Yves Marie Quillerou naît le 1er décembre 1888 à Maël-Pestivien (Côtes-du-Nord, act. Côtes-d'Armor). Il est le fils de Marie Catherine Le Rolland et de son époux François Marie Quillerou, laboureur, qui vivent dans ce bourg bretonnant.
Peu après sa naissance, la famille gagne Caen où le père devient employé du Chemin de fer de l’État et travaille à la gare principale de la préfecture du Calvados. Ils vivent à proximité, rue de Vaucelles.
En 1908, Yves Quillerou séjourne au Mans (Sarthe) où il travaille comme comptable. Lors du recrutement pour le service militaire, il est réformé temporairement en octobre 1909 puis définitivement en août 1910 pour « faiblesse générale. »
À partir de 1909, il vit à Paris, d’abord dans le 14e arrondissement rue Vandamme, puis dans le 17e, rue Boursault. Il est employé comme mécanicien par les Machines Chambon entreprise fondée en 1887 pour la construction de machines d'emballage et d'impression.
Dans la commune de Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne), Yves Quillerou épouse en décembre 1912 Germaine Léonie Chenu, employée comme sa mère, vivant rue de la Révolution-Française et dont le père a disparu.
Pendant la première guerre mondiale, Yves Quillerou est, en décembre 1914, repositionné comme « bon pour le service armé ». Cependant, il n’est pas envoyé dans les rangs des combattants, l’inspecteur des forges de Paris demandant son détachement à l’usine Chambon de la rue de Crimée, où il œuvre comme tourneur. Il reste dans cette fonction pendant la durée de la guerre ; en décembre 1918, il est transféré à l’usine Renard, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (5e arr.). Il est démobilisé en septembre 1919.
Il s’installe avec son épouse à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), commune riveraine de Saint-Maur, avenue Jamin, dans le quartier de Polangis. Son frère Victor le rejoint ; soldat dans les troupes coloniales, celui-ci avait, en avril 1909, été arrêté au cours d’une permission pour convalescence pour avoir été mêlé à un assassinat avec deux autres jeunes gens. Il ne sera cependant pas condamné pour ce fait et va exercer le métier de chaudronnier.
Lors des élections municipales de novembre 1919, Yves Quillerou est candidat sur la liste socialiste SFIO conduite par Georges Laruelle (1884-1964), voyageur de commerce et conseiller municipal de Joinville-le-Pont, élu en 1912 puis démissionnaire pendant la guerre. Il figure en 18e position des 25 candidats. Les concurrents sont une liste radicale, conduite par Henri Vel-Durand et une liste d’union libérale et conservatrice. Lors du précédent scrutin, les radicaux dissidents (dont Vel-Durand) avaient fait l’union avec les conservateurs et les socialistes SFIO pour remporter la mairie face aux radicaux-socialistes officiels.
En 1919, au 1er tour, la liste Vel-Durand est en tête avec 45%, devant la SFIO à 29%. La droite, qui avait atteint 26% se retire avant le second tour. Les scores sont de 65% pour la liste radicale et 35% pour la SFIO, qui n’a pas d’élu. Quillerou avait recueilli 492 votes sur 1694 suffrages exprimés (soit 29%) pour 1715 votants et 2491 inscrits. Il obtient au deuxième tour 500 voix pour 1518 (33%) ; la participation est de 62%.
Après décembre 1920, la totalité des adhérents socialistes SFIO, dont Laruelle, passent au nouveau parti communiste.
Au cours de cette même année 1920, Yves Quillerou ouvre un magasin de quincaillerie, dans le quartier des Batignolles à Paris (17e arr.). Il va vivre un temps dans ce quartier, rue des Moines, puis revenir à Joinville vers 1932, toujours avenue Jamin. Son père, qui était redevenu cultivateur à Maël-Pestivien et était désormais veuf, le rejoint et meurt à Joinville en avril 1934.
Après la deuxième guerre mondiale, Yves Quillerou est employé de bureau. Il meurt le 11 janvier 1947 à Joinville-le-Pont dans son domicile de l’avenue Jamin. Il était âgé de 58 ans et père d’une fille.
Vue ancienne du village de Maël-Pestivien (noce)
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