Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
10 juin 2026 3 10 /06 /juin /2026 00:01

Suite de la biographie de Fernand Paraïso

Reprise complétée de l’article du 17 décembre 2022 « Fernand Paraïso, descendant de princes africains, petit-fils d’esclave, résistant »

Pendant la deuxième guerre mondiale, Fernand Paraïso est mobilisé en septembre 1939 et affecté au 224e régiment d'infanterie et participe à la campagne contre l’Allemagne. Ses supérieurs émettent un avis positif mais réservé à son sujet en avril 1940 : « Officier de bonne valeur moyenne. Parfois un peu mou, ayant besoin d’être stimulé, n’ayant pas l’envergure nécessaire pour accéder au grade de capitaine. »

Il est démobilisé le 27 août 1940 au centre de Geaune, à Aire-sur-l’Adour, dans les Landes, où son unité était arrivée ; il se retire à Villemomble.

Fernand Paraïso s’implique dans la résistance à l’occupation allemande. Son dossier au Service historique de la Défense situe le début de son activité clandestine en janvier 1942. Il aide un caporal à sortir du centre de séjour surveillé d’Aincourt (Seine-et-Oise, act. Yvelines) ; dans cet ancien sanatorium, étaient internés tous individus désignés par le préfet, « sans enquête ni jugement », considérés comme suspects ou dangereux pour la défense nationale. Les investigations après-guerre assure qu’il a « porté secours à des israélites, entre autres à M. Wolf, habitant allée Franklin à Villemomble. »

Une enquête de voisinage faite par la gendarmerie de Rosny-sous-Bois (Seine, act. Seine-Saint-Denis) en juillet 1948 insiste sur sa « très bonne conduite et moralité », remarquant que « durant l’occupation, il n’a jamais entretenu de relation avec des Allemands, au contraire, il a toujours été hostile à l’occupant. »

Son adhésion au réseau Libération-Vengeance est donnée le 6 juillet 1943 à Legault-Demare, secteur Est de la région parisienne. Il contribue à la création des groupes Forces françaises de l’intérieur (FFI) du secteur Est et à leur instruction militaire, répandant également les communiqués de Londres. Appartenant au groupe de Raincy-Villemomble, Paraïso est l’adjoint du commandant Étienne Védère, alors capitaine commandant militaire secteur Est n° 2, sous les ordres du commandant Alexandre, chargé du secteur. En mai 1944, le lieutenant-colonel Le Lorrain-Cruze nomme Fernand Paraïso commandant de compagnie et instructeur avec le grade de capitaine.

Le commandant Alexandre constitue le bataillon de sécurité 107/22, qui se charge d’opérations de « nettoyage » de la région du 19 au 27 août 1944. Paraïso mène des reconnaissances à Gagny, Chelles, Vaujours, Montfermeil, Aulnay-sous-Bois, Clichy-sous-Bois et Livry-Gargan. Le 21 août 1944, le capitaine Paraïso porte secours au groupe du commandant Henry pris à partie par les Allemands à Villemomble, il participe à la poursuite de l’ennemi en accompagnement des chars américains.

Fernand Paraïso qui avait été rayé des cadres de l’armée active en février 1942 ; il signe cependant le 8 septembre 1944 un nouvel engagement « pour la durée de la guerre » et est affecté au 1er régiment Armor puis, en février 1945, devient commandant d’armes à la place de Meaux (Seine-et-Marne). Son grade de capitaine d’infanterie coloniale est confirmé en mars 1945 quand il est muté au CATC pour participer à la relève en Afrique Occidentale Française. Il est démobilisé en mars 1945 et son grade est définitivement homologué le 18 mai la même année.

Le général Achille Dassonville (1890-1967), alors commandant de la subdivision de Seine-et-Marne où est basé Paraïso commente ainsi sa proposition d’avancement « officier de réserve qui, quoique de couleur, a toutes les qualités d’un très bon officier. Aime sa troupe qui le lui rend bien. Proposition très appuyée. »

S’il quitte le service actif, la capitaine Paraïso, qui réside toujours à Villemomble, boulevard d’Aulnay, poursuit son œuvre pédagogique jusqu’en septembre 1948, commandant le centre n° 9 du Raincy, section du service prémilitaire où son rôle est apprécié par les autorités : « officier instructeur, très dévoué, consciencieux ». Il fait partie de la troisième commission d’étude sur l’organisation de la Défense nationale.

Fernand Paraïso meurt le 2 août 1977 à Château-Landon (Seine-et-Marne). Il était âgé de 84 ans.

Décoré de la Croix de guerre depuis octobre 1916, avec deux étoiles d’argent et de vermeil, il était également porteur des médailles de la Victoire, Interalliée et commémorative de la Grande-Guerre ainsi que des services militaires volontaires. Il a reçu en mars 1947 la Médaille de la Résistance française. Chevalier de la Légion d’honneur depuis juin 1929, il a été promu officier en décembre 1958.

Son fils Michel Paraïso et plusieurs de ses neveux ont adopté le patronyme de Fernand-Paraïso, qui est porté par leurs descendants.

Fin

La demeure familiale des Paraïso à Porto-Novo (Bénin), dite maison Crespin

Partager cet article
Repost0
20 avril 2026 1 20 /04 /avril /2026 10:54

Mise à jour de la biographie publiée le 12/03/2022

Adolphe Alexandre Clément naît le 11 décembre 1864 à La Ferté-Saint-Cyr (Loir-et-Cher). Il est le fils de Philomène Blanchard et de son époux, Adolphe Blaise Clément, marchand de charbon. Ils vivent au faubourg de Bretagne.

Son père meurt en octobre 1874, lorsque Adolphe a 9 ans. Sa mère se remarie en juin 1877 à La Ferté-Saint-Cyr avec Silvain Jean Pierre Lecomte, vigneron dans le village voisin de Montlivault, mais décède à son tour en avril 1880 à La Ferté, son fils ayant 15 ans.

En 1876, le jeune Adolphe n’était pas recensé à La Ferté-Saint-Cyr où sa mère résidait avec ses trois autres enfants. Il est recensé pour ses obligations militaires en 1884 et réside alors à Melun (Seine-et-Marne), où il est garçon épicier. En tant que fils aîné d’orphelins (deux frères et une sœur), il est dispensé de service militaire. Il fait cependant plusieurs périodes dans la réserve de l’armée en avril 1888, avril 1891, octobre 1897 et mai-juin 1900.

Il réside à Paris et Neuilly-sur-Seine entre 1886 et 1891. Devenu employé de commerce et vivant en 1893 à Saint-Denis (Seine, act. Seine-Saint-Denis), rue Lannes, Adolphe Clément y épouse en mai 1894 Marie Goutal, domestique, native du Cantal. Ils s’installent à Paris (18e arr.) où ils exploitent une épicerie, rue Jean-Robert. Ils ont un commerce à Stains (Seine, act. Seine-Saint-Denis), rue Carnot en 1898 puis en 1902 dans le même département à Montreuil.

En 1911, ils sont à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où ils sont toujours épiciers, rue de Paris, dans le centre-ville, à proximité de la gare. Après la première guerre mondiale, ils déménagent pour la rue du Viaduc, dans le même quartier, où ils vont créer un hôtel meublé.

Lors des élections municipales de mai 1925 à Joinville, Adolphe Clément est candidat sur la liste du maire sortant, Henri Vel-Durand (radical dissident), qui a le soutien des mouvements libéraux et conservateurs de la ville. Le programme de la liste vouait l’application des lois de laïcité « sans rigueur et sans sectarisme », le maintien de l’octroi pour l’entrée des marchandises à Joinville et des économies dans les dépenses budgétaires. Face à une liste du cartel des gauches (radicaux-socialistes, socialistes SFIO et socialistes indépendants), qui obtient 28,4% des suffrages exprimés et une liste communiste, qui a 21,1%, la liste des sortants arrive nettement en tête avec 47,5%. Au second tour, elle remporte les 27 sièges à pourvoir et Clément est élu conseiller municipal. Vel-Durand est réélu maire. Après son décès, il est remplacé en octobre 1928 par Stephen Durande (conservateur).

Au cours du scrutin de mai 1929, il n’est pas candidat.

Adolphe Clément meurt le 22 janvier 1938 à Joinville. Il était âgé de 74 ans et père de deux enfants.

Il n’a pas de lien familial avec Édouard Clément (1843-1922), président de société musicale et candidat de centre-droit aux élections municipales de Joinville-le-Pont (1904-1911) ni avec Lucien Clément (1885-1955), conseiller municipal conservateur de la même ville (1934-1944).

Joinville-le-Pont, rue de Paris, l'épicerie Clément est sur la droite

 

Partager cet article
Repost0
4 mai 2025 7 04 /05 /mai /2025 00:01

Mise à jour de l’article paru le 12 novembre 2014.

Suite de la biographie de Joseph Fournier

Joseph Michel Fournier, qui vit rue de la Pissotte à Vincennes, retrouvera un poste d’administrateur du département le 18 messidor an 7 (6 juillet 1798) mais est destitué par le Directoire exécutif dès le 28 fructidor (14 septembre) la même année. Il conteste sa révocation dans le journal L'Ennemi des oppresseurs, publié par Charles Duval en signant « Fournier, républicain pour la vie ». Il s’adresse à Pierre-François Réal qu’il qualifie de « encore commissaire du directoire exécutif près l’administration centrale du département de la Seine » auquel il reproche « sa négligence ordinaire. »

Une lettre ouverte, qu’il paraphe avec deux autres administrateurs révoqués, Raisson et Lefebvre est incluse dans un article du Journal des hommes, sur la « Propension du pouvoir à tout envahir » et la « Nécessité de résister à ses entreprises » insiste de nouveau sur « un événement aussi récent qu’inouï » qui a provoqué leur départ, la liste des jurés que Réal a voulu changer, contre les règles du tribunal criminel.

Toujours désireux de servir l’administration républicaine, Fournier demande à devenir sous-préfet. Il n’obtient pas satisfaction mais devient, en l’an 9 (1801) la direction de la filature de lin et de chanvre, maison de Mesme, installée à Paris, rue Saint-Avoye (act. rue du Temple, 3e arr.). Le 2 prairial an 10 (22 mai 1802), il accueille le ministre de l’intérieur, Jean-Antoine Chaptal, chimiste et médecin, qui visite sa filature. Il lui présente les machines qu’il a mises au point pour traiter le lin et le chanvre. Ses produits et machines sont montrés au public, lors des sept jours de la troisième Exposition des produits de l'industrie française dans la cour carrée du Louvre à Paris de l’an 10 (1802). Dans un roman historique, Messidor An II - Dans les mirages de la foi (Mémogrames, 2025), l’écrivain Charikov met en scène un dialogue houleux entre un jeune homme et Fournier. Séverin disait « La mécanique est ingénieuse, mais le résultat est fort imparfait. Trop de déchet, des fils trop courts, trop épais et cassants… ». Il reprochait à Fournier d’appliquer au lin les mêmes procédés que ceux que l’on applique au coton, malgré la différence des matières. Cependant, le jury de l’exposition accorda à Fournier une mention honorable.

Joseph Michel Fournier quitte semble-t-il sa fonction d’entrepreneur textile en nivôse an 11 (janvier 1803). Il a, en 1807, un poste de receveur du droit de navigation à Sierck-les-Bains, Moselle. Sa femme donne naissance en 1809 à un de leurs enfants en Allemagne, à Prüm (duché du Bas-Rhin, act. Rhénanie-Palatinat).

Peut-être est-ce Joseph Michel le « Fournier, propriétaire à Pantin », qui fait partie du collège électoral d'arrondissement de Saint-Denis en novembre 1807 chargé de choisir les candidats pour le Conseil d'arrondissement. Il est membre de ce conseil de 1812 à 1821.

Ayant repris sa carrière dans l’enseignement, Joseph Michel Fournier est principal du collège à Pontoise (Seine-et-Oise, act. Val-d'Oise). Il devient en mars 1818 associé correspondant de la Société pour l'instruction élémentaire. Quittant la région parisienne, Fournier est nommé en octobre 1820, principal de collège à Gannat (Allier). C’est une institution communale et il exerce toujours la fonction en 1836, à 72 ans. Son fils aîné, Joseph Aimé, est professeur dans le même établissement.

Joseph Michel Fournier meurt le 11 avril 1843 à Paris (2e arr.). Il était domicilié rue de la Tour d'Auvergne. Âgé de 80 ans, il était père de six enfants. Il est inhumé le 17 au cimetière de Montmartre (act. Paris).

Fin 

Ancienne école de Gannat, peut-être à rapprocher du collège dirigé par Fournier

 

Partager cet article
Repost0
2 mai 2025 5 02 /05 /mai /2025 00:01

Mise à jour de l’article paru le 12 novembre 2014.

Début de la biographie de Joseph Fournier

Joseph Michel Fournier, naît à Chartres (Eure-et-Loir) le 6 avril 1763 selon les documents d’état-civil ultérieurs ; son baptême, le 10 avril, est enregistré dans l’église Saint-Hilaire de Mainvilliers, qui est devenu plus tard une commune limitrophe de Chartres. Il est le fils de Jeanne Brissot et de son mari, Joseph Fournier. Ce dernier, issu d’un maître charpentier éponyme, est alors compagnon menuisier ; à partir de 1766, il se présente comme apprêteur de bas (modiste fabricant) et sera ensuite sacristain.

Devenu instituteur, Joseph Michel Fournier épouse à Paris en mai 1789 Madeleine Grillon. Maître de pension à Pantin (Seine, act. Seine-Saint-Denis) en 1791, il est également le secrétaire greffier de la mairie. En 1792, il est désigné comme représentant du canton de Pantin au département de la Seine ; il figure sur la liste des candidats pour les fonctions d’administrateur du département en décembre 1792 et janvier l’année suivante, mais n’est pas élu par l’Assemblée électorale. Sans doute faut-il l’assimiler à Joseph Michel Fourmis, nom par ailleurs inconnu, mais qui figure sur la liste des huit électeurs du canton de Pantin en 1792, seul représentant de sa commune. L’Assemblée électorale de Paris, dans sa séance du 19 janvier 1793 examine une lettre dudit Fourmis, qui demande à se disculper, « ayant ouï dire qu’il avait été inculpé » ; l’instance départementale passe à l’ordre du jour, relevant que « le citoyen Fourmis n’a point été inculpé. »

C’est l’administration municipale de Pantin, dont il est le secrétaire, qui décide de son divorce, à sa demande, en floréal an 2 (mai 1794). Le maire de Pantin, François Roullier, son frère, le cultivateur Jacques Roullier, le greffier du juge de paix cantonal Jean Baptiste Lacombe ainsi qu’un membre du comité de surveillance révolutionnaire du canton, Jean Kauffmann, témoignent de l’absence de Madeleine Grillon de la maison maritale depuis plus de six mois ; elle ne répond pas à la convocation et réside chez Ganzer, cultivateur à Pantin.

En l’an 4 (1796) Joseph Michel Fournier est nommé commissaire du Directoire exécutif du département dans le canton de Colombes (Seine, act. Hauts-de-Seine) ; il exerce la même fonction à partir de vendémiaire an 5 (septembre / octobre 1796) pour le canton de Vincennes (act. Val-de-Marne).

Nommé membre de l’Administration centrale du département de la Seine par le Directoire exécutif, sans doute en fructidor an 4, il est le seul représentant de la banlieue parmi les cinq administrateurs, et est en charge des biens nationaux et du contentieux des émigrés. Le collège est présidé par Joubert. Il appelle, avec ses collègues, à l’inscription sur les registres civiques en insistant : « Ne vous privez par, par votre négligence, du titre glorieux de citoyen français ».

De nouveau désigné le 28 fructidor an 5 (14/09/1797), il sera remplacé au renouvellement semestriel de germinal an 6 (mars / avril 1798), toujours avec Joubert comme président. Incitant à la participation aux administrations municipales, il assure, en compagnie des autres administrateurs, que voter est faire « exercice du premier des droits d’un peuple libre. »

Remarié en messidor an 5 (juin 1797) à Vincennes avec Marie Catherine Geneviève Bourdon, Joseph Michel Fournier est domicilié dans cette commune rue du Midi. Il a pour témoins des fonctionnaires de l’administration municipale du canton, du corps législatif du Conseil des Cinq-cents et du ministère de l’intérieur. Il préside l'administration cantonale de Vincennes en l’an 6 (1798), signant par exemple le registre d’état-civil de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (act. Joinville-le-Pont) comme agent municipal le 30 brumaire. C’est peut-être lui qui est inscrit sur la liste des notables communaux du département de la Seine de l’arrondissement de Sceaux en fructidor an 9 (1801), sous la désignation de « Fournier, limonadier à Vincennes. »

À suivre

Vue de Pantin en 1814 (Wikipédia)

 

Partager cet article
Repost0
14 avril 2025 1 14 /04 /avril /2025 00:01

Suite de la biographie de Gustave Teissonnière

Gustave Teissonnière, qui travaille dans l’entreprise de porcelaine familiale à Limoges, fait enregistrer un brevet, publié en juin 1908 sur une « Machine à calibrer la cazetterie pour la cuisson de la porcelaine et de la faïence », la cazetterie représentant le matériel d'enfournement de la céramique. Il diversifie la production en s’intéressant à l’imprimerie. Avec des briquettes lithographiques.

Il est mobilisé pendant la première guerre mondiale mais les archives militaires le concernant n’ont pas encore pu être consultées. Il entreprend en 1918 un voyage en Amérique, en compagnie de son épouse et de son neveu René Dudognon, alors âgé de 11 ans. Ils débarquent à New-York en juin à bord du navire La Lorraine, au départ Bordeaux. Un petit neveu, Cyrille, raconte : « Gustave Teissonnière et son épouse Rose sont partis au Mexique avec leur neveu, René Dudognon, fils d’une sœur de Rose ; ils ont été en prison en arrivant au Mexique pendant 8 jours car il ne portait pas le même nom qu’eux et les autorités ont pensé que c’était un enfant volé. Rose était à la base la compagne de son frère Jules (et "enlevée" par Gustave) d'où les différents familiaux... »

Après le conflit, son épouse Valérie et lui vivent, en 1927, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Ils résident dans le centre-ville, avenue Jean-Jaurès. À cette date, il se présente comme céramiste. En 1931, il se déclare directeur d’une entreprise de Montreuil (Seine, act. Seine-Saint-Denis) qui produit des poupées.

En soutenant plusieurs causes, Gustave Teissonnière montre, avec sa femme, sa proximité avec le parti communiste. Ainsi, il participe en janvier 1933 à une souscription de la Ligue contre l’impérialisme en faveur de Madagascar, relayée par le Secours rouge. Il soutient également les efforts humanitaires pour l’Espagne républicain en janvier 1939, avec le programme « Pain, lait, santé » puis en février la même année, en faveur du financement d’un dispensaire mobile.

Pendant la deuxième guerre mondiale, son activité n’est pas connue. Sur le plan professionnel, il fait de nouveau breveter, en octobre 1943, un « Procédé de fabrication d'articles en caoutchouc ».

Après la deuxième guerre mondiale, Gustave Teissonnière s’inscrit pour une souscription lancée par le parti communiste en septembre 1945 « pour l’écrasement de la réaction ». C’est à la fin de ce même mois que décède son épouse, hospitalisée.

Gustave Teissonnière meurt le 6 janvier 1949 à Joinville-le-Pont. Il était âgé de 72 ans et ne semble pas avoir eu d’enfant. Sa succession mentionne la vente de parts sociales d’entreprise.

Fin

Gustave Teissonnière (arch. fam.)

 

Partager cet article
Repost0
18 décembre 2024 3 18 /12 /décembre /2024 00:01

Lucie Glasener naît le 6 août 1891 à Bionville, Meurthe-et-Moselle. Elle est la fille de Marie Amélie Petit et de son époux Jean Nicolas Augustin Glasener. Son père, natif du village, est d’abord ouvrier agricole puis tisserand (comme une grande part de la famille) et aurait été ensuite voiturier. Sa mère est originaire du village voisin, Allarmont, situé dans le département des Vosges même s’il n’est séparé de Bionville que par une modeste rivière, La Plaine. Le couple a eu huit enfants, dont sept filles, Lucie étant l’avant-dernière.

La famille vit dans le hameau des Noires Colas, qui compte, en 1896, 140 habitants sur les 509 de la commune ; il n'en aura plus que 57 en 1921, Bionville ayant alors perdu plus de la moitié de sa population (227 h.). Après l’an 2000, on compte un peu plus de 100 personnes dans le territoire. Un oncle de Lucie, Jean Baptiste Glasener, fabricant de broderies, était adjoint au maire du village en 1876.

En 1911, Lucie Glasener est domestique, au service de Charles Lecuve, industriel du bois, qui vit à Allarmont, dont il est maire depuis 1904. Il a trois enfants.

Au début de la première guerre mondiale, les villages de Bionville et Allarmont sont envahis par l’armée allemande, comme toute la partie supérieure de la vallée de la Plaine. Comme d’autres otages pris dans les communes voisines, le maire Charles Lecuve et le curé d’Allarmont, l'abbé Alphonse Mathieu sont arrêtés le 24 août 1914, sans justification particulière. Ils sont fusillés à quelques centaines de mètres, sur le territoire de Celles au lieu-dit le carrefour de la Soye.

Lucie Glasener reste au service de Maria Julie née Mathieu, l’épouse de Charles Lecuve et s’occupe des trois enfants, Charlotte, Pierre et Marthe. Le village reste sous occupation allemande pendant toute la durée du conflit.

En 1926, Lucie Glasener est toujours à Allarmont avec Maria Lecuve et ses deux cadets. Elle répond, en août 1931 à un appel de la sous-section de Bionville de l’association des anciens combattants pour financer le drapeau des anciens combattants de la commune. La plus jeune des filles Lecuve, Marthe, y participe aussi « en mémoire de son père fusillé par les Allemands ». Toutes les deux ont versé cinq francs, et la collecte totale est de 521 francs.

C’est le 6 septembre 1931, sous une pluie battante, que les dix-huit anciens poilus de Bionville reçoivent leur drapeau, en présence de camarades venus de Badonviller et d'Allarmont, avec une fanfare. C’est le colonel Chanal, commandant le 158e régiment d'infanterie, qui procède à la remise, auprès de Fortier, président de la sous-section locale.

En 1936, Lucie Glasener vit à Aubervilliers, rue des Cités, dans la maison de Paul Vatelot, industriel de la literie, et de son épouse Charlotte, la fille aînée de Maria Lecuve. Ils ont trois enfants, Bernard, Nicole et Françoise. Ils retournent tous les étés dans la maison d’Allarmont et s’y trouvent au moment de la nouvelle occupation allemande en 1940. Une grande partie de la maison Lecuve est réquisitionnée par l’armée allemande.

Ayant pris sa retraite, Lucie Glasener réside en 1966 dans une partie de sa maison natale, aux Noires Colas.

Lucie Glasener meurt le 30 mars 1980 à Raon-l’Étape (Vosges), où elle était hospitalisée. Elle était âgée de 89 ans.

Cérémonie patriotique à Allarmont, années 1920

 

Partager cet article
Repost0
20 septembre 2024 5 20 /09 /septembre /2024 01:01

Charles Louis Jules Lefebvre (ou Lefèvre) naît le 8 avril 1905 à Lille (Nord). Il est le fils de Joséphine Marie de Schryver, couturière d’origine belge et de son mari, Louis Antoine Lefebvre, menuisier qui vivent rue du Sec-Arembault, dans le centre-ville.

Après avoir sans doute suivi le séminaire d’Issy-les-Moulineaux (Seine, act. Hauts-de-Seine) il est ordonné prêtre catholique du diocèse de Paris en 1932. En juillet la même année, il est nommé vicaire de l’église Saint-Denis de l’Estrée à Saint-Denis (Seine, act. Seine-Saint-Denis).

Toujours vicaire, il rejoint l’église Saint-Roch, dans le quartier du Palais-Royal à Paris (1er arr.) en mai 1938.

Il est en 1955 curé de la paroisse Saint-Charles-Borromée à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il prend la succession de l’abbé Augustin Baudot.

En mai 1956, l’abbé Lefebvre organise la commémoration du centenaire de la paroisse. La première pierre de l’église Saint-Charles avait été posée le 24 avril 1856. À cette occasion, la cloche Reine-Marie-Andrée-Antoinette est baptisée. Elle a pour parrains MM. Mabille et Deseveaux, et marraines Mmes Dosse et Lambert ; elle porte la devise « Je sonne la concorde ». La cérémonie permet également de célébrer les noces d’or sacerdotales de l’abbé Baudot, prédécesseur de Lefebvre.

Le successeur de Charles Lefebvre est l’abbé André Rideau, qui est en poste en 1969.

L’abbé Charles Lefebvre meurt le 13 février 2000 à Paris (14e arr.). Il était âgé de 94 ans.

Église Saint-Charles-Borromée à Joinville-le-Pont, années 1960

 

Partager cet article
Repost0
17 juin 2024 1 17 /06 /juin /2024 01:01

Alfred Marie Noël Parthiot naît le 26 mai 1890 à Saint-Mandé (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils Marguerite Fusz et de son époux Gabriel Paul Parthiot, qui vivent rue de l’Alouette. Sa mère, originaire de Moselle, dans la Lorraine occupée par l’Allemagne depuis 1871, a opté en 1872 pour la nationalité française. Son père, natif de l’Aube, est comptable.

Alors employé de commerce, Alfred Parthiot est mobilisé au sein du 54e régiment d'infanterie pour son service militaire en octobre 1911. Il accède au grade de caporal en septembre 1912 puis à celui de sergent en octobre 1913. Rendu à la vie civile en novembre, il est rappelé neuf mois plus tard alors que débute la première guerre mondiale en août 1914.

Toujours au sein du 54e RI, Alfred Parthiot va connaître une rapide progression hiérarchique : il est adjudant en septembre 1914 et devient officier dès mars 1915 en tant que lieutenant. Il accède au grade de capitaine en avril 1916.

Ses nouvelles fonctions ne le mettent pas à l’abri des effets des combats. Il est cité à l’ordre de l’armée pour les « qualités de sang-froid, de courage et de commandement » dont il a fait preuve « particulièrement le 19 mai 1916, au cours d'une attaque par les gaz. »

Parthiot est blessé une première fois à Damloup (Meuse) en juin 1916 par des pierres projetées par des éclats d’obus. Ce sont de nouveau des éclats d’obus qui lui provoquent de multiples plaies à la face en septembre la même année à Bouchavesnes-Bergen (Somme).

L’attaque du 25 septembre est racontée par un de ses collègues officiers, le commandant Marcel Émile Weill. Trois bataillons sont prévus pour l’assaut dans la direction d'Allaines. Le 1er lance l’assaut, mais est vite arrêté par le feu de nombreuses mitrailleuses et se replie. Parthiot est à la tête du 2e bataillon qui atteint la première tranchée allemande sous un feu violent de mitrailleuses mais doit aussi stopper sans atteindre son objectif. Il doit également se replier, « ayant tous ses officiers hors de combat ». Le 3e bataillon, qui était en réserve, n'a pas quitté ses emplacements.

Obtenant une permission, Alfred Parthiot épouse en juin 1917 à Aubervilliers (Seine, act. Seine-Saint-Denis) Louise Henriette Deherque, employée. Ses parents vivent dans la même ville.

En décembre 1917, Parthiot est soigné suite à une intoxication par gaz. Il est démobilisé en septembre 1919. Les grades d’officiers qu’il avait obtenu à titre temporaire sont confirmés après qu’il soit passé dans la réserve, et il est promu commandant, chef de bataillon, en décembre 1936. Au cours des années 1930, il est très actif au sein des écoles de perfectionnement des sous-officiers de la deuxième région militaire, qui couvre le Nord de la France, ce qui lui vaut plusieurs remerciements officiels.

Après avoir quitté l’armée, Alfred Parthiot et son épouse s’installent à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où ils acquièrent en novembre 1919 une droguerie située dans le centre-ville, rue de Paris. Il la revend deux ans plus tard, souhaitant s’installer en province pour développer des affaires, passant notamment des annonces dans des journaux bretons et lorrains.

En 1922, il s’associe à un agent immobilier d’Orsay (Seine-et-Oise, act. Essonne). Ils commercialisent notamment un lotissement en vallée de Chevreuse puis un autre à Trouville (Seine-Inférieure, act. Seine-Maritime). Il reprend le cabinet à son nom, avec un nouvel associé en mars 1924.

En 1927, Alfred Parthiot transfère son activité à Villers-Cotterêts (Aisne), avec son épouse comme comptable et se présente comme industriel. Il est, en 1932, le secrétaire du Syndicat d’initiative de Villers-Cotterêts. Il réalise également des affaires dans d’autres villes de de province, comme Angoulême (Charente) en 1934 ou Arras (Pas-de-Calais) en 1935.

Mobilisé dans la réserve au cours de la deuxième guerre mondiale, Alfred Parthiot vit à Villers-Cotterêts durant l’occupation de la France par l’Allemagne.

Après le conflit, il exerce comme agent immobilier à La Rochelle (Charente-Inférieure, act. Charente-Maritime) et réside dans la ville proche de Rochefort.

Alfred Parthiot meurt le 26 février 1948 à Rochefort. Il était âgé de 57 ans et n’a pas eu d’enfant. Titulaire de la Croix de guerre pour son comportement en 1915-1916, il avait été fait chevalier de la Légion d’honneur en mai 1921 puis officier en septembre 1940. Au moins six citations et témoignages de satisfaction de satisfaction lui avaient été adressés.

Annonce de vente de maison par le cabinet Parthiot

 

Partager cet article
Repost0
30 novembre 2018 5 30 /11 /novembre /2018 00:01

Désiré François Chevallier naît le 22 février 1883 à Paris (12e arr.). Il est le fils de Françoise Philomène Gallais, cuisinière et de son époux, Narcisse Désiré Chevallier, ébéniste. Ils vivent d’abord rue Moreau à Paris (12e arr.) puis rue de Rivoli et rue du Trésor (4e arr.).

Alors garçon boucher, Désiré Chevallier est appelé au service militaire en novembre 1904 dans un régiment de cuirassier. Il est nommé brigadier en septembre 1905 et renvoyé dans ses foyers en juillet 1907.

La famille s’installe en 1911, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Ils résident d’abord rue Vautier, dans le quartier du centre, puis avenue Ratel, sur la rive gauche de la Marne, quartier de Polangis.

La même année, en octobre, Désiré Chevallier, qui est désormais employé de commerce au Bazar de l’Hôtel-de-Ville à Paris, est condamné par le tribunal correctionnel de la Seine, à Paris, pour vol à 100 francs d’amende et quatre mois de prison avec sursis.

En 1912, Chevallier est candidat sur la liste socialiste SFIO pour les élections municipales de mai à Joinville, en compagnie de son père. La liste socialiste, conduite par Émile Lebègue et Georges Laruelle arrive en troisième position au premier tour. Elle fusionne au second tour avec la liste des radicaux dissidents d’Ernest Mermet et avec les libéraux de Jules Beauvais sur la base des résultats du premier tour. Au second tour, la coalition l’emporte face aux radicaux-socialistes de la municipalité sortante. Le nouveau conseil comprend dix radicaux dissidents, dont le maire, Mermet, sept socialistes SFIO et six libéraux. Les Chevallier père et fils ne figurent pas sur la liste du second tour.

Toujours en même temps que son père, Désiré Chevallier prend, en juin 1912, des responsabilités au sein de la section SFIO dont Fernand Grandhomme est le secrétaire. Il siège à la commission de contrôle.

Mobilisé dans l’artillerie lourde pendant la première guerre mondiale en août 1914, Désiré Chevallier est mis définitivement en congé le 5 mars 1919. Il avait été nommé maréchal des logis et venait de suivre à Joigny (Yonne) des cours de perfectionnement destinés aux sous-officiers d'artillerie en novembre 1918.

Quittant Joinville, Désiré Chevallier s’installe en 1923 à Saint-Denis (Seine, act. Seine-Saint-Denis) où il vit avenue Genin puis rue de Paris. Après avoir divorcé en mai 1925, il se remarie en novembre 1925 dans cette ville avec Armandine Louise Caille, coupeuse, native de Saint-Denis.

En 1926, Chevallier et son épouse vivent dans la commune voisine de Stains, route de Gonesse. Il travaille comme boucher en 1926, employé en 1931 et magasinier en 1936.

Désiré Chevallier meurt le 9 novembre 1937 à Stains. Il était âgé de 54 ans et père de deux enfants, un étant né de chacune de ses unions.

Stains, début 20e siècle (Wikipédia)

 

Partager cet article
Repost0
25 août 2018 6 25 /08 /août /2018 01:01

Marie Joseph Baudot naît le 26 septembre 1883 à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle). Il est le fils de Marie Hocquard et de son mari Joseph Pierre Baudot. Son père est alors pâtissier après avoir été marchand de faïence ; il sera ensuite négociant. La famille, dont Marie Joseph est le huitième enfant, est installée à Colombes (Seine, act. Hauts-de-Seine) en 1900 ; il utilise comme prénom d’usage Augustin.

Alors étudiant ecclésiastique, est ajourné en 1904 puis en 1905 du service militaire pour « faiblesse », enfin définitivement exempté en 1906 pour « faiblesse générale ». Bien qu’il ait été classé pour un service armé au début de la première guerre mondiale, il est de nouveau

Augustin Baudot est ordonné prêtre en 1906. En 1911, il est vicaire au Petit-Colombes, dans la commune de Colombes (Seine, act. Hauts-de-Seine). En mai, il est victime d’un escroc belge, qui met à profit la charité de prêtres parisiens ou de banlieue en leur présentant une lettre frauduleusement signée d'un ecclésiastique de Charleroi (Belgique). Le voleur est condamné, par défaut, à dix mois de prison et 50 francs d'amende en août 1912. La qualité d’abonné du quotidien royaliste l’Action française d’Augustin Baudot est mentionnée en juin 1914.

Peu après le début de la première guerre mondiale, en octobre 1914, l'abbé Baudot a été nommé vicaire à Saint-Jean-Baptiste de Neuilly (Seine, act. Hauts-de-Seine). Il y restera plus de seize ans. Il fréquente notamment l’écrivain nationaliste Maurice Barrès, également originaire de Lorraine et résidant à Neuilly.

En août 1930, l'abbé Baudot est en vacances avec un prêtre de ses amis, l'abbé Lozet, professeur à l'école Bossuet à Paris. Ils se trouvaient au large de Saint-Cast (Côtes-du-Nord, act. Côtes-d’Armor) et revenaient du Cap Fréhel sur le bateau de ce dernier, L'Hermine. Ils aperçurent une périssoire vide, puis virent deux baigneurs agrippés à son bord, deux étudiants parisiens tombés à l'eau ; ils les ont ramenés sains et saufs.

Devenu premier vicaire de la basilique Saint-Denis (Seine, act. Seine-Saint-Denis) en février 1931, l'abbé Baudot y reste jusqu’en 1937. En avril, il est nommé curé de Saint-Charles-Borromée à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il prend la suite de Victorin Martin mort en fonction en janvier.

C’est dans l’église Saint-Charles qu’est célébrée en décembre 1938 la messe annuelle à la mémoire des morts du cinéma, qui se tenait les années précédentes dans l’autre lieu de culte communal, l’église Sainte-Anne de Polangis. Le changement de lieu est peut-être dû à la petite taille de l’édifice de Polangis.

Pendant la deuxième guerre mondiale, l'abbé Baudot participe en décembre 1943 au déjeuner des vieux, organisé par l’association des familles françaises de Joinville, présidée par le Dr Bitterlin, conseiller municipal, et auquel est présent le maire Émile Lesestre et ses adjoints, nommés par le gouvernement de Vichy.

En mai 1948, aux côtés de Mme Pierre-Brossolette et de l’abbé Bauller, curé de Polangis, Baudot, rend hommage aux héros de la Résistance à l’Allemagne nazie. Gilberte Pierre-Brossolette, épouse de Pierre Brossolette, mort pendant l'Occupation en 1944, est vice-présidente socialiste du Conseil de la République (Sénat).

Sur la demande de la section locale du parti gaulliste le RPF, dont Calmon est le président pour Joinville, l'abbé Baudot dit une messe en mémoire du maréchal Leclerc en novembre 1951.

Présenté comme malade en octobre 1953, l'abbé Baudot quitte la cure de Saint-Charles-Borromée en 1954, à l’âge de 70 ans. Il y revient deux ans plus tard, en mai 1956, pour célébrer ses noces d’or sacerdotales, à l’occasion d’une cérémonie marquant le centenaire de la pose de la première pierre de l’église paroissiale joinvillaise.

Marie Joseph Augustin Baudot meurt le 18 août 1975 à Paris (7e arr.). Il résidait avenue de Breteuil dans une maison de retraite pour ecclésiastiques. Il était âgé de 91 ans.

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Polmorésie, blog d’histoire
  • : Histoire politique, économique, culturelle et sociale au travers des acteurs qui ont se sont engagés dans la vie publique.
  • Contact

Recherche

Liens