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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 00:01

Alphonse Eugène Beylot naît le 2 septembre 1890 chez son grand-père maternel à Pringy (Seine-et-Marne). Il est le fils aîné d’Alphonsine Thibault et de son époux Toussaint Beylot, manœuvrier, résidant à Ponthierry (act. Saint-Fargeau-Ponthierry, Seine-et-Marne), qui auront au total neuf enfants, le père étant lui-même issu d’une famille dans laquelle il y a eu quinze naissances.

En 1911, il est distillateur chez Moreau à Perthes (Seine-et-Marne). Il devient ensuite employé aux écritures dans une entreprise de Ponthierry. Pendant la première guerre mondiale, il est affecté en tant que gestionnaire de l'hôpital militaire de Nevers et sergent à la 15e section d'infirmiers militaires. Il finit le conflit en étant nommé officier d’administration de réserve ; en 1935, il sera promu capitaine dans la réserve du service de santé.

Blanche Dubouihl épouse Alphonse Beylot en mars 1921 à Paris (1er arr.). Ils auront trois enfants. Les époux s’installent à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où ils résident en 1928.

Devenu caissier comptable à Paris, il sera chef comptable en 1942.

De 1928 à 1939, Alphonse Beylot est l’un des responsables de la Société coopérative du Syndicat des employés du commerce et de l’industrie (SECI), rue Cadet à Paris. Il en assura la gestion comme permanent. Le SECI est affilié à la CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens).

Dans sa commune de résidence, Alphonse Beylot rejoint en avril 1935 la liste de droite de l’Union des républicains pour les élections municipales de Joinville, conduite par Frédéric Bautsch, commerçant et conseiller sortant. Elle se présente comme un groupement « d’hommes d’ordre et d’action, sans aucune préoccupation politique, n’ayant pour but que la bonne gestion communale ». Elle s’oppose à trois listes de la municipalité radicale-socialiste sortante d’Émile Briolay, des socialistes SFIO et des communistes. Au second tour, après la fusion des listes de gauche, l’Union des républicains l’emporte avec 25 sièges contre deux élus communistes, les radicaux-socialistes étant éliminés. Léon Lesestre devient maire.

Beylot avait recueilli au premier tour 925 voix soit 32,4% des 2 856 suffrages exprimés pour 2 923 votants sur 3 433 inscrits. Au second tour, il obtient 1 153 votes soit 39,8% des 2 899 exprimés pour 2 924 votants. Beylot reste membre du conseil municipal tandis que, en février 1940 le conseil de préfecture prononce la déchéance des deux élus communistes (Robert Deloche, futur maire, et Paul Rouhaud).

Par arrêté préfectoral du 20 février 1942, pris en exécution de la loi du 16 novembre 1940, Alphonse Beylot est nommé conseiller municipal de Joinville. Il fait partie, comme le maire et ses quatre adjoints (Chaussée, Bautsch, Béal, Kirbühler) 14 élus de 1935 maintenus dans le corps municipal, tandis que 11 autres en sont écartés, outre les deux communistes exclus.

Après la Libération, Alphonse Beylot ne semble plus avoir eu d’activité publique. Il semble cependant continuer de résider à Joinville, ses deux filles s’y mariant en 1948 et 1950 et sa femme y mourant en 1963. Sa date de décès n’est pas connue.

En 1938, Alphonse Beylot avait été fait chevalier de la Légion d’honneur.

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 00:01

Léon Gaston Berthet naît le 22 août 1895 à Paris (19e arr.). Il est le fils de Célina Maria Dizeux, blanchisseuse et de son époux, Eugène Victor Berthet. La famille est installée à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) à la fin du 19e siècle d’abord rue Vautier puis rue des Réservoirs. Dès ses 15 ans, il travaille comme mécanicien.

Pendant la première guerre mondiale, Léon Berthet épouse, en avril 1918 Renée Eugénie Jane Louise Garmalet à Paris (15e arr.). Ils auront deux enfants et vivent au nouveau domicile des parents de Léon, avenue Oudinot dans le quartier de Polangis.

Son père, Eugène Berthet, avait été candidat sur une liste socialiste-révolutionnaire aux élections municipales joinvillaises en 1904. Léon Berthet va s’engager publiquement aux côtés de la gauche non communiste à partir de 1923.

La Ligue de la République, fondée à l’automne 1921 par le socialiste indépendant Paul Painlevé, futur président du conseil, s’organise notamment dans la banlieue parisienne. La section de Joinville élit son bureau le 19 février 1923, mais elle préexistait probablement. René Caperon, socialiste indépendant en est le président. Berthet est trésorier de la section mais également, dès le 2 février 1923, trésorier de la Fédération de la Seine présidée par le Dr Thévenin, de la section de Charenton.

Très active en 1923 à Joinville, la Ligue de la République appelle à regrouper tous les partis de gauche « pour faire échec à la réaction ». La section, qui est liée à celle de la Ligue des droits de l’Homme, prend naissance dans un contexte de reconstruction d’organisations politiques après-guerre. Le comité radical et radical-socialiste se reconstitue en 1923 autour d’Émile Briolay ; la section de Joinville de l’Union fédérative socialiste se crée la même année avec des dissidents communistes dont Edmond Neumann ; la section socialiste SFIO, passée entièrement au parti communiste, renaît sans doute début 1924. En décembre 1923, Berthet est reconduit en tant que trésorier de la section.

Cependant, du fait sans doute du positionnement ambigu de René Caperon, qui va rallier le maire sortant Henri Vel-Durand contre ses alliés, l’aventure de la Ligue de la République va se terminer à Joinville début 1924.

En mars, Briolay et Berthet prennent l’initiative d’un appel « Aux démocrates joinvillais » au nom du cartel des gauches, réclamant « faut une coalition pour combattre efficacement le Bloc national » et attaquant les mercantis et réactionnaires. Berthet entre en avril 1924 au comité de rédaction de la Voix des communes, journal radical-socialiste de la circonscription, qui plaide pour cette union. Le 27 du même mois, Berthet devient trésorier du comité électoral communal qui rassemble les radicaux-socialistes, la SFIO et l'Union socialiste-communiste (USC, fusion de l’Union fédérative socialiste et du PC-Unitaire) ; Briolay (radical) en est le président, Neumann (USC) le vice-président et Roubault le secrétaire.

Lors des élections municipales de mai 1925, la liste du cartel des gauches obtient 648 voix soit 28,4% des 2 275 suffrages exprimés pour 2 310 votants sur 2 761 électeurs inscrits. Elle devance la liste communiste (Bloc ouvrier et paysan), 480 voix et 21,1%, mais est nettement distancée par l’Union républicaine de Vel-Durand qui recueille 1 080 votes (47,5%). Au second tour, la majorité sortante remporte les 23 sièges à pourvoir.

En février 1928, Berthet est mentionné comme membre de la section de Joinville de la SFIO avec Georges Roger, Marhes, Cérignan, Denis, Graillat et Ceretti dans une souscription du quotidien socialiste Le Populaire.

Peut-être est-ce lui le Léon Berthet qui lance en octobre 1938 un « Appel aux Amicalistes » dans le bulletin Vouloir, organe des amicales socialistes de la métallurgie.

Avant le congrès de la Fédération socialiste de la Seine, en mai 1939, Léon Berthet est, avec Albert Duquenne, l’un des deux joinvillais signataires de la motion de politique générale présentée par Paul Faure, qui souligne que « le Parti [SFIO], qui en a fait loyalement l'expérience, a toujours été diminué et affaibli par la pratique des actions communes » avec le Parti communiste. Le texte exige également « devant le péril qui menace la laïcité (…) une action urgente et vigoureuse. »

(A suivre)

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 00:01

Louis Eugène Ancemot naît à Moulins (Allier) le 21 octobre 1879. Il est de fils d’Élisabeth Dubost et de son époux, Charles Ancemot, employé à la trésorerie générale de l’Allier. Il est marié avec Pauline Aimée Destailleurs en août 1904 à Paris (6e arr.) ; ils auront trois enfants.

En association avec Veyrier, Ancemot forme en septembre 1907 un commerce de solde de nouveautés 93, rue des Martyrs à Paris ; il revendra ses parts à son associé en décembre 1913.

Installé à Boulogne-Billancourt (Seine, act. Hauts-de-Seine), Ancemot est marchand de vins, 33 ter, route de Versailles. Il fait cependant faillite en juin 1910 et vit 23, rue de Rocroy à Paris (10e arr.). Devenu commis d’entrepreneur, Ancemot déménage à nouveau pour Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où il rejoint le centre-ville au 9, rue Vautier puis 27 bis, quai de la Marne.

Après-guerre, Ancemot s’engage en politique. Il est désigné en octobre 1919 secrétaire adjoint du Comité fédéral de vigilance, créé par le parti socialiste SFIO dont Fiquet est secrétaire général et Edmond Neumann, ancien conseiller municipal d’Asnières, deuxième secrétaire. Joinville. Début septembre, le  comité de vigilance local joinvillais avait distribué à ses adhérents 455 kilos de pommes de terre au prix de 0 fr. 85 les deux kilos.

Ancemot participe à plusieurs souscriptions : pour L'Humanité en septembre 1919, pour « les victimes de la grève et des violences gouvernementales » en mai 1920. Comme tous les membres de la section socialiste SFIO de Joinville, il rejoint le nouveau parti communiste en décembre 1920. Il sera cependant très vite le premier à s’en éloigner puisque le quotidien L'Humanité signale, dès le 17 février 1921, qu’il est démissionnaire du parti.

Peut-être est-ce Louis Eugène, qui habite toujours alors à Joinville-le-Pont, l’Ancemot qui devient, en 1938-1939, membre du conseil d’administration du Syndicat des techniciens du bâtiment, adhérent à la Cgt.

Louis Eugène Ancemot décède le 24 avril 1953, sans doute à Yzeure (Allier), il est inhumé à Chateaumeillant (Cher). Il était âgé de 73 ans.

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 00:01

Né à Paris (12e arr.) le 18 novembre 1888, René Emmanuel Auguste Laruelle est le fils d’un employé du gaz et d’une couturière.

René Laruelle vit à Joinville-le-Pont, dans le quartier de Polangis, au moins depuis 1901. Son père, Joseph Alix, et son frère, René, s’engagent, comme lui, dans le mouvement socialiste dans la même commune.

En janvier 1913, les frères Laruelle sont désignés comme membres du bureau de la section de Joinville de la SFIO et de la commission exécutive avec comme secrétaire Émile Graillat. Ils ne figurent plus dans le nouveau bureau constitué en mai 1913, dont le secrétaire est Alphonse Mibord.

L’ensemble des adhérents de la section SFIO de Joinville, où il résidait toujours en 1919, rallie le nouveau parti communiste en 1920.

Marié à Rosny-sous-Bois en 1924 avec Marguerite Albertine Baguet, René Laruelle est décédé à Créteil (Val-de-Marne) le 16 juin 1980, à l’âge de 91 ans.

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 00:01

Né à Paris (11e arr.) le 25 octobre 1884, Georges Laruelle est le fils d’un employé du gaz et d’une couturière.

Georges Laruelle vit à Joinville-le-Pont, dans le quartier de Polangis, au moins depuis 1901.

Son père, Joseph Alix, et son frère, René, s’engageront, comme lui, dans le mouvement socialiste dans la même commune. Georges épouse à Paris (8e arr.) Marie Henriette Forgeot en septembre 1920.

En 1911, il participe, avec notamment André Flambard, à la création d’une Ligue de défense économique à Joinville, qui plaide pour la création de boucheries et boulangeries municipales.

Il est élu conseiller municipal de Joinville-le-Pont lors des élections municipales de 1912, en compagnie de six autres adhérents de la SFIO, dont André Flambard, Henri Lacroix, Émile Lebègue, Julien Périn et Georges Scornet. Les trois listes opposées à la municipalité radicale-socialiste fusionnent au second tour dans un « un essai de proportionnelle » et remportent le scrutin. Le conseil est composé de sept socialistes, dix radicaux dissidents et six libéraux. Le maire est Achille Ernest Mermet, radical dissident.

En janvier 1913, les frères Laruelle sont désignés comme membres du bureau de la section de Joinville de la SFIO et de la commission exécutive avec comme secrétaire Émile Graillat. Ils ne figurent plus dans le nouveau bureau constitué en mai 1913, dont le secrétaire est Alphonse Mibord.

Laruelle cesse un temps son activité d’élu local pendant la première guerre mondiale. Blessé à deux reprises en 1915, il est temporairement atteint de surdité. Cependant, en 1917, il est à l’origine d’une proposition (qui aboutira) pour baptiser du nom de Jean-Jaurès une rue de la commune.

Georges Laruelle est le principal orateur socialiste dans la commune en 1919 et 1920. Il est en tête de la liste socialiste unifiée (SFIO) lors des élections municipales à Joinville-le-Pont les 30 novembre et 7 décembre 1919. Elle comprend également (au second tour) Henri Lacroix, conseiller municipal sortant. Le scrutin voit s’opposer une liste dirigée par l’ancien premier adjoint, Vel-Durand comprenant des radicaux dissidents, des radicaux-socialistes et des socialistes indépendants, dont plusieurs anciens colistiers de Laruelle en 1912 (Émile Graillat et Julien Périn) ainsi qu’une liste libérale. La liste SFIO est incomplète, avec 19 candidats au premier tout et 23 au second pour 27 sièges.

Les candidats recueillirent en moyenne 500 voix au premier tour, sur 1 660 suffrages exprimés soit 30,1% et 502 au second, sur 1 462 suffrages soit 34,3%. Aucun d’entre eux n’est élu, la liste d’union républicaine et sociale d’Henri Vel-Durand (radicaux, radicaux-socialistes et socialistes dissidents) remportant tous les sièges. Laruelle obtient lui-même 514 puis 518 voix, soit 31% puis 35,4%.

Comme l’ensemble des adhérents de la section SFIO de Joinville, il rallie le nouveau parti communiste.

Georges Laruelle intervient en août 1922 lors de l’assemblée générale des Fêtes populaires de Joinville, organisées par la section communiste.

Il est décédé à Agen (Lot-et-Garonne) le 15 janvier 1964, à l’âge de 79 ans.

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 00:01

Né à Tantonville, alors dans la Meurthe, aujourd’hui en Meurthe-et-Moselle, le 29 février 1856, Joseph Alix Laruelle est le fils d’un journalier qui devient propriétaire cultivateur. Il épouse en 1883 à Paris (4e arrondissement) Marie Poulet, avec laquelle il aura deux fils, Georges et René, qui s’engageront, comme lui, dans le mouvement socialiste.

Employé du gaz, Laruelle vit à Joinville-le-Pont, dans le quartier de Polangis, au moins depuis 1901. En 1913, il est inspecteur à la Société anonyme du gaz de Paris et reçoit une médaille d’honneur.

En décembre 1919, Joseph Alix Laruelle prend position en faveur de la liste socialiste unifiée (SFIO), conduite par son fils Georges Laruelle ; elle recueille 30% des voix au premier tour et 34% au second, sans obtenir d’élus.

L’ensemble des adhérents de la section SFIO de Joinville rallie le nouveau parti communiste en 1920.

Joseph Alix Laruelle décède à Joinville le 18 mars 1925. Il était âgé de soixante-neuf ans.

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 00:01

Dernier article d’une série de trois consacrés à Edmond Neumann.

Instituteur patriote, Neumann devient conseiller municipal socialiste d’Asnières.

Neumann quitte Asnières en 1921 et emménage à Joinville-le-Pont (Seine, auj. Val-de-Marne). Il a probablement rejoint le parti communiste comme la majorité des adhérents de la SFIO. Il est confronté aux décisions du 4e congrès mondial de l’Internationale communiste, qui donnent l’ordre de quitter la franc-maçonnerie et la Ligue des droits de l’Homme avant le 31 décembre 1922.

L’appartenance de Neumann à la franc-maçonnerie est probable ; un Neumann intervient dans la loge Les Amis du progrès, début 1914, contre l’antisémitisme gouvernemental en Russie, mis en lumière par le procès de Menahem Mendel Beilis (Kiev, octobre 1913).

Edmond Neumann exerce des responsabilités dans la Ligue des droits de l’Homme, étant membre en 1923 de la commission de révision des statuts, où il se réjouit de ce que, « à l’avenir, le mot d’ordre viendra des membres des sections, et non du comité central qui avait fini par se renfermer dans sa tour d’ivoire ». Il préside en 1923-1924 la section de Joinville. Cette dernière avait vécu en 1922 une crise en novembre, lors de l’inauguration du monument au mort, quand l’avocat Oscar Bloch, invité par la section locale avait parlé de la France « dont les hommes ne veulent pas mourir pour la patrie, mais vivre pour elle » et évoqué avec sympathie la Russie bolchévique ; le maire de Joinville Vel-Durand (radical dissident) avait protesté auprès du président de la Ligue des droits de l’Homme, Ferdinand Buisson, qui avait alors désavoué Me Bloch. La section appuie, en février 1924, la demande d’une enquête sur les socialistes-révolutionnaires russes incarcérés, déportés ou bannis.

L’Union fédérative socialiste est fondée par des dissidents du parti communiste refusant l’interdiction de l’engagement dans la franc-maçonnerie et la Ligue des droits de l’Homme ; la section de Joinville est active en mars 1923. Elle devient en mai de la même année la section de l’Union socialiste-communiste (USC) après la fusion avec le parti communiste unitaire ; elle est animée par Roubault et Neumann à Joinville.

C’est au nom de l’USC que Neumann prend part en avril 1924 à la création d’un comité électoral cantonal d’union socialiste à Saint-Maur avec la SFIO ; il partage le secrétariat avec Guinot (SFIO). Le 27 du même mois, il devient vice-président du cartel des gauches de Joinville, qui rassemble les radicaux-socialistes (Briolay), les socialistes SFIO (Berthet) et l’USC. Il est possiblement candidat sur la liste du cartel des gauches lors des élections municipales des 3 et 10 mai 1925, conduite par Briolay, qui recueille en moyenne 648 voix sur 2275 suffrages exprimés (28,4%), face aux communistes (480 voix, 21,1%) et à l’Union républicaine (1080 voix, 47,5%), laquelle remporte tous les sièges au second tour.

En juin 1925, Neumann représente l’USC lors d’un scrutin pour le conseil général dans la 2e circonscription du canton de Saint-Maur (Joinville, Créteil, Bonneuil et un quartier de Saint-Maur). Il obtient 50 voix, soit 1,8% des 2 814 suffrages exprimés pour 5 553 inscrits. Il se retire au second tour, qui voit la victoire du républicain de gauche Henri Naudin, adjoint au maire de Saint-Maur, face au radical-socialiste Paul Avet, maire de Créteil, et au député communiste Gaston Muller.

Toujours engagé dans le milieu des anciens combattants, Neumann participe à la constitution en juillet 1927 de l’Union départementale de la Région parisienne de la Fédération ouvrière et paysanne des mutilés (FOP). Il représente la section de Joinville et devient membre du comité exécutif et de la commission de propagande. En 1928, il déménage à Champigny-sur-Marne (Seine, auj. Val-de-Marne). Il préside le congrès régional de la FOP en février 1929 et prend part à une réunion de l’Union nationale des mutilés, réformés et veuves de guerre dans le 11e arr. de Paris en 1930. Peut-être est-ce lui le Neumann qui intervient lors d’un meeting de protestation d'anciens combattants en mai 1933, salle Wagram à Paris, et les appelle à manifester « s'il le faut, dans la rue ! »

Neumann se remarie en juillet 1929 au Perreux (Seine, auj. Val-de-Marne) avec Claudine Diseroix. Cycliste amateur, il avait adhéré au club Joinville sportif en 1923.

Bien que n'ayant pas atteint la limite d'âge, Neumann, qui accède à l’honorariat professoral, est mis à la retraite d'office en juillet 1934 ; il approche alors les 64 ans. Il conteste cette décision, faisant valoir qu’il est père de sept enfants dont cinq encore vivants. Un député intervient en sa faveur, puis, après une réponse gouvernementale négative, il saisit le Conseil d'État qui rejette son recours dans un arrêt du 28 mai 1935, estimant qu’il avait été déposé alors que le délai était forclos. En 1932, Neumann avait déjà été mis à la retraite d’office, mais la mesure avait été rapportée quelques mois plus tard.

Jules-Edmond Neumann était décoré des palmes académiques, comme officier d’académie en 1907 puis officier d’instruction publique en 1929. C’est peut-être lui le Neumann d’Asnières nommé chevalier du Mérite agricole en 1911.

La date de décès d’Edmond Neumann n’est pas connue.

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 00:01

Second article de la série de deux consacrés à Claude Noizat.

Claude Noizat, militant socialiste, avait rejoint spectaculairement le parti communiste en 1925.

Mais Claude Noizat revient très vite sur sa rupture avec la SFIO car, dès octobre 1925, il siège à nouveau dans le bureau de la section socialiste SFIO de Joinville en tant que délégué à la Fédération de la Seine ; Georges Roger est secrétaire et Eugène Meslin trésorier.

Il plaide pour un rapprochement des socialistes et des communistes, s’exprimant, en tant que membre de la SFIO, dans l’hebdomadaire l'Étincelle (1926/07/03) : « Je dis qu'il est criminel de ne pas réaliser le front unique de tous ceux qui ne veulent pas que le travail, seule valeur qui compte soit, traité comme une marchandise à la foire, qui ne veulent pas que les quelques avantages obtenus soient considérés comme nuls et qui estiment que seuls ceux qui produisent ont droit à la vie en partant du principe irréfutable : qui ne travaille pas, ne mange pas ».

À plusieurs reprises, Noizat participe à des souscriptions en faveur du parti communiste lancées par L’Humanité en 1926 et 1927.

Au cours des années 1930 et 1931, Noizat est actif au sein de la section socialiste joinvillaise. Le 5 avril 1930, il donne une conférence sur l'objection de conscience. Il se présente à la commission exécutive de la Fédération socialiste de la Seine en juin 1930, sur la liste des « camarades ayant approuvé le rapport moral » (qui comprend Jean Zyromski) ; trois autres Joinvillais figurent sur la même liste : Julien Cérignan, Victor Hochet et Gorges Roger.

Devenu rédacteur pour l’hebdomadaire de centre-droit, la Gazette de l’Est, Claude Noizat va se présenter comme candidat indépendant lors des élections municipales de mai 1935. Sa candidature est saluée par le journal La Réaction, qui se présent comme « organe royaliste de la banlieue Est », daté de mai 1935 : « Un indépendant que nous ne connaissons pas, M. Claude Noizat, se réclame de l’esprit du 6 février. Il a affiché des dessins vengeurs du Témoin, de Paul Iribe, mais en trop petit nombre ». Le Témoin, publié par l’illustrateur Paul Iribe, est une revue antiparlementariste et antisémite qui devient particulièrement violente pendant l'affaire Stavisky et les manifestations contre l’Assemblée nationale du 6 février 1934.

Claude Noizat recueille 92 voix sur 2856 suffrages exprimés soit 3,2% pour 3433 inscrits. Il qualifie Georges Briolay, le maire sortant radical-socialiste, et son premier adjoint, Georges Roger, socialiste indépendant, de « Laurel et Hardy » et se réjouit qu’ils soient battus.

L’activité ultérieure et la date de décès de Claude Noizat ne sont pas connues.

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 00:01

Premier article de la série de deux consacrés à Claude Noizat.

Claude François Noizat naît le 13 janvier 1890 à Paris (10e arr.). Ses parents sont Constance Philomène Grosjean, femme de chambre, et son Jules Achille Noizat, employé de commerce.

Ses parents s’installent en 1904 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où sa mère devient concierge. Claude Noizat s’y marie en septembre 1919 avec Marcelle Julie Marie Grosjean. Il exerce la profession de comptable.

Après-guerre, Noizat s’engage dans la vie publique. Il aura un parcours curieux.

Il collabore irrégulièrement à l’hebdomadaire radical Voix des communes, adhère à la Ligue des droits de l’Homme, est membre du parti socialiste SFIO et se présente en 1925 sur la liste du cartel des gauches aux élections municipales de Joinville-le-Pont, qui regroupe des socialistes SFIO, des radicaux-socialistes et des socialistes indépendants. La liste obtient une moyenne de 648 voix, soit 28,4% des 2275 suffrages exprimés sur 2761 électeurs inscrits. Elle devance la liste du Bloc ouvrier et paysan (communistes) 480 voix, soit 21,1% mais est loin de l’Union républicaine 1080 voix soit 47,5%. C’est cette dernière qui emporte au second tour la totalité des sièges, conduite par le maire, Henri Vel-Durand, reconduit dans ses fonctions.

Noizat prend rapidement ses distances, car il est un des trois orateurs d’un meeting contre la guerre au Maroc organisé à Joinville par un comité d'action inter-organisations le 28 mai 1925. Les autres intervenants sont Louis Castellaz syndicaliste Cgtu et conseiller municipal de Paris et Persoons.

Le mois suivant, Claude Noizat rompt publiquement avec les socialistes dans une lettre publiée par le quotidien communiste L'Humanité (1925/06/13) : « Comme la grande masse des électeurs, j'ai été trompé, par le Cartel des Gauches et j'ai été doublement trompé puisque j'ai fait campagne pour ce Cartel, cette union des éléments de gauche constituée, disait-on, pour combattre le Bloc National. J'ai, de bonne foi, travaillé pour cette idée, à savoir, que le Cartel servirait d'abord envers et contre, tout la démocratie, partant la masse des individus qui peinent, et qui souffrent. J'ai été trompé, il n'en est rien. Painlevé, Poincaré, Renaudel, Millerand, c'est tout un. Le groupe socialiste au parlement, en votant les fonds secrets, en votant la guerre du Maroc, fait cause commune avec les ennemis du prolétariat. Les députés socialistes qui se sont levés pour voter la censure contre Jacques Doriot ne sont pas socialistes ce sont des politiciens à la remorque du capital dont ils sont peut-être les stipendiés. Aussi, devant cette attitude, je déchire ma carte d'adhèrent du parti SFIO et je me range, aux avis du seul Parti qui, franchement, ouvertement, combat les prérogatives et défend la grande masse des exploités. Je demande mon adhésion au parti communiste. Signé Claude Noizat, 34, rue de Paris, à Joinville (Seine). »

Son nouvel engagement va prendre une forme spectaculaire le 15 août 1925. Avec quatre camarades de Joinville et de Saint-Maur, Noizat décore un bateau avec des insignes communistes, faucille et marteau, et une banderole portant l'inscription « À bas la guerre du Maroc ! À bas les impôts Caillaux » ; ils naviguent ainsi pendant fête nautique sur la Marne à La Varenne (Saint-Maur-des-Fossés, Seine, act. Val-de-Marne). Les cinq sont brièvement arrêtés et le bateau est confisqué ; L’Humanité estime que l’interpellation s’est faite dans « la plus bestiale brutalité. »

(À suivre).

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 00:01

Gaston Neyroud naît le 29 août 1888 dans le 12e arrondissement de Paris, où il est déclaré sous le nom erroné de Barbiget et mentionné comme étant de père non dénommé. Son état-civil est rectifié en Berbiger, nom de sa mère, blanchisseuse, à Joinville, par jugement du tribunal d’instance du 3 avril 1889. Légitimé par le mariage de ses parents le 26 décembre 1889, il prend définitivement le nom de Neyroud.

La famille, qui compte sept enfants, vit à Joinville-le-Pont, d’abord dans le quartier du Canal (rue du Viaduc) puis en centre-ville, rue des Réservoirs. Mais Gaston Neyroud retourne s’installer rue du Viaduc après son mariage en 1911 avec Angélique Malassenet. Il exerce la profession de ferblantier en 1919.

Sergent fourrier au 347e régiment d’infanterie pendant la première guerre mondiale, il est fait prisonnier et interné en Allemagne.

Neyroud est candidat en 17e position sur la liste socialiste unifiée (SFIO) aux élections municipales de 1919 à Joinville. La liste, conduite par Georges Laruelle, conseiller municipal sortant, obtient en moyenne 500 voix au premier tour sur 1 695 votes exprimés soit 30,1% ; elle recueille au second tour 502 suffrages sur les 1 518 exprimés soit 34,3% ; il y avait 2 491 électeurs inscrits. La liste socialiste n’a aucun élu.

En mai 1920, Neyroud est toujours actif au sein de la section socialiste de Joinville. En décembre de la même année, toute la section rejoint le nouveau parti communiste SFIC.

Après la seconde guerre mondiale, Gaston Neyroud vit en Seine-et-Marne. Il épouse à Grande-Paroisse Marie Dupire en février 1945. Il décède le 22 mars 1971 à Montereau-Fault-Yonne, à l’âge de 82 ans.

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