859.

Nanquette est régisseur en 1862 et en 1865.

Houdbine est régisseur en 1867 et en 1869.

Bergerie de la Faisanderie

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