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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 01:01

QueveutDieu Ythier naît le 4 mai 1828 à Germigny, Yonne. Ses parents sont Marie Angélique Bardeau et son époux Pierre Sylvain Ythier, buraliste.

L’origine de son curieux prénom est sans doute à relier à l’œuvre de saint Augustin, qui adresse un traité de diverses hérésies à un évêque nommé Que-veut-Dieu. Il a sans doute été transmis par le père Charles Frédéric QueveutDieu Leclerc, né à Saint-Florentin, installé à Germigny en 1797, dont il devient curé mars 1800.

Exerçant la profession de charpentier, Ythier s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où il épouse en novembre 1855 Justine Zo, fille d’un autre charpentier Sylvain Zo. Ils auront cinq enfants.

Après le décès de son épouse en février 1874, Ythier se remarie en août 1875, toujours à Joinville, avec Louise Marie Denisot, blanchisseuse ; deux enfants suivront.

Avec deux de ses fils, Gustave et Charles, QueveutDieu Ythier participe en septembre 1879 à une souscription pour les amnistiés de la Commune de Paris, lancée par le journal Le Rappel, et collectée à Joinville-le-Pont par Grosbois, coiffeur.

Installé dans le centre-ville, 24, rue de Paris, La famille est particulièrement liée avec celle d’Eugin Thime, bottier, personnalité du radicalisme et de la libre-pensée à Joinville, puisque deux filles Thime épousent deux garçons Ythier, Gustave et Ernest.

QueveutDieu Ythier décède le 20 juillet 1891 à Paris (10e arr.). Il était âgé de 63 ans et résidait toujours à Joinville comme ses fils Gustave, Charles et Édouard.

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 01:01

Jean Buchot (également orthographié Beuchot) naît le 27 février 1740, à Saint-Mesmin (act. Côte-d'Or). Il est le fils de Jean Buchot, bûcheron, et de son épouse Marie Louise née Mouillon. Peu après sa naissance, ses parents s’installent dans l’actuelle commune de Saint-Maur-des-Fossés. Ils résident dans le petit village du Port de Créteil, qui dépend administrativement de la paroisse Saint-Hilaire de La Varenne mais est rattaché pour les actes religieux à celle du bourg de Saint-Maur-des-Fossés, Saint-Nicolas.

Il épouse Marie Anne Talon avec laquelle il aura dix enfants entre 1767 et 1785, dont huit sont encore vivants au début de la Révolution.

En 1772, Jean Buchot, qui est présenté comme journalier, est témoin lors d’un procès intenté par les passeurs officiels du port de Créteil, Louis et Jean Richard, contre un marchand de fer et de charbon du même hameau, Desjardin, qui fait traverser la Marne à un quidam et aurait injurié la femme Richard.

Jean Buchot est probablement le second signataire du cahier de doléances de La Varenne-Saint-Maur en avril 1789 ; il est nommé Buchot sur le manuscrit de ce document. Plusieurs Buchot sont identifiés dans la presqu’île, mais doivent sans doute être écartés : son frère, Pierre Nicolas, né en 1748, réside à Saint-Maur jusqu’en 1782, dernière mention de sa famille sur les registres paroissiaux ; Pierre (1770-1840), fils aîné de Pierre Nicolas, ne semble pas avoir résidé à Saint-Maur après son adolescence et son âge en avril 1789 (18 ans) rend de toute manière improbable qu’il ait pu signer ce document.

Les « habitants de la paroisse de Varenne-Saint-Maur-les-Fossés » ont rédigé en prévision des états généraux leur cahier de doléances, qui est daté du 14 avril 1789. Il existait à cette date deux paroisses spirituelles et une troisième « paroisse fiscale » sur le territoire actuel des communes de Saint-Maur-des-Fossés et de Joinville-le-Pont : celle de Saint-Hilaire (La Varenne) et celle de Saint-Nicolas (Saint-Maur, Joinville) ; le village de Pont-de-Saint-Maur (act. Joinville) n’avait ni église, ni desservant, mais disposait d’un rôle d’impôts autonome.

Les sept signataires du cahier de doléance furent Desaint, Buchot, Géant, Bouillon, Mathieu, Claudin et Riguet (noté Riquety sur les sources imprimées).

En 1789, au moment de la rédaction du cahier de doléances, Jean Buchot a 49 ans. Pas plus qu’aucun autre membre de sa famille, il ne joue de rôle dans les municipalités constituées à partir de 1790. La commune de La Varenne est rattachée en décembre 1791 à celle de Saint-Maur, tandis qu’au contraire La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur se crée comme commune autonome en février 1790.

Jean Buchot meurt le 9 pluviôse an 8 (29/01/1799) à Saint-Maur-des-Fossés. Il finissait sa 60e année.

Son petit-fils Charles Eugène, sera inculpé comme insurgé suite à l’insurrection parisienne de juin 1848 ; il était alors marchand de vin et tailleur de pierres à Joinville-le-Pont.

Un neveu de Jean Buchot, Pierre et trois de ses petits-neveux (Pierre Nicolas, Étienne Nicolas et Louis Martin Adrien) seront officiers et décorés de la Légion d’honneur.

Cahier de doléances de La Varenne

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 01:01

Jean Beuchot naît probablement en 1699. Ses parents vivent à Geligny, un village de la paroisse de La Chaleur (auj. commune de Vieilmoulin, Côte-d'Or). C’est à La Chaleur qu’existe une forge où on marquait au fer rouge les forçats emmenés aux galères puis au bagne à Toulon.

Son père Antoine Beuchot est laboureur et marié à Barbe Pain. Lui-même sera bûcheron. En février 1727, il épouse dans le village voisin de Saint-Mesmin Claude Mouillon, elle aussi d’une famille paysanne ; lors du mariage, seul le recteur d’école sait signer et fait donc office de témoin, comme pour une grande partie des unions dans le village.

Après avoir eu au moins quatre enfants, la famille se déplace à La Varenne, sur le territoire actuel de la commune de Saint-Maur-des-Fossés, où elle vit dans le hameau du Port de Créteil. Deux autres enfants y naîtront.

Jean Beuchot meurt le 25 mars 1766 et il est inhumé au cimetière de la paroisse Saint-Nicolas de Saint-Maur. Il était âgé de 66 ans.

Ses descendants, dont le nom s’orthographie ensuite Buchot, vont traverser le siècle suivant, à partir de cette plaine de la boucle de la Marne, entre révolutions et guerre.

Son fils homonyme Jean Buchot participera à la rédaction du cahier de doléances des habitants du territoire de La Varenne Saint-Maur en avril 1789. Un arrière-petit-fils, Eugène Buchot, résidant à Joinville-le-Pont, sera impliqué dans la révolution de juin 1848.

Le deuxième fils de Jean Beuchot, Pierre Nicolas, sera le géniteur d’une dynastie d’officiers qui feront les guerres de trois républiques, des deux empires ainsi que de la royauté restaurée puis constitutionnelle, sillonnant l’Europe et l’Afrique du Nord.

Nous présenterons dans les jours prochains leurs biographies.

Église de la Nativité-de-la-Vierge (hameau de la Chaleur, commune de Vieilmoulin), phot. Michel Foucher, 2015

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 01:01

Firmin Victor Cadot (1816-av. 1890), tonnelier puis marchand de vins en gros, conseiller municipal de Joinville-le-Pont (1858-1870).

Firmin Victor Cadot, naît le 9 janvier 1816 à Champvallon (Yonne). Il est le fils d’un tonnelier Edme Gilles Cabot, et de son épouse Anne Catherine Bernier.

Il exercera d’abord le même métier que son père avant de devenir marchand de vins en gros. Il s’installe à Joinville-le-Pont où il épouse, en 1843, Mélanie Marguerite Grancher, 25 ans, femme de chambre à Paris, fille d’un cultivateur d’Eurville (Haute-Marne). Ils auront quatre enfants, dont deux meurent en bas âge.

En 1858, Firmin Victor Cadot entre au conseiller municipal en même temps qu’Auguste Courtin, qui devient maire de la commune après le décès de son père adoptif, Charles Pierre Chapsal. Cadot est reconduit dans cette fonction en 1865, toujours avec Courtin comme maire. Il ne siège plus au conseil municipal après l’avènement de la troisième République.

Firmin Victor Cadot est signalé comme décédé au mariage de son fils en 1890. En 1875, il avait effectué un don ou un legs à la fabrique de la paroisse de Champvallon, sa commune de naissance.

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 01:01

Antoine Roche naît le 1823 à Urzy (Nièvre). Il est le fils d’ouvriers, François Roche et Anne Page. Lui-même devient apprenti-forgeron à 11 ans. il acquerra une certaine aisance puis deviendra chauffeur de machines mécaniques.

Installé dans les Côtes-du-Nord à Plémet (act. Les Moulins, Côtes-d’Armor), il épouse Marie Rosalie Florentine Cuq et aura quatre enfants.

Il arrive à Joinville-le-Pont avant 1876, où il s’établit comme marchand de vins, résidant rue du Viaduc, dans le quartier populaire du Canal.

En 1881, il est élu conseiller municipal de la commune. Le maire est Gabriel Pinson, républicain. En septembre 1882, il est nommé membre de la commission municipale scolaire, alors que lesdites commissions viennent d’être instituées par la loi du 28 mars 1882, relative à l'obligation de l'instruction primaire, instaurée l’année précédente, pour surveiller et encourager la fréquentation des écoles.

Son décès le 28 janvier 1886 à Joinville à 62 ans, après une longue maladie, est salué par Eugin Thime, bottier et animateur du groupe local de la libre-pensée. Au cimetière, une collecte est faite au profit de la caisse des écoles municipale.

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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 01:01

Pour la fête du travail, nous publions une biographie d'un militant ouvrier particulièrement actif, disparu il y a 120 ans.

Jean-Baptiste Boguet naît le 11 décembre 1853 au Creusot (Saône-et-Loire) dans une famille de mineurs ; son père est illettré.

Il s’installe à Paris, peut-être avant 1873, et exerce la profession de tourneur en cuivre. Il est membre en 1876 du conseil de la chambre syndicale des ouvriers mécaniciens du département de la Seine. En août de la même année, il devient secrétaire de la commission d'enquête constituée pour examiner les candidatures pour faire partie du conseil des prud'hommes du département. Son mandat au conseil syndical est renouvelé en 1877. Il préside en avril une assemblée corporative des ouvriers mécaniciens, qui a eu lieu à Saint Denis. En septembre 1880, il s’oppose avec en particulier Paulard à la formation d'une nouvelle société de mécaniciens prônée par Barberet. Lors de la Conférence internationale de Paris en octobre 1883, il est délégué des mécaniciens. En août 1886, il est toujours secrétaire de l'Union des ouvriers mécaniciens.

Parallèlement à son activité syndicale, Boguet s’engage politiquement. Il est en 1876, avec Bourgogne et Desplanches, délégué d’un comité ouvrier qui veut faire prévaloir la candidature d'un ouvrier et qui fusionne avec deux autres comités républicains du 17e Arrondissement. La même année, il lance une souscription pour l’envoi d’une délégation ouvrière à l’exposition universelle de Philadelphie qui rassemble 23 signataires.

En mars 1878, plusieurs groupements, dont l’assemblée des ouvriers mécaniciens sous la présidence d’Amand, décident l’organisation d’un congrès ouvrier international pendant l'Exposition universelle. Boguet est membre de la commission d'initiative pour la réception des délégués français et étrangers. Il participe également, avec Jules Guesde en particulier, à la commission de propagande.

Le congrès est prévu du 2 au 12 septembre. Il est interdit verbalement, fin août, par la préfecture de police et le ministère de l'intérieur. Les organisateurs décident de maintenir la rencontre sous forme de « réunion privée » ; ils démissionnent au profit d’un comité provisoire dont Jules Guesde est le secrétaire et dont Boguet est membre. Il fait partie des 39 personnes poursuivies devant la 10e Chambre de police correctionnelle de Paris en octobre pour « association non autorisée » ; le délit d'affiliation à l'Internationale des travailleurs avait été envisagé, mais l’accusation y a renoncé. Jules Guesde est chargé de la défense collective de 18 des prévenus qui se déclarent collectivistes révolutionnaires, dont Boguet. Parmi les personnes poursuivies, 36 sont condamnées, Boguet l’étant à 100 francs d’amende, Jules Guesde se voyant infliger six mois de prison et 200 fr. d'amende. En décembre, une commission est formée « pour secourir les femmes et les enfants des condamnés » ; elle tient elle aussi une « réunion privée », qui est également interdite.

Au congrès tenu au Havre, salle de l’Union lyrique, rue de Fécamp (1880), par les délégués de tendance collectiviste, Boguet représente l’Union des mécaniciens de la Seine. Mais, à partir de la scission de 1882, il se range parmi les socialistes possibilistes. En 1890, il représente les ouvriers mécaniciens de Paris au congrès de la FTSR à Châtellerault (Vienne) et dispose également de mandats de la chambre syndicale ouvrière des tourneurs-robinetiers et de celle des forgerons et frappeurs. Il est membre de la commission des résolutions, avec notamment Prudent-Dervillers et Brousse. Boguet est nommé membre du Comité national provisoire mais déclare qu'il « n'accepte que sous toutes réserves. »

Boguet s’installe à Joinville-le-Pont. En 1885, il est secrétaire du comité ouvrier socialiste révolutionnaire, qui se réclame du parti ouvrier socialiste révolutionnaire. Il est candidat en 18e position sur 21 aux élections municipales en mai 1888, avec un autre membre du comité, Gustave Charton, sur la liste du comité électoral républicain radical-socialiste conduite par Alphonse Demeestère ; ni Charton ni Boguet ne figurent parmi les trois élus au second tour de la liste. En 1887, il milite, aux côtés d’Henri Martinet, pour que les petits employés puissent, comme les ouvriers, bénéficier de tarifs à prix réduits sur les trains de banlieue vers Paris. En octobre 1889, il représente avec Duhamel (secrétaire) le parti ouvrier, dont il est le trésorier, au sein du comité de concentration qui patronne la candidature du radical-socialiste Jules-Ferdinand Baulard pour le second tour de l’élection législative dans la 2e circonscription de l’arrondissement de Sceaux ; Baulard est élu face à un candidat boulangiste.

Boguet quitte Joinville, sans doute en 1890. Il décède le 4 avril 1897, à l’âge de 43 ans. Il était alors domicilié dans le 3e arrondissement de Paris, 36, rue de Saintonge et restait membre de l'Union des ouvriers mécaniciens. Jean-Baptiste Boguet avait épousé au Creusot en juillet 1887 une couturière, Jeanne Fourillon.

Baulard, député, ancien ouvrier

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 01:01

Louis Zéphir Vaudey (dont l’acte de naissance porte le nom de Vaudé) est né à Vergigny (Yonne) le 20 août 1829 ; ses parents habitent dans le village de Lordonnois, rattaché à la commune voisine de Ligny-le-Châtel (Yonne). Il est le fils de Louis Vaudé, maçon, 23 ans et de son épouse Marie, née Chanvin, 27 ans, et l’aîné de leurs dix enfants.

Il épouse en septembre 1853 à Lordonnois Justine Hélène Arsand puis, après le décès de sa première épouse en juin 1854, se remarie en janvier 1856 à Paris (2e arr.) avec Joséphine Aldebert. Ils ne semblent pas avoir eu d’enfant. Louis Vaudey est fondeur en cuivre.

Peut-être Louis est-il le Vaudey mentionné par le quotidien Le Siècle qui participe à plusieurs souscriptions en 1862-1863 : en faveur des ouvriers de Lyon et de Saint-Étienne, pour la Pologne, au profit des ouvriers sans ouvrage de l’industrie cotonnière.

Il s’engage en tout cas en politique et Louis Vaudey est élu conseiller municipal de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en janvier 1878.

En septembre 1879, il participe à la création d’un sous-comité d'aide aux amnistiés de la Commune de Paris, constitué à Joinville avec Alfred Talandier, député de la Seine (1822-1890), classé à l’extrême-gauche de l’Assemblée nationale, et Alphonse Demeestère, conseiller municipal de Joinville-le-Pont (1816-1894). Le comité a notamment pour objet de soutenir Adolphe Morandy, communard gracié et libéré en août, résidant à Joinville. L’appel à la générosité publique en faveur de ce dernier provoque une polémique avec le maire, Gabriel Pinson, qui fait voter un blâme en conseil contre Alphonse Demeestère le 27 septembre 1879 ; Vaudey refuse de s’y associer. Il n’est pas élu en 1881 ni en 1884.

(A suivre)

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 01:01
Belan-sur-Ource, rue d'Enfer
Belan-sur-Ource, rue d'Enfer

Prudent Louis Lachouille naît le 21 juin 1837 à Cusy (Yonne, commune fusionnée avec Ancy-le-Franc en 1973). Il est le fils de Marie Louise Millot et de Prudent Lachouille, cultivateur.

Prudent Louis fait des études à l'école d’agriculture de Grignon et produit, en 1861, une étude sur les machines nouvellement introduites dans le canton pour la Société centrale de l'Yonne pour l'encouragement de l'agriculture, à l’occasion du comice agricole d'Ancy-le-Franc. Il en défend l’usage, assurant que, « tandis qu'un ouvrier aurait mis dix jours pour battre les 700 gerbes, la machine n'a mis que six heures ». Il produit un rapport sur les labours profonds en 1865.

Marié en novembre 1869 avec Luce Voullemier à Belan-sur-Ource (Côte-d'Or), il s’installe dans cette commune distante d’une cinquantaine de kilomètres de celle de ses parents. Il devient un pilier des jurys des comices et concours agricoles dans une vaste portion de la France : Saint-Dizier (Haute-Marne), 1872 ; La Roche-sur-Yon (Vendée) et Langres (Haute-Marne), 1873 ; Vesoul (Haute-Saône), 1878 ; Tours (Indre-et-Loire), 1881 ; Saint-Quentin (Aisne), 1884 ; etc. Il est mobilisé lors de l’exposition universelle de Paris en 1878.

Au cours des années 80, Lachouille devient régisseur de l'institut agronomique de la ferme de la Faisanderie à Joinville-le-Pont (future École Du Breuil, dans la partie du Bois de Vincennes rattachée à Paris en 1929). Il teste la valeur nutritive des pommes de terre cuites dans l’aliment de bétail en 1894-1895. Il étudie également l’usage que l’on peut faire de la litière des moutons en 1897. Il continue de siéger dans des manifestations agricoles en région (Clermont-Ferrand, 1895) et participe à l’organisation du concours général agricole du palais de l’Industrie, à Paris, qui préfigure le salon de l’agriculture, siégeant notamment dans les jurys de 1883 et 1894.

Lachouille prend part aux élections municipales de mai 1888 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), en figurant en quatrième position sur la liste du comité électoral radical-socialiste, conduite par un conseiller municipal sortant, Alphonse Demeestère. Les radicaux auront seulement trois élus au second tour, où Lachouille ne concourt pas, tandis que dix-huit élus constituent la majorité républicaine du maire Gabriel Pinson.

Décoré du Mérite agricole, chevalier en 1886, officier en 1902, Lachouille prend sa retraite cette même année et retourne s’installer à Belan-sur-Ource.

Probablement élu conseiller municipal de ce village de 575 habitants en 1912, il succède à Laurent Claude Manciot comme maire de Belan-sur-Ource en juin ou juillet 1914. Il exerce ce mandat jusqu’aux élections municipales de décembre 1919.

Prudent Louis Lachouille meurt à son domicile de la rue d'Enfer, à Belan-sur-Ource, le 4 novembre 1921, âgé de 84 ans.

Il avait un fils, Marc, médecin obstétricien (1871-1934) et est peut-être cousin du député socialiste Édouard Vaillant (1840-1915), dont la mère, Marie Anne Cécile Ambroisine Lachouille, est née à Ancy-le-Franc.

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