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24 novembre 2021 3 24 /11 /novembre /2021 00:01

Raymond Aubry naît le 18 décembre 1906 à Nogent-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’Isabelle Pion et de son époux, Mathurin Joseph Aubry, boulangers, qui vivent rue de Montreuil. Sa mère est d’origine parisienne, tandis que son père est natif de Saint-Brieuc (Côtes du Nord, act. Côtes-d’Armor).

Pendant la première guerre mondiale, son père est mobilisé. Après le conflit, la famille est installée dans la commune voisine de Joinville-le-Pont, quartier de Polangis, avenue Henri et Mathurin Aubry travaille dans une boulangerie de Saint-Maur-des-Fossés. Raymond, alors âgé de 14 ans, est également employé de boulangerie en 1921 et l’est toujours en 1926.

Le mariage de Raymond Aubry avec Clémence Tachet, employée de banque, est célébré à Joinville en janvier 1927. Elle réside dans le même quartier, quai de Béthune, où ils vont s’installer. Il devient également employé de banque en 1928.

Vivant au bord du canal, dit rivière de Polangis, Raymond Aubry s’implique dans le Groupe de défense des riverains. Construit au moment du lotissement du quartier par l’ancien propriétaire, pour attirer des acheteurs voulant canoter, le canal souffre d’un défaut d’entretien et d’un statut incertain. En janvier 1931, le groupement rappelle au maire, Georges Briolay, un engagement électoral pris en 1928 de faire le curage. Il s’étonne que le maire n’ait pas engagé de poursuites contre l’ancien propriétaire, M. Chavignot, et ait obligé les riverains à constituer un syndicat. La lettre ouverte conclut : « Vous vous êtes fait le protecteur de M. Chavignot contre les 125 riverains ». Elle est signée du secrétaire François Galabert, conseiller municipal, élu en tant que socialiste SFIO sur la liste du cartel des gauches en 1925, comme Briolay (radical-socialiste), mais qui s’est depuis éloigné de la SFIO et s’oppose violemment au maire sur plusieurs dossiers, comme celui du chômage. Aubry est membre du bureau du groupement et c’est lui qui polémique dans la presse avec Claude Noizat, chroniqueur de l’hebdomadaire de droite Gazette de l’Est ; il soutient que « Les riverains s’aperçoivent un peu tard qu’ils sont encore roulés ». Noizat lui répond que « Le syndicat n’ayant pas été constitué, il n’y a plus de subvention possible du conseil général. Les conseilleurs ne sont pas les payeurs, les riverains vont en faire la triste expérience. »

Sans doute mobilisé pendant la deuxième guerre mondiale, Raymond Aubry reste à Joinville après le conflit. Au début de la cinquième République, il s’implique dans la vie politique en étant candidat sur la liste divers-droite du maire sortant, Georges Defert, pour les élections municipales de mars 1959 à Joinville. Le maire, étiqueté RGR (Rassemblement des gauche républicaines, droite) s’oppose pour ce scrutin à une alliance centriste (gaullistes de l’UNR, démocrates-chrétiens du MRP et socialistes SFIO) et à une liste communiste ainsi qu’à une candidature d’intérêt local. Sa liste est en tête au premier tour avec une moyenne de 3 084 voix sur 7 488 suffrages exprimés (41,2%) pour 7 780 votants sur 10 276 inscrits. Malgré le maintien de l’alliance centriste, les colistiers de Defert emportent au second tour les 27 sièges à pouvoir avec 52,4% des votes en moyenne.

Dans une configuration semblable, en mars 1965, la liste Defert remporte également le scrutin, mais sans concurrence à droite et au centre au second tour. Raymond Aubry devient adjoint au maire et Defert est reconduit.

Lors des élections municipales de mars 1971, les candidats de Georges Defert n’ont plus comme concurrents que les communistes. Ils l’emportent dès le premier tour, avec une moyenne de 64,2% des suffrages exprimés. Raymond Aubry est reconduit dans son poste d’adjoint au maire.

Après la mort, en octobre 1975, de Georges Defert, le premier adjoint, Jean-Pierre Garchery (divers-droite) devient maire, et Raymond Aubry conserve sa fonction. Lors des élections municipales suivantes, en mars 1977, alors que Jean-Pierre Garchery ne se présentait pas en tête de liste au premier tour, ses successeurs font face à plusieurs concurrents issus de la droite. Au deuxième tour, la gauche emporte tous les sièges à pourvoir.

Raymond Aubry meurt le 7 mai 1979 à Créteil. Il était âgé de 72 ans et résidait toujours à Joinville.

Son fils Pierre Aubry est élu conseiller général de Joinville en 1982 et devient maire de Joinville en 1983, le restant jusqu’en 2008. Il est également député du Val-de-Marne de 1997 à 2002. Quant à son petit-fils, Olivier Aubry, il est maire-adjoint auprès de son père de 2001 à 2008. Entre 2008 et 2020, il est conseiller municipal d’opposition (UMP puis divers-droite). La famille aura ainsi siégé au conseil municipal de Joinville sur une durée de 61 ans, avec une interruption de six ans seulement.

Raymond Aubry n’avait pas de lien avec Gustave Aubry, conseiller municipal radical-socialiste de Joinville de 1919 à 1925.

Le canal de Polangis

 

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24 août 2021 2 24 /08 /août /2021 00:01

Georgina Bassoutre naît le 16 mars 1899 à Uzerche (Corrèze) chez son grand-père. Elle est la fille de Marie Labrot et de son mari, Gabriel Bassoutre, facteur des postes. Ses parents vivent à Maisons-Alfort (Seine, act. Val-de-Marne).

Sa famille vit ensuite à Vincennes, commune où elle épouse en septembre 1922 René Julien Girot, électricien. Ils vivent d’abord à Joinville-le-Pont, puis à Nogent-sur-Marne. Deux filles naissent, mais la seconde ne vit que trois ans.

Son mari est très engagé dans la vie sociale et politique et Georgina va l’accompagner, parfois avec son père, qui devient, par exemple, en février 1926 vice-président de la Fédération des radio-clubs de la région parisienne dont René Girot est le secrétaire général.

En 1931, la famille Girot s’installe à Argenteuil (Seine-et-Oise, act. Val-d’Oise), rue d’Épinay, dans le quartier d’Orgemont, une cité-jardin construite à partir de fin 1929 dans le cadre de la loi Loucheur.

Sur le plan politique, René Girot est le secrétaire des fédérations de Seine-et-Oise et de l’Oise de l’Union socialiste républicaine (USR, centre-gauche), une des composantes du Front populaire.

Georgina Girot est, en août 1936, la présidente fondatrice du groupe féminin de l’USR en Seine-et-Oise. Elle assure également en 1937 la présidence du groupe des œuvres sociales du groupe Aristide Briand, organisation locale de l’USR basée à Goussainville (Seine-et-Oise). Elle organise notamment un arbre de Noël « auprès des enfants nécessiteux », ainsi que la distribution de layettes « aux futures mamans infortunées. »

En 1938, Georgina Girot a remplacé son marié à la présidence du groupe Aristide Briand.

La même année, sa fille Jeanne (ou Jeannine), âgée de 15 ans, a porté secours en compagnie de son père à une femme qui s'enlisait sur la plage de Brighton, à Cayeux-sur-Mer (Somme). Elle se voit attribuer une mention honorable pour actes de courage et de dévouement.

Georgina Girot meurt le 13 mars 1997 à Pelissanne (Bouches-du-Rhône), où son mari était déjà décédé trente-trois ans plus tôt. Elle était âgée de 97 ans. En mars 1938, elle avait été décorée en tant que chevalière du Mérite social pour son activité au sein du groupe Aristide-Briand à Goussainville.

Visite au Petit-Parisien, 1936

 

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12 août 2021 4 12 /08 /août /2021 00:01

Louis Antoine Philip naît le 7 mars 1876 à Paris (4e arr.). Il est le fils de Marie Antoinette Lesbros et de son époux Daniel Dominique Philip, typographe. Ses parents sont originaires des Hautes-Alpes.

Vivant rue Saint-Paul, dans le même arrondissement, la famille s’installe, en 1902 avenue Gille, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier de Palissy. Son père sera conseiller municipal de Joinville de 1908 à 1912. S’il y est domicilié, Louis Antoine Philip quitte cependant rapidement les lieux, car il est nommé, en juillet 1902, commis de comptabilité au secrétariat général du gouverneur français de Madagascar.

En octobre 1903, Louis Antoine Philip épouse à Nogent-sur-Marne Jeanne Alice Toussaint. Ils s’installent, avec un enfant, à Tananarive (Madagascar) en novembre 1908. Il est alors administrateur adjoint puis deviendra administrateur colonial en 1919. Le mariage ne va guère durer car, en juillet 1912, les époux Philip divorcent ; cependant, Louis Antoine Philip se remarie, toujours à Nogent, en décembre 1912 avec Lucie Suzanne Toussaint, sœur cadette de sa première épouse. Cette dernière contracte un nouveau mariage à Tananarive, où elle reste jusqu’à son décès en avril 1957.

Pendant la première guerre mondiale, Louis Antoine Philip est lieutenant au sein du 12e bataillon de chasseurs malgaches qui combat en métropole, dans l’Aisne, au sein de la division marocaine de la Xe armée. Le régiment obtient trois citations collectives à l’ordre de l’armée. Philip est également cité à l'ordre de l'armée, le 10 novembre 1918, pour avoir « A enlevé sa compagnie dans, un élan superbe à l'assaut d'une position fortement organisée et malgré un tir violent de mitrailleuses prenant ses sections de flanc. Est tombé très grièvement blessé, ayant la satisfaction de voir sa troupe atteindre l'objectif qui lui était assigné avant d'être évacué du champ de bataille. 2 blessures, 2 citations ». Il sera ensuite, dans la réserve, nommé capitaine en juin 1928.

Reprenant son activité civile, Philip réside à Fort-Dauphin (act. Tôlanaro) au sud-est de Madagascar en 1921. Il est chef du district de Marovoay, dans la province Majunga (nord-est de l’île) en 1926. Il prend sa retraite en 1930 en tant qu’administrateur de première classe et s’installe à Asnières (Seine, act. Hauts-de-Seine).

Après la deuxième guerre mondiale, la famille Philip est installée à Antibes, route de Grasse, villa Rose de Mai. Lucie Philip y meurt en mai 1949. Louis Antoine Philip décède le 12 août 1968 à Antibes. Il était âgé de 92 ans. En janvier 1919, il avait été fait chevalier de la Légion d’honneur à titre militaire. Il était également décoré de la Croix de guerre 1914-1918 et de la médaille militaire.

Tananarive

 

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15 mars 2021 1 15 /03 /mars /2021 00:01

Louis Auguste Alphonse Chéret naît le 19 mai 1811 à Nogent-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Madeleine Gertrude Rouette et de son mari Jacques Chéret, bouchers.

Devenu également boucher, dans la commune voisine de Joinville-le-Pont, Alphonse Chéret épouse en février 1834, dans la ville adjacente de Saint-Maur-des-Fossés, Marie Louise Joséphine Gautier, fille d’un marchand de bois.

Son entourage familial est impliqué dans la vie civique. Son oncle maternel, Louis Amédée Rouette, boulanger, est conseiller municipal de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur puis de Joinville-le-Pont – le nouveau nom de la commune – de 1818 à 1848. Son cousin Amédée Louis Rouette, boulanger puis meunier et menuisier, sera aussi conseiller municipal de Joinville-le-Pont (1869-1878).

Dans sa belle-famille, le grand-père paternel de Marie Louise Chéret, Pierre Nicolas Gautier, est officier municipal de la commune de Saint-Maur en 1791. Il devient maire en 1792 et soutient, au cours de son mandat, la protestation de son conseil contre la séparation de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur, qui deviendra Joinville. En 1794, alors que Saint-Maur est brièvement renommé Vivant-sur-Marne, Pierre Nicolas Gautier, marchand de vin, est présenté comme un ardent républicain.

Quant au grand-père maternel de Marie Louise Chéret, Nicolas Gadau, il est agent national à Saint-Maur en 1794, c’est-à-dire en charge de la surveillance politique de la vie locale au sein de l’assemblée cantonale qui remplace la municipalité.

Enfin, le père de Marie Louise Chéret, Nicolas Pierre Gautier, voiturier puis marchand de vin, est adjoint au maire de Saint-Maur sous le régime de la monarchie de Juillet, en 1832 ; il conserve la fonction sous la seconde République puis au début du second Empire, jusqu’en 1854.

Alphonse Chéret lui-même est élu, en juin 1840, conseiller municipal de Joinville-le-Pont, au suffrage censitaire. Il obtient 26 voix, pour 43 votants sur 64 inscrits (un dixième des habitants de la commune). Le maire est alors Laurent Nicolas Pinson. Élu en même temps que Chéret, le grammairien Charles Pierre Chapsal, plus grosse fortune de Joinville, obtiendra, trois ans plus tard, le départ du maire et prendra sa place. L’oncle de Chéret, Louis Amédée Rouette, siège au conseil en même temps que Chéret.

Alphonse Chéret meurt le 5 janvier 1855 à Joinville. Il était âgé de 43 ans et était déjà père de sept enfants. Le huitième, une fille posthume, naît plus de huit mois et demi après son décès, le 20 septembre 1855 à Joinville.

L’aîné de ses fils, Nicolas Chéret, également boucher, sera conseiller municipal (1871-1878) puis adjoint au maire de Joinville-le-Pont (1884-1890).

Joinville en 1859

 

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7 mars 2021 7 07 /03 /mars /2021 00:01

Louis Amédée Rouette naît le 25 mai 1785 à Bry-sur-Marne (act. Val-de-Marne). Il est le fils aîné de Madeleine Honorine Poitevin et de Pierre Louis Rouette, boulangers dans la commune voisine de Nogent-sur-Marne, qui eurent 9 enfants.

Comme son père et son grand-père, Louis Amédée Rouette devint également boulanger. À la fin de la Révolution française, Pierre Louis Rouette (1762-1835) était un notable, membre du conseiller municipal de Nogent en l’an 9 (1801).

Ayant épouse Marie Louise Desterne, Louis Amédée Rouette s’installe à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (Seine, act. Joinville-le-Pont, Val-de-Marne) où il réside en 1813. Ils auront cinq enfants.

Sous le régime de la Restauration, Louis Amédée Rouette s’implique dans la vie du village. En juin 1818, il est désigné comme membre du conseil municipal en remplacement de René Neveu, nommé adjoint. Le maire est Jean Joseph Robin, propriétaire, qui succède à Jean Baptiste Louis Besançon, démissionnaire. Le pont sur la Marne, qui constitue la principale source d’activité de la commune avec son port, avait été détruit lors des combats de mars 1814 entre les troupes napoléoniennes et les régiments autrichiens, wurtembourgeois et cosaques ; il vient d’être remis en service en 1818.

Alors que le maire est désormais, depuis septembre 1821, Claude Pierre Jacmart, Louis Amédée Rouette est de nouveau désigné en septembre 1828 parmi les dix conseillers municipaux de la commune. Au cours de ce mandat, le changement de nom de la commune se prépare. Il aboutit, après la reconduction de Rouette en septembre 1831, avec le nouveau maire, Laurent Nicolas Pinson. Pour se différencier de sa voisine, Saint-Maur-des-Fossés, dont elle a fait scission en 1790, elle prend le nom de Joinville-le-Pont, par révérence au fils du roi Louis-Philippe, le prince de Joinville.

Avec un corps électoral censitaire, Louis Amédée Rouette est élu conseiller municipal en mai 1837 au premier tour, avec 27 voix pour 46 votants sur 61 inscrits. Laurent Nicolas Pinson est toujours maire.

Réélu en février 1843 avec 39 voix, également pour 61 inscrits, Louis Amédée Rouette se présente désormais comme rentier. En juillet 1843, après la démission de Laurent Nicolas Pinson, le grammairien Charles Pierre Chapsal prend sa place. Rouette siège jusqu’à la suppression du suffrage censitaire en 1848 par le nouveau régime de la Deuxième République.

Louis Amédée Rouette meurt le 4 février 1856 à Joinville. Il était âgé de 70 ans. Son fils aîné, Amédée Louis Rouette, sera également conseiller municipal de Joinville-le-Pont de 1869 à 1878.

Joinville, 1859

 

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10 août 2020 1 10 /08 /août /2020 00:01

Louis Albéric Fleury Bisson naît le 27 février 1820 à Houdan (Seine-et-Oise, act. Yvelines). Il est le fils de Louise Rosalie Grippierre et de son époux Fleury Bisson, notaire royal. Une grande partie de sa famille est dans le notariat.

En avril 1850 à Paris (6e arr.), il épouse Marie Adelaïde Héloïse Geneviève Bertrand. Après la mort de son frère, Hector Bisson, en novembre 1858, Albéric Bisson reprend la charge de notaire de ce dernier à Nogent-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne).

Comme son frère également, Albéric Bisson est élu conseiller municipal de Nogent sans doute en 1860 et réélu en 1865. Il est nommé en 1866 adjoint au maire, qui est alors Antoine Bauyn de Perreuse depuis 1834.

Il est membre du Cercle des arts et contribue en 1865 à l’aménagement du tombeau de Watteau à Nogent-sur-Marne.

Pour le canton de Charenton-le-Pont, qui regroupe une grande partie des communes de l’Est parisien, Bisson est juge suppléant de la justice de paix.

Albéric Bisson meurt le 4 août 1868 à Nogent. Il était âgé de 48 ans et père d’une fille.

Nogent-sur-Marne

 

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8 août 2020 6 08 /08 /août /2020 00:01

Marie Gabriel Hector Bisson naît le 27 août 1811 à Gambais (Seine-et-Oise, act. Yvelines). Il est le fils de Louise Rosalie Grippierre et de son époux Fleury Bisson, notaire royal. Une grande partie de sa famille est dans le notariat.

À partir de 1838, Hector Bisson prend une charge de notaire à Nogent-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne). Il épouse en mai 1839 à Paris Françoise Rose Angilbert.

En 1852, Hector Bisson il est chef de bataillon dans le 28e bataillon de la Garde nationale, qui couvre le territoire des communes de Nogent, Joinville-le-Pont, Saint-Maur-des-Fossés, Bry-sur-Marne et Champigny-sur-Marne. Son unité prend le nom de 50e bataillon de la garde nationale de la Seine en 1853. Il en est toujours l’officier commandant en 1858.

Au moins à partir de l’été 1855, il est conseiller municipal de Nogent-sur-Marne. le maire, depuis 1834, est le marquis Antoine Bauyn de Perreuse.

Hector Bisson meurt le 30 novembre 1858 à Paris (6e arr.). Il était âgé de 47 ans et avait eu quatre enfants.

Son frère cadet Albéric Bisson (1820-1868) reprit sa charge de notaire et fut également élu conseiller municipal de Nogent-sur-Marne puis désigné comme adjoint au maire.

Il intervenait très régulièrement comme notaire, dans la commune voisine de Joinville-le-Pont, exemple pour la vente en 1850 de la très vaste propriété de la famille de Bray de Valfresne. Elle était également incluse dans le périmètre de son bataillon de la garde nationale.

Joinville baptisa une de ses voies de son nom, le quai Hector-Buisson, dans le quartier de Palissy. Il donnait accès au port de commerce sur la Marne et accueillit au tournant du siècle les usines de cinéma Pathé. La dénomination fut conservée jusqu’après la deuxième guerre mondiale puis, avec le quai voisin, nommé d’après un autre notaire, Moisson, il fut rebaptisé d’après un résistant tué pendant le conflit, Gabriel-Péri.

Les usines Pathé sur le quai Hector-Bisson

 

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30 décembre 2018 7 30 /12 /décembre /2018 00:01

Louis Henri Gaut, dont le nom est parfois orthographié Gant, nait le 6 mai 1813 à Nogent-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Gabrielle Louise Laplaine et de son époux Claude Henri Gaut, maréchal-ferrant.

Exerçant la profession de boulanger Nogent, il épouse en août 1837 à Créteil (Seine, act. Val-de-Marne) Louise Aimable Élisa Laviron, fille de marchands de vins de la commune. Ils y résident en 1840, ou Gaut est toujours boulanger, puis vont s’installer à Joinville-le-Pont, entre Créteil et Nogent, encore avec le même métier.

Gaut fait partie pendant la révolution de juin 1848, selon les archives militaires, d’un Club de Joinville, qui comprend Adolphe Candellé, marchand de vins et traiteur. Il est arrêté en juillet 1848 sans motif précisé avec Candellé et six autres habitants de sa commune, Charles Eugène Buchot, marchand de vins et tailleur de pierres ; Eustache D'Heurle, tonnelier ; Pierre Joseph Destombes, dégraisseur de laines ; Isidore Gouvrion, cordonnier ; Jean Baptiste Marillier, restaurateur et François Poirier, marchand de vins. Il est remis en liberté le lendemain.

Louis Henri Gaut, qui a eu deux enfants, va ensuite s’installer dans le territoire actuel de Paris. Il meurt le 6 juillet 1858 à Belleville, qui sera intégré deux ans plus tard à la capitale. Il était âgé de 45 ans.

 

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13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 01:01

Adolphe Eugène Jules Leblanc naît le 28 octobre 1863 à Paris. Il est le fils de Félicie Honorine Lecestre et de son époux, Ernest Désiré Gustave Leblanc.

En janvier 1887, probablement aux Lilas (Seine, act. Seine-Saint-Denis), il épouse Louise Zéphirine Célina Huché. Ils vivent en 1891 à Paris (19e arr.), rue de Meaux. Adolphe Leblanc est caissier-comptable à la société française de fabrication de bébés et jouets. Ils eurent une fille.

À la fin du 19e siècle, ils s’installent dans le quartier en cours de développement de Polangis, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où ils vivent avenue du Parc.

En octobre 1909, Leblanc fait partie d’un groupe de résidents du même quartier qui constituent une société de secours mutuels, l’Assurance fraternelle de Joinville-Nogent. Chéri Arnaud (1875-1931), sellier, négociant puis industriel, conseiller municipal de Joinville-le-Pont (1908-1929), en est le président et Leblanc le vice-président. Le bureau complété par le trésorier Ambroise Denis (1870-1950), qui exploite un café avenue Pauline, et le secrétaire Eugène Constant Broudin (né en 1873), gardien de la paix.

Le but de l’association est de fournir un capital à la famille en cas de décès. En 1936, la société compte 300 membres et est affiliée à l’Union mutuelle nationale pour l’assurance.

Avant 1924, Leblanc devient président de l’Assurance fraternelle. Il cesse cette fonction en 1928 et est alors remplacé par Paul Louis Alfred Jouve.

Décoré de la médaille du travail en août 1924, Leblanc obtient également des récompenses au titre de son action dans la mutualité : médaille de bronze en décembre 1924 puis médaille d’argent en mars 1926.

Adolphe Leblanc meurt le 16 mai 1931 à Joinville. il était âgé de 66 ans.

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 01:01

Victor Marie Mahyeux naît le 20 avril 1874 à Nogent-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne). Ses parents, Catherine Galiègue et son époux Louis François Mahyeux, sont tous deux ouvriers journaliers.

Lorsqu’il se marie, en novembre 1899, ses parents sont séparés et Victor, qui est messager, demeure avec sa mère toujours à Nogent. Il épouse une blanchisseuse, Clémentine Juliette Rachel Chevreau.

Victor Mahyeux s’installe à Joinville, dans le quartier de Polangis, en 1906 et est employé dans l’usine Pathé cinéma. Pendant le premier conflit mondial, il est décoré de la Croix de guerre.

Après-guerre, Mahyeux est ouvrier charpentier puis carrossier. Les époux Mahyeux recueillent trois neveux orphelins en bas âge, la grand-mère et un fils de 15 ans issu du deuxième  mariage de cette dernière. La presse relève que, marié et sans enfant, Mahyeux a « maintenant avec une famille de sept personnes et son seul salaire pour vivre » ; il se voit cependant attribuer, en 1920, des indemnités pour les enfants dont il est tuteur jusqu’à leur majorité. En 1925, il est décoré de la médaille d'argent de l’Encouragement au bien.

Membre de l’amicale des Bretons en 1923, Mahyeux est élu en 1925 administrateur de la société d’épargne La Tirelire de Joinville.

Lors des élections municipales de mai 1929, Mahyeux est candidat sur la liste des gauches républicaines, qui rassemble radicaux-socialistes, socialistes SFIO et socialistes indépendants. Elle recueille 22 sièges sur les 27 à pourvoir, la liste de concentration républicaine de l’ancien maire Stephen Durande, qui est battu, remporte les 5 autres sièges ; les communistes n’ont pas d’élu.

Au premier tour, le cartel des gauches obtient 42,8% des suffrages exprimés, devant les conservateurs (38,8%) et le Bloc ouvrier-paysan, du communiste Roger Bénenson (18,4%). Mahyeux recueille 754 votes sur 1 715 votants pour 2 969 inscrits. Au second tour, la gauche non communiste arrive en tête (45,9%), devant la municipalité sortante (41,6%) et les communistes (12,5%).

Élu conseiller municipal avec l’étiquette radicale-socialiste, Mahyeux va participer à la première municipalité de gauche de Joinville-le-Pont, conduite par Georges Birolay, qui vit un mandat difficile ; sur les quatre élus socialistes SFIO, deux démissionnent du conseil municipal et les deux autres quitteront la formation avant 1934. En 1934, des élections municipales partielles sont nécessaires pour remplacer plus du tiers des élus (10 sur 227) ; elles voient la victoire des conservateurs, tandis que les socialistes et les communiste approchent chacun 18% des suffrages exprimés.

Membre actif du conseil municipal, Mahyeux est également présent dans des manifestations sportives ou culturelles dans son quartier de Polangis (il réside avenue Galliéni). En 1933, Mahyeux, en tant que salarié (artisan-compagnon) est désigné avec Honoré Genevay, comme patron (artisan-maître) pour établir la liste des électeurs à la chambre de métiers.

Le groupement des gauches républicaines se représente lors des municipales de mai 1935, cette fois sans le soutien de la SFIO. Les sortants défendent leur bilan, mettant en avant d’importants travaux d’amélioration et d’embellissement ; ils concèdent avoir dû augmenter les impôts communaux, mais attribuent la hausse à l’aggravation des charges imposées à la commune (contingent, chômage, moins-values sur les recettes). Victor Mahyeux, devenu carrossier, figure en sixième position sur la liste du maire Georges Briolay.

Le programme de la gauche modérée porte sur l’assainissement, des travaux de viabilité, la réfection des trottoirs défectueux et la création de squares. Les candidats veulent, pour réduire le chômage, faire pression auprès des pouvoirs publics pour la réalisation des grands travaux d’outillage national (élargissement du pont de Joinville, suppression du passage à niveau). Ils entendent créer un nouveau groupe scolaire à Polangis, agrandir des écoles existantes, faire une salle des fêtes à la mairie et étudier un futur stade municipal. Ils proposent des cours de natation et d’aviron gratuits.

Le groupement des gauches arrive en seconde position (26,8%), devancés par les républicains de Léon Lesestre (droite) qui arrivent en tête (32,6%). Les communistes sont à la troisième place (23,5%), devançant les socialistes SFIO qui n’ont présenté qu’une liste incomplète (12,3%). Mahyeux a 779 voix sur 2 856 exprimées pour 3 433 inscrits (27%).

Au second tour, une liste d’union Pcf-SFIO est constituée, conduite par un indépendant, le professeur André Blocher. Elle talonne avec 39% et deux sièges la liste conservatrice, qui remporte 41% des votes exprimés et 25 élus, tandis que les sortants se contentent de 20%. Mahyeux a 581 voix sur 2 889 exprimées (20%).

Victor Marie Mahyeux meurt le 18 janvier 1936 à Joinville, à l’âge de 61 ans.

Atelier de mécanique de l'usine Pathé-Natan

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