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28 juillet 2025 1 28 /07 /juillet /2025 00:01

André François Martin naît le 4 juin 1900 à Chatillon-sous-Bagneux (Seine, act. Hauts-de-Seine). Il est le fils de Marie Louise Puisay et de son époux Jean Martin. Ils sont domiciliés à Gentilly (Seine, act. Val-de-Marne), rue de Montrouge.

Sa mère (1866-1945), couturière et domestique est native de la Vienne. Son père (1870-1910), employé de commerce, est originaire de Bordeaux.

En 1901, André François séjourne dans le village maternel de sa mère à Gençay (Vienne), chez ses grands-parents avec ses sa sœur et son frère. Puis la famille Martin s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Ils résident en 1910 dans le quartier de Palissy, rue du 42e de Ligne. Jean Martin y meurt en juin 1910, quand André a 12 ans. Ils déménagent ensuite dans le quartier voisin de Polangis, avenue de l’Île (act. avenue d’Estienne-d’Orves).

En novembre 1918, André Martin, qui exerce le métier de tourneur mécanicien, est incarcéré à la prison de Fresnes pour une raison qui n’est pas connue. Début janvier 1919, il signe un engagement dans l’armée pour quatre ans et est affecté au 7e régiment de dragons. Il est envoyé en Allemagne, dans les troupes d’occupation françaises. Le 25 février, il manque à l’appel et, le 25, il est déclaré déserteur ; mais comme il est revenu le 26, l’armée note dans son dossier militaire que c’est « à tort » que cette déclaration a été faite mais il est placé en locaux disciplinaires. Toujours en Allemagne, il manque une nouvel fois à l’appel le 14 juin 1919, s’étant évadé, et est de nouveau déclaré comme étant en désertion. Il est arrêté le 1er août. Le 7 août 1920, les faits pour lesquels il avait été condamné sont amnistiés. Il poursuit son service militaire au sein du 9e régiment de dragons. En février 1921, il est sur l’île d’Oléron (Charente-Inférieure, act. Charente-Maritime), dans le 57e régiment d'infanterie pui de nouveau dans une unité de dragons, le 4e, en septembre 1921. Il obtient un congé libérable en novembre 1922.

De nouveau domicilié chez sa mère à Joinville-le-Pont, il épouse en novembre 1928 dans cette ville Blanche Marie Joséphine Aribaud, fille d’épiciers de Luc-sur-Orbieu (Aude).

À l’instar de sa sœur, de son frère et sans doute de sa mère, André Martin s’engage dans l’action politique au sein du parti communiste (PCF). Il est candidat élections municipales de 1929 et 1935 ainsi qu’au scrutin municipal complémentaire de 1934.

En mai 1929, les frères René et André Martin figurent tous deux sur la liste du Bloc Ouvrier-Paysan, appellation des candidatures communistes de l’époque. Au premier tour, il obtient 340 voix pour 1715 votants (19,8%) sur 2491 électeurs inscrits. La liste communiste se maintient au second tour, mais n’a pas d’élu la coalition réunissant les radicaux-socialistes, les socialistes SFIO et des indépendants remporte la majorité, remplaçant une municipalité de droite.

En octobre 1934, des élections partielles pour pourvoir dix postes rendus vacants par suite de décès ou démissions ; quatre groupes sont en lice, deux regroupant des libéraux et conservateurs avec des radicaux-socialistes, les socialistes SFIO et le PCF. André Martin figure en sixième position. Il recueille au premier tour 408 suffrages pour 2297 exprimés (17,8%) et 2360 votants sur 3225 inscrits. Devancés de quelques voix, les socialistes se retirent de même qu’une des autres listes. Au deuxième tour, Martin est gratifié de 745 votes pour 1903 exprimés (39,1%) et 1964 votants. Aucun des candidats communistes n’est élu.

Lors des élections municipales de mai 1935, pour le renouvellement normal du conseil municipal, on retrouve quatre listes, les radicaux-socialistes et les libéraux-conservateurs ayant chacun leur propre rassemblement, la SFIO et le PCF concourant de nouveau séparément. André Martin, qui indique être métallurgiste, figure en onzième position derrière Robert Deloche. Son score du premier tour est de 671 voix sur 2856 suffrages, soit 23,5%. Les socialistes et les communistes se rassemblent pour le second tour et Martin est alors crédité de 1103 bulletins à son nom pour 2899 exprimés (38%). Il n’est pas élu, mais, pour la première fois, deux communistes entrent au conseil.

Employé par la société Gnome et Rhône, qui fabrique des moteurs d’avions, fait l’objet d’une affectation spéciale dans le cadre de la réserve de l’armée. Il conserve cette affectation au début de la deuxième guerre mondiale en septembre 1939 puis est réaffecté, le mois suivant, au dépôt d’artillerie 341 de Fontainebleau. Avec la défaite, il quitte l’armée le 2 août 1940.

Le 19 août 1944, premier jour de l’insurrection parisienne contre les forces allemandes, André Martin est tué boulevard Sébastopol à Paris, alors que se déroulent des combats entre les Forces françaises de l’intérieur (FFI) et les soldats du Reich. Il vivait à proximité, rue de Montmorency et était toujours employé par Gnome et Rhône en tant que tourneur-outilleur.

Selon l’historien de la Libération de Paris, Gilles Primout, André Martin était peut-être un des membres du groupe FFI, mais il n’a pas été formellement identifié. Les archives du Service historique de la Défense mentionnent son décès en tant que « victime civile ». Son acte de décès ne porte pas la mention « Mort pour la France ». Il était âgé de 44 ans et n’avait semble-t-il pas eu d’enfant. Il est inhumé au cimetière parisien de Pantin (Seine, act. Seine-Saint-Denis).

André Martin (Arch. fam.)

 

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24 juillet 2025 4 24 /07 /juillet /2025 00:01

René Jean Martin naît le 2 décembre 1897 à Paris (6e arr.). Il est le fils de Marie Louise Puisay et de son époux Jean Martin. Ils sont domiciliés à Gentilly (Seine, act. Val-de-Marne), rue de Montrouge.

Sa mère (1866-1945), couturière et domestique est native de la Vienne. Son père (1870-1910), employé de commerce, est originaire de Bordeaux.

Ils vont vivre à Châtillon (Seine, act. Hauts-de-Seine) en 1900. En 1901, René Jean séjourne dans le village maternel de sa mère à Gençay (Vienne), chez ses grands-parents avec ses sa sœur et son frère. Puis la famille Martin s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Ils résident en 1910 dans le quartier de Palissy, rue du 42e de Ligne. Jean Martin y meurt en juin 1910, quand René a 12 ans. Ils déménagent ensuite dans le quartier voisin de Polangis, avenue de l’Île (act. avenue d’Estienne-d’Orves).

Alors menuisier pendant la première guerre mondiale, René Martin s’engage en juillet 1916, à l’âge de 18 ans, devançant de deux ans l’appel de sa classe. Il signe un contrat de trois ans et est affecté dans la marine. Il sert sur le croiseur-cuirassé Ernest-Renan. Dans la nuit du 5 au 6 décembre 1916, le Renan faisant route sur Salonique, aborde à vingt nœuds le vapeur italien Helvetia et le coupe en deux. Le naufrage fait, selon Il Naufragio dell'Helvetia, 15 morts, 115 personnes sont secourues. La plupart des passagers étaient des soldats italiens rentrant en permission. En juillet 1917, il devient matelot timonier, toujours sur le Ernest-Renan. Il est affecté en janvier 1918 à un bâtiment de servitude de Corfou (Grèce) puis en novembre la même année au Tourville, navire-école servant à l’apprentissage du canonnage. Le Ernest-Renan fait partie des bateaux menaçant de leurs canons en janvier 1919 le port de Sébastopol, qui font face à une révolte des marins, dont notamment André Marty, future icône du parti communiste ; René Martin n’y a probablement pas participé, contrairement à une légende propagée dans sa famille.

Après-guerre, René Martin sera libéré des obligations militaires en novembre 1932 et réformé, classé invalide à 100%, du fait d’une tuberculose pulmonaire. Il travaille en 1921 comme employé de chemin de fer. Il vit avec sa mère, sa sœur et le fils de cette dernière, encore dans le quartier de Polangis à Joinville-le-Pont, avenue Jamin.

Signalé dans son livret militaire comme résidant à Meaux (Seine-et-Marne) en 1925, route de Varreddes, il est cependant présent à Joinville, où il est, en compagnie de son frère André, candidat sur la liste du parti communiste lors de élections municipales de mai 1929. Au premier tour, il obtient 345 voix pour 1715 votants (20,1%) sur 2491 électeurs inscrits. La liste communiste du Bloc Ouvrier-paysan se maintient au second tour, mais n’a pas d’élu tandis que la coalition réunissant les radicaux-socialistes, les socialistes SFIO et des indépendants remporte la majorité, remplaçant une municipalité de droite.

Indiquant vivre dans la commune voisine de Champigny-sur-Marne en 1930, René Martin est de retour à Joinville en 1932, où il se met en couple avec Suzanne Henriette Robichon (1898-1968), alors mariée mais séparée ; ils résident rue des Lilas (act. rue Pierre-Allaire).

En 1933, René et Suzanne sont installés à Meaux, de nouveau route de Varreddes. Il est redevenu menuisier biseauteur de glaces. Lors d’une querelle avec des voisins, en juillet 1933, « pour un motif sans grande importance » selon le Journal de Seine-et-Marne, René et Suzanne sont, de même que leurs deux adversaires, condamnés pour voies de fait réciproques, à 25 francs d’amende.

René Jean Martin meurt le 29 juin 1938 à Meaux. Il était toujours menuisier et âgé de 40 ans.

René Martin sur le croiseur cuirassé Ernest-Renan, 1916 (Arch. fam.)

 

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16 juillet 2025 3 16 /07 /juillet /2025 00:01

Marie Louise Puisay naît le 23 juillet 1866 à Gençay (Vienne). Elle est la fille de Rose Diot et de son époux Célestin Puisay, maçon. Le couple a huit enfants et elle est la plus jeune. Ils vivent rue de l’Échelle.

Lors du recensement de 1881, elle a alors 14 ans, Marie Louise est notée comme exerçant la profession de couturière. En 1891, elle est à Bordeaux (Gironde) en tant que domestique. Elle donne naissance en avril à une fille d’un père non dénommé, qui, lors de son décès, en janvier 1892, est indiquée comme venant des Enfants assistés et est inhumée au cimetière de la Chartreuse de Bordeaux.

Après avoir donné naissance à une nouvelle fille en mars 1895, encore à Bordeaux, elle épouse en février 1896 à Bordeaux, le père qui a reconnu l’enfant, Jean Martin, employé de commerce bordelais.

Ils vont vivre en région parisienne, d’abord à Gentilly (Seine, act. Val-de-Marne) en 1897 puis à Châtillon (Seine, act. Hauts-de-Seine) en 1900. En 1901, elle séjourne de nouveau dans son village maternel chez ses parents avec ses trois enfants. Puis les époux Martin s’installent à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Ils résident en 1910 dans le quartier de Palissy, rue du 42e de Ligne. Jean Martin y meurt en juin 1910.

En compagnie de ses trois enfants, Marie Louise Martin déménage dans le quartier proche de Polangis, avenue de l’Île (act. avenue Jean-d’Estienne-d’Orves). Elle indique en 1911 exercer de nouveau le métier de couturière, tandis que sa fille aînée, Thérèse, est employée à l’usine cinématographique Pathé, implantée également à Polangis.

Pendant la première guerre mondiale, l’aîné de ses fils, René (1897-1938) s’engage dans la marine en juillet 1916, devançant son service militaire obligatoire. Il sert dans la marine, sur le croiseur-cuirassé Ernest Renan qui, après la fin du conflit, navigue en mer Noire.

Après-guerre, les trois enfants de Marie Louise Martin, qui vivent toujours avec elle ou à proximité, vont avoir un engagement militant à gauche, au parti communiste. Lors des élections municipales générales de mai 1929, les deux frères René et André figurent sur la liste communiste qui se présente à Joinville-le-Pont, tandis que son gendre et sa fille participent à des appels relayés dans le quotidien L’Humanité.

Le contexte rend probable qu’on puisse assimiler Marie Louise Martin à la « camarade Martin », désignée sans plus de précision dans la presse communiste, qui est candidate lors des élections municipales complémentaires de septembre et octobre 1928 à Joinville, rendues sont nécessaires pour remplacer le maire, Henri Vel-Durand, décédé, et deux autres sièges vacants.

Les femmes n’ont alors pas le droit de vote, bien qu’un mouvement en faveur de leur droits de citoyennes ait existé avec, par exemple, Astié de Valsayre, résidente à Joinville-le-Pont. Mais, faute de pouvoir siéger, avaient-elles le droit d’être candidates à une élection ? Le débat juridique a lieu et plusieurs formations présentent des femmes lors de scrutins locaux, certaines étant même déclarées élues, comme Joséphine Pencalet à Douarnenez en 1925.

Le parti communiste (Pcf) présente donc à l’automne 1928 une liste de Bloc ouvrier-paysan dirigée par Roger Benenson (1900-1945), mécanicien, futur député de Seine-et-Marne (1937-1940), comprenant Jules Guervin (1889-1956) ébéniste et donc la « camarade Martin ». Elle s’oppose à une liste de la gauche républicaine, associant des radicaux et des socialistes SFIO et à une autre de l’Union républicaine, qui a le soutien de la majorité municipale.

Pour le Pcf, il s’agit d’affirmer « l’opposition de classe » à « toutes les ligues féministes de pacotille. »

Aucune loi n’interdit de présenter une candidate, mais la préfecture envoie à la municipalité de Joinville une note pour que soient annulées toutes les voix qui se portent sur le nom de Mme Martin. La municipalité de droite obéit à la demande des autorités. Le nombre de suffrages qui se sont prononcés en faveur de la candidate communiste n’est donc connu que de manière approximative et L’Humanité l’estime à 286, soit 16% des votants.

Les communistes protesteront. Ils qualifient le refus de compter les votes « d’acte arbitraire » et « d’abus de pouvoir » et titrent que « Préfecture et municipalité truquent le scrutin de Joinville ». Pour eux, il n’appartient pas à un maire de se substituer aux tribunaux administratifs pour apprécier la validité des suffrages émis. Au second tour, les communistes présentent les mêmes candidats, tandis que la liste de centre-gauche emporte les trois sièges.

Après la mort de son fils aîné, René, en 1938, Marie Louise reste à Joinville avec sa fille Marie Thérèse et son fils cadet André. Les deux sont résistants à l’occupation allemande pendant la deuxième guerre mondiale. André est tué en août 1944 lors des combats pour la Libération de Paris, boulevard de Sébastopol.

Marie Louise Martin meurt le 4 mars 1945 à Joinville. Elle était âgée de 78 ans.

L’Humanité (1er et 8 octobre 1928) relate la candidature de « la camarade Martin » à Joinville-le-Pont

 

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11 mars 2025 2 11 /03 /mars /2025 00:01

Henry Jean Baptiste Joseph Fréville naît le 14 septembre 1843 à Marœuil (Pas-de-Calais). Il est le fils Augustine Béthencourt et d’Henry Fréville, domestique, qui reconnaît en être le père. Ses parents se marient dans la même commune une semaine plus tard.

La famille vit ensuite dans l’Oise à Montataire puis dans la commune voisine de Creil. C’est dans cette dernière ville que Henri Jean Baptiste Fréville épouse en juin 1864 Horeline Élisa Hubert, originaire du lieu et couturière. La famille est installée en 1866 à Persan (Seine-et-Oise, act. Val-d'Oise) où Henri Fréville est ouvrier d’usine.

Ils rejoignent ensuite Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) ; leur deuxième fils y naît en août 1870 et Henri Fréville est désormais puddleur en fonte. Comme la quasi-totalité des habitants de la commune, la famille Fréville se réfugie dans Paris le 15 septembre 1870, tandis que les troupes allemandes font le siège de la capitale.

Ouvrier puddleur (Wikipédia)

Ayant rejoint le 232e bataillon de la Garde nationale, Henri Fréville poursuit son activité au sein de l’unité après le 18 mars 1871, qui marque l’insurrection de la population parisienne en réaction à la tentative des troupes du gouvernement, installé à Versailles, pour désarmer la ville après la reddition du 6 février. Un Comité central de la Garde nationale a été constitué et, le 28 mars, la Commune de Paris est proclamée et agit comme un gouvernement révolutionnaire.

Dans les derniers jours des combats, pour répondre à la fusillade de plus de quatre cents insurgés, les autorités de la Commune de Paris font exécuter une cinquantaine d’otages. Deux versions du comportement d’Henri Fréville existent. Selon la notice biographique publiée dans le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier de Jean Maitron, il refuse, le 26 mai, de faire partie du peloton d’exécution, ce qui provoque son incarcération dans la prison de la Roquette. Il y est arrêté le 28 mai par des soldats de l’armée de Versailles. Selon de compte-rendu de presse de son procès, qui se tien devant le septième conseil de guerre à Saint-Germain-en-Laye, en janvier 1872, il aurait été incarcéré plus tôt du fait de sa « tiédeur » et aurait quitté la prison le matin même de l’exécution, soit le 26 mai.

Il est condamné le 5 janvier pour avoir été « coupable d’avoir porté des armes apparentes et un uniforme dans le mouvement insurrectionnel de Paris » et se voit appliquer une peine de déportation simple, prenant en compte qu’il n’aurait pas participé aux massacres.

Quittant la France sur le bâtiment de transport à vapeur le Var, le 1er octobre 1872, il arrive à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) le 9 février 1873 puis est débarqué, le 17 du même mois, sur l’île des Pins, où est installé le bagne.

Le 15 janvier 1879, Henri Fréville obtient une remise de peine. Il peut quitter le territoire sur le navire Navarin le 3 juin 1879, après avoir passé plus de six ans dans le territoire colonial du Pacifique.

De retour en métropole, Henri Fréville rejoint son épouse qui était retournée chez sa mère dans sa ville natale de Creil avec deux de leurs trois enfants, tandis que le troisième est élevé par la mère d’Henri, à Persan. Il devient chauffeur de machines à vapeur.

Dans la seconde moitié des années 1880, la famille s’installe à Saint-Denis (Seine, act. Seine-Saint-Denis). Ils ont deux nouveaux enfants.

Henri Fréville meurt le 17 juin 1896 à Saint-Denis, exerçant toujours son activité de chauffeur. Il était âgé de 52 ans. Ses quatre garçons comme sa fille étaient tous morts au moment de son décès.

Bagne de l’île des Pins, en Nouvelle-Calédonie (Wikipédia)

 

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9 mars 2025 7 09 /03 /mars /2025 00:01

Marcel Émile Pallet naît le 9 septembre 1897 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Catherine Julie Stan et de son époux Charles Victor Pallet. Ses parents sont journaliers et vivent rue des Cliquettes (act. rue Émile-Moutier) puis rue du Canal (act. rue Henri Barbusse).

En 1911, à 14 ans, Marcel Pallet est employé comme aide-ouvrier dans une usine.

Pendant la première guerre mondiale, il est mobilisé de manière anticipée par rapport à l’âge normal du service militaire et rejoint, en janvier 1916, le 11e régiment du génie (RG) ; il est affecté au 9e RG en juin 1917. Sa façon de servir lui vaut une citation à l’ordre du régiment en août 1918 : « sapeur dévoué et courageux, s’est toujours dévoué dans son devoir avec un grand esprit d’abnégation, modèle de travailleur sérieux et brave. »

Après le conflit, Marcel Pallet est dispensé des obligations militaires en octobre 1938, réformé n° 2 pour tuberculose pulmonaire. Il travaille à la marie de Joinville en tant que cantonnier.

En décembre 1926 Joinville, Marcel Pallet épouse Marthe Gabrielle Laillet. Elle était mère d’un enfant, issu d’une première union, qu’il élèvera.

Comme son père et son frère aîné, Léon, Marcel Pallet rejoint compagnie de sapeurs-pompiers de Joinville. Il sert en 1924 en tant que sergent et y est toujours en 1932.

Marcel Pallet meurt le 11 janvier 1940 à Joinville. Il était âgé de 42 ans et ne semble pas avoir eu d’enfant.

Décoré de la Croix de guerre, avec étoile de bronze, il avait également reçu trois récompenses au titre du courage et du dévouement dont il a fait peur en tant que pompier. En juillet 1924, il reçoit une médaille de bronze ; en novembre 1925, une mention honorable ; et en avril 1932, une Lettre de félicitations.

Caserne des sapeurs-pompiers de Joinville-le-Pont

 

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7 mars 2025 5 07 /03 /mars /2025 00:01

Charles Léon Pallet naît le 29 août 1886 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Catherine Julie Stan et de son époux, Charles Victor Pallet. Sa mère est journalière et son père est forgeron dans une serrurerie. Il est également engagé dans la compagnie de sapeurs-pompiers de Joinville, où il aura le grade de sergent. La famille réside rue du Canal (act. rue Henri Barbusse).

Âgé de 15 ans, Léon Pallet est manœuvre au sein de l’usine de tréfilerie du Bi-Métal, proche de leur domicile. Cinq ans plus tard, il est chauffeur dans la même entreprise, où il aura ultérieurement la fonction de conducteur d’appareils à vapeur.

Créée en 1892, la Compagnie française du Bi-Métal a compté plus de deux cents ouvriers dans son usine principale de Joinville. Cette dernière a été le théâtre de plusieurs évènements : une grève de deux mois entre octobre et décembre 1894 des ouvriers tréfileurs, qui protestaient contre une baisse de leur salaire ; une explosion de chaudière, en février 1895, qui fait quatre morts ; un incendie en octobre 1899 ; des pillages en janvier 1905. Puis au premier trimestre 1910, l’usine combinera à la fois une submersion (les graves inondations de la Marne) et une grève insurrectionnelle. Elle se reconvertira pendant la première guerre mondiale dans les fournitures pour les industries d’armement.

En octobre 1907, Léon Pallet fait son service militaire au sein du 15e régiment d’artillerie puis retrouve la vie civile en septembre 1909. Il épouse en septembre 1910 à Joinville, Laurence Henriette Roger, couturière, qui vit dans le même immeuble, fille d’un tréfileur à l’usine du Bi-Métal.

Appelé à faire une période de réserve en juillet 1914, Léon Pallet se retrouve maintenu dans l’armée lors de la mobilisation générale en août 1914, au moment du déclenchement de la première guerre mondiale. Il est détaché en août 1915 pour retrouver l’usine du Bi-Métal et y reste jusque février 1918. Il rejoint alors le 26e régiment d’artillerie et est démobilisé en août 1919.

Après-guerre, Léon Pallet quitte la métallurgie pour travailler au sein de l’usine des eaux de la Ville de Paris, installée aussi à Joinville, dans le même quartier du Canal. Il déménage pour vivre de l’autre côté de la Marne, dans le quartier de Polangis, avenue de l’Île (act. avenue Jean-d’Estienne-d’Orves.

Comme son père, et comme son frère cadet, Léon Pallet est engagé au sein de la compagnie de sapeurs-pompiers de Joinville. Il y est sous-officier, comme sergent-fourrier en 1924 et adjudant en 1938.

Charles Léon Pallet meurt le 30 décembre 1964 à Créteil (Seine, act. Val-de-Marne), où il était hospitalisé. Il était retraité et résidait toujours à Joinville, dans son domicile de Polangis. Âgé de 78 ans, il avait eu un fils.

Il était titulaire de plusieurs décorations, dont une médaille d’honneur communale reçue en août 1936 de la Ville de Paris. Au titre de ses fonctions comme sapeur-pompier, il avait reçu une médaille de bronze en juillet 1924 et une mention honorable en novembre 1925 au titre du courage et du dévouement dont il avait fait preuve. Il avait obtenu une médaille d’honneur en novembre 1936.

Pyramide des sapeurs-pompiers de Joinville-le-Pont, 1913

 

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5 mars 2025 3 05 /03 /mars /2025 00:01

Charles Victor Pallet naît le 8 février 1859 à Saint-Maurice (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Geneviève Françoise Victorine Carré et de son époux Théodore Léon Pallet, manouvrier. Ils vivent rue du Canal. En avril 1868, un décret modifie les limites de la commune, et le quartier du Canal se retrouve rattaché à la commune de Joinville-le-Pont ; la voie sera rebaptisée plus tard rue Henri Barbusse.

En 1884, Charles Victor Pallet intègre la compagnie de sapeurs-pompiers de Joinville, dirigée par Henry Buguet (1834-1906), agent d’assurances et conseiller municipal de Joinville ; il sera promu au grade de caporal. Il travaille comme forgeron aux établissements Gosset (serrurerie). En 1885, il épouse Catherine Julie Stan, de Saint-Maurice.

En avril 1899, un incendie « d'une extrême violence », selon le quotidien Le Petit Parisien, se déclare dans l’usine de tréfilerie du Bi-Métal, en bordure du canal à Joinville. Les autorités mettent en exergue « la conduite courageuse du caporal des pompiers Pallet et du canonnier Vellay » qui se sont particulièrement dévoués avec l’aide du 30e régiment d'artillerie. Le fau fait des pertes matérielles très importantes, mais pas de dégâts humains.

Lors des inondations record de janvier 1910, qui recouvrent un grande partie des rives de la Marne et des communes alentour, Charles Victor Pallet est mobilisé et sera récompensé.

Après la première guerre mondiale, Charles Victor Pallet continue de servir chez les pompiers de Joinville et est nommé sergent.

Charles Victor Pallet meurt le 5 mars 1935 à Joinville. Il était âgé de 76 ans et père de trois enfants. Pour son activité chez les pompiers, il avait obtenu sept médailles, dont celle des inondation en janvier 1911 et une médaille d’argent de première classe en 1923. Il s’était vu remettre en novembre 1926, une plaquette du souvenir et de la reconnaissance pour avoir servi pendant 42 années de services.

Les deux fils, Marcel et Charles Léon, ont également servi dans les sapeurs-pompiers de Joinville.

Caserne des sapeurs-pompiers de Joinville-le-Pont

 

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19 février 2025 3 19 /02 /février /2025 00:01

Léon Louis Gautran naît le 15 juin 1889 à Vierzon (Cher). Il est le fils de Victorine Nerrand, couturière et de son mari Adrien Gautran, peintre en bâtiment. Sa mère, ancienne bergère de chèvres est journalière puis marchande de quatre saisons. Léon est l’aîné des huit enfants du couple.

Peu après sa naissance, les parents quittent le département pour s’installer en région parisienne. Ils habitent à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) début 1891 et y resteront ensuite, à part un bref passage dans la commune voisine de Saint-Maurice en 1898. Ils résident dans le centre-ville, rue de Paris, rue de Créteil et rue des Marronniers (act. rue Eugène-Voisin).

Lors des graves inondations de la Marne au premier trimestre 1910, Léon Gautran est très actif, probablement au sein de la compagnie de sapeurs-pompiers de Joinville. Il reçoit notamment une lettre de félicitations du ministre de l’intérieur pour son dévouement. Son père décède en avril la même année, et le relevé notarial des tables de succession mentionne qu’il est « indigent ». Sa mère se retrouve avec la charge des huit enfants, entre 7 et 18 ans.

C’est au sein du régiment des sapeurs-pompiers de Paris que Léon Gautran effectue son service militaire à partir d’octobre 1910. En tant que fils aîné d’une veuve, il est considéré comme soutien de famille et peut ainsi choisir son affectation. Il est démobilisé en septembre 1912.

Comme le faisait son père, Léon Gautran travaille comme peintre en bâtiment à Joinville, au sein de l’entreprise d’Émile Guichard, qui est également le lieutenant commandant la compagnie de sapeurs-pompiers de la ville et dont la femme est cousine de sa mère, toutes les deux originaires de Reuilly (Indre).

Résidant alors avec sa mère impasse du Viaduc, toujours à Joinville, Léon Gautran épouse Marie Lansiaux, blanchisseuse, dans la commune proche de Créteil en mai 1914. Ils prennent domicile rue de Paris.

Mobilisé dès le début de la première guerre mondiale, en août 1914, Léon Gautran est affecté au 76e régiment d'infanterie (RI) puis au 80e RI. Il est blessé au cours des derniers combats de la première bataille de Champagne, le mars 1915, au Mesnil (act. Minaucourt-le-Mesnil-lès-Hurlus, Marne), quelques jours après la blessure, au même endroit de Charles de Gaulle, nouvellement nommé capitaine au 51e RI. Léon Gautran est notamment atteint à la jambe gauche par un éclat d’obus et à la jambe droite par balle de mitrailleuse. Il est nommé caporal le 19 mars puis affecté, en août, régiment de sapeurs-pompiers et en septembre au 1er régiment de génie (RG).

En mai 1916, Léon Gautran est gazé. Il reprend cependant ses activités, avec le grade de sergent en juillet puis une citation à l’ordre de l’armée en octobre. Transféré au 21e RG en avril 1918, il finit le conflit en mars 1919 au 6e RG.

Après le décès, en octobre 1918, de sa première épouse, Léon Gautran reconnaît en mars 1919 un enfant, né en mai 1916 d’une veuve, originaire du Cantal, Sophie Chauvet. Ils se marient à Joinville en août 1919. Celle-ci meurt dix-huit mois plus tard, en avril 1921 à Joinville.

Le troisième mariage de Léon Gautran est prononcé en septembre 1921 à Paris (20e arr.) avec Mélanie Salgues, elle aussi native du Cantal. Ils vivent encore rue de Paris, à Joinville.

Toujours engagé parmi les sapeurs-pompiers de Joinville, Léon Gautran est en 1923-1924 sous-lieutenant de la subdivision, commandée par le lieutenant Achille Coubleaux.

Léon Louis Gautran meurt le 8 avril 1928 à Joinville-le-Pont. Il était âgé de 38 ans et père de trois enfants, nés chacun d’une de ses trois épouses successives.

Il était titulaire de quatre récompenses pour courage et dévouement du fait de son activité de pompier. En juillet 1910 et janvier 1911, il avait obtenu une lettre de félicitations et une mention honorable pour son attitude au cours des inondations de la Marne en janvier 1910 ; en juillet 1923, il était attributaire d’une médaille de bronze puis, en juillet 1924, d’une médaille d’argent.

Caserne des pompiers de Joinville-le-Pont

 

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17 février 2025 1 17 /02 /février /2025 00:01

En mars 1851, Jean Dallé est jugé par la cour d’assises de la Seine, qui siège à Paris, pour avoir proféré des « cris séditieux ». Sur les neuf journaux qui rendent compte en détail de l’affaire, six la placent à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) tandis que trois (venant du même rédacteur) mentionnent Saint-Germain-d'Aunay. Cette dernière commune se situe dans l’Orne, ce qui rendrait illogique que l’affaire soit jugée à Paris ; par ailleurs, elle est de petite taille et rurale, et la description des faits paraît peu en rapport avec le village. Enfin, sur les deux témoins mentionnés, au moins un porte un patronyme connu à Joinville à cette époque. Parmi les journaux mentionnant Joinville, trois ont une réputation de sérieux assez grande : L'Intransigeant, Le Droit et Le Constitutionnel. Il est également établi que, sous la deuxième République, il a existé à Joinville plusieurs personnes d’opinions révolutionnaires.

La presse donne systématiquement le nom de Dallé (parfois écrit Dalle, et une fois Dallée) et plusieurs donnent le prénom de Jean, un titre indiquant qu’il se prénommerait Jean Théodore. Tous lui donnent l’âge de vingt-huit ans (ce qui fait qu’il serait né vers 1823) et indiquent qu’il était journalier.

Il n’a pas été possible d’identifier un dénommé « Jean Théodore Dalle » dans les sources d’état-civil ou généalogiques ni de trouver un Dallé domicilié à Joinville au milieu du 19e siècle.

La description des faits dans les journaux est la suivante. L’affaire est inscrite au rôle de Cour d'assises du département de la Seine, présidé par le conseiller Barbou. M. Mongis est avocat général et Me Paul Mangin de Bionval défend l’accusé. Les deux chefs d’accusation sont d’avoir « 1° Par des discours tenus publiquement, cherché à troubler la paix publique, en excitant la haine ou le mépris des citoyens les uns contre les autres ; 2° Proféré des cris séditieux. »

Les cris en question ont eu lieu, selon l’acte d’accusation, à trois reprises. Fin décembre 1850, Dallé s’adresse à des soldats passant sur la grand-route : « Vous êtes des bons enfants ; mais vos officiers sont des aristos. Pour ceux-ci, nous aurons, en 1852, des fusils, et nous prendrons notre revanche. »

Le deuxième acte se passe le 3 janvier 1851. Dallé s’écrie : « Vive la guillotine ! à bas les aristos ! les aristos à la lanterne ! les gens riches à la guillotine ! Les aristos pendus ! ». Sur les remontrances de M. Dufaure, il rétorque que « ce serait devant sa maison qu'on dresserait la guillotine, pour qu'il y passe le premier. »

Enfin, le 14 janvier de la même année, il assure « Que la guillotine allait être montée et permanente » et, renouvelant une adresse à M. Lemaire, qu’il aurait déjà faite en 1850, déclame « Qu'on lui couperait le cou comme aristo. »

Interrogé par le président, Dallé a déclaré qu'il ne se souvenait de rien, parce qu'il était alors entièrement ivre. Il a ajouté qu'il avait un profond regret de ce qu'il pouvait avoir dit, et qu'il était incapable de faire du mal à qui que ce fût.

Les témoins ont donné les meilleurs renseignements sur la conduite habituelle de Jean Dallé ; c'est, ont-ils dit, un bon travailleur, un homme d'un caractère fort doux : il n'a qu'un défaut, c'est celui de s'enivrer souvent.

M. Mongis, avocat général, a soutenu l’accusation, mais sans vouloir donner à cette affaire plus d’importance qu'elle n’en comportait selon lui, et a admis par avance qu’on puisse trouver des circonstances atténuantes. C’est ce que fit le jury, après une courte délibération ; puis la Cour l’a condamné à dix jours de prison « seulement », selon l’opinion des journaux.

Dallé s’était présenté au tribunal revêtu d’une blouse bleue, les cheveux d’un blond pâle et tombant en mèches plates, parfaitement à jeun.

Un ouvrier aux cheveux blonds jugé en 1851 (image ChatGPT)

 

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15 février 2025 6 15 /02 /février /2025 00:01

Jean Escot naît le 13 février 1870 à Paris (18e arr.). Il est le fils et Marie Escot et d’un père non désigné. Sa mère, domestique, native du Puy-de-Dôme, vit rue Polonceau. Elle épouse en décembre 1871 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), Pierre Azéma, journalier, originaire de Haute-Garonne, qui le reconnaît pour son fils et lui donne son nom. Toute la famille va désormais vivre à Joinville, dans le centre-ville, principalement rue de Paris mais à certains périodes également dans des rues proches, rue des Réservoirs (act. rue Hippolyte-Pinson) et rue de la Liberté.

Du fait de la mort de son père en avril 1888, Jean Azéma, qui est le fils aîné (et sans doute unique) de la famille fait un service militaire raccourci en novembre 1891 jusque fin septembre 1892. Il travaille comme serrurier.

En février 1893, à Joinville, Jean Azéma épouse Marie Renée Rolland, blanchisseuse à Paris. Ils s’installent à Joinville. Après la mort de sa femme en mars 1903, il se remarie, à Joinville encore, en février 1904 avec Marie Joséphine Phion, couturière, habitant la commune dont elle est native.

Il s’engage dans la compagnie des sapeurs-pompiers de la commune en 1895. Elle est alors dirigée par Émile Guichard (1849-1911), entrepreneur de peinture et vitrerie. Comme les autres services locaux, les pompiers sont mobilisés pendant les inondations de la rivière Marne, au premier trimestre 1910, qui recouvrent un tiers de la commune environ. Plusieurs récompenses viendront attester du dévouement de Jean Azéma pendant les inondations.

Pendant la première guerre mondiale, Jean Azéma est réformé en août 1914 pour pleurésie tuberculeuse ; il est affecté en mai 1915, au titre des services auxiliaires non combattants, à la garnison d’artillerie de la place de Paris puis libéré des obligations militaires en décembre 1918.

Avant-guerre, Azéma a été ouvrier dans la serrurerie d’Amédée Eugène Gosset (1838-1914), conseiller municipal de Joinville-le-Pont pendant 12 ans et vice-président de la société de secours mutuels des sapeurs-pompiers. Après le conflit, il s’établit à son compte, d’abord comme ouvrier à façon en 1921 puis avec un atelier d’artisan en 1931.

Probablement par attachement à l’origine de sa mère, décédée en mars 1917, Azéma est en 1933 administrateur de l’Amicale auvergnate de Joinville, dont le président d’honneur est Alphonse Falgères, docteur en médecine, et le président en exercice Jean Béal (1883-1952), cafetier et conseiller municipal conservateur de la ville.

Honoré pour avoir, en novembre 1926, 31 ans de services au sein des sapeurs-pompiers, où il a désormais le grade de caporal, Jean Azéma est toujours actif dans la compagnie en 1935.

Jean Azéma meurt le 7 décembre 1943 à Paris (12e arr.), où il était hospitalisé. Il était âgé de 73 ans, deux fois veuf, et père d’un fils. Il avait été décoré à six reprises pour son activité de pompier, la première fois en août 1910, la dernière en novembre 1935, quand il avait reçu une médaille de vermeil pour son courage et dévouement.

Caserne de pompiers de Joinville-le-Pont

 

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