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10 avril 2025 4 10 /04 /avril /2025 00:01

Louis Eugène Verhaeghe naît le 11 mars 1865 à Versailles (Seine-et-Oise, act. Yvelines). Il est le fils d’Élisabeth Painteaux et de son mari Charles Louis Verhaeghe. Ils vivent à proximité du casernement de la Garde nationale. Sa mère est originaire des Ardennes et son père, cordonnier, est natif du Nord.

Travaillant comme ébéniste, vivant passage Alexandre-Lécuyer, à Paris (18e arr.), Louis Verhaeghe épouse dans cet arrondissement en juin 1894 Marie Lavaud, crémière, originaire de Corrèze. Ils divorcent deux ans plus tard, en décembre 1896.

Installé rue des Cloÿs, toujours dans le 18e arrondissement, Louis Verhaeghe se remarie en juillet 1897 avec Sylvie Henriette Gabrielle Couderc, couturière et parisienne. Ils sont apparemment séparés lorsqu’elle meurt, en février 1907. Il contracte un 3e mariage en juillet la même année, toujours dans le 18e, avec Marie Éléonore Leprévost, cuisinière, native de l’Orne, elle aussi divorcée.

Après la première guerre mondiale, le couple s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), rue de Joinville, voie limitrophe de Saint-Maur-des-Fossés. Louis Verhaeghe est devenu antiquaire brocanteur. Il semble apprécier les grosses voitures, puisqu’il se sépare, en novembre 1923, d’une automobile Cottin-Desgouttes, Torpédo type D.

Des élections municipales partielles d’octobre 1934, sont rendues nécessaires du fait de dix sièges vacants suite à des décès et démissions dans un climat politique tendu. Le maire Georges Briolay (radical-socialiste), élu en mai 1929 à la tête d’une coalition de cartel des gauches avec des socialistes SFIO, a perdu leur soutien. Il se met d’accord avec son opposition de droite pour appuyer une liste de Concentration républicaine, tandis que socialistes et communistes présentent chacun leurs candidatures. Louis Verhaege figure sur la liste des Républicains indépendants, qui compte (comme la Concentration républicaine) des radicaux-socialistes, en désaccord avec le regroupement parrainé par le maire. Elle est conduite par Henri Pélissier, constructeur de bateaux.

Au premier tour de scrutin, les Républicains indépendants arrivent en deuxième position, avec 25,5%, distancés par la Concentration républicaine qui a 37% des suffrages exprimés. Les deux partis de gauche arrivent presqu’à égalité, les communistes ayant 17,8% devant les socialistes à 17,6%. Ces derniers se retirent, appelant à voter pour la liste communiste. Les Républicains indépendants ne se représentent pas non plus, et la Concentration républicaine

Alors en retraite, Louis Verhaeghe meurt le 27 février 1944 dans son domicile de Joinville. Il était âgé de 78 ans et ne semble pas avoir eu d’enfant.

La Marne en aval de Joinville (Arch. dép. Val-de-Marne)

 

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3 février 2025 1 03 /02 /février /2025 00:01

Jules Ernest Thévenin naît le 3 avril 1863 à Ozoir-la-Ferrière (Seine-et-Marne). Il est le fils d’Augustine Victoire Ragon et de son mari Félix François Thévenin, manouvrier. La famille va ensuite vivre à Liverdy-en-Brie.

En février 1884, Thévenin, jardinier, participe à une souscription pour équiper le bataillon scolaire lancée par le quotidien L'Avenir de Seine-et-Marne. Ernest Thévenin fait un service militaire de quatre ans, à partir de décembre 1884 et jusqu’en septembre 1888, au sein du 54e puis du 148e régiment d'infanterie.

Dès son retour à la vie civile, il entre comme jardinier au service de M. Joubin, au château Retal de Liverdy. Il épouse, en août 1889 à Presles-en-Brie (Seine-et-Marne), Armantine Eugénie Millot, domestique.

Devenu membre de la Société d’horticulture de Coulommiers (Seine-et-Marne) en août 1894, il est récompensé à plusieurs reprises, comme en septembre 1896 par une Grande médaille de vermeil pour une collection de fruits en 100 variétés, décernée par la Société d’horticulture de Melun-Fontainebleau (Seine-et-Marne) et, le même mois, par une médaille d’argent à l’exposition d'horticulture de Coulommiers.

En décembre 1897, il participe à une souscription pour l’hôpital cantonal de Tournan (Seine-et-Marne).

Après quatorze années dans le même emploi, Ernest Thévenin fait passer une annonce demandant une autre place en janvier 1902. En 1903, la famille est installée à Champigny-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne), où Ernest Thévenin va cumuler une activité d’horticulteur et celle de marchand de vin. Ils vivent dans la Grande-Rue (act. avenue Jean-Jaurès).

Il s’implique dans la vie publique de sa nouvelle commune. Il participe, en mars 1906 à une souscription en faveur des victimes de la catastrophe minière de Courrières, qui avait fait 1 100 morts. En 1907, Thévenin est trésorier de la section de Champigny de l’association de secours mutuels, Les vétérans des armées de terre et de mer.

Lors des élections municipales de mai 1908, Ernest Thévenin est candidat sur la liste de Thésée Pouillet, médecin, ancien adjoint au maire de Champigny, qui rassemble une majorité de radicaux-socialistes avec des socialistes indépendants. Il est élu conseiller municipal, la municipalité sortante étant battue. Il siège dans plusieurs commissions municipales (chauffage, travail, bâtiments communaux, fêtes). Lors du remplacement de Pouillet par Jean Antoine Séguiniol en 1911, Thévenin reste membre de l’assemblée communale. Il participe en mars de cette année au banquet de la section de Nogent-sur-Marne du Comité républicain du commerce et de l’industrie, également d’obédience radicale-socialiste.

Ayant rejoint la Société d'horticulture de Champigny, dont il est vice-président en août 1913, il organise l’exposition générale des produits de l’horticulture, arts et industries s’y rattachant en septembre de cette année. Elle est organisée dans la mairie de la ville. Après la première guerre mondiale, il reprend cette activité en organisant, en septembre 1920, toujours à Champigny, une exposition régionale des produits de l’horticulture ou de l'agriculture.

Dans la première moitié des années 1920, sans doute après avoir pris sa retraite, Ernest Thévenin et son épouse s’installent à Joinville-le-Pont, commune limitrophe de Champigny, dans le quartier de Polangis, avenue de l’Île (act. avenue Jean-d’Estienne-d’Orves). Il est, en septembre 1926, l’un des organisateurs du 3e concours agricole de la commune, qui se tient dans son quartier, place de Verdun.

Après la mort du maire Henri Vel-Durand, radical dissident, des élections municipales complémentaires sont convoquées à Joinville en octobre 1928. Trois listes se présentent : l'Union républicaine (droite), qui a le soutien de la municipalité, la Gauche républicaine, rassemblant les radicaux-socialistes, socialistes SFIO et socialistes indépendants et une liste communiste. Au premier tour, la gauche arrive de peu en tête. Elle bénéficie au second tour du retrait des communistes, malgré l’absence d’accord, et fait élire ses trois candidats, dont Georges Briolay, futur maire de la ville. Thévenin a obtenu au premier tour 570 voix, soit 37% des 1 526 exprimés pour 1 538 votants sur 2 995 inscrits. Il n’est pas élu.

Les élections municipales générales se tiennent en mai 1929. Les candidats de la municipalité sortante sont en tête au premier tour, avec 42,6% des suffrages exprimés, devant la liste de Briolay (35,9%) et les communistes (16%). Thévenin obtient 909 voix pour 2 126 exprimés (42,7%) sur 2 969 inscrits. Toujours sans accord véritable, le PCF retire sa liste pour le second tour. Les candidats de centre-gauche remportent 22 des sièges à pourvoir, la droite empochant les 5 derniers, le maire Durande étant battu. Thévenin est de nouveau battu.

Jules Ernest Thévenin meurt le 21 mars 1934 à Joinville. Il était âgé de 70 ans et père d’un enfant.

Décoré de la médaille d’argent de la mutualité en juin 1907, Ernest Thévenin avait reçu une autre médaille d’argent de la Société d'encouragement au bien en septembre la même année, « pour services rendus et dévouement à l'humanité », notamment en tant que trésorier de la section locale de la Société des Vétérans. Fait chevalier du Mérite agricole en février 1911, au titre de ses 30 années de pratique et des nombreuses récompenses pour ses expositions d'horticulture, il est devenu officier en août 1921.

La Grande-Rue à Champigny-sur-Marne

 

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20 décembre 2024 5 20 /12 /décembre /2024 00:01

Louis Victor Lorin naît le 6 juillet 1868 à Gentilly (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils Émile d’Emélie Marguerite Julienne Lambert et d’Antoine Lorin. Son père est maçon ; il meurt en février 1875, lorsque Louis a 6 ans. Sa mère est repasseuse puis blanchisseuse ; elle se remarie en janvier 1880 avec Stanislas Noël Moncouteau. Ils vivent à Gentilly, rue du Parroy.

Devenu employé de commerce, et malgré une myopie prononcée de l’œil droit, qui lui a valu d’être exempté du service militaire, Louis Lorin s’engage pour cinq ans à Villejuif en mars 1888. Il est affecté au 3e régiment de zouaves et sert en Algérie. Cependant, la cour de réforme de Constantine décide son retour dans ses foyers, ayant considéré qu’il était inapte pour amaurose du même œil.

Exerçant désormais comme marchand de vin, Louis Lorin épouse en novembre 1892 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), Marie Emmeline Reinbold, fille de cultivateurs alsaciens, territoire alors sous occupation allemande. Ils s’installent dans la commune, avenue des Platanes, dans le quartier de Palissy, où Louis Lorin devient distillateur.

Lors des élections municipales organisées en novembre 1919, Louis Lorin est candidat sur la liste dite du Bloc indépendant, conduite par le bijoutier Jules Beauvais, libéral, conseiller municipal sortant avec un autre sortant, le docteur Georges Bitterlin, militant de l’Action française (royaliste). Leur liste arrive en troisième position, derrière l’Union républicaine et sociale du premier adjoint sortant, Henri Vel-Durand, radical dissident, et après la liste socialiste unifiée (SFIO) de Georges Laruelle.

Au premier tour de scrutin, Lorin obtient 385 voix soit 23% des 1694 suffrages exprimés pour 1715 votants sur 2491 inscrits. La liste se retire avant le second tour, Henri Vel-Durand devient maire, remplaçant Achille Mermet, qui meurt le jour du vote.

Louis Lorin meurt le 25 mai 1920 à Joinville, à l’âge de 51 ans, dans son domicile du quartier Palissy. Il était veuf et père de six enfants.

Sa fille Mélanie (1895-1972), épouse du fourreur Charles Loth, est elle-même la mère de Simone (1922-2013), directrice d’école et militante socialiste à Joinville, mariée avec Jean Louis Pariselle (1917-2008), sculpteur et maire adjoint socialiste de Joinville (1978-1983). Ils avaient conservé, lors de leur séjour dans la commune, la maison familiale des Lorin.

Le fils Émile Lorin (1897-1974), comptable, prisonnier des allemands lors de la première guerre mondiale, est candidat en mai 1929 à Champigny-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne) sur la liste de concentration socialiste montée par Edmond Neumann, qui regroupe des personnalités indépendantes du Parti communiste et du Parti socialiste SFIO. Il a lui-même un fils, résistant à l’occupation allemande pendant la deuxième guerre mondiale, Maurice Lorin (1924-1990), engagé dans les Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Voir aussi :

Simone Pariselle et la transmission du savoir et des arts

Edmond Neumann (1) : Un anti-syndicaliste et patriote alsacien

Edmond Neumann (2) : Conversion au socialisme

Edmond Neumann (3) : communisme contre Ligue des droits de l’Homme

Jules Beauvais et les inondations à Joinville (1/2)

Jules Beauvais, radical opportuniste puis libéral (2/2)

Vue de Joinville-le-Pont

 

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10 juillet 2024 3 10 /07 /juillet /2024 01:01

Eugène Auguste Chauveau naît le 10 février 1845 à Paris (9e arr.). Il est le fils de Victoire Augustine Julienne Chauveau et d’un père inconnu. Sa mère meurt en juin 1849 à Paris, quand il a quatre ans.

En 1872, Eugène Chauveau est commis en mercerie auprès de la famille Hallez, à Versailles (Seine-et-Oise, act. Yvelines) et il vit avec eux rue d’Anjou. Il s’installe ensuite comme marchand de nouveautés à Meudon, où il réside en 1877 rue des Princes. Il épouse dans cette ville en avril 1877 Alexandrine Émilie Gruau, fille d’un mécanicien parisien.

Installé comme marchand de tissus à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en 1891, il réside dans le centre-ville, rue de Paris. Il déménage ensuite à proximité, rue Bernier et est un des trois merciers de la commune en 1896.

L’explosion d’une chaudière de l'usine du Bi-Métal à Joinville, en février 1895, fait quatre morts et six blessés, en plus de provoquer une situation de chômage assez longue pour les 200 ouvriers. C’est Chauveau qui rend compte, pour la commune, au conseil général de la Seine, de la gestion des fonds recueillis en faveur des victimes. Il assure lui-même la fourniture de vêtements.

Lors des élections municipales de mai 1904, Eugène Chauveau est candidat dans la commune de Joinville-le-Pont. Trois listes se présentent : le maire, Eugène Voisin, soutenu par les radicaux-socialistes et la plupart des conseillers sortants ; les socialistes révolutionnaires, qui recueillent avec un nombre incomplet de candidatures environ 15% des suffrages exprimés ; et une liste étiquetée comme nationaliste, menée par quatre conseillers municipaux qui ont fait dissidence. Elle aura un seul des 23 sièges à pourvoir, les radicaux remportant les 22 autres. Chauveau obtient au premier tour 335 voix, soit 30%, pour 1 119 votants sur 1 363 inscrits. Il n’est pas élu.

Dans les années 1900, Eugène Chauveau vit de ses rentes et loue des appartements à Joinville. En juillet 1910, alors qu’il est en vacances, sa villa est soumise à un cambriolage qui fera l’objet de plusieurs dizaines d’articles dans la presse parisienne, mais aussi de province. Outre des bijoux (bagues, montres et chaines), pour environ 10 000 francs, les voleurs mettent la main sur des titres, estimés de l’ordre de 80 000 francs. Rentré d’urgence, il fait mettre opposition sur les valeurs financières. En décembre, la police arrête les voleurs, que le journal L’Action présente comme « une bande merveilleusement organisée ». Elle comprend un acrobate, un coiffeur dit le « Beau Robert de Montmartre », deux merisiers, un garçon de café et un bijoutier. Ils sont inculpés pour d’autres vols importants commis dans des communes résidentielles, comme Chantilly, Ville-d'Avray ou Senlis.

Eugène Auguste Chauveau meurt le 30 avril 1915 à Joinville-le-Pont. Il était âgé de 70 ans et père de deux fils ; le plus jeune, Marcel Émile, meurt en mars 1919 à Aix-la-Chapelle (Allemagne), d’une maladie contractée en service, alors qu’il était maréchal des logis au 168e régiment d'infanterie dans les troupes d’occupation françaises en Rhénanie, après la première guerre mondiale.

L’usine du Bi-Métal à Joinville-le-Pont

 

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10 avril 2024 3 10 /04 /avril /2024 20:15

Eugène Émile Papillon naît le 27 mars 1900 à Fontenay-sous-Bois (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils Léon Louis Papillon, polisseur sur métaux et de son épouse Marie Seurre, blanchisseuse. Aîné d’une fratrie de dix enfants, qui vaudra à sa mère de recevoir, en août 1922 la médaille d’or de la famille.

En 1916, la famille Papillon est installée dans la commune voisine de Joinville-le-Pont, rue Bourguignon, dans le quartier de Polangis. Trop jeune pour être mobilisé au cours de la première guerre mondiale, Eugène Papillon est désigné en juillet 1917 comme secrétaire d’un club sportif, la Société athlétique de Joinville, dont le président est Julien Coudy, avocat à la cour d’appel. Le club, une des premières organisations sportives de Joinville, a une activité essentiellement dans la natation, y compris le water-polo, qui s’exerce dans la rivière Marne. Il y a eu aussi des sections football et cyclisme.

Employé d’une compagnie d’assurances, malgré une faiblesse signalée au moment de son recrutement, Eugène Papillon fait son service militaire à partir d’octobre 1920 au sein du 119e régiment d'infanterie pour une durée de deux ans.

En avril 1925, Eugène Papillon est un des fondateurs du Comité d’union et d’action républicaines, organe qui rassemble les libéraux et conservateurs de Joinville-le-Pont. Il est présidé par Félix Soulié, négociant en tissus. Alors que la commune était jusqu’ici principalement dirigée par des radicaux-socialistes ou des radicaux dissidents, le Comité d’union et d’action républicaines va progresser lors des élections municipales de 1929 puis remporter celles de 1935. Eugène Papillon n’a pas été candidat lors des scrutins, et ne semble pas avoir poursuivi avec des responsabilités dans le comité.

Après la mort de son père en mars 1931, la famille se déplace dans la commune riveraine de Champigny-sur-Marne. La plupart d’entre eux reviennent à Joinville ultérieurement. Renée Louis Henriette Pierlet, couturière, se marie à Joinville en mars 1932 avec Eugène Papillon ; ils s’installent de nouveau dans le quartier de Polangis, rue des Lilas (act. rue Pierre-Allaire) puis avenue du Parc.

Rappelé au début de la deuxième guerre mondiale en septembre 1939 au sein du 222e régiment territorial, il est nommé caporal en février 1940. À partir de mars, il est mis à disposition d’un établissement d’armement à Bourges (Cher).

Eugène Papillon meurt le 30 mars 1975 à Joinville-le-Pont. Il était âgé de 75 ans et père de trois enfants.

Championnat de natation à Joinville-le-Pont. en 1906

 

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4 décembre 2023 1 04 /12 /décembre /2023 00:01

Gaston Henri Eugène Desouches naît le 14 novembre 1878 à Paris (3e arr.). Il est le fils de Louise Bonnard et de son époux Eugène Jules Desouches, employé, qui vivent rue de Villehardouin.

Devenu menuisier, il débute son service militaire en novembre 1899 dans la 7e section de commis-ouvriers, mais est réformé en mars l’année suivante pour surdité.

S’étant établi comme entrepreneur de menuiserie, Mantes (Seine-et-Oise, act. Yvelines), rue Thiers, il épouse en décembre 1902 à Boulogne-sur-Mer Jeanne Ernestine Dubois, fille d’un charpentier.

La famille s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier de Polangis, d’abord dans la zone de La Péniche, où ils sont en 1911 puis avenue du Château (act. avenue Foch).

Pendant la première guerre mondiale, Gaston Desouches, qui réside désormais est mobilisé dans des services auxiliaires en mars 1915 dans la 22e section de commis-ouvriers. La même année, il est nommé caporal en juin puis sergent en novembre. Placé en sursis d’appel, il est affecté à l’entreprise de Raoul Jourdan, entrepreneur de travaux publics, située à Maisons-Alfort (Seine, act. Val-de-Marne), avenue Gambetta. Il est associé au capital de cette entreprise. En mars 1918, il est affecté à une entreprise parisienne, Chadlon (4e arr.).

L’entreprise Jourdan-Desouches a obtenu une commande importante de maisons démontables pour le compte du ministère du Blocus et des régions libérées. Elle est vendue, en septembre 1918 à l’Industrielle Foncière, dont le siège est rue du Faubourg-Saint-Honoré, à Paris. Gaston Desouches rejoint la 24e section de commis-ouvriers en septembre 1918 puis est démobilisé en février 1919.

Son épouse Jeanne est, en mars 1918 une des membres du comité de la société de l’Allaitement maternel, une institution caritative de Joinville-le-Pont. Elle en devient vice-présidente et assume la responsabilité de l’association à la disparition de sa présidente d’honneur, Mme Lenormand en décembre 1921. Elle est encore engagée dans l’action sociale dans la même association comme dame enquêteuse en décembre 1923.

Gaston Desouches est candidat lors des élections municipales de novembre 1919 sur la liste du Bloc indépendant. Elle est conduite par Jules Beauvais, bijoutier, conseiller municipal sortant, de tendance libérale, et le docteur Georges Bitterlin, militant de l’Action française (royaliste). Elle s’oppose à une liste menée par Henry Vel-Durand, adjoint sortant, libéral dissident, qui regroupe également des radicaux-socialistes et des socialistes dissidents, ainsi qu’à une liste socialiste SFIO.

Au premier tour, la liste arrive en troisième position avec 26,2%, derrière celle de Vel-Durand à 44,8% et la gauche à 29,0%. Desouches obtient 405 voix (23,9%) pour 1 694 suffrages exprimés sur 1 715 votants et 2 491 inscrits. Le Bloc indépendant retire sa candidature avant le second tour et n’a pas d’élu.

Desouches est toujours résident à Joinville et patron d’une entreprise de menuiserie en 1921, mais il ne l’est plus en 1926. Il déplace son activité à Lyon (3e arr.) où il est actif en 1931.

Gaston Desouches meurt le 2 avril 1965 à Argelès-Gazost (Hautes-Pyrénées). Il était âgé de 86 ans, veuf, père de deux enfants et domicilié à Lourdes, dans le même département. Il ne laisse pas de succession.

Il n’a pas de lien avec Ernest Desouches (1839-1929), industriel dans la soie à Saint-Maurice (France) et Varsovie (Pologne) puis directeur de société d’assurance, républicain et artisan du rattachement du quartier de Gravelle à Joinville-le-Pont (1876-1878).

Une villa à Polangis

 

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5 février 2023 7 05 /02 /février /2023 00:01

Roger Georges Albert Gallas naît le 29 mars 1917 à Nogent-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Marie Émilie Bourrier et de son époux, Louis Henri Désiré Gallas, avocat. Louis Gallas est conseiller municipal de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) de 1912 à 1919 et militant conservateur actif. Au moment de la naissance de Roger, il est caporal au 116e régiment d’infanterie, blessé et en convalescence.

C’est en janvier 1940 à Dijon (Côte-d'Or) que Roger Gallas épouse Henriette Marie Poisson ; il est à ce moment étudiant et mobilisé en tant que soldat. Il se remarie, en décembre 1945 à Falaise (Calvados) avec Colette Mauricette Marcelle Massot.

Il revient à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne) et reprend la maison familiale, située avenue de Joinville.

En mars 1971, il devient conseiller municipal de cette ville, comme l’avait été son père. Il est élu sur la liste de l’Union pour la gestion des affaires municipales, conduite par le maire sortant, Georges Defert (divers-droite), qui l’emporte dès le premier tour avec 64,2 % des suffrages exprimés face à une liste communiste. Georges Defert est réélu maire. Roger Gallas est démissionnaire en 1973. Après le décès de Defert en 1975, des élections municipales partielles sont organisées ; Gallas est remplacé à cette occasion. Jean-Pierre Garchery (divers-droite), succède à Defert comme maire.

Roger Gallas meurt le 17 octobre 1977 à Aspres-sur-Buëch (Hautes-Alpes). Il était âgé de 60 ans.

Joinville-le-Pont, pavillon Gallas, avenue de Joinville

 

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30 janvier 2023 1 30 /01 /janvier /2023 00:01

Robert Camille Xavier Villiot naît le 8 août 1901 à Paris (3e arr.). Il est le fils d’Anastasie Flühr et de son époux Camille Armand Villiot, employé. Ils vivent rue Notre-Dame de Nazareth. Sa mère, native en 1869 de Riedseltz (Bas Rhin, act. Alsace), est certainement germanophone. C’est ce qui facilitera le fait qu’il devienne traducteur interprète d’allemand.

Robert Villiot fait son service militaire en avril 1921 au 168e régiment d’infanterie, unité de l’armée du Rhin, en Allemagne occupée. Il est musicien. Dans la réserve, il est nommé caporal en 1938.

En avril 1926 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), Robert Villiot épouse Marie George alors employée de banque et qui sera plus tard institutrice. Ils s’installent chez les beaux-parents, dans le quartier de Polangis de cette ville, avenue des Lilas (act. avenue Pierre-Allaire).

En mai 1935, Robert Villiot est candidat sur la liste de l’Union des républicains, qui rassemble la droite locale, face aux radicaux-socialistes de la municipalité sortante, aux socialistes SFIO et aux communistes. Il figure en dernière position des 27 candidats. Au premier tour, la liste de droite arrive en tête avec 32,6% devant le Groupement des gauches (26,8%), les communistes (23,5%) et la SFIO (12,3%). Villiot obtient 890 voix pour 2 856 suffrages exprimés (31,2%) sur 2 923 votants et 3 433 inscrits.

Au second tour, les communistes et la SFIO font alliance au sein d’une liste dirigée par André Blocher, responsable de la Ligue des droits de l’Homme et d’une association d’anciens combattants, les radicaux maintenant également leur candidature. Avec une courte avance, l’Union des républicains (40%) emporte 25 sièges, devançant le Front populaire (39,7%), qui a deux élus, alors que les radicaux-socialistes (19,5%) n’en ont aucun. Le score de Villiot est de 1122 voix pour 2 899 suffrages exprimés (38,7%) sur 2 924 votants. Il est un des deux seuls de sa liste à ne pas être élu. Léon Lesestre est élu maire.

En juillet 1938, Villiot est commissaire aux comptes de la Caisse des écoles de Joinville.

Robert Villiot meurt le 12 juillet 1973 à Créteil (Val-de-Marne). Il est inhumé à Joinville, où il résidait probablement toujours. Âgé de 71 ans, il était père de deux filles.

Des canots à Joinville-le-Pont

 

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26 janvier 2023 4 26 /01 /janvier /2023 00:01

Raphaël Octave Clément Mignon naît le 6 novembre 1888 à Châlons-sur-Marne (Marne, act. Châlons-en-Champagne). Il est le fils de Gabrielle Valentine Collot et de son mari Louis Arille Mignon, tonnelier ; ils ont sept enfants vivants en 1901, dont Raphaël est le second. Ils vivent rue Sainte-Marguerite.

Alors comptable, Raphaël Mignon effectue son service militaire en octobre 1909 au 106e régiment d’infanterie (RI) ; il est promu caporal en avril 1910 et démobilisé en septembre 1911.

En mai 1913 à Châlons, Raphaël Mignon, qui réside rue de la Marne, épouse Marcelle Céline Sander.

Rappelé à l’armée en août 1914, au déclenchement de la première guerre mondiale, il est promu sergent en novembre 1915 et passe au 94e RI. Il revient au 106e RI en juillet 1916, où il est nommé adjudant en avril 1917. Il devient officier, en tant que sous-lieutenant, en octobre la même année. Durant le conflit, il fait de « beaux services de guerre » qui lui valent plusieurs citations ; il est également blessé à plusieurs reprises. Il est démobilisé en mars

Après le conflit mondial, Raphaël Mignon est chef comptable et vit en 1925 à Clichy (Seine, act. Hauts-de-Seine), boulevard National puis en 1928 rue Georges-Soret. En 1937, il devient boucher à Paris (16e arr.), dans le quartier de La Muette, rue de La Pompe.

Pendant la deuxième guerre mondiale, Mignon, dont les obligations militaires avaient pourtant pris fin en novembre 1937, est réintégré dans les cadres de l’armée en tant qu’officier en septembre 1939.

Probablement démobilisé à l’été 1940, il s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où, en septembre 1941, il devient agent immobilier et achète l’Agence de la gare, située rue Jean-Jaurès. Il vit à proximité, dans le quartier du Centre, rue des Réservoirs.

À l’occasion des élections municipales de novembre 1947, Raphaël Mignon est candidat sur la liste du Rassemblement du peuple français (RPF, gaulliste) qui est conduite par Pierre Perly, plombier-couvreur. Elle arrive en tête, avec une moyenne de 3 066 voix pour 6 974 suffrages exprimés (44%) sur 7 073 votants et 8 376 inscrits et 13 sièges. C’est cependant le communiste Robert Deloche, dont la liste a obtenu le même nombre de sièges, qui est réélu maire à la faveur du vote du seul élu socialiste SFIO. Mignon est élu conseiller municipal. Pendant le mandat, le groupe RPF éclate en deux, tandis que quatre personnes se succèdent sur le seul siège de la SFIO et que, dans la majorité communiste, Deloche est exclu du PCF, démissionne et est remplacé en tant que maire par Amélie Trayaud.

Pour le scrutin suivant, en mai 1953, Mignon figure de nouveau sur la liste RPF, conduite par le journaliste Pierre Calmon. Elle est devancée par les listes du PCF et du Rassemblement des gauches républicaines (RGR, centre-droit). Cependant, une alliance du RGR avec le RPF et le Mouvement républicain populaire (MRP, démocrate-chrétien) permet l’élection de Georges Defert (RGR) en tant que maire par 14 voix contre 13 pour le ¨CF et la SFIO. Mignon est arrivé en huitième position sur la liste RPF et n’est pas élu. Cependant, à la faveur de démissions, il revient au conseiller municipal en décembre 1957. Il siège jusqu’en mars 1959.

Après la fin de son mandat, Raphaël Mignon s’installe à Tournan-en-Brie (Seine-et-Marne). Il y meurt le 28 août 1968, âgé de 79 ans. Il avait été décoré, à titre militaire, en tant que chevalier de la Légion d’honneur en mars 1923.

Joinville-le-Pont, vers 1960

 

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24 janvier 2023 2 24 /01 /janvier /2023 00:01

Raymond Henri Augustin Baugé nait le 3 juillet 1911 à Bagneux (act. Saumur, Maine-et-Loire). Il est le fils de Raymonde Marie Joséphine Corbineau et de son mari Paul Émile Baugé, dessinateur.

Il fréquent d’abord l’École de viticulture de Saumur, où il obtient un certificat d'aptitude en juin 1924. Il suit un apprentissage comme aide-comptable avec la Chambre de métiers de l’Anjou et reçoit également un diplôme en sténographie. Inscrit à l’école Chevrollier d’Angers, il fréquente la section commerciale et obtient le certificat d’aptitude professionnelle (CAP) d’employé de banque en juillet 1931. Il reçoit le deuxième prix de la Chambre d'apprentissage de l’Anjou. Lors de la fête de l'Association des anciens élèves de l'école de préparation aux banques, Raymond Baugé dirige l’orchestre.

À l’automne 1931, Raymond Baugé est inscrit à la Faculté libre de droit d’Angers. Il est secrétaire de l’Association générale des étudiants d’Angers (AGEA), affiliée à l’Union nationale des étudiants de France (UNEF). Il devient, en juin 1932, directeur de la publication Angers-Étudiant. Il est nommé secrétaire honoraire de l’AGEA en novembre 1932 par l’assemblée générale de l’AGEA qui est suivi d’un « joyeux monôme » dans les rues de la ville. En février 1935, Raymond Baugé est président du Comité des fêtes du Club Universitaire Angevin (CUA) puis, en janvier 1937, il préside les supporters du CUA.

Après avoir réalisé son service militaire en 1933-1934, Raymond Baugé épouse Gisèle Mauricette Vergin en octobre 1938 à Roubaix (Nord). Il est probablement mobilisé pendant la deuxième guerre mondiale.

Après le conflit, la famille Baugé vit à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Elle vit d’abord quai de Polangis, sur la rive gauche de la Marne puis rue Jean-Mermoz, dans le Centre, de l’autre côté de la rivière. Raymond Baugé travaille en tant que représentant commercial.

Lors des élections législatives de mai 1951, Raymond Baugé est candidat sur la liste du Mouvement républicain populaire (MRP, démocrate-chrétien), dans le quatrième secteur du département de la Seine. Elle est conduite par Paul Bacon, député sortant et ministre du Travail. Il figure en sixième position et recueille 32 930 votes. Il n’est pas élu.

À l’occasion des élections municipales à Joinville-le-Pont en avril 1953, conduite par Gaston Moutenot, ancien conseiller municipal (1945-1947). Leur liste arrive en cinquième position avec 9,2% et obtient deux sièges (Moutenot et Baugé). La liste communiste, qui comprend la maire sortante, Amélie Trayaud, est en tête avec 35,6% et dix élus, devant le Rassemblement des gauches républicaines (RGR, centre-droit, 22,1%, 6 sièges) et le Rassemblement du peuple français (gaulliste, 19,8%, 6 élus aussi). La SFIO obtient trois conseillers, avec 12,3%. Du fait de l’alliance entre le RGR, le RPF et le MRP, Georges Defert (RGR) est élu maire et Moutenot adjoint.

En novembre 1953, suite à la démission de Moutenot, Raymond Baugé est élu adjoint au maire. Son mandat prendra fin en mars 1959.

Une nouvelle fois, en janvier 1956, Baugé est candidat sur la liste MRP pour les élections législatives. Dans son document de candidature, il indique qu’il est chef de vente, administrateur du bureau d'aide sociale et de la caisse des écoles ainsi que vice-président de la section locale de l’association des parents d’élèves de l’école libre (APEL, établissements chrétiens). Il recueille 32 408 votes et n’est pas élu.

Sous la cinquième République, le régime électoral change, abandonnant la proportionnelle. Lors des élections municipales de mars 1959, Baugé figure en deuxième position sur une liste regroupant l’UNR (gaulliste, Pierre Calmon) et la SFIO (Depoutot). Elle obtient le troisième score avec 23,5% des suffrages exprimés au premier tour, derrière le RGR du maire sortant (41,2%) et les communistes d’Henri Bideaux (32,2%). Au second tour, qui voit la victoire de Defert avec 52,4% et les 27 sièges à pourvoir, le MRP recule à 13,1%.

Dans le canton de Saint-Maur / Joinville, le scrutin qui a lieu le même jour oppose la plupart des mêmes acteurs : Defert, Bideaux, Calmon et Baugé. Ce dernier arrive en cinquième place, avec 1 309 voix pour 14 827 suffrages exprimés (8,8%) sur 15 369 votants et 21 457 inscrits. Il se retire avant le second tour, qui est remporté par Defert.

En 1961, Raymond Baugé exerce la fonction de secrétaire général d’une fédération syndicale. Peut-être est-ce lui qui a publié, en mars 1958 un article en anglais sur L'importance croissante des métiers dans le domaine de la grande distribution, au sein de la revue syndicale internationale Trade Union Information.

Raymond Henri Augustin Baugé meurt le 3 avril 1993 à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne). Il était âgé de 81 ans et père de trois enfants. En avril 1961, il avait été nommé chevalier de la Légion d’honneur.

La mairie de Joinville-le-Pont dans les années 1960

 

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