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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 01:01

Pierre Nicolas Buchot naît le 28 prairial an 12 (17 juin 1804) à Paris (1er arr.). Il est le fils Marie Fortunée Pitard et de son époux Pierre Buchot, alors brigadier des chasseurs de la garde impériale, en opérations à Ostende (act. Belgique) au moment de sa naissance.

Comme son père, Pierre Nicolas Buchot s’engage volontairement dès septembre dans les hussards de la garde royale. Devenu brigadier en juin 1825, il passe au 4e régiment de dragons en septembre 1829 en tant que maréchal des logis puis maréchal des logis chef en décembre 1830. Cependant, un an plus tard, il se démet volontairement de son grade et redevient simple dragon le 30 décembre 1831, pour devenir le lendemain chasseur au 2e régiment de chasseurs d’Afrique. Affecté en Algérie, il va reprendre son évolution dans la hiérarchie militaire, brigadier en février 1832 puis maréchal des logis fourrier et à nouveau maréchal des logis chef en septembre 1835 et adjudant le mois suivant.

Il est deux fois cité à l’ordre de la division en août 1832 puis décembre 1835 lors de campagnes contre les arabes.

Buchot devient officier, sous-lieutenant en novembre 1836 au 4e régiment de chasseurs d’Afrique stationné à Bône (act. Annaba). Après avoir épousé en février 1840 Catherine Izard, Buchot est encore cité, cette fois à l’ordre de l’armée, en août de la même année. Il est nommé lieutenant en retournant au 2e chasseurs en juillet 1841.

Après 12 campagnes en Afrique du nord, Buchot intègre la gendarmerie en août 1843, étant nommé lieutenant à la compagnie des Basses-Alpes (act. Alpes-de-Haute-Provence) à Digne (18e légion). Il y est fait chevalier de la Légion d’honneur en avril 1849.

En mars 1852, Buchot devient capitaine à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) dans la 24e légion. Affecté à Arras, siège de ladite légion, il est détaché à la force publique du corps d’occupation en Italie en 1855 ; il y mènera 5 campagnes.

Fin décembre 1857, il est nommé chef d’escadron de la compagnie de gendarmerie de l’Aube (20e légion) à Troyes. C’est dans cette ville qu’il est décoré officier de la Légion d’honneur par l’empereur Napoléon III le 28 juillet 1858.

Pour sa retraite en janvier 1862, Pierre Nicolas Buchot, s’installe à Chambéry, dans la Savoie qui vient de devenir française, et y vit rue Juiverie. Il y meurt deux mois plus tard le 3 mars 1862 et y est enterré avec les honneurs militaires. Il était titulaire d’une décoration des États de l’Église, chevalier de l'ordre de Pie IX.

Sa veuve se remariera à Chambéry avec celui qui fut le témoin de son décès, 11 mois après celui-ci, Didier Augustin Maret, 44 ans, trésorier de la gendarmerie, chevalier de la Légion d’honneur et de Saint-Grégoire-le-Grand.

Comme Pierre Nicolas Buchot, son père, Pierre Nicolas, et ses deux frères, Étienne Nicolas et Louis Martin Adrien, sont devenus officiers et ont été décorés de la Légion d’honneur, ce qui est certainement rare.

 Chasseur à cheval de la Garde impériale (Wikipédia)

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