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16 octobre 2025 4 16 /10 /octobre /2025 00:01

Jacques François Pascal Allain de la Bertinière naît début 1750, sans doute à Paris. Il est le fils de Marie Marguerite Bourgès, dite Bourgeois et de son époux Louis Allain de la Coeurtière. La famille Allain, de petite noblesse, dispose de la titulature des deux seigneuries et Jacques François Pascal Allain se désigne comme écuyer, utilisant de manière habituelle le nom de La Bertinière.

Sa mère est la fille d’un marchand parisien. Son père est commissaire de la marine, officier conseillant le commandement en matière administrative et financière.

Il sert comme officier dans une compagnie de mousquetaires jusqu’à la dissolution en décembre 1775 des deux unités existantes par le roi Louis XV. Il est ensuite intégré, avec le rang de capitaine, dans un régiment d'infanterie.

En 1770, les parents sont propriétaires du domaine de Polangis, alors nommé Poulangis ou Poulangy, situé dans le ressort de la paroisse Saint-Nicolas et de la baronnie de Saint-Maur-des-Fossés, relevant des princes de Condé. Il est actuellement sur les communes de Joinville-le-Pont (principalement) et Champigny-sur-Marne, toutes deux aujourd’hui dans le Val-de-Marne. Ils possèdent également deux maisons à Paris, rue Saint-Honoré.

Après le décès de Louis Allain de la Coeurtière, probablement en 1786, son épouse transmet en octobre 1786 la nue-propriété des quatre maisons dont elle dispose à ses deux fils, Antoine François Louis Allain de la Coeurtière et Jacques François Pascal Allain de la Bertinière.

Le mariage de Jacques François Pascal Allain de la Bertinière avec Anne Geneviève Gentil est célébré en novembre 1779 à Paris, en l’église Saint-André-des-Arts.

La révolution française de 1789 va entraîner la saisie puis la vente de possession de l’église, devenus biens nationaux. Louis Gentil, père d’Anne Geneviève, ancien agent de la chancellerie de France, achète en septembre 1791, l’abbaye de Sept-Fons, située à Diou (act. Allier). Mais il décède en septembre 1792, laissant la propriété de l’ancienne abbaye à sa fille. Elle fait l’objet d’un contentieux, qui sera tranché par le conseil d’État en la faveur des époux La Bertinière en janvier 1818.

Selon une généalogie établie par Andreas Gölzer, La Bertinière aurait été, pendant la période révolution, un agent au service de Bertrand Barère (1755-1841), membre du Comité de salut public pendant 17 mois à partir d’avril 1793. Il est arrêté et comparaît au tribunal révolutionnaire le 29 ventôse an 2, mais Barère le fait libérer. Toujours d’après A. Gölzer, La Bertinière aurait été un des rédacteurs de L'Argus et du Babillard. Il serait devenu agent de l'Angleterre, protégé par Jean-Baptiste Dubois, dit Dossonville (1753-1832), policier français passé au service de la Grande-Bretagne et sa déporté sous le Directoire. La Bertinière se serait sauvé après l’arrestation de Dossonville le 18 fructidor an 5 (04/09/1797).

Ayant récupéré, à la mort de sa mère fin 1786, l’usufruit de la maison de Polangis, il le vend en mars 1791 à Antoine-Joseph Kropper, ancien marchand poêlier et à sa femme Marguerite-Françoise Villaume. Après le décès de Kropper en juin 1794, La Bertinière récupère le château de Polangis. Il y réside alors et célèbre dans la commune de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur en fructidor an 2 (septembre 1794) le mariage de sa fille, Louise Ulrique Bathilde (qui a tout juste 14 ans) avec Alexandre Antoine Joseph Keyser de Lisle, chef du service des transports militaires de l’armée du Nord. Dans le registre d’état-civil, La Bertinière et son gendre précisent que leurs noms n’ont « aucunes qualifications féodales ou nobiliaires ». Le mariage ne dure pas, et Louise Ulrique Bathilde se remarie, toujours dans le même village en ventôse an 6 (février 1798) à François Jean Pajot de La Varenne ; elle a 17 ans. Elle meurt en prairial an 7 (mai 1799), juste après ses 19 ans et la naissance d’une fille, qui ne vivra pas.

À une date inconnue, certainement pendant la révolution, La Bertinière et son épouse publient ensemble deux chansons, imprimées par Boulard à Paris. Le recueil comprend la « Chanson du citoyen Allain-Labertinière » et la « Chanson de la citoyenne Allain, femme Labertinière, aux défenseurs de la patrie, au nom des femmes » qui comprend les vers suivants : « Jurons fidélité aux valeureux défenseurs // Eux seuls peuvent prétendre conquérir nos cœurs ». Pour l’historienne américaine Suzanne Desan, l’œuvre s’inscrit dans une série de réunions de clubs, de Nantes à Nîmes, où des jeunes femmes s'engageaient à fuir les aristocrates et à n'offrir leur cœur qu'aux républicains et aux soldats.

Les époux La Bertinière vendent, en ventôse an 9 (mars 1801) le domaine de Polangis à Nicolas Charles Marie Oudinot (1767-1847), général, futur maréchal et duc de Reggio. Ils s’installent ensuite à Pontoise (Seine-et-Oise, act. Val-d'Oise) et s’occupent de leur propriété de l’Allier, où La Bertinière introduit la culture de la betterave sucrière.

Il meurt le 28 septembre 1823 dans sa demeure de Sept-Fons, à Diou. Il est âgé de 73 ans. Faute d’héritier direct, sa nièce Louise Caroline hérite de la propriété de sa maison du Faubourg-Saint-Honoré à Paris. Morte en juin 1834 à Pontoise, Anne Geneviève Allain de la Bertinière fait un legs au bureau de bienfaisance de la ville.

Ancienne abbaye de Sept-Fons à Diou (Allier) - Wikipédia

 

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22 septembre 2025 1 22 /09 /septembre /2025 00:01

Martin Fayet naît aux alentours de 1560. Il est le fils de Jeanne Le Bossu et de son époux Antoine Fayet. Sa mère est la fille d'un receveur général des monnaies. Son père est sieur de Maugarny, domaine actuellement inclus dans la commune de Margency (Val-d'Oise). Il est conseiller du roi et trésorier de l'extraordinaire des guerres, c’est-à-dire gestionnaire des fonds nécessaires pour les activités militaires et non prévues au budget ordinaire. En 1563, il est nommé secrétaire du roi, titre qui reconnaît son appartenance à la noblesse. Les Fayet ont une origine ancienne dans le Gévaudan (act. Lozère, Occitanie).

La famille compte quatre garçons et une fille. L’aîné, Olivier, est président de la première chambre des enquêtes du Parlement de Paris ; Nicolas, est secrétaire d’État (directeur d’une administration centrale) et président en mars 1616 de la Chambre des comptes de Paris ; le cadet, Antoine, est prêtre catholique à Paris.

Pour sa part, Martin Fayet portera les titres d’écuyer, seigneur de Gascourt et sieur du Couldray. Le nom de Gascourt se réfère sans doute au hameau éponyme de la commune de Luzarches (act. Val-d'Oise). Couldray est éventuellement à rapprocher du château du Coudray à Saint-Denis-du-Maine (act. Mayenne).

Il est trésorier provincial et contrôleur des guerres dans la région d’Île-de-France. Il est chargé de tâches d'administration, de comptabilité, d'intendance et de logistique militaires. En tant qu’agent du pouvoir central, le commissaire des guerres matérialise la séparation entre l’administration et le commandement des troupes.

Martin Fayet épouse Marie Briçonnet, fille de Marie Hesselin et de son époux, François Briçonnet, seigneur de Sermoises, capitaine d’une compagnie d’infanterie en Piémont et gentilhomme servant.

Il achète une maison à Paris, rue Beautreillis, qu’il occupe en 1604 et met en location en 1608. Il acquiert également, en septembre 1604, par adjudication, la maison et ferme de Poulangis, située sur le territoire actuel de Joinville-le-Pont (Val-de-Marne). Le domaine appartenait à Emmanuel de Vignault, receveur-général des impôts à Soissons (act. Aisne) et avait été saisi.

Martin Fayet meurt avant 1624, année au cours de laquelle le domaine de Polangis est la propriété de son frère Antoine.

Il ne doit pas être confondu avec Martin Fayet, imagier et imprimeur à Paris au Faubourg Saint-Jacques, originaire de Chauny en Picardie, actif au début du 17e siècle.

Vue du château de Polangis (ultérieure à la période de propriété de Martin Fayet)

 

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28 janvier 2025 2 28 /01 /janvier /2025 00:01

Jules Charles Guichard naît le 23 mars 1882 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’Adèle Eugénie Cornu et de son marié Jean Charles Eugène Guichard. Sa mère est couturière ; son père, entrepreneur de menuiserie, est officier d’infanterie de réserve et commande la compagnie de sapeurs-pompiers de Joinville. Il meurt en août 1896, quand Jules Charles a quatorze ans.

Bien qu’il aurait pu avoir un service militaire réduit, en tant que fils aîné d’une veuve, Jules Charles Guichard, qui est alors métreur s’engage en avril 1902 et rejoint le régiment sapeurs-pompiers de Paris. Il est nommé caporal en décembre 1904 et retourné à la vie civile en avril 1905. Il épouse en juillet de la même année, à Paris (12e arr.) Florentine Blanche Guidez, couturière, dont il avait eu un enfant peu avant ; il réside alors, avec sa mère, à Charenton-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) et travaille comme chef de service d’expédition et de camionnage pour une compagnie de téléphone.

Le lieutenant Viala, qui avait pris la succession du père de Jules Charles Guichard comme commandant de la compagnie des sapeurs-pompiers de Joinville, démissionne de son poste en février 1906 ; il prend alors la suite et assure la fonction, avec le grade de sous-lieutenant, jusqu’en 1908 et vit dans le quartier de Polangis, avenue Pauline. Il est alors remplacé par Achille Coubleaux.

La famille va s’installer à Bezons (Seine-et-Oise, act. Val-d'Oise), d’abord rue de Pontoise puis rue des Mines-d’Or et enfin rue Blanche-Grisard.

Au cours de la première guerre mondiale, Jules Charles Guichard est d’abord mobilisé en août 1914 au sein du 46e régiment d'infanterie, basé à Fontainebleau. Il est promu sergent fourrier en octobre de cette année-là. Il est blessé début avril 1915 à son poste de combat, ce qui lui vaut une citation à l’ordre du régiment, au cours de la bataille de Vauquois (Meuse), puis à son retour à la fin du même mois, promu au grade de sergent-major. En septembre 1915, il retourne à Bezons où il est détaché au service des téléphones. Il est affecté au dépôt du 32e régiment de dragons en juillet 1917

Après le conflit, en octobre 1919, il lui est reconnu une infirmité évaluée à 10%, et obtient une pension. Il continue à vivre à Bezons et à travailler dans la téléphonie.

Jules Charles Guichard meurt le 13 février 1941 à Bezons. Il était âgé de 59 ans et père d’un fils.

Voir aussi Émile Guichard et les sapeurs-pompiers

Ancienne caserne des sapeurs-pompiers de Joinville-le-Pont

 

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5 décembre 2024 4 05 /12 /décembre /2024 18:54

Mise à jour de l’article « Guigneré, Jean » paru le 05/11/2014, après traitement de nouvelles archives.

Jean François Gaignerez naît vers 1763 ; il est le fils de Marie Provot et de son époux Jean Gaignerez. Sa mère, dont il était le dixième enfant, meurt avant 1776, alors qu’il est adolescent. Son père se remarie et mais ne semble pas avoir eu d’autres descendants. Son patronyme est fréquemment écrit de manière erronée : Gaigneré, Guigneré, Guignerés ou Guigneret.

D’abord tailleur d'habits, le père Jean Gaignerez (1726-1782) était ensuite devenu maître d’école, à l’instar de son propre père, chantre et régent d’école. Il exerça notamment de 1755 à 1758 à Mardigny, village de l’actuelle commune de Lorry-Mardigny (Moselle) ; il était en charge de l’école catholique, la communauté protestante ayant eu également son propre établissement dans ce territoire sous influence germanophone. Quittant la Lorraine à la fin de ses fonctions, il est à Montmorency (act. Val-d'Oise) en 1762. La famille s’installe ensuite dans la paroisse Saint-Nicolas de Saint-Maur, qui couvre une partie du territoire actuel de Saint-Maur-des-Fossés et celui de Joinville-le-Pont (act. Val-de-Marne). Le père est alors

En 1781, Jean François Gaignerez est domicilié dans la commune voisine de Fontenay-sous-Bois, à l’ancienne porte du bois de Vincennes. Il épouse en janvier de cette année-là, à Fontenay, Angélique Ambelouis.

Sous la Révolution française, la position de Jean François Gaignerez, comme celle de beaucoup d’agriculteurs, va profondément changer. Il prend en location un terrain, dit La Cassine, qui se situe probablement dans la plaine de Polangis, alors presque non peuplée, mais devenue depuis un quartier de Joinville-le-Pont et de Champigny-sur-Marne. Il est jardinier à Polangis en 1792.

Son épouse étant morte en janvier 1792, Jean François Gaignerez se remarie avec une veuve, Geneviève Oudard, mariage célébré en l’église Saint-Nicolas de Saint-Maur en août 1792.

Gaignerez, signe plusieurs registres d’état-civil de la commune de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (qui deviendra Joinville-le-Pont en 1831). Le 22 pluviôse an 2 (10 février 1794). Il est mentionné avec la qualité d’agent national de la municipalité élue le 4 avril 1793. Le maire est alors Charles-Laurent Parvy.

La fonction d’agent national est instaurée le 28 brumaire an 2 (18 novembre 1793) par Jacques Nicolas Billaud-Varenne au nom du Comité de salut public. Il représente le gouvernement révolutionnaire auprès de la commune, en remplacement du procureur.

Suivant l'article 14 du décret du 4 frimaire an 2, l’agent national est « chargé de requérir et de poursuivre l'exécution des lois, ainsi que de dénoncer les négligences apportées dans cette exécution, et les infractions qui pourraient se commettre ». Il doit parcourir son territoire, pour surveiller et s'assurer que les lois sont exactement exécutées. Il a une fonction de contrôle aussi bien des autorités constituées que des particuliers.

À partir du 4 frimaire an 3 (23 novembre 1794), Pierre Aubert (1733-1807), est signalé comme exerçant la fonction d’agent national. Le nom de Gaignerez ne figure plus parmi les signataires des registres municipaux.

Après la chute de Robespierre le 9 thermidor an 2 (27 juillet 1794), les agents nationaux sont supprimés le 28 germinal an 3 (17 avril 1795).

Jean Gaignerez réside toujours à La Branche du Pont de Saint-Maur en l’an 6 (1798). En l’an 10, il demeure à Charenton-Saint-Maurice (act. Saint Maurice). Il est toujours dans cette commune en 1813, où il exerce la fonction de garde-forestier dans le Bois de Vincennes.

En 1821, il est garde-chasse dans le Parc du Bois de Boulogne, où son fils exerce la même fonction. Il a alors 58 ans.

Il est mentionné comme décédé en 1830, mais la date de son décès n’est pas connue. Il avait eu huit enfants, cinq avec sa première femme, trois avec la seconde.

Polangis, dessin du château et de la plaine adjacente, aujourd'hui à Joinville-le-Pont

 

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17 juillet 2024 3 17 /07 /juillet /2024 01:01

Marcel Édouard Chauveau naît le 11 janvier 1893 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Marie Augustine Louise Joséphine Lemoine et de son époux Édouard Fortuné Chauveau. Sa mère est couturière, tandis que son père est sous-officier à l'École normale de gymnastique. Ils résident dans la Ferme de la Faisanderie, à Joinville, située dans le Bois de Vincennes, à proximité de l'École. Ils s’installeront ensuite dans le quartier de Palissy, rue de Brétigny (act. avenue du Président-Wilson), à proximité des grands-parents maternels. Son grand-père, Auguste Lemoine, est menuisier et membre du comité radical-socialiste de la ville.

En 1902, Édouard Chauveau père quitte la carrière militaire. Il devient professeur de gymnastique au collège et aux écoles communales de la ville de Pontoise (Seine-et-Oise, act. Val-d'Oise) et donne également des leçons particulières de gymnastique, de boxe, de canne, de bâton d’escrime, de gymnastique médicale et de natation. La famille s’installe dans cette ville, d’abord rue Victor-Hugo puis rue d’Ennery et enfin rue Gambetta.

Fréquentant le collège de Pontoise, Marcel Chauveau est fréquemment mentionné de 1902 à 1904 comme figurant au tableau honneur de sa classe et recevant des félicitations pour ses résultats trimestriels. Fréquentant la Société de Gymnastique pontoisienne, dont son père est un des moniteurs, Marcel reçoit plusieurs récompenses, dont un premier prix en novembre 1906.

En 1911, ayant alors 18 ans, il est employé de bureau à la Compagnie des chemins de fer du Nord.

Il débute son service militaire en mars 1913, au sein du 51e régiment d'infanterie. Il devient caporal en avril 1914. Il est affecté comme moniteur à l’école de gymnastique de Joinville, où avait servi son père. Toujours sous les drapeaux au début de la deuxième guerre mondiale, il est promu sergent fin août 1914.

Blessé en février 1915, il va en traitement à l’hôpital de Privas (Ardèche) ; il aura quatre blessures de guerre. En mars 1915, il est promu officier en tant que sous-lieutenant et passe au 1er puis au 412e régiment d'infanterie. En juillet 1916, il rejoint le 65e bataillon de chasseurs à pied.

Son comportement lui vaut plusieurs citations dont, à l’ordre de l’armée pour ses actions en janvier 1916, alors qu’il était sous-lieutenant au 412e régiment d'infanterie : « a pris le commandement de la compagnie, dont le capitaine et deux officiers avaient été tués ou blessés. L'a énergiquement maintenue dans la position conquise après un violent combat. Deux fois blessé au cours de la campagne. »

En août 1916, il est remarqué à l’ordre de la brigade : « au cours d’une opération de nuit, s’est élancé à la tête de la section et arrivé le 1er dans la tranchée allemande a abattu un allemand d’un coup de revolver. En a tué plusieurs à la grenade, donnant à tous le plus bel exemple de courage et de mépris du danger. »

De nouveau blessé le 6 octobre 1916, il quitte le poste d’infirmerie le lendemain, pour participer à une attaque. Il prend le commandement de la compagnie et l’a conduite à son objectif malgré trois blessures reçues en cours de route.

Après avoir été promu lieutenant en mars 1917, on le voit de nouveau félicité en avril : « Jeune et brillant officier d’un superbe courage et d’un dévouement à toute épreuve. S’est distingué sur la Somme, puis aux combats des 17 et 18 avril où il a entraîné magnifiquement sa section, contribuant dans une large mesure au succès de la journée. »

Marcel Chauveau meurt le 29 mars 1918 à Courtemanche (Somme), lors des combats de la bataille de Montdidier. Il était âgé de 25 ans et est déclaré mort pour la France. Son nom est gravé sur les monuments aux morts de Joinville-le-Pont et de Pontoise.

Le lieutenant Chauveau a été décoré de la Croix de guerre, avec deux étoiles de bronze et de vermeil ainsi qu’une palme. Il a été fait chevalier de la Légion d’honneur en mai 1917.

École de gymnastique et d’escrime de Joinville (Arch. dép. Val-de-Marne)

 

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