Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
20 janvier 2021 3 20 /01 /janvier /2021 00:01

Eugène Ernest Chauvin naît le 27 novembre 1880 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Marie Henriette Geneviève Guichard et de son époux, Léon Frédéric Chauvin, peintre en bâtiment et marchand de bois et charbon.

Après la mort de sa mère, quand il a dix ans, Eugène Chauvin va très tôt se faire embaucher comme employé à la mairie de Joinville où il est employé avant ses quinze ans, en 1895. Effectuant son service militaire à partir de septembre 1902 dans l’infanterie, il est un an plus tard musicien puis démobilisé l’année suivante.

Confirmant ses goûts pour la musique, alors qu’il est devenu secrétaire général adjoint de la mairie, il épouse en mars 1905 à Auxerre (Yonne) une artiste lyrique, Marthe Henriette Beauvais, dont les deux parents exercent le même métier. Ils vivent d’abord dans le quartier du Centre, rue Molette puis rue du Viaduc, avant de traverser la Marne en 1909 pour s’installer à Polangis, avenue Jamin en 1909.

En octobre 1896, Chauvin prend part à la constitution d’une section de la société d’épargne-retraite, Les prévoyants de l’avenir. Il en est le secrétaire adjoint en janvier 1898 puis le secrétaire en février 1902. Il deviendra président de la section en avril 1923 au départ du fondateur, Maurice Watrinet, également ancien secrétaire général de la mairie.

Lors de la grande inondation de la Marne au premier trimestre 1910, Chauvin est mobilisé avec Eugène Doret et trois employés de mairie Guichard, Billard et Beaufils, ainsi que des dizaines de bénévoles, alors que le tiers de la superficie de la commune et sous les eaux, dont 53 rues sur les 89 que compte la cité. Les préaux des écoles sont changés en dortoirs. La mairie de Joinville est reconstruite et agrandie l'année suivante.

Pendant la première guerre mondiale, Chauvin est affecté à une section d’état-major mais est placé en sursis d’appel au titre de la mairie de Joinville, dans laquelle il restera pendant tout le conflit, gérant notamment de difficiles problèmes d’approvisionnement des familles et d’aides aux veuves et enfants de soldats.

Après le conflit, Chauvin participe, en janvier 1924, à la création d’un syndicat autonome des employés communaux de la Seine aux côtés de son secrétaire général, Michel Verrier, qui refusait « l’inféodation du syndicat CGTU au parti communiste ». Il devient secrétaire général au départ de Doret en 1926. Il part en retraite en 1935.

Présent dans de nombreuses structures locales, Chauvin est notamment trésorier adjoint de la caisse des écoles, trésorier général de l’Association philotechnique, organisme d’éducation populaire, et administrateur de la société de secours mutuels des sapeurs-pompiers de Joinville. Il poursuit son activité associative après la fin de son activité professionnelle. Eugène Chauvin participe en décembre 1938 à une souscription Pour le Noël des enfants espagnols, pendant la guerre civile qui frappe ce pays.

Eugène Chauvin meurt le 10 avril 1943. Son décès est transcrit sur l’état-civil de Joinville où il résidait toujours. Âgé de 62 ans, il était père d’une fille. Chauvin était titulaire de plusieurs décorations : la médaille d’honneur communale en juillet 1925 puis la médaille de vermeil en août 1939 ; les Palmes académiques comme officier d’académie en juillet 1926 puis comme officier de l’instruction publique en avril 1932 ; la médaille de bronze de la mutualité en février 1931 et ensuite celle d’argent en février 1935 ; enfin, il avait reçu la médaille d’honneur du courage lors de la Sainte-Barbe en novembre 1926.

 

Partager cet article
Repost0
18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 00:01

René Marcel Chauvin naît le 15 mars 1887 à Nemours (Seine-et-Marne). Il est le fils de Jeanne Louise Patron et de son époux Louis Édouard Chauvin, maître serrurier.

Devenu tourneur mécanicien, René Marcel Chauvin s’installe à Paris (10e arr.), boulevard de La Chapelle. Il fait son service militaire dans l’artillerie à Orléans à partir d’octobre 1908. En novembre 1909, il est musicien dans son régiment jusqu’à sa démobilisation en septembre 1910.

En janvier 1911 à Paris (11e arr.), il épouse Pauline Sponcet, couturière. Ils vivent d’abord dans le 19e arrondissement, rue Secrétan, puis dans le 15e, boulevard de Grenelle.

En 1914, la famille s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), d’abord dans le quartier de Palissy puis dans celui voisin de Polangis, avenue Foch. Toujours mécanicien, Chauvin travaille pour la firme cinématographique Pathé, qui dispose d’une usine à Joinville dans ce même quartier.

Pendant la première guerre mondiale, René Marcel Chauvin est d’abord mobilisé dans l’artillerie, puis dans le train.

En juillet 1928, il est récompensé d’une mention honorable en tant que délégué de la Mutuelle du cinéma à Joinville-le-Pont. En 1931, il est établi à son compte comme loueur de taxi.

Consacrant ses loisirs au domaine musical, René Marcel Chauvin est, dès juin 1914, le directeur et chef de la Société symphonique de Joinville. Il exerce toujours cette fonction en 1935. L’association, qui a le soutien de la firme Pathé et de la municipalité, donne en principe un concert par an dans les locaux de la mairie ou dans un établissement touristique de la commune.

René Marcel Chauvin meurt le 7 février 1962 à Créteil. Il résidait probablement toujours à Joinville-le-Pont. Âgé de 74 ans, il avait un enfant. Sa fille Henriette avait épousé André Malcouronne, syndicaliste et militant communiste, premier adjoint au maire de Joinville à la Libération en 1944.

Les usines Pathé à Joinville

 

Partager cet article
Repost0
16 janvier 2021 6 16 /01 /janvier /2021 00:01

Marcel Roque naît le 16 décembre 1893 à Paris (10e arr.). Il est le fils de Claire Joséphine Dive et de Gaston Roque, employé de commerce. En 1906, la famille est installée à Noyon (Oise) où le père est cordonnier et y réside toujours en 1913.

Devenu employé de chemin de fer, Marcel Roque est ajourné lors de sa convocation pour le service militaire pour faiblesse. Son ajournement est maintenu en 1914.

Il est cependant mobilisé pour la première guerre mondiale en septembre 1914. Incorporé au 106e régiment d’infanterie, il est cependant mentionné comme insoumis, une erreur qui ne sera rectifiée qu’en août 1916, après sa nomination en tant que caporal dans un régiment de chasseurs à pieds. Affecté brièvement en mars 1919 dans un régiment de génie, il est démobilisé en mai de la même année.

Travaillant pour la Compagnie des chemins de fer du Nord, puis, après la fusion des réseaux, pour la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), Marcel Roque vit à Paris, Aubervilliers et la Courneuve (Seine, act. Seine-Saint-Denis). Il épouse, en septembre 1919 à Paris (10e arr.) Marguerite Jeanne Héloïse Tellier.

Au cours de la deuxième guerre mondiale, Marcel Roque est affecté spécial au service des chemins de fer dès septembre 1939. Il est démobilisé en février 1943.

Installé à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne) en 1983, dans le quartier de Palissy, rue du 42e de Ligne, Marcel Roque fait partie des derniers anciens combattants survivants de la première guerre mondiale. À ce titre, il est décoré, en février 1996, à l’âge de 102 ans, en tant que chevalier de la Légion d’honneur.

Marcel Roque meurt le 30 décembre 1996 à Joinville. Il était âgé de 103 ans et père de trois filles.

Le quartier de Palissy à Joinville-le-Pont dans les années 1960

 

Partager cet article
Repost0
14 janvier 2021 4 14 /01 /janvier /2021 00:01

François Marie Rousseau naît le 21 pluviôse an 4 (10 février 1796) à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Jeanne Guiard et de son mari Louis Michel François Rousseau, cultivateur.

Devenu également cultivateur, François Marie Rousseau épouse en octobre 1825 à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur Françoise Gertrude Dumest, fille du garde général du parc royal de Vincennes.

Il participe probablement aux journées révolutionnaires des 27, 28 et 29 juillet 1830, puisque le décret du 11 juin 1831 du roi Louis-Philippe mentionne François Marie Rousseau parmi les 3 763 titulaires de la médaille de Juillet et qu’il semble être le seul de ce nom à cette période. La médaille récompense « les citoyens qui accomplirent des actes de courage durant ces journées. »

Après le décès de son père en 1827, le maire, Claude Pierre Jacmart, avait présentée en seconde position la candidature de François Marie Rousseau pour devenir membre du conseil municipal du village, mais le préfet nomma le premier candidat proposé.

Il est par contre élu, au scrutin censitaire, en mai 1837, dans la commune rebaptisée depuis 1831 Joinville-le-Pont. Le maire est Laurent Nicolas Pinson. Il n’est pas candidat au renouvellement de son mandat en février 1843.

En 1856, avec de nombreux notables de Joinville, François Marie Rousseau participe à une collecte pour l'armée d'Orient. Son épouse décède en novembre 1857.

François Marie Rousseau meurt le 23 décembre 1864 à Joinville. Il était âgé de 68 ans et père de deux enfants.

Joinville en 1837

 

Partager cet article
Repost0
12 janvier 2021 2 12 /01 /janvier /2021 00:01

Louis François Michel Rousseau naît le 19 novembre 1757 et est baptisé le jour suivant dans l’église paroissiale Saint-Nicolas de Saint-Maur (province d’Île-de-France, act. Val-de-Marne) Il est le fils de Marie Jeanne Lepage et de son mari, François Rousseau, cribleur des moulins du Pont-de-Saint-Maur. Ils vivent dans le village éponyme, qui deviendra ultérieurement Joinville-le-Pont.

François Michel Rousseau est le sixième des douze enfants du couple. Il épouse, en novembre 1782, dans la même paroisse Jeanne Guiard. Il est agriculteur.

En mai 1818, l’avocat Jean Joseph Robin, maire de la commune de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur, propose sa candidature au baron de Neelcastel, sous-préfet de Sceaux, et François Michel Rousseau devient membre du conseil municipal. Il est reconduit dans cette fonction

Il est reconduit dans cette fonction en 1924, le maire étant Claude Pierre Jacmart qui a succédé à Robin.

François Michel Rousseau meurt le 26 février 1827 à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur. Il était âgé de 49 ans et avait eu sept enfants.

Son fils François Marie Rousseau, également cultivateur sera aussi conseiller municipal de la commune, rebaptisée Joinville-le-Pont de 1837 à 1843.

La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur, 1810

 

Partager cet article
Repost0
10 janvier 2021 7 10 /01 /janvier /2021 00:01

Aimé Jean Baptiste Paul Daénès naît le 26 novembre 1907 à Cauchy-à-la-Tour (Pas-de-Calais). Il est le fils de Julie Louise Ducrocq et de Bienaimé Alphonse Marie Joseph Daénès, houilleur. Leur nom est parfois orthographié Daënes. Ils vivent ensuite dans diverses communes du bassin minier : Auchel, Sains-en-Gohelle, Liévin, Burbure et Bruay.

Son père est grièvement blessé dans un accident du travail alors qu’il est déjà ouvrier trieur aux mines de Marles, à Rimbert-lez-Auchel (Pas-de-Calais), à 13 ans. Il est mêlé, en 1901, à une bagarre à Auchel et son agresseur, un autre mineur, est inculpé de voies de faits. Pendant la première guerre mondiale, il est mobilisé dans les chasseurs à pieds et blessé une première fois en janvier 1915. Bienaimé Daénès est condamné, en avril 1916 par le conseil de guerre de la 72e division d’infanterie à trois ans prison pour « outrages par des gestes et menaces envers son supérieur », mais il est immédiatement amnistié. Blessé une seconde fois le même mois, il rentre avec une semaine de retard de sa permission de convalescence et est affecté, en juin 1916, à une section disciplinaire. Affecté aux mines de Bruay en février 1917, il est ensuite à celles de Ferfay-Cauchy jusqu’en avril 1922 toujours sous statut militaire. Après le conflit, Bienaimé Daénès redevient mineur à Liévin. Il est condamné à deux reprises à des amendes et quelques jours de prison en février 1920 à Béthune pour bris de clôture et tapage injurieux et en janvier 1922 à Lille pour coups et blessures volontaires. Peut-être suite à ces évènements, le couple se sépare. Bienaimé Daénès reste à Liévin, où il se remariera en 1931. Julie Ducrocq s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) et vit en 1926 rue du Canal avec ses trois enfants et un manœuvre, Maurice Hibon, qui travaille pour la compagnie cinématographique Pathé, à Joinville.

Aimé Daénès est manœuvre à l’usine de la Canalisation électrique installée dans la commune voisine de Saint-Maurice. Son frère Moïse exerce le même métier à l’établissement du Bi-Métal à Joinville.

La Canalisation électrique

Yvonne Marcelle Aubignat, fille d’un mineur et terrassier, épouse en avril 1928 à Joinville Aimé Daénès. Son beau-père, Jean Aubignat, est candidat communiste aux élections municipales de 1929 à Joinville. La famille vit d’abord à Paris (6e puis 14e arr.) avant de revenir à Joinville où Aimé Daénès, devenu en 1931 tourneur sur métaux, est à son tour également candidat communiste aux élections municipales de mai 1935.

Yvonne Daénès

Il travaille alors comme manœuvre pour la ville de Paris, peut-être à l’usine des eaux de Joinville, et se présente comme employé des services publics ; il sera également câbleur. Aimé Daénès figure en quatrième position sur la liste conduite par Robert Deloche. Il obtient au premier tour 669 voix sur 2 856 suffrages exprimés (23,4%) pour 2 923 votants et 3 433 inscrits. Au second tour, la liste fusionne avec celle du parti socialiste SFIO et recueille deux sièges sur 27. Daénès comptabilise 1 108 votes sur 2 899 exprimés et 2 924 votants (38,2%). Il n’est pas élu. Les deux conseillers municipaux communistes sont Deloche, futur maire de la ville après la Libération et Paul Rouhaud.

Pendant la deuxième guerre mondiale, Aimé Daénès s’engage dans la résistance à l’occupation allemande en France. Son cousin germain, Moïse Jean Baptiste Henri Daénès (1912-2000), qui vit à Burbure (Pas-de-Calais) est également résistant.

Aimé Daénès meurt le 11 juin 1979 à Paris (14e arr.) ; il résidait toujours à Joinville, rue des Réservoirs. Âgé de 71 ans, il était père de six enfants.

Partager cet article
Repost0
8 janvier 2021 5 08 /01 /janvier /2021 00:01

Louis Charles Rouin naît le 15 novembre 1892 à Paris (11e arr.). Il est le fils d’Emma Lucie Juliette Pacilé, couturière, et de son mari Armand Louis Rouin, sculpteur sur bois.

Avant-guerre, il vit à Charenton-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) avec sa mère, devenue veuve, rue des Bordeaux, et est forgeron.

Effectuant son service militaire à partir d’octobre 1913, Rouin reste dans le 45e régiment d’artillerie au début de la première guerre mondiale. Il est nommé brigadier en mai 1916 puis blessé dix jours plus tard sur le front de l'Argonne au ravin des Courtes Chausses. Il subit une amputation de l’avant-bras droit, avec le gros orteil désarticulé. De ce fait, il est placé en retraite en juin 1917 avec une pension à 100%. Une citation à l’ordre de l’armée en mai 1916 signale qu’il était un « excellent brigadier qui a donné à maintes reprises des preuves de bravoure. A été grièvement blessé le 10 mai en servant une pièce de tranchée. »

Louis Rouin épouse à Champigny (Seine, act. Val-de-Marne) en janvier 1918 Lucie Cazal.

Après-guerre, devenu mécanicien, Louis Rouin et son épouse vivent à Maisons-Alfort (Seine, act. Val-de-Marne), chemin de Saint-Maur. Ils s’installent, dans le même département, dans la commune voisine de Joinville-le-Pont où il réside en 1921 dans le quartier de Polangis, avenue Marceau. Louis Rouin devient successivement agent commercial, puis chef de travaux puis représentant.

En 1922, il est condamné par la 12e chambre du tribunal correctionnel de la Seine à 50 francs d’amende pour coups et blessures volontaires.

Lors du scrutin municipal de mai 1929, Louis Rouin est candidat à Joinville sur la liste de concentration républicaine du maire sortant, Stephen Durande, qui rassemble essentiellement des personnalités conservatrices ou libérales. Devancée par la liste de cartel des gauches dès le premier tour, la liste de droite est battue au second tour, malgré le maintien des postulants communistes. Elle obtient cinq sièges sur 27. Georges Briolay, radical-socialiste, est élu maire. Rouin avait eu 905 voix sur 2 126 votants (42,6%) pour 2 969 inscrits. Il n’est pas élu.

Au cours des élections municipales joinvillaises suivantes, en mai 1935, Rouin est de nouveau sur la liste d’Union des républicains, dont les membres se revendiquent comme des « hommes d’ordre et d’action », « sans aucune préoccupation politique, n’ayant pour but que la bonne gestion communale ». Ils se féliciteront cependant que « Les Joinvillais, dans le seul but de barrer la route aux communistes, ont apporté leurs suffrages en masse à la liste d’ordre de l’Union républicaine. Ils ont montré leur réprobation pour la turbulence et de la démagogie. »

Devançant dès le premier tour les radicaux-socialistes du maire sortant, l’Union républicaine emporte au second tour 25 sièges face à ces derniers et à une union communiste et socialiste, qui a les deux derniers postes de conseillers municipaux.

Rouin recueille au premier tour 908 votes sur 2 856 suffrages exprimés, pour 2 923 votants (31,8%) et 3 433 inscrits. Il est élu au second tour avec 1 135 suffrages sur 2 899 exprimés (38,9%) avec 2 924 votants. Léon Lesestre (proche du Parti social français) devient maire.

Contre la majorité des élus de droite, Rouin s’oppose en juillet 1939 à la concession de la baignade municipale à un opérateur privé. Le même mois, il propose au conseil municipal de subventionner un monument à la gloire de l’infanterie française.

Alors que l’élection a été abandonnée, Louis Rouin est nommé conseiller municipal de Joinville par arrêté préfectoral du 20 février 1942. Après l’exclusion des élus communistes deux ans plus tôt, les autorités du régime de Vichy ont reconduit le bureau municipal et une partie des élus les plus conservateurs. En août 1944, le maire et ses adjoints seront arrêtés par le comité local de Libération qui prit possession de l’hôtel de ville.

Louis Charles Rouin meurt le 21 mars 1970 à Ferrières-en-Gâtinais (Loiret). Il était âgé de 77 ans et père de trois enfants. Il était décoré de la médaille militaire, de la Croix de guerre avec palmes et chevalier de la Légion d’honneur depuis mars 1939.

Le ravin des Courtes Chausses (Argonne)

 

Partager cet article
Repost0
6 janvier 2021 3 06 /01 /janvier /2021 00:01

Camille Antoine Nicolas Husson naît le 20 juillet 1869 à Thonnance-les-Moulins (Haute-Marne). Il est le fils d’Élise Marie Jeanne Donot et de son mari, Jean François Husson, employé d’octroi à Paris. Il voit le jour chez son grand-père maternel.

Devenu prêtre dans le diocèse de Paris, il est nommé vicaire de Saint-Charles-Borromée de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en janvier 1895. Il est probablement le premier à exercer cette fonction dans la paroisse, fondée en 1860, et dont le curé est alors l’abbé Alfred Roustan.

C’est l’abbé Husson qui célèbre la messe des obsèques des victimes de l'explosion de l’usine du Bi-Métal, à Joinville, en février 1895 devant une très importante population.

Il est nommé vicaire à Asnières (Seine, act. Hauts-de-Seine) en octobre 1895 puis, en novembre 1896 à Saint-Georges de la Villette (Paris, 19e arr.).

Enfin, en août 1902, il rejoint, toujours comme vicaire, l’église Saint-Pierre du Petit-Montrouge (Paris, 14e arr.).

Camille Husson meurt le 10 octobre 1903 à Paris (7e arr.). Il résidait alors rue d’Alésia à Paris (14e arr.) avec sa mère et était âgé de 34 ans.

L'église Saint-Charles à Joinville-le-Pont

 

Partager cet article
Repost0
4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 00:01

Paul Rousseau naît le 15 octobre 1880 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Louise Éléonore Delalonde et d’Henri Jean Ferdinand Rousseau. Sa mère est une personnalité mondaine et une écrivaine et dramaturge. Son père, professeur de science, docteur en médecine, devient chef de l’école du Parangon, à Joinville après la disparition de ses oncles et de son père, qui avaient fondé l’important établissement d’enseignement privé laïque de Joinville.

Ses parents transforment le Parangon en une école pratique d’enseignement colonial. Il vit dans le vaste parc de la propriété puis suit les cours de l’École des sciences-politiques (Sciences-Po, Paris) d’où il ressort probablement avec un doctorat en droit. En 1904, il est inscrit au barreau de Paris comme avocat à la cour d’appel. Il épouse en octobre 1904 à Paris (5e arr.) Alice Roiné, native des États-Unis, où vit son père, Jules Édouard Roiné, un statuaire et médailliste, lié à la famille Rousseau.

Paul Rousseau obtient, en mars 1905, une audience d’Émile Loubet, président de la République, pour évoquer la situation d’un de ses clients, Fontaine, condamné aux travaux forcés à perpétuité par la Cour d'assises de la Seine, le 21 décembre 1904. Il quitte la fonction de défenseur pour entrer dans la magistrature en juillet 1905. Il est d’abord attaché à Paris puis, en août 1906, juge suppléant rétribué à Segré (Maine-et-Loire).

En avril 1909, il intègre le parquet comme substitut du procureur à Neufchâtel (Seine-Inférieure, act. Neufchâtel-en-Bray, Seine-Maritime). Il exerce la même fonction à Valenciennes (Nord) en juillet 1912. Il représente le ministère public en 1912 lors du procès de Charles Delzant, secrétaire de la Fédération des verriers, qu’il accuse d'excitation au pillage et de provocation de militaires à la désobéissance. Il s’efforce de convaincre que le socialiste-révolutionnaire est un anarchiste. Plusieurs dirigeants de la CGT, comme Alphonse Merrheim et Benoît Broutchoux, assistent au procès. Devant l’absence de preuves, le tribunal correctionnel de Valenciennes se déclara incompétent et Delzant fut acquitté.

Dispensé de service militaire en 1900 à cause d’une défloration du tympan gauche, Paul Rousseau est affecté à des services auxiliaires dans la réserve. Lors de la première guerre mondiale, il est appelé et devait rejoindre une section de commis d’ouvriers à la direction des abattoirs. Il ne se présente pas et est déclaré « insoumis en temps de guerre » en décembre 1916. Cependant, il est rayé des contrôles de l’insoumission en janvier 1919, étant reconnu avoir été un civil vivant dans les régions envahies par l’armée allemande, qui l’a empêché de rejoindre son unité.

L’accusation d’insoumission n’aura pas de conséquence, puisqu’il est nommé en avril 1919 procureur de la République à Saint-Pol (Pas-de-Calais) puis, en mars 1920, à Hazebrouck (Nord). Il fait, en mars 1925, une proposition au Touring-club de France de « vulgarisation du code de la route ». Continuant sa carrière dans le Nord de la France, il rejoint le parquet de Valenciennes en juin 1925.

Mis à la disposition du ministre de la justice, Paul Rousseau revient à Joinville-le-Pont. en septembre 1926, le nouveau garde des Sceaux, Louis Barthou, le charge d’accélérer, l'examen des demandes de naturalisation. En octobre 1929, il devient juge d’instruction au tribunal de première instance de la Seine.

Après son divorce en novembre 1947, Paul Rousseau se remarie en février 1948 à Paris (10e arr.) avec Georgette Louise Augier.

Paul Rousseau meurt le 8 août 1954 à La Couture-Boussey (Eure). Il était âgé de 73 ans et avait été décoré, en février 1914, des Palmes académiques comme officier d’académie. Le procureur général Pierre Béteille, retrace sa carrière lors de la cérémonie de rentrée des cours et des tribunaux en septembre 1955.

Il ne faut pas le confondre avec d’autres magistrats ayant le même patronyme, notamment Louis Rousseau, juge d’instruction en même temps que lui à Paris puis procureur sous le régime de Vichy.

La cour de l'institution du Parangon à Joinville-le-Pont

 

Partager cet article
Repost0
2 janvier 2021 6 02 /01 /janvier /2021 00:01

Léon Lévine naît le 31 mai 1914 à Valenciennes (Nord). Il est le fils de Fénia Beiline et de son mari Isaac Lévine, des marchands forains immigrés en 1912 depuis Minsk (Russie, act. Biélorussie) et vivant rue des Maillets. À sa naissance, il a la nationalité russe.

Après la première guerre mondiale, la famille s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier de Palissy, avenue Galliéni.

Léon Lévine fait des études à l’école des sciences politiques et du droit de Paris (Sciences-Po). Ayant effectué une préparation militaire, il est admis en septembre 1936 dans un peloton d'élèves sous-officiers de réserve du train. Il est nommé maréchal-des-logis en avril 1939 dans le 126e escadron du train des équipages.

Pendant la deuxième guerre mondiale, alors qu’il est militaire et stationné à Neufchâteau (Vosges), il trouva un portemonnaie qui contenait une somme importante en billets de banque et le déposa au secrétariat de la mairie.

Au cours de l’occupation allemande, plusieurs membres de sa famille sont arrêtés du fait de leurs origines juives et déportés au camp de concentration d’Auschwitz (Allemagne, act. Pologne) où ils meurent en juillet et septembre 1942 : sa mère Fénia Beiline, sa sœur Élise, épouse Kac, son neveu Paul Kac et sa belle-sœur, Renée Lipkin, épouse de son frère Alexandre. Ce dernier et leur beau-frère Marc Kac ont participé activement à la Résistance.

Après le conflit, Léon Lévine devient avocat à la cour d’appel de Paris. Il épouse en janvier 1949 à Helsingborg (Suède) Kate Britt Ekman.

Selon l’historien Jean Bossu, Léon Lévine, comme son frère Alexandre, est membre de la loge Europe unie (n° 64) de l’orient de Paris et de la Grande Loge Nationale Française en novembre 1961.

Léon Lévine meurt le 19 novembre 1996 à Paris 6e arrondissement. Il était âgé de 82 ans avait eu au moins trois enfants.

Valenciennes

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Polmorésie, blog d’histoire
  • : Histoire politique, économique, culturelle et sociale au travers des acteurs qui ont se sont engagés dans la vie publique.
  • Contact

Recherche

Liens