Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
9 mars 2025 7 09 /03 /mars /2025 00:01

Marcel Émile Pallet naît le 9 septembre 1897 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Catherine Julie Stan et de son époux Charles Victor Pallet. Ses parents sont journaliers et vivent rue des Cliquettes (act. rue Émile-Moutier) puis rue du Canal (act. rue Henri Barbusse).

En 1911, à 14 ans, Marcel Pallet est employé comme aide-ouvrier dans une usine.

Pendant la première guerre mondiale, il est mobilisé de manière anticipée par rapport à l’âge normal du service militaire et rejoint, en janvier 1916, le 11e régiment du génie (RG) ; il est affecté au 9e RG en juin 1917. Sa façon de servir lui vaut une citation à l’ordre du régiment en août 1918 : « sapeur dévoué et courageux, s’est toujours dévoué dans son devoir avec un grand esprit d’abnégation, modèle de travailleur sérieux et brave. »

Après le conflit, Marcel Pallet est dispensé des obligations militaires en octobre 1938, réformé n° 2 pour tuberculose pulmonaire. Il travaille à la marie de Joinville en tant que cantonnier.

En décembre 1926 Joinville, Marcel Pallet épouse Marthe Gabrielle Laillet. Elle était mère d’un enfant, issu d’une première union, qu’il élèvera.

Comme son père et son frère aîné, Léon, Marcel Pallet rejoint compagnie de sapeurs-pompiers de Joinville. Il sert en 1924 en tant que sergent et y est toujours en 1932.

Marcel Pallet meurt le 11 janvier 1940 à Joinville. Il était âgé de 42 ans et ne semble pas avoir eu d’enfant.

Décoré de la Croix de guerre, avec étoile de bronze, il avait également reçu trois récompenses au titre du courage et du dévouement dont il a fait peur en tant que pompier. En juillet 1924, il reçoit une médaille de bronze ; en novembre 1925, une mention honorable ; et en avril 1932, une Lettre de félicitations.

Caserne des sapeurs-pompiers de Joinville-le-Pont

 

Partager cet article
Repost0
7 mars 2025 5 07 /03 /mars /2025 00:01

Charles Léon Pallet naît le 29 août 1886 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Catherine Julie Stan et de son époux, Charles Victor Pallet. Sa mère est journalière et son père est forgeron dans une serrurerie. Il est également engagé dans la compagnie de sapeurs-pompiers de Joinville, où il aura le grade de sergent. La famille réside rue du Canal (act. rue Henri Barbusse).

Âgé de 15 ans, Léon Pallet est manœuvre au sein de l’usine de tréfilerie du Bi-Métal, proche de leur domicile. Cinq ans plus tard, il est chauffeur dans la même entreprise, où il aura ultérieurement la fonction de conducteur d’appareils à vapeur.

Créée en 1892, la Compagnie française du Bi-Métal a compté plus de deux cents ouvriers dans son usine principale de Joinville. Cette dernière a été le théâtre de plusieurs évènements : une grève de deux mois entre octobre et décembre 1894 des ouvriers tréfileurs, qui protestaient contre une baisse de leur salaire ; une explosion de chaudière, en février 1895, qui fait quatre morts ; un incendie en octobre 1899 ; des pillages en janvier 1905. Puis au premier trimestre 1910, l’usine combinera à la fois une submersion (les graves inondations de la Marne) et une grève insurrectionnelle. Elle se reconvertira pendant la première guerre mondiale dans les fournitures pour les industries d’armement.

En octobre 1907, Léon Pallet fait son service militaire au sein du 15e régiment d’artillerie puis retrouve la vie civile en septembre 1909. Il épouse en septembre 1910 à Joinville, Laurence Henriette Roger, couturière, qui vit dans le même immeuble, fille d’un tréfileur à l’usine du Bi-Métal.

Appelé à faire une période de réserve en juillet 1914, Léon Pallet se retrouve maintenu dans l’armée lors de la mobilisation générale en août 1914, au moment du déclenchement de la première guerre mondiale. Il est détaché en août 1915 pour retrouver l’usine du Bi-Métal et y reste jusque février 1918. Il rejoint alors le 26e régiment d’artillerie et est démobilisé en août 1919.

Après-guerre, Léon Pallet quitte la métallurgie pour travailler au sein de l’usine des eaux de la Ville de Paris, installée aussi à Joinville, dans le même quartier du Canal. Il déménage pour vivre de l’autre côté de la Marne, dans le quartier de Polangis, avenue de l’Île (act. avenue Jean-d’Estienne-d’Orves.

Comme son père, et comme son frère cadet, Léon Pallet est engagé au sein de la compagnie de sapeurs-pompiers de Joinville. Il y est sous-officier, comme sergent-fourrier en 1924 et adjudant en 1938.

Charles Léon Pallet meurt le 30 décembre 1964 à Créteil (Seine, act. Val-de-Marne), où il était hospitalisé. Il était retraité et résidait toujours à Joinville, dans son domicile de Polangis. Âgé de 78 ans, il avait eu un fils.

Il était titulaire de plusieurs décorations, dont une médaille d’honneur communale reçue en août 1936 de la Ville de Paris. Au titre de ses fonctions comme sapeur-pompier, il avait reçu une médaille de bronze en juillet 1924 et une mention honorable en novembre 1925 au titre du courage et du dévouement dont il avait fait preuve. Il avait obtenu une médaille d’honneur en novembre 1936.

Pyramide des sapeurs-pompiers de Joinville-le-Pont, 1913

 

Partager cet article
Repost0
5 mars 2025 3 05 /03 /mars /2025 00:01

Charles Victor Pallet naît le 8 février 1859 à Saint-Maurice (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Geneviève Françoise Victorine Carré et de son époux Théodore Léon Pallet, manouvrier. Ils vivent rue du Canal. En avril 1868, un décret modifie les limites de la commune, et le quartier du Canal se retrouve rattaché à la commune de Joinville-le-Pont ; la voie sera rebaptisée plus tard rue Henri Barbusse.

En 1884, Charles Victor Pallet intègre la compagnie de sapeurs-pompiers de Joinville, dirigée par Henry Buguet (1834-1906), agent d’assurances et conseiller municipal de Joinville ; il sera promu au grade de caporal. Il travaille comme forgeron aux établissements Gosset (serrurerie). En 1885, il épouse Catherine Julie Stan, de Saint-Maurice.

En avril 1899, un incendie « d'une extrême violence », selon le quotidien Le Petit Parisien, se déclare dans l’usine de tréfilerie du Bi-Métal, en bordure du canal à Joinville. Les autorités mettent en exergue « la conduite courageuse du caporal des pompiers Pallet et du canonnier Vellay » qui se sont particulièrement dévoués avec l’aide du 30e régiment d'artillerie. Le fau fait des pertes matérielles très importantes, mais pas de dégâts humains.

Lors des inondations record de janvier 1910, qui recouvrent un grande partie des rives de la Marne et des communes alentour, Charles Victor Pallet est mobilisé et sera récompensé.

Après la première guerre mondiale, Charles Victor Pallet continue de servir chez les pompiers de Joinville et est nommé sergent.

Charles Victor Pallet meurt le 5 mars 1935 à Joinville. Il était âgé de 76 ans et père de trois enfants. Pour son activité chez les pompiers, il avait obtenu sept médailles, dont celle des inondation en janvier 1911 et une médaille d’argent de première classe en 1923. Il s’était vu remettre en novembre 1926, une plaquette du souvenir et de la reconnaissance pour avoir servi pendant 42 années de services.

Les deux fils, Marcel et Charles Léon, ont également servi dans les sapeurs-pompiers de Joinville.

Caserne des sapeurs-pompiers de Joinville-le-Pont

 

Partager cet article
Repost0
25 février 2025 2 25 /02 /février /2025 00:01

Jean François Henry Honfroy naît le 24 juin 1814 à Ivry (Seine, act. Ivry-sur-Seine, Val-de-Marne). Il est le fils de Catherine Joseph Leroux et de Pierre Georges Honfroy. Son grand-père paternel, Pierre Jacques Honfroy (1752-1814), menuisier et fils de menuisier, fut un des douze signataires, en avril 1789, du Cahier de doléances d’Ivry et l’un des deux délégués chargé de le porter à l’assemblée tenue, le même mois, par les délégués de la banlieue de Paris. Il aurait été adjoint au maire d’Ivry.

Pierre Georges Honfroy (1785-1836), également menuisier, fut également adjoint au maire d’Ivry (1826) puis maire de la commune d’abord élu en septembre 1830 et resté en poste quatre mois, de nouveau élu en février 1832 et mort en fonction en mai 1836. Il a donné son nom à une rue d’Ivry.

Le frère aîné, Pierre Théodore Honfroy (1812-1892) reprend l’entreprise de menuiserie familiale et sert comme officier dans la Garde nationale à Ivry.

Jean François Honfroy est d’abord commis dans le négoce de bois, puis, en décembre 1837, il s’associe avec un marchand de bois parisien, Louis Philippe Poreaux, et ils créent la société en nom collectif Poreaux et Honfroy. Poreaux est propriétaire de tous les bois de sciage des chantiers de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). L’entreprise, qui portera ultérieurement le seul nom de Honfroy, est installée à Joinville, dans le quartier encore très peu peuplé de Polangis, route de la Brie.

En septembre 1843, Jean François Honfroy épouse à Joinville, où il réside, Elphide (ou Alfida) Sidonie Rouette, fille d’un conseiller municipal de Joinville, Louis Amédée Rouette (1785-1856), boulanger. Son frère Amédée Louis Rouette (1813-1891), est aussi boulanger puis meunier et menuisier, et siègera également au conseil municipal de Joinville.

De manière peu habituelle, Honfroy sera convoqué à trois reprises pour siéger comme juré à des sessions de la Cour d’assises de la Seine en mars 1852, avril 1860 et mai 1879.

Le 28e bataillon de la Garde nationale de Paris, dont Hector Bisson est chef de bataillon et qui couvre Joinville, Nogent, Saint-Maur, Bry et Champigny se dote, en avril 1852, outre les cinq compagnies territoriales, d’une compagnie de sapeurs-pompiers. Elle est placée sous la responsabilité de Honfroy, qui a le grade de capitaine ; il a pour adjoints Laloutre, lieutenant et François Julien Malice, sous-lieutenant. Depuis 1846, un sous-lieutenant de la Garde de Joinville état chargé des pompiers pour la commune seulement, Benoist. À la fin des années 1860, une compagnie de sapeurs-pompiers propre à Joinville sera constituée.

Avec une soixantaine d’habitants de Joinville, Honfroy contribue en 1856 à des dons offerts à l’armée d’Orient, qui combat alors en Crimée (Russie). Il participe aussi à une souscription en novembre en faveur de personnes inondées.

À partir de 1860 et jusqu’en 1880, Jean François Honfroy est répertorié comme participant à des concours de tir, notamment ceux organisés dans la salle du Tir national français à Vincennes. Il obtient fréquemment des places d’honneur. À partir de juin 1864, tout en continuant à tirer, il est régulièrement membre du comité d’organisation de ces concours.

Ayant cessé son activité professionnelle, Jean François Honfroy et sa famille quittent Joinville et sont installés en 1879 dans la commune voisine de Nogent-sur-Marne, Grande-Rue.

Jean François Honfroy meurt le 22 février 1897 à Nogent, dans son domicile. Âgé de 82 ans, il était veuf depuis un an et demi et ne semble pas avoir eu d’enfant.

La salle du Tir national à Vincennes

 

Partager cet article
Repost0
19 février 2025 3 19 /02 /février /2025 00:01

Léon Louis Gautran naît le 15 juin 1889 à Vierzon (Cher). Il est le fils de Victorine Nerrand, couturière et de son mari Adrien Gautran, peintre en bâtiment. Sa mère, ancienne bergère de chèvres est journalière puis marchande de quatre saisons. Léon est l’aîné des huit enfants du couple.

Peu après sa naissance, les parents quittent le département pour s’installer en région parisienne. Ils habitent à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) début 1891 et y resteront ensuite, à part un bref passage dans la commune voisine de Saint-Maurice en 1898. Ils résident dans le centre-ville, rue de Paris, rue de Créteil et rue des Marronniers (act. rue Eugène-Voisin).

Lors des graves inondations de la Marne au premier trimestre 1910, Léon Gautran est très actif, probablement au sein de la compagnie de sapeurs-pompiers de Joinville. Il reçoit notamment une lettre de félicitations du ministre de l’intérieur pour son dévouement. Son père décède en avril la même année, et le relevé notarial des tables de succession mentionne qu’il est « indigent ». Sa mère se retrouve avec la charge des huit enfants, entre 7 et 18 ans.

C’est au sein du régiment des sapeurs-pompiers de Paris que Léon Gautran effectue son service militaire à partir d’octobre 1910. En tant que fils aîné d’une veuve, il est considéré comme soutien de famille et peut ainsi choisir son affectation. Il est démobilisé en septembre 1912.

Comme le faisait son père, Léon Gautran travaille comme peintre en bâtiment à Joinville, au sein de l’entreprise d’Émile Guichard, qui est également le lieutenant commandant la compagnie de sapeurs-pompiers de la ville et dont la femme est cousine de sa mère, toutes les deux originaires de Reuilly (Indre).

Résidant alors avec sa mère impasse du Viaduc, toujours à Joinville, Léon Gautran épouse Marie Lansiaux, blanchisseuse, dans la commune proche de Créteil en mai 1914. Ils prennent domicile rue de Paris.

Mobilisé dès le début de la première guerre mondiale, en août 1914, Léon Gautran est affecté au 76e régiment d'infanterie (RI) puis au 80e RI. Il est blessé au cours des derniers combats de la première bataille de Champagne, le mars 1915, au Mesnil (act. Minaucourt-le-Mesnil-lès-Hurlus, Marne), quelques jours après la blessure, au même endroit de Charles de Gaulle, nouvellement nommé capitaine au 51e RI. Léon Gautran est notamment atteint à la jambe gauche par un éclat d’obus et à la jambe droite par balle de mitrailleuse. Il est nommé caporal le 19 mars puis affecté, en août, régiment de sapeurs-pompiers et en septembre au 1er régiment de génie (RG).

En mai 1916, Léon Gautran est gazé. Il reprend cependant ses activités, avec le grade de sergent en juillet puis une citation à l’ordre de l’armée en octobre. Transféré au 21e RG en avril 1918, il finit le conflit en mars 1919 au 6e RG.

Après le décès, en octobre 1918, de sa première épouse, Léon Gautran reconnaît en mars 1919 un enfant, né en mai 1916 d’une veuve, originaire du Cantal, Sophie Chauvet. Ils se marient à Joinville en août 1919. Celle-ci meurt dix-huit mois plus tard, en avril 1921 à Joinville.

Le troisième mariage de Léon Gautran est prononcé en septembre 1921 à Paris (20e arr.) avec Mélanie Salgues, elle aussi native du Cantal. Ils vivent encore rue de Paris, à Joinville.

Toujours engagé parmi les sapeurs-pompiers de Joinville, Léon Gautran est en 1923-1924 sous-lieutenant de la subdivision, commandée par le lieutenant Achille Coubleaux.

Léon Louis Gautran meurt le 8 avril 1928 à Joinville-le-Pont. Il était âgé de 38 ans et père de trois enfants, nés chacun d’une de ses trois épouses successives.

Il était titulaire de quatre récompenses pour courage et dévouement du fait de son activité de pompier. En juillet 1910 et janvier 1911, il avait obtenu une lettre de félicitations et une mention honorable pour son attitude au cours des inondations de la Marne en janvier 1910 ; en juillet 1923, il était attributaire d’une médaille de bronze puis, en juillet 1924, d’une médaille d’argent.

Caserne des pompiers de Joinville-le-Pont

 

Partager cet article
Repost0
15 février 2025 6 15 /02 /février /2025 00:01

Jean Escot naît le 13 février 1870 à Paris (18e arr.). Il est le fils et Marie Escot et d’un père non désigné. Sa mère, domestique, native du Puy-de-Dôme, vit rue Polonceau. Elle épouse en décembre 1871 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), Pierre Azéma, journalier, originaire de Haute-Garonne, qui le reconnaît pour son fils et lui donne son nom. Toute la famille va désormais vivre à Joinville, dans le centre-ville, principalement rue de Paris mais à certains périodes également dans des rues proches, rue des Réservoirs (act. rue Hippolyte-Pinson) et rue de la Liberté.

Du fait de la mort de son père en avril 1888, Jean Azéma, qui est le fils aîné (et sans doute unique) de la famille fait un service militaire raccourci en novembre 1891 jusque fin septembre 1892. Il travaille comme serrurier.

En février 1893, à Joinville, Jean Azéma épouse Marie Renée Rolland, blanchisseuse à Paris. Ils s’installent à Joinville. Après la mort de sa femme en mars 1903, il se remarie, à Joinville encore, en février 1904 avec Marie Joséphine Phion, couturière, habitant la commune dont elle est native.

Il s’engage dans la compagnie des sapeurs-pompiers de la commune en 1895. Elle est alors dirigée par Émile Guichard (1849-1911), entrepreneur de peinture et vitrerie. Comme les autres services locaux, les pompiers sont mobilisés pendant les inondations de la rivière Marne, au premier trimestre 1910, qui recouvrent un tiers de la commune environ. Plusieurs récompenses viendront attester du dévouement de Jean Azéma pendant les inondations.

Pendant la première guerre mondiale, Jean Azéma est réformé en août 1914 pour pleurésie tuberculeuse ; il est affecté en mai 1915, au titre des services auxiliaires non combattants, à la garnison d’artillerie de la place de Paris puis libéré des obligations militaires en décembre 1918.

Avant-guerre, Azéma a été ouvrier dans la serrurerie d’Amédée Eugène Gosset (1838-1914), conseiller municipal de Joinville-le-Pont pendant 12 ans et vice-président de la société de secours mutuels des sapeurs-pompiers. Après le conflit, il s’établit à son compte, d’abord comme ouvrier à façon en 1921 puis avec un atelier d’artisan en 1931.

Probablement par attachement à l’origine de sa mère, décédée en mars 1917, Azéma est en 1933 administrateur de l’Amicale auvergnate de Joinville, dont le président d’honneur est Alphonse Falgères, docteur en médecine, et le président en exercice Jean Béal (1883-1952), cafetier et conseiller municipal conservateur de la ville.

Honoré pour avoir, en novembre 1926, 31 ans de services au sein des sapeurs-pompiers, où il a désormais le grade de caporal, Jean Azéma est toujours actif dans la compagnie en 1935.

Jean Azéma meurt le 7 décembre 1943 à Paris (12e arr.), où il était hospitalisé. Il était âgé de 73 ans, deux fois veuf, et père d’un fils. Il avait été décoré à six reprises pour son activité de pompier, la première fois en août 1910, la dernière en novembre 1935, quand il avait reçu une médaille de vermeil pour son courage et dévouement.

Caserne de pompiers de Joinville-le-Pont

 

Partager cet article
Repost0
5 février 2025 3 05 /02 /février /2025 00:01

Charles Prosper Bertuot naît le 30 mars 1841 à Paris (10e arr.). Il est le fils de Joséphine Périne Amanda Massieu et de son époux Joseph Charles Bertuot. Ils vivent rue des Beaux-Arts (act. 6e arr.). Charles est baptisé le 18 avril dans l’église Saint-Germain-des-Prés.

En 1865, son père est sous-chef du dépôt des machines du chemin de fer d’Orléans, dans la préfecture du Loiret. Charles Bertuot est pour sa part mécanicien à Vierzon (Cher). Il travaille peut-être lui aussi sur les locomotives à vapeur.

Il épouse en mai 1865 à Saint-Maurice (Seine, act. Val-de-Marne) Eugénie Félicie Gosset, issue d’une famille d’artisans et de commerçants, très impliquée dans la vie politique de cette commune et de celle voisine de Joinville-le-Pont. Ils s’installent d’abord dans la Grande-Rue de Saint-Maurice puis rue du Canal à Joinville. Charles Bertuot est devenu serrurier.

Pendant la guerre franco-allemande de 1870-1871, la quasi-totalité de la population des bords de Marne est évacuée et vit à Paris. Pendant le siège de la capitale, les communications normales sont interrompues ; en janvier 1871, Félicie Bertuot, repliée à Vierzon avec sa fille, s’adresse par un dépêche télégraphique à sa famille, qui réside alors rue Censier, Paris : « nous allons bien, sommes Vierzon, [chez] Barbarin, donnez nouvelles, sommes inquiets ». Les messages transportés par les oiseaux étaient nécessairement très courts.

Après le retour à Joinville et la fin de l’occupation allemande du village en septembre 1871, Charles Bertuot s’associe à son beau-frère, Amédée Gosset pour fonder en janvier 1872 la société « Gosset & Bertuot », où ils apportent une part égale du capital de 11 000 francs, qui offre des produits de serrurerie et de charpente en fer. Créée pour dix ans, elle sera prorogée en janvier 1882.

En septembre 1875, Charles Bertuot participe à une vaste souscription pour les victimes des inondations en France, avec au moins 81 autres personnes Joinville. Il s’implique aussi dans la compagnie des sapeurs-pompiers de Joinville-le-Pont dont il est, en mai 1880, le sergent fourrier. En parallèle, il participe à l’administration de la Société de secours-mutuels des sapeurs-pompiers de Joinville, la plus ancienne structure de la mutualité de la ville, qui apporte des secours en cas d’accident et verse des pensions de retraite. Il est membre du bureau de la mutuelle, dont le président est le maire, Eugène-Voisin (radical), et exerce la fonction de trésorier. Amédée Gosset siège également dans le bureau.

En avril 1889, Bertuot est tiré au sort pour siéger en tant que juré dans les Assises de la Seine. Toujours avec A. Gosset, il est, la même année, sociétaire honoraire de l’Orphéon de Bercy, chorale parisienne.

Charles Bertuot meurt le 5 juin 1890 à Joinville. Il était âgé de 49 ans et père d’une fille. La société Gosset & Bertuot est dissoute en octobre cette même année.

Charles Bertuot avait reçu en mai 1880 une mention honorable pour son activité de sergent fourrier au sein de la Compagnie des sapeurs-pompiers pour avoir, en janvier de cette année-là, « bravé tous les dangers de la débâcle des glaces de la Marne, pour porter secours aux personnes surprises par la crue subite des eaux. »

Pigeon-voyageur à Paris en 1871 (création avec Chat-GPT)

 

Partager cet article
Repost0
30 janvier 2025 4 30 /01 /janvier /2025 00:01

Henri Viala naît le 2 avril 1861 à Lunel (Hérault). Il est le fils de Françoise André et de son époux, André Viala, tonnelier, qui vivent rue des Remparts. Ce dernier meurt en novembre 1872, lorsqu’Henri a 11 ans.

À l’âge de 18 ans, en novembre 1879, il s’engage dans l’armée, affecté à un régiment d'infanterie. Il rejoint ensuite l'École normale de gymnastique et d'escrime de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où il réside et est, en janvier 1884, promu au grade d’adjudant, exerçant la fonction de moniteur général, c’est-à-dire en charge des sports autres que l’escrime. Le quotidien héraultais Le Patriote se félicite : « enfant de Lunel, issu d'une famille de prolétaires, il a su par son travail gagner un à un ses galons à la force des poignets ! »

Le mariage d’Henri Viala est célébré à Lunel en janvier 1885 avec Jeanne Antoinette Emma Verquière, fille d’un pâtissier confiseur de la ville, qui est selon la presse locale, « renommé par ses fameux croquants. »

Lors d’une fête donnée à l'École de Joinville en juillet 1888, pour le 34e anniversaire de sa fondation, c’est l'adjudant Viala qui organise les exercices de démonstration. Après plus de 15 ans de service dans l’armée, Henri Viala prend sa retraite en juillet 1895. Il sera promu, dans la réserve, au grade de sous-lieutenant en janvier 1896 puis lieutenant en décembre 1902.

Ayant quitté l’armée, Henri Viala retourne dans sa ville natale, Lunel tout en demandant à bénéficier d’un emploi civil, parmi ceux réservés aux anciens militaires. L’année suivante, en juin 1896, il est recruté dans l’administration centrale du ministère de la guerre comme expéditionnaire.

En décembre 1900, Henri Viala est nommé par le préfet de la Seine en tant que sous-lieutenant de la subdivision de sapeurs-pompiers de Joinville-le-Pont, en remplacement d’Émile Guichard, démissionnaire. Il est promu au grade de lieutenant en décembre 1904.

Parallèlement à la direction des pompiers, Viala s’implique dans la gestion de l’importante société de secours mutuels, dont son prédécesseur avait été le fondateur en 1877. Elle organise chaque année, en novembre ou décembre, un banquet qui rassemble plus de cent personnes. Il quitte sa fonction en février 1906, remplacé par le fils de son prédécesseurs, Jules Charles Guichard. Il reste cependant actif comme administrateur de la société des sapeurs-pompiers à Joinville-le-Pont, structure de secours-mutuels.

Pendant la première guerre mondiale, Henri Viala est employé au service des munitions du ministère de la Guerre. Il meurt le 24 septembre 1918 dans sa ville natale de Lunel, à l’âge de 57 ans. Il n’avait pas d’enfant.

Décoré de la Médaille militaire en janvier 1891 pour ses services à l’école normale de gymnastique de Joinville, il avait également reçu une mention honorable pour son activité mutualiste.

Voir aussi Émile Guichard et les sapeurs-pompiers

Ancienne caserne des sapeurs-pompiers de Joinville-le-Pont

 

Partager cet article
Repost0
28 janvier 2025 2 28 /01 /janvier /2025 00:01

Jules Charles Guichard naît le 23 mars 1882 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’Adèle Eugénie Cornu et de son marié Jean Charles Eugène Guichard. Sa mère est couturière ; son père, entrepreneur de menuiserie, est officier d’infanterie de réserve et commande la compagnie de sapeurs-pompiers de Joinville. Il meurt en août 1896, quand Jules Charles a quatorze ans.

Bien qu’il aurait pu avoir un service militaire réduit, en tant que fils aîné d’une veuve, Jules Charles Guichard, qui est alors métreur s’engage en avril 1902 et rejoint le régiment sapeurs-pompiers de Paris. Il est nommé caporal en décembre 1904 et retourné à la vie civile en avril 1905. Il épouse en juillet de la même année, à Paris (12e arr.) Florentine Blanche Guidez, couturière, dont il avait eu un enfant peu avant ; il réside alors, avec sa mère, à Charenton-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) et travaille comme chef de service d’expédition et de camionnage pour une compagnie de téléphone.

Le lieutenant Viala, qui avait pris la succession du père de Jules Charles Guichard comme commandant de la compagnie des sapeurs-pompiers de Joinville, démissionne de son poste en février 1906 ; il prend alors la suite et assure la fonction, avec le grade de sous-lieutenant, jusqu’en 1908 et vit dans le quartier de Polangis, avenue Pauline. Il est alors remplacé par Achille Coubleaux.

La famille va s’installer à Bezons (Seine-et-Oise, act. Val-d'Oise), d’abord rue de Pontoise puis rue des Mines-d’Or et enfin rue Blanche-Grisard.

Au cours de la première guerre mondiale, Jules Charles Guichard est d’abord mobilisé en août 1914 au sein du 46e régiment d'infanterie, basé à Fontainebleau. Il est promu sergent fourrier en octobre de cette année-là. Il est blessé début avril 1915 à son poste de combat, ce qui lui vaut une citation à l’ordre du régiment, au cours de la bataille de Vauquois (Meuse), puis à son retour à la fin du même mois, promu au grade de sergent-major. En septembre 1915, il retourne à Bezons où il est détaché au service des téléphones. Il est affecté au dépôt du 32e régiment de dragons en juillet 1917

Après le conflit, en octobre 1919, il lui est reconnu une infirmité évaluée à 10%, et obtient une pension. Il continue à vivre à Bezons et à travailler dans la téléphonie.

Jules Charles Guichard meurt le 13 février 1941 à Bezons. Il était âgé de 59 ans et père d’un fils.

Voir aussi Émile Guichard et les sapeurs-pompiers

Ancienne caserne des sapeurs-pompiers de Joinville-le-Pont

 

Partager cet article
Repost0
22 janvier 2025 3 22 /01 /janvier /2025 00:01

Jean Charles Eugène Guichard naît le 24 février 1853 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’Anne Camus et de son époux, Étienne Ambroise Guichard. Ses deux parents sont originaires de l’Yonne. Son père est entrepreneur de peinture et vitrerie.

Il effectue un service militaire dans l’infanterie et est nommé, dans la réserve, sous-lieutenant en juillet 1879, affecté au 25e régiment d'infanterie. Il est promu lieutenant en février 1884.

Ayant monté son entreprise de menuiserie à Joinville, Eugène Guichard épouse en juin 1881 dans la commune Adèle Eugénie Cornu, couturière, elle-même fille d’une couturière et d’un menuisier de la commune. Ils vivent dans le centre-ville, rue de Paris.

Comme son père et son frère Émile, Eugène Guichard soutient en juillet 1888, avec 17 personnes formant un « groupe d’électeurs de la commune attachés aux institutions républicaines », la candidature d’un mécanicien, Amédée Gosset, pour une élection municipale complémentaire après la mort du maire Gabriel Pinson. Gosset, héritier d’une dynastie politique locale, est appuyé par le journal Voix des communes, qui a pour chroniqueur un radical-socialiste classé à gauche, Henri Vaudémont. Il est élu conseiller municipal et le républicain Eugène-Voisin devient maire.

En mai 1896, Guichard est l’un des quatre membres du bureau qui organise le compte-rendu du mandat des élus municipaux de Joinville. Il s’agit peut-être d’Eugène, mais plus probablement de son frère Émile.

Parallèlement à son activité professionnelle, Eugène Guichard est membre de la compagnie de sapeurs-pompiers de Joinville. Émile, avec le grade de sous-lieutenant, en est le commandant. Eugène, sergent-fourrier, est son adjoint.

En février 1895, l’explosion d'une chaudière à l'usine du Bi-Métal, installée à Joinville, fait cinq morts, dont un nouveau-né, et trois blessés graves. Les pompiers de Joinville sont mobilisés, avec les compagnies des communes alentour et les militaires de l’école de gymnastique du Bois de Vincennes. L’émotion est très forte dans la ville. Les frères Guichard sont parmi les premiers sur les lieux du sinistre.

Eugène Guichard meurt le 22 août 1896 à Joinville. Il était âgé de 43 ans et père de deux enfants. Lors de ses obsèques, le 24, des discours sont prononcés par le lieutenant de la compagnie des sapeurs-pompiers de Créteil le maire de Joinville, Eugène-Voisin, le député radical Jules Ferdinand Baulard. Ce dernier « salue la famille, l’une des plus anciennes de Joinville. »

Son fils, Jules Charles sera également sapeur-pompier et, avec le grade de sous-lieutenant, commandant de la compagnie de Joinville.

Voir aussi Étienne Guichard, entrepreneur républicain et mutualiste

Ancienne caserne des sapeurs-pompiers de Joinville-le-Pont

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Polmorésie, blog d’histoire
  • : Histoire politique, économique, culturelle et sociale au travers des acteurs qui ont se sont engagés dans la vie publique.
  • Contact

Recherche

Liens