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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 01:01

Fils du vigneron Jean Cosson et de son épouse Marguerite, Alexandre Cosson naît à Mer (Loir-et-Cher) le 15 juillet 1831.

Cosson travaille comme tailleur de pierre et s’installe dans le 7e arrondissement de Paris avant 1860. Il devient ensuite appareilleur et contribue notamment à l’extension de la gare Saint-Lazare à Paris en 1867. Il obtient en 1897 la Médaille d’honneur des ouvriers et employés.

En 1891, Alexandre Cosson s’est installé à Joinville-le-Pont où il se présente comme rentier. Il réside d’abord rue du Canal puis rue de Paris.

Il est élu conseiller municipal en 1896 sur la liste d’Eugène Voisin (radical-socialiste), qui n’a pas d’opposition. Il est réélu dès le 1er tour sur la liste radicale-socialiste d’Eugène Voisin en 1900 avec 637 voix pour 1 096 inscrits ; il obtient le 7e meilleur résultat de la liste, qui gagne les 23 sièges en jeu. En 1904, Cosson, toujours colistier radical-socialiste d’Eugène Voisin, fait partie des 15 conseillers sur 23 élus dès le 1er tour, en 8e position ; sa liste a 22 élus, contre un à une liste de droite. En 1908, Cosson est un des six membres élus dès le 1er tour de la liste radicale-socialiste d’Eugène Voisin ; il a recueilli 669 voix pour 1 613 inscrits, le 5e meilleur score ; la majorité sortante remporte 21 sièges sur 23.

Pendant son mandat de 16 ans (1896-1912), Cosson se consacre notamment aux œuvres scolaires et post-scolaires. À ce titre, il sera décoré des palmes académiques, étant fait officier d’académie en 1907.

Pendant la crise que rencontrent les radicaux joinvillais, à partir de 1906, Cosson se range derrière Eugène Voisin, avec la majorité des sortants qui seront battus en 1912 ; il est membre du comité radical-socialiste communal présidé par Georges Émile Briolay. Cosson est signalé comme malade en février 1911.

Marié avec Louise Céline Thibault, il en a deux filles ; après le décès de celle-ci en décembre 1862, il épouse à Paris en janvier 1865 Étiennette Mourel-Maillard, grainetière, originaire de Villers-Farlay (Jura). Sa femme est active dans la section de Joinville de la société de l’allaitement maternel et des refuges-ouvroirs entre 1909 et 1912 ; elle est distinguée par la société de l’encouragement au bien en 1911.

Alexandre Cosson décède à Joinville le 15 mars 1916, il est alors âgé de 84 ans,

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 01:01

Firmin Victor Cadot (1816-av. 1890), tonnelier puis marchand de vins en gros, conseiller municipal de Joinville-le-Pont (1858-1870).

Firmin Victor Cadot, naît le 9 janvier 1816 à Champvallon (Yonne). Il est le fils d’un tonnelier Edme Gilles Cabot, et de son épouse Anne Catherine Bernier.

Il exercera d’abord le même métier que son père avant de devenir marchand de vins en gros. Il s’installe à Joinville-le-Pont où il épouse, en 1843, Mélanie Marguerite Grancher, 25 ans, femme de chambre à Paris, fille d’un cultivateur d’Eurville (Haute-Marne). Ils auront quatre enfants, dont deux meurent en bas âge.

En 1858, Firmin Victor Cadot entre au conseiller municipal en même temps qu’Auguste Courtin, qui devient maire de la commune après le décès de son père adoptif, Charles Pierre Chapsal. Cadot est reconduit dans cette fonction en 1865, toujours avec Courtin comme maire. Il ne siège plus au conseil municipal après l’avènement de la troisième République.

Firmin Victor Cadot est signalé comme décédé au mariage de son fils en 1890. En 1875, il avait effectué un don ou un legs à la fabrique de la paroisse de Champvallon, sa commune de naissance.

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 01:01

François Ignace Gloess naît le 6 juin 1850 à Kientzheim (Haut-Rhin). Il est le fils d’un receveur buraliste des contributions indirectes et débitant de tabac, Joseph Gloess, et de son épouse, Anne Marie Spery.

Après que l’Alsace soit devenue allemande, Gloess opte pour la nationalité française. Il crée une usine de cartonnage en août 1891 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), rue de Paris, à la limite de la commune de Saint-Maur-des-Fossés et attenante au parc du Parangon. La Papeterie Gloess, qui est aussi une imprimerie, subit un incendie dans la nuit du 5 au 6 janvier 1911, qui provoque des dégâts considérables.

Adhérent de la Chambre syndicale du papier depuis 1902, Gloess devient membre du conseil syndical en 1911 et est réélu pour trois ans en 1913.

Gloess est candidat lors élections municipales de mai 1904 sur une liste nationaliste et conservatrice, opposée à la municipalité radicale-socialiste sortante et à quelques candidats socialistes (Lebègue, Lacroix). Sa liste obtiendra un élu sur 23 (Moulinet), les radicaux-socialistes d’Eugène Voisin remportant les 22 autres. Gloess recueille  325 voix pour 1119 votants sur 1363 inscrits, soit 29,0% ; il est le 15e des 23 impétrants de sa liste, et le 38e des 53 candidats.

Peut-être est-ce lui le Gloess qui participe, en 1911 au Comité républicain, une des organisations membre de la Fédération du parti radical-socialiste pour la 2e circonscription de l’arrondissement de Sceaux (Seine). Le comité est basé à Saint-Maur.

En décembre 1919, Gloess est élu conseiller municipal sur la liste d’Henri Vel-Durand, qui rassemble des radicaux dissidents, des radicaux-socialistes et des socialistes indépendants. Elle remporte les 23 sièges à pourvoir, face à un groupement libéral (Beauvais) et au parti socialiste SFIO (Laruelle).

François Ignace Gloess, après le décès de sa première épouse Anne Marie Kugel en octobre 1916, se remarie en janvier 1923 à Paris avec Élise Marie Cécile Maury.

Il meurt à Paris le 8 janvier 1927, à l’âge de 76 ans.

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 01:01

Hippolyte Alexandre Lesage naît le 20 février 1823 à Paris (ancien 8e arr., actuel 11e arr.). Son père est tourneur en cuivre et – comme certains de ses frères – il exercera la même profession, notamment pour la fabrication de roulettes, avant de devenir rentier.

Il épouse en 1852 la fille d’un cultivateur de Joinville, Marie Adélaïde Rousseau, dont la famille développera ensuite une école privée (Le Parangon) et donnera plusieurs élus, dont un maire (Ferdinand Rousseau). Une fille naît de ce premier mariage. Après la mort de sa première épouse en 1877, Hippolyte Lesage partagera la vie d’une femme beaucoup plus jeune que lui, Marie Amélie Delage, qui lui donne un premier fils en 1884, avant qu’il ne l’épouse en 1888. Lors de son second mariage, il avait 65 ans et sa femme seulement 27. Lors de la naissance de son quatrième enfant en 1899, il a 74 ans.

Lié à Joinville depuis son premier mariage, Hippolyte Lesage réside cependant au moins l’hiver à Paris jusque la fin des années 1880.

Il est élu conseiller municipal de Joinville en 1881, aux côtés de Gabriel Pinson, républicain. Il intègre en 1882 la commission municipale scolaire chargée de mettre en œuvre l’instruction obligatoire. Il est réélu en 1884 mais démissionne en cours de mandat. Il s’installe à Nanteuil-sur-Marne (Seine-et-Marne) en 1889.

Revenu à Joinville en 1890, il s’intéresse de nouveau à la vie publique puisqu’il est assesseur, en octobre 1891, de la première réunion organisée dans la ville pour que les élus rendent compte de leur mandat ; elle est présidée par le député radical-socialiste Jules Ferdinand Baulard.

En mai 1892, il redevient conseiller municipal sur la liste du maire radical-socialiste Eugène Voisin. Il est élu dès le premier tour avec 397 voix sur 639 suffrages exprimés (62%). Ses colistiers remportent 22 des 23 sièges à pourvoir, face à une liste libérale qui n’a qu’un élu. Lesage devient membre d’un nombre important de commissions : bibliothèque, chemins, travaux et éclairage, finances, chauffage, octroi.

Peut-être est-ce lui le Lesage qui participe, en 1895, avec de nombreux citoyens de la commune, à une souscription « Pour les affamés de Carmaux » en faveur des grévistes des verreries, lancée notamment par une militante coopératrice Victoria Vaudémont et un radical-socialiste, Pierre Jules Tireau.

En mai 1896, Hippolyte Lesage est réélu sur la liste d’Eugène Voisin, qui n’a pas d’opposition. Il est à nouveau renvoyé au conseil municipal en mai 1900, toujours sur la liste du maire.

Hippolyte Lesage meurt à Joinville le 10 août 1900, à l’âge de 76 ans. Lors de ses funérailles civiles, Eugène Voisin, maire de Joinville avec lequel il a siégé quinze ans dans l’assemblée communale, soulignera qu’il était un républicain et un libre-penseur.

Il avait été décoré des palmes académiques en tant qu’officier d’académie en 1899. Son fils Léon jouera également un rôle associatif et politique significatif après-guerre à Joinville.

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 01:01

Célestin Louis Lebrasseur naît à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où il résidera toute sa vie, le 26 juillet 1858. Il est le fils de Louise Eugénie Richard et de son époux Pierre Théodore Lebrasseur, tailleur de limes.

Ajusteur de précision à la direction d'artillerie de la Cartoucherie de Vincennes, il y entre en 1880. En juillet 1899, Lebrasseur fonde et préside une société de secours mutuels, la Caisse de secours pour les malades des ateliers de la cartoucherie de Vincennes ; elle prend la succession d’une précédente mutuelle, dont Lebrasseur était administrateur depuis 1885. Titulaire d’une médaille d’honneur de bronze du ministère de la Guerre, Lebrasseur est décoré en 1912 de la médaille d’or de la mutualité.

Marié en mai 1884 à Joinville avec Louise Eugénie Biarne, il va quitter le domicile de ses parents 18, rue du Pont pour s’installer sur l’île Fanac, où il vivra notamment l’inondation de 1910. Son épouse y exploite un restaurant.

Lors des élections municipales de décembre 1919 Lebrasseur est élu sur la liste d’union républicaine et sociale, conduite par Henri Vel-Durand, radical dissident, qui rassemble des républicains, des radicaux-socialistes officiels et des socialistes indépendants. Il recueille, au second tour, 947 suffrages sur 1 518 exprimés, soit 62%, pour 2 491 inscrits, face à une liste socialiste SFIO.

Lors de la constitution de la section de Joinville de la Ligue de la République, en décembre 1923, Lebrasseur est désigné comme président de séance. La Ligue cherche à unifier la gauche non communiste et rassemble notamment des radicaux-socialistes (Émile Briolay), des socialistes indépendants (Henri Graillat, René Caperon) et des socialistes SFIO (Léon Berthet). La section décide d’apporter son appui aux candidats de gauche qui accepteront son programme minimum. Cependant, Lebrasseur se séparera des autres associés, qui pour la plupart vont soutenir une liste du cartel des gauches, conduite par Briolay. Lebrasseur reste fidèle au maire sortant Vel-Durand ; il est candidat en huitième position sur la liste Union républicaine pour la défense des intérêts communaux en mai 1925 et est réélu, la liste obtenant 1080 voix en moyenne, soit 47,5% des suffrages exprimés au premier tour et emportant tous les sièges au second tour face aux communistes et au cartel des gauches.

Lors d’un concours agricole en septembre 1926, Lebrasseur obtient un prix pour son chien de chasse, un bleu d’Auvergne. Peu après le décès de sa première femme, il se remarie en juillet 1927 avec Pauline Eugénie Maréchal, toujours à Joinville. Ils vivent alors de nouveau sur la rive droite de la Marne, rue de Paris.

Célestin Louis Lebrasseur meurt à Joinville le 20 juillet 1928, pendant son mandat municipal. Il était âgé de 69 ans et avait eu une fille de son premier mariage.

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 01:01

Claude Alexandre Paillas naît le 18 mars 1845 dans le village de La Grave (Hautes-Alpes) ; il est le fils Jean Baptiste Paillas et de son épouse Catherine Juge.

En 1867, il entre dans les services des impôts, où il travaille pendant 32 ans comme receveur des finances, principalement en Seine-et-Oise (Gonesse, act. Val-d’Oise et Le Perreux, act. Val-de-Marne). En mai 1876 il épouse à Roissy-en-France (Seine-et-Oise, act. Val-d’Oise), Gabrielle Clémentine Caroline Boisseau, née en 1857.

Retraité en 1899, il démarre une activité en tant qu’agent de location de logements à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne).

Paillas est candidat aux élections municipales de mai 1904 à Joinville sur la liste conduite par le maire sortant, Eugène Voisin, qui est soutenue par le comité radical-socialiste. Elle est opposée à une liste que ce comité qualifie de réactionnaire, nationalise et cléricale emmenée par quatre conseillers sortants (Dalbavie, Raoult, Provin et Moulinet) ainsi qu’à une liste socialiste incomplète, investie par le Parti socialiste de France - Unité socialiste révolutionnaire (Lebègue, Lacroix). Les radicaux-socialistes emportent tous les sièges ; Paillas, arrivé 21e sur les 23 candidats de sa liste, recueille 494 suffrages soit 44,1% des 1119 votants pour 1363 inscrits. Il est élu au second tour.

Paillas sollicite le renouvellement de son mandat en mai 1908, toujours sur la liste conduite par Eugène Voisin, avec l’appui du comité radical-socialiste (présidé par Albert Gallas). Au second tour, il obtient 436 voix sur 1188 suffrages exprimés ; il est, avec l’adjoint Jullien,  un des deux battus de la municipalité sortante qui remporte 21 des 23 sièges. Les autres élus sont un candidat de la liste dite socialiste évolutionniste qui rassemble des personnes réputées libérales et d’anciens socialistes (Provin) et un indépendant (Dr Gripon) ; la liste incomplète socialiste SFIO ne remporte pas de siège.

Après son échec, Paillas va cependant continuer à avoir une activité au sein du parti radical-socialiste. Il prononce par exemple un discours lors du banquet offert à l’autre battu, Honoré Jullien, par les élus de la majorité et le comité radical-socialiste en juin 1908. Il fait un procès à l’un de ses opposants, Leteuil, leader du groupe socialiste évolutionniste.

Dans le domaine culturel, Paillas est président de la Fanfare municipale en 1909.

Il quitte le quartier du centre pour s’installer sur la rive gauche, avenue Oudinot, dans le quartier de Polangis. En 1915, il y corrige des jeunes qui saccageaient les fleurs d’un voisin.

Dans le journal radical local, Voix des communes, il proteste en 1916 contre l’état de la rue du Port, pourtant nécessaire selon lui pour l’approvisionnement du camp militaire de Saint-Maur.

Son fils, Alexandre Félix Paillas, sergent du génie dans la division algérienne, est blessé en juin 1915 et cité à l’ordre de la division à deux reprises en 1915 et 1916. Architecte à Joinville, il y exploite également une fabrique de pierres factices ; il est décoré de la croix de guerre et des palmes académiques.

Veuf depuis 1898, Claude Alexandre Paillas décède le 17 avril 1918 à Joinville. Il était âgé de 73 ans.

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 01:01

Antoine Roche naît le 1823 à Urzy (Nièvre). Il est le fils d’ouvriers, François Roche et Anne Page. Lui-même devient apprenti-forgeron à 11 ans. il acquerra une certaine aisance puis deviendra chauffeur de machines mécaniques.

Installé dans les Côtes-du-Nord à Plémet (act. Les Moulins, Côtes-d’Armor), il épouse Marie Rosalie Florentine Cuq et aura quatre enfants.

Il arrive à Joinville-le-Pont avant 1876, où il s’établit comme marchand de vins, résidant rue du Viaduc, dans le quartier populaire du Canal.

En 1881, il est élu conseiller municipal de la commune. Le maire est Gabriel Pinson, républicain. En septembre 1882, il est nommé membre de la commission municipale scolaire, alors que lesdites commissions viennent d’être instituées par la loi du 28 mars 1882, relative à l'obligation de l'instruction primaire, instaurée l’année précédente, pour surveiller et encourager la fréquentation des écoles.

Son décès le 28 janvier 1886 à Joinville à 62 ans, après une longue maladie, est salué par Eugin Thime, bottier et animateur du groupe local de la libre-pensée. Au cimetière, une collecte est faite au profit de la caisse des écoles municipale.

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 01:01

Suite de la biographie de Pierre Vallat.

Lors des élections municipales de mai 1904, Pierre Vallat figure sur la liste du maire sortant, Eugène Voisin, qui est soutenue par les radicaux-socialistes. Elle s’oppose à une liste, dirigée par quatre élus sortants (Dalbavie, Raoult, Provin et Moulinet) que les radicaux qualifient de nationaliste et cléricale et à une liste conduite par Henri Lacroix et Émile Lebègue membres du Parti socialiste de France - Unité socialiste révolutionnaire (PSdF-USR). La liste radicale, avec en moyenne 50,2% des suffrages exprimés obtient 15 sièges dès le premier tour et 7 au second, en concédant un à l’opposition de droite qui avait recueilli 31,9% ; les socialistes, avec 14,9%, n’ont pas d’élus. Vallat avait totalisé 420 votes sur 1 119 votants pour 1 363 inscrits, soit 37,5%.

Lors du scrutin suivant, Vallat, ne se représente pas. Par contre, son concurrent pour le poste de médecin des écoles, Gripon, se porte candidat en tant qu’indépendant et sera élu. Toujours adhérent du comité républicain radical-socialiste, il préside en février 1911 une réunion de compte-rendu de mandat du conseil municipal, particulièrement agitée puisqu’elle se situe dans un moment où une part importante du conseil municipal a démissionné et conteste la gestion municipale.

Toujours au sein du comité radical, Vallat plaide en avril 1911 en faveur de la Société de l’allaitement maternel. Il prend en 1912 la présidence de la mutualité scolaire après la démission de J. Breton, en conflit avec le nouveau maire, Ernest Mermet.

Au cours de la première guerre mondiale, Vallat, comme deux autres docteurs de la commune, est dans une ambulance sur le front comme aide-major dans le 38e régiment d’infanterie territorial. Son ordonnance, un militant socialiste joinvillais, Antoine Duranthon, publie dans la presse locale deux chansons qui lui sont dédiées, la première intitulée « Ah, quel fourbi ! » Il est cité à l’ordre du régiment en juin 1915. Promu en février 1917, il est blessé au début 1918, il est cité à l’ordre de la division et décoré de la croix de guerre.

Après-guerre, Vallat devient, avec son collègue le docteur Giroux, médecin conseil des réformés et mutilés au moment de la constitution de la section de Joinville-le-Pont en janvier 1919.

Le Dr Vallat continue de suivre la situation des écoles, s’adressant au conseil municipal en avril 1923 pour demander la réfection des cours d’école, proposant leur bitumage. Il s’émeut, en août 1925 lors de l’assemblée générale de la Caisse des écoles communale que des élus ne paient pas leur cotisation. Il est également en 1926 le médecin du bureau de bienfaisance. La même année, il participe au conseil d'administration du comité de Saint-Maur, Joinville, Créteil de la Société française de secours aux blessés militaires (Croix-Rouge).

Si Vallat continue d’exercer de nombreuses activités publiques à Joinville jusqu’en 1932, notamment dans le domaine scolaire, il s’installe à Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne) où il réside et exerce en 1928.

C’est dans cette ville qu’il se marie en mars 1932 avec Lucienne Marie Louise Valez ; il a alors 59 ans.

Pierre Vallat meurt le 27 février 1960 à Moret-sur-Loing (Seine-et-Marne). Outre la croix de guerre, il était décoré des palmes académiques comme officier de l’instruction publique et de la médaille de bronze de l’Assistance publique.

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 01:01

Pierre Armand Raphael Charles Vallat naît le 25 juillet 1872 à Montagnac (Hérault). Il est le fils d’Édith Aubrespy et de son époux, Louis Théobald Vallat. Le père, médecin, s’installe à Vincennes à la fin des années 1870 ; il deviendra inspecteur général de l'enseignement technique.

Pierre Vallat va également faire des études médicales et devient docteur à Paris en décembre 1897. Il s’installe immédiatement à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) avec un cabinet en centre-ville, rue de Paris. Outre son activité de médecin de quartier, Vallat intervient dans l'organisation d’évènements sportifs, comme la traversée de Paris à la nage à partir de 1906. Il est également, dès 1899, le médecin des enfants soutenus par la Société de l’allaitement maternel, importante association humanitaire laïque à Joinville.

Lors de rencontres corporatives, Vallat défend des positions en faveur de la médecine libérale. Il présente ainsi en avril 1907 au cours de l’assemblée générale des médecins de France sur le libre choix du malade dans les industries. Il fait adopter par le congrès des praticiens trois résolutions : que le libre choix du médecin soit inscrit dans les cahiers des charges imposés aux grandes compagnies, par l’État, les départements et les communes ; qu’il soit consacré par une loi ; que le service médical des grandes compagnies n’ait plus qu’un rôle de contrôle administratif.

Dans le canton de Charenton, voisin de celui de Saint-Maur dont dépend Joinville, un comité de défense contre la hausse des tarifs des médecins tient une réunion en septembre 1907 ; c’est Vallat qui est délégué par ses confrères pour défendre leur position, face à 1 500 participants selon la presse parisienne.

En décembre 1907, Vallat est nommé médecin inspecteur des écoles de la 2e circonscription du canton de Saint-Maur-des-Fossés. Cette nomination provoque une crise locale : en effet, la délégation cantonale avait émis un avis en faveur d’un autre docteur joinvillais, Jean Baptiste Gripon, par 9 voix contre 6 à Vallat. Cependant, le préfet, contrairement à l’usage habituel, avait refusé de nommer Gripon et lui avait préféré Vallat Le premier, qui s’estime « dévalisé » fait appel à des tiers, qui établissent que Vallat n’était pas à l’origine des insinuations malveillantes qui auraient motivé l’enquête préfectorale ayant conduit à la mise à l’écart de Gripon. Cependant, une partie de l’opinion y compris des amis politiques de Vallat estiment que, vaincu après le vote de la délégation cantonale, il aurait dû se retirer.

En effet, Vallat s’en engagé dans une action politique. En janvier 1899, il signe l’appel à l’Union lancé par Henri Poincaré, demandant par avance le respect de la décision de la cour de cassation, attendu alors dans l’affaire Dreyfus, avant que la grâce présidentielle n’interrompe le processus judiciaire. Vallat est membre du Comité républicain radical-socialiste de Joinville qui, après avoir soutenu la candidature d’Adolphe Maujan aux élections législatives, décide de devenir une structure permanente ; il est l’un des huit délégués de cette nouvelle organisation politique.

(à suivre)

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 01:01

Jean Pierre Guyard (également orthographié Guiard) naît le 1er octobre 1778 dans le village du Pont de Saint-Maur, qui est alors rattaché à la paroisse Saint-Nicolas (future commune de Saint-Maur-des-Fossés). Il est le fils de Marie Denise Rousseau et de Jean Guyard.

Le 29 ventôse an 9 (20 mars 1801), Guyard épouse Jeanne Françoise Moignard dans le lieu, devenu La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur. Ils auront trois garçons. Jean Pierre Guyard exerce la profession de cultivateur. En 1828, il exerce en outre une activité de carrier.

Sous la Restauration, Guyard est nommé conseiller municipal en février 1827 en remplacement de Jean Victor Bainville, démissionnaire. Le maire est alors Claude-Pierre Jacmart. Il est reconduit dans cette fonction en septembre 1828. Il exerce donc son mandat jusqu’en 1834, après le changement de nom de la commune qui devient Joinville-le-Pont en 1831. Laurent Nicolas Pinson avait remplacé Jacmart comme maire en 1830.

Toujours cultivateur et résidant à Joinville avec son épouse et son plus jeune fils en 1841, Guyard s’installera ensuite dans la commune voisine de Saint-Maurice, où vivent alors l’aîné et le cadet de ses enfants.

Jean Pierre Guyard meurt à Saint-Maurice le 17 avril 1863 ; il était veuf et âgé de 84 ans.

Vue de Joinville 1864

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