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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 01:01

Albert Charles François Bleunard naît le 17 avril 1827 au Quesnoy (Nord) dans un milieu instruit. Il est le fils de Pacifique Bonnivert et de son époux Albert Charles François Bleunard. Il va épouser en décembre 1851 à Ingré (Loiret) Clémence Augustine Bezançon, avec laquelle il aura au moins trois enfants.

Albert Bleunard va entrer dans une carrière universitaire, comme maître d’études au lycée d’Orléans (Loiret, 1851), puis surveillant général des lycées de Rodez (Aveyron, 1854), Troyes (Aube, 1855) et Saint-Quentin (Aisne, 1857). Il devient ensuite principal de collège, d’abord à Albi (Tarn, 1858), Pamiers (Ariège, 1861), Châlons-sur-Marne (act. Châlons-en-Champagne, Marne, 1864), Vitry-le-François (Marne, 1864), Maubeuge (Nord, 1865) et enfin Cambrai (Nord, 1869).

Sa nomination dans ce dernier poste à Cambrai fut précédée d’une polémique locale. Au départ de son prédécesseur, une pétition est envoyée au conseil municipal demandant la remise du principalat entre les mains d'un prêtre. Mais une contre-pétition, couverte de cinq cents signatures, plaide en faveur du maintien d'une direction laïque, qui fut donc conservée. Bleunard intéresse financièrement les professeurs au recrutement de nouveaux élèves, faisant passer leur nombre à 250, dont 230 payants.

Après son départ en retraite en 1879, A. Bleunard publie chez Hatier, vers 1893, Les Éléments de la composition française à l'usage des aspirantes au brevet élémentaire et au certificat d'études complémentaires, ouvrage réédité en 1907-1908. Il s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où il vit avant 1881. Il consacrera beaucoup d’efforts à la promotion de l’enseignement laïque.

(A suivre)

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 01:01

Marie-Thérèse Françoise Videpied naît le 27 messidor an 7 (15/07/1798) à Paris, quartier Sainte-Marguerite (11e arr.). Elle est la fille de Marie Françoise Thioust et de son époux Pierre François Hippolyte Videpied.

Mariée en avril 1846 à Paris avec Anet Cellier, Marie-Thérèse vit dans un milieu républicain. Son frère Claude Louis Videpied est inculpé après l’insurrection ouvrière les journées de juin 1848. Son mari, fabricant de bronzes, professe des opinions fouriéristes. Ils auront au moins un fils, Ernest, tourneur sur cuivre, et résident place de la Bastille à Paris.

Blanchisseuse, Marie-Thérèse Cellier manifeste également un engagement fouriériste, en étant en 1843 actionnaire de de la Société du 15 juin 1840 « pour la propagation et pour la réalisation de la théorie de Fourier ».

Marie-Thérèse Cellier meurt le 14 octobre 1883 à son domicile 1, rue du Jourdain à Paris (20e arr.). Elle avait 85 ans et était rentière.

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 01:01

Claude Louis Videpied naît le 18 thermidor an 3 (05/08/1795) à Paris, quartier Sainte-Marguerite (11e arr.). Il est le fils de Marie Françoise Thioust et de son époux Pierre François Hippolyte Videpied.

Mariés vers 1820, Marie Madeleine Jeanne Vigneron et Claude Louis Videpied auront au moins trois enfants, dont deux jumelles (Jeanne Antoinette et Marie Catherine en 1822) et un fils (Charles Eugène 1834-1900). Claude Louis Videpied est chaudronnier et zingueur et exerce en 1839 et les années suivantes rue de la Goutte d'Or, alors dans la commune de La Chapelle (Seine, act. Paris 18e arr.).

La famille Videpied professe des opinions républicaines. Sa sœur, Marie-Thérèse Françoise épouse Cellier (1798-1883) est actionnaire de la Société du 15 juin 1840 « pour la propagation et pour la réalisation de la théorie de Fourier ».

Claude Louis Videpied fait partie des 11 662 inculpés jugés par huit commissions militaires à la suite de l'insurrection parisienne de Juin 1848. 827 d’entre eux sont libérés sur ordre du « Général président » (Cavaignac) et 55 sont décédés avant jugement. Les commissions militaires statuent sur le sort de 10 780 personnes, dont 6 255 (58%) sont remis en liberté, 4 276 seront transportés, notamment à Belle-Île (39,7%) et 249 (2,3%) renvoyés devant les conseils de guerre.

Incarcéré avant le 26 juin, Claude Louis Videpied voit son dossier examiné le 18 août 1848 par la huitième commission qui décide de lui redonner la liberté. Il aura donc passé plus d’une cinquantaine de jours en prison. Au moment du jugement, Videpied réside 121, rue du Faubourg du Temple, dans le quartier de la Porte-Saint-Martin à Paris (5e arr.).

Claude Louis Videpied meurt le 9 novembre 1865 à Paris (20e arr.). Il était âgé de 70 ans et résidait 30, rue des Champs, dans le quartier du Père-Lachaise. Son fils Charles Eugène Videpied sera un militant républicain radical-socialiste et un coopérateur.

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 01:01

Charles Eugène Videpied naît le 16 septembre 1834 à Paris. Il est le fils de Marie Magdeleine Jeanne Vigneron et de son époux Louis Claude Videpied, chaudronnier. Il vit dans une famille républicaine : son père est inculpé devant une commission militaire après l’insurrection ouvrière de juin 1848 ; sa tante paternelle, Marie-Thérèse Cellier, est actionnaire de de la Société du 15 juin 1840 « pour la propagation et pour la réalisation de la théorie de Fourier ».

S’il est sans doute trop jeune pour prendre part aux activités révolutionnaires en 1848, Eugène Videpied va se lier avec des acteurs du mouvement social et politique ouvrier. Devenu lunetier, il rejoint une coopérative fondée en 1849, la Société des lunetiers (ancêtre d’Essilor). En janvier 1864, il devient, suite à la démission d’Henri Béry, un des trois gérants, au côté de Simon-François Delabre et d’Onésime Nicolas Muneaux. Les héritiers de l'Association fraternelle des ouvriers lunetiers qui étaient nourris par les écrits de Saint-Simon, Fourier, de Proudhon, et surtout ceux du journal l'Atelier. Il continue à exercer cette fonction jusqu’après 1881. Suivant l’usage, la coopérative qui compte en 1864 24 coopérateurs, prend le nom de Société industrielle et commerciale des ouvriers lunettiers Delabre, Muneaux, Videpied et Cie. Au fur et à mesure des changements de gérants, elle deviendra Muneaux, Videpied, Trumet ; Muneaux, Videpied, Delafond ; Muneaux, Videpied, Okermans ; et enfin en 1881 Videpied, Okermans, Poircuitte.

Agathe Maillot, lingère, avait épousé Eugène Videpied en mars 1861 à Paris (3e arr.). Ils résidaient rue Caffarelli.

Dès la fin de l’empire, Videpied prend des positions publiques. Avec 26 autres membres de la Société des lunetiers, il participe pendant le siège de Paris en octobre 1870 à une souscription « destinée à offrir une batterie de canons à la République. »

Courant octobre 1873, environ 150 entrepreneurs du 3e arrondissement de Paris signent une déclaration communiquée aux députés de la Seine dans laquelle ils se disent « Profondément inquiétés et troublés dans nos affaires et dans notre travail par les intrigues incessantes des agitateurs politiques qui se proposent de restaurer la monarchie, profondément convaincus que cette restauration amènerait de nouvelles et effroyables révolutions et désireux d'épargner à la France les malheurs qui en seraient la conséquence, nous protestons énergiquement centre toute tentative de restauration monarchique ; nous affirmons notre dévouement à la République, dont le maintien peut seul assurer au pays le repos et la sécurité. Nous espérons que nos députés, les députés de la Seine, d'accord avec M. Thiers, l'homme d'État illustre qui a donné tant de gages de clairvoyance, de dévouement et de patriotisme, sauront conjurer, les malheurs que nous redoutons, et feront sortir la République plus vivante et plus robuste de l'épreuve qu'elle traverse. »

Parmi les signataires on compte, outre Videpied, Delafond, autre gérant de la Société des lunetiers et Jules Ferdinand Baulard, fabricant de glaces, futur conseiller municipal de Joinville-le-Pont, conseiller général de Charenton-le-Pont et député de la Seine (radical-socialiste).

(A suivre)

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 01:01

Francois Adrien Blaize naît le 21 janvier 1824 à Burcy en Seine-et-Marne dans une famille de vignerons. Il est le fils de Marguerite Ratare et de son époux René Blaize.

Ouvrier lunetier, il est un des treize fondateurs le 19 mars 1849 de l'Association fraternelle des ouvriers lunettiers dont le siège est à Paris, 180 rue Saint-Martin, et qui compte comme gérants Nicolas-Onésime Muneaux ainsi que deux petits patrons : Antoine Appollinaire Duez et Claude Duriez. Comme les autres membres, Blaize souscrit une part de capital de 300 francs, qui seront prélevés sur les bénéfices.

Selon Jacques Benard, les fondateurs sont « nourris par les écrits de Saint-Simon, de Fourier, de Proudhon, et surtout du saint simonien Buchez et de son journal l'Atelier ». L’Association a comme devise « Solidarité entre les travailleurs » et comme emblème un niveau. Les coopérateurs s’appuient sur un décret de Louis Blanc du 5 juillet 1848 qui permet la création de près de 200 associations ouvrières.

Auguste Fougerousse rapporte que, pendant les deux premières années, les coopérateurs vont voir leurs revenus divisés par deux par rapport à ce qu’ils percevaient en tant qu’employés.

En 1852, l'Association fraternelle devient Société industrielle et commerciale des lunetiers en commandite simple à capital variable ou Société des lunetiers (SL). Le développement  de l’entreprise est rapide, puisqu’en 1891, elle a 1 500 salariés, des usines en province et une succursale à Londres.

Les associés s’étaient endettés de 650 francs pour racheter leur fonds à Duez et Duriez. Muneaux, l’administrateur, convainc ses associés de réinjecter les bénéfices pour renforcer le capital de la société, qui ne s’ouvre à de nouveaux coopérateurs qu’à l’occasion de rachats d’autres entreprises concurrentes ou complémentaires. En 1866, la valeur de la part était passée à 10 000 francs et il y avait 30 associés. Les associés conviennent, d’après Fougerousse, de supprimer le fonds de pension de retraite au profit de la constitution d’un patrimoine. La valeur de leur participation atteint 30 000 francs en 1880.

Si beaucoup d’auteurs saluent la remarquable durée de l’ancienne association ouvrière, un des seules à avoir survécu (avec l’association des tailleurs de limes et les établissements Godin, à Guise), Charles Gide, en 1889, critique le fait que, à côté des 58 associés, il y a « 1 200 ouvriers salariés qui n'ont aucune part dans les bénéfices ». En 1893, il qualifie la compagnie de « syndicats de patrons » de type inégalitaire.

En 1972, la Société des lunetiers, qui a adopté la marque Essel en 1964, fusionne avec Silor et crée Essilor, une des plus grandes entreprises d'optique du monde. Pour Roger Montagne, « les Lunetiers de Paris, modeste coopérative ouvrière à l’origine, sont devenus une puissante société anonyme entre les mains des héritiers des ouvriers fondateurs. »

(A suivre)

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 00:01

Théodore Alexandre Bernier naît le 13 prairial an 13 (2 juin 1805) à Compans, Seine-et-Marne. Il est le fils de Julie Élisabeth Boucher et de son époux Alexandre Honoré Bernier. Il épouse Adélaïde Geneviève Forestier.

Il est nommé, par décret du 20 avril 1859, membre du conseil municipal de Saint-Maurice (Seine, act. Val-de-Marne) dont Achille Jean-Baptiste Domergue est le maire. Son mandat est renouvelé en 1865, avec comme premier magistrat César Desvignes. Par contre, il est désigné par décret du 20 janvier 1869 comme conseiller municipal de la commune voisine de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) lors d’un renouvellement partiel. La municipalité est conduite par Auguste Courtin.

Son mandat se finit pendant le conflit franco-prussien de 1870, qui voit le départ de l’ensemble de la population joinvillaise et le transfert à Paris de la municipalité. Le pont est détruit lors des combats de la bataille de Champigny et la ville sera occupée par les troupes wurtembourgeoises.

Théodore Bernier meurt le 21 septembre 1872 à Joinville-le-Pont. Il avait atteint 67 ans.

La rue où il résidait, et dont il était sans doute propriétaire, portait déjà son nom en 1868. Elle le conserve toujours au 21e siècle.

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 00:01

Louis Camille Bainville naît le 24 décembre 1832 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’Edmée Adèle Charlotte Legry et de son époux, Pierre Victor Bainville, marchand de bois. Il naît et vivra dans un milieu intellectuel relativement aisé et ouvert intellectuellement ; son cousin Jacques Bainville (1879-1936) sera journaliste, historien et académicien français.

Sans exercer d’activité professionnelle connue, se déclarant comme propriétaire, Camille Bainville fait de nombreux voyages à l’étranger ou outre-mer : en Angleterre, Grèce, Italie ou Orient. Il est en Algérie en janvier-février 1887 puis, accompagné de son épouse, y retourne à nouveau en décembre de la même année et séjourne à l’hôtel de la Régence d’Alger ; il y est une nouvelle fois début 1892. Il rapporte de ses voyages des observations qu’il transmet parfois à la presse ; ainsi, après l’incendie du Théâtre des Arts de Rouen le 25 avril 1876, qui fait de très nombreuses victimes, il déplore l’absence d’escalier roulant pour les incendies comme il en a vus fonctionner outre-Manche.

Dans Le Grelot, où l’on retrouve un journaliste joinvillais, Henry Vaudémont, Camille Bainville insère un poème en février 1892, La jeune mauresque.

Chaque jour, sans qu'elle s'en lasse,

Namouna vient au bord des flots

Interroger leur vaste espace

Et jeter de tristes sanglots.

Mais se penchant sur son épaule

Sa mère répète tout bas…

- Ma fille, éloignons-nous du môle,

Le Français ne reviendra pas.

(…)

II reviendra ! vois ce navire!

Vois le signal qui lui répond !

Vois le drapeau français y luire

Et quelqu'un debout sur le pont.

Vois ce mouchoir blanc qui s'agite !

Vois cet uniforme là-bas !

– Adieu, Namouna, sois maudite!

Ta mère ne reviendra pas.

(A suivre)

La baie d'Alger en 1887

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 00:01

Jean Porphyre Bainville naît le 5 vendémiaire an 14 (27 septembre 1805), dernière année d’utilisation du calendrier révolutionnaire à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur, commune qui deviendra ultérieurement Joinville-le-Pont. Il est le fils Marie Jeanne Lheureux et de son époux Jean Victor Bainville, garçon de chantier. Il a un frère jumeau, Charles Victor Auguste.

Adélaïde Thioust (v. 1806-1879) se marie avec Jean Porphyre Bainville. Ils auront trois enfants, Marie Désirée (1831-1834), Alexandre Désiré (1834-1834) et Louise Pauline (1835-1904).

Exerçant l’activité de cultivateur pendant la monarchie de Juillet, Jean Porphyre Bainville figure, comme son frère aîné Pierre Victor, en tant que propriétaire sur la liste des électeurs censitaires pour 1848, acquittant un impôt de 87 francs et 10 centimes.

La mère de Jean Porphyre Bainville est la nièce d’Edme Lheureux, premier maire (1790-1791) de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur, séparée de Saint-Maur en 1790 et la fille de Nicolas Lheureux, troisième maire de la commune (1792-1793). Son père, Jean Victor Bainville, siègera au conseil municipal sous la Restauration. Son frère aîné, Pierre Victor Bainville, y est élu sous la monarchie constitutionnelle.

Jean Porphyre Bainville entre dans l’assemblée locale sous le second empire ; il est nommé par décret conseiller municipal de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) le 26 août 1865, Auguste Courtin étant maire de la commune (les membres de conseils municipaux précédents ne sont que partiellement connus). Il siège pendant la guerre franco-prussienne de 1870, qui voit la destruction du pont de Joinville et l’évacuation de tous les habitants, la municipalité se repliant à Paris. Après la fin du conflit, le village subit l’occupation des troupes allemandes.

Sous la troisième République, Jean Porphyre Bainville est réélu conseiller municipal en septembre 1870, en juillet 1871 puis en novembre 1874, le conservateur Auguste Courtin exerçant toujours la fonction de premier magistrat. Il quitte l’assemblée communale en 1878 puis y rentre à nouveau en 1881, le républicain Gabriel Pinson étant maire, pour s’en retirer définitivement en 1884. Il aura siégé au moins dix-sept ans. Entre 1871 et 1874, son cousin, l’écrivain orientaliste Louis Camille Bainville figure à ses côtés parmi les élus municipaux.

Dans la municipalité, Jean Porphyre Bainville s’intéresse notamment aux questions d’éducation. Il fait ainsi partie de la commission municipale scolaire, mise en place par la loi Jules Ferry du 28 mars 1882 qui instaure l'instruction obligatoire laïque et gratuite pour les enfants des deux sexes âgés de six ans révolus à treize ans révolus. Il est tiré au sort comme juré des assises de la Seine en 1875 et souscrit la même année au profit des victimes des inondations.

Jean Porphyre Bainville meurt le 8 septembre 1891 à Joinville, âgé de 85 ans.

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 00:01

Pierre Victor Bainville naît le 2 frimaire an 5 (22 novembre 1796) à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur. Il est le fils de Jean Victor Bainville, artisan du bâtiment, et de Marie Jeanne Lheureux, fille et nièce de deux des premiers maires du village.

Il exerce le commerce de bois en gros, activité majeure sur les bords de Marne qui reçoivent du bois flotté venant des plateaux en amont. Cette activité lui procure une certaine aisance puisqu’il sera, en 1848, le troisième contribuable le plus imposé.

Il épouse Edmée Adèle Charlotte Legry, avec laquelle il aura quatre enfants, dont deux mourront en bas âge.

Comme son père, Pierre Victor Bainville siège au conseil municipal où il est élu, sans doute en 1838, à l’occasion d’un scrutin partiel ; il est seul candidat et obtient 43 voix pour autant de votants sur les 65 électeurs censitaires. En 1837, il n’avait pas été élu dans un autre scrutin.

En 1840, il est réélu pour six ans et arrive en tête des candidats, avec 34 suffrages pour 43 participants et 64 inscrits. Il devance notamment l’homme de lettres et futur maire, Charles-Pierre Chapsal. Le préfet le nomme adjoint au maire Laurent Nicolas Pinson.

En juillet 1843, un conflit provoqué par Chapsal, grammairien célèbre et plus grosse fortune locale, conduit à la démission du maire, que Chapsal remplace, et de Bainville, qui cède son poste d’adjoint à Charles Hippolyte Pinson, tout en restant au sein du conseil. Dans sa lettre de démission envoyée au préfet, Bainville argumente sur ses affaires commerciales qui seraient trop prenantes.

Il est réélu, en principe pour six ans, en juin 1846, arrivant cette fois-ci troisième avec 38 votes sur 50 votants et 67 inscrits. Peut-être continue-t-il à siéger dans les conseils municipaux qui sont renouvelés à partir de 1848, mais il n’est plus membre de l’assemblée locale en 1865.

Par contre, il exerce la fonction de répartiteur de l’aide sociale pour le compte du bureau de bienfaisance communal en 1868. Pierre Victor Bainville décède en 1870, à l’âge de 73 ans.

Son frère cadet Jean Porphyre va également être conseiller municipal de Joinville, de même que son fils aîné, l’écrivain Louis Camile Bainville.

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 00:01

Jean Victor Bainville naît dans le village de Pont-de-Saint-Maur le 17 septembre 1770. Il est le fils d’un artisan journalier, Pierre Bainville et son épouse Marie Anne Doizy.

Lui-même sera d’abord garçon de chantier et journalier avant de se présenter, sur la fin de sa vie, comme propriétaire. Il épouse en pluviôse an 4 (février 1796) Marie Jeanne Lheureux nièce et fille de deux des premiers maires de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur. Ils auront 5 enfants.

La commune de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur naît en 1790 d’un écart, fiscalement autonome de la paroisse Saint-Nicolas de Saint-Maur, qui conteste cette séparation. En juillet 1831, elle adopte le nom de Joinville-le-Pont.

Bainville est membre du conseil municipal au moins depuis 1818, dans un village marqué par le commerce du bois, qui arrive flotté dans son port, mais qui a perdu une partie de son dynamisme commercial avec la destruction de son pont. Le 30 mars 1814, quatre cents conscrits et huit pièces d'artillerie le défendent contre les régiments autrichiens, wurtembergeois et cosaques russes, qui l'emportent. La bataille fait 265 morts. Des cadavres sont retirés de la Marne pendant deux mois. Le pont ne sera restauré qu’en 1824. Les parcelles du territoire de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur des deux côtés de la Marne, ne sont plus reliées.

En 1824, Bainville est réélu pour six ans à nouveau, mais il démissionne en 1827. Le maire propose cependant sa candidature en 1830 pour remplacer des élus disparus, cependant il ne siègera plus.

Jean Victor Bainville meurt à Joinville-le-Pont le 1er décembre 1832. Il était âgé de 62 ans.

Deux de ses fils, Pierre Victor et Jean, siègeront comme lui dans l’assemblée communale joinvillaise, ainsi qu’un de ses petits-fils, Camille, tandis qu’un autre, Pierre Joseph sera élu à Vincennes.

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