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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 13:43

Pierre Perchet naît le 28 juillet 1846 à Franois (actuelle commune de Framont) en Haute-Saône. Il est le fils naturel d’une veuve, Catherine Perchet.

Mobilisé pendant la guerre franco-prussienne, Perchet obtient la médaille commémorative 1870-1871.

Marié à Françoise Noirot, née en 1842 dans le village voisin de Champlitte, il s’installe à Paris où ils auront trois enfants.

Perchet est passementier en 1874. Il est négociant en 1896, marchand d’équipements militaires. Il réside à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) dans le quartier du Canal, avenue de Joinville. il jouit d’une évidente aisance financière.

En 1912, il figure au premier tour sur la liste d’inspiration libérale pour les élections municipales de Joinville, qui comprend notamment Pierre Dalbavie, Louis Gallas et Georges Barreau. À la faveur de la fusion de cette liste avec celle des radicaux dissidents d’Ernest Mermet (futur maire) et des socialistes unifiés d’Émile Lebègue, il est élu conseiller municipal.

En 1914, n’étant pas mobilisés à cause de son âge, il fait partie de la dizaine de conseillers municipaux qui font fonctionner l’administration municipale. Cependant, malade, il est alité à partir de mi-1915 pendant au moins un an.

Il meurt à Joinville le 28 juillet 1918, jour de ses 72 ans.

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 01:01

Joël Simkine naît le 25 septembre 1884 à Nikolaieff. La ville est classée en Russie dans les documents officiels, mais il s’agit certainement de l’actuelle Mykolaïv, en Ukraine (région de Lviv).

En mai 1920, Il souscrit « Pour les victimes de la grève et des violences gouvernementales » avec dix autres militants socialistes Sfio de Joinville-le-Pont (Ancemot, Barbier, Pilate, Duranthon, Neyroud, Flambard, Ehrhardt, Trochard, Maurice Petit et Lorris) dans une liste publiée par le quotidien L’Humanité.

Exerçant la profession de tourneur, il suit des cours du soir de comptabilité grâce à l’association Philotechnique de Joinville, dirigée par Albert Kownacki. Le 28 octobre 1923, il obtient un prix qui lui est remis dans la mairie de Joinville par Chapuis, inspecteur primaire, président de la cérémonie, en présence d’Henri Vel-Durand, maire et président d’honneur de l’association, Mme Charles Bloch, représentante de l’association Philotechnique de Paris et Albert Lion, délégué de l’Union des Philotechniques de France.

Joël Simkine avait épousé Léa Gelman, sans profession, née le 17 décembre 1890 à Odessa (Ukraine).

Pendant la guerre, les Simkine résident 5, rue Maurice-Berteaux à Paris (20e arr.).

Léa est déportée par le convoi n° 12 au départ de Drancy le 29 juillet 1942. Elle est décédée le 3 août 1942 à Auschwitz (Pologne). Le convoi compte 1001 déportés, dont 216 sont gazés à leur arrivée au camp ; il y aura 5 survivants en 1945.

Joël est déporté par le convoi n° 47 au départ de Drancy le 11 février 1943. Il est décédé le février 1943 également à Auschwitz. Le convoi compte 998 déportés, dont 182 enfants ; il y aura 10 survivants en 1945.

Les noms de Joël et Léa Simkine sont inscrits sur le Mur des Noms du parvis du mémorial de la Shoah à Paris (4e arr.). Leurs actes de décès portent la mention « Mort en déportation » (arrêté du 9 octobre 2014).

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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 01:01

Léopold Xavier Sutter naît le 16 avril 1893 à Röschwoog (Alsace allemande, act. Roeschwoog, Bas-Rhin). Il est le fils Joséphine Baechel et de son époux Joseph Aloïse Sutter, hôtelier. Sa famille est catholique.

Malgré sa naissance en territoire germanique, il fait la guerre dans les troupes française, dans le 9e régiment d'infanterie coloniale, basé au Tonkin.

Léopold Sutter épouse en juin 1921 à Montrouge (Seine, act. Hauts-de-Seine) Yvonne Scheyer. Il est représentant de commerce.

En 1934, il vit à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) et prend une part active à la vie de la section socialiste Sfio. Sa maison au 120, avenue du Parc, dans le quartier de Polangis, accueille au moins neuf réunions ou permanences du parti entre février et octobre 1935. Il est candidat aux élections municipales du 14 octobre 1934 à Joinville sur la liste Sfio conduite par Robert Derivière. Les socialistes recueillent au premier tour en moyenne 403 suffrages et se retirent devant les communistes emmenés par Robert Laforest, qui ont obtenu une moyenne de 408 voix. Sutter avait eu 402 votes en sa faveur pour 2 297 exprimés et 3 225 inscrits (17,5%). Après le retrait de la liste radicale et de centre-gauche, ce sont les conservateurs qui l’emportent au second tour.

Lors des élections municipales générales, organisées du 5 mai 1935, Sutter est de nouveau présent sur la liste conduite par Robert Derivière, où il figure en sixième position. La liste socialiste est devancée au premier tour par les conservateurs, les radicaux-socialistes et les communistes, recueillant en moyenne, 352 voix, soit 12,3% des 2 856 suffrages exprimés pour 3 433 inscrits. Les deux listes communiste et socialiste fusionnent au second tour, sous la conduite d’un indépendant, André Blocher. Sutter fait partie de la liste unifiée qui regroupe 10 candidats issus de la Sfio, 16 du Pcf (dont Robert Deloche, maire à la Libération) et André Blocher, secrétaire de l’ARAC (Association républicaine des anciens combattants), qui n’était pas présent au premier tour.

Les conservateurs recueillent en moyenne 1 154 voix pour 2 899 suffrages exprimés soit 39,8%, et ont 25 élus. Les radicaux-socialistes de la municipalité sortante se contentent de 566 voix en moyenne (19,5%) et perdent tous leurs sièges. La liste communiste et socialiste obtient 1 060 voix en moyenne (36,6%) et a 2 élus, membres du Pcf (Robert Deloche et Paul Rouhaud). Sutter est crédité de 980 votes (33,8%).

Léopold Xavier Sutter est décédé le 14 octobre 1947 à Joinville, alors qu’il avait 54 ans.

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 01:01

Hector Valère Charamon naît le 30 mai 1887 à Izy (act. Bazoches-les-Gallerandes, Loiret). Il est le fils d’Eudoxie Armandine Sergent, 44 ans et de son époux, ouvrier agricole journalier, Jean Pierre Adolphe Charamon, 51 ans.

Il épouse à Corbeil (Seine-et-Oise, act. Essonne) Élisa Cambord en octobre 1911. Hector Charamon travaille comme conducteur de machines de la Ville de Paris et reçoit une médaille d’honneur communale en février 1936.

Charamon se présente sur la liste Sfio pour les élections municipales partielles d’octobre 1934 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Les candidats socialistes, conduits par Robert Derivière, recueillent au premier tour (14 octobre) en moyenne 403 suffrages et se retirent devant les communistes emmenés par Robert Laforest, qui ont obtenu une moyenne de 408 voix. Après le retrait de la liste radicale et de centre-gauche, ce sont les conservateurs qui l’emportent au second tour. Charamon avait eu 402 votes en sa faveur pour 2 297 exprimés et 3 225 inscrits.

Lors des élections municipales générales, organisées en mai 1935, Hector Charamon est de nouveau présent sur la liste conduite par Robert Derivière, où il figure en septième position. La liste socialiste est devancée au premier tour (5 mai) par les conservateurs, les radicaux-socialistes et les communistes, recueillant en moyenne, 352 voix, soit 12,3% des 2 856 suffrages exprimés pour 3 433 inscrits. Les deux listes communiste et socialiste fusionnent au second tour, sous la conduite d’un indépendant, André Blocher. Charamon fait partie de la liste unifiée qui regroupe 10 candidats issus de la Sfio, 16 du Pcf (dont Robert Deloche, maire à la Libération) et André Blocher, secrétaire de l’ARAC (Association républicaine des anciens combattants), qui n’était pas présent au premier tour.

Les conservateurs recueillent en moyenne 1 154 voix pour 2 899 suffrages exprimés soit 39,8%, et ont 25 élus. Les radicaux-socialistes de la municipalité sortante se contentent de 566 voix en moyenne (19,5%) et perdent tous leurs sièges. La liste communiste et socialiste obtient 1 060 voix en moyenne (36,6%) et a 2 élus, membres du Pcf (Robert Deloche et Paul Rouhaud). Charamon arrive en avant-dernière position avec 978 votes (33,8%).

Hector Valère Charamon est placé en retraite en août 1937. Il décède à Deauville (Calvados) le 28 avril 1966, à l’âge de 78 ans.

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 01:01

Achille Amédée Gosset naît le 6 novembre 1872 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Désirée Rose Berger-Bit et de son époux Amédée Eugène Gosset, entrepreneur de serrurerie. Il fait des études dans l’institution privée du Parangon, école pratique et professionnelle à Joinville.

Il exercera la même profession que son père, établissant son atelier dans la rue des Réservoirs, proche du Bois de Vincennes. Il épouse en février 1899 à Saint-Mandé (Seine, act. Val-de-Marne) Marie Lucie Henriette Millan.

À l’instar de ses ascendants paternels, son arrière grand-père, Prince Malo, de son grand-père Prince Amédée, de son grand oncle Émile et de son père Amédée Eugène, Achille Amédée Gosset va s’engager en politique.

En mai 1908, il est candidat à Joinville sur la liste socialiste indépendante dite évolutionniste, constituée par Provin, Leteuil et Hainsselin. Elle comprend d’anciens socialistes Sfio, des dissidents de la municipalité républicaine radicale et des conservateurs. La liste s’oppose à celle du maire Eugène Voisin, radical-socialiste, à une liste socialiste Sfio et à un indépendant. Elle n’obtient aucun élu. Gosset recueille 432 pour 1188 votants (36%), en 4e position sur sa liste. Les 23 radicaux-socialistes, qui obtenaient en moyenne 604 voix au premier tour, sont tous élus dans les deux scrutins.

Son travail de serrurier amène Gosset à réaliser des travaux notamment pour deux usines des eaux, à Ivry-sur-Seine (Seine, act. Val-de-Marne) et Paris-Austerlitz.

Achille Amédée Gosset est décédé en 1928, à l’âge de 56 ans. Cette même année, la maison familiale de la rue du Canal est expropriée pour la réalisation de la route départementale n° 23. Avec Marie Lucie Henriette Millan, il avait eu deux enfants.

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 01:01
Amédée Eugène Gosset, serrurier et élu local

Amédée Eugène Gosset naît le 16 septembre 1838 à Saint-Maurice (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’Eugénie Anne Flogny et de son époux Prince Amédée Gosset, alors marchand de vin.

Devenu, comme son père, serrurier, Amédée Eugène Gosset, qui s’est installé avec sa famille à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) depuis au moins 1869, épouse en août 1871 à Paris (12e arr.) Désirée Rose Berger-Bit. Le mariage, dont les bans avaient été publiés en août 1870, avait sans doute été repoussé du fait de la guerre franco-prussienne. Les époux résideront rue du Canal, quartier limitrophe de Saint-Maurice. Ils auront deux enfants.

Comme son grand-père Prince Malo, son oncle paternel Émile et son père Prince Amédée, Amédée Eugène Gosset mène des activités politiques. Il présente sa candidature lors d’un scrutin partiel le 22 juillet 1888, destiné à compléter le conseil municipal de Joinville-le-Pont après le décès du maire républicain, Gabriel Pinson. Elle est défendue par « un groupe d’électeurs de la commune attachés aux institutions républicaines » d’une vingtaine de personnes. S’il est officiellement le seul candidat,

Dans l’hebdomadaire local Voix des communes, le journaliste Henry Vaudémont commente la candidature de Gosset : « L’homme est sympathique (…) Ses capacités sont moyennes, son ambition des plus modérées, ses idées d’un progressisme médiocre (…).Gosset, candidat incolore comme politique et que personne ne combattait comme homme ne pouvait manquer d’être élu ». Il obtient 307 voix sur 407 votants et 776 inscrits, tandis que Bleunard, non candidat, est cependant crédité de 100 suffrages venant de l’électorat progressiste et radical, notamment d’ancien parisiens installés récemment dans les quartiers nouveaux de Palissy et Polangis. Eugène Voisin, républicain et futur radical-socialiste, est élu maire.

C’est sur la liste d’Eugène Voisin que Gosset est réélu en 1892. Il recueille 451 voix pour 639 suffrages exprimés (71%), juste derrière le maire (452) et est élu au premier tour. La liste est soutenue par les radicaux-socialistes et obtient 22 des 23 sièges à pourvoir, tandis que Moulinet est élu sur la liste conservatrice Barborin-Bocquentin. Gosset participe aux commissions municipales de la bibliothèque, des chemins, travaux et éclairage, des logements insalubres, ainsi qu’à celle consacrée à la délimitation de la commune avec les communes voisines.

Rendant compte de son mandat en avril 1896 avec la majorité municipale, Gosset est raillé par le journal Voix des communes qui le range dans un groupe avec Moulinet et Alexandre de « braves gens, s’occupent de leur bois, plomberie ou serrurerie ». Il réélu en mai de la même année, toujours au premier tour et en seconde position, sur la liste Eugène Voisin qui l’emporte sans concurrents avec une moyenne de 800 voix pour 918 inscrits.

L’activité de serrurie de Gosset lui fait notamment construire en 1894 une grille autour du vélodrome de Vincennes.

En matière sociale, Amédée-Eugène Gosset avait souscrit pour les victimes des inondations de 1875. Il est, au moins depuis 1895 et jusqu’après 1911, vice-président de la société de secours mutuels des sapeurs-pompiers de Joinville. À ce titre, il reçoit en 1898 une médaille de bronze de la mutualité.

Amédée Eugène Gosset meurt le 4 mai 1914, âgé de 75 ans. Son épouse était morte 18 ans auparavant.

Il est le dernier descendant direct de Prince Malo Gosset à siéger au conseil municipal de Joinville, où la famille aura été présente pendant 34 ans entre 1834 et 1900. Son fils, Amédée Achille, avait essayé lui aussi d’y entrer, mais sans succès, en 1908.

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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 01:01

Pierre Émile Gosset naît le 13 mai 1822 à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (future Joinville-le-Pont, Seine, act. Val-de-Marne). Il est le cadet des trois fils de Louise Sophie Simon et de son époux Prince Malo Gosset.

Comme son père, il exerce la profession de charron. Il épouse à Paris (4e arr.) Louise Aimable Pons en septembre 1850 ; ils ne semblent pas avoir eu d’enfants. Avec sa mère et son frère Hippolyte, il contribue en 1856 par un don à la campagne de l'armée d'Orient lors de la guerre de Crimée.

En 1862, Émile Gosset exploite un café à Joinville. Il y organise en février une souscription pour les ouvriers de Lyon et de Saint-Étienne, versée au quotidien Le Siècle, à laquelle trente habitués du lieu participent.

Émile Gosset, suivant la tradition de son père, entre au conseil municipal de Joinville en août 1865. Un autre de ses frères, l’aîné Pierre Amédée, siège depuis 1850 à l’assemblée locale de la commune limitrophe Saint-Maurice. Émile Gosset ne remplira qu’un an de mandat.

Pierre Émile Gosset meurt le 21 octobre 1866 à Joinville. Il avait alors 44 ans.

Son frère Pierre Amédée, changeant de commune, lui succèdera au conseil municipal de Joinville, où sera ensuite élu son neveu Amédée Eugène Gosset. Son petit-neveu Amédée Achille Gosset tentera, sans succès, l’aventure électorale en 1908.

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 01:01

Prince Amédée Gosset, qui est fréquemment désigné sous les prénoms de Pierre ou Pierre Amédée, naît le 27 juin 1813 à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (future Joinville-le-Pont, Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils aîné de Marie Louise Sophie Simon et de son mari, Prince Malo Gosset, charron.

Il exerce d’abord avec son père le métier de charron. Il se marie en octobre 1837 à Joinville avec Anne Eugénie Flogny, fille d’un garde du canal de Saint-Maur, qui traverse Joinville en tunnel et rejoint Saint-Maurice, constituant un raccourci pour la navigation sur la Marne en évitant la boucle de Saint-Maur.

Les époux s’installent à Saint-Maurice (Seine, act. Val-de-Marne) où ils auront trois enfants. Gosset y est marchand de vin.

Dans la tradition familiale, Prince Amédée Gosset aura une activité politique. Il intègre, pendant la seconde République, le conseil municipal de Saint-Maurice en avril 1850, M. Domergue étant maire. Il continue d’y siéger pendant la quasi-totalité du second empire, jusqu’à sa démission en 1869.

À cette date, il prend la succession de son frère cadet, Pierre Émile (décédé en 1866), au sein du conseil municipal de Joinville-le-Pont, où il s’est installé rue du Canal, un quartier limitrophe de Saint-Maurice. Son père y avait siégé sous la monarchie de Juillet. Le maire de Joinville est Auguste Courtin, conservateur. Il est alors entrepreneur de serrurerie.

Prince Amédée Gosset est réélu à Joinville en 1870, 1871 et 1874 ; pendant ce dernier mandat, Louis Ferdinand Rousseau, bonapartiste, prend la succession d’Auguste Courtin, démissionnaire en 1876. Gosset aurait également été réélu en 1878 selon le quotidien Le Siècle en opposition aux candidats du maire sortant. En 1881, il obtient un nouveau siège et se voit alors désigné comme adjoint au maire républicain Gabriel Pinson.

Désigné comme juré pour les assises de la Seine en novembre 1874, Gosset participe à plusieurs reprises aux souscriptions en faveur des victimes des inondations de 1875. Il est vice-président de la société de secours mutuels Saint-Louis, à Charenton (Seine, act. Val-de-Marne), ce qui lui vaut en 1878 une médaille de bronze de la mutualité.

Prince Amédée Gosset meurt en fonctions à son domicile, 13, rue du Canal à Joinville, le 24 décembre 1883, à l’âge de 70 ans. Il aura accompli 33 ans de mandat municipal (19 à Saint-Maurice et 14 à Joinville). Son épouse Eugénie Anne était décédée trois ans auparavant.

Comme avant lui son père Prince Malo puis son frère Émile, son fils Amédée Eugène sera aussi conseiller municipal de Joinville. Son petit-fils, Amédée Achille Gosset, tentera également, mais sans y parvenir, d’entrer dans l’assemblée locale en 1908.

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 01:01
Prince Malo Gosset, créateur d’une dynastie politique joinvillaise

Prince Malo Gosset naît le 5 mai 1773 à Parcy (act. Parcy-et-Tigny, Aisne). Il est le fils de Marie Magdeleine Lefèvre et de son époux, Jacques Gosset, laboureur.

Il s’installe vers 1804 à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (future Joinville-le-Pont, Seine, act. Val-de-Marne) et exercer la profession de charron ; en 1822, il héberge deux de ses ouvriers à son domicile. Il épouse en mai 1808 à Chennevières (Seine-et-Oise, act. Val-de-Marne) Marie Louise Sophie Simon (1787-1877). Ils auront deux enfants.

Gosset dispose de ressources non négligeables, puisqu’il figure sur la liste des électeurs censitaires de la commune sous la Restauration ; un dixième des habitants de la commune y sont inscrits.

En 1818, 1827 et 1830, la candidature de Gosset est proposée par un fonctionnaire puis par le maire Claude Pierre Jacmart en remplacement de conseillers municipaux démissionnaires, mais au deuxième rang derrière d’autres postulants ; il n’est pas nommé. En novembre 1834, Prince Malo Gosset est élu conseiller municipal d’une commune rebaptisée Joinville-le-Pont en 1831 et dont le maire est alors Laurent Nicolas Pinson, lors du renouvellement normal de la moitié de l’assemblée.

Il ne se représente pas en 1840 à l’issue de son mandat.

Prince Malo Gosset meurt le 11 mars 1849 à Joinville, âgé de 75 ans. Son épouse aura une action sociale dans la commune, où elle mourra en 1879 à l’âge de 90 ans.

Leurs deux fils, Prince Amédée (né en 1813) et Émile (né en 1822) seront élus municipaux à Joinville-le-Pont et le premier le sera aussi dans la commune voisine de Saint-Maurice. Ce sera également le cas de son petit-fils Amédée Eugène Gosset tandis que son arrièrepetit-fils Amédée Achille Gosset échouera dans sa tentative de se faire élire en 1908.

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 01:01
Alxandre Salles, arch. fam.
Alxandre Salles, arch. fam.

Alexandre Achille Jean Joseph Salles naît le 15 janvier 1891 à Figeac (Lot) où résident sa mère Jeanny Souque et son père, chef de district de la compagnie des chemins de fer Paris-Orléans. La famille vient dans la région parisienne à Joinville-le-Pont, où elle est installée en 1901.

Le Ministère de l'instruction publique des beaux-arts et des cultes octroie à Alexandre Salles une bourse d'internat pour ses études à Chalons-sur-Mame. Il devient instituteur suppléant avant-guerre, dans la circonscription d’Ivry-Nogent (anc. Seine, Val-de-Marne).

Mobilisé avec le grade d’adjudant au 4e régiment de zouaves, il est blessé dès le 6 septembre 1914 à Noyers-Moisons-du-Val (Meuse) par une balle de shrapnell qui a traversé la cuisse droite. Du fait de sa blessure, il est reversé dans l’enseignement en tant qu’instituteur auxiliaire à Nogent-sur-Marne du 1er octobre 1914 au 30 juin 1917.

Reprenant son activité militaire, il est nommé sous-lieutenant dans le 3e bis régiment de zouaves. Il est de nouveau blessé quelques jours avant la fin du conflit le 27 octobre 1918 à la cote 155, signal de Grimpechat (Ardennes). Il est cité à l’ordre de l’armée en février 1919 : « Chargé avec sa compagnie d'occuper la rive nord d’un canal dont la possession avait une grande importance au point de vue de la progression ultérieure, a réussi à y prendre pied et peu à peu à y faire passer foute sa compagnie, malgré un violent bombardement, à s’y maintenir malgré plusieurs contre-attaques établissant ainsi une tête de pont. »

Officier de réserve affecté au 9° régiment de zouaves, il est directeur d’école après-guerre, vivant toujours à Joinville-le-Pont en 1919. En janvier 1925, il est décoré en tant que chevalier de la Légion d’honneur. Le décret mentionne : « sous-lieutenant; 11 ans de services, 5 campagnes. Titres exceptionnels: jeune officier ayant toujours fait preuve de grandes qualités militaires de décision, de calcul et de sang-froid. A été blessé et cité. »

Marié une première fois en juillet 1910 Champigny-sur-Marne (anc. Seine, Val-de-Marne) avec Georgette Madeleine Parent, il épouse en deuxièmes noces Éliane Villetorte au Pré-Saint-Gervais (anc. Seine, Seine-Saint-Denis) en octobre 1924. Il aura un enfant du premier mariage, et deux du second.

Son père Joseph Salles avait été responsable du parti radical-socialiste et son frère aîné Achille, mort pendant la première mondiale, était également militant du même parti à Joinville. Tous deux étaient des propagandistes laïques affirmés.

Achille Salles meurt le 27 août 1942 à Gradignan (Gironde), âgé de 51 ans.

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