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20 janvier 2025 1 20 /01 /janvier /2025 00:01

Émile Adolphe Guichard naît le 7 mai 1849 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’Anne Camus et de son époux, Étienne Ambroise Guichard. Ses deux parents sont originaires de l’Yonne. Son père est entrepreneur de peinture et vitrerie.

Devenu également peintre en bâtiment, Émile Guichard épouse en juillet 1878 à Joinville Marie Julie Nerrant, fille d’un journalier de l’Indre. Il reprend puis gère l’entreprise familiale.

Comme son père et son frère Eugène, Émile Guichard soutient en juillet 1888, avec 17 personnes formant un « groupe d’électeurs de la commune attachés aux institutions républicaines », la candidature d’un mécanicien, Amédée Gosset, pour une élection municipale complémentaire après la mort du maire Gabriel Pinson. Gosset, héritier d’une dynastie politique locale, est appuyé par le journal Voix des communes, qui a pour chroniqueur un radical-socialiste classé à gauche, Henri Vaudémont. Il est élu conseiller municipal et le républicain Eugène-Voisin devient maire. En mai 1896, Guichard est l’un des quatre membres du bureau qui organise le compte-rendu du mandat des élus municipaux de Joinville.

L’engagement local d’Émile Guichard se fait principalement au sein de la compagnie de sapeurs-pompiers de Joinville, où il s’engage en 1875, à 25 ans. Il en est le responsable avec le grade de sous-lieutenant en décembre 1892. Il sera nommé lieutenant en 1898. Son frère Eugène sert également dans la même compagnie.

En février 1895, l’explosion d'une chaudière à l'usine du Bi-Métal, installée à Joinville, fait cinq morts, dont un nouveau-né, et trois blessés graves. Les pompiers de Joinville sont mobilisés, avec les compagnies des communes alentour et les militaires de l’école de gymnastique du Bois de Vincennes. L’émotion est très forte dans la ville.

Les sapeurs-pompiers organisent chaque année un banquet, en novembre ou décembre, pour mobiliser des fonds de soutien. Émile Guichard quitte ses fonctions actives en 1900, pour raison de santé ; on lui remet une épée d’honneur à Guichard pour ses 25 ans de service. Mais il reste secrétaire de la Société de secours mutuels des sapeurs-pompiers de Joinville dont il a été le fondateur.

Émile Guichard meurt le 6 janvier 1911 à Joinville. Il était âgé de 61 ans. Il avait reçu cinq médailles pour actes de dévouement, dont, en décembre 1907, une médaille d’honneur pour ses 30 ans de service. Il avait aussi été attributaire de trois décorations au titre de son activité mutualiste, dont une médaille d’argent en juillet 1906. Il avait aussi été décoré des Palmes académiques en tant qu’officier d'académie en juin 1906. Enfant, il était lieutenant honoraire.

Lors de ses obsèques au cimetière de Joinville, c’est l’adjoint au maire Georges Briolay qui, en l’absence du maire, malade, lui rend hommage aux côtés d’officiers des sapeurs-pompiers de Joinville et des villes voisines. Son rôle mutualiste est particulièrement mis en avant. Le fils d’Émile, Jules Charles Guichard, sera également officier des sapeurs-pompiers de Joinville.

Voir aussi Étienne Guichard, entrepreneur républicain et mutualiste

Ancienne caserne des sapeurs-pompiers de Joinville-le-Pont

 

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16 janvier 2025 4 16 /01 /janvier /2025 00:01

Émile Jean Baptiste Mousseaux naît le 8 juin 1843 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’Élisabeth Reine et de son époux, Louis Adolphe Mousseaux, menuisier.

En janvier 1866 à Joinville, il épouse Julie Marie Guyot, fille de jardiniers vivant dans la commune, qui devient blanchisseuse. Émile Mousseaux poursuit l’activité de menuiserie de son père, qui est en 1868 à des deux artisans exerçant ce métier à Joinville.

Avant 1870, il rejoint la compagnie de sapeurs-pompiers de la commune. Elle est, en 1868, commandée par Ferdinand Rousseau, également capitaine de la garde nationale et futur maire de Joinville.

En novembre 1881, son épouse décède des suites d’un avortement clandestin. Elle avait mis au monde six enfants vivants et déclare au médecin qui l’examine peu avant son décès qu’elle avait déjà procédé à un autre avortement, un acte à l’époque considéré comme un crime. La sage-femme, supposée l’avoir aidée dans cet avortement, est jugée et acquittée en avril 1882.

L’entreprise Mousseaux connaît des difficultés d’exploitation. Comme cela avait déjà été le cas pour son père (deux fois en 1851 et 1857), Émile Mousseaux doit se déclarer en faillite en novembre 1886. Il réussit à clôturer l’opération par un concordat avec ses créanciers en janvier 1887 et reprend ensuite son activité.

Émile Mousseaux, qui réside alors rue des Marronniers, meurt à Joinville le 26 septembre 1908. Il était âgé de 65 ans. Son fils Ernest poursuivra l’activité de menuiserie. Il était membre de la société de secours mutuels des sapeurs-pompiers de Joinville.

En janvier 1900, il avait obtenu une mention honorable pour son activité de sapeur-pompier à la compagnie de Joinville-le-Pont. En décembre la même année, il est gratifié d’une médaille d’argent et d’un diplôme d'honneur pour avoir plus de trente années de services et avoir constamment fait preuve de dévouement. Lors de ses obsèques à Joinville, il est qualifié de « doyen des sapeurs-pompiers » et une allocution est prononcée par le lieutenant Coubleaux, chef de la subdivision. Sont présents notamment le maire, Eugène-Voisin, ses adjoints Paul Villain et Georges Émile Briolay (futur maire), Henri Vel-Durand, conseiller d’arrondissement et également futur maire, ainsi que dix conseillers municipaux. L’hebdomadaire, Voix des communes souligne qu’il s’était fait remarquer « par de belles actions. »

Voir aussi : Julie Mousseaux, morte des suites d’un avortement clandestin

Ancienne caserne des sapeurs-pompiers de Joinville (années 2000)

 

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11 juillet 2021 7 11 /07 /juillet /2021 00:01

Achille Octave Coubleaux naît le 17 décembre 1862 à Versailles (Seine-et-Oise, act. Yvelines). Il est le fils de Marie Honorine Coubleaux et d’un père non dénommé, probablement du régiment de chasseurs à pied de la Garde nationale stationné dans cette ville. Seule sa mère le reconnaît, en janvier 1863.

Devenu serrurier et vivant à Paris (6e arr.), rue Antoine-Dubois, Achille Coubleaux épouse en octobre 1888 dans le 14e arrondissement Marie Gelot, domestique, originaire de Mandres (Seine-et-Oise, act. Mandres-les-Roses, Val-de-Marne).

Vers 1896, Achille Coubleaux est embauché par François Provin, serrurier à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) qui a pour spécialité la fabrication de grilles. Il s’installe dans cette localité, rue de Créteil (act. boulevard du Maréchal-Leclerc). Provin, qui sera ensuite conseiller municipal puis adjoint au maire de Joinville, était sous-lieutenant dans la garde nationale sous le second empire, puis a rejoint la compagnie des sapeurs-pompiers de Joinville. Coubleaux rejoint également cette institution, qui ne comprend alors que des bénévoles.

Il tente, sans succès, en janvier 1900 de sauver une fillette des flammes. À partir de 1908, il est sous-lieutenant et commande la subdivision de sapeurs-pompiers. Il deviendra lieutenant en 1920 puis, quand il quitte ses fonctions, vers 1928, il est fait capitaine honoraire.

Parallèlement à ses fonctions opérationnelles, Achille Coubleaux est également, à partir de 1909, administrateur de la société de secours mutuels des sapeurs-pompiers de Joinville-le-Pont, une organisation ancienne et qui compte parmi les premières dans son domaine. Il en est le secrétaire en 1912 puis le trésorier, fonction qu’il exerce toujours en 1935.

Dans les années 1920, Coubleaux est contremaître chez Provin. Il est ajusteur en 1926, puis employé par l’octroi de Joinville en 1931. Alors veuf, il est redevenu serrurier en 1936.

Achille Octave Coubleaux meurt le 19 juin 1939 et son décès est transcrit sur l’état-civil de Joinville. Il était âgé de 76 ans et père de deux enfants.

Coubleaux avait reçu de nombreuses récompenses : quatre pour son action mutualiste, huit pour son activité dans les sapeurs-pompiers et la médaille du travail pour son métier de serrurier. Il était titulaire in fine des médailles d'or de la mutualité et de celle pour actes de courage et de dévouement.

Son fils Georges (1889-1939), comptable de l’entreprise cinématographique Pathé, a été secrétaire du Cercle athlétique de Joinville et l’organisateur de compétitions de natation, notamment de la Traversée de Joinville à la nage. Sa fille Madeleine épousa un sergent canadien, comptable de l’hôpital militaire installé par ce pays dans le Bois de Vincennes à la fin de la première guerre mondiale. Elle en divorça cependant rapidement, et elle éleva son fils en compagnie de ses parents.

La caserne des pompiers de Joinville-le-Pont

 

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