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13 mars 2019 3 13 /03 /mars /2019 00:01

Louis Théodore Eugène Benoit naît le 10 février 1809 à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (Seine, act. Joinville-le-Pont, Val-de-Marne). Il est le fils d’Angélique Geneviève Eugénie Mathieu et de Charles Hubert Benoit, aubergiste. Il est déclaré à l’état-civil sous le nom de Mathieu, celui de sa mère, mais il s’agit vraisemblablement d’une erreur, car c’est bien son père qui fait la déclaration et ses deux parents sont mariés.

Devenu aubergiste et traiteur dans son village natal, Louis Théodore Benoit épouse en novembre 1829 à Crépy-en-Valois Oise) Thaïs Louise Destouches. Ils résident rue du Pont, la commune prenant en 1831 le nom de Joinville-le-Pont. Benoit se spécialise ensuite dans la vente de vins en gros.

Sous la monarchie de Juillet, Benoit est élu au suffrage censitaire conseiller municipal en novembre 1834. Le maire est Laurent Nicolas Pinson. Il siège jusque 1840. Il était le petit-fils de François Joseph Benoit (1753-1802), perruquier, secrétaire-greffier de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur.

Son fils et homonyme, Louis Théodore Eugène Benoit (1832-1897), boucher, sera également conseiller municipal de Joinville-le-Pont (1874-1881).

Louis Théodore Benoit meurt le 3 avril 1845 à Joinville. Il était âgé de 36 ans.

Rue du Pont à Joinville

 

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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 00:01

Mise à jour d’une biographie publiée le 13/05/2013.

François Joseph Benoit naît probablement le 27 janvier 1753 à Namur (paroisse Saint-Michel), alors dans les Pays-Bas autrichiens, aujourd’hui en Belgique. Il est le fils de Marie Marguerite Joséphine Tavelet et de son époux Jean François Benoit.

Il épouse en juin 1782 dans la paroisse Saint-Nicolas de Saint-Maur Marie Anne Destouches. François Joseph Benoit exerce la profession de perruquier au village de Pont de Saint-Maur où il réside rue du Pont. Ils ont eu plusieurs enfants (Charles Hubert, Louis Marie et François Marie).

Benoit participe à la municipalité de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur constituée en l’an 2 (4 avril 1793). En tant que secrétaire-greffier, il est membre du conseil municipal, exécutif de la commune. En l’an 3, Benoît, accuse réception d'une adresse de la Convention nationale au peuple français.

Le village, qui avait 409 habitants au recensement de 1794, a une administration composée de 5 membres du conseil général, dits notables, élus pour deux ans, et de 6 personnes formant le conseil municipal, autour du maire. Pendant le mandat de François Joseph Benoit, le maire est d’abord Nicolas Lheureux puis Charles-Laurent Parvy.

François Joseph Benoit meurt le 13 ventôse an 10 (5 mars 1802) à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur. Il était âgé de 52 ans. Son décès est déclaré par ses beaux-frères Pierre Antoine Louis Destouches, 54 ans et Jean Antoine Louis Destouches, 38 ans. Tous les deux ont siégé ou siègeront à l’assemblée communale.

Louis Eugène Théodore Benoit, son petit-fils, sera membre du conseil municipal de Joinville (1834-1840). Un autre Louis Eugène Théodore Benoit, fils du précédent et son arrière-petit-fils, sera lui aussi conseiller municipal de la même commune (1874-1881).

 

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9 mars 2019 6 09 /03 /mars /2019 00:01

Louis Antoine Soyez naît le 13 octobre 1841 à Brie-Comte-Robert, Seine-et-Marne. Il est le vils de Françoise Anastasie Boulet et de son époux Jean Louis Soyez, vigneron.

Ses parents sont en 1869 blanchisseurs à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne). Lui-même est mécanicien dans la commune voisine de Joinville-le-Pont où il épouse, en septembre 1869, Victorine Julie Robberechts.

Lors des élections municipales de janvier 1878, Louis Soyez est élu au sein du conseil municipal qui voit la victoire des républicains conduits par Gabriel Pinson sur les monarchistes de l’ancien maire, Louis Ferdinand Rousseau.

En octobre de la même année, veuf depuis l’année précédente, Louis Soyez, qui est devenu fabricant d’objets en plumes, se remarie à Joinville avec Adrienne Anaïs Ricq. Ils vivent rue du Canal. Plusieurs plumassiers sont répertoriés dans les communes environnantes et à Joinville, dont Jean Louis Frédéric Bardin auquel Soyez est lié.

Il quitte Joinville peu après et réside, auprès de ses parents, à Saint-Maur, rue du Pont-de-Créteil. En 1879, une élection partielle remplace trois démissionnaires du conseil municipal de Joinville, dont probablement Soyez, qui n’est plus mentionné dans les activités communales.

Louis Soyez meurt le 17 février 1888 à Saint-Maur, à l’âge de 46 ans. Il était de nouveau veuf et père de trois enfants.

Encyclopédie Diderot et d'Alembert, Différents ouvrages du plumassier.

 

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3 mars 2019 7 03 /03 /mars /2019 00:01

Suite de la biographie de Laurent Nicolas Pinson

Pinson n’ira pas tout-à-fait au bout de son mandat commencé en 1837. Il démissionne et s’en explique dans une lettre du 6 février : un « riche propriétaire, membre du conseil » est « venu jeter le trouble » dans la commune et le conseil municipal. Le grammairien Charles-Pierre Chapsal, propriétaire du château de Polangis, avait demandé sa radiation et celle de son adjoint, Pierre Bainville (également démissionnaire), devant le tribunal de la Seine le 8 janvier. Pinson estime ne pas avoir les moyens de mener la lutte sur le plan légal. Chapsal, élu conseiller municipal en 1840, considérait les deux édiles comme incapables.

Les élections de février 1843 placent en tête Hippolyte Pinson. Il est nommé adjoint en juillet, tandis que Chapsal, qui n’était pas soumis à réélection, est désigné comme maire, avec une fortune de 50 000 fr.

Ayant abandonné le commerce de bois pour la restauration, avant 1836, Laurent Nicolas Pinson semble avoir vu son patrimoine s’éroder. Ainsi, il n’est sur la liste des électeurs censitaires de 1843 qu’en tant que personne qualifiée et figure l’an suivant sur la liste supplémentaire.

C’est probablement lui le Pinson, ancien marchand de bois, à Joinville-le-Pont, qui fait faillite en novembre 1844.

Laurent Nicolas Pinson meurt le 11 mai 1867 à Joinville. Il était veuf, père de 5 enfants et âgé de 78 ans. Son frère Hippolyte Pinson, était toujours adjoint au maire, et il s’agissait alors d’Auguste Courtin, fils adoptif de Chapsal.

Son petit-fils, Gabriel Pinson, sera maire de Joinville de 1878 à 1888. Quant à son petit-neveu, Albert Louis Bocquentin, il siégea comme conseiller municipal de 1890 à 1892. Ainsi, l'ancêtre Laurent François Pinson et ses descendants occupèrent-ils des fonctions communales presque sans interruption pendant un siècle.

C’est dans l’église de Joinville, financée par la famille Chapsal et inaugurée sept ans avant, que les obsèques de Pinson furent organisées.

Fin

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1 mars 2019 5 01 /03 /mars /2019 00:01

Suite de la biographie de Laurent Nicolas Pinson

Une ordonnance du 19 août 1831 décide le changement de nom de la commune. Dernier maire de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur, Laurent Nicolas Pinson devient aussitôt le premier magistrat de Joinville-le-Pont.

Lors des premières élections, au suffrage censitaire, le 30 septembre 1831, le conseil municipal est renouvelé par moitié. Laurent Nicolas Pinson est élu, en compagnie notamment de deux anciens maires, Jean Mathurin Lemaire et Jean Joseph Robin.

Six ans plus tard, en mai 1837, il est réélu en obtenant 32 voix pour 46 votants sur 61 inscrits. Il est renouvelé dans son mandat de maire et affiche, cette fois, une fortune, en baisse, de 2 000 fr.

En 1838, Leblanc de Ferrière donne une description du village de 600 habitants dont Pinson est le maire. Il donne « à la garde nationale une belle compagnie de 100 grenadiers, incorporés au 3e bataillon de la 4e légion de la banlieue ». Le pont, encore appelé pont de Saint-Maur (qui deviendra vite pont de Joinville) est un ouvrage de pierres, « nouvellement rebâti, et digne de remarque par la beauté et la solidité de sa construction. Il a vingt-une arches, 600 mètres de longueur et 12 mètres de largeur. »

« Le séjour de Joinville est aussi salubre qu'agréable. Les rues sont pavées et en bon état d'entretien. Les loyers y sont chers et très-recherchés par les habitants de Paris, pendant la belle saison. On s'y procure aisément toutes les nécessités de la vie, mais à un prix aussi élevé que dans la capitale, le vin et quelques légumes exceptés.

« La situation du village est charmante. Une vue magnifique sur le cours de la Marne et sur la riche plaine qu'elle arrose ; des promenades et des sites sans cesse variés, de beaux jardins, le bois de Vincennes et le canal de Saint-Maur, tout contribue à faire de Joinville un lieu de plaisir et de rendez-vous pour les environs et pour Paris; aussi compte-t-on dans ce village un grand nombre de restaurateurs et de marchands de vin. Les mœurs des habitants se ressentent de cette fréquentation ; ils sont, en général, doux, prévenants et paisibles, industrieux d'ailleurs, et se livrant au travail avec ardeur.

« L'ordre public est maintenu par une brigade de gendarmerie. L'église de Saint-Maur-des-Fossés sert de paroisse à Joinville, qui n'a pas encore d'édifice consacré au culte religieux. Le cimetière aussi est commun aux deux villages ; il est situé hors de l'enceinte de l'un et de l'autre, entouré d'un beau mur, tenu avec le soin convenable, et décoré de quelques monuments qui méritent d'être remarqués.

« Les secours à l'indigence sont administrés d'une manière qui mérite les plus grands éloges ; ils sont répartis avec justice, et l'on ne souffre pas que le mendiant de profession abuse de la charité publique.

« L'instruction a plus d'un établissement, dans ce village. Il compte une école primaire pour les garçons, deux écoles semblables pour les filles, et un pensionnat de jeunes garçons tenu par M. Molette: Le territoire de la commune comprend environ 1,000 arpents ; il est cultivé avec intelligence, et l'agriculture y fait de grands progrès dans toutes ses branches. Il produit des céréales de toute espèce, une grande quantité de pommes de terre et de très-bons fourrages. On compte 250 arpents de bois propre au chauffage.

« Joinville possède une fabrique de sucre de betteraves, mise en mouvement par une machine à vapeur. M. Manon en est le propriétaire. M. Couteau a établi une belle fabrique de cuirs et de toiles vernis, qui occupe cinquante ouvriers. Joinville fait en outre un commerce assez considérable de bois de chauffage et de charpente.

« Ce village communique facilement avec Paris, tant par les Omnibus et leurs correspondances, qui vont jusqu'à Saint-Maur, que par les autres voitures publiques, si fréquentes sur la route de Lagny, Coulommiers, Provins, etc. »

A suivre

La délibération prenant acte du changement de nom de la commune

 

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27 février 2019 3 27 /02 /février /2019 00:01

Début de la biographie de Laurent Nicolas Pinson

Laurent Nicolas Pinson naît le 8 novembre 1788 à Pont-de-Saint-Maur, village de la paroisse de Saint-Maur-des-Fossés, qui deviendra Joinville-le-Pont (act. Val-de-Marne). Il est le fils de Jeanne Marguerite Mathieu et de son mari, Laurent François Pinson, marchand de bois.

Officier municipal (soit adjoint au maire) pendant la période révolutionnaire, de 1791 à l’an 3 (1795), Laurent François Pinson devint le maire de la commune de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur, créée en 1790 à partir de l’ancien village du Pont-de-Saint-Maur. Il conserva son poste pendant le Premier Empire puis au début de la Restauration, jusqu’à sa mort en fonction le 27 décembre 1814. Il était chevalier de la Légion d’honneur.

En juillet 1810, toujours à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur, Laurent Nicolas Pinson épouse Marie Claudine Martine Coquot, originaire de la Marne.

Laurent Nicolas Pinson succéda, selon ses propres déclarations, à son père au sein du conseil municipal dès 1815. Cependant, les archives ne mentionnent pas sa présence à cette date et ne conservent qu’une proposition pour cette fonction en 1818, faite par le maire Jean Joseph Robin, mais elle ne semble pas avoir été suivie de sa nomination effective. Peut-être est-il nommé en 1819, quand l’adjoint au maire René Neveu démissionne. Sous le régime de la Restauration, les membres du conseil sont désignés par arrêté préfectoral.

Il devient lui-même adjoint au maire en septembre 1821 quand Claude Pierre Jacmart, alors adjoint, est nommé maire en remplacement de Jean Joseph Robin, démissionnaire pour raisons de santé.

Au moment de la publication de l’arrêté qui l’installe dans sa fonction, la fortune de Pinson, toujours marchand de bois, est estimée à 1 000 francs ; c’est un montant inférieur à celle de son prédécesseur, Jacmart (3 000 fr.) et encore plus à celle de l’ancien maire, Robin (6 000 fr.). Il est rejoint au sein de l’assemblée communale, à partir de 1827, par son frère, Hippolyte Pinson.

Après la Révolution de juillet 1830, la municipalité, qui reste en place, engage une démarche auprès du nouveau roi Louis-Philippe pour obtenir le changement de nom du village, qui reste trop marqué à son goût par la scission de 1790 d’avec Saint-Maur-des-Fossés. Pour réussir, les joinvillais proposent le nom de François, prince de Joinville, fils du souverain. Cette démarche est qualifiée par des historiens comme Georges Poisson et Jean Tulard de « pure flagornerie ». Elle est contestée par la commune voisine de Saint-Maur qui n’avait pas renoncé au rêve d’un retour dans le même giron.

Cependant, elle semble plaire au roi des Français, puisque Louis-Philippe accorde, le 13 septembre 1830, une audience à la députation de la commune et de la garde nationale du Pont-de-Saint-Maur, présidée par le maire. En leur nom, Jacmart « demande que leur commune porte désormais le nom de SAR le prince de Joinville ». Le nouveau monarque leur répond : « Je reçois votre adresse avec beaucoup de plaisir. J’en ai toujours beaucoup à recevoir les députations qui m’apportent l’expression de sentiments si agréables pour moi. Maintenir les institutions et assurer à tous les citoyens le libre exercice de leurs droits, sera le but constant de mes efforts. Je compte sur le concours de la garde nationale. »

Quelques jours avant cette cérémonie, le 1er septembre, Claude Pierre Jacmart venait de démissionner de son poste. Laurent Nicolas Pinson échange son poste d’adjoint contre celui de maire. Il est officiellement installé le 27 septembre. À ce moment, son patrimoine s’est augmenté, puisqu’il fait état d’une fortune de 3 000 fr.

A suivre

 

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20 février 2019 3 20 /02 /février /2019 00:01

Alphonse Acher est le fils de Jean Acher et de Louise Geneviève Mathieu (décédée en 1820) ; il naît le 30 septembre 1793 à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur. Son père était épicier puis marchand de bois. Il a exercé les fonctions de procureur de la commune, agent municipal puis maire de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (1795-1800).

Comme son père, Alphonse Acher est marchand de bois, une des principales activités économiques du village qui prospère grâce au flottage du bois venu de Haute-Marne et déchargé dans la port sur la Marne puis acheminé vers Paris en passant le pont sur cette rivière. La famille Acher réside dans le hameau du Bout du Pont (appelé également La Tourelle), sur le territoire de la plaine de Polangis. Le territoire sur la rive gauche de la Marne est peuplé de seulement 36 habitants en 1837. Le commerce de bois est prospère et, en 1837, Alphonse Acher est le deuxième contribuable le plus imposé de la commune, figurant ainsi évidemment sur la liste des électeurs censitaires. Sa fortune est estimée à 3 000 francs en 1848.

En octobre 1822 à Villevaudé (Seine-et-Marne.), Alphonse Acher épouse Emélie Désirée Boulingre, fille de cultivateurs de la commune.

Le demi-frère aîné d’Alphonse Acher, Mathurin Lemaire, né du premier mariage de sa mère Louise Geneviève Mathieu avec Jean Étienne Martin Lemaire, était épicier dans le même village. Notable dans la municipalité de l’an 9, il est adjoint au maire, Laurent François Pinson de 1808 à 1814. À sa mort, il devient maire, fonction qu’il exerce jusqu’à sa démission avril 1816. Il redevient conseiller municipal en 1830 et le reste jusqu’en juillet 1843.

Bien qu’il n’ait, semble-t-il, pas siégé antérieurement dans le conseil municipal, Alphonse Acher est nommé adjoint au maire le 4 septembre 1830. Le maire, démissionnaire, Claude Pierre Jacmart se rend à la tête d’une délégation de la commune et de la garde nationale en audience auprès du roi Louis-Philippe le 13 septembre 1830. Ils lui demandent le changement de nom de la commune. Laurent Nicolas Pinson prend quelques jours plus tard la succession de Jacmart comme maire de la commune. Le 19 août 1831, l’ancienne Branche-du-Pont-de-Saint-Maur devient Joinville-le-Pont, prenant le nom d’un fils du souverain. Peu après, le 23 novembre 1831, Jean Émile Lemaire, neveu d’Alphonse Acher, devient adjoint en remplacement d’Alphonse Acher.

Depuis la Révolution de 1789, les Lemaire-Acher et Pinson partagent avec un nombre restreint d’autres familles, comme les Lheureux, les fonctions d’édiles municipaux dans le village.

Lors du scrutin municipal de mai 1837, au suffrage censitaire, Alphonse Acher obtient 19 voix sur 46 votants pour 61 électeurs inscrits. Il n’est pas élu, contrairement à son frère, Mathurin Lemaire. Par contre, en juillet 1843, Alphonse Acher retourne au sein de l’assemblée locale.

Alphonse Acher meurt à une date et dans un lieu inconnus, peut-être en 1845 ou début 1846, puisqu’il est, suite à son décès, remplacé au conseil municipal de Joinville en juin 1846.

Carte de 1830

 

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16 février 2019 6 16 /02 /février /2019 00:01

Jacob Sabkowski naît le 27 janvier 1891 à Paris (4e arr.) ; il utilisera le prénom de Jacques. Il est le fils de Malvina Deitcher, couturière et de son époux, Samuel Sabkowski, marchand forain. Tous deux juifs et originaires de Pologne, alors sous contrôle russe, ils obtiendront en 1895 et 1896 la nationalité française. En 1904, il fait sa Bar Mitzvah au temple de la rue des Tournelles, dans le quartier du Marais.

Devenu comptable, Jacques Sabkowski épouse en janvier 1912 à Paris (4e arr.) Louise Agnès Jamet, repasseuse, venant d’Indre-et-Loire.

Appelé au service militaire en octobre 1912, il est hospitalisé à plusieurs reprises et finalement réformé en août 1913 pour une tuberculose contractée au cours du service. Remobilisé pendant la première guerre mondiale en août 1916, il obtint une pension d’invalidité en octobre 1919, qui fut revalorisé en 1960.

Divorcé en octobre 1917, Jacques Sabkowski se remaria à une date inconnue avec Mathilde Alphonsine Peiffert.

Après-guerre, il quitte Paris et s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il y exploite, rue de Paris, en 1922 un commerce de lingerie, mercerie et articles de nouveautés, qu’il vend en 1924.

Lors de la fondation de la section de Joinville de la Ligue de la République, le 19 février 1923, Jacques Sabkowski en devient le secrétaire aux côtés de Félix Caperon, Charles Augros et Léon Berthet. La Ligue de la République rassemble des radicaux-socialistes, des socialistes indépendants et des socialistes SFIO. Le 21 février, elle lance un appel à faire triompher le bloc de gauche, pour faire échec à la réaction.

Des listes de groupement des gauches, de format variable, seront présentes à toutes les élections entre 1925 et 1935.

Jacques Sabkowski est lui-même candidat en mai 1929 lors des élections municipales qui voient la victoire de la Liste des gauches républicaines, conduite par Georges Briolay. Cependant, si la liste remporte 22 des 27 sièges à pourvoir, Sabkowski n’est pas élu. Il recueille, au premier tour de scrutin, 701 voix pour 1 715 votants (40,9%) sur 2 491 électeurs inscrits.

En 1930, Sabkowski participe à une souscription en faveur des victimes des inondations du Midi.

Pendant la deuxième guerre mondiale, Jacques Sabkowski est arrêté et déporté. En tant que conjoint d'aryenne, il est dirigé le 11 octobre 1943 lors du convoi n° 641 vers le camp d'Aurigny, dans les îles anglo-normandes occupées. Il s’en évade le 17 août 1944 et rejoint le port de Boulogne.

En avril 1948, Jacques Sabkowski est désigné comme membre suppléant de la Commission départementale de la Seine de contrôle des prisonniers, déportés et internés. Il y représente la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes.

Jacques Sabkowski meurt le 20 novembre 1971 à Nice (Alpes-Maritimes). Il était âgé de 80 ans. Son patronyme est inscrit sur le sur le Mur des Noms du Mémorial de la Shoah à Paris.

Plaque sur le site du camp d'Aurigny, photo Andrée Stephan, Wikipédia.

 

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14 février 2019 4 14 /02 /février /2019 00:01

Zélik Sabkowski naît le 5 septembre 1896 à Paris (4e arr.) où son père Samuel Sabkowski est marchand forain ; il utilisera le prénom de Félix. Il est également le fils de Malvina Deitcher, ses deux parents, des juifs originaires de Pologne et ayant acquis peu avant sa naissance la nationalité française, vivent rue Saint-Paul, dans le quartier du Marais.

Résidant alors avec sa mère à Drancy (Seine, act. Seine-Saint-Denis), rue Danton, Félix Sabkowski est mobilisé par anticipation en avril 1915, avec la classe 1916, du fait de la première guerre mondiale. Il travaillait alors dans la confection.

Intoxiqué au gaz en octobre 1918 dans l’Aisne, Félix Sabkowski est décoré de la Croix de guerre pour son activité pendant le conflit. Il semble cependant avoir du mal à supporter la prolongation de son service sous les drapeaux après l’armistice. Le 23 mars 1919, il est noté comme « manquant aux appels » puis déclaré « déserteur » six jours plus tard, avant d’être rayé des contrôles de la désertion le surlendemain.

Traduit devant le conseil de guerre, il est condamné le 11 juin 1919 à un an de prison avec sursis pour « faux et usage de faux en matière de feuille de route » ainsi que pour « désertion à l’intérieur en temps de guerre ». Cependant, il obtiendra un certificat de bonne conduite au moment de sa démobilisation, le 23 septembre 1919.

Revenu à la vie civile, Félix Sabkowski devient marchand forain, vivant d’abord à Paris puis à Créteil (Seine, act. Val-de-Marne), de nouveau dans le 19e arrondissement de Paris puis enfin à Saint-Mandé (Seine, act. Val-de-Marne).

Il se marie en janvier 1921 à Paris (4e arr.) avec Jeanne Gabrielle Salmon ; le couple participe en août 1929 à un concours du plus beau bébé.

Remobilisé dans un régiment de génie en 1939, Félix Sabkowski est renvoyé dans ses foyers le 2 mars 1940.

Il participa à lutte contre l’occupation allemande de la France et fut décoré de la médaille de la Résistance.

Félix Sabkowski meurt le 4 novembre 1953 à Paris (12e arr.). Il résidait toujours rue du Lac à Saint-Mandé et fut inhumé au cimetière parisien de Pantin (Seine, act. Seine-Saint-Denis).

Son frère Salomon était mort en 1899 dans des circonstances qualifiées de « crime antisémite » par la presse. Un autre de ses frères, Jacques, fut déporté pendant la deuxième guerre mondiale dans un camp allemand, à Aurigny (îles anglo-normandes).

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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 00:01

Salomon Sabkowski naît le 12 avril 1888 à Paris (4e arr.). Ses parents sont des juifs originaires de Pologne, Samuel Sabkowski et Malvina Deitcher, marchands ambulants. Ils vivent rue Saint-Paul, dans le quartier du Marais.

Âgé de 11 ans, Salomon Sabkowski, qui accompagnait son père dans une tournée commerciale à Bayeux (Calvados), meurt dans des conditions non éclaircies, mais qualifiées par plusieurs organes de presse de « crime antisémite. »

Le registre d’état-civil mentionne qu’il a été retrouvé décédé sur la rivière d’Aure, à Bayeux, au lieudit Le Moulin à tan, le 16 août 1899.

Ayant rencontré son père à Montmartre (Paris, 18e arr.), où il vendait du nougat la nuit, le journaliste Jacques Prolo (pseudonyme de Jean Pausader) raconte son « effroyable aventure » dans le quotidien anarchiste de Louis Noir, Le Journal du peuple. D’autres journaux reproduisent l’article, par exemple L'Égalité de Roubaix-Tourcoing ou L'Univers israélite.

En août 1899, Salomon accompagne son père qui profite d’une fête à Bayeux pour y vendre des jouets. Dans la soirée, le père est verbalement agressé et traité de « sale youpin ». Il poursuit cependant son commerce mais, vers une heure et demie du matin, Salomon étant harassé, il le couche, enveloppé dans son pardessus, sur une table sous la tente dressée dans la cour de l’auberge Lecot, rue aux Pommes.

Reparti vendre ses objets sur la place où les danses continuaient, Samuel Sabkowski revint vers trois heures ; il ne retrouva pas son fils. Il fait de vaines recherches, personne n’ayant vu le gamin sortir de l’auberge. Le matin, il s’adressa au bureau de police. Après avoir ouvert les vannes d’un moulin à tan, proche de l’hôtellerie, on découvrit le cadavre. Si le rédacteur estime qu’une enquête s’imposait, le commissaire fut d’un avis différent. Il fit inhumer le corps de l’enfant sans procéder à l’autopsie. Au père, qui s’étonnait, il répondit : « Estimez-vous bien heureux d’avoir retrouvé votre fils. »

Jacques Prolo remarque pourtant que le contexte aurait nécessité une investigation, mentionnant les menaces qu’avait reçues le père e la proximité de bandes racistes à Caen, préfecture du Calvados.

Le Journal du peuple et les organes de presse qui reprennent l’article posent la question : « est-ce un crime antisémite ? »

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