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2 octobre 2022 7 02 /10 /octobre /2022 05:01

Marcel Petit nait le 18 juillet 1904 à Paris (5e arr.). Il est le fils d’Élise Bernard et de son mari, Victor Petit, maçon. Tous deux sont originaires de la Creuse. Ils vivent rue de la Montagne-Sainte-Geneviève puis rue d’Arras. Marcel Petit devient orphelin de père à neuf mois.

En 1926, Marcel Petit, devenu maçon comme l’avait été son père, et sa mère s’installent à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier de Polangis, avenue Marceau. Il devient peu après employé des Postes, téléphones et télégraphes. Il épouse en décembre 1928 Blanche Hélène Noémie Lyoen, native du Nord, qui vit avec ses parents dans le même quartier de Joinville. Ils s’installent avenue Pauline.

Pendant la deuxième guerre mondiale, Marcel Petit devient résistant à l’occupation allemande et s’engage dans les Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Le 20 août 1944, les forces de la Résistance, conduites par Robert Deloche, occupent la mairie de Joinville-le-Pont et arrêtent les membres du bureau municipal, maire et adjoints. Une délégation spéciale est mise en place, par un arrêté préfectoral du septembre 1944, créant une délégation spéciale chargée d’administrer la commune. Elle a été nommée sur proposition du Comité local de Libération, après avis du Comité de Libération de Paris. Marcel Petit en fait partie et fait fonction de conseiller municipal. La délégation spéciale est présidée par Robert Deloche (communiste), qui a des adjoints socialiste, radical et indépendants.

Le mandat de la délégation spéciale cesse en mai 1945, avec les premières élections municipales.

Marcel Petit meurt le 7 juin 1950 Carrières-sur-Seine (Seine-et-Oise, act. Yvelines). Son décès est transcrit à Joinville où il résidait toujours. Il était âgé de 45 ans et père d’un garçon.

Manifestation à Joinville en 1945 avec Charles Tillon et Rol-Tanguy

 

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10 septembre 2022 6 10 /09 /septembre /2022 05:01

Marcel Camille Jean Baptiste Mercier naît le 4 juillet 1903 à Grenoble (Isère). Il est le fils de Marie Joséphine Angélique Gonnet et de son époux Joseph Ernest Vincent Mercier, boulangers, boulevard Gambetta.

Ayant fait des études à l’Institut électrotechnique de Grenoble, Marcel Mercier obtient un diplôme d’ingénieur. Il épouse, à La Côte-Saint-André (Isère) Émilie Thérèse Laurent.

En 1936, Marcel Mercier est embauché par une entreprise de Saint-Maurice (Seine, act. Val-de-Marne), probablement La Canalisation électrique, et le couple s’installe dans la commune voisine de Joinville-le-Pont. Ils résident rue de Créteil, dans le quartier du Centre (act. avenue du maréchal Leclerc).

La situation de Marcel Mercier pendant la deuxième guerre mondiale n’est pas connue ; il est probablement mobilisé au début de la guerre. Il rejoint peut-être la Résistance à l’occupation allemande ; le Service historique de la défense identifie trois « Marcel Mercier » pour lesquels il ne donne aucune indication ni de date ni de lieu de naissance ni d’appartenance à un réseau.

En septembre 1944, le Comité local de Libération de Joinville-le-Pont, après avis du Comité Parisien de la Libération, propose la candidature de Marcel Mercier. Le préfet le nomme, le 26 septembre, membre de la délégation spéciale chargée d’administrer la commune ; il fait donc fonction de conseiller municipal. Le maire est Robert Deloche, communiste, qui a occupé le 20 août la mairie et arrêté le bureau municipal nommé par le gouvernement de Vichy.

Son mandat prend fin en mai 1945, avec l’élection du conseil municipal. La participation de Mercier aux scrutins de 1945 et 1947 est possible, mais il n’est pas élu.

En mai 1953, Marcel Mercier figure sur la liste du Mouvement républicain populaire (MRP, démocrate-chrétien), conduite par Gaston Moutenot. Le MRP n’avait pas eu d’élu en 1945. En 1947, sa liste avait recueilli 5,8% des suffrages exprimés et il n’avait pas non plus obtenu de siège. Les résultats du mouvement centriste sont en forte augmentation six ans plus tard, puisque le MRP gagne, avec 9,2% des voix, deux sièges. Les deux élus MRP, en rejoignant les élus de la liste divers-droite et ceux du Rassemblement du peuple français (RPF, gaulliste), permettent de renverser la municipalité communiste. Georges Defert (Rassemblement des gauches républicaines, RGR) est élu maire.

Étant arrivé en septième position, Mercier n’est pas élu. Cependant, suite au départ de Moutenot et à la démission ou au renoncement des suivants de liste, Mercier revient siéger au sein de l’assemblée locale. Sa présence y est notée en mai 1956. Il rend compte, dans le journal conservateur local Nouvelle Union régionale, du centenaire de la paroisse Saint-Charles-Borromée de Joinville

Au sein du conseil municipal, Mercier intervient en mars 1958 au sujet du réglage des feux tricolores de circulation. Son mandat prend fin en mars 1959. À l’occasion des élections municipales, le MRP fait alliance avec le parti socialiste SFIO et l’UNR (ex-RPF, gaulliste) pour présenter une liste opposée à celle du maire ; elle est devancée par ce dernier et n’a pas d’élu.

Peut-être après la retraite, la famille retourne dans l’Isère. Marcel Mercier meurt à Grenoble le 30 mars 1981 ; il est inhumé à La Côte-Saint-André. Âgé de 77 ans, il était père d’au moins deux enfants.

La Marne à Joinville-le-Pont vers 1960

 

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25 août 2022 4 25 /08 /août /2022 00:01

Max Maurice Léon Douy naît le 20 juin 1914 à Issy-les-Moulineaux (Seine, act. Hauts-de-Seine). Il est le fils de Léontine Charlotte Rabaute, couturière, et de son marié Maurice Eugène Ernest Douy, représentant de commerce. Ils vivent rue Jean-Jacques-Rousseau. Mobilisé en 1914, son père revient blessé de la première guerre mondiale.

Après le conflit, Max Douy est initié à la musique, notamment au piano. Ses parents s’installent en 1923 rue des Entrepreneurs à Paris (15e arr.). Il apprend le dessin dans l’école laïque locale. Après avoir été opéré d'une péritonite en 1924, il est placé en pension dans un établissement des Jésuites pendant trois ans. Revenu à Paris, il poursuit son cursus scolaire au lycée Jean Baptiste Say. Il arrête ses études en juin 1930, son père rencontrant des difficultés pour faire vivre la famille, puis est embauché, en juillet, comme grouillot au studio Pathé-Natan, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est engagé pour un salaire de 550 francs par mois et est, pendant un an, affecté au relevé du contenu du magasin de décors, dont il doit dessiner et coter les éléments entreposés.

Vers la fin de 1933, Max Douy participe à la création d’un comité d’accueil de professionnels allemands réfugiés en France. Il adhère à l’Association des étudiants et artistes révolutionnaires (AEAR), fondée par Francis Jourdain et Léon Moussinac, proche des communistes. Il devient syndicaliste à la Confédération générale du travail-Unitaire (CGTU), sous l’influence de Jean-Paul Dreyfus, chef de plateau chez Pathé. Il devient assistant décorateur, notamment avec les frères Prévert.

La crise économique internationale ayant des répercussions sur l’industrie cinématographique, Max Douy est licencié en 1935. Il est, la même année, appelé à faire son service militaire comme secrétaire du chef de musique d’une unité d'aérostation à Metz (Moselle). Sur place, il participe à une formation de jazz et fréquente une loge de francs-maçons.

Pendant la deuxième guerre mondiale, il est mobilisé dans l’assistance au sol à l’aviation à Suippes (Marne). Il épouse, en décembre 1939 à Antony (Seine, act. Hauts-de-Seine) Colette Andrée Cornon. Démobilisé près de Toulouse en été 1940, Max Douy rentre à Paris où il travaille avec un restaurateur de tableaux.

Il est contacté en décembre 1940 Jean-Paul Dreyfus qui lui dit, selon son témoignage « Il faut faire quelque chose... on ne va pas rester comme cela prisonniers de ces messieurs [les Allemands]... il faut penser à l'avenir », il décide avec lui de s’engager dans la Résistance. Dreyfus prend alors le pseudonyme de Le Chanois. Ils rejoignent la Confédération générale du travail clandestine.

Avec la reprise de l'activité cinématographique en 1941, Max Douy retourne à son métier et devient chef-décorateur en 1942. Il collabore avec de nombreux grands réalisateurs, comme Jean Renoir, Max Ophüls, Jacques Becker, Jean Grémillon, Robert Bresson, Henri-Georges Clouzot ; c’est avec Claude Autant-Lara qu’il travaille le plus.

Parallèlement, Max Douy s’investit dans les instances professionnelles. En novembre 1943, il devient président des Architectes-décorateurs de film, une des composantes de la Corporation du cinéma qu’essaie de mettre en place le régime de Vichy. Celle-ci devient le Syndicat des techniciens de la production cinématographique et, en mai 1944, André Berthomieu en est le président et Max Douy un des commissaires au sein du bureau syndical.

Poursuivant son activité dans la Résistance, Max Douy est l’un des fondateurs du Comité de libération du cinéma français (CLCF), qui rassemble plusieurs réseaux rattachés au Conseil national de la Résistance (CNR) ; les réunions se font parfois chez lui, ou dans des locaux qu’il trouve dans les studios où il travaille. Le 19 août 1944, le CLCF lance l'insurrection dans le cinéma et occupe les locaux du Comité d'organisation de l'industrie cinématographique avenue des Champs-Élysées. Le CLCF organise les prises de vue de la Libération de Paris. Une quinzaine de cameramen sont placés aux endroits stratégiques, des cyclistes assurent les relais et Max Douy est le producteur du journal filmé de la Libération.

En septembre 1944, Max Douy devient vice-président de la commission technique du CLCF, dont Fred Orain est le président. La commission s’attache assurer une reprise rapide de l'activité de la production.

Après-guerre, Max Douy est vice-président du Syndicat des techniciens de la production cinématographique en 1950 et 1952.

Tout en étant toujours associé à Claude Autant-Lara, il réalise des décors pour Julien Duvivier, Alexandre Astruc, John Berry, André Hunebelle, Robert Enrico, Jean-Paul Rappeneau, Jean-Jacques Annaud, Costa Gavras, Coluche ou Christian de Chalonge. Il signe la décoration d’un James Bond, Moonraker de Lewis Gilbert.

Membre du parti communiste, Max Douy est cosignataire, en mars 1950, d’un appel des cinéastes pour participer aux Assises de la Paix à Paris. Avec d’autres « cinéastes des cellules communistes du cinéma », il lance en février 1955 un ciné-club baptisé Cinéma et Vérité. En 1965, comme de nombreux artistes, Max Douy appelle à voter pour le candidat unique de la gauche à l’élection présidentielle, François Mitterrand.

Tout en continuant à travailler principalement pour le cinéma, Max Douy réalise régulièrement des décors de théâtre et, parfois aussi, pour la télévision. Il cesse son activité en 1988 puis publie en 1993 un livre, Décors de cinéma : les studios français de Méliès à nos jours.

En avril 1997 Max et son frère cadet, Jacques Douy (1924-2010), également décorateur de cinéma, participent à Lorient (Morbihan) au festival Le cinéma, témoin des luttes, organisé par l’association Mémoire ouvrière.

Max Douy meurt le 2 juillet 2007 à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne). Il était âgé de 93 ans. Prix du meilleur décor en septembre au Festival de Cannes pour Occupe-toi d’Amélie de Claude Autant-Lara, il reçoit en 1982 le César des meilleurs décors pour Malevil de Christian de Chalonge. En 1991, il a été fait officier de la Légion d’honneur.

Max Douy

 

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23 août 2022 2 23 /08 /août /2022 00:01

Pierre Raymond Lambert naît le 9 mars 1910 à Paris (14e arr.). Il est le fils d’Henriette Joséphine Ringo, blanchisseuse, et de Simon Ézéchiel Gaston Lambert, employé de commerce, ils vivent rue Boyer-Barret. Ses parents se marient en novembre 1910 dans le même arrondissement et résident alors rue Lacaze.

Après leur divorce, ses parents se remarient tous les deux début 1920. Pierre Lambert vit avec sa mère et son beau-père, Georges Fernet. Ils sont installés en 1931 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) dans le quartier de Palissy, avenue des Familles. Pierre Lambert est employé de banque à Paris (9e arr.) ; il effectue sans doute cette-là son service militaire.

En septembre 1933, Pierre Lambert épouse à Joinville Juliette Maury, également employée de banque. Ils s’installent dans le centre-ville, rue de Créteil (act. boulevard du maréchal Leclerc). En février 1935, Lambert est désigné comme commissaire des comptes de la société « L’Immobilière 100, Faubourg Saint-Antoine » dont le siège social est à Paris (8e arr.), rue d'Anjou.

La situation de Pierre Lambert et de sa famille pendant la deuxième guerre mondiale n’est pas connue. À la Libération, il est désigné comme membre du comité local de Libération de Joinville. Il est le seul qualifié d’indépendant dans les notes conservées aux archives municipales, les dix autres étant mentionnés comme membres d’organisations politiques, syndicales, associatives ou de la Résistance. Le fait qu’il siège dans ce comité prouve qu’il a joué une rôle dans l’opposition à l’occupation allemande.

Un arrêté préfectoral du 26 septembre 1944 le nomme membre de la délégation spéciale chargée d’administrer la commune, après l’arrestation du bureau municipal par le comité de Libération le 20 août puis la dissolution de l’assemblée locale. Pierre Lambert fait ainsi fonction de conseiller municipal. Le maire est Robert Deloche, communiste, avec des adjoints représentant la gauche radicale et socialiste et des indépendants.

Lors des élections municipales d’avril 1945, Lambert est élu conseiller municipal sur la liste d’Union républicaine et résistante conduite par Deloche. Elle obtient une moyenne de 3 979 voix pour 6 447 suffrages exprimés (61,7%) sur 6 621 votants et 7 811 inscrits. Lambert arrive en troisième position. Deloche est réélu maire. Le conseil comprend officiellement 7 communistes, 6 socialistes SFIO, 5 radicaux et 9 indépendants de gauche, dont Lambert.

Le mandat de Lambert se termine en octobre 1947, et il n’est pas élu non plus en mai 1953.

Par contre, Lambert est de nouveau candidat en juin 1959, cette fois sur la liste du maire élu en 1953, Georges Defert (Rassemblement des gauches républicaines, centre-gauche). Au second tour, la liste emporte les 27 sièges à pourvoir avec 52,4%. Elle avait recueilli au premier tour 41,2% des votes exprimés, devant les communistes (32,2%) et une alliance des gaullistes, des socialistes SFIO et des démocrates-chrétiens du Mouvement républicain populaire (23,5%).

Le bureau municipal est constitué de Deloche, maire, et de six adjoints : MM. Gaulin, Belhomme, Garchery, Perly, Derou et Lambert.

Pierre Raymond Lambert meurt le 5 juillet 1964 à Joinville. Il était âgé de 54 ans et père d’une fille.

Son épouse, Juliette Lambert, avait été, en mai 1956, l’une des marraines de la cloche baptisée Reine-Marie-Andrée-Antoinette, installée sur le clocher de l’église Saint-Charles-Borromée de Joinville à l’occasion du centenaire de la paroisse. Elle porte la devise « Je sonne la concorde. »

Le début de la rue de Créteil à Joinville-le-Pont

 

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21 août 2022 7 21 /08 /août /2022 00:01

Maurice François Delière naît le 9 mars 1908 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Marie Françoise Delière, journalière et d’un père non dénommé. Il naît quai de la Marne. Sa mère était veuve d’un premier mariage et avait un fils de 24 ans, déjà marié.

Après avoir probablement fait son service militaire en 1929, Maurice Delière épouse en mars 1932 à Moncrabeau (Lot-et-Garonne) Clotilde Valérie Stumph, fille de métayer. Il se remarie en avril 1938 à Saint-Maur-des-Fossés, commune voisine de Joinville, avec Renée Jeanne Gagnaire.

Il ne faut sans doute pas le rapprocher du coureur cycliste Maurice Delière, connu en Belgique et dans le Nord de la France.

Pendant la deuxième guerre mondiale, Maurice Delière est résistant à l’occupation allemande pendant la deuxième guerre mondiale selon le dossier constitué auprès du Service historique de la défense.

Après le conflit, il se marie une troisième fois à Joinville en mars 1970 avec Colette Léonie Jeanne Boutron.

Il meurt le 9 novembre 1975 à Créteil (Val-de-Marne) où il était probablement hospitalisé. Il était âgé de 67 ans.

La Marne à Joinville-le-Pont en 1908

 

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13 août 2022 6 13 /08 /août /2022 00:01

Pierre Marie Derrien naît le 24 juin 1912 à Lohuec (Côtes-du-Nord, act. Côtes-d’Armor). Il est le fils de Jeanne Marie Le Brun et de son époux, Yves Derrien, laboureur.

Devenu garçon boucher et vivant boulevard Richard-Lenoir, avait, selon l’historienne Annie Pennetier, effectué son service militaire à Brest en tant que pompier dans la Marine nationale. Il épouse à Paris (18e arr.) en janvier 1937, Juliette Maria Galland. Ils s’installent à Champigny-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne), villa des Varennes. Ils sont tous les deux marchands forains.

Toujours d’après la notice que lui consacre A. Pennetier dans le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Pierre Derrien devient un des responsables du parti communiste clandestin à Champigny. Engagé dans les Francs-tireurs et partisans (FTP), il est arrêté sur son lieu de vente, le marché de Champigny, par la police française le 23 juillet 1943. Il aurait été dénoncé et torturé. Incarcéré dans les prisons de la Santé (Paris) et de Fresnes (Seine, act. Val-de-Marne), il est condamné à la peine de mort le 15 octobre 1943 par un tribunal militaire allemand (Gross Paris Abt B). Il a été fusillé le 23 octobre 1943 au Mont-Valérien à Suresnes (Seine, act. Hauts-de-Seine).

Pierre Derrien (photo Maitron)

D’abord inhumé au cimetière parisien d’Ivry-sur-Seine, le corps de Pierre Derrien a été transféré au cimetière de Champigny le 2 décembre 1944, où il est enterré en même temps que trois autres résistants communistes de la ville, Lucien Rigollet, Jean Savu et Augustin Taravella.

Pierre Derrien a été reconnu comme membre des Forces françaises de l’intérieur (FFI), avec le grade de sous-lieutenant. Il a aussi obtenu le titre d’interné-résistant en octobre 1958. La Médaille de la Résistance lui a été attribuée en janvier 1961. Le nom de Pierre Derrien figure sur le monument aux morts de Champigny et sur la cloche du Mémorial de la France combattante au Mont-Valérien.

Il était père d’une fille. Son épouse, Juliette Derrien, membre du parti communiste après-guerre, a été conseillère municipale de la commune voisine de Joinville-le-Pont entre 1945 et 1947.

Plaque de la rue Pierre-Marie-Derrien à Champigny-sur-Marne

 

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3 août 2022 3 03 /08 /août /2022 00:01

Eugène Cochard naît le 24 novembre 1894 à Paris (11e arr.). Il est le fils de Joséphine Tamponnet, polisseuse, et de son époux Marius Joseph Eugène Cochard, électricien. Ils demeurent rue Saint-Maur.

Ayant perdu son père, Eugène Cochard est devenu commis dessinateur pour la préfecture du département de la Seine et vit à Paris (2e arr.), rue Montmartre quand il est mobilisé peu après le déclenchement de la première guerre mondiale en septembre 1914. Il rejoint le 131e régiment d’infanterie. Nommé caporal en décembre 1914 puis sergent en avril 1915, il combat notamment à Courtemont, Varennes et Reuilly. Il est cité une première fois, à l’ordre de la brigade, en juillet 1916 : « sergent grenadier d’une grande bravoure, le 12 juillet a fait preuve de beaucoup d’énergie et de sang-froid en résistant avec ses hommes au coup de main que l’ennemi tentait sur nos petits postes après un violent bombardement ». Il l’est à une deuxième occasion en octobre la même année : « très bon sous-officier, calme et courageux ; à l’attaque du 2 septembre 1916, a pris le commandement d’une section dont le chef venait d’être blessé ; a continué avec énergie et décision la marche en avant ; a conduit ce même jour une patrouille dans des conditions périlleuses et a rapporté d’utiles renseignements. »

Sa troisième citation, à l’ordre du régiment est datée d’avril 1918 : « vaillant sous-officier, a résisté crânement le 24 mars 1918 avec ses hommes à la poussée allemande défendant le terrain pied à pied et faisant subir à l’ennemi des pertes sensibles ». Il est ensuite fait prisonnier le 15 juillet 1918 et retenu en captivité à Cassel & Cottbron. Il est rapatrié le 18 janvier 1919. Il est affecté ensuite à la 8e section d’infirmiers en avril avant d’être démobilisé en octobre 1919.

En mars 1922, Eugène Cochard épouse à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde) Marie Anne Aline Grimaux, native des Hautes-Pyrénées. Ils s’installent en 1925 à Ivry-sur-Seine (Seine, act. Val-de-Marne), rue de Beauvais puis en 1929 à Nogent-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne), Grande-Rue. Ils rejoignent enfin deux ans plus tard dans la commune voisine de Joinville-le-Pont le quartier de Polangis, avenue Foch.

Réintégré après le conflit mondial au service des Égouts de la préfecture de la Seine, Cochard le quitte en mars 1923 pour remplir les fonctions de conducteur de travaux au service d'architecture départemental. Il devient ensuite ingénieur pour la Ville de Paris. Il participe en juillet 1934 à la distribution des prix aux élèves de l’Institution Palissy, école privée catholique de Joinville.

Si son attitude pendant la deuxième guerre mondiale n’est pas connue, il faut probablement l’assimiler à Eugène Cochard, identifié par le Service historique de la défense dans ses Dossiers administratifs de résistants, même si aucune précision n’est fournie permettant de les rapprocher.

Après la fin de la guerre, Eugène Cochard est candidat aux élections municipales de novembre 1947 sur la liste présentée par le Rassemblement du peuple français (RPF, gaulliste) à Joinville. Elle arrive en tête avec 44% des suffrages exprimés et 13 sièges sur 27. L’Union républicaine et résistante du maire sortant, Robert Deloche, communiste, obtient 43,3% et le même nombre d’élus. C’est le seul socialiste SFIO, désigné avec 6,5% des voix, qui fait la différence permettant de réélire Deloche. Eugène Cochard devient conseiller municipal.

En mai 1951, il publie, sous le titre de « Civilisation ? » un article dans l’hebdomadaire libéral local Nouvelle Union régionale : Un aveugle de faibles ressources demande au commissariat qu’on emmène à l’hôpital en ambulance un enfant de trois ans, malade ; mais on lui oppose un refus car il ne peut présenter de certificat médical, trop coûteux à faire pour lui un dimanche. Sur le plan professionnel, Cochard est devenu ingénieur divisionnaire.

Le mandat du conseil municipal est agité : suite à trois démissions successives, le seul siège SFIO est occupé par quatre personnes. Le parti communiste exclut le maire, Deloche, qui démissionne et est remplacé en mars 1953 pour deux mois par Amélie Trayaud, communiste également. Mais le vote a été l’occasion de montrer la division de la droite, qui disposait d’une majorité relative dans le conseil, mais n’a pu se mettre d’accord sur un candidat commun. Cochard reste fidèle au représentant officiel du RPF, Pierre Calmon, tandis qu’un autre groupe s’est formé derrière Georges Defert (Rassemblement des gauches républicaines, RGR, centre-gauche) et la tête de liste de 1947, Pierre Perly.

Lors des élections municipales d’avril 1953, Eugène Cochard figure sur la liste du RPF, dirigée par Calmon. Elle est devancée par les communistes (35,6%, 10 élus) et la partie de la droite conduite par Defert (22,1%, 6 sièges) en obtenant également six conseillers municipaux avec 19,8%. L’assemblée accueille aussi trois socialistes SFIO (12,3%) et deux démocrates-chrétiens du Mouvement républicain populaire (MRP, 9,2%). Étant arrivé en septième position des candidats RPF, Cochard n’est pas élu. Lors de la désignation du maire, le RPF et le MRP soutiennent Defert, qui est élu maire.

Au cours du mandat, Cochard redevient conseiller municipal suite à la vacance d’un siège de sa liste ; il s’agit probablement de celui d’Edmond Eeckhout, mort le 31 juillet 1957. Mais il démissionne lui aussi et est remplacé en décembre 1957 par Mignon.

Dans le collège des cadres, Cochard est candidat sur la liste commune et unique présentée par les syndicats Confédération générale du travail (CGT) et Confédération française des travailleurs chrétiens (CTC, act. CFDT) pour la désignation des représentants du personnel à la Commission administrative paritaire du personnel de la Ville de Paris. Il est élu en qualité de suppléant en février 1958. Il prend sa retraite fin 1959 et se voit reconnaître le titre d’ingénieur divisionnaire honoraire.

Eugène Cochard meurt le 30 avril 1970 à Montpellier (Hérault). Il était âgé de 75 ans et père de deux fils. Décoré de la Croix de guerre, avec deux étoiles de bronze et un étoile d’argent, il avait également obtenu, en décembre 1950, la Médaille militaire. En mars 1949, la Médaille d’honneur départementale et communale de vermeil lui avait été attribuée.

L'Institution Palissy en 1935 à Joinville-le-Pont

 

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28 juillet 2022 4 28 /07 /juillet /2022 00:01

Charles Joseph Auguste Le Goff nait le 2 septembre 1903 à Cormeilles-en-Parisis (Seine-et-Oise, act. Val-d’Oise). Il est le fils de Georgette Andréa Lizeray et de son mari, Joseph Marie Le Goff, chauffeur (probablement de machines agricoles). Ils vivent dans la Grande-Rue puis route de Bezons.

Devenu électricien, Charles Le Goff épouse en septembre 1925 à Paris (17e arr.) Marcelle Antoinette Raffin, comptable, dont les parents sont originaires de Savoie. Ils s’installent en 1936, avec leur fille et les beaux-parents à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), avenue Oudinot, dans le quartier de Polangis. Charles Le Goff travaille toujours comme électricien à Colombes (Seine, act. Hauts-de-Seine).

Au cours de la deuxième guerre mondiale, Charles Le Goff s’engage dans la Résistance, au sein des Forces françaises de l’intérieur.

À la Libération, il est nommé membre de la délégation spéciale chargée d'administrer provisoirement la commune de Joinville-le-Pont par arrêté préfectoral du 26 septembre 1944. Il a été choisi par le comité local de Libération, après avis du comité parisien de la Libération. Il fait ainsi fonction de conseiller municipal. Le président, assurant le rôle de maire, est le communiste Robert Deloche. L’assemblée comprend aussi des socialistes SFIO, des indépendants et des radicaux-socialistes, comme le deuxième vice-président, Henri Drevet et Charles Le Goff.

Lors des premières élections municipales en mai 1945, Deloche conduit une liste d’Union résistante et démocratique. Avec une moyenne de 61,7% des suffrages exprimés, elle emporte les 27 sièges à pourvoir. Le conseil comprend 7 communistes, 6 socialistes, 5 radicaux-socialistes (dont Le Goff) et 9 indépendants de gauche, souvent proches du PCF.

N’étant pas réélu lors des scrutins suivants, de 1947, 1953 et 1959, Charles Le Goff est de nouveau candidat en mars 1965. Il figure sur la liste d’Union démocratique, conduite par le communiste Henri Bideaux. Elle comprend 24 candidats communistes mais également un socialiste, un indépendant et lui-même, qui porte l’étiquette radicale-socialiste. La liste obtient au premier tour une moyenne de 29,9% des voix, derrière le maire sortant Georges Defert (Rassemblement des gauches républicaines, centre-droit) à 43,6% et devant les gaullistes à 26,6%. Au second tour, les candidats de Defert emportent les 27 sièges à pourvoir avec 60,4% des suffrages exprimés, les communistes se situant à 38,1% en moyenne. Charles Le Goff n’est pas élu.

Charles Le Goff meurt le 2 octobre 1973 à Joinville. Il était âgé de 70 ans et père d’un ou deux enfants.

Joinville-le-Pont, avenue Oudinot

 

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26 juillet 2022 2 26 /07 /juillet /2022 00:01

Suite de la biographie de Jules Serval

Jules Serval est désigné pour siéger au conseil municipal provisoire qui se met en place le 3 septembre 1944 à Lyon après la Libération de la ville et comprend également d’anciens élus écartés par le régime de Vichy. Il sera élu dans cette même assemblée en avril 1945 puis en octobre 1947, siégeant toujours au sein du groupe communiste. Membre du conseil d’administration des hospices de Lyon, il est aussi délégué cantonal de l’enseignement pour le 7e arrondissement.

En février 1948 à Lyon (7e arr.), Jules Serval épouse sa compagne Henriette Raymonde Barbotte. Ils vivent rue de l'Abbé-Rozier à Lyon (1er arr.).

En matière syndicale, Jules Serval remplace Paul Entzmann comme secrétaire de l’Union départementale de la CGT du Rhône en août 1945. Il plaide pour l’abandon du « cadre trop strict de la Charte d’Amiens » qui régit les rapports entre le syndicalisme cégétiste et les formations politiques, appelant les syndicalistes à jouer un rôle économique et politique. En décembre 1951, il est poursuivi pour « incitation de militaires à la désobéissance » devant le tribunal correctionnel de Lyon pour avoir appelé à manifester contre le départ des troupes en Indochine.

Il prend sa retraite de la société PLM, démissionne du conseil municipal de Lyon et quitte alors la région pour devenir à Paris secrétaire de l’Union CGT des cheminots retraités. Avec son épouse, ils s’installent à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en 1952.

Dans sa nouvelle commune, il réside dans le quartier de Polangis et adhère à la cellule locale. En avril 1965, il envoie une lettre au maire Georges Defert (Rassemblement des gauches républicaines, centre-droit), qui vient d’être réélu, estimant qu’il était injurieux d’écrire, comme il l’avait fait dans ses affiches « Contre les communistes, votez nationaux ». Il fait état de ses titres de combattant 1914-1918 décoré, de combattant volontaire de la Résistance, d’interné politique et d’ex-capitaine FFI. Son épouse avait été candidate sur la liste d’Union démocratique, opposée à celle du maire.

En septembre 1968, Jules Serval quitte ses fonctions syndicales. Avec son épouse, ils rejoignent Vénissieux, dans la banlieue lyonnaise. Une soirée d’adieux est organisée pour eux le 25 septembre 1968 par les communistes joinvillais.

Dans sa nouvelle résidence, il s’occupe, au témoignage de Moissonnier, de la diffusion de la presse dans la cellule Julian-Grimau de la section de Vénissieux-Centre du PCF.

Jules Serval meurt le 2 septembre 1978 à Bron (Rhône). Il est inhumé le 6 septembre au cimetière de Vénissieux. Âgé de 82 ans, il était décoré de la Croix de guerre avec étoile de bronze. Une voie publique de la commune de Vénissieux a été baptisée « rue Jules-Serval. »

Fin

Plaque de la rue Jules-Serval à Vénissieux

 

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24 juillet 2022 7 24 /07 /juillet /2022 00:01

Début de la biographie de Jules Serval

Jules Serval naît le 2 juin 1896 à La Ricamarie (Loire). Il est le fils de Marie Françoise Alphonsine Gardes et de son mari, François Serval, ouvrier mineur.

Devenu lui-même mineur et vivant à Saint-Étienne (Loire), il est mobilisé, en avril 1915, à l’âge de 18 ans, dans le 5e régiment d’infanterie coloniale. Passant ensuite au 38e régiment d’infanterie coloniale, il est envoyé en décembre 1916 rejoindre l’armée d’Orient et débarqué à Salonique (Grèce). Il revient en France en juin 1918, et rejoint le 6e régiment d’infanterie coloniale. Son comportement lui vaut d’être, en novembre 1917, cité à l'ordre du régiment : très bon soldat, toujours volontaire pour les missions périlleuses, s'est offert spontanément dans la nuit du 21 octobre 1917 immédiatement après une tentative de coup de main de l'ennemi pour aller chercher au petit poste un camarade blessé.

Alors qu’il est caserné au fort Saint-Irénée, à Lyon, Jules Serval est accusé, en janvier 1919, du vol à l'esbroufe d’un sac de femme contenant 100 francs. Traduit en mars 1919 devant le conseil de guerre de Lyon en mars 1919, il est condamné à deux mois de prison pour vol simple avec circonstances atténuantes. Il est amnistié en avril 1921 et démobilisé en septembre 1919.

Revenu à la vie civile, Jules Serval entre à la compagnie de chemins de fer PLM (Paris-Lyon-Méditerranée) et réside à Aubervilliers (Seine, act. Seine-Saint-Denis), rue Lecuyer. Selon l’historien Maurice Moissonnier, il adhère en 1922 au parti communiste.

Il est en 1926 affecté à la gare PLM de Lyon-Perrache et vit chemin Saint-Fiacre (5e arr.). Poursuivant son activité politique, il est, d’après Moissonnier, en 1926 membre de la cellule n° 7, en charge de la publication d’un bulletin bimensuel, L’Œil de Perrache.

Adhérent de l’Union unitaire des syndicats de cheminots du réseau PLM, syndicat affilié à la CGTU, il en était archiviste en 1926. Il fait partie des candidats unitaires au Conseil supérieur des chemins de fer en janvier 1928. Il prend la parole au nom de la confédération à la manifestation tenue à Gerland « contre le fascisme, les décrets-lois et la guerre », organisée par le PCF et le parti socialiste SFIO. Quittant le métier de roulant, il devient en 1935, pour raisons de santé, facteur aux écritures. Ses horaires de bureau lui permettent de renforcer son activité syndicale et il est secrétaire du syndicat unitaire du PLM à Lyon et membre de la commission exécutive de l’Union départementale. Après la réunification au sein de la Confédération générale du travail (CGT), Jules Serval fait partie en novembre 1937 d’une délégation de cheminots lyonnais qui se rend à Madrid auprès des combattants républicains espagnols. Serval participe au 31e congrès de la CGT à Nantes (Loire-Inférieure, act. Loire-Atlantique). Il compte parmi les organisateurs de la grève du 30 novembre 1938 qui fut, d’après Moissonnier, un échec à Perrache.

En matière politique, est secrétaire du rayon communiste (groupement de sections) de Lyon-Ville (2e arr.). Lors des élections cantonales d’octobre 1937, Jules Serval représente le parti communiste dans le canton de Lyon-2. Il obtient 163 voix pour 2 412 suffrages exprimés soit 6,8% ; le candidat de droite est élu dès le premier tour. Il siège au comité régional du PCF depuis décembre 1937 et participe, le même mois, au 9e congrès national qui se tient à Arles (Bouches-du-Rhône).

Au cours de la deuxième guerre mondiale, Jules Serval est affecté spécial au sein de la SNCF. Après la signature, en août 1939, du Pacte germano-soviétique, comme pour de nombreux militants communistes, la situation de Serval change. Caserné au fort Lamothe à Lyon puis au 21e régiment d’infanterie coloniale à Paris-Clignancourt (18e arr.), il est réformé en février 1940 pour raisons de santé et renvoyé dans ses foyers. Il vit à Lyon avec Henriette Barbotte. Tous les deux reprennent contact avec le parti communiste, devenu une organisation clandestine, et récupèrent le matériel nécessaire à la fabrication de la presse clandestine. Déplacé à Langogne (Lozère) au premier semestre 1940, il est révoqué en octobre de la même année.

D’après Moissonnier, il quitte la Lozère début 1941 pour Saint-Étienne puis passe dans la clandestinité, logeant à Beauvallon (Drôme). Le parti communiste lui a confié la direction politique de la région Drôme-Ardèche et devient le responsable du Front national pour cette zone. Dans la résistance, il utilise le pseudonyme d’Adrien. Il est arrêté le 30 avril 1942 à Montélimar puis emprisonné à Lyon (Montluc), au camp de Mauzac (Haute-Garonne) puis à la prison militaire de Bergerac (Dordogne). Son rôle exact dans la résistance n’ayant pas été identifié, il en est libéré pour raison médicale, revient à Saint-Étienne puis est arrêté de nouveau et interné à la prison de Toulouse. Selon son témoignage dans le journal Le Réveil (1968/09/27), il aurait été condamné à mort par la Gestapo ; la Libération de Toulouse et de la prison par la Résistance le 19 août 1944 lui permet d’y échapper. Ancien membre des Francs-tireurs et partisans, il se voit reconnaître le grade de capitaine dans les Forces françaises de l’intérieur (FFI). Il siège, à ce titre, au sein de la cour martiale de Toulouse.

À suivre

Henriette et Jules Serval

 

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