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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 00:01

Julien Charles Bessault naît le 11 août 1834 à Champigny-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Décadie Marguerite Pelletier et Charles Bessault, cantonnier.

Alors ouvrier scieur à la mécanique, Julien Bessault épouse en mars 1860 à Joinville-le-Pont Louise Alexandrine Ancelet, fille d’un conseiller municipal de la commune pendant un quart de siècle.

À la fin du second empire, Bessault devient marchand de vin et traiteur. Il est sous-lieutenant de la garde nationale et des sapeurs-pompiers de Joinville-le-Pont dont Louis Ferdinand Rousseau, futur maire, est capitaine. À ce titre, il prend probablement part aux combat de défense de la capitale pendant le siège de Paris par les fortes prussiennes en 1870.

Lors des élections municipales de janvier 1878, Julien Bessault est élu à l’assemblée communale de Joinville, dont Gabriel Pinson est maire. Le conseil comporte seize républicains et un orléaniste, tandis que le maire sortant Louis Ferdinand Rousseau et ses candidats bonapartistes sont battus.

En septembre 1879, Bessault se solidarise avec le conseiller municipal Alphonse Demeestère, critiqué par le maire Pinson et blâmé par la majorité de l’assemblée locale. Demeestère avait lancé une souscription pour venir en aide à Alfred Morandy, ancien communard libéré et malade. Les huit opposants à ce vote de blâme inhabituel constitueront le socle du radicalisme local (outre Bessault et Demeestère, Vaudey, Diot, Legendre, Berné, Gobert ou Mouriez).

Julien Bessault quitte le conseil municipal en 1881 et quitte la commune au cours de la décennie. Il meurt le 2 juillet 1896 à son domicile de Saint-Maurice, 18, av. de l’Asile. Il était âgé de 62 ans.

Ambulance à Joinville en 1870

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 00:01

(Suite)

À la Libération, après la prise de la mairie de Joinville-le-Pont par le comité local de Libération, Léon Berthet est nommé par arrêté préfectoral du 26 septembre 1944 membre de la délégation spéciale chargée d’administrer la commune. Il est vice-président, faisant fonction de quatrième adjoint, Robert Deloche (Pcf) étant président.

Lors des élections municipales du 29 avril 1945, il est élu conseiller municipal et devient le 6 mai premier adjoint au maire, toujours Robert Deloche. La municipalité, comme la délégation spéciale comprend outre les communistes et les socialistes des radicaux et des personnalités anciennement classées à droite, comme André Malcouronne, Henri Drevet et François Decrombecque.

Lors des élections municipales du 19 octobre 1947, Berthet est à la tête d’une liste socialiste comprenant également quelques radicaux (d’autres sont sur la liste communiste du maire sortant). La liste RPF (gaullistes et droite) de Perly arrive en tête avec une moyenne de 3 066 voix pour 6 974 suffrages exprimés, sur 7 073 votants et 8 376 inscrits, soit 44,0%. Elle précède la liste Union républicaine et résistante (Pcf et div. g.) qui a une moyenne de 3 017 voix (43,3%) et la liste socialiste SFIO, 452 voix (6,5%). Les deux listes RPF et Pcf obtenant chacune 11 sièges, c’est Léon Berthet – seul élu de sa tendance – qui fait la différence, ce qui lui permet de redevenir premier adjoint au maire en faisant réélire Robert Deloche. La liste MRP (démocrates-chrétiens) n’a pas de siège.

En cours de mandat, les relations se tendent au sein de la municipalité, comme d’ailleurs entre communistes et socialistes au niveau national. Berthet démissionne du mandat d'adjoint le 2 octobre 1950 mais reste au conseil municipal jusqu’au 26 octobre 1951. Il cède alors la place à l’instituteur Pierre Allaire, second sur sa liste, qui renonce deux mois plus tard au profit de Victor Hochet. Début 1953, alors que Robert Deloche est exclu du Pcf et quitte son poste au profit d’Amélie Trayaud (Pcf), le quatrième de la liste Berthet, Georges Chauffour entre au conseil pour deux mois.

Lors des élections municipales d’avril 1953, Berthet dirige à nouveau une liste socialiste qui obtient cette fois trois sièges (Léon Berthet, Pierre Depoutot et Auguste Lobrot, radical socialiste). Elle se situe derrière la liste communiste (Henri Bideaux, 10 sièges) et les deux listes de droite (Georges Defert, RGR et divers droite, 6 sièges ; Perly, RPF, 6 élus), et devant les centristes du MRP (J-H. Chabrière, 2 sièges). Les listes RGR, RPF et MRP s’allient pour élire Georges Defert comme maire, tandis que Berthet se situe dans l’opposition.

Léon Berthet quitte l’assemblée locale, où il avait siégé quatorze ans, en 1959. Il meurt le 15 avril 1969 à Créteil (Val-de-Marne), âgé de 73 ans.

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 00:01

Léon Gaston Berthet naît le 22 août 1895 à Paris (19e arr.). Il est le fils de Célina Maria Dizeux, blanchisseuse et de son époux, Eugène Victor Berthet. La famille est installée à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) à la fin du 19e siècle d’abord rue Vautier puis rue des Réservoirs. Dès ses 15 ans, il travaille comme mécanicien.

Pendant la première guerre mondiale, Léon Berthet épouse, en avril 1918 Renée Eugénie Jane Louise Garmalet à Paris (15e arr.). Ils auront deux enfants et vivent au nouveau domicile des parents de Léon, avenue Oudinot dans le quartier de Polangis.

Son père, Eugène Berthet, avait été candidat sur une liste socialiste-révolutionnaire aux élections municipales joinvillaises en 1904. Léon Berthet va s’engager publiquement aux côtés de la gauche non communiste à partir de 1923.

La Ligue de la République, fondée à l’automne 1921 par le socialiste indépendant Paul Painlevé, futur président du conseil, s’organise notamment dans la banlieue parisienne. La section de Joinville élit son bureau le 19 février 1923, mais elle préexistait probablement. René Caperon, socialiste indépendant en est le président. Berthet est trésorier de la section mais également, dès le 2 février 1923, trésorier de la Fédération de la Seine présidée par le Dr Thévenin, de la section de Charenton.

Très active en 1923 à Joinville, la Ligue de la République appelle à regrouper tous les partis de gauche « pour faire échec à la réaction ». La section, qui est liée à celle de la Ligue des droits de l’Homme, prend naissance dans un contexte de reconstruction d’organisations politiques après-guerre. Le comité radical et radical-socialiste se reconstitue en 1923 autour d’Émile Briolay ; la section de Joinville de l’Union fédérative socialiste se crée la même année avec des dissidents communistes dont Edmond Neumann ; la section socialiste SFIO, passée entièrement au parti communiste, renaît sans doute début 1924. En décembre 1923, Berthet est reconduit en tant que trésorier de la section.

Cependant, du fait sans doute du positionnement ambigu de René Caperon, qui va rallier le maire sortant Henri Vel-Durand contre ses alliés, l’aventure de la Ligue de la République va se terminer à Joinville début 1924.

En mars, Briolay et Berthet prennent l’initiative d’un appel « Aux démocrates joinvillais » au nom du cartel des gauches, réclamant « faut une coalition pour combattre efficacement le Bloc national » et attaquant les mercantis et réactionnaires. Berthet entre en avril 1924 au comité de rédaction de la Voix des communes, journal radical-socialiste de la circonscription, qui plaide pour cette union. Le 27 du même mois, Berthet devient trésorier du comité électoral communal qui rassemble les radicaux-socialistes, la SFIO et l'Union socialiste-communiste (USC, fusion de l’Union fédérative socialiste et du PC-Unitaire) ; Briolay (radical) en est le président, Neumann (USC) le vice-président et Roubault le secrétaire.

Lors des élections municipales de mai 1925, la liste du cartel des gauches obtient 648 voix soit 28,4% des 2 275 suffrages exprimés pour 2 310 votants sur 2 761 électeurs inscrits. Elle devance la liste communiste (Bloc ouvrier et paysan), 480 voix et 21,1%, mais est nettement distancée par l’Union républicaine de Vel-Durand qui recueille 1 080 votes (47,5%). Au second tour, la majorité sortante remporte les 23 sièges à pourvoir.

En février 1928, Berthet est mentionné comme membre de la section de Joinville de la SFIO avec Georges Roger, Marhes, Cérignan, Denis, Graillat et Ceretti dans une souscription du quotidien socialiste Le Populaire.

Peut-être est-ce lui le Léon Berthet qui lance en octobre 1938 un « Appel aux Amicalistes » dans le bulletin Vouloir, organe des amicales socialistes de la métallurgie.

Avant le congrès de la Fédération socialiste de la Seine, en mai 1939, Léon Berthet est, avec Albert Duquenne, l’un des deux joinvillais signataires de la motion de politique générale présentée par Paul Faure, qui souligne que « le Parti [SFIO], qui en a fait loyalement l'expérience, a toujours été diminué et affaibli par la pratique des actions communes » avec le Parti communiste. Le texte exige également « devant le péril qui menace la laïcité (…) une action urgente et vigoureuse. »

(A suivre)

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 00:01

Gaston Neyroud naît le 29 août 1888 dans le 12e arrondissement de Paris, où il est déclaré sous le nom erroné de Barbiget et mentionné comme étant de père non dénommé. Son état-civil est rectifié en Berbiger, nom de sa mère, blanchisseuse, à Joinville, par jugement du tribunal d’instance du 3 avril 1889. Légitimé par le mariage de ses parents le 26 décembre 1889, il prend définitivement le nom de Neyroud.

La famille, qui compte sept enfants, vit à Joinville-le-Pont, d’abord dans le quartier du Canal (rue du Viaduc) puis en centre-ville, rue des Réservoirs. Mais Gaston Neyroud retourne s’installer rue du Viaduc après son mariage en 1911 avec Angélique Malassenet. Il exerce la profession de ferblantier en 1919.

Sergent fourrier au 347e régiment d’infanterie pendant la première guerre mondiale, il est fait prisonnier et interné en Allemagne.

Neyroud est candidat en 17e position sur la liste socialiste unifiée (SFIO) aux élections municipales de 1919 à Joinville. La liste, conduite par Georges Laruelle, conseiller municipal sortant, obtient en moyenne 500 voix au premier tour sur 1 695 votes exprimés soit 30,1% ; elle recueille au second tour 502 suffrages sur les 1 518 exprimés soit 34,3% ; il y avait 2 491 électeurs inscrits. La liste socialiste n’a aucun élu.

En mai 1920, Neyroud est toujours actif au sein de la section socialiste de Joinville. En décembre de la même année, toute la section rejoint le nouveau parti communiste SFIC.

Après la seconde guerre mondiale, Gaston Neyroud vit en Seine-et-Marne. Il épouse à Grande-Paroisse Marie Dupire en février 1945. Il décède le 22 mars 1971 à Montereau-Fault-Yonne, à l’âge de 82 ans.

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 00:01

En novembre 1902, dix personnes décident de former une coopérative dénommée « Les Égaux », Association communiste des ouvriers menuisiers du département de la Seine. Huit d’entre eux résidaient à Paris, un à Vincennes et le dernier et leader du groupe, Henri Martinet, à Joinville-le-Pont, Elle est constituée sous forme de société anonyme de production à personnel et capital variables, avec un petit capital de 1 000 francs à l’origine, porté à 5 000 francs dans les statuts.

Martinet est nommé directeur de la société qui commence son activité en août 1903. La qualité de syndiqué est exigée des ouvriers qui demandent à en faire partie. Le siège est d’abord situé 10, rue Marcadet et sera ensuite transféré 125, rue de Montreuil, toujours à Paris.

L’activité semble rencontrer rapidement des difficultés. En 1905, le sénat, ‎lui accorde une subvention de 1 000 francs. Ce ne sera pas suffisant. Le 5 mai de la même année, la coopérative est déclarée en faillite.

Pendant cette période, Henri Martinet continue son activité politique. Secrétaire du Comité socialiste révolutionnaire de Champigny, il siège comme suppléant de Jean Longuet au comité général de la Fédération des travailleurs socialistes de France, un des précurseurs de la SFIO. Il devient membre du parti socialiste unifié dès sa fondation, en 1905.

Élu conseiller municipal de Champigny, où il réside désormais, en 1912, il est réélu en 1919 et siège d’abord comme socialiste puis comme communiste, ayant rejoint, comme la majorité des adhérents, le nouveau parti dont il est aussi secrétaire de section.

Né à Paris en 1865, il meurt à Champigny en 1932 à l’âge de 66 ans.

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