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28 juin 2025 6 28 /06 /juin /2025 00:01

Romain Joseph Charles Guyot naît le 1er février 1879 à Paris (3e arr.). Il est le fils de Mathilde Joséphine Maréchal et de son marié Auguste Romain Guyot ; ils vivent rue des Gravilliers. Son père est ébéniste et meurt en août 1885, quand il a 7 ans ; sa mère décède en mai l’année suivante, le laissant orphelin à 8 ans.

Appelé à faire son service militaire, Romain Guyot, qui est ingénieur géomètre, est en ajourné une première fois en 1901, de nouveau l’année suivante puis exempté pour « bronchite spécifique. »

Alors qu’il réside dans le 20e arrondissement, rue Perdonnet, Romain Guyot épouse en mai 1901 Eugénie Marguerite Prin, fille d’un courtier parisien. Ils s’installent à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) dans le quartier nouvellement loti de Polangis, avenue de l’Île (act. avenue Jean-d’Estienne-d’Orves).

Lors des graves inondations du premier trimestre 1910, qui voit la rivière Marne recouvrir une grande partie du territoire communal et notamment les voies de Polangis, Romain Guyot fait partie des membre de la commission municipale qui organise le service de désinfection. Avec des élus, ils visitent les locaux inondés, délivrent ou non une permission de réintégration, mettent à disposition, à titre gratuit, des produits pour permettre la désinfection des boues et immondices.

Désireux de cacher ses économies, sans le dire à sa femme, Romain Guyot met l’importante somme de 1 076 francs sous la cendre du poêle de son mois de la salle à manger en juillet. Il avait attendu un ouvrier supposé le ramoner depuis six mois et supposait qu’il ne viendrait plus en été. Pourtant, il se présente en août, quand Guyot est en déplacement. Considérant que l’entrepreneur de fumisterie était responsable de son préposé, Guyot lui demande le remboursement de la somme, tandis que celui-là assure que c’est « la négligence et l’imprudence » de M. Guyot qui avaient provoqué le vol. La 7e chambre du tribunal de la Seine a décidé en mars 1913 que, quelle qu'ait été l'imprudence de M. Guyot, le patron est néanmoins responsable de son commis et a été condamné à rembourser. L’ouvrier fut condamné à six mois de prison.

Pendant la première guerre mondiale, la situation militaire de Romain Guyot est requalifiée et il est reconnu apte à faire un service armé en avril 1915, d’abord dans le 37e régiment territorial d'infanterie puis dans le 35e et le 260e. En août 1915, il est versé dans le 2e groupe d’aviation et transféré en septembre 1917 dans le 3e groupe. Il est promu au grade de brigadier en octobre 1918. Au moment de sa démobilisation en février 1919, il était stationné à Casablanca, au Maroc sous protectorat français.

Après le conflit, Romain Guyot est l’un des vingt membres délégués par le Conseil général de ce département pour participer aux travaux du Tribunal des dommages de guerre de la Seine. Il y côtoie un de ses voisins, l’architecte Émile Georges Muckensturm.

En juillet 1935, Guyot fait partie des 24 personnes qui, aux côtés de la commune de Joinville-le-Pont, la compagnie Est-Lumière, en tant que propriétaires de terrains, constituent l’Association syndicale libre des propriétaires riverains de la rivière de Polangis, un canal creusé au moment du lotissement du quartier.

Les autorités ayant décidé, en février 1934, de lancer un projet de reconstruction du pont de Joinville, une enquête est prescrite en vue de la déclaration d'utilité publique. Romain Guyot est nommé commissaire enquêteur en août 1936 et rend un avis favorable. L’agrandissement du pont sera réalisé pendant la deuxième guerre mondiale.

L’épouse de Romain, Eugénie Guyot, meurt au domicile conjugal de Joinville en mars 1943. Dans cette même ville, en décembre la même année, Romain Guyot reconnaît la naissance deux enfants hors de son union, Jacques René Auguste Guyot (1925-2005) et Pierre Guyot. Il épouse leur mère Diana Paule Angéline de Mayer en janvier 1944 à Joinville. Elle vient de la province d'Anvers, en Flandre (Belgique).

Romain Joseph Charles Guyot meurt le 28 mars 1964 au Perreux-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne). Il était âgé de 85 ans et père d’au moins deux enfants.

L’inondation de 1910 à Polangis (Joinville-le-Pont)

 

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26 juin 2025 4 26 /06 /juin /2025 00:01

Élie Camille Pierre Nivelle naît le 4 mars 1853 à Montignac-Charente (act. Montignac-Charente, Charente). Il est le fils de Marie Peyraud et de son époux Camille Nivelle. Son père est poëlier et originaire du département voisin de la Vienne.

Devenu chemisier, il vit à Paris ou, pendant le siège de la capitale par les forces prussiennes lors de la guerre franco-allemande de 1870, il s’engage dans la compagnie de marche du 38e bataillon de la Garde nationale.

Il continue son service militaire après le 18 mars, jour du début de l’insurrection de la Commune de Paris, quand la Garde nationale refuse de rendre les canons en sa possession aux forces ennemies. Il fait partie de l'artillerie fédérée, la troupe des communards, et se rend à Asnières (Seine, act. Hauts-de-Seine) en tant que canonnier. Il y est blessé le 23 avril, rentre chez ses parents à Paris puis rejoint un oncle à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où il reste jusqu’à la fin de la Commune le 25 mai. Il est arrêté le 17 juin à Paris. Le 4e conseil de guerre considère qu’il a « de bons antécédents » et le condamne le 23 novembre 1871 à un an de prison.

En janvier 1878, Élie Nivelle est encore employé d’un commerce de chemiserie à Paris et épouse à Dijon (Côte-d'Or) Anne Émilie Martin, demoiselle de magasin. Ils vivent d’abord dans le 16e arrondissement de Paris (rue Mesnil, rue Copernic, avenue Victor-Hugo et rue de la Pompe), puis, dans les années 1890, dans le 18e (rue des Abbesses).

À partir de 1903, la famille vit alternativement à Saint-Nazaire-sur-Charente et Soubise, deux communes voisines de Charente-Inférieure (act. Charente-Maritime) où ils sont propriétaires.

Élie Nivelle meurt le 6 novembre 1920 à Soubise. Il était âgé de 67 ans et père de trois enfants.

Un panneau déposé sur le pont d’Asnières rend hommage à la « Sortie des fédérés. »

 

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24 juin 2025 2 24 /06 /juin /2025 00:01

Alexandre Louis Ernest Trépreau naît le 9 décembre 1890 à Paris (20e arr.). Il est le fils de Marie Louise Courtois et de son époux Ernest Charles Trépreau. Ses parents sont fabricants de chaussures et vivent boulevard de Charonne. Ils s’installent ensuite rue Dorian (12e arr.) puis, en 1898, à Saint-Mandé (Seine, act. Val-de-Marne). En 1910, la famille vit à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier de Polangis, avenue de l’Île (act. avenue Jean-d’Estienne-d’Orves) ; le père est alors employé de la firme cinématographique Pathé, implantée dans le même quartier ; il sera ultérieurement représentant de commerce.

Devenu électricien, Alexandre Trépreau dépose plusieurs brevets, pour un radiateur électrique en novembre 1909, puis pour des perfectionnements aux disjoncteurs en janvier 1910. Il complète son travail d’innovation avec trois brevets en 1911 pour un chauffe-eau électrique instantané, qu’il commercialise sous la marque Hydra-Lux ; il le présente au concours Lépine de Paris en septembre 1910. La revue Science progrès découverte commente en novembre 1910 : « L’appareil n’est pas destiné à chauffer de très grandes quantités d’eau comme pour un bain par exemple, mais il trouvera sa place dans les cabinets des médecins et des dentistes, chez les coiffeurs et dans les cabinets de toilette des appartements modernes. »

Pour protéger ses inventions, Trépreau dépose ses marques en 1909 auprès du Bureau international de l'Union pour la protection de la propriété́ industrielle et fait publier cette inscription dans de nombreux pays, notamment l’Allemagne, Cuba, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suisse…

Appelé en décembre 1911 à faire son service militaire, Alexandre Trépreau intègre le 46e régiment d’artillerie de campagne, dans lequel il est maître pointeur en septembre 1912. Il est victime d’une chute, en mai 1913, qui le blesse au genou droit puis démobilisé en novembre 1913.

De nouveau appelé en août 1914 au déclenchement de la première guerre mondiale, toujours dans l’artillerie, son activité militaire lui vaut une citation en février 1916 à l’ordre de la division. Il est évacué en mars 1916 pour une « angine aigüe ». Après avoir repris son poste en mai, il souffre de problèmes rénaux, qui lui valent une réforme temporaire en juillet 1916 pour « albuminerie persistante ». Son état est confirmé en octobre la même année, puis en juin 1917 et en mai 1918. Le conflit étant terminé, il se voit attribuer en octobre 1919 une pension de 20% pour asthénie générale avec trace d’albumine. En septembre 1920, il est affecté à des services auxiliaires, du fait d’une néphrite chronique, d’albumine, de céphalées, d’essoufflement, et d’amaigrissement, sa pension étant alors fixée à 10%. En novembre 1929, il est définitivement réformé de ses obligations militaires, avec une pension de 35% pour des reliquats de néphrite et de l’hypertension.

Pendant son second congé-maladie lors de la guerre, Alexandre Trépreau épouse en décembre 1916 à Paris (11e arr.) Ernestine Claire Werren, cartonnière. Toujours domicilié avenue de l’Île à Joinville, avec ses parents, Trépreau abandonne son activité commerciale pour un temps et est contremaître ; en avril 1925, il recherche une « place stable. »

Abonné au journal royaliste Action française, Alexandre Trépreau, dont le père partage les opinions, participe à de nombreux appels à souscription du quotidien d’extrême-droite. Ainsi, en janvier 1918, les deux envoient 5 francs chacun avec la mention suivante : « En attendant les 12 balles pour les traîtres, 10 balles pour l'Action française ».

Répondant à un appel intitulé « Le million de la défense sociale contre l’or bolchévik », en juillet 1919, Alexandre Trépreau s’inscrit « Pour la paix qui passe, par la Monarchie » puis en septembre la même année en écrivant « Vive Daudet, le sauveur de la France ». Il participe à de nouveaux appels en avril 1921 « Pour la reconstitution nationale », en décembre de ladite année « Pour conserver la victoire » et en mai 1924 « Pour l’action nationale. »

Une fois de plus en compagnie de son père, ils font partie des 22 joinvillais qui contribuent en juin 1925 « Pour la veuve et les enfants d'Ernest Berger », né en 1889, trésorier de l'Action française. Il est assassiné, dans la station de métro Saint-Lazare à Paris, d'une balle dans la nuque par Maria Bonnefoy, prétendument à cause de sa ressemblance avec Charles Maurras. En décembre 1927 puis en mars 1929, Alexandre Trépreau est de nouveau mentionné comme contributeur à l’Action française.

En matière professionnelle, Alexandre Trépreau reprend une activité commerciale indépendante, avec une boutique d’appareils de TSF (téléphonie sans fil, radio), implantée rue de Paris à Charenton-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), qu’il exploite en 1931.

Après la mort de son père en février 1932 et de son épouse en août de cette année-là, il quitte Joinville et vit rue de Charonne à Paris (11e arr.). Son entreprise de Charenton fait faillite en mars 1935. Travaillant toujours comme électricien et demeurant rue Marqfoy (act. rue Robert-Blache, Paris 10e arr.), Alexandre Trépreau se remarie avec Marie Émilia Jeanne Gondouin, sténodactylo,

Au début de la deuxième guerre mondiale, il est hospitalisé à La Salpêtrière puis travaille comme magasinier électricien en 1940.

Alexandre Trépreau meurt le 28 mars 1959 à Argentan (Orne). Il était âgé de 68 ans et n’avait pas eu d’enfant vivant. En février 1916, il a été décoré de la Croix de guerre.

Schéma du chauffe-eau Hydra-Lux

 

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22 juin 2025 7 22 /06 /juin /2025 00:01

Ernest Charles Trépreau naît le 21 décembre 1852 à Paris (5e arr.). Il est le fils de Louise Danneel et de Pierre Trépreau ; ils vivent rue Marie-Stuart (2e arr.). Pendant le siège de Paris, lors de la guerre franco-allemande, il envoie un message à sa famille par pigeon-voyageur, daté du 16 décembre 1870 à Château-Gontier (Loire-Inférieure, act. Loire-Atlantique) : « familles Trépreau, Guillier bien portantes ». C’est le seul moyen de communication avec la capitale à ce moment.

En juin 1877, fabricant de chaussures et vivant toujours rue Marie-Stuart, il épouse à Paris (6e arr.) la fille d’un autre chausseur, Marie Louise Courtois. En septembre 1885, la manufacture de chaussures Trépreau et Courtois est dissoute, et Trépreau continue seul l’activité encore au même endroit.

En 1898, la famille vit à Saint-Mandé (Seine, act. Val-de-Marne) puis en 1910, s’installe à Joinville-le-Pont (également Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier de Polangis, avenue de l’Île (act. avenue Jean-d’Estienne-d’Orves). Il est à ce moment employé de la firme cinématographique Pathé, implantée dans le même quartier puis devient ultérieurement représentant de commerce.

Pendant la première guerre mondiale, les époux Trépreau participent à une souscription pour les invalides de la guerre, diffusée dans le quotidien L’Écho de Paris en Aisne 1915.

Après-guerre, en compagnie de son fils Alexandre, qui vit avec lui, Ernest Trépreau contribue financièrement au quotidien royaliste Action française en transmettant le message suivant en janvier 1918 : « En attendant les 12 balles pour les traîtres, 10 balles pour l'Action française ». Toujours avec le même fils, il participe à un appel en juin 1925 « Pour la veuve et les enfants d'Ernest Berger », né en 1889, trésorier de l'Action française. Il est assassiné, dans la station de métro Saint-Lazare à Paris, d'une balle dans la nuque par Maria Bonnefoy, prétendument à cause de sa ressemblance avec Charles Maurras, le dirigeant du mouvement. Vingt-deux joinvillais y contribuent

Son frère, Auguste Trépreau (1855-1928), libraire et papetier, dirigeant d’organisations professionnelles, s’était exprimé au moment de l’affaire Dreyfus dans le quotidien antisémite La Libre Parole en 1898 et 1900. Il avait ensuite fondé une formation de défense des entrepreneurs et était devenu conseiller municipal de Saint-Cloud (Seine, act. Hauts-de-Seine).

Auguste Trépreau meurt le 8 février 1932 à Joinville et est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise. Il était âgé de 79 ans et père de trois enfants.

Usine Pathé à Joinville-le-Pont

 

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20 juin 2025 5 20 /06 /juin /2025 10:29

Louis Seive naît le 14 juillet 1872 à Paris (20e arr.). Il est le fils de Marie Joséphine Massez et de son compagnon, Claude Marie Seive, qui déclare sa naissance et le reconnaît. Ses parents résident rue des Poiriers. Leur mariage, en décembre 1884 dans le même arrondissement, légitime son ascendance. Sa mère est native de Renaix, ville de Flandre orientale, en Belgique flamande à forte minorité francophone. Son père, natif de la Loire, qui a un jumeau prénommé Claude, est fabricant d’eau de seltz. Il meurt lorsque Louis a 13 ans ; ils vivent alors rue des Pyrénées. Sa mère décède deux ans plus tard à Boulogne (Seine, act. Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine).

Effectuant un service militaire d’un an, à partir de septembre 1893 au sein du 120e régiment d'infanterie, Louis Seive est démobilisé en octobre 1894, avec le grade de caporal, pour entrer comme élève à l’école nationale vétérinaire d’Alfort à Maisons-Alfort (Seine, act. Val-de-Marne). Admis à la 59e place sur 63 reçus, il poursuit une scolarité passable, obtenant son diplôme en juillet 1898 au 60e et dernier rang. Il avait été exclu de l’internat début janvier 1898 « pour s’être absenté deux jours sans autorisation » et avait poursuivi sa formation comme externe.

Installé dans l’appartement familial de la rue des Pyrénées (quartier Charonne), Seive devient membre de la Société protectrice des animaux en janvier 1899.

Il atteint une certaine notoriété en soignant, en mai 1900, le lion Ménélik, de la ménagerie de la Foire au pain d’épices (act. Foire du Trône), dans le Bois de Vincennes (12e arr.). Atteint d’une pleurésie double, il réagit vivement à l’intervention initiale, mais calmement à la deuxième opération ayant « sans doute senti un soulagement après les premiers soins » selon la presse parisienne et provinciale, qui en rend compte.

En février 1902, Seive autopsie un chien danois et établit qu'il était atteint de la rage ; il envoie ses quatre victimes à l’Institut Pasteur. Un atelier de maréchal-ferrant est également exploité par Seive, rue de Bagnolet, en 1907.

Après avoir effectué en 1896 et 1899 des périodes comme soldat de réserve, Louis Seive devient en juillet 1905 officier, avec le titre d’aide-vétérinaire (sous-lieutenant). Il est promu en août 1909 vétérinaire en second (lieutenant).

Installé en 1911 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), d’abord rue du Pont (act. rue Jean-Mermoz), puis rue des Cliquettes (act. rue Émile-Moutier), dans le centre-ville, il épouse en mars 1912 à Paris (12e arr.) Léontine Augustine Démaré, native de Tourcoing.

Au cours de la première guerre mondiale, Louis Seive est mobilisé en août 1914 au sein du 19e escadron du train des équipages militaires, où il intègre la 4e compagnie qui compte 281 hommes, 422 chevaux et 167 voitures.

Son comportement lui vaut, en mai 1917, une citation à l’ordre de la division : « Vétérinaire zélé, actif et consciencieux. Au front depuis le début de la campagne, a maintenu son effectif en parfait état avec le minimum de pertes. A assuré le service d'un groupement de chevaux blessés dans un endroit violemment bombardé [en avril 1917]. S'est dépensé sans compter et avec le plus grand dévouement ». Il est nommé en janvier 1918 vétérinaire-major (capitaine) et rendu à la vie civile en avril 1919.

À Joinville-le-Pont, Louis Seive participe, à la souscription « Pour la veuve et les enfants d'Ernest Berger », organisée par la section locale du mouvement royaliste Action française en juin 1925. Ernest Berger, né en 1889, était le trésorier de l'Action française. Il est assassiné, dans la station de métro Saint-Lazare à Paris, d'une balle dans la nuque par Maria Bonnefoy, prétendument à cause de sa ressemblance avec Charles Maurras. On compte 22 souscripteurs à Joinville.

Louis Seive meurt le 19 novembre 1935 à Joinville-le-Pont. Il était âgé de 63 ans et n’avait pas d’enfant.

Son comportement pendant la première guerre mondiale lui avait valu la Croix de guerre en mai 1917. Il avait été fait chevalier de la Légion d’honneur, à titre militaire, en mars 1923.

Le lion Ménélik par le sculpteur François Pompon, musée d’Orsay, Paris

 

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16 juin 2025 1 16 /06 /juin /2025 00:01

Jean Charles Blanchet naît le 12 septembre 1759 et est baptisé le 13 en l’église Saint-Nicolas de Saint-Maur (act. Saint-Maur-des-Fossés, Val-de-Marne). Il est le fils de Geneviève Deschamps et de Jacques Blanchet. Comme son grand-père maternel, son père est charron. Il est originaire de Bourgogne, de la vicomté d’Auxonne, maintenant partagée entre les départements de la Côte-d'Or et du Jura.

La famille compte treize enfants, dont Charles est le sixième. Elle vit dans le village de Pont-de-Saint-Maur (act. Joinville-le-Pont, Val-de-Marne), à la porte d’entrée dans le parc de Vincennes (act. Bois de Vincennes). La bourgade comprend un port, recevant du bois flotté et un pont sur la Marne qui voit passer de nombreux véhicules.

À l’instar de son père, Charles Blanchet est lui aussi charron, ce qui en fait un spécialiste des engins roulant en bois comme les charrettes. Il est qualifié de « maitre charron » en l’an 6 (1798) et poursuit l’administration de l’atelier familial.

En janvier 1793 à Conflans-Charenton (act. Charenton-le-Pont, Val-de-Marne), Charles Blanchet épouse Louise Françoise Pierret, fille d’un charpentier de la commune. Ils vivent à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur dans la maison des Blanchet.

Charles Blanchet est un intermédiaire pour la location d’une maison de maître située en face de son atelier en l’an 12 (1804), la même que celle que son père proposa à des locataires en 1781 et 1793.

Le père de Charles, Jacques Blanchet a été membre en tant que notable, de l’assemblée municipale mise en place en novembre 1790, quand le village de Pont-de-Saint-Maur s’est séparé de la commune de Saint-Maur-des-Fossés, nouvellement créée. Les institutions municipales sont suspendues à partir de 1793. Quand elles sont reconstituées, en floréal an 8 (mai 1800), c’est Charles Blanchet qui siège à son tour dans le conseil général administrant la commune. Le maire est Laurent Pinson, marchand de bois scié.

Charles Blanchet meurt le 3 mars 1821 à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur. Le registre d’état-civil mentionne qu’il est décédé « hors de son domicile sur le bord de la Marne ». Il était âgé de 61 ans et père de sept enfants.

Un charron et son apprenti à la fin du 18e siècle

 

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14 juin 2025 6 14 /06 /juin /2025 00:01

Jacques Blanchet naît à une date inconnue, antérieure à 1731, probablement à Foucherans, paroisse de la vicomté d’Auxonne (act. Jura) où réside la famille lors de son mariage en 1752. Ses parents sont Charlotte Gouerne et Guillaume Blanchet.

Alors majeur, donc âgé de plus de 21 ans, Jacques Blanchet épouse en novembre 1752, en l’église Saint-Nicolas de Saint-Maur (act. Val-de-Marne) Geneviève Deschamps, fille d’un charron.

Jacques Blanchet est lui aussi charron, ce qui en fait un spécialiste des charrettes autres engins roulant en bois. La famille vit dans le village de Pont-de-Saint-Maur (act. Joinville-le-Pont), à la porte d’entrée dans le parc de Vincennes (act. Bois de Vincennes). Le village dispose d’un port, recevant du bois flotté venant de Haute-Marne. Le pont voit passer de nombreux véhicules.

Entre 1781 et 1793, Jacques Blanchet sert à deux reprises d’intermédiaire pour la location d’une maison de maître située en face de son atelier.

Rattaché à la paroisse Saint-Nicolas de Saint-Maur, le village de Pont-de-Saint-Maur décide en novembre 1790 de constituer une municipalité autonome de celle de la commune de Saint-Maur-des-Fossés, au grand déplaisir des édiles de cette dernière. La nouvelle commune prend le nom de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (elle sera rebaptisée Joinville-le-Pont en 1831).

Jacques Blanchet, en tant que notable, est membre du conseil général (équivalent d’un conseil municipal) de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur, élu pour deux ans fin 1790 ; le maire est Edme Lheureux (1733-1798).

La dernière mention connue de Jacques Blanchet dans les registres de la commune est le 28 ventôse an 4 (18 mars 1796), où il signe comme témoin d’un acte d’état-civil.

Il était alors âgé d’environ 65 ans et était père de 13 enfants. Un de ses fils, Jean Charles Blanchet (1759-1821), lui aussi charron, sera également notable de la même commune en floréal de l’an 8 (mai 1800).

Le métier de charron, extrait de l'Encyclopédie de Diderot & d'Alembert

 

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12 juin 2025 4 12 /06 /juin /2025 00:01

Robert Alexandre Gustave Laveau naît le 15 mai 1914 à Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’Ernestine Octavie Piault et de son époux, Alexandre Laveau. Son père est menuisier, originaire de Châteauroux et fils naturel d’une domestique. Mobilisé pour la première guerre mondiale, il meurt dès le 25 août 1914 à Courbesseaux (Meurthe-et-Moselle), lorsque son fils a trois mois. Ce dernier est, par décision du tribunal civil de la Seine, « adopté par la Nation » en novembre 1919.

La mère de Robert, native du Raincy (Seine-et-Oise), est la fille d’un tonnelier de Vincennes. Elle se remarie en janvier 1924 avec Alphonse Victor Emerie, un instituteur de l’enseignement privé, qui vient de Bretagne. Ils restent dans l’appartement des Laveau.

En 1936, Robert Laveau est élève au séminaire du diocèse catholique de Paris, la maison Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Peut-être est-ce lui qui également poursuit des études universitaires à la Faculté de droit et est admissible à l’épreuve orale de la licence en juin la même année.

En septembre 1936, ayant obtenu le brevet de préparation militaire supérieure, il intègre le peloton d'élèves officiers de réserve de l’infanterie. À la sortie, il est sous-lieutenant dans l’administration du service de santé. Au cours de la deuxième guerre mondiale, il est promu lieutenant en avril 1940 puis devient capitaine en février 1951.

Résidant en 1946, en compagnie de sa mère et de son beau-père, à la maison paroissiale de la rue Saint-Thomas en Argonne de Courbevoie (Seine, act. Hauts-de-Seine), il est probablement un des desservants de l’église Saint-Pierre-Saint-Paul.

Il devient ensuite vicaire de Saint-Joseph des Épinettes (Paris, 17e arr.), édifice situé rue Pouchet.

Revenant dans le sud-est parisien, l’abbé Laveau est nommé, en juillet 1959, curé de Sainte-Anne de Polangis, paroisse qui dessert un quartier partagé entre les communes de Joinville-le-Pont et Champigny-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne). Il réside, toujours avec son beau-père et sa mère, dans le presbytère, situé à Joinville, avenue Oudinot.

Le père Laveau succède à Jean Lamour (1913-2001), qui rejoint Sainte-Geneviève-et-Saint-Maurice à Nanterre puis sera vicaire général du diocèse de Créteil. En 1995, c’est le père Bernard Biéri qui est en charge de la cure de Polangis.

L’abbé Robert Laveau meurt le 29 mars 2015 à Paris (14e arr.). Il était âgé de 100 ans.

Sainte-Anne de Polangis, église à Joinville-le-Pont

 

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10 juin 2025 2 10 /06 /juin /2025 07:59

Michel Marie Joseph Jacques Henri Lavalle naît le 13 octobre 1914 à Paris (10e arr.). Il est le fils Lucie Marie Joseph Viennot et de Marie Albert Lavalle qui vivent dans le quartier Saint-Vincent-de-Paul, rue du Faubourg-Saint-Denis.

Le père, originaire de Marseille est alors comptable ; il deviendra directeur commercial puis chef des exportations de la Société française des cotons à coudre Thiriez-Cartier-Bresson, installée à proximité de leur logement et qui dispose également d’une manufacture de Celles-sur-Plaine (Vosges). Sergent d’infanterie, il est affecté à l’usine Cartier-Bresson pendant la première guerre mondiale.

Contrairement à ses deux frères aînés, n’est pas recensé chez ses parents en 1926 et 1931 (il a alors 11 et 16 ans) ; il fait probablement sa scolarité en internat.

Recensé pour ses obligations militaires en 1934, il décide de suivre les cours de l’école d’officiers de réserve ; il est reçu et nommé sous-lieutenant de réserve en avril 1936. Il sera ultérieurement promu lieutenant en février 1939 puis capitaine en août 1948. Son frère Marcel est également officier de réserve.

Au sortir du service militaire, Michel Lavalle est en 1938 étudiant ecclésiastique au séminaire Saint-Sulpice d’Issy-les-Moulineaux (Seine, act. Hauts-de-Seine), où sont formés les prêtres catholiques du diocèse de Paris. Il devient prêtre et est mobilisé lors de la deuxième guerre mondiale.

Prêtre aux armées

L’abbé Laval (très probablement Michel Lavalle) est, en 1942, vicaire de la paroisse Sainte-Anne de Polangis à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Le curé de la paroisse était Lucien Lachambre, qui devait mourir en mai 1942 et être remplacé par le père Jacques Hollande (ultérieurement fondateur de la Mission de Paris, qui regroupe les prêtres-ouvriers).

En février 1942, en tant que vicaire et président de la section de Joinville de l’association Famille française, l’abbé accueille dans la salle paroissiale, située boulevard de Polangis, une rencontre du Secours national et de la Famille du prisonnier de guerre. Parmi les participants, on note la générale Hutzinger, M. Teyssier, Henri Melchior, Charles Chaussée, adjoint au maire et Georges Bitterlin, médecin et conseiller municipal.

Michel Lavalle réside en 1946 à Paris (16e arr.), dans le quartier de Chaillot, rue Nitot, dans un centre qui accueille une vingtaine d’ecclésiastiques.

Désigné comme, président des médaillés militaires, Lavalle participe en décembre 1953 à la messe pour le maréchal Leclerc (héros de la Libération de Paris), organisée en l’église Saint-Charles-Borromée, l’autre paroisse de Joinville-le-Pont, à la demande du Rassemblement du peuple français (RPF, gaulliste), et célébrée par l’abbé Régneron, vicaire.

L’abbé Michel Lavalle meurt le 7 février 1959 à Paris (16e arr.) dans son logement de la rue de l’Amiral-d’Estaing, nouveau nom de la rue Nitot. Il était âgé de 44 ans. Ses parents résidaient à Saint-Leu-la-Forêt (Seine-et-Oise, act. Val-d'Oise). Pour son comportement militaire, il était décoré de la Croix de guerre 1939-1945.

Église Sainte-Anne de Polangis

 

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30 mai 2025 5 30 /05 /mai /2025 00:01

Nguyên-văn-Dáng naît le 1er juillet 1894 à Nam-Dinh (Tonkin, act. Vietnam). La ville est une importante base de l’industrie textile au sein de l’Indochine française. Le nom complet de son père n’est pas précisé dans les archives françaises ; il meurt en 1908. Sa mère est Nguyên-Ahi-Haû ; elle est commerçante à Hanoï et a au moins deux filles, ainsi qu’un premier fils, qui est fonctionnaire à la résidence supérieure du Tonkin, représentant l’administration coloniale.

Fréquentant le collège du Protectorat à Hanoï, dont il est un des meilleurs élèves, Nguyên-văn-Dáng se classe premier au concours de la Société de l'Instruction occidentale en 1910 pour des bourses d’études en France. Avec trois autres boursiers (Lè, Dhu & Quynh), il intègre fin septembre 1910 l’école du Parangon à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), qui est devenue une école coloniale pratique sous la direction du docteur Henri Rousseau. Il est décrit comme frêle et de petite taille, mais suit une scolarité sans encombre et est apprécié des enseignants comme de la direction de l’établissement.

Accueillant environ 330 élèves, le Parangon est de statut privé laïque ; il a le soutien de plusieurs organismes promouvant la colonisation, et notamment l’Alliance française, qui prend en charge le séjour de Nguyên-văn-Dáng et de ses condisciples. Il est installé dans une vaste propriété, dans le centre de la commune, limitrophe de Saint-Maur-des-Fossés. Parmi les élèves originaires des territoires extérieurs à la France métropolitaine, les indochinois sont les plus nombreux ; il y en a une trentaine au moment de son séjour. Ils côtoient des Africains des l’ouest, des Malgaches et des Antillais, mais aussi des Espagnols, Brésiliens ou Thaïlandais. L’enseignement général est complété par des apprentissages pratiques, notamment en agriculture, ainsi qu’en mécanique ou dans le travail du fer et du bois. La préparation militaire et l’éducation sportive se font en collaboration avec l’École de gymnastique et d’escrime, installée dans la même commune, dans le Bois de Vincennes.

À l’été 1911, après avoir réussi l’examen du brevet élémentaire, Nguyên-văn-Dáng obtient le prix de l’Alliance française et décide de poursuivre sa formation au sein de l’Institut industriel du Nord (act. École centrale de Lille).

Portrait de Nguyên-văn-Dáng

Grâce à la bourse de l’Alliance française, il quitte le pensionnat de Joinville fin juillet pour deux mois de vacances, accueilli par un instituteur, M. Virey, à Arcenant, village viticole de Côte-d'Or, proche de Nuits-Saint-Georges et de Beaune. D’autres pensionnaires du Parangon passent également des congés, comme son ami le plus proche, Lè, logé chez un autre enseignant à Gilly-lès-Vougeot, à une quinzaine de kilomètres.

M. Virey lui enseigne comment monter à vélo et lui prête une bicyclette. En compagnie des fils des deux instituteurs et de son ami Lè, il fait le 29 août le trajet entre Arcenant et Gilly. Il est grièvement blessé à la tête après un choc avec une automobile. Le docteur du village décide de le transférer à l’hôpital de Dijon. Malgré des rémissions passagères, son état se complique en octobre puis novembre, et de nouveau le 20 décembre 1911.

Nguyên-văn-Dáng meurt le 14 janvier 1912 à Dijon, la déclaration étant faite par deux employés de l’hôpital. Il était âgé de 17 ans et est présenté comme étudiant et domicilié à Arcenant. Le registre d’état-civil fait l’objet de plusieurs rectifications ultérieures, notamment l’ajout du nom incomplet de son père et de celui de sa mère.

Une cérémonie est organisée par le comité de l’Alliance française de Côte-d'Or, au sein de la chapelle Sainte-Croix de Jérusalem, dans l’hôpital de Dijon, le 17 janvier, en présence d’une vingtaine de personnes ; son ami Lè prononce une allocution.

La décision du Comité Paul-Bert l’Alliance française a été de l’inhumer à Joinville. La cérémonie se tient le 18 janvier, en présence des dirigeants et de nombreux élèves du Parangon et de presque tous les étudiants indochinois de Paris. Cinq discours sont prononcés, le premier par Jules Gautier, président du Comité. Un autre membre de la même institution, M. Lorin, s’exprime en annamite (vietnamien). Il est suivi du Dr Rousseau, directeur du Parangon, puis de deux anciens élèves, Nguyên-văn-Lè et Nguyên-ba-Luan.

En décembre 1912, Anatole Pujet, professeur de lettres de l’institution du Parangon, fait paraître un ouvrage, À la mémoire de Nguyên-văn-Dáng, brochure de 28 pages illustrée comprenant notamment un portrait et la photo de la tombe, ainsi que les discours des obsèques. Quelques passages sont en vietnamien.

Tombe de Nguyên-văn-Dáng à Joinville-le-Pont

 

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