Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
22 août 2026 6 22 /08 /août /2026 00:01

Début de la biographie d’Henri Desfaudais

Henri Frédéric Édouard Marc Marie Desfaudais naît le 1er août 1884 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’Alphonse Henri Desfaudais et de Marie Elisabeth Potrelot de Grillon.

Son père Alphonse Desfaudais (1850-1940), natif de Dôle (Jura), s’était engagé dans l’armée française en septembre 1870 et participe à la guerre contre la Prusse et ses alliés. Au moment de la naissance d’Henri, il est capitaine commandant du 13e régiment de dragons, stationné à Compiègne (Oise). Il poursuit sa carrière militaire jusqu’en 1911, avec le grade de grade de général de brigade. Pendant la première guerre mondiale, il commande des dépôts de cavalerie à Limoges (Haute-Vienne) et Saumur (Maine-et-Loire).

La mère d’Henri, Marie Elizabeth Potrelot de Grillon, est la fille d’Antonine Broutta, née de La Chassaigne de Sereys (1835-1913), d’ancienne noblesse auvergnate. Celle-ci est veuve de Christophe Ernest Potrolot de Grillon, autre aristocrate bourbonnais et est devenue receveuse des Postes à Joinville-le-Pont (1868-1896). Elle s’est remariée, en décembre 1871, avec Marc Félix Broutta (1819-1904), lieutenant-colonel, combattant de la guerre de 1870, officier de la Légion d’honneur, qui sera ensuite militant conservateur à Saumur. La sœur d’Henri, Anne Marie, naîtra également en août 1890 à Joinville, toujours chez sa grand-mère.

En 1904, Henri Desfaudais intègre l’école d’agriculture de Montpellier dont il sort en 1909 avec le titre d’ingénieur agronome. Son statut d’étudiant fait qu’il réalise un service militaire d’un an au lieu des deux années qui sont la norme pour les conscrits de sa classe. Il sert, comme son père dans un régiment de dragons, le 3e, et en sort en septembre 1906 avec le grade de brigadier. Dans la réserve, il sera promu en septembre 1908 maréchal des logis puis en juin 1912 sous-lieutenant.

Après un premier séjour en Tunisie, alors protectorat français, en 1909, Henri Desfaudais s’établit comme fermier au Bruel, hameau de la commune de Nieudan (Cantal). Il exploite le domaine de Gresse, dans la commune de Saint-Étienne-Cantalès (Cantal, limitrophe de Nieudan) lors de son mariage en octobre 1913 à Toulouse (Haute-Garonne) avec Jeanne Joseph Marie Charlotte de Chalret du Rieu.

Engagé dans le mouvement d’extrême-droite Action française en 1909, il affiche publiquement ses opinions à partir de février 1911 dans les journaux royalistes. Ainsi, Desfaudais indique se tenir « à la disposition des amis de l'Action française qui désireraient constituer une section de la Ligue dans la région ».

Il participe en décembre la même année ainsi à une souscription lancée dans le quotidien l’Action française sous le titre « Le Juif sera vaincu » en donnant sa qualité de fermier et en envoyant le message suivant : « Vive l’Action française, contre le capitalisme. »

Lors des élections municipales de mai 1912, Desfaudais est candidat royaliste dans le village de Nieudan, qui compte 220 habitants. Au premier tour, la liste du maire M. Conthe, remporte neuf des dix sièges à pourvoir, Henri Desfaudais recueillant 16 voix. Il en a 27 lors du second tour et remporte ainsi le dernier poste de conseiller municipal. Le journal La Croix du Cantal relève : « M. Desfaudais, royaliste militant, vient d’être élu conseiller municipal de Nieudan. Un [mât], orné d’un drapeau blanc, est planté devant sa demeure. Le Progrès du Cantal s’en inquiète et déclare que la République est en danger ». Desfaudais raconte lui aussi les évènements dans L'Action française (13/04/1913) : « Je me suis présenté comme conseiller municipal et j'ai exposé à ce sujet le programme politique d'Action française. J'ai été élu sans propagande ou à peu près. Les paysans m'ont élevé un mât de triomphe avec un drapeau blanc. Cet incident a eu un retentissement énorme dans le Cantal et depuis j'ai pu pénétrer à peu près tous les milieux. »

En avril 1913, Henri Desfaudais est désigné comme président de la section du Cantal de la Ligue d’Action française qui aurait, selon lui à Aurillac et dans ses environs trente lecteurs par jour pour le quotidien éponyme, plus cent cinquante lecteurs au numéro du Midi royaliste et soixante abonnés. La même année, le 9 mai, Desfaudais prend, pour la première fois la parole en public lors d’une réunion socialiste assurant que « si l'on est vraiment patriote, on doit être royaliste et n'avoir qu'un désir, renverser la République pour assurer le salut de la Patrie ». Il assure que son ordre du jour aurait obtenu le soutien de la moitié du public ce qui fait que « tout Aurillac est frappé de stupeur. »

Le Midi royaliste dresse un portrait de Desfaudais : « Notre ami a le tort d'être indépendant, par son travail et sa situation. Diplômé de l'École d'agriculture de Montpellier, Desfaudais s'est courageusement donné à l'agriculture. Il est fermier-exploitant à Laroquebrou. Fils d'un officier général, appartenant à une excellente famille, il n'a pas craint de vouer à la terre de France, pour laquelle il combat, son énergie et son intelligence. Ses voisins lui savent gré de ses efforts et de ses intelligentes initiatives, inspirées par l'intérêt général et les nécessités professionnelles. Les salonnards libéraux ne comprennent pas les choses ainsi, « Desfaudais est un raté. La-preuve c'est qu'il ne s'est pas fait donner une place ; et qu'il a été obligé de se faire fermier !»

L’année suivante, en avril 1914, toujours président des sections du Cantal, Desfaudais participe à une souscription de l’Action française « Pour la propagande du journal et contre l’or Juif. »

À suivre

Le Midi royaliste (journal)

 

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Polmorésie, blog d’histoire
  • : Histoire politique, économique, culturelle et sociale au travers des acteurs qui ont se sont engagés dans la vie publique.
  • Contact

Recherche

Liens