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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 01:01

Germaine Julie Angèle Février naît le 1er mai 1903 à Paris (14e arr.). Elle est la fille d’Élise Munzinger, femme de ménage, et de Louis Février, monteur en bronze.

La famille s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), quai de la Marne, où le père devient militant du parti socialiste SFIO.

Germaine Février va elle-même rejoindre les Jeunesses communistes de Joinville, où elle est active en 1921-1922 ; elle est ainsi une des toutes premières femmes à prendre, dans la commune, des positions publiques en faveur d’une organisation politique.

Elle réside en 1922 dans la commune voisine de Saint-Maurice. Exerçant le métier de bijoutière, Germaine Février se marie en juin 1923 à Saint-Maurice avec Félix Quénehen, comptable et lui aussi militant communiste. Ils auront au moins un fils et résideront à Créteil puis Saint-Maurice à nouveau.

Germaine Quénehen meurt le 25 mars 1945 à Paris. Elle était âgée de 41 ans.

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 01:01

Georges Gustave Eugène Flambard naît le 30 octobre 1907 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’Hortense Aimée Rigaud et de son époux André Flambard, employé des chemins de fer et futur conseiller municipal socialiste de la ville.

Très jeune, Georges Flambard s’engage dans l’action publique. Il est ainsi caissier adjoint du groupe artistique de la Jeunesse socialiste de Joinville-le-Pont en décembre 1920, alors qu’il n’a que 13 ans. Ce groupe comprend une chorale, une philharmonie et une troupe de théâtre.

En avril 1921, le quotidien L’Humanité cite Georges Flambard parmi les souscripteurs « pour le développement du parti socialiste SFIC. »

En juin 1924, il est convoqué avec Vincent, Bateau et Boutier, à une réunion des Jeunesses communistes joinvillaises.

Georges Flambard se marie avec Yvonne Marie Doucet en octobre 1937 à Paris (3e arr.). La date et le lieu de son décès ne sont pas connus.

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 01:01

Suite de la biographie d'André Flambard.

En juin 1912, André Flambard est désigné comme membre adjoint de la commission exécutive dont Grandhomme est le secrétaire. Il devient, en janvier 1913, membre de ladite commission et délégué à l'Union cantonale des sections SFIO. Il est élu, en mai la même année, secrétaire.

La Fédération de la Seine de la SFIO fait de Flambard une de ses « Hommes de confiance », aux côtés de deux autres Joinvillais, Lebègue et Duranthon. Ils ont, selon L’Humanité, à « veiller énergiquement à ce qu'aucun incident ne puisse dégénérer et donner naissance à quelque intervention extérieure que ce soit. Ils veilleront particulièrement à ce qu'aucun geste, aucune parole injurieuse ne puisse servir de prétexte ou de provocation à une intervention policière ». Il est ainsi amené à siéger, en février 1914, au sein d’une commission d'arbitrage amenée à trancher un conflit dans la section de Franconville (Seine-et-Oise).

Au cours de la première guerre mondiale, Flambard est blessé le 22 septembre 1914 par une balle qui est entrée au-dessous du nombril et est sortie par la cuisse. En traitement à Lyon, il repart au front au nord d’Arras en juin 1915. Il est probablement démobilisé en 1916.

En août 1916, Flambard est désigné comme secrétaire provisoire de la section SFIO de Joinville, qui était en sommeil. Il n’est pas candidat lors des élections municipales de 1919, mais est confirmé dans la fonction de secrétaire en février 1920. Il rejoint le nouveau parti communiste, la section de Joinville se prononçant à l’unanimité en faveur de l’adhésion à la 3e internationale.

Remplacé en février 1921 en tant que secrétaire par Maurice Boutier, Flambard siège en septembre dans la commission fédérale Solidarité et conflit. Il participe à plusieurs souscriptions diffusées par L’Humanité, comme en janvier 1921 « pour le développement du Parti socialiste SFIC » ou en octobre 1923 « pour nos deux camarades allemands. »

En juin 1924, André Flambard est nommé employé principal de 2e classe à la Compagnie des chemins de fer du Nord (Traction). Son fils Georges Flambard sera, très jeune, militant des jeunesses socialiste puis communiste.

La date et le lieu de son décès ne sont pas connus.

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 01:01

Suite de la biographie de François Galabert.

Avec trois autres socialistes SFIO (Georges Roger, Marcel Couillard et Armand Bureau), François Galabert fait son entrée au conseil municipal élu en 1929 ; par contre, Julien Cérignan est battu.

En compagnie de Roger, devenu maire-adjoint et de Bureau, ainsi que de trois radicaux, Galabert fait partie des six élus qui constituent le premier conseil d'administration de l'Office public d'habitations à bon marché de Joinville-le-Pont, installé en décembre 1930.

L’union des gauches connaît des turbulences à partir de 1932 et Galabert se désolidarise rapidement, contestant par exemple en mai le changement de dénomination de deux rues, devenues rue de la Paix et rue Aristide Briand.

En 1933, Galabert va accentuer nettement ses attaques contre le maire et la municipalité. Il s’oppose à la participation municipale à l’hôpital intercommunal en juin. Il refuse l’acquisition d’un terrain et conteste la qualité des candélabres en juillet. Il va provoquer, selon la presse locale, un incident lors d’une séance de l’assemblée locale le 30 octobre ; voici le compte-rendu qu’en fait Voix des communes : « Particulièrement pénible. Galabert, venu avec l’idée de faire de l’obstruction et de provoquer un scandale fut le héros de la soirée. Surexcité, violence de langage, débauche d’injures, geste inconsidérés. Scornet préside, en l’absence du maire. Suspension de séance, tumulte, chaises déplacées, tables précipitées à terre. Reprise avec Briolay, maire, comme président ; nouvelle suspension et appel à la police qui expulse Galabert manu militari, emporté au poste pour calmer sa colère furieuse. L’ordre du jour comportait des régularisations administratives qui ne pouvaient en aucune façon laisser présager un tel déferlement de violence. »

Le 4 novembre 1911, Galabert fait parvenir une lettre au même organe : « J’ai été expulsé manu militari, mais pas conduit au poste. J’ai demandé que l’on diffère le vote du compte administratif, parce que nous ne connaissons rien des comptes 1932, on nous demande de voter les yeux fermés. J’ai demandé une enquête au préfet sur l’usage des fonds de chômage : un chômeur, radié par la commission paritaire locale, décision confirmée en appel par la commission départementale de contrôle, continue à émarger aux fonds de chômage sur ordre du maire. N’avais-je pas le droit de douter du bon emploi des finances communales ? Mes collègues se sont employés à ne pas répondre à mes questions et même à ne pas vouloir les entendre. Voici la raison de mon intolérable et grossière agression. »

Au cours de la séance de décembre, Galabert présente des « excuses partielles » mais assure qu’il a déposé une plainte en préfecture, qui ne semble pas cependant y avoir été enregistrée. Le conseil est saisi d’un vœu de la commission paritaire de chômage demandant son exclusion de Galabert, mais le conseil se contente de voter un blâme à son encontre. Galabert rejoint les élus les plus à droite du conseil (Provin, Caillon, Hainsselin, Lecuirot, élus sur la liste URD et Béal, élu sur la liste des gauches) pour se prononcer contre le budget, qui n’est adopté que par 9 voix contre 6, 12 élus n’étant pas présents.

Semblant s’être de nouveau rapproché des communistes, Galabert continue d’utiliser les réunions communales comme tribune. En mars 1934, le conseil municipal adopte un ordre du jour blâmant Galabert, d’avoir trompé ses collègues et la population après réception d’une lettre du préfet indiquant qu’il n’a été saisi d’aucune demande d’enquête sur la gestion du maire. Au cours de la même séance, avec un important public communiste, Galabert s’élève contre le « travail forcé » imposé aux chômeurs par une « municipalité tyrannique », ce qui provoque charivari et suspension de séance.

Accompagné d’un radical dissident, Hainsselin, Galabert démissionne du conseil municipal en juillet de la même année, toujours pour protester contre la position municipale envers les chômeurs. Comme il manque plus d’un tiers des conseillers municipaux du fait de décès ou de de départs, des élections municipales sont organisées en octobre 1934. Galabert essaie sans succès de monter une liste, selon l’hebdomadaire radical Voix des communes qui le caractérise ainsi : « grossièreté, sabotage systématique des travaux de l’assemblée communale, démagogie à propos du petit bras de Polangis, etc. Air rêveur, visage soucieux. »

Le scrutin voit la victoire d’une liste de droite, qui remporte les 10 sièges. Galabert n’aura plus d’activité politique publique localement.

Il est représentant de commerce et peut-être est-ce lui qui recrute en 1937, depuis un bureau implanté à Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne), des visiteurs de pharmacies.

François Galabert meurt le 17 août 1960 à Villotran (Oise). Il était âgé de 75 ans.

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 01:01

François Mauguin naît le 24 mai 1885 à Saint-Plaisir (Allier). Sa mère, Marie Mauguin, est domestique dans le village voisin d’Ygrande. Il est élevé par sa grand-mère Marguerite Rochet, veuve Liger, au moins jusque ses dix ans. François est, comme ses deux sœurs Marie et Marguerite, reconnu par son père Jean Antoine Galabert, menuisier, lors du mariage de ses parents à Paris (11e arr.) en novembre 1901.

Alors employé de commerce, François Galabert épouse Élisa Émilie Harnaud à Versailles, (Seine-et-Oise, act. Yvelines) en juillet 1919. Il réside alors probablement à Paris (17e puis 18e arr.) et déménage vers le début 1927 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où il s’installe dans le quartier de Polangis.

Dans sa commune, Galabert affiche son soutien au communisme en souscrivant dans L’Humanité pour le parti (décembre 1926) et, à au moins trois reprises, pour les élections législatives de 1928 avec la mention suivante : « Galabert, Joinville Polangis, pour la lutte finale. »

Peut-être était-ce lui qui avait déjà souscrit, en août 1922, pour « aider les grévistes ». Il est également possible qu’il s’agisse du Galabert qui, toujours dans L’Humanité, verse en faveur d’un « budget de guerre pour le parti » en janvier 1929 ou « pour la défense de L’Humanité » en septembre de la même année.

Cependant, Galabert rejoint le parti socialiste SFIO et figure, en mai 1929, sur la liste de concentration des gauches conduite par Georges Briolay (radical) et qui comprend des radicaux-socialistes, des socialistes SFIO et des socialistes indépendant. La liste des gauches remporte au premier tour 910 voix en moyenne, soit 42,8% des 2 126 votants pour 2 969 inscrits. Elle devance la liste de la municipalité sortante de Stephen Durande (républicain) 825 voix (38,8%%) et celle du parti communiste 391 voix (18,4%). Au second tour, le groupement des gauches accentue son avance en moyenne 1 025 voix (45,9%) pour 2 290 votants et 2 267 votes exprimés ; il emporte 22 sièges. La droite, avec 929 voix (41,6%) obtient les cinq autres postes, l’ancien maire étant battu. Les communistes reculent avec 278 suffrages (12,5%).

(à suivre)

Polangis avenue Oudinot

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 01:01

Jules Joseph Désiré Dubreuil naît le 2 mai 1886 à Monchy-Lagache (Somme). Il est le fils d’Anisie Hurier, couturière, et de son époux Jules Dubreuil, comptable puis chef de culture.

Alors manœuvre et résidant à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne), avenue de Joinville (rue faisant la limite avec Joinville-le-Pont), il épouse en octobre 1912 Angélique Marie Ripplinger, journalière. Dubreuil sera ensuite employé de chemin de fer.

Pendant la première guerre mondiale, Dubreuil est sergent au 320e régiment d’infanterie. En juillet 1916/07/30, il est cité à l’ordre de la division pour son comportement.

Lors des élections municipales de mai 1935 à Joinville, Jules Dubreuil est candidat en 12e position sur la liste socialiste SFIO conduite par Robert Derivière. Cette liste, incomplète puisqu’elle porte 14 noms pour 27 postes à pourvoir, obtient 12,3% des suffrages exprimés, devancée par la droite de l’Union des républicains (32,6%), le Groupement des gauches républicaines (radicaux-socialistes et socialistes indépendants, 26,7%), les communistes (23,5%) et quelques isolés (3,0%). Dubreuil recueille 353 votes sur 2 856 exprimés (12,4%) pour 2 923 votants et 3 433 électeurs inscrits.

Au second tour, les communistes et socialistes fusionnent, la nouvelle liste étant conduite par André Blocher, responsable de l’ARAC (anciens combattants) et de la Ligue des droits de l’Homme, qui n’était pas en lice au premier tour. Elle comprend 16 communistes, 10 socialistes et un indépendant et obtient 36,6% des suffrages exprimés, derrière la droite qui en a 39,8% mais devant les radicaux-socialistes de la majorité sortante, qui ne recueillent que 19,5%. L’Union des républicains a 25 élus et deux conseillers complètent le tableau, le futur maire Robert Deloche et Paul Rouhaud. Dubreuil recueille 976 voix, soit 33,7% des 2 899 suffrages exprimés pour 2 924 votants.

Dubreuil ne semble pas avoir eu ultérieurement d’activités publiques à Joinville. Sa date de décès n’est pas connue.

Train en garde Joinville

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 01:01

Antoine Duranthon naît le 15 mai 1877 à Saint-Médard (Creuse) où son père est mineur.

Il devient brodeur et s’installe à Paris (3e arr.), où il épouse en avril 1903 Jeanne Combe, avec laquelle il aura au moins quatre enfants. Il réside avec eux à partir de 1909 dans le quartier de Palissy à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne).

En janvier 1913, Duranthon devient membre de la commission exécutive de la section socialiste SFIO de Joinville et est délégué à l'Union cantonale de Saint-Maur. En mai de la même année, il est élu membre du bureau en tant que trésorier. Il est renouvelé dans cette fonction en juin 1914. En février 1914, il avait été désigné comme électeur sénatorial par le conseil municipal où les socialistes ont huit élus.

Pendant la guerre, Duranthon est mobilisé en tant qu’ordonnance du Dr Pierre Vallat, une personnalité radicale-socialiste de Joinville. Il adresse plusieurs lettres témoignant de son activité militaire à un hebdomadaire radical-socialiste local, Voix des communes. En 1915, il expédie une chanson intitulée Ah, quel fourbi ! L’année suivante, il écrit de Verdun.

En décembre 1919, Duranthon, qui est désormais serrurier, est candidat en septième position sur la liste socialiste unifiée (SFIO), conduite par Georges Laruelle ; elle recueille 30% des voix au premier tour et 34% au second, sans obtenir d’élus.

En février 1920, il est de nouveau trésorier dans le bureau de la section SFIO, dont André Flambard est le secrétaire. Il recueille plusieurs souscriptions en faveur de grévistes entre 1920 et 1922.

Comme l’ensemble des adhérents de la section SFIO de Joinville, Duranthon rallie le nouveau parti communiste. Il réside toujours dans la commune en 1923. Sa date de décès n’est pas connue. Son épouse meurt en 1969 à Gonesse (Val-d’Oise).

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 01:01

André Louis Wierzbolowiez est le fils de Jean André Wierzbolowiez, mécanicien, ancien lutteur devenu forain, et de son épouse Marie Eugénie Lachenal, perleuse. Il naît le 16 août 1893 à Paris (20e arr.). Il est confié à sa grand-mère par ses parents.

Wierzbolowiez effectue probablement à partir de 1913 son service militaire puis la première guerre mondiale dans la marine, ce qui l’amène à passer par exemple le détroit de Magellan.

Il épouse à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) Anne Marguerite Cotrone en septembre 1917. Il s’installe après-guerre dans la commune.

Présenté comme autodidacte, Wierzbolowiez est d’abord dessinateur industriel. Il devient libraire vers 1918 et, dans les années vingt, il est le gérant de la librairie du journal, devenu communiste, L’Humanité, située à Paris au 120, rue Lafayette, où il est connu sous le pseudonyme « André ».

André Wierzbolowiez se présente sur la liste du syndicat Cgtu, proche des communistes, aux élections prud’homales du 13 novembre 1932 dans la huitième catégorie de la section commerce, s’identifiant comme « employé de librairie ». Il recueille 14 voix sur 275 suffrages exprimés soit 5%, loin derrière le candidat de la Cgt qui en a 34 et surtout celui de la Cftc (catholique), élu avec 227 votes.

Lors des élections municipales des 5 et 12 mai 1929, Wierzbolowiez est candidat en 8e position sur la liste du Bloc ouvrier et paysan (BOP, communiste) aux élections municipales à Joinville-le-Pont. La liste est conduite par le futur député de Seine-et-Marne Roger Bénenson. Elle obtient en moyenne 391 voix au premier tour, soit 18,4 % des suffrages exprimés. Au second tour, elle se maintient contre la liste du cartel des gauches, conduite par le radical Georges Briolay, qui comprend des socialistes SFIO. La liste BOP recueille 278 voix en moyenne (12,5 %). La liste radicale et socialiste remporte 22 sièges, contre 5 à une liste de droite ; les communistes n’ont pas d’élus.

Au cours d’un scrutin municipal partiel à Joinville en octobre 1934, provoqué par la vacance de 10 sièges sur 27, Wierzbolowiez est annoncé comme devant conduire la liste communiste. Cependant, il est exclu du Parti communiste en raison de son opposition à la politique d’alliance avec les socialistes et il sera remplacé par Robert Laforest en tête de liste.

André Wierzbolowiez avait dû quitter son emploi de libraire, sans doute dès 1933, du fait de ses divergences, et il se met à la recherche d’un emploi.

Il est recruté par Jean Fréville, probablement en 1935, avec lequel il va collaborer à l’écriture de plusieurs ouvrages. Jean Fréville est le pseudonyme d'Eugène Schkaff (1895-1971), né à Kharkov (Ukraine), collaborateur de Maurice Thorez. Selon les historiens Paul Boulland, Claude Pennetier et Rossana Vaccaro, André Wierzbolowiez aurait fourni les matériaux de Pain de brique, premier roman de Fréville, consacré à des grèves de 1936 et publié en 1937, ainsi que de Port-Famine, dans lequel un autre historien, Philippe Robrieux, considère que Wierzbolowiez utilise ses souvenirs de marin passé par le détroit de Magellan.

Jean Fréville lui aurait demandé, en 1935, de l’aider à rédiger la biographie du secrétaire général du parti communiste que Maurice Thorez fit publier en 1937 aux Éditions sociales internationales sous le titre Fils du peuple. Selon Philippe Robrieux, Wierzbolowiez serait le véritable auteur de la biographie. Cependant, l’écrivain socialiste Victor Fay relativise le rôle son rôle, estimant que « Maurice Thorez donnait des indications, les lignes directrices, racontait des anecdotes, des faits marquants. Fréville prenait des notes détaillées, rédigeait le texte, puis le confiait à taper à André Wierzbolowiez, l’ancien libraire du Parti, devenu son secrétaire. »

Pour Louis Robert et Danielle Tartakowsky, Wierzbolowiez est le rédacteur probable de l’acrostiche désignant Fréville comme l’auteur de Fils du peuple au prétexte d’une pseudo-description du territoire natal de Thorez après la première guerre mondiale : « ...ferrailles rongées et verdies, informes lacis, larges entonnoirs aux escarpements crayeux, ravinés, immenses, tranchées creusées en labyrinthes, infranchissables vallonnements ravagés, embroussaillés ». Les initiales de chaque mot donnent : « Fréville a écrit ce livre » ; le passage disparaît dans les éditions ultérieures.

Si Wierzbolowiez n’a plus d’activité publique connue après son exclusion du Pcf, il semble s’intéresser toujours à l’évolution du communisme. Il reprend ainsi contact avec André Marty, quand ce dernier est lui-même exclu en juin 1953, s’adressant à lui en tant qu’ancien marin, et lui faisant grief dans une lettre privée d’avoir « une mentalité quelque peu fayot. »

André Wierzbolowiez, qui résidait peut-être toujours à Joinville, décède à Créteil (Val-de-Marne) le 30 décembre 1980, à l’âge de 87 ans. Son fils André fut champion de Paris junior en football de 1935 à 1937 et joua avec les équipes du CA Paris et du FC Perreux.

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 01:01

Chéri Édouard Alexandre Arnaud naît le 11 août 1875 à Paris. Il est d’abord sellier à Paris, reprenant l’activité de son père, Jean Chéri Arnaud ; il se présente ultérieurement comme négociant et enfin comme industriel. Marié avec Charlotte Louise, Chéri Arnaud a un fils, Charles Édouard, mort à 17 mois en 1912 et une fille, Angèle.

Installé à Joinville-le-Pont au début du vingtième siècle, dans le quartier de Polangis (avenues Jamin puis. du Château), Arnaud s’engage en mai 1908 sur la liste conduite par le maire sortant, Eugène Voisin, et soutenue par le comité radical-socialiste. Il est élu au second tour de scrutin avec 574 voix pour 1188 suffrages exprimés (48%) sur 1363 inscrits. La liste radicale a 22 élus sur 23 face à une liste de droite (Moulinet, Provin, Dalbavie) qui emporte un siège et une liste socialiste (Lebègue, Lacroix).

Cependant, dès 1909, Arnaud se montre critique vis-à-vis de la majorité radicale, et notamment de son animateur, Louis Rey. Ce dernier estime dans l’hebdomadaire radical Voix des communes (1911/12/08) que « Arnaud était un genre de m’as-tu-vu qui acceptait d’être conseiller municipal comme il aurait accepté d’être tambour-major de la Garde nationale, pourvu qu’il fût bien en évidence. »

Chéri Arnaud est président d’une société lyrique joinvillaise, La Pensée, en 1908. Il est également à la tête d’une structure de prévoyance, l’Assurance fraternelle en 1910. En 1913, il devient président de l’association humanitaire Union fraternelle des communes de Saint-Maur, Joinville et Saint-Maurice (ancienne société Saint-Nicolas). Lors des inondations historiques de la Marne en janvier 1910, Arnaud est très actif dans l’organisation des secours ; son quartier de Polangis est très largement submergé.

À l’occasion d’une crise déclenchée en 1911 suite à un incident dans une école, dénoncé par Rey, Arnaud rejoint Henri Vel-Durand, Beauvais, Poitevin, Watrinet et Mermet pour s’opposer frontalement au maire et à la majorité des radicaux-socialistes. Il plaide pour le remplacement du maire, qu’il estime trop âgé (il a alors 76 ans et se retirera l’année suivante). Arnaud donne se retire du comité radical-socialiste en février 1911. Avec six collègues, il démissionne du conseil municipal en mars 1911 ; il est réélu en avril avec le soutien des radicaux dissidents, de la droite locale et des socialistes SFIO.

Lors du scrutin municipal général de mai 1912, Arnaud figure sur la liste de Mermet, chef de file des radicaux dissidents, qui fusionne au second tour avec les libéraux et les socialistes SFIO pour emporter les 23 sièges face aux radicaux-socialistes.

Pendant la première guerre mondiale, Arnaud, qui a 39 ans, est mobilisé, d’abord au ministère de la guerre puis, en 1915, dans un régiment du génie.

Lors du scrutin municipal de novembre 1919, il figure sur la liste d’union républicaine et sociale, qui regroupe des radicaux dissidents, dont le futur maire Henri Vel-Durand, adjoint sortant, des radicaux-socialistes et des socialistes indépendants. Elle s’oppose à une liste libérale ainsi qu’à une autre soutenue par la SFIO et remporte la totalité des sièges.

Au cours des élections suivantes, en mai 1925, Arnaud est candidat en septième position sur la liste d’Union républicaine pour la défense des intérêts communaux, qui regroupe les anciens radicaux dissidents et les conservateurs ou libéraux. Elle obtient au premier tout 1080 voix en moyenne pour 2275 suffrages exprimés, soit 47,5% ; il y avait 2761 inscrits. Face à elle, le cartel des gauches coalisait les radicaux-socialistes, la SFIO et des socialistes indépendants et recueille 648 voix, soit 28,4% ; la liste du Bloc ouvrier et paysan se classait troisième avec 480 votes (21,1%). Au second tour, Arnaud et tous ses colistiers sont élus. Vel-Durand, reconduit au poste de maire, décède en cours de mandat. Lors des élections partielles organisées en septembre 1928 pour le remplacer, c’est une liste du cartel des gauches qui remporte les trois sièges vacants (le radical-socialiste Briolay, le socialiste indépendant Scornet et le socialiste SFIO Roger) face à celle des vainqueurs de 1925 et à une liste communiste – dont les votes seront partiellement invalidés, car elle comprenait une candidate, ce qui était alors interdit. Stephen Durande, candidat de la majorité de 1925, est cependant élu maire.

Lors des élections générales qui suivent, en mai 1929, Arnaud sollicite le renouvellement de son mandat en se présentant sur la liste de concentration républicaine, dirigée par Stephen Durande. Dans une même configuration que celle de 1925, la liste de droite est distancée au premier tour avec une moyenne de 825 voix alors que le cartel des gauches en a 910 et les communistes 391. Malgré le maintien des candidats Pcf, la gauche socialiste et radicale accentue son score au second tour, avec une moyenne de 1025 suffrages, 929 pour la municipalité sortante et 278 pour les communistes. Si la liste de concentration républicaine garde cinq sièges, Arnaud et Stephen Durande sont battus ; avec 22 sièges, Georges Briolay, l’héritier d’Eugène Voisin, défait en 1912, prend sa revanche et devient maire.

Arnaud était titulaire de plusieurs décorations : médaille de bronze pour actes de dévouement pendant les inondations de la Marne en 1910, médaille d'argent toujours pour actes de dévouement en 1925 ; mention honorable de la mutualité en 1913 ; chevalier du Mérite agricole en 1911 et officier en 1926.

Chéri Édouard Alexandre Arnaud meurt le 25 février 1931 à Joinville. Il avait 55 ans.

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 00:01

Alphonse Eugène Beylot naît le 2 septembre 1890 chez son grand-père maternel à Pringy (Seine-et-Marne). Il est le fils aîné d’Alphonsine Thibault et de son époux Toussaint Beylot, manœuvrier, résidant à Ponthierry (act. Saint-Fargeau-Ponthierry, Seine-et-Marne), qui auront au total neuf enfants, le père étant lui-même issu d’une famille dans laquelle il y a eu quinze naissances.

En 1911, il est distillateur chez Moreau à Perthes (Seine-et-Marne). Il devient ensuite employé aux écritures dans une entreprise de Ponthierry. Pendant la première guerre mondiale, il est affecté en tant que gestionnaire de l'hôpital militaire de Nevers et sergent à la 15e section d'infirmiers militaires. Il finit le conflit en étant nommé officier d’administration de réserve ; en 1935, il sera promu capitaine dans la réserve du service de santé.

Blanche Dubouihl épouse Alphonse Beylot en mars 1921 à Paris (1er arr.). Ils auront trois enfants. Les époux s’installent à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où ils résident en 1928.

Devenu caissier comptable à Paris, il sera chef comptable en 1942.

De 1928 à 1939, Alphonse Beylot est l’un des responsables de la Société coopérative du Syndicat des employés du commerce et de l’industrie (SECI), rue Cadet à Paris. Il en assura la gestion comme permanent. Le SECI est affilié à la CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens).

Dans sa commune de résidence, Alphonse Beylot rejoint en avril 1935 la liste de droite de l’Union des républicains pour les élections municipales de Joinville, conduite par Frédéric Bautsch, commerçant et conseiller sortant. Elle se présente comme un groupement « d’hommes d’ordre et d’action, sans aucune préoccupation politique, n’ayant pour but que la bonne gestion communale ». Elle s’oppose à trois listes de la municipalité radicale-socialiste sortante d’Émile Briolay, des socialistes SFIO et des communistes. Au second tour, après la fusion des listes de gauche, l’Union des républicains l’emporte avec 25 sièges contre deux élus communistes, les radicaux-socialistes étant éliminés. Léon Lesestre devient maire.

Beylot avait recueilli au premier tour 925 voix soit 32,4% des 2 856 suffrages exprimés pour 2 923 votants sur 3 433 inscrits. Au second tour, il obtient 1 153 votes soit 39,8% des 2 899 exprimés pour 2 924 votants. Beylot reste membre du conseil municipal tandis que, en février 1940 le conseil de préfecture prononce la déchéance des deux élus communistes (Robert Deloche, futur maire, et Paul Rouhaud).

Par arrêté préfectoral du 20 février 1942, pris en exécution de la loi du 16 novembre 1940, Alphonse Beylot est nommé conseiller municipal de Joinville. Il fait partie, comme le maire et ses quatre adjoints (Chaussée, Bautsch, Béal, Kirbühler) 14 élus de 1935 maintenus dans le corps municipal, tandis que 11 autres en sont écartés, outre les deux communistes exclus.

Après la Libération, Alphonse Beylot ne semble plus avoir eu d’activité publique. Il semble cependant continuer de résider à Joinville, ses deux filles s’y mariant en 1948 et 1950 et sa femme y mourant en 1963. Sa date de décès n’est pas connue.

En 1938, Alphonse Beylot avait été fait chevalier de la Légion d’honneur.

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