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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 01:01

Firmin Victor Cadot (1816-av. 1890), tonnelier puis marchand de vins en gros, conseiller municipal de Joinville-le-Pont (1858-1870).

Firmin Victor Cadot, naît le 9 janvier 1816 à Champvallon (Yonne). Il est le fils d’un tonnelier Edme Gilles Cabot, et de son épouse Anne Catherine Bernier.

Il exercera d’abord le même métier que son père avant de devenir marchand de vins en gros. Il s’installe à Joinville-le-Pont où il épouse, en 1843, Mélanie Marguerite Grancher, 25 ans, femme de chambre à Paris, fille d’un cultivateur d’Eurville (Haute-Marne). Ils auront quatre enfants, dont deux meurent en bas âge.

En 1858, Firmin Victor Cadot entre au conseiller municipal en même temps qu’Auguste Courtin, qui devient maire de la commune après le décès de son père adoptif, Charles Pierre Chapsal. Cadot est reconduit dans cette fonction en 1865, toujours avec Courtin comme maire. Il ne siège plus au conseil municipal après l’avènement de la troisième République.

Firmin Victor Cadot est signalé comme décédé au mariage de son fils en 1890. En 1875, il avait effectué un don ou un legs à la fabrique de la paroisse de Champvallon, sa commune de naissance.

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 01:01

Antoine Roche naît le 1823 à Urzy (Nièvre). Il est le fils d’ouvriers, François Roche et Anne Page. Lui-même devient apprenti-forgeron à 11 ans. il acquerra une certaine aisance puis deviendra chauffeur de machines mécaniques.

Installé dans les Côtes-du-Nord à Plémet (act. Les Moulins, Côtes-d’Armor), il épouse Marie Rosalie Florentine Cuq et aura quatre enfants.

Il arrive à Joinville-le-Pont avant 1876, où il s’établit comme marchand de vins, résidant rue du Viaduc, dans le quartier populaire du Canal.

En 1881, il est élu conseiller municipal de la commune. Le maire est Gabriel Pinson, républicain. En septembre 1882, il est nommé membre de la commission municipale scolaire, alors que lesdites commissions viennent d’être instituées par la loi du 28 mars 1882, relative à l'obligation de l'instruction primaire, instaurée l’année précédente, pour surveiller et encourager la fréquentation des écoles.

Son décès le 28 janvier 1886 à Joinville à 62 ans, après une longue maladie, est salué par Eugin Thime, bottier et animateur du groupe local de la libre-pensée. Au cimetière, une collecte est faite au profit de la caisse des écoles municipale.

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 01:01

Chéri Édouard Alexandre Arnaud naît le 11 août 1875 à Paris. Il est d’abord sellier à Paris, reprenant l’activité de son père, Jean Chéri Arnaud ; il se présente ultérieurement comme négociant et enfin comme industriel. Marié avec Charlotte Louise, Chéri Arnaud a un fils, Charles Édouard, mort à 17 mois en 1912 et une fille, Angèle.

Installé à Joinville-le-Pont au début du vingtième siècle, dans le quartier de Polangis (avenues Jamin puis. du Château), Arnaud s’engage en mai 1908 sur la liste conduite par le maire sortant, Eugène Voisin, et soutenue par le comité radical-socialiste. Il est élu au second tour de scrutin avec 574 voix pour 1188 suffrages exprimés (48%) sur 1363 inscrits. La liste radicale a 22 élus sur 23 face à une liste de droite (Moulinet, Provin, Dalbavie) qui emporte un siège et une liste socialiste (Lebègue, Lacroix).

Cependant, dès 1909, Arnaud se montre critique vis-à-vis de la majorité radicale, et notamment de son animateur, Louis Rey. Ce dernier estime dans l’hebdomadaire radical Voix des communes (1911/12/08) que « Arnaud était un genre de m’as-tu-vu qui acceptait d’être conseiller municipal comme il aurait accepté d’être tambour-major de la Garde nationale, pourvu qu’il fût bien en évidence. »

Chéri Arnaud est président d’une société lyrique joinvillaise, La Pensée, en 1908. Il est également à la tête d’une structure de prévoyance, l’Assurance fraternelle en 1910. En 1913, il devient président de l’association humanitaire Union fraternelle des communes de Saint-Maur, Joinville et Saint-Maurice (ancienne société Saint-Nicolas). Lors des inondations historiques de la Marne en janvier 1910, Arnaud est très actif dans l’organisation des secours ; son quartier de Polangis est très largement submergé.

À l’occasion d’une crise déclenchée en 1911 suite à un incident dans une école, dénoncé par Rey, Arnaud rejoint Henri Vel-Durand, Beauvais, Poitevin, Watrinet et Mermet pour s’opposer frontalement au maire et à la majorité des radicaux-socialistes. Il plaide pour le remplacement du maire, qu’il estime trop âgé (il a alors 76 ans et se retirera l’année suivante). Arnaud donne se retire du comité radical-socialiste en février 1911. Avec six collègues, il démissionne du conseil municipal en mars 1911 ; il est réélu en avril avec le soutien des radicaux dissidents, de la droite locale et des socialistes SFIO.

Lors du scrutin municipal général de mai 1912, Arnaud figure sur la liste de Mermet, chef de file des radicaux dissidents, qui fusionne au second tour avec les libéraux et les socialistes SFIO pour emporter les 23 sièges face aux radicaux-socialistes.

Pendant la première guerre mondiale, Arnaud, qui a 39 ans, est mobilisé, d’abord au ministère de la guerre puis, en 1915, dans un régiment du génie.

Lors du scrutin municipal de novembre 1919, il figure sur la liste d’union républicaine et sociale, qui regroupe des radicaux dissidents, dont le futur maire Henri Vel-Durand, adjoint sortant, des radicaux-socialistes et des socialistes indépendants. Elle s’oppose à une liste libérale ainsi qu’à une autre soutenue par la SFIO et remporte la totalité des sièges.

Au cours des élections suivantes, en mai 1925, Arnaud est candidat en septième position sur la liste d’Union républicaine pour la défense des intérêts communaux, qui regroupe les anciens radicaux dissidents et les conservateurs ou libéraux. Elle obtient au premier tout 1080 voix en moyenne pour 2275 suffrages exprimés, soit 47,5% ; il y avait 2761 inscrits. Face à elle, le cartel des gauches coalisait les radicaux-socialistes, la SFIO et des socialistes indépendants et recueille 648 voix, soit 28,4% ; la liste du Bloc ouvrier et paysan se classait troisième avec 480 votes (21,1%). Au second tour, Arnaud et tous ses colistiers sont élus. Vel-Durand, reconduit au poste de maire, décède en cours de mandat. Lors des élections partielles organisées en septembre 1928 pour le remplacer, c’est une liste du cartel des gauches qui remporte les trois sièges vacants (le radical-socialiste Briolay, le socialiste indépendant Scornet et le socialiste SFIO Roger) face à celle des vainqueurs de 1925 et à une liste communiste – dont les votes seront partiellement invalidés, car elle comprenait une candidate, ce qui était alors interdit. Stephen Durande, candidat de la majorité de 1925, est cependant élu maire.

Lors des élections générales qui suivent, en mai 1929, Arnaud sollicite le renouvellement de son mandat en se présentant sur la liste de concentration républicaine, dirigée par Stephen Durande. Dans une même configuration que celle de 1925, la liste de droite est distancée au premier tour avec une moyenne de 825 voix alors que le cartel des gauches en a 910 et les communistes 391. Malgré le maintien des candidats Pcf, la gauche socialiste et radicale accentue son score au second tour, avec une moyenne de 1025 suffrages, 929 pour la municipalité sortante et 278 pour les communistes. Si la liste de concentration républicaine garde cinq sièges, Arnaud et Stephen Durande sont battus ; avec 22 sièges, Georges Briolay, l’héritier d’Eugène Voisin, défait en 1912, prend sa revanche et devient maire.

Arnaud était titulaire de plusieurs décorations : médaille de bronze pour actes de dévouement pendant les inondations de la Marne en 1910, médaille d'argent toujours pour actes de dévouement en 1925 ; mention honorable de la mutualité en 1913 ; chevalier du Mérite agricole en 1911 et officier en 1926.

Chéri Édouard Alexandre Arnaud meurt le 25 février 1931 à Joinville. Il avait 55 ans.

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 00:01

Charles Constant Baudon naît le 1er décembre 1817 à Orléans, Loiret. Il est le fils naturel de Marie Magdeleine Baudon.

Caporal au 7e Régiment d’infanterie légère à Rocroi, Ardennes, il prend un congé illimité pour épouser en octobre 1843 Adélaïde Hermance Point, repasseuse. Ils auront au moins un enfant. Il se lance dans les affaires, et exerce son activité entre sa ville natale d’Orléans (1865) et le département de la Seine (Pantin, 1864 ; Créteil, 1876 ; Joinville-le-Pont, 1888).

Veuf en 1858, Charles Baudon épouse en juillet 1865 à Orléans Jeanne Renée Perrine Quentin.

Vivant en 1876 à Créteil, il est installé en 1888 à Joinville-le-Pont mais n’y réside peut-être pas. Il s’y engage en politique auprès des radicaux-socialistes. En mai de cette année, il rejoint la liste du comité électoral républicain radical-socialiste pour les élections municipales conduite par Alphonse Demeestère, conseiller sortant, avec Henri Diot, également sortant. Elle comprend également quelques socialistes-révolutionnaires, comme Charton et Boguet. Le programme de la liste, sans doute la première à afficher un engagement politique dans la commune, est présenté dans une réunion publique le 2 mai où près de 300 électeurs sont présents selon la presse locale.

Les candidats de gauche s’opposent à la liste du maire sortant, Gabriel Pinson, républicain de tendance plus conservatrice. La liste radical-socialiste obtiendra trois élus au second tour (Diot, Demeestère et l’ancien conseiller municipal Zéphirin Vaudey) tandis que la majorité reconduite emporte les dix-huit autres sièges.

Présent en 10e position sur la liste du premier tour, Baudon obtient moins de 190 voix tandis que les candidats de la liste Pinson recueillent en moyenne 302 suffrages.

En janvier 1889, Baudon est signataire d’un appel lancé par l’Union des républicains du canton de Charenton à voter pour le candidat radical Jacques contre le général Boulanger, populiste, lors d’une élection législative partielle.

Lors des échéances électorales suivantes, Baudon est un des piliers des réunions publiques. Il intervient par exemple en avril 1890 dans une rencontre contradictoire des candidats Laffont (radical-socialiste) et Rénier (parti ouvrier). Il préside en octobre 1895 à Joinville la séance de compte-rendu de mandat du député radical-socialiste Jules-Ferdinand Baulard. L’année suivante, il est de nouveau assesseur lors des réunions de compte-rendu de mandat des élus municipaux radicaux en mai, puis du député encore en octobre. Il est à l‘origine d’un ordre du jour de soutien à Baulard.

Ce sera sa dernière intervention publique connue à 78 ans. la date et le lieu de son décès ne sont pas connus.

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 00:01

Pierre Victor Bainville naît le 2 frimaire an 5 (22 novembre 1796) à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur. Il est le fils de Jean Victor Bainville, artisan du bâtiment, et de Marie Jeanne Lheureux, fille et nièce de deux des premiers maires du village.

Il exerce le commerce de bois en gros, activité majeure sur les bords de Marne qui reçoivent du bois flotté venant des plateaux en amont. Cette activité lui procure une certaine aisance puisqu’il sera, en 1848, le troisième contribuable le plus imposé.

Il épouse Edmée Adèle Charlotte Legry, avec laquelle il aura quatre enfants, dont deux mourront en bas âge.

Comme son père, Pierre Victor Bainville siège au conseil municipal où il est élu, sans doute en 1838, à l’occasion d’un scrutin partiel ; il est seul candidat et obtient 43 voix pour autant de votants sur les 65 électeurs censitaires. En 1837, il n’avait pas été élu dans un autre scrutin.

En 1840, il est réélu pour six ans et arrive en tête des candidats, avec 34 suffrages pour 43 participants et 64 inscrits. Il devance notamment l’homme de lettres et futur maire, Charles-Pierre Chapsal. Le préfet le nomme adjoint au maire Laurent Nicolas Pinson.

En juillet 1843, un conflit provoqué par Chapsal, grammairien célèbre et plus grosse fortune locale, conduit à la démission du maire, que Chapsal remplace, et de Bainville, qui cède son poste d’adjoint à Charles Hippolyte Pinson, tout en restant au sein du conseil. Dans sa lettre de démission envoyée au préfet, Bainville argumente sur ses affaires commerciales qui seraient trop prenantes.

Il est réélu, en principe pour six ans, en juin 1846, arrivant cette fois-ci troisième avec 38 votes sur 50 votants et 67 inscrits. Peut-être continue-t-il à siéger dans les conseils municipaux qui sont renouvelés à partir de 1848, mais il n’est plus membre de l’assemblée locale en 1865.

Par contre, il exerce la fonction de répartiteur de l’aide sociale pour le compte du bureau de bienfaisance communal en 1868. Pierre Victor Bainville décède en 1870, à l’âge de 73 ans.

Son frère cadet Jean Porphyre va également être conseiller municipal de Joinville, de même que son fils aîné, l’écrivain Louis Camile Bainville.

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 00:01

Pierre Arnoult naît à Xambes (Charente), commune rurale viticole proche d’Angoulême, le 28 mars 1826. Ses parents Pierre Arnoult et Marie Basset, sont présentés comme propriétaires ; ils ne savent pas signer. L’orthographe du nom varie suivant les documents : Arnous à sa naissance, Arnauld à la naissance de sa fille, Arnault, etc. ; des témoignages valideront la graphie Arnoult.

Après son mariage à Xambes en mars 1853 avec Jeanne Bourrier, Pierre Arnoult s’installe comme marchand de nouveautés d’abord à Paris puis, avant 1856, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), tandis que son épouse reste vivre dans le village charentais pendant quelques années. Ils auront au moins deux enfants et un troisième né sans vie.

Installé dans la voie principale du village de Joinville, rue de Paris, Pierre Arnoult devient conseiller municipal en 1858 ; il est élu une dernière fois en 1865. Pendant toute cette période, le maire est Auguste Courtin, propriétaire du château de Polangis, et l’adjoint est Hippolyte Pinson. Arnoult ne figure pas dans le conseil municipal élu en septembre 1870.

Il fait partie des jurés tirés au sort pour la session des assises de la Seine qui s’ouvre le 1er avril 1870.

Pierre Arnoult meurt à Joinville le 17 mars 1875. Il était âgé de 49 ans. Son épouse poursuit l’exploitation du magasin de nouveautés, mais elle fait faillite en 1882.

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 00:01

Louis Eugène Ancemot naît à Moulins (Allier) le 21 octobre 1879. Il est de fils d’Élisabeth Dubost et de son époux, Charles Ancemot, employé à la trésorerie générale de l’Allier. Il est marié avec Pauline Aimée Destailleurs en août 1904 à Paris (6e arr.) ; ils auront trois enfants.

En association avec Veyrier, Ancemot forme en septembre 1907 un commerce de solde de nouveautés 93, rue des Martyrs à Paris ; il revendra ses parts à son associé en décembre 1913.

Installé à Boulogne-Billancourt (Seine, act. Hauts-de-Seine), Ancemot est marchand de vins, 33 ter, route de Versailles. Il fait cependant faillite en juin 1910 et vit 23, rue de Rocroy à Paris (10e arr.). Devenu commis d’entrepreneur, Ancemot déménage à nouveau pour Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où il rejoint le centre-ville au 9, rue Vautier puis 27 bis, quai de la Marne.

Après-guerre, Ancemot s’engage en politique. Il est désigné en octobre 1919 secrétaire adjoint du Comité fédéral de vigilance, créé par le parti socialiste SFIO dont Fiquet est secrétaire général et Edmond Neumann, ancien conseiller municipal d’Asnières, deuxième secrétaire. Joinville. Début septembre, le  comité de vigilance local joinvillais avait distribué à ses adhérents 455 kilos de pommes de terre au prix de 0 fr. 85 les deux kilos.

Ancemot participe à plusieurs souscriptions : pour L'Humanité en septembre 1919, pour « les victimes de la grève et des violences gouvernementales » en mai 1920. Comme tous les membres de la section socialiste SFIO de Joinville, il rejoint le nouveau parti communiste en décembre 1920. Il sera cependant très vite le premier à s’en éloigner puisque le quotidien L'Humanité signale, dès le 17 février 1921, qu’il est démissionnaire du parti.

Peut-être est-ce Louis Eugène, qui habite toujours alors à Joinville-le-Pont, l’Ancemot qui devient, en 1938-1939, membre du conseil d’administration du Syndicat des techniciens du bâtiment, adhérent à la Cgt.

Louis Eugène Ancemot décède le 24 avril 1953, sans doute à Yzeure (Allier), il est inhumé à Chateaumeillant (Cher). Il était âgé de 73 ans.

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 00:01

Dominique Laurent naît le mars 1862 à Paris (12e arr.). Il est le fils et Catherine Seffert, et d’Antoine Laurent, qui se marieront en juillet 1866 à Colmar. Lui-même épousera en juillet 1891 à Paris (12e arr.) Victorine Angélique Bequet. Ils auront ensemble au moins trois filles.

D’abord tourneur en cuivre, Laurent va s’installer dans le quartier de Polangis à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où il gère le café du Cercle, route de Brie (act. av. Galliéni) ; il y reçoit, le 11 juin 1900, Georges O’Mailley et son épouse, lancés dans un tour du monde à pieds.

Laurent devient directeur d’un établissement de jeu sur le même emplacement, le casino de la Lyre. Il est victime, en mars 1905, d’un cambriolage à son domicile par des malfaiteurs qui enlèvent un coffre-fort pesant 300 kilogrammes et contenant pour 10 000 francs de valeurs.

En mai 1900, Laurent est candidat aux élections municipales à Joinville sur la liste du maire sortant radical, Eugène Voisin. La liste, qui se présente comme républicaine, emporte tous les sièges, face à des candidats soutenus par un comité électoral socialiste-révolutionnaire. Avec 484 voix pour 1 096 inscrits, quand Voisin en recueille 704, Laurent à la dernière place des élus.

Les des élections municipales de 1904, Laurent figure de nouveau sur la liste Eugène Voisin, soutenue par le comité radical-socialiste et par l’ancien député Jules-Ferdinand Baulard. Elle recueille, au premier tour, 50,2% des voix face à une liste nationaliste menée par plusieurs conseillers municipaux sortants (Moulinet, Provin, Dalbavie, Raoult) qui obtient 31,9% et à des socialistes, crédités de 14,9%. Les radicaux ont 15 élus au premier tour. Laurent a 471voix pour 1119 votants sur 1363 inscrits, soit 42,1%. Au second tour, il sera le seul des représentants de la majorité sortante à être battu par un conseiller sortant de droite, Moulinet.

Dominique Laurent quitte probablement Joinville après 1905. Sa date de décès n’est pas connue.

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 00:01

Innocent Pondruel naît à Bourg-Saint-Maurice (Savoie) le 19 juillet 1843.

Il s’installe à Paris, rue du Faubourg Saint-Denis, et épouse en 1875 Eulalie Dufrêne, fleuriste, née à Avranches (Manche) en 1845. Ils auront une fille, morte à 23 ans. Ils élèvent également leur neveu Jules Édouard Pondruel.

Pondruel est feuillagiste à Paris (2e arr.), rue de Palestro, c’est-à-dire fabricant de feuillages artificiels, une activité associée à la bijouterie. Il obtient en 1880 une récompense pour son activité de l’Union centrale des arts décoratifs.

Il quitte la capitale pour Saint-Mandé (il y séjourne en 1890) puis pour Joinville-le-Pont où il vit route de Brie, dans le nouveau quartier de Polangis, sur la rive gauche de la Marne.

En 1896, il est candidat sur la liste du maire sortant radical-socialiste Eugène Voisin pour les élections municipales. La liste républicaine n’a pas de concurrents et est élue avec une moyenne de 800 voix 918 inscrits.

Au sein du conseil municipal, il joue un rôle politique significatif en 1897, étant désigné comme électeur sénatorial ou délégué du conseil municipal au sein de la Ligue Paris-Banlieue. Il ne se représente pas en 1900. Son épouse sera active dans la section de Joinville de l’œuvre de l’allaitement maternel et des refuges-ouvroirs au début du siècle.

Innocent Pondruel meurt à Joinville le 12 avril 1915. Il était âgé de 71 ans.

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 00:01

Jean Baptiste Louis Besançon est né le 11 mars 1773 à Fontenay ; il s’agit probablement de Fontenay-sous-Bois (actuellement dans le Val-de-Marne). Il réside déjà sous la Révolution française à La Branche du Pont de Saint-Maur, où il exerce la profession de marchand de vin puis de traiteur. Il épouse Marguerite Trois Valet en 1792 à la paroisse Notre Dame de Paris et en aura plusieurs enfants : Marguerite Belzamine (née en l’an II), Marie (née en l’an VIII), Louis Henry (né en l’an IX).

La Branche du Pont de Saint-Maur a été érigée en commune en 1790, à partir d’un village dépendant de la paroisse Saint-Nicolas de Saint-Maur. Elle deviendra Joinville-le-Pont en 1831. Elle est alors incluse dans le canton de Vincennes. La population du village a baissé pendant la Révolution française de 1789 puis reste stable ; elle est de 420 habitants en 1806 et de 418 en 1820.

En messidor an IX Besançon vend une grille de boutique située 230, rue du Faubourg-Antoine à Paris à Jacques Marie Lejeune, un commerçant enrichi par la Révolution, considéré par Jean Paul Marat étant un « fat inepte », « esclave des préjugés de l'ancien régime », qui utilise ses fonctions politiques « comme un moyen de faire fortune ». Il emploie dix ouvriers en 1790.

Jean Baptiste Louis Besançon remplace Jean Mathurin Lemaire à la tête de la municipalité en avril 1816. La commune a été l’objet d’une bataille le 30 mars 1814 entre les troupes française et les alliés d’Autriche, du Wurtemberg (Allemagne) et Cosaques de Russie. Elle a provoqué 265 morts et la destruction du pont de Saint-Maur, la principale source de revenus de la commune. Il sera reconstruit entre 1822 et 1835.

Besançon exerce son mandat jusqu’en 1817. Il est alors remplacé par Jean Joseph Robin. Sous la Restauration, les maires dont nommés parmi les notables de la commune. Leur rôle fait l’objet d’opinions différentes au sein du régime. Lors d’un débat au parlement en 1818, le ministre de l’Intérieur Joseph Henri Joachim Lainé, qui appartient au parti des ultras, défend la conception du maire en tant que fonctionnaire, chef de localité. Face à lui, le chef de file des libéraux, François Guizot, considère qu’il s’agit d’un notable, porte-parole de la population, qu’il faut choisir parmi les conseillers municipaux élus au suffrage censitaire.

Jean Baptiste Louis Besançon est décédé le 26 avril 1824 à La Branche du Pont de Saint-Maur. Il était âgé de 51 ans.

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