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1 mars 2021 1 01 /03 /mars /2021 00:01

Paul Henri Desplain naît le 24 décembre 1869 à Paris (18e arr.). Il est le fils de Flore Alphonsine Caroline Desplain, couturière, qui vit rue Constance et d’un père non désigné. Le mariage en décembre 1872 à Paris (19e arr.) de sa mère avec Étienne René Davezies le légitimera.

Bien que né en milieu urbain avec des parents qui restent parisiens, Paul Henri Davezies est d’abord cultivateur à Chézy (Allier) en novembre 1890, quand il effectue son service militaire dans le 160e régiment d’infanterie. Nommé caporal en août 1891, il devient sergent en mars 1893 et est démobilisé en novembre de la même année.

Après sa période à l’armée, il revient en région parisienne, d’abord en 1894 à Nogent-sur-Marne, avenue du Val-de-Beauté (Seine, act. Val-de-Marne) avec ses parents puis en 1895 à Saint-Maurice, Grande-Rue, commune proche où il est journalier.

Il se marie en octobre 1898 à Saint-Maurice avec Rose Marie Élisabeth Ferrand, également journalière dans la ville, et ils s’installent ensuite dans la commune voisine de Joinville-le-Pont. Ils s’installent dans le quartier Schaken, rue du Viaduc puis avenue de Joinville.

À partir de 1911, Paul Henri Davezies est employé par La Canalisation électrique, usine de câbles et fils électriques à Saint-Maurice fondée en 1896 par les frères Brait de la Mathe puis rachetée en 1912 par les Tréfileries du Havre.

Malgré ses 44 ans, Paul Henri Davezies est mobilisé au cours de la première guerre mondiale, en août 1914, d’abord dans le 36e régiment d’infanterie avant d’être, en septembre la même année, affectée à la 22e section de commis et ouvriers d'administration (COA). Tout en y restant incorporé, il est détaché en août 1917 dans son usine, puis démobilisé en décembre 1918.

Après le conflit, Davezies poursuit son activité au sein de La Canalisation électrique. Il participe à la société de secours mutuels du personnel de l’entreprise, fondée en juillet 1910 par Antoine Fabre. Il en est le président en 1925 et transmet la fonction en mai 1933 à Paul Lombart.

Dans sa ville de résidence, Joinville, il se charge de signaler à l’autorité les lampes ne fonctionnant pas de son quartier à partir de novembre 1926.

Ayant pris sa retraite, Paul Henri Davezies quitte Joinville pour s’installer chez son fils aîné, Alexandre René, à Rosny-sous-Bois, chemin des Soudoux. Il y vit en 1935, âgé de 65 ans. sa date de décès n’est pas connue. Décoré en février d’une médaille d'argent d’honneur des ouvriers, il avait également obtenu en avril 1933 une mention honorable pour ses responsabilités mutualistes.

Le troisième de ses fils, Maurice Davezies (1909-1991), participera à la résistance à l’occupation allemande pendant la deuxième guerre mondiale en tant que membre des Forces françaises de l’intérieur.

La Canalisation électrique, Saint-Maurice

 

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19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 00:01

Marcel Henri Robin naît le 19 septembre 1896 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Florence Joséphine Beaumann, couturière, et de son mari Auguste Robin, jardinier qui travaille pour la ville de Paris. La famille réside dans le centre de la commune, rue de Paris.

Le père, Auguste Robin, est d’écoré en février 1923 d’une médaille d’honneur agricole et obtient, en mars de la même année, une mention honorable pour son rôle de visiteur de la Société de secours mutuels des gardes et cantonniers de la ville de Paris.

Marcel Robin commence à travailler tôt puisque, au premier semestre 1911, alors qu’il a 14 ans, il est mentionné comme employé de la mairie de Joinville. Il s’est inscrit à la Société de préparation militaire du Parangon, installée sur le site de l’école coloniale dirigée par le Dr Henri Rousseau, et obtient, à ce titre, un diplôme d’honneur en août 1913.

Comme fonctionnaire municipal, Robin a été placé en sursis d’appel. Cependant, il devance l’appel de sa classe pour le service militaire, lui-même anticipé avec le déclenchement de la première guerre mondiale, et s’engage volontairement pour la durée de la guerre à Paris (12e arr.) en septembre 1914. Il est affecté au 18e régiment d’infanterie et devient caporal en novembre 1914 puis sergent en février 1916. Son comportement lui vaut une citation à l’ordre du régiment en novembre de cette année-là : « commandant un flanc garde du bataillon, a contribué par son attitude énergique à repousser une vigoureuse contre-attaque ennemie ». Il est démobilisé en septembre 1919.

Poursuivant son activité à l’hôtel-de-ville de Joinville, il en est le secrétaire adjoint en 1924, remplaçant Eugène Ernest Chauvin, devenu secrétaire général au départ d’Eugène Henri Doret.

En juin 1924, Marcel Robin épouse Marguerite Anne Louise Guérin, employée de banque et résidant dans le quartier de Polangis. Ils s’installent sur l’autre rive de la Marne, rue de Créteil (act. boulevard du maréchal-Leclerc). En avril 1925, la commune avait accordé à Marcel Robin un congé pour raison de santé. Son épouse meurt en juin de la même année, quelques jours après avoir donné naissance à leur fils Jean.

Parallèlement à son travail administratif, Robin s’implique dans la vie d’associations sociales. Il est, en 1923, secrétaire de la principale société locale de retraites, la 1164e section de la société Les Prévoyants de l’avenir. Il continue d’exercer la fonction en 1938. Robin est également en 1926 administrateur de la société de secours mutuels des sapeurs-pompiers de Joinville et le reste en 1935.

Il devient, en avril 1935, secrétaire général de la commune au départ en retraite de Chauvin. L’hebdomadaire Voix des communes remarque qu’il est un « enfant du pays, élevé à la mairie. » Son livret militaire note qu’il séjourne, en 1937, à Lagos, au Nigéria.

Pendant la deuxième guerre mondiale, Robin est affecté à son poste en mairie et démobilisé de fait fin juin 1940. Il présente, en mai 1941 les « félicitations du personnel municipal » à Léon Lesestre, le maire (droite) élu en 1925 et reconduit dans ses fonctions par le régime de Vichy.

À sa place, il organise le Noël du maréchal Pétain en décembre  1941 avec le Secours national d’entraide. Dans son discours à cette occasion, le maire appelle à «  bien aimer le maréchal, sauveur de notre France ». Robin est également secrétaire du Comité d’assistance aux prisonniers, qui envoie des colis à Noël et à Pâques et peut soutenir les familles. C’est lui qui présente le rapport moral et le rapport financier de cette institution en janvier 1943 ; le comité a, à ce moment, des « finances florissantes. »

Deux fonctionnaires municipaux, François Balemboy, secrétaire général adjoint et un autre cadre, Georges Karcher, organisent au sein de la mairie le soutien à la lutte contre l’occupation allemande, diffusant les publication du Mouvement Résistance et soutenant avec de faux papiers les personnes voulant échapper au service du travail obligatoire (STO). La participation de Robin à ce réseau n’est pas attestée, mais son maintien en poste avec ces deux derniers après la Libération en août 1944 indique qu’il n’a sans doute pas fait obstacle à cette activité ; le maire et ses adjoints ont, par contre, été démis et arrêtés par le comité local de libération.

Après le conflit, Robin doit piloter un important programme de construction d’équipements et de voirie. Il est toujours en poste en 1953 et le reste peut-être jusqu’en 1961.

Marcel Henri Robin meurt le 23 novembre 1977 à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne). Il était âgé de 81 ans. Il était titulaire de nombreuses médailles : Croix de guerre avec étoile de bronze, Croix du combattant volontaire (accordée en juillet 1936), Croix du mérite de guerre italienne, mention honorable au titre de son activité dans la société de secours mutuels des sapeurs-pompiers (novembre 1926), mention honorable au titre de son activité dans la société Les Prévoyants de l’avenir (août 1933), médaille d'argent des employés communaux (avril 1944) et Palmes académiques comme officier d’académie (février 1939).

Son fils Jean Robin, enseigne de vaisseau sur le porte-avions Arromanches qui patrouillait en Indochine, avait été abattu dans son avion en vol en décembre 1953, pendant la guerre du Viêt-Nam.

Mairie de Joinville-le-Pont, vers 1960

 

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29 septembre 2020 2 29 /09 /septembre /2020 00:01

Louis Castanet naît le 28 novembre 1866 à Paris (8e arr.). Il est le fils de  Marguerite Castanet, couturière, et d’un père non dénommé ; sa mère le reconnaît officielle deux ans plus tard.

Vers 1886, il est embauché comme facteur dans l’administration des postes. Au moins à partir de 1891, il est affecté au bureau de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), qui est dirigé depuis environ 25 ans par Antonine de La Chassaigne de Sereys, épouse du colonel Broutta. Le bureau avait été doté, en 1872, du service télégraphique. En novembre 1893, la ligne téléphonique reliant Joinville à Paris est inaugurée.

Louis Castanet épouse en février 1893 à Auchel (Pas-de-Calais) Maria Élisabeth Joseph Paillard, fille d’un mineur de houille. Ils vivent à Joinville dans le quartier du Centre, d’abord quai Beaubourg (act. quai du Barrage) et rue Bernier.

En octobre 1896, Louis Castanet fait partie des membres fondateurs de la 1 164e section de la société civile de retraites Les Prévoyants de l’avenir, créée en 1880. La section est basée à Joinville. Elle est présidée par Maurice Watrinet, directeur de funérailles et ancien secrétaire général de la mairie, futur adjoint au maire (conservateur) de la commune. Castanet en est le trésorier jusqu’en 1900. Il en devient ensuite vice-président et conserve la fonction jusqu’en avril 1923.

Lors du congrès de cette organisation en septembre 1904, Castanet est élu membre du conseil d’administration de l’Association générale des sous-agents des postes. Le droit syndical n’existant pas à ce moment dans la fonction publique, l’Association générale en tenait lieu pour les facteurs. Le congrès avait mis à son jour les questions de l’avancement et de la retraite. Mais il se prononça aussi au sujet de la guerre russo-japonaise alors en cours et se conclut sur les cris de « Vive la République sociale ! Vive l'association une et indivisible ! »

Lors du congrès d’octobre 1905, qui voit Roblet succéder à Bébin à la présidence de l’Association générale, Castanet est réélu, avec 393 voix, membre du conseil d’administration. En juillet 1908, il est délégué de la Société générale de l'orphelinat des sous-agents à Paris. Il s’associe à l’hommage rendu, en octobre 1912, à François Labarre, dirigeant mutualiste et est toujours membre du conseil en 1913.

Pendant la première guerre mondiale, Louis Castanet est mobilisé. Au total, avec son service militaire, il aura effectué cinq ans dans l’armée.

Depuis 1911, Castanet semble ne plus résider en permanence à Joinville-le-Pont, même s’il est mentionné en relation avec la commune jusqu’en 1935 dans divers documents d’état-civil ou articles de presse et qu’il mentionne une adresse dans la ville dans des démarches officielles.

Louis Castanet meurt le 6 novembre 1955 à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne). Il était âgé de 88 ans et père de cinq enfants. Il avait été attributaire de deux mentions honorables pour son activité sociale en avril et juillet 1908.

La Poste de Joinville vers 1900 avec deux facteurs, dont peut-être Louis Castanet

 

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21 septembre 2020 1 21 /09 /septembre /2020 00:01

Léon Félix Ferdinand Miallion naît le 3 juillet 1903 à Paris (18e arr.). Il est le fils d’Élisa Müller et de Ferdinand Georges Miallion, serrurier.

Peu après, la famille s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en 1906 et vont désormais vivre dans le quartier de Palissy, sur la rive gauche de la Marne, d’abord rue de Brétigny (act. avenue du Président-Wilson) puis avenue Théodore et enfin avenue Lefèvre.

C’est en novembre 1926 à Joinville que Léon Miallion épouse une autre habitante du quartier, Georgette Beurton. Il est métreur vérificateur. La mort de son père, à 51 ans en juillet 1927, l’amène à prendre la direction de la société coopérative ouvrière L'Avenir du Bâtiment, fondée en 1895 et dont son père assurait la présidence depuis 1908, fonction qu’il cumulait avec la direction dans les années 1920.

Léon Miallion exerçait toujours la fonction de directeur de la coopérative en 1938.

La famille, qui avait vécu deux ou trois ans à Vincennes autour de 1927, était revenue à Joinville-le-Pont ; ils ont au moins cinq enfants, et peut-être six ou sept. Son frère cadet, Georges, devient, en 1935, conseiller municipal de la commune.

La date de décès de Léon Miallion n’est pas connue.

Le quartier de Palissy à Joinville-le-Pont (années 1960)

 

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19 septembre 2020 6 19 /09 /septembre /2020 00:01

Ferdinand Georges Miallion naît le 4 juin 1866 à Issoudun (Indre). Il est le fils de Louise Pujol et de son mari, Jean Baptiste Félix Miallion, menuisier ébéniste.

Devenu serrurier à Paris (11e arr.), Ferdinand Miallion fait peut-être partie des fondateurs de la société coopérative de production de serrurerie L'Avenir du bâtiment, créée en juin 1895 et située rue Saint-Maur, où il réside en 1987. Il est lié au directeur de la coopérative, Jules Le Corre, serrurier également.

En avril 1897 Ferdinand Miallion épouse à Paris (11e arr.) Émelie Jeanne Soudan, couturière. Ils divorcèrent en janvier 1901. Il se remarie à Paris (18e arr.) en septembre 1902 avec Élisa Müller. Ils sont installés à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en 1906 et vont désormais vivre dans le quartier de Palissy, sur la rive gauche de la Marne, d’abord rue de Brétigny (act. avenue du Président-Wilson) puis avenue Théodore et enfin avenue Lefèvre.

Lors de l’exposition internationale de Milan en 1906, L'Avenir du bâtiment est présente et obtient une médaille d'or. À titre personnel, Ferdinand Miallion, recueille une mention honorable à cette occasion.

L’assemblée générale de la coopérative en novembre 1908 remplace Le Corre, démissionnaire, par Louis Fournillon en tant que directeur. Ferdinand Miallion est président du conseil d'administration. Lors de la démission pour raison de santé de Fournillon en mars 1924, Miallion était co-directeur de l’entreprise, tout en continuant de présider son conseil. Il est réélu en tant que directeur.

Ferdinand Miallion meurt le 30 juillet 1927 à Joinville. Il était âgé de 51 ans et avait eu avec sa seconde épouse deux enfants, dont l’un, Léon, prit sa suite à la direction de L'Avenir du bâtiment et l’autre, Georges, fut conseiller municipal de Joinville-le-Pont (1935-1941).

Le quartier de Palissy à Joinville-le-Pont (années 1960)

 

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29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 00:01

Suite de la biographie de Georges Scornet

Parallèlement à ses activités politiques, Georges Scornet est très impliqué dans la vie associative locale. Il est ainsi un de ceux qui soutiennent, en 1920, la fusion du Groupement amical des industriels, commerçants et des habitants de Palissy-Polangis avec l’Union des commerçants de Joinville. Il est un membre actif de la caisse des écoles communale.

À partir de 1933, il est vice-président de la Société de secours mutuels des sapeurs-pompiers de Joinville et représente les mutuelles dans la commission cantonale pour l’assistance aux vieillards.

C’est toujours Georges Scornet qui prend, en décembre 1922, l’initiative de reconstituer l’amicale des Bretons dissoute pendant la guerre et en est vice-président. Il est aussi président d’honneur de la « commune libre de Polangis », son quartier, structure chargée d’organiser une fête annuelle. Il siège encore, en 1924 dans la commission des fêtes de l’Union amicale de Joinville Champigny.

L’essentiel de la présence de Scornet dans la vie locale concerne le domaine sportif.

Ainsi, il est en décembre 1919, administrateur de l’USJ. Il devient en mai 1923 président du Cercle Athlétique de Joinville (CAJ, basket et natation) et commence son mandat en polémiquant avec le maire sur l’organisation des épreuves de natation pendant les fêtes communales, se plaignant que son club doive se contenter de participer à la retraite aux flambeaux et aux fêtes vénitiennes. En juillet 1925, Scornet, préside au côté du maire à l’inauguration du plongeoir et de la baignade en Marne du CAJ. Le plongeoir permet en septembre 1929 un spectaculaire triple saut groupé. Le club organise une compétition classique, la traversée de Joinville à la nage, qui en est à sa 23e édition en 1932 avec 77 nageurs et 8 nageuses.

Après le décès de Scornet, deux challenges à son nom seront créés.

Le challenge Scornet en basket est mis en jeu dans une compétition à Joinville pour la première fois en mars 1936. Il est renouvelé en 1937 et 1938 et se tient à Champigny-sur-Marne pour sa quatrième édition en 1939 à la Maison des Syndicats. Il s’assure la participation des meilleures équipes parisiennes de basket-ball de la Région Parisienne FSGT, la fédération corporatiste. La guerre n’interrompt pas la compétition, puisque la septième édition a lieu en avril 1942.

Le challenge Scornet en natation est organisé au cours du championnat de Paris, d’abord en août 1936. Il consiste en une course par équipe, jugée sur le classement de cinq nageurs dans la traversée de Joinville, partie du championnat de Paris de la FSGT. La dernière édition semble avoir eu lieu en août 1939.

Georges Auguste Scornet meurt le 30 novembre 1934 à Joinville . Il était âgé de 56 ans. Sans qu’il soit possible de faire un lien, on remarquera que sa fille aînée, Jeanne Scornet, décède trois semaines avant, à l’âge de 33 ans.

Le conseil municipal rend hommage à Scornet le 18 décembre et le maire le fera encore à la fin de son mandat, en avril 1935. La nouvelle municipalité élue en mai ira également déposer une gerbe sur sa tombe au cimetière de Joinville.

De nombreuses décorations avaient été accordées à Scornet : la Croix de guerre avec étoile de bronze ; les Palmes académiques comme officier d’académie en février 1929 et officier de l’instruction publique en février 1935 ; la médaille d’honneur de l’éducation physique en janvier 1932 ; deux mentions honorables pour services rendus à la mutualité en février et novembre 1934 ainsi qu’une médaille de bronze en février la même année.

Fin

Triple saut sur le plongeoir du CAJ sur la Marne à Joinville en 1929

 

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27 mai 2020 3 27 /05 /mai /2020 00:01

Suite de la biographie de Georges Scornet

Éloigné de la vie politique communale de Joinville-le-Pont, Scornet, comme plusieurs autres des élus de 1912, a pris ses distances avec la SFIO. Lors des élections municipales de novembre 1919, seuls Georges Laruelle et Henri Lacroix se représentent avec l’étiquette du parti socialiste tandis que Julien Périn, avec le qualificatif de socialiste indépendant, figure sur la liste d’Henri Vel-Durand, qui regroupe des radicaux dissidents et les radicaux-socialistes officiels. C’est la révocation par le préfet de ce dernier, en conflit avec le maire, qui fait sortir Scornet de sa réserve. Il envoie au nom d’un « groupe nombreux d’habitants » un courrier, en juin 1923, à l’hebdomadaire Gazette de l’Est pour défendre l’ancien premier adjoint « sympathique et dévoué ». Il assure qu’on pouvait « à toute heure du jour ou de la nuit » aller tirer sur le cordon de sa sonnette.

Peut-être Scornet, qui exploite dorénavant un magasin de vins, est-il candidat lors des élections municipales de mai 1925, qui voient le maire sortant l’emporter contre les communistes et ses anciens alliés radicaux-socialistes, qui ont fait alliance avec la SFIO maintenue et des socialistes indépendants dans une déclinaison locale du cartel des gauches.

Il figure sur la liste constituée par cette alliance lors du scrutin partiel de septembre et octobre 1928, convoqué pour compléter le conseil municipal suite au décès de Vel-Durand.

La liste est conduite par Georges Briolay (radical-socialiste) avec Scornet (socialiste indépendant) et Georges Roger (SFIO). Elle emporte au second tour les trois sièges devant la droite de l’Union nationale et les communistes. Scornet fait le meilleur score, avec 813 voix sur 1 667 suffrages exprimés (48,8%) pour 1 677 votants et 2 995 inscrits. La majorité municipale élit Stephen Durande comme successeur de Vel-Durand.

Lors des élections municipales générales de mai 1929, les trois mêmes listes se retrouvent. La Concentration des gauches (radicaux-socialistes, SFIO et socialistes indépendants) arrive de nouveau en tête devant l’Union nationale de Durande et le Bloc ouvrier et paysan de Bénenson (communiste). Scornet recueille à nouveau le plus haut soutien au sein du groupement des gauches. Au premier tout, il a 916 voix sur 2 126 suffrages exprimés (43,1%) pour 2 969 inscrits. Les gauches remportent au second tour 22 des 27 sièges à pourvoir, la droite prenant les cinq restants ; Durande est battu. Briolay devient maire, Roger et Scornet sont adjoints.

En novembre 1933, en l’absence du maire, c’est Scornet qui préside une séance du conseil municipal, marquée par un violent incident provoqué par un élu SFIO de 1929, François Galabert. L’hebdomadaire radical Voix des communes raconte : « Particulièrement pénible. Galabert, venu avec l’idée de faire de l’obstruction et de provoquer un scandale fut le héros de la soirée. Surexcité, violence de langage, débauche d’injures, geste inconsidérés ». Scornet décide une suspension de séance, pendant laquelle le tumulte continue, avec des chaises déplacées et des tables précipitées à terre. On va chercher Briolay, qui tente de reprendre le contrôle des débats et finit, après une nouvelle suspension par faire appel à la police qui expulse Galabert manu militari, lequel est « emporté au poste pour calmer sa colère furieuse ». Le journal est surpris car l’ordre du jour ne comportait que des régularisations administratives « qui ne pouvaient en aucune façon laisser présager un tel déferlement de violence. »

Lors du conseil suivant, en décembre 1933, Galabert présente, selon Voix des communes, des « excuses partielles », mais il reçoit un blâme du conseil. Le même provoque de nouveaux incidents lors d’une séance en mars 1934, s’élevant contre ce qu’il appelle le « travail forcé imposé aux chômeurs par une municipalité tyrannique », ce qui provoque un charivari et encore une suspension de séance puis un blâme à son encontre. Il y avait beaucoup de spectateurs affiliés au parti communiste pour soutenir Galabert. Scornet reçoit, suite à la séance, une délégation de chômeurs. Suite à plusieurs décès et démissions, des élections municipales en octobre 1934 réduisent encore la majorité soutenant la municipalité du groupement des gauches, dont la SFIO s’est retirée.

À suivre

Scornet en 1934

 

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11 mai 2020 1 11 /05 /mai /2020 00:01

Benoit Bayard naît le 23 décembre 1874 à Monétay-sur-Loire (Allier). Il est le fils aîné des dix enfants de Magdeleine Minard et de son marie Benoît Bayard, cultivateurs métayers, dont trois sont prénommés Benoit.

Alors cultivateur à Diou (Allier), Benoit Bayard épouse dans cette commune, en juillet 1902, Philiberte Tillier, originaire du Pin, résidant alors à Paris (12e arr.).

Installé à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en 1909, les Bayard résident dans le quartier du Centre, rue de Paris. Benoit Bayard est ouvrier à l’établissement de la Monnaie et des médailles (Monnaie de Paris). Il y sera ensuite employé en tant qu’huissier. Son frère Gilbert, qui a épousé une sœur de sa femme, travaille également à la Monnaie et vit dans la commune voisine de Saint-Maur-des-Fossés ; il reprendra, après la première guerre mondiale, le logement occupé précédemment par Benoit Bayard à Joinville.

Au cours du conflit mondial, Benoit Bayard est mobilisé dans le 358e régiment d’infanterie.

Après-guerre, la famille déménage à Viroflay (Seine-et-Oise, act. Yvelines). En 1931, elle vit dans le quartier du Marais, sur la rive droite, rue Julien-Certain.

Selon les archives des historiens de la coopération Jean Gaumont et Gaston Prache, Benoit Bayard adhéra au Parti socialiste SFIO ainsi qu'au mouvement coopératif de consommation à Viroflay.

Benoit Bayard meurt le 3 septembre 1940 à Viroflay. Il était âgé de 65 ans.

Son fils André Bayard fut également militant socialiste SFIO à Viroflay et responsable du mouvement coopératif en Île-de-France.

 

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7 février 2020 5 07 /02 /février /2020 00:01

Marcel Robert Gastal naît le 14 mars 1910 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Charlotte Léontine Guillon et de Casimir Paulin Gastal, mécanicien dans l’aviation militaire, militant et élu socialiste, responsable coopératif. Ils vivent dans le quartier de Polangis, avenue Pauline puis déménagent en 1912 à Vincennes, rue du Midi, et s’établissent en 1919 à Nanterre, rue du Bois et enfin rue Saint-Germain.

En 1931, Marcel Gastal est employé à l’Union des coopérateurs de Paris (UDC), dont son père est adhérent, comme secrétaire de la direction commerciale. La même année, il épouse, en octobre à Clamart Denise Albertine Pagès. Militant syndicaliste, il est chef de service à l’UDC en 1939. À ce moment, il vit à Paris (20e arr.), rue Alphonse-Penaud.

Après la deuxième guerre mondiale, Marcel Gastal devient directeur commercial de l’UDC en 1953 puis directeur en 1955. Il quitte cette fonction en 1961, pour devenir président-directeur général de la société coopérative nationale d'assurances La Sauvegarde, dont il présidait déjà le conseil d’administration depuis 1960. Il assume cette fonction jusqu’en 1975, date de sa retraite.

Parallèlement, Marcel Gastal était membre du comité exécutif central de la Fédération nationale des coopératives de consommation (FNCC) jusqu'en 1975. Il fut également président de l’Institut de prévoyance et de retraite des cadres et assimilés de la FNCC (IPRCA) et administrateur l’Union coopérative de Crédit ménager, de la SACM, de la Société des Hôtels Coop, de la Société coopérative d'équipement, de la Caisse interprofessionnelle du logement, de la CPAV, et de l’Association pour l'emploi des sociétés coopératives de consommation de la FNCC. Il avait, en 1953, été nommé membre du comité départemental des prix pour la Seine en tant que représentant des coopératives de consommation.

Intervenant régulièrement dans les congrès coopératifs, Marcel Gastal présenta, lors du 37e congrès de la FNCC à Cannes, en juin 1954, un rapport sur « Comment accroître la productivité du mouvement coopératif ». Il publia plusieurs articles, notamment dans Coopération, organe de la FNCC, ou la Revue des études coopératives, où il signait en 1955 un Hommage à Charles Fourier, précurseur de la Coopération.

Selon un avis transmis par le consulat général de France au Mexique, Marcel Gastal est mort le 6 décembre 1987 à un endroit indéterminé entre l’île de Cozumel (Yucatán) et la ville de San-José-Chiltepec (Oaxaca). Il était âgé de 77 ans.

 

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5 février 2020 3 05 /02 /février /2020 00:01

Suite de la biographie de Casimir Gastal

Pendant la première guerre mondiale, Casimir Gastal est exclu du service armé pour entérite chronique et reste sur son lieu de travail dans une compagnie d’ouvriers de l’établissement d’aviation militaire de Vincennes. Son état de santé médiocre lui vaudra une pension militaire en 1922.

Après le conflit, Gastal se fixe à Nanterre, d’abord rue du Bois en 1919 puis rue Saint-Germain en 1920, toujours pour suivre son affectation professionnelle. Il est, en 1930, chef d'équipe de l’entrepôt spécial d'aviation n° 2.

Dans sa nouvelle résidence, Gastal adhère à l’Union des coopérateurs de Paris (UDC), où il est en charge de la promotion des cercles de coopérateurs. Il est aussi correspondant de la Banque des Coopératives. À ces divers titres, il participe aux congrès régionaux et au congrès national coopératif de 1924.

Retraité en 1934, alors qu’il n’a que 55 ans mais sans doute du fait de ses problèmes de santé, Casimir Gastal s’installa à Breuil-Bois-Robert (Seine-et-Oise, act. Yvelines), petit village à proximité de Mantes qui compte à ce moment environ 200 habitants. La commune est le fief de Marcel Bucard (1895-1946), militant d’Action française‎‎ (1918-1933) puis fondateur Mouvement franciste (1933-1944), expressément fasciste. Les cadets francistes, portant des chemises bleues, disposent d’un camp d’entraînement dans la commune. À l’issue des élections municipales de mai 1935, la presse socialiste se félicite de l’élection de deux antifascistes dans la commune ; Gastal en faisait peut-être partie. Au premier tour, il avait recueilli 17 voix pour 71 votants (24%) et cinq sièges étaient encore à pourvoir.

Membre du parti socialiste SFIO, il est prend part aux activités de la Fédération de Seine-et-Oise et est candidat dans le canton de Mantes lors du scrutin départemental d’octobre 1937. Il recueille 644 voix (9,4% des suffrages exprimés), derrière un député de centre-gauche, Bergery (2 632), le candidat de droite (1 895) et un communiste (1 191). Au second tour, il se désiste, en faveur de Bergery, dont le parti est adhérent au Front populaire et qui est élu malgré le maintien de ses concurrents communiste et radical.

Il est de nouveau candidat en mars 1939, dans une élection cantonale partielle à Houdan (Seine-et-Oise, act. Yvelines), et reçoit 83 votes (2,7%), pour 179 à un communiste, 535 à un radical-socialiste et 1 284 à Mahieu, réactionnaire, élu.

À l’issue du premier scrutin municipal suivant la deuxième guerre mondiale, en mai 1945, Gastal est élu adjoint au maire de Breuil-Bois-Robert. Il cesse cette fonction au renouvellement du conseil municipal en octobre 1947. Il était devenu président du groupe coopératif de Mantes, La Solidarité, adhérente à l’Union des coopérateurs (UDC).

En 1953, Gastal s’installa à Vigneux-sur-Seine (Seine-et-Oise, act. Essonne). Il fonda un groupe d’action coopérative et devint membre du comité général de l’UDC, dont son fils était un des cadres.

Casimir Gastal meurt le 19 février 1962 à Maisons-Alfort (Seine, act. Val-de-Marne). Il était âgé de 82 ans.

Fin

Une plaque apposée en 1862 à Breuil-Bois-Robert

 

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