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17 février 2025 1 17 /02 /février /2025 00:01

En mars 1851, Jean Dallé est jugé par la cour d’assises de la Seine, qui siège à Paris, pour avoir proféré des « cris séditieux ». Sur les neuf journaux qui rendent compte en détail de l’affaire, six la placent à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) tandis que trois (venant du même rédacteur) mentionnent Saint-Germain-d'Aunay. Cette dernière commune se situe dans l’Orne, ce qui rendrait illogique que l’affaire soit jugée à Paris ; par ailleurs, elle est de petite taille et rurale, et la description des faits paraît peu en rapport avec le village. Enfin, sur les deux témoins mentionnés, au moins un porte un patronyme connu à Joinville à cette époque. Parmi les journaux mentionnant Joinville, trois ont une réputation de sérieux assez grande : L'Intransigeant, Le Droit et Le Constitutionnel. Il est également établi que, sous la deuxième République, il a existé à Joinville plusieurs personnes d’opinions révolutionnaires.

La presse donne systématiquement le nom de Dallé (parfois écrit Dalle, et une fois Dallée) et plusieurs donnent le prénom de Jean, un titre indiquant qu’il se prénommerait Jean Théodore. Tous lui donnent l’âge de vingt-huit ans (ce qui fait qu’il serait né vers 1823) et indiquent qu’il était journalier.

Il n’a pas été possible d’identifier un dénommé « Jean Théodore Dalle » dans les sources d’état-civil ou généalogiques ni de trouver un Dallé domicilié à Joinville au milieu du 19e siècle.

La description des faits dans les journaux est la suivante. L’affaire est inscrite au rôle de Cour d'assises du département de la Seine, présidé par le conseiller Barbou. M. Mongis est avocat général et Me Paul Mangin de Bionval défend l’accusé. Les deux chefs d’accusation sont d’avoir « 1° Par des discours tenus publiquement, cherché à troubler la paix publique, en excitant la haine ou le mépris des citoyens les uns contre les autres ; 2° Proféré des cris séditieux. »

Les cris en question ont eu lieu, selon l’acte d’accusation, à trois reprises. Fin décembre 1850, Dallé s’adresse à des soldats passant sur la grand-route : « Vous êtes des bons enfants ; mais vos officiers sont des aristos. Pour ceux-ci, nous aurons, en 1852, des fusils, et nous prendrons notre revanche. »

Le deuxième acte se passe le 3 janvier 1851. Dallé s’écrie : « Vive la guillotine ! à bas les aristos ! les aristos à la lanterne ! les gens riches à la guillotine ! Les aristos pendus ! ». Sur les remontrances de M. Dufaure, il rétorque que « ce serait devant sa maison qu'on dresserait la guillotine, pour qu'il y passe le premier. »

Enfin, le 14 janvier de la même année, il assure « Que la guillotine allait être montée et permanente » et, renouvelant une adresse à M. Lemaire, qu’il aurait déjà faite en 1850, déclame « Qu'on lui couperait le cou comme aristo. »

Interrogé par le président, Dallé a déclaré qu'il ne se souvenait de rien, parce qu'il était alors entièrement ivre. Il a ajouté qu'il avait un profond regret de ce qu'il pouvait avoir dit, et qu'il était incapable de faire du mal à qui que ce fût.

Les témoins ont donné les meilleurs renseignements sur la conduite habituelle de Jean Dallé ; c'est, ont-ils dit, un bon travailleur, un homme d'un caractère fort doux : il n'a qu'un défaut, c'est celui de s'enivrer souvent.

M. Mongis, avocat général, a soutenu l’accusation, mais sans vouloir donner à cette affaire plus d’importance qu'elle n’en comportait selon lui, et a admis par avance qu’on puisse trouver des circonstances atténuantes. C’est ce que fit le jury, après une courte délibération ; puis la Cour l’a condamné à dix jours de prison « seulement », selon l’opinion des journaux.

Dallé s’était présenté au tribunal revêtu d’une blouse bleue, les cheveux d’un blond pâle et tombant en mèches plates, parfaitement à jeun.

Un ouvrier aux cheveux blonds jugé en 1851 (image ChatGPT)

 

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15 février 2025 6 15 /02 /février /2025 00:01

Jean Escot naît le 13 février 1870 à Paris (18e arr.). Il est le fils et Marie Escot et d’un père non désigné. Sa mère, domestique, native du Puy-de-Dôme, vit rue Polonceau. Elle épouse en décembre 1871 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), Pierre Azéma, journalier, originaire de Haute-Garonne, qui le reconnaît pour son fils et lui donne son nom. Toute la famille va désormais vivre à Joinville, dans le centre-ville, principalement rue de Paris mais à certains périodes également dans des rues proches, rue des Réservoirs (act. rue Hippolyte-Pinson) et rue de la Liberté.

Du fait de la mort de son père en avril 1888, Jean Azéma, qui est le fils aîné (et sans doute unique) de la famille fait un service militaire raccourci en novembre 1891 jusque fin septembre 1892. Il travaille comme serrurier.

En février 1893, à Joinville, Jean Azéma épouse Marie Renée Rolland, blanchisseuse à Paris. Ils s’installent à Joinville. Après la mort de sa femme en mars 1903, il se remarie, à Joinville encore, en février 1904 avec Marie Joséphine Phion, couturière, habitant la commune dont elle est native.

Il s’engage dans la compagnie des sapeurs-pompiers de la commune en 1895. Elle est alors dirigée par Émile Guichard (1849-1911), entrepreneur de peinture et vitrerie. Comme les autres services locaux, les pompiers sont mobilisés pendant les inondations de la rivière Marne, au premier trimestre 1910, qui recouvrent un tiers de la commune environ. Plusieurs récompenses viendront attester du dévouement de Jean Azéma pendant les inondations.

Pendant la première guerre mondiale, Jean Azéma est réformé en août 1914 pour pleurésie tuberculeuse ; il est affecté en mai 1915, au titre des services auxiliaires non combattants, à la garnison d’artillerie de la place de Paris puis libéré des obligations militaires en décembre 1918.

Avant-guerre, Azéma a été ouvrier dans la serrurerie d’Amédée Eugène Gosset (1838-1914), conseiller municipal de Joinville-le-Pont pendant 12 ans et vice-président de la société de secours mutuels des sapeurs-pompiers. Après le conflit, il s’établit à son compte, d’abord comme ouvrier à façon en 1921 puis avec un atelier d’artisan en 1931.

Probablement par attachement à l’origine de sa mère, décédée en mars 1917, Azéma est en 1933 administrateur de l’Amicale auvergnate de Joinville, dont le président d’honneur est Alphonse Falgères, docteur en médecine, et le président en exercice Jean Béal (1883-1952), cafetier et conseiller municipal conservateur de la ville.

Honoré pour avoir, en novembre 1926, 31 ans de services au sein des sapeurs-pompiers, où il a désormais le grade de caporal, Jean Azéma est toujours actif dans la compagnie en 1935.

Jean Azéma meurt le 7 décembre 1943 à Paris (12e arr.), où il était hospitalisé. Il était âgé de 73 ans, deux fois veuf, et père d’un fils. Il avait été décoré à six reprises pour son activité de pompier, la première fois en août 1910, la dernière en novembre 1935, quand il avait reçu une médaille de vermeil pour son courage et dévouement.

Caserne de pompiers de Joinville-le-Pont

 

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7 janvier 2025 2 07 /01 /janvier /2025 15:42

Jeannine Folie naît le 17 juillet 1932 à Saint-Maurice (Seine, act. Val-de-Marne). Elle est la fille de Germaine Carillon et de son époux Eugène Édouard Joseph Folie. Sa mère est originaire de l’Yonne ; elle sera décorée en 1946 de la médaille de bronze de la Famille française pour avoir élevé cinq enfants. Son père, natif du Pas-de-Calais, fut d’abord ajusteur mécanicien et employé de chemin de fer puis est boucher à sa naissance ; il meurt en mai 1949, lorsqu’elle a 16 ans. Ses parents habitent à Champigny-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne), boulevard du Centre. Ils déménagent dans la commune voisine de Joinville-le-Pont, et résident en 1936 dans le quartier de Polangis, avenue de l’Île (act. av. Jean-d’Estienne-d’Orves).

En juillet 1956 Jeannine Folie, épouse à Joinville André Marcel Langat, tourneur sur métaux, résistant à l’occupation allemande pendant la deuxième guerre mondiale, adjoint au maire puis conseiller municipal communiste de Joinville-le-Pont (1947-1959).

En mars 1965, Langat, qui utilise le prénom de Madeleine et travaille comme corsetière, est à son tour candidate pour les élections municipales de Joinville sur la liste d’Union démocratique conduite par Henri Bideaux, ancien conseiller municipal et commerçant. Madeleine Langat figure en seizième position, avec l’étiquette communiste comme 24 des autres postulants, mais la liste comprend également un socialiste, un radical-socialiste et un républicain.

Au premier tour, la liste arrive en deuxième position, avec une moyenne de 2 316 suffrages soit 29,9% des 7 758 exprimés pour 7 974 votants et 10 441 inscrits. Elle est devancée par le maire sortant, Georges Defert (divers droite), qui obtient 45,4% et précède une liste gaulliste, qui a 26,6% des votes et se retire. Au second tour, la liste communiste recueille 38,1% des bulletins déposés. Elle n’a pas d’élu. Defert est réélu maire.

Pendant le mois de mai 1965, l’hebdomadaire communiste local Le Réveil signale qu’elle est hospitalisée et transmet à Mme Langat les vœux de la section joinvillaise du parti communiste et ceux de l’Union des femmes françaises, dont elle est membre.

Jeannine Langat meurt le 7 mars 2019 à Saint-Mandé (Val-de-Marne). Elle était âgée de 76 ans.

Voir aussi : André Langat, résistant et adjoint au maire de Joinville

Goûter de l’Union des femmes françaises à Joinville en 1945

 

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2 décembre 2024 1 02 /12 /décembre /2024 20:01

Louis Léon Henri Musset naît le 5 janvier 1915 à Paris (12e arr.). Il est le fils d’Eugénie Octavie Musset et d’un père non dénommé. Sa mère le reconnaît le 19 janvier et Léon Auguste Dupont déclare être son père le 30 août 1916. Ses parents se marient en septembre 1916 dans le 20e arrondissement.

Léon Auguste Dupont (le père) était né à Paris (11e arr.) en janvier 1883. Travaillant comme camelot, il est réformé temporairement du service militaire en 1903 pour « imminence de tuberculose » ; il est ensuite dispensé en tant que fils aîné d’une veuve. Son livret militaire mentionne quatre condamnations, une pour complicité de vol et trois pour outrage, violence et rébellion face à la police. Mobilisé pendant la première guerre mondiale, il est affecté au 2e bataillon d'infanterie légère d'Afrique, qui sert au Maroc. En octobre 1917, il est promu au grade de caporal. Il meurt en janvier 1918 à Guelmous (Maroc, probablement Aguelmous, Moyen-Atlas) d’une « pneumonie massive » et est déclaré Mort pour la France.

Eugénie Musset (la mère) native de Libourne (Gironde) en novembre 1875 avait perdu sa mère à 10 ans. Elle accouche de son 1er enfant en mars 1891 à Bordeaux puis épouse, à 15 ans, Pierre Michelet, boulanger, son aîné de 14 ans. Elle a un deuxième fils en janvier 1895 ; son mari décède en juin 1912 à Bordeaux mais elle était déjà séparée de lui depuis au moins 1909. Eugénie Musset, qui est marchande, donne naissance à trois nouveaux bébés, Roger en octobre 1909, Anna en mai 1911 et Louis en janvier 1915. Tous les trois sont reconnus par Léon Auguste Dupont lors de leur mariage en septembre 1916, avant son départ pour l’Afrique du Nord où il décède. En décembre 1918, elle se remarie avec un fileur originaire de Tourcoing (Nord) ; ils continuent de vivre impasse des Amandiers, dans le quartier du Père-Lachaise. De nouveau veuve en avril 1937, elle travaille désormais comme rapièceuse dans le 19e arrondissement, rue des Bouleaux. Elle est retrouvée morte à son domicile en mars 1941, présumée décédée cinq semaines auparavant.

Louis Dupont, qui se fait appeler « P'tit Louis », est d’abord maçon et devient ensuite magasinier et livreur. Il circule en triporteur en 1932 quand il rencontre, dans le quartier de Belleville, Édith Giovanna Gassion, chanteuse de rues, qui se fera connaître peu après sous le pseudonyme d’Édith Piaf.

Alors juste âgée de 17 ans, la « môme Piaf » donne naissance à une fille en février 1933 à Paris (20e), son seul enfant, issue de sa relation avec P'tit Louis. Marcelle Léontine Dupont est surnommée Cécelle. Le couple vit chez la mère de Louis avenue des Bouleaux (19e arr.), à Montmartre, dans un hôtel de la rue Germain-Pilon et rue des Abbesses, à l'hôtel Pompéa. Les amoureux font des séjours à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où s’est installé le frère aîné de Louis, Roger.

Louis Dupont, Arch. fam.

Piaf continue à chanter dans les rues le matin, emmenant son bébé ce que, selon ses biographes, Louis ne supporte pas ; il reprend la petite Marcelle avec lui puis Édith Piaf le quitte. Marcelle contracte une méningite tuberculeuse, et décède en juillet 1935 à l'hôpital Necker. Après le mort d’Édith Piaf, le corps de Cécelle est transféré au cimetière du Père-Lachaise (20e arr.), dans la même tombe que sa mère et son grand-père.

Selon Thomas Chaline, auteur d’une biographie d’Édith Piaf, elle aurait eu pour P'tit Louis coup de foudre. Selon lui, « Il dénote au milieu du monde de malfrats qu'elle a l'habitude de fréquenter : propre sur lui, comme on dit, on le prendrait pour un ange tombé du ciel ». Mais il serait devenu un compagnon tyrannique, « un mari jaloux et violent », tandis que « Édith se venge en le trompant ouvertement. »

Louis & Marcelle Dupont, Arch. fam.

En 1935, Louis Dupont est recensé pour le service militaire, résidant alors rue Orfila (Paris 20e, Père-Lachaise). Son frère aîné, Roger, électricien, meurt à Joinville-le-Pont en août 1935. Il était père de deux enfants. Louis épouse en août 1936, à Joinville également, sa veuve, Marcelle Gabrielle Adretz, couturière, fille d’un bijoutier et d’une ouvrière en filets de pêche. Une fille, Jacqueline, naît un mois après leurs noces. Ils vivent dans le centre-ville de Joinville, rue de Paris. Marcelle meurt en mai 1935, alors que sa fille va avoir 18 mois.

Louis Dupont reste vivre à Joinville-le-Pont, toujours rive droite, quai de la Marne avant de rejoindre, de l’autre côté de la rivière, le quartier de Palissy, avenue du Président-Wilson. En janvier 1944, il se remarie à Joinville avec Raymonde Juliette Perrette, fille d’une employée fleuriste vivant au Perreux (Seine, act. Val-de-Marne). Selon des sources généalogiques, ils auraient eu trois enfants.

Louis Dupont, Arch. fam.

Louis Dupont meurt le 17 octobre 1965 à Créteil (Seine, act. Val-de-Marne), où il était hospitalisé. Il était ouvrier d’État et résidait toujours avec sa deuxième épouse à Joinville-le-Pont, avenue du Président-Wilson. Âgé de 50 ans et père de probablement sept enfants, il est enterré au cimetière municipal de Joinville.

Tombe de Louis Dupont à Joinville, ph. Jean Philippe Amoros

 

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30 novembre 2024 6 30 /11 /novembre /2024 00:01

Désiré Guille naît le 25 mai 1895 à Paris (14e arr.). Il est le fils d’Adèle-Hermantine Guille, journalière, qui réside 13, rue Brézin. Son père, qui n’est pas nommé alors, le reconnaît lors de son mariage, en août 1896, en même temps que son frère aîné Eugène ; il s’appelle également Désiré Peteau et est cocher. Il disparaît cependant en 1900, année où naît sa sœur Maryse.

Devenu plombier couvreur, Désiré Peteau est mobilisé au cours de la première guerre mondiale. Il rejoint le 39e régiment d'infanterie en décembre 1914, passe au 176e en mai 1915, au 148e en janvier 1916 puis au 70e en décembre 1917. Malade, il est évacué le 3 janvier 1918 et ne sort de l’hôpital qu’un an plus tard. Démobilisé en septembre 1919, il se voit refuser la délivrance d’un certificat de bonne conduite. Après-guerre, il se verra reconnaître que le paludisme dont il souffre est imputable à son service militaire, et il se verra accorder, en juin 1931, une pension d’invalidité de 10%.

Avant de quitter l’armée, Désiré Peteau épouse en avril 1919 à Paris (11e arr.) Isabelle Alexandrine Colas, couturière. Ils vivent d’abord rue Keller puis, dans la seconde moitié des années 1920, rejoignent Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier de Polangis, quai d’Anjou. Il connaissait sans doute déjà l’endroit, car il avait participé en juin 1913 à un grand-prix des débutants organisé couru entre la commune voisine de Champigny-sur-Marne et Soignolles-en-Brie (Seine-et-Marne).

Travaillant comme artisan indépendant, Désiré Peteau milite au sein de la section locale du Parti socialiste SFIO. Il est candidat, au nom de sa formation, pour les élections municipales de mai 1929 sur la liste du Groupement des gauches républicain, conduite par le tapissier Georges Briolay, radical-socialiste. La liste comprend 11 radicaux, 10 socialistes indépendants et 6 socialistes SFIO. Au premier tour, elle affronte les sortants de la Liste de concentration républicaine, conduite par le maire Stephen Durande et soutenue par les formations de droite, ainsi qu’une liste dite du Bloc ouvrier et paysan, soutenue par le parti communiste.

Les candidats de la municipalité sortante sont en tête au premier tour, avec 42,6% des suffrages exprimés, devant la liste de Briolay (35,9%) et les communistes (16%). Peteau obtient 713 voix pour 2 126 exprimés (33,5%) sur 2 969 inscrits. Bien qu’il n’y ait pas d’accord véritable, le PCF retire sa liste pour le second tour. Les candidats de centre-gauche remportent 22 des sièges à pourvoir, la droite empochant les 5 derniers, le maire Durande étant battu. Sur leurs six candidats, les socialistes SFIO en envoient quatre dans l’assemblée municipale, dont Georges Roger, employé au Gaz de Paris, qui devient adjoint au maire. Peteau, pour sa part, n'est pas élu.

En mai 1930, il fait partie des 14 membres de la section SFIO de Joinville qui souscrivent pour soutenir le quotidien du parti, Le Populaire.

En juin la même année, il recueille la contribution des ouvriers communaux pour l’apporter au Comité de Joinville-le-Pont pour les victimes des inondations du Midi.

Au cours de la deuxième guerre mondiale, Désiré Peteau est rappelé le 13 septembre 1939. Il est renvoyé dans ses foyers dès le 4 octobre de cette année-là. Il meurt le 21 novembre 1941 à Courbevoie, où il est hospitalisé, résidant toujours à Joinville. Selon la généalogie qui lui est consacrée par Jean Jacques Guille, la cause de son décès est « très probablement un accident du travail vers Courbevoie ». Il est père de trois enfants, dont l’aîné porte également le nom de Désiré Peteau.

Vue de Polangis à Joinville-le-Pont

 

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28 novembre 2024 4 28 /11 /novembre /2024 00:01

Alfred Jean Baptiste Daudé naît le 10 mars 1882 à Carmaux (Tarn). Il est le fils de Philippine Mors et de son époux Jean Daudet, ouvrier verrier comme les deux témoins de la naissance. Ils vivent dans le quartier des Ginestes, situé entre le centre-ville et la verrerie. Un jugement rendu en mars 1897 modifiera son patronyme en « Daudet. »

Alors garçon limonadier, Alfred Daudet effectue son service militaire en novembre 1903 au sein du 17e régiment d'infanterie. Il est promu caporal en septembre 1904 et démobilisé en septembre 1906.

Son livret militaire mentionne qu’il séjourne en janvier 1909 au sein de l’école supérieure de la guerre, avenue de la Motte-Picquet à Paris (7e arr.). Peut-être faut-il l’assimiler avec le participant au Tournoi d’épée de Béziers en mai de cette même année, décrit ainsi par La Vie biterroise « M. Daudet, qui fut longtemps à Joinville et à l'école de Guerre est de la force d'un grand maître d'armes. Handicapé par une indisposition, il a bravement lutté jusqu'au bout ». Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) accueillait l’école normale de gymnastique et d’escrime. Mais il s’agit plus probablement de son frère, Gabriel Daudet, brigadier d’escrime à l’école du Génie et d’artillerie de Versailles (Seine-et-Oise, act. Yvelines).

En février 1907 à Carmaux, Alfred Daudet, dont les parents résident désormais à Albi, a épousé Aurélie Décuq, modiste. Ils vivent à Alfortville en 1909 puis à Vincennes en 1910, où il est cuisinier en 1911 et à Joinville-le-Pont en 1913, route de Brie (act. avenue Galliéni), dans le quartier de Polangis.

Au cours de la première guerre mondiale, Alfred Daudet est mobilisé en août 1914, après le diagnostic d‘une tachycardie, il est affecté en juillet 1915 à un service non armé pour deux mois, puis rejoint le 76 régiment d'infanterie. Malade, il est évacué en avril 1916 et de nouveau retiré des unités combattantes. Il travaille à partir d’octobre 1917 dans le service de gestion des prisonniers de guerre. Il est démobilisé en mars 1919.

Vivant toujours à Joinville-le-Pont, Alfred Daudet et son épouse sont tous deux employés à Ciné-Studio, une est entreprises cinématographiques de la commune. Ils emménagent en décembre 1924 rue du 42e de Ligne, dans le quartier de Palissy.

Dans sa commune, Alfred Daudet s’engage au sein de l'Union socialiste-communiste, organisation créée en avril 1923 par la fusion de deux regroupement d’anciens responsables communistes, qui ont refusé de se plier aux injonctions leur interdisant d’être francs-maçons ou membre de la Ligue des droits de l’Homme et du citoyen. Localement, c’est Jules Edmond Neumann, professeur d’allemand, qui a fondé la section locale de l’USC. En décembre 1924, Neumann et Daudet participent à la constitution du cartel des gauches à Joinville-le-Pont. Ils entrent dans la commission chargée d’élaborer un programme politique et municipal commun, aux côtés de deux radicaux-socialistes, le tapissier et futur maire Georges Briolay (1863-1940), ainsi que l’ouvrier d’imprimerie Émile Herluison (1887-1952). Il y a aussi deux socialistes SFIO, le mécanicien Léon Berthet (1895-1969) et le comptable Claude Noizat (1890-1945),

Comme la majorité des membres de l’USC, Daudet rejoint ensuite le Parti socialiste SFIO. Il est membre de la section en 1930 et désigné, en janvier 1931, pour participer au comité de presse, chargé de la diffusion du quotidien Le Populaire.

En juillet 1934, dans l’hebdomadaire radical local, Alfred Daudet publie une lettre ouverte au maire, Georges Briolay. Il rappelle d’abord qu’il a pour lui, depuis dix ans, estime et amitié. Puis il le félicite « pour et le courage avec lesquels [il a] fait de Joinville la cité moderne que nous connaissons aujourd’hui ». Mais il considère que son « travail n’est pas fini » et qu’il ne doit pas se reposer sur ses lauriers. En effet, l’élargissement de l’avenue Galliéni, qu’il approuve, entraîne des dangers pour ceux qui traversent. Aussi, il lui demande « d’envisager de toute urgence soit la pose de clous, soit l’installation de refuges ou de signaux d’arrêt. »

Alfred Daudet meurt le 31 mars 1955 à Mirandol-Bourgnounac (Tarn) où il avait pris sa retraite. Il était âgé de 73 ans et avait un fils, qui travaillait comme dessinateur industriel.

La Vague, journal socialiste-communiste

 

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11 octobre 2024 5 11 /10 /octobre /2024 00:01

Léon Capra naît le 5 mai 1878 à Paris (19e arr.). Il est le fils de Françoise Dufour et de son époux Charles Antoine Capra, qui vivent rue d’Aubervilliers. Le père est natif du village de Traffiume (Piémont, act. Italie, commune de Cannobio), situé sur le bord lac Majeur près de la frontière avec la Suisse. Il exerce la profession de fumiste.

Pour une raison non précisée, sans doute médicale, Léon Capra est exempté du service militaire, qu’il aurait dû effectuer en 1899. Exerçant comme son père le métier de fumiste, il épouse en juin 1903 à Paris (4e arr.) Henriette Lucienne Daron, casquettière. Ils vivent rue Ferdinand-Duval puis rue du Petit-Musc, dans le même arrondissement.

En 1906, la famille s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier du Centre, rue de Créteil.

Mobilisé en août 1914 pendant la première guerre mondiale, Léon Capra est affecté au 46e régiment d'infanterie. Le conseil de révision le classe en mars 1915 comme apte au service armé et il rejoint le 132e puis le 248e régiment d'infanterie. En février 1916, il est transféré au 12e escadron du train des équipages. Il est démobilisé en janvier 1919 et reprend son métier de fumiste.

Probablement du fait de son expérience des matières liées au feu, il intègre, avec le grade de caporal la subdivision de sapeurs-pompiers de Joinville. En parallèle, il est recruté par la société cinématographique Pathé, qui dispose d’un établissement à Joinville, où il exerce en 1926 en tant que pompier civil ; la résidence familiale est désormais quai d’Anjou, dans le quartier de Polangis, proche de l’usine. Il exerce le même métier en 1931 pour une autre firme du secteur, la société Paramount, établie dans la commune voisine de Saint-Maurice.

En décembre 1930, Léon Capra est le commandant de la compagnie des sapeurs-pompiers de Joinville. Il est élevé au grade de lieutenant en avril 1935.

Encore en décembre 1930, Capra est vice-président de la Chorale de Joinville, fondée à cette date par Joseph Marie Moutardier (1877-1958), professeur de l’enseignement technique, adjoint radical-socialiste au maire de Joinville-le-Pont et franc-maçon.

Léon Capra meurt le 31 décembre 1939 à Créteil (Seine, act. Val-de-Marne). Il était âgé de 61 ans et père de quatre enfants et domicilié à Joinville-le-Pont, quai d’Anjou.

Six semaines après sa disparition, la compagnie joinvillaise des pompiers, fondée à la fin des année 1850, est rattachée au régiment des sapeurs-pompiers de Paris ; il en aura été le dernier commandant.

Plusieurs fois décoré à partir de 1924, titulaire de la médaille d'argent du sauvetage en novembre 1935, Léon Capra avait également reçu la médaille d'or de l’encouragement au dévouement en février 1936.

Ancienne caserne des pompiers de Joinville-le-Pont

 

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11 octobre 2024 5 11 /10 /octobre /2024 00:01

Léon Capra naît le 5 mai 1878 à Paris (19e arr.). Il est le fils de Françoise Dufour et de son époux Charles Antoine Capra, qui vivent rue d’Aubervilliers. Le père est natif du village de Traffiume (Piémont, act. Italie, commune de Cannobio), situé sur le bord lac Majeur près de la frontière avec la Suisse. Il exerce la profession de fumiste.

Pour une raison non précisée, sans doute médicale, Léon Capra est exempté du service militaire, qu’il aurait dû effectuer en 1899. Exerçant comme son père le métier de fumiste, il épouse en juin 1903 à Paris (4e arr.) Henriette Lucienne Daron, casquettière. Ils vivent rue Ferdinand-Duval puis rue du Petit-Musc, dans le même arrondissement.

En 1906, la famille s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier du Centre, rue de Créteil.

Mobilisé en août 1914 pendant la première guerre mondiale, Léon Capra est affecté au 46e régiment d'infanterie. Le conseil de révision le classe en mars 1915 comme apte au service armé et il rejoint le 132e puis le 248e régiment d'infanterie. En février 1916, il est transféré au 12e escadron du train des équipages. Il est démobilisé en janvier 1919 et reprend son métier de fumiste.

Probablement du fait de son expérience des matières liées au feu, il intègre, avec le grade de caporal la subdivision de sapeurs-pompiers de Joinville. En parallèle, il est recruté par la société cinématographique Pathé, qui dispose d’un établissement à Joinville, où il exerce en 1926 en tant que pompier civil ; la résidence familiale est désormais quai d’Anjou, dans le quartier de Polangis, proche de l’usine. Il exerce le même métier en 1931 pour une autre firme du secteur, la société Paramount, établie dans la commune voisine de Saint-Maurice.

En décembre 1930, Léon Capra est le commandant de la compagnie des sapeurs-pompiers de Joinville. Il est élevé au grade de lieutenant en avril 1935.

Encore en décembre 1930, Capra est vice-président de la Chorale de Joinville, fondée à cette date par Joseph Marie Moutardier (1877-1958), professeur de l’enseignement technique, adjoint radical-socialiste au maire de Joinville-le-Pont et franc-maçon.

Léon Capra meurt le 31 décembre 1939 à Créteil (Seine, act. Val-de-Marne). Il était âgé de 61 ans et père de quatre enfants et domicilié à Joinville-le-Pont, quai d’Anjou.

Six semaines après sa disparition, la compagnie joinvillaise des pompiers, fondée à la fin des année 1850, est rattachée au régiment des sapeurs-pompiers de Paris ; il en aura été le dernier commandant.

Plusieurs fois décoré à partir de 1924, titulaire de la médaille d'argent du sauvetage en novembre 1935, Léon Capra avait également reçu la médaille d'or de l’encouragement au dévouement en février 1936.

Ancienne caserne des pompiers de Joinville-le-Pont

 

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11 octobre 2024 5 11 /10 /octobre /2024 00:01

Léon Capra naît le 5 mai 1878 à Paris (19e arr.). Il est le fils de Françoise Dufour et de son époux Charles Antoine Capra, qui vivent rue d’Aubervilliers. Le père est natif du village de Traffiume (Piémont, act. Italie, commune de Cannobio), situé sur le bord lac Majeur près de la frontière avec la Suisse. Il exerce la profession de fumiste.

Pour une raison non précisée, sans doute médicale, Léon Capra est exempté du service militaire, qu’il aurait dû effectuer en 1899. Exerçant comme son père le métier de fumiste, il épouse en juin 1903 à Paris (4e arr.) Henriette Lucienne Daron, casquettière. Ils vivent rue Ferdinand-Duval puis rue du Petit-Musc, dans le même arrondissement.

En 1906, la famille s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier du Centre, rue de Créteil.

Mobilisé en août 1914 pendant la première guerre mondiale, Léon Capra est affecté au 46e régiment d'infanterie. Le conseil de révision le classe en mars 1915 comme apte au service armé et il rejoint le 132e puis le 248e régiment d'infanterie. En février 1916, il est transféré au 12e escadron du train des équipages. Il est démobilisé en janvier 1919 et reprend son métier de fumiste.

Probablement du fait de son expérience des matières liées au feu, il intègre, avec le grade de caporal la subdivision de sapeurs-pompiers de Joinville. En parallèle, il est recruté par la société cinématographique Pathé, qui dispose d’un établissement à Joinville, où il exerce en 1926 en tant que pompier civil ; la résidence familiale est désormais quai d’Anjou, dans le quartier de Polangis, proche de l’usine. Il exerce le même métier en 1931 pour une autre firme du secteur, la société Paramount, établie dans la commune voisine de Saint-Maurice.

En décembre 1930, Léon Capra est le commandant de la compagnie des sapeurs-pompiers de Joinville. Il est élevé au grade de lieutenant en avril 1935.

Encore en décembre 1930, Capra est vice-président de la Chorale de Joinville, fondée à cette date par Joseph Marie Moutardier (1877-1958), professeur de l’enseignement technique, adjoint radical-socialiste au maire de Joinville-le-Pont et franc-maçon.

Léon Capra meurt le 31 décembre 1939 à Créteil (Seine, act. Val-de-Marne). Il était âgé de 61 ans et père de quatre enfants et domicilié à Joinville-le-Pont, quai d’Anjou.

Six semaines après sa disparition, la compagnie joinvillaise des pompiers, fondée à la fin des année 1850, est rattachée au régiment des sapeurs-pompiers de Paris ; il en aura été le dernier commandant.

Plusieurs fois décoré à partir de 1924, titulaire de la médaille d'argent du sauvetage en novembre 1935, Léon Capra avait également reçu la médaille d'or de l’encouragement au dévouement en février 1936.

Ancienne caserne des pompiers de Joinville-le-Pont

 

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11 octobre 2024 5 11 /10 /octobre /2024 00:01

Léon Capra naît le 5 mai 1878 à Paris (19e arr.). Il est le fils de Françoise Dufour et de son époux Charles Antoine Capra, qui vivent rue d’Aubervilliers. Le père est natif du village de Traffiume (Piémont, act. Italie, commune de Cannobio), situé sur le bord lac Majeur près de la frontière avec la Suisse. Il exerce la profession de fumiste.

Pour une raison non précisée, sans doute médicale, Léon Capra est exempté du service militaire, qu’il aurait dû effectuer en 1899. Exerçant comme son père le métier de fumiste, il épouse en juin 1903 à Paris (4e arr.) Henriette Lucienne Daron, casquettière. Ils vivent rue Ferdinand-Duval puis rue du Petit-Musc, dans le même arrondissement.

En 1906, la famille s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier du Centre, rue de Créteil.

Mobilisé en août 1914 pendant la première guerre mondiale, Léon Capra est affecté au 46e régiment d'infanterie. Le conseil de révision le classe en mars 1915 comme apte au service armé et il rejoint le 132e puis le 248e régiment d'infanterie. En février 1916, il est transféré au 12e escadron du train des équipages. Il est démobilisé en janvier 1919 et reprend son métier de fumiste.

Probablement du fait de son expérience des matières liées au feu, il intègre, avec le grade de caporal la subdivision de sapeurs-pompiers de Joinville. En parallèle, il est recruté par la société cinématographique Pathé, qui dispose d’un établissement à Joinville, où il exerce en 1926 en tant que pompier civil ; la résidence familiale est désormais quai d’Anjou, dans le quartier de Polangis, proche de l’usine. Il exerce le même métier en 1931 pour une autre firme du secteur, la société Paramount, établie dans la commune voisine de Saint-Maurice.

En décembre 1930, Léon Capra est le commandant de la compagnie des sapeurs-pompiers de Joinville. Il est élevé au grade de lieutenant en avril 1935.

Encore en décembre 1930, Capra est vice-président de la Chorale de Joinville, fondée à cette date par Joseph Marie Moutardier (1877-1958), professeur de l’enseignement technique, adjoint radical-socialiste au maire de Joinville-le-Pont et franc-maçon.

Léon Capra meurt le 31 décembre 1939 à Créteil (Seine, act. Val-de-Marne). Il était âgé de 61 ans et père de quatre enfants et domicilié à Joinville-le-Pont, quai d’Anjou.

Six semaines après sa disparition, la compagnie joinvillaise des pompiers, fondée à la fin des année 1850, est rattachée au régiment des sapeurs-pompiers de Paris ; il en aura été le dernier commandant.

Plusieurs fois décoré à partir de 1924, titulaire de la médaille d'argent du sauvetage en novembre 1935, Léon Capra avait également reçu la médaille d'or de l’encouragement au dévouement en février 1936.

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