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30 juillet 2022 6 30 /07 /juillet /2022 00:01

Lucien Charles Provin naît le 7 janvier 1895 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Louise Isabelle François et de son mari, Charles-Jules Provin, sapeur-pompier dans la commune voisine de Saint-Maur-des-Fossés.

Alors plombier, Charles Provin est mobilisé au début de la première guerre mondiale en décembre 1914 mais détaché dans une usine métallurgique locale, Bi-Métal, à Joinville, qui produisait des fils pour les besoins de l’armée notamment pour les communications téléphoniques. En juillet 1916, il rejoint une unité militaire, le 74e régiment d’infanterie. Au cours d’une permission, il épouse en août 1916 à Saint-Maur, Yvonne Chabas, journalière ; son frère aîné Léon se marie le même jour.

Puis en septembre 1916, il est affecté au 220e régiment d’infanterie. Le 19 mai 1917 il est cité à l’ordre de la division : « dans la nuit du 27 avril 1917, au cours d’une opération délicate, s’est porté avec courage à l’attaque des tranchées allemandes, a engagé avec vigueur le combat à la grenade contre les ennemis qui défendaient avec énergie et leur a occasionné des pertes sensibles. »

Malgré ces félicitations, il est noté comme « absent » de son unité le 23 juin puis porté « déserteur » le 12 juillet 1917. Arrêté le 27 juillet à Saint-Maur, il est traduit le 2 septembre devant le conseil de guerre qui le condamne, pour désertion, à quatre ans de travaux publics avec sursis. La légèreté de la peine et le fait qu’il n’ait, semble-t-il, pas été envoyé dans une unité disciplinaire, laisse penser qu’il a bénéficié de circonstances atténuantes ; il sera amnistié le 24 octobre 1919.

Ayant repris son service armé, il est de nouveau cité à l’ordre du régiment le 7 novembre 1917 : « très dévoué et courageux, entraînant ses camarades par son exemple, faisant partie d’une reconnaissance le 22/10, a attaqué un petit poste avec un entrain merveilleux ». Transféré au 329e régiment d’infanterie en décembre 1917, il est de nouveau cité le 12 avril 1918 à l’ordre du régiment : très bon soldat, le 24 mars 1918, est resté au contact de l’ennemi sous un feu violent de mitrailleurs, jusqu’à épuisement complet de ses munitions, contribuant ainsi à arrêter la progression de l’adversaire ». Nommé caporal peu avant la fin de la guerre en octobre 1918, il est démobilisé en août 1919.

En 1937, Charles Provin est chauffeur de machine à vapeur. Il s’installe à Joinville-le-Pont, rue de Paris.

Au cours de la deuxième guerre mondiale, Charles Provin est enregistré dans la commune de Boutigny (act. Boutigny-Prouais, Eure-et-Loir) où une carte alimentaire lui est délivrée. C’est peut-être là qu’il est arrêté et envoyé en déportation.

Lucien Charles Provin meurt le 26 mai 1945 à Paris (18e), boulevard Ney, à l’hôpital Bichat, où il était hospitalisé peut-être à son retour d’un camp. Son décès est déclaré par Maurice Pouvrasseau, membre du comité local de Libération du 18e arrondissement. Il est retranscrit sur l’état-civil de Joinville-le-Pont, où il est inhumé. Le nom de Lucien Provin figure sur le monument aux morts de Joinville et dans la base des morts en déportation du Service historique de la défense. La mention Mort pour la France a été ajoutée sur son acte de décès à la demande du ministère de la guerre et des anciens combattants en mai 1946. À son trépas, il était âgé de 50 ans et père de quatre enfants. Il avait été décoré de la Croix de guerre.

Son oncle, François Charles Provin, avait été adjoint au maire de Joinville-le-Pont (1925-1929) ; un de ses gendres, Roger Rouvet, sera également conseiller municipal de Joinville (1947-1950).

Tombe de Charles Lucien Provin à Joinville-le-Pont

 

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27 juin 2020 6 27 /06 /juin /2020 00:01

Thérèse Litman naît le 30 octobre 1919 à Paris (18e arr.). Elle est la fille de fille Fanny Moscovitch et de Sroul Litman, tous deux tailleurs et d’origine roumaine, qui vivent rue Burq. Ils seront naturalisés français en janvier 1930.

Fanny Litman

En mars 1940, elle épouse à Paris (18e arr.) Maurice Kouznietzoff. Elle est alors modiste et ils vivent rue de la Folie Regnault, dans le 11e arrondissement.

Son époux est arrêté, le 20 août 1941, lors de la seconde grande rafle qui touche les juifs de la capitale, alors qu’il traversait à vélo la place de la République pour se rendre à son travail. Interné à Drancy, il fut déporté à Auschwitz le 22 juin 1942 ; il fait partie des 29 survivants sur les 999 personnes qui composèrent son convoi.

Thérèse Kouznietzoff est arrêtée sur dénonciation le 14 juillet 1944, alors qu’elle se rendait à une manifestation patriotique place de la République.

Comme son mari, elle est internée à Drancy, puis déportée par le dernier convoi à quitter le camp parisien pour Auschwitz le 31 juillet 1944, qui porte le n° 77. Thérèse Kouznietzoff compte parmi les 283 rescapés sur les 1300 personnes de son convoi en avril 1945.

Elle témoigne dans le documentaire de Guillaume Bruneton : « Le 14 juillet 1944, je me rappellerais toujours de la date. Je descendais la rue de la Roquette avec ma voisine d’en dessous. Je descendais au marché. Et le matin elle me dit, « Thérèse ! », puisque je m’appelle Thérèse, « Thérèse, on descend au marché ! », alors…moi je lui dis non, je n’avais rien à acheter, moi toute seule… alors elle me dit, « si, si, viens avec moi ! » enfin, et tout, et c’est là qu’il y a deux miliciens qui sont arrivés derrière moi et… qui m’ont arrêtée, ils m’ont demandé mes papiers, j’avais bien sûr des faux papiers mais… ils ont demandé à moi, mais ils n’ont pas demandé à la dame qui était avec moi. Et il m’a dit : de toute façon ça, ne sert à rien de dire non. J’avais été dénoncée. »

En compagnie de son époux, elle adhère à l’Association des Déportés internés, résistants et patriotes du Val-de-Marne (ADIRP). Il en est le trésorier à sa mort en 2003. Elle en est restée la secrétaire générale jusqu’à la dissolution de cette association, en novembre 2013.

Installée à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne), Thérèse Kouznietzoff est secrétaire générale de la section de Joinville de l’ADIRP. En 2009, elle est membre du conseil d’administration de l’union départementale des associations d’anciens combattants (UDAC).

Elle a été nommée membre de la Commission nationale des déportés et internés politiques en 1998. Thérèse Kouznietzoff avait adhéré en 1999 à l’association des Amis de la Fondation pour la mémoire de la déportation (AFMD) présidée par Marie-Claude Vaillant-Couturier.

Toute menue, elle témoignait chaque fois qu’on la sollicitait dans les écoles et participait à toutes les manifestations du souvenir, avec sérieux, mais en apportant à chaque fois un sourire qu’on sentait plein d’espoir. Selon l’ancien président du conseil général du Val-de-Marne, Gaston Viens, lui aussi résistant, « Thérèse était une grande dame, fragile, mais forte. »

Thérèse Kouznietzoff meurt le 23 décembre 2013 à Créteil (Val-de-Marne). Elle était âgée de 94 ans et mère de deux filles. Elle est incinérée au crématorium de Champigny-sur-Marne, le 30 décembre ; ses cendres sont déposées au cimetière de Joinville-le-Pont.

Gaston Viens, ancien maire d’Orly, président du conseil général du Val-de-Marne et dernier président de l’association départementale des anciens déportés résistants et patriotes, lui a rendu hommage : « C’est comme résistante que Thérèse Kouznietzoff a été dénoncée et arrêtée en 1944 par la police de Vichy et c’est comme juive qu’elle a été déportée ». Viens, ancien déporté à Buchenwald, souligna son rôle dans la vie associative des anciens déportés et dans le témoignage, notamment dans les collèges. Il précisa également son rapport à la religion : « Elle était née juive, mais n’était pas croyante. Elle était laïque et républicaine. »

Un décret de mai 1999 l’avait faite chevalière de l’Ordre du mérite en tant que « membre d’une commission pour les déportés et résistants, 63 ans d’activités professionnelles et associatives. »

Thérèse Kouznietzoff

 

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25 juin 2020 4 25 /06 /juin /2020 00:01

Maurice Kouznietzoff naît le 11 novembre 1914 à Paris (12e arr.). Il est le fils de Fanny Wald et de Salomon Kouznietzoff, cordonnier, qui se marieront en mai 1921 à Paris (11e arr.). Ils sont d'origine russe et polonaise et seront naturalisés français en 1926.

Employé de bureau, Maurice Kouznietzoff épouse Thérèse Litman en mars 1940 à Paris (18e arr.). Il est alors mobilisé dans l’armée française.

Maurice Kouznietzoff fut, selon son épouse (lettre, 14/11/2011) « arrêté à Paris le 20 août 1941, alors qu'il traversait en vélo la place de la République pour se rendre à la compagnie d'assurances où il travaillait, il fut arrêté par deux agents qui lui demandèrent ses papiers. Malheureusement pour lui, ils étaient marqués par le tampon qui avait été infligé pour tous les Juifs, les agents ne voulurent plus le laisser partir. Ce fut, hélas, le début de nos malheurs ». Il est pris dans la seconde grande rafle qui touche les juifs de la capitale, onze mois avant celle dite du Vel d'Hiv.

Odette Bagno raconte (Une rafle mal connue : le 20 août 1941, GenAmi, septembre 2004) : « Le 20 août 1941, toutes les entrées de stations de métro entre la place de la République et la Nation avaient été fermées et les voyageurs étaient prévenus que les rames ne desservaient pas les stations intermédiaires. Plus tard nous avons appris que les Juifs arrêtés avaient été conduits au camp de Drancy inauguré à cette occasion.

« Par la suite, il a été dit que cette rafle était la conséquence d'un attentat commis contre un membre de l'armée allemande. Le 11e arrondissement avait sans doute été choisi car, composé en grande partie d'immeubles vétustes, sans confort, habités par des ouvriers, il était supposé abriter beaucoup de communistes. »

Le 20 août et les jours suivants, il y aurait eu 4 232 arrestations, dont 1 500 citoyens français. Une autre rafle avait déjà eu lieu le 14 mai, et une autre suivra le 12 décembre 1941. Les trois débouchent sur l'arrestation et l'internement par la police française de 8 700 étrangers en zone occupée.

Interné à Drancy puis déporté à Auschwitz le 22 juin 1942, Maurice Kouznietzoff fait partie des 29 survivants sur les 999 personnes qui composèrent le convoi n° 3.

Son épouse, Thérèse Kouznietzoff témoigne (Guillaume Bruneton, Drancy 2007) : « Mon mari a ouvert le camp de Drancy après s’être fait arrêter dans le onzième [arrondissement de Paris]. Il n’y avait rien, c’était un bâtiment en construction pour les gendarmes. Il n’y avait rien, pas de cloisons, rien du tout et donc lui il a souffert terriblement. Il est resté un an à Drancy et puis après il a été déporté à Auschwitz, alors comme il a été dans les premiers déportés… donc il a souffert terriblement. »

Après son retour en d’Auschwitz en1945, il devient assureur conseil à Montreuil-sous-Bois (Seine, act. Seine-Saint-Denis). En 1962, il est secrétaire de la société L'Alliance mutualiste de Paris. Il est décoré à ce titre.

En compagnie de son épouse, il adhère à l’Association des Déportés internés, résistants et patriotes du Val-de-Marne (ADIRP). Il en est le trésorier en 2003.

Maurice Kouznietzoff meurt le 3 mai 2003 à Saint-Mandé (Val-de-Marne). Il était âgé de 88 ans et était père de deux filles.

Son nom est inscrit sur le Mur des Noms du Mémorial de la Shoah à Paris, mais de manière erronée en tant que « Moïse Kouznietzoff. »

Thérèse Kouznietzoff à Joinville-le-Pont en 2010

 

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2 novembre 2019 6 02 /11 /novembre /2019 00:01

Joseph Lewin (ou Levin) est né le 22 août 1926 à Vilno (Lituanie). Il est le fils de Sarah (ou Sara) Gordon et de son mari, Israël Lewin.

Il émigre ensuite en France, où son père est marchand forain. Pendant la deuxième guerre mondiale, la famille Lewin vit à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le centre-ville, 8, rue de Paris.

Joseph Lewin est interné au camp de Pithiviers (Loiret), où il est dans la baraque n° 15. Il quitte Pithiviers pour le camp de concentration d'Auschwitz (Allemagne, act. Pologne) par le convoi n°35 du 21 septembre 1942.

Son père avait été déporté depuis Drancy (Seine, act. Seine-Saint-Denis) le 22 juin par le convoi n° 2. Sa mère fait partie du même convoi que lui.

Il est présumé disparu à son arrivée dans le camp d'Auschwitz, le 23 septembre 1942. Il avait alors 16 ans.

Le convoi comportait 1 000 déportés dont 169 enfants ; 791 personnes sont gazées à l’arrivée au camp. Il y a 23 survivants en 1945.

Le nom de Joseph Lewin figure sur le Mur des Noms élevé dans le Mémorial de la Shoah à Paris (dalle n° 65, colonne n° 22, rangée n° 2). Il est également inscrit sur une plaque apposée en mairie de Joinville-le-Pont en 2019.

 

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31 octobre 2019 4 31 /10 /octobre /2019 00:01

Sarah (ou Sara) Gordon est née le 15 septembre 1896 à Vilnius (Russie, act. Lituanie). Elle épouse Israël Lewin (ou Levin) et donne naissance en août 1926 à Vilnius à son fils Joseph.

Elle émigre ensuite en France, où son mari est marchand forain. Pendant la deuxième guerre mondiale, la famille Lewin vit à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le centre-ville, 8, rue de Paris.

Sarah Lewin est internée au camp de Pithiviers (Loiret). Elle quitte Pithiviers pour le camp de concentration d'Auschwitz (Allemagne, act. Pologne) par le convoi n°35 du 21 septembre 1942.

Son mari avait été déporté depuis Drancy (Seine, act. Seine-Saint-Denis) le 22 juin par le convoi n° 2. Son fils fait partie du même convoi qu’elle.

Elle est présumée disparue à son arrivée dans le camp d'Auschwitz, le 23 septembre 1942.

Le convoi comportait 1 000 déportés dont 169 enfants ; 791 personnes sont gazées à l’arrivée au camp. Il y a 23 survivants en 1945, dont aucune femme.

Le nom de Sarah Lewin figure sur le Mur des Noms élevé dans le Mémorial de la Shoah à Paris (dalle n° 65, colonne n° 22, rangée n° 2).

Le Mur des Noms du Mémorial de la Shoah

 

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29 octobre 2019 2 29 /10 /octobre /2019 00:01

Israël Lewin est né le 1er octobre 1892 à Minsk (Russie, act. Biélorussie). Il épouse, probablement en Lituanie, Sarah (ou Sara) Gordon. Leur fils, Joseph, naît à Vilnius en août 1926.

Il émigre ensuite en France, où il est marchand forain. Il obtient la nationalité française par le décret 5279-39 du 17 avril 1939.

Pendant la deuxième guerre mondiale, la famille Lewin vit à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le centre-ville, 8, rue de Paris.

Israël Lewin est arrêté vers le 20 août 1941 et interné au camp de Drancy (Seine, act. Seine-Saint-Denis). Il quitte Drancy pour le camp de concentration d'Auschwitz (Allemagne, act. Pologne) par le convoi n°3 du 22 juin 1942. Il arrive à destination le 24 juin 1942.

Le convoi comportait 1 000 déportés. Il y a 24 survivants en 1945. Israël Lewin est présumé disparu dans le camp d'Auschwitz. Sa femme et son fils ont été déportés par le convoi 35.

Le nom d’Israël Lewin figure sur le Mur des Noms élevé dans le Mémorial de la Shoah à Paris (dalle n° 66, colonne n° 22, rangée n° 3). Il est également inscrit sur une plaque apposée en mairie de Joinville-le-Pont en 2019.

La rue de Paris à Joinville

 

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16 février 2019 6 16 /02 /février /2019 00:01

Jacob Sabkowski naît le 27 janvier 1891 à Paris (4e arr.) ; il utilisera le prénom de Jacques. Il est le fils de Malvina Deitcher, couturière et de son époux, Samuel Sabkowski, marchand forain. Tous deux juifs et originaires de Pologne, alors sous contrôle russe, ils obtiendront en 1895 et 1896 la nationalité française. En 1904, il fait sa Bar Mitzvah au temple de la rue des Tournelles, dans le quartier du Marais.

Devenu comptable, Jacques Sabkowski épouse en janvier 1912 à Paris (4e arr.) Louise Agnès Jamet, repasseuse, venant d’Indre-et-Loire.

Appelé au service militaire en octobre 1912, il est hospitalisé à plusieurs reprises et finalement réformé en août 1913 pour une tuberculose contractée au cours du service. Remobilisé pendant la première guerre mondiale en août 1916, il obtint une pension d’invalidité en octobre 1919, qui fut revalorisé en 1960.

Divorcé en octobre 1917, Jacques Sabkowski se remaria à une date inconnue avec Mathilde Alphonsine Peiffert.

Après-guerre, il quitte Paris et s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il y exploite, rue de Paris, en 1922 un commerce de lingerie, mercerie et articles de nouveautés, qu’il vend en 1924.

Lors de la fondation de la section de Joinville de la Ligue de la République, le 19 février 1923, Jacques Sabkowski en devient le secrétaire aux côtés de Félix Caperon, Charles Augros et Léon Berthet. La Ligue de la République rassemble des radicaux-socialistes, des socialistes indépendants et des socialistes SFIO. Le 21 février, elle lance un appel à faire triompher le bloc de gauche, pour faire échec à la réaction.

Des listes de groupement des gauches, de format variable, seront présentes à toutes les élections entre 1925 et 1935.

Jacques Sabkowski est lui-même candidat en mai 1929 lors des élections municipales qui voient la victoire de la Liste des gauches républicaines, conduite par Georges Briolay. Cependant, si la liste remporte 22 des 27 sièges à pourvoir, Sabkowski n’est pas élu. Il recueille, au premier tour de scrutin, 701 voix pour 1 715 votants (40,9%) sur 2 491 électeurs inscrits.

En 1930, Sabkowski participe à une souscription en faveur des victimes des inondations du Midi.

Pendant la deuxième guerre mondiale, Jacques Sabkowski est arrêté et déporté. En tant que conjoint d'aryenne, il est dirigé le 11 octobre 1943 lors du convoi n° 641 vers le camp d'Aurigny, dans les îles anglo-normandes occupées. Il s’en évade le 17 août 1944 et rejoint le port de Boulogne.

En avril 1948, Jacques Sabkowski est désigné comme membre suppléant de la Commission départementale de la Seine de contrôle des prisonniers, déportés et internés. Il y représente la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes.

Jacques Sabkowski meurt le 20 novembre 1971 à Nice (Alpes-Maritimes). Il était âgé de 80 ans. Son patronyme est inscrit sur le sur le Mur des Noms du Mémorial de la Shoah à Paris.

Plaque sur le site du camp d'Aurigny, photo Andrée Stephan, Wikipédia.

 

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 01:01

Joël Simkine naît le 25 septembre 1884 à Nikolaieff. La ville est classée en Russie dans les documents officiels, mais il s’agit certainement de l’actuelle Mykolaïv, en Ukraine (région de Lviv).

En mai 1920, Il souscrit « Pour les victimes de la grève et des violences gouvernementales » avec dix autres militants socialistes Sfio de Joinville-le-Pont (Ancemot, Barbier, Pilate, Duranthon, Neyroud, Flambard, Ehrhardt, Trochard, Maurice Petit et Lorris) dans une liste publiée par le quotidien L’Humanité.

Exerçant la profession de tourneur, il suit des cours du soir de comptabilité grâce à l’association Philotechnique de Joinville, dirigée par Albert Kownacki. Le 28 octobre 1923, il obtient un prix qui lui est remis dans la mairie de Joinville par Chapuis, inspecteur primaire, président de la cérémonie, en présence d’Henri Vel-Durand, maire et président d’honneur de l’association, Mme Charles Bloch, représentante de l’association Philotechnique de Paris et Albert Lion, délégué de l’Union des Philotechniques de France.

Joël Simkine avait épousé Léa Gelman, sans profession, née le 17 décembre 1890 à Odessa (Ukraine).

Pendant la guerre, les Simkine résident 5, rue Maurice-Berteaux à Paris (20e arr.).

Léa est déportée par le convoi n° 12 au départ de Drancy le 29 juillet 1942. Elle est décédée le 3 août 1942 à Auschwitz (Pologne). Le convoi compte 1001 déportés, dont 216 sont gazés à leur arrivée au camp ; il y aura 5 survivants en 1945.

Joël est déporté par le convoi n° 47 au départ de Drancy le 11 février 1943. Il est décédé le février 1943 également à Auschwitz. Le convoi compte 998 déportés, dont 182 enfants ; il y aura 10 survivants en 1945.

Les noms de Joël et Léa Simkine sont inscrits sur le Mur des Noms du parvis du mémorial de la Shoah à Paris (4e arr.). Leurs actes de décès portent la mention « Mort en déportation » (arrêté du 9 octobre 2014).

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 01:00

Hélène Veinstein naît le 15 mai 1931 à Paris (10e arr.). Elle est la fille d’Itla Veinstein, née Baran et la sœur de Rose Veinstein.

En septembre 1942, la famille réside 7, rue de l’Égalité, dans une cité populaire créée dix ans plus tôt dans le quartier de Palissy, à Joinville-le-Pont (anc. Seine, Val-de-Marne).

Toutes les trois sont déportées depuis le camp de Drancy (anc. Seine, Seine-Saint-Denis) vers le camp d’extermination nazi d’Auschwitz, en Pologne. Elles sont embarquées dans le convoi n° 37 du 25 septembre 1942. Il compte 1 004 déportés dont 130 enfants. 873 d’entre eux sont gazés à l’arrivée au camp ; il y aura seulement 15 survivants en 1945. Ce convoi inclut notamment Bernard Natan, producteur de cinéma, ancien propriétaire de la société Pathé-Natan à Joinville.

Comme la plupart des déportés du convoi, Hélène Veinstein meurt le 30 septembre 1942 à Auschwitz ; elle était âgée de 11 ans. Par arrêté du 2 mai 2001, la mention « Mort en déportation » est apposée sur son acte de décès, transcrit sur l’état-civil de Joinville. Son nom figure, parmi les victimes civiles de la guerre de 1939-1945, sur le monument aux morts de Joinville-le-Pont. Il est inscrit sur le Mur des Noms du Mémorial de la Shoah à Paris.

Sources : Arch. dép. Paris (état-civil) ; Arch. dép. Val-de-Marne (état-civil) ; Monument aux morts de Joinville-le-Pont (1939-1945) ; Mémorial de la Shoah, Paris, Mur des Noms ; Journal officiel 2001/07/08 (N157) ; Jacques Giami, Chroniques des années de déportation: 1942-1944, Pro-Arte ; 2009.

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 01:01

Rose Veinstein naît le 26 janvier 1935 à Paris (14e arr.). Elle est la fille d’Itla Veinstein, née Baran et la sœur d’Hélène Veinstein.

En septembre 1942, la famille réside 7, rue de l’Égalité, dans une cité populaire créée dix ans plus tôt dans le quartier de Palissy, à Joinville-le-Pont (anc. Seine, Val-de-Marne).

Toutes les trois sont déportées depuis le camp de Drancy (anc. Seine, Seine-Saint-Denis) vers le camp d’extermination nazi d’Auschwitz, en Pologne. Elles sont embarquées dans le convoi n° 37 du 25 septembre 1942. Il compte 1 004 déportés dont 130 enfants. 873 d’entre eux sont gazés à l’arrivée au camp ; il y aura seulement 15 survivants en 1945. Ce convoi inclut notamment Bernard Natan, producteur de cinéma, ancien propriétaire de la société Pathé-Natan à Joinville.

Comme la plupart des déportés du convoi, Rose Veinstein meurt le 30 septembre 1942 à Auschwitz ; elle était âgée de 7 ans. Par arrêté du 2 mai 2001, la mention « Mort en déportation » est apposée sur son acte de décès, transcrit sur l’état-civil de Joinville. Son nom figure, parmi les victimes civiles de la guerre de 1939-1945, sur le monument aux morts de Joinville-le-Pont. Il est inscrit sur le Mur des Noms du Mémorial de la Shoah à Paris.

Sources : Arch. dép. Paris (état-civil) ; Arch. dép. Val-de-Marne (état-civil) ; Monument aux morts de Joinville-le-Pont (1939-1945) ; Mémorial de la Shoah, Paris, Mur des Noms ; Journal officiel 2001/07/08 (N157) ; Jacques Giami, Chroniques des années de déportation: 1942-1944, Pro-Arte ; 2009.

naît le 26 janvier 1935 à Paris (14e arr.). Elle est la fille d’Itla Veinstein, née Baran et la sœur d’Hélène Veinstein.

En septembre 1942, la famille réside 7, rue de l’Égalité, dans une cité populaire créée dix ans plus tôt dans le quartier de Palissy, à Joinville-le-Pont (anc. Seine, Val-de-Marne).

Toutes les trois sont déportées depuis le camp de Drancy (anc. Seine, Seine-Saint-Denis) vers le camp d’extermination nazi d’Auschwitz, en Pologne. Elles sont embarquées dans le convoi n° 37 du 25 septembre 1942. Il compte 1 004 déportés dont 130 enfants. 873 d’entre eux sont gazés à l’arrivée au camp ; il y aura seulement 15 survivants en 1945. Ce convoi inclut notamment Bernard Natan, producteur de cinéma, ancien propriétaire de la société Pathé-Natan à Joinville.

Comme la plupart des déportés du convoi, Rose Veinstein meurt le 30 septembre 1942 à Auschwitz ; elle était âgée de 7 ans. Par arrêté du 2 mai 2001, la mention « Mort en déportation » est apposée sur son acte de décès, transcrit sur l’état-civil de Joinville. Son nom figure, parmi les victimes civiles de la guerre de 1939-1945, sur le monument aux morts de Joinville-le-Pont. Il est inscrit sur le Mur des Noms du Mémorial de la Shoah à Paris.

Sources : Arch. dép. Paris (état-civil) ; Arch. dép. Val-de-Marne (état-civil) ; Monument aux morts de Joinville-le-Pont (1939-1945) ; Mémorial de la Shoah, Paris, Mur des Noms ; Journal officiel 2001/07/08 (N157) ; Jacques Giami, Chroniques des années de déportation: 1942-1944, Pro-Arte ; 2009.

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