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21 juin 2024 5 21 /06 /juin /2024 01:01

Émile Trochard naît le 1er octobre 1880 à Paris (3e arr.). Il est le fils et Maria Bizet et de son époux, Augustin Ferdinand Trochard. Son père est bijoutier et sa mère couturière, ils vivent rue de Belleyme, La famille déménage ensuite rue Froissart, dans le même arrondissement.

Travaillant comme ajusteur, Émile Trochard est condamné, en février 1901, à 16 francs d’amende pour « port d’arme prohibé » par le tribunal correctionnel de la Seine. En novembre la même année, il est mobilisé pour son service militaire au 137e régiment d'infanterie, jusqu’en octobre 1904.

L’ensemble de la famille Trochard s’installe alors en 1904 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier de Palissy, rue du 42e de Ligne. Son père travaille pour un bijoutier de la localité, Jules Méresse, comme le fera aussi une fille d’Émile Trochard. Ce dernier épouse, en octobre 1907, Marguerite Hélène Amélie Joséphine Petersen, bijoutière, et Jules Méresse est un de leurs témoins.

En 1914, Émile Trochard est membre de la section socialiste SFIO de Joinville, qui a fait élire pour la première fois en 1912 des conseillers municipaux dans la commune, tout en restant minoritaire.

Au début de la première guerre mondiale, en août 1914, Émile Trochard est rappelé et affecté au régiment d'infanterie de Melun. Il est blessé en septembre lors de combats en Argonne (Meuse). Plusieurs quotidiens socialistes, dont L’Humanité, citent sont noms dans la rubrique « Les socialistes au combat », soulignant qu’il est « reparti au feu ». Il est détaché en novembre la même année aux établissements Barrière, entreprise de décolletage installée à Paris (11e arr.), rue Saint-Sabin. Transféré au 4e régiment de zouaves en juillet 1917, Trochard est démobilisé en mars 1919.

Après le conflit, Émile Trochard reprend une activité d’abord comme serrurier, puis comme ajusteur chef. La famille quitte le quartier de Palissy pour celui voisin de Polangis, toujours à Joinville, sur la rive gauche de la Marne. Ils élisent domicile d’abord avenue des Lilas (act., avenue Pierre-Allaire) puis avenue Gabrielle.

Avec dix autres membres de la section socialiste SFIO, il participe en mai 1920 à une souscription lancée dans L’Humanité « Pour les victimes de la grève et des violences gouvernementales ». La section vote, à l’unanimité, l’acceptation des conditions posées par l’internationale communiste et adhère ainsi au parti communiste en décembre 1920.

Émile Trochard meut le 15 février 1927 à Joinville. Il était âgé de 46 ans et père de trois enfants.

Marguerite Trochard, épouse d’Émile (arch. fam.)

 

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19 juin 2024 3 19 /06 /juin /2024 01:01

Jules Méresse naît le 21 septembre 1870 à Sens (Yonne). Il est le fils de Victoire Guigné et de son époux Victor Méresse, mécanicien. Ils vivent rue de la Grosse-Tour.

Devenu bijoutier, il s’installe, à l’instar de ses parents, à Paris. Il vit rue Sibuet (12e arr.). Il a pour compagne Blanche Antoinette Joséphine Félicité Coste, fille de tailleurs résidant dans la même rue. Ils emménagent ensuite impasse Poule (20e arr.).

Convoqué au service militaire en novembre 1891, il sert au sein du 17e Bataillon de chasseurs à pied. Sa compagne donne naissance à leur première fille en janvier 1892, en son absence. Peu après sa démobilisation en septembre 1894, leur deuxième enfant naît en décembre de la même année, et il le reconnaît. Blanche Coste et Jules Méresse se marient en mai 1896 à Paris (20e arr.), légitimant les deux premiers-nés. Ils rejoignent alors la rue de la Prévoyance à Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne). Leur troisième bébé vient au monde peu après. L’année suivante, ils vivent à Essonnes (Seine-et-Oise, act. Essonne) puis reviennent en 1898 dans le 20e arrondissement, d’abord rue des Vignoles puis impasse Rolleboise.

Retraversant le Bois de Vincennes, la famille Méresse va s’installer dans le quartier de Palissy à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), avenue Gille. Il ouvre un atelier boutique rue Joyeuse où il fabrique ses bijoux comme chainiste. Leur fille aînée, Juliette, épouse, en juin 1911 à Joinville, un industriel également originaire de Sens, René Lucien Thomas.

Au cours de la première guerre mondiale, est de nouveau mobilisé en août 1914 dans le bataillon de chasseurs à pied de Troyes-Rambervillers. En août 1915, il est affecté aux Chantiers de Provence puis, en février 1917 à la Maison Godchaux, qui gère un garage automobile avenue Parmentier à Paris (11e arr.). Jules Méresse est libéré des obligations militaires en août 1917.

Le conflit a été fatal au fils René, qui secondait son père à la bijouterie familiale. Âgé de tout juste 20 ans, il est tué lors de combats dans les environs d’Ypres, en Belgique fin décembre 1914. Il est décoré à titre posthume de la Croix de guerre.

Le mariage, en mars 1918 de Jeanne, la plus jeune fille Méresse, est un évènement à Joinville, malgré le contexte guerrier. Elle épouse Pierre Allaire, instituteur dans l’école du quartier de Polangis, alors sous-lieutenant. L’hebdomadaire Gazette de l’Est remarque qu’il s’agit de « deux familles très connues à Joinville » ce qui explique la « très nombreuse affluence d’habitants ». Le père du marié, Gabriel Allaire, agent d’affaires, est aussi responsable d’une association d’éducation populaire et militant radical-socialiste. Sa mère, Louise Allaire, professeure de piano et de chant est aussi enseignante dans une association et organisatrice d’activités humanitaires. Quant au marié, Pierre Allaire, il jouera un rôle éminent comme responsable d’association d’anciens combattants, résistant à l’occupation allemande pendant la deuxième guerre mondiale, militant socialiste SFIO puis conseiller municipal de Joinville.

Cependant, le mariage des nouveaux époux ne durera pas : Jeanne meurt huit mois plus tard, vraisemblablement emportée en octobre 1918 par la grippe espagnole, dont l’épidémie fait alors des ravages dans des populations affaiblies par les privations et la désorganisation du système de santé.

Moins de trois ans après avoir perdus leurs deux enfants, leur gendre, René Thomas, meurt en tant que victime civile à Azrou, au Maroc, en juillet 1921. Cette disposition va conduire sa veuve, Juliette, à épouser l’ancien mari de sa sœur Jeanne, Pierre Allaire, scellant un peu plus l’alliance des deux familles. Les épousailles on lieu à Joinville en octobre 1922.

En 1926, Jules Méresse a cédé sa bijouterie de l’avenue Joyeuse, mais poursuit sa production de chaînes pour bijoux dans la maison de la famille Allaire, avenue des Lilas (act. avenue Pierre-Allaire).

Les époux Méresse suivent en 1931 leur fille et leur gendre, qui enseigne désormais à Bergerac (Dordogne). Ils logent dans la commune voisine de Prigonrieux et n’ont plus d’activité professionnelle.  

Jules Méresse, qui est toujours domicilié à Prigonrieux, meurt le 24 juillet 1959 à Joinville-le-Pont, où Pierre et Jeanne Allaire s’étaient réinstallés. Il était âgé de 88 ans et père de trois enfants. Il est inhumé à Joinville dans le caveau familial.

Photo Jules Méresse (arch. fam.)

 

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17 juin 2024 1 17 /06 /juin /2024 01:01

Alfred Marie Noël Parthiot naît le 26 mai 1890 à Saint-Mandé (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils Marguerite Fusz et de son époux Gabriel Paul Parthiot, qui vivent rue de l’Alouette. Sa mère, originaire de Moselle, dans la Lorraine occupée par l’Allemagne depuis 1871, a opté en 1872 pour la nationalité française. Son père, natif de l’Aube, est comptable.

Alors employé de commerce, Alfred Parthiot est mobilisé au sein du 54e régiment d'infanterie pour son service militaire en octobre 1911. Il accède au grade de caporal en septembre 1912 puis à celui de sergent en octobre 1913. Rendu à la vie civile en novembre, il est rappelé neuf mois plus tard alors que débute la première guerre mondiale en août 1914.

Toujours au sein du 54e RI, Alfred Parthiot va connaître une rapide progression hiérarchique : il est adjudant en septembre 1914 et devient officier dès mars 1915 en tant que lieutenant. Il accède au grade de capitaine en avril 1916.

Ses nouvelles fonctions ne le mettent pas à l’abri des effets des combats. Il est cité à l’ordre de l’armée pour les « qualités de sang-froid, de courage et de commandement » dont il a fait preuve « particulièrement le 19 mai 1916, au cours d'une attaque par les gaz. »

Parthiot est blessé une première fois à Damloup (Meuse) en juin 1916 par des pierres projetées par des éclats d’obus. Ce sont de nouveau des éclats d’obus qui lui provoquent de multiples plaies à la face en septembre la même année à Bouchavesnes-Bergen (Somme).

L’attaque du 25 septembre est racontée par un de ses collègues officiers, le commandant Marcel Émile Weill. Trois bataillons sont prévus pour l’assaut dans la direction d'Allaines. Le 1er lance l’assaut, mais est vite arrêté par le feu de nombreuses mitrailleuses et se replie. Parthiot est à la tête du 2e bataillon qui atteint la première tranchée allemande sous un feu violent de mitrailleuses mais doit aussi stopper sans atteindre son objectif. Il doit également se replier, « ayant tous ses officiers hors de combat ». Le 3e bataillon, qui était en réserve, n'a pas quitté ses emplacements.

Obtenant une permission, Alfred Parthiot épouse en juin 1917 à Aubervilliers (Seine, act. Seine-Saint-Denis) Louise Henriette Deherque, employée. Ses parents vivent dans la même ville.

En décembre 1917, Parthiot est soigné suite à une intoxication par gaz. Il est démobilisé en septembre 1919. Les grades d’officiers qu’il avait obtenu à titre temporaire sont confirmés après qu’il soit passé dans la réserve, et il est promu commandant, chef de bataillon, en décembre 1936. Au cours des années 1930, il est très actif au sein des écoles de perfectionnement des sous-officiers de la deuxième région militaire, qui couvre le Nord de la France, ce qui lui vaut plusieurs remerciements officiels.

Après avoir quitté l’armée, Alfred Parthiot et son épouse s’installent à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où ils acquièrent en novembre 1919 une droguerie située dans le centre-ville, rue de Paris. Il la revend deux ans plus tard, souhaitant s’installer en province pour développer des affaires, passant notamment des annonces dans des journaux bretons et lorrains.

En 1922, il s’associe à un agent immobilier d’Orsay (Seine-et-Oise, act. Essonne). Ils commercialisent notamment un lotissement en vallée de Chevreuse puis un autre à Trouville (Seine-Inférieure, act. Seine-Maritime). Il reprend le cabinet à son nom, avec un nouvel associé en mars 1924.

En 1927, Alfred Parthiot transfère son activité à Villers-Cotterêts (Aisne), avec son épouse comme comptable et se présente comme industriel. Il est, en 1932, le secrétaire du Syndicat d’initiative de Villers-Cotterêts. Il réalise également des affaires dans d’autres villes de de province, comme Angoulême (Charente) en 1934 ou Arras (Pas-de-Calais) en 1935.

Mobilisé dans la réserve au cours de la deuxième guerre mondiale, Alfred Parthiot vit à Villers-Cotterêts durant l’occupation de la France par l’Allemagne.

Après le conflit, il exerce comme agent immobilier à La Rochelle (Charente-Inférieure, act. Charente-Maritime) et réside dans la ville proche de Rochefort.

Alfred Parthiot meurt le 26 février 1948 à Rochefort. Il était âgé de 57 ans et n’a pas eu d’enfant. Titulaire de la Croix de guerre pour son comportement en 1915-1916, il avait été fait chevalier de la Légion d’honneur en mai 1921 puis officier en septembre 1940. Au moins six citations et témoignages de satisfaction de satisfaction lui avaient été adressés.

Annonce de vente de maison par le cabinet Parthiot

 

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16 juin 2024 7 16 /06 /juin /2024 00:27

Henri Swinnen naît le 17 septembre 1887 à Chênée (act. Liège, Wallonie, Belgique). Il est le fils d’Antoinette Vander-Elts et de son époux Jean Swinnen. Le couple a eu au moins huit enfants, dont Henri est le plus jeune. Ils sont tous deux originaire du Brabant-Flamand, donc probablement de langue flamande, mais sont installés en région francophone au moins depuis 1875, d’abord à Angleur puis à Chênée, dans la province de Liège. Son père y est fondeur en zinc en usine.

Les parents divorcent en avril 1892, quand Henri a 4 ans. Le père reste à Chênée, où il se remarie en mai 1893. La mère vient s’installer en France, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où elle réside, en 1898 dans le centre-ville, rue de Paris. Une des sœurs aînées d’Henri, Henriette, a épousé en octobre 1898, dans la commune voisine de Saint-Maur-des-Fossés, Félix Joseph Crépin, avec lequel elle avait eu un enfant dans la même commune en avril 1896.

Henri vit avec sa mère, rue des Marronniers puis rue Vautier, dans le centre-ville et enfin avenue Arago, dans le quartier de Polangis, à partir de 1913.

Il a obtenu la nationalité française par décret en décembre 1908. Après avoir été ajourné un mois pour maladie, Henri Swinnen, qui est mécanicien, fait son service militaire à partir de novembre 1909 au 32e régiment d’artillerie. Il est démobilisé en septembre 1911.

Devenu menuisier, Henri Swinnen épouse en avril 1914 à Joinville Aline Martinès, dont le père est ouvrier d’usine dans la même commune.

Rappelé au début de la première guerre mondiale en août 1914, il est blessé au poignet en octobre 1917. Il quitte le service armé en juillet 1919.

Après le conflit, Henri Swinnen est militant au parti communiste à Joinville, formation issue de la transformation du Parti socialiste SFIO en décembre 1920 dont tous les adhérents locaux ont voté la motion d’acceptation des conditions d’adhésion de l’internationale communiste.

Séparé de son épouse, Henri Swinnen élève avec sa mère une fille, Simone, née en septembre 1919 à Joinville. Elle meurt en mai 1921 d’un accident ; le décès provoque une émotion au sein de la section communiste locale et le quotidien L’Humanité en fait l’écho. En juin 1921, le tribunal civil de la Seine prononce le divorce « au profit du mari. »

Encore domicilié à Joinville et menuisier, Henri Swinnen se remarie en mars 1922 à Saint-Maur-des-Fossés avec Lorentine Augusta Armandine Chollet, mécanicienne et veuve. Elle décèdera en mars 1925.

Résidant en décembre 1923 à Coullons (Loiret), Henri Swinnen revient ensuite sur les bords de Marne, en premier lieu à Saint-Maur, boulevard de Créteil où il habite en novembre 1928 puis à Créteil, dans l’allée Centrale de l’île Brise-Pain. Il s’y installe en octobre 1929.

Travaillant dans la menuiserie à Saint-Maur, Henri Swinnen partage sa vie avec Anna Marie Louise Jezequellou, native du Finistère, journalière et illettrée. Les trois enfants de sa compagne vivent avec eux en 1931 ; ils ont 18, 17 et 12 ans. Au chômage en 1936, il exploite le terrain de sa maison à des fins agricoles.

Henri Swinnen meurt le 25 septembre 1954 à Créteil, dans son domicile de l’île Brise-Pain. Il était âgé de 67 ans et avait eu un enfant.

L’île Brise-Pain à Créteil par WIlly Ronnis

 

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8 juin 2024 6 08 /06 /juin /2024 01:00

Jules Marie Eugène Claudin naît le 18 septembre 1877 à Osne-le-Val (Haute-Marne). Il est le fils de Marie Mélina Demassez et de son époux Alexis Léon Claudin, mouleur. Sa mère meurt en avril 1886 ; il a alors 8 ans.

Devenu lui aussi mouleur, il est recruté à Neufchâteau (Vosges) pour faire son service militaire en novembre 1898 48e dans le régiment d'infanterie. En septembre 1899, il est nommé caporal puis promu sergent en août 1900. Il se voit confier la fonction de sergent-fourrier en juin 1901 puis signe le mois suivant, un engagement de deux ans. Il le renouvelle pour trois ans en janvier 1903 et est nommé au grade de sergent-major en mai 1904. Il prolonge pour deux années supplémentaires sont contrat en octobre 1906 et est démobilisé en novembre 1908, après dix ans de service. Il réside alors à Sochaux (Doubs).

Le mariage de Jules Claudin avec Jeanne Émilie Mathie, lingère et fille d’un tourneur sur métaux, est célébré en décembre 1905 à Beaucourt (Territoire-de-Belfort). De manière inhabituelle, la jeune femme avait fait, en octobre 1902 (elle avait alors 16 ans), un voyage aux États-Unis, partant du Havre sur le paquebot La Champagne pour rejoindre New-York.

En décembre 1909, Jules Claudin figure sur une liste des candidats présentés pour des emplois réservés dans l’administration et les établissements publics, mais il est signalé comme n’ayant pas renouvelé sa demande en avril 1910. Il travaille alors à Audincourt (Doubs) comme dépositaire de journaux. L’année suivante, il déménage en région parisienne.

Pendant la première guerre mondiale, Jules Claudin est remobilisé, toujours avec un grade de sous-officier. Il sert d’abord dans le 52e régiment d'infanterie, où il est promu adjudant en avril 1915. Transféré en septembre 1917 au 41e régiment territorial d'infanterie puis au 83e en mars 1918, il rejoint en 1919 des bataillons de chasseurs à pied, le 1er en février et le 2e en avril, avant d’être définitivement démobilisé en août la même année.

La famille s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier de Polangis, avenue Jamin. Jules Claudin travaille dans la fabrique de pierres factices pour le bâtiment de l’architecte et industriel Félix Paillas (1877-1955), installée quai de la Marne.

En décembre 1923, Jules Claudin participe au renouvellement du bureau de la section de Joinville de la Ligue de la République, qui avait été constituée en février la même année. La ligue vise à regrouper les gauches, notamment les radicaux-socialistes et les socialistes qui n’ont pas rejoint le nouveau parti communiste. Elle est présidée par René Caperon, socialiste indépendant et conseiller municipal. Claudin est désigné comme vice-président au cours d’une réunion pendant laquelle les participants encouragent la reconstitution du comité radical et radical-socialiste, dont Georges Briolay, futur maire, va prendre la tête. L’année suivante, la Ligue de la République cède la place au cartel des gauches. Il constitue son bureau local en mars 2024 en faisant la part belle aux représentants des organisations, Briolay étant désigné comme président, tandis qu’Émile Graillat, comptable et conseiller municipal, siège au nom du parti socialiste SFIO.

On retrouve Jules Claudin parmi les dix membres du comité du cartel, au côté de Jules Borel, mécanicien dans le cinéma, un de ses voisins et auquel il est apparenté : la sœur de Borel, Adèle, est la belle-mère de Jules Claudin. Les gauches échoueront lors des élections municipales de mai 1925, mais elles remporteront celles de 1929 et porteront Briolay à la tête de l’exécutif communal.

En 1926, Jules Claudin est séparé de son épouse Jeanne. Il reste cependant vivre à Joinville avec trois de leurs quatre enfants, tandis que sa belle-mère, Adèle Borel, vient vivre avec eux. Elle cohabitera toujours avec lui dans leur maison de Joinville même en 1936, alors que tous les enfants ont quitté le domicile familial.

N’ayant plus d’activité politique publique, Jules Claudin était devenu en novembre 1925 d’une association mutuelle d’épargne, intitulée La Tirelire, présidée par M. Brisset.

Pendant la deuxième guerre mondiale, Jules Claudin est mentionné comme résidant en 1942 à Osne-le-Val, son village natal de Haute-Marne.

Jules Claudin meurt le 23 juin 1958 à Villemoisson-sur-Orge (Seine-et-Oise, act. Essonne). Il était âgé de 80 ans et père de quatre enfants. Il avait obtenu la Médaille militaire en avril 1950. L'abbé Hubert Maréchal, curé d’Osne-le-Val, l’a classé parmi les « Enfants d'Osne qui se sont signalés », lors de son engagement militaire entre 1898 et 1908.

Journal du cartel des gauches pour la banlieue en 1924

 

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5 juin 2024 3 05 /06 /juin /2024 01:01

Louis Victor Blouquette naît le 24 floréal an 11 (14 mai 1803) à Bry-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Marie Louise Enguérand et de son époux, Étienne François Geneviève Blouquette, meunier. Son père meurt lorsqu’il a dix ans en avril 1814.

Devenu boulanger, toujours à Bry-sur-Marne, Victor Blouquette épouse en août 1824, dans la commune voisine de Noisy-le-Grand (Seine-et-Oise, act. Seine-Saint-Denis), Charlotte Mélanie Rieffel, également fille d’un boulanger.

L’année suivante, ils sont installés à Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne), rue du Midi. Sa boulangerie fait également graineterie et, outre le pain, il vend du son, de l’avoine, et des farines.

Dans la seconde moitié des années 1830, la presse mentionne de nombreuses condamnations du boulanger Blouquette (dont le nom est orthographié Blouquet) pour avoir mis en vente des pains qui n’avaient pas le poids fixé par les textes réglementaires. Comme il se trouve en état de récidive, aux amendes s’ajoutent systématiquement de courtes peines de prison (un à trois jours). C’est le cas en avril 1835 pour ses ventes au marché Saint-Martin, en mai 1836 pour ce qu’il commercialisait au marché des Blancs-Manteaux. En juillet la même année, il reçoit la même peine, encore pour ce qu’il débitait dans des marchés à Paris. Trois mois plus tard, en octobre, il est de nouveau condamné. Il l’est encore, en octobre 1838.

Parallèlement à son activité professionnelle, Blouquette s’engage dans la Garde nationale. Il intègre la quatrième compagnie du sixième bataillon (basé à Vincennes) au sein de la 4e légion, qui assure la sûreté autour de Paris. En février 1837, il est élu sous-lieutenant dans l’unité, sous les ordres du capitaine, M. Vienot et du lieutenant, M. Izare. Ce sont alors les gardes nationaux qui élisent leurs officiers.

C’est sans doute en 1843 que Victor Blouquette déménage pour ouvrir une boutique à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne), place de la Croix-Souris. Devenu membre du Syndicats des boulangers de l’arrondissement Sceaux (Seine), il représente, en 1863, ses collègues de la commune, mais aussi des cités voisines de Nogent-sur-Marne, Champigny et Joinville-le-Pont. En octobre 1866, il participe à une Souscription au profit des victimes des inondations, recueillie à la mairie de Saint-Maur.

Ayant quitté, avec son changement de lieu, la compagnie de Vincennes, Victor Blouquette rejoint de nouveau en août 1862 la garde nationale de la Seine, dans la troisième compagnie du 50e bataillon, basé à Joinville-le-Pont. Il y est nommé sergent – les postes ne sont plus électifs sous le second empire.

Regrettant ce changement, il signe et fait signer en août 1869 une pétition qui demande l'élection des officiers par les gardes nationaux. Le soir même, le chef de bataillon, l’industriel parisien M. Maire, envoie le tambour de son unité pour lui demander son fusil. Le lendemain, le même adjudant-major fait placarder la note suivante sur le mur d'une maison de la rue de Paris, à Joinville : « Le sieur Blanquette (Victor), (…) est cassé de son grade et rayé des contrôles pour cause d'ivrognerie continuelle, et pour sa conduite, qui le rend indigne de rester plus longtemps dans un corps qu'il déshonore. »

Une demi-douzaine de journaux parisiens, mais également un quotidien de langue flamande, en Belgique, vont s’emparer de cette affaire. Le Siècle dénonce « la manie de l'arbitraire », relevant le caractère illégal d’une décision qui aurait dû relever du conseil de révision. Défendant le fait que Blouquette [son nom est orthographié de manière erronée Blanquette dans toute la presse] ait fait usage de son « droit de citoyen » en contribuant à la pétition, le quotidien républicain libéral considère l’affichette comme une « inqualifiable diatribe », opposant un « un grand industriel de Paris » à un « citoyen honorable », auquel il conseille de porter plainte.

Louis Victor Blouquette meurt le 17 janvier 1871 à Paris (11e arr.), probablement dans un bar de la rue Richard-Lenoir. Il était âgé de 67 ans et rentier, toujours domicilié à Saint-Maur-des-Fossés mais, comme la quasi-totalité des habitants des communes de la boucle de la Marne, il s’était réfugié au sein de la capitale, du fait du siège organisé par les troupes allemandes au cours de la guerre franco-prussienne. Il était père de six enfants, dont au moins deux étaient morts en bas âge.

Arch. Val-de-Marne, Saint-Maur, place de la Croix-Souris

 

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3 juin 2024 1 03 /06 /juin /2024 01:01

Louis Germain Pierre Moreton naît le 26 mai 1814 à Allègre-les-Fumades (Gard). Il est le fils de Dorothée Courbier et de son mai Gaspard Pierre Moreton, cultivateur au hameau de Boisson. Il réside toujours en 1836 dans la ferme familiale, où il est l’aîné de six enfants du couple.

Devenu secrétaire, Pierre Moreton épouse en février 1844 à Charenton-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), Émilie Virginie Sandhomme, fille du gardien de la gare de la commune. Les nouveaux mariés s’installent à Joinville-le-Pont, où Pierre Moreton est, en 1847, le secrétaire de Charles-Pierre Chapsal, professeur au lycée Louis-le-Grand (Paris), grammairien et maire de Joinville depuis 1843.

Tout en restant employé de M. Chapsal, Pierre Moreton fait probablement office de secrétaire de mairie. Il est mentionné par de très nombreux actes d’état-civil, dans lesquels il figure comme témoin de naissance ou de décès, au moins entre novembre 1847 et octobre 1855.

En avril 1852, Moreton est engagé dans la première compagnie du 28e bataille de la Garde nationale de la Seine, la force de sécurité territoriale. Le bataillon couvre les communes de Joinville, Nogent, Saint-Maur, Bry et Champigny et est dirigé par Hector Bisson (1811-1858), notaire et conseiller municipal de Nogent-sur-Marne. Les trois officiers de sa compagnie sont Hector Lhuillier, capitaine, Auguste Courtin, fils adoptif du maire de Joinville, et lui-même futur maire de la commune, qui est lieutenant, ainsi que Moreton. Il a le grade de sous-lieutenant.

Début 1856, Moreton transmet, avec 54 autres personnes de Joinville-le-Pont, des dons pour l’armée d’Orient, qui est en train de conduire la guerre de Crimée.

Louis Germain Pierre Moreton meurt le 20 mars 1856 à Joinville-le-Pont. Il était âgé de 41 ans et père de deux filles.

Garde nationale de Paris dans les années 1850

 

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1 juin 2024 6 01 /06 /juin /2024 01:00

Suite de la biographie de Félix Paillas

L’activité d’architecte de Félix Paillas se poursuit dans ses deux agences, de Joinville et Sucy, ainsi que secondairement à son appartement de Paris.

À Joinville, le plan local d’urbanisme de 2018 mentionne dix œuvres attribuées à Paillas dans la « Liste des bâtiments et éléments particuliers protégés ou remarqués ». Il s’agit de huit maisons ou ensembles de pavillons et de cinq bâtiments à usage collectif ou industriel. Parmi les habitations individuelles, la marque de fabrique de Paillas est l’existence de motifs sculptés, des céramiques rouges et bleues en linteau de fenêtre, ornées de motifs de fleurs et de feuilles, d’autres linteaux avec têtes de personnage entouré de rayons de soleil, des trumeaux de fenêtres décorés d’une tête humaine entourée de rayons de soleil, des épis de faîtage, des garde-corps en fer forgé. Les constructions plus importantes sont pour l’industrie du cinéma, l’entreprise Quillery ou un club d’aviron, celui de l’Association Sportive de la Préfecture de Police, qui adopte un style dit néo-normand. L’inspiration de Paillas fait appel à des motifs naturalistes inspiration art nouveau, sur des façades en brique ou en meulière.

La Base Mérimée du ministère de la culture recense, dans la commune voisine de Saint-Maur-des-Fossés, avenue du Bac un Immeuble construit également pour l’entrepreneur Quillery.

Parmi les œuvres de Paillas à Sucy-en-Brie, deux bâtiments sont jugés particulièrement intéressants. L’école de filles du groupe scolaire du Centre, date de 1908. Elle s’ajoute aux classes destinées aux garçons, qui avaient été érigées en 1894. Le style de Paillas a été mis en avant lors des journées du patrimoine de 2020. Il était mis l’accent sur ce qui est présenté comme caractéristique du style architectural employé en région parisienne au XIXème siècle pour les établissements scolaires : murs en pierre meulière, moellons, chaînes d’angles, soubassements enduits, couverture en tuiles mécaniques…

La chapelle Sainte-Jeanne-de-Chantal, construite au début des années 1930 sur le financement de la famille Altmeyer et bénie en juin 1932, est en briques roses, pierre meulière et ciment blanc, de style néo-roman. Elle a été restaurée en 2008.

À proximité, l’établissement de Bains de la place du Marché, à Boissy-Saint-Léger (Seine-et-Oise, act. Val-de-Marne), fait également l’objet d’une notice dans la Base Mérimée depuis 1987.

Après le décès de sa première épouse en février 1920 dans leur appartement parisien, Félix Paillas se remarie en juillet 1931 à Saint-Mandé (Seine, act. Val-de-Marne). Il donne des cours de dessin pou adultes à l’association Philotechnique de Joinville. En août 1930, il est le fondateur de la société Immobilière Francs-Bourgeois-Rambuteau, qui exploite un immeuble, situé à Paris, rue des Francs-Bourgeois avec un entrepreneur, Émile Gouvet.

L’activité d’architecture, aussi bien à Joinville que Sucy, est reprise en 1938 par Michel Témoin.

Apparemment séparé de son épouse, Félix Paillas vit désormais à Paris (12e arr.), rue Ledru-Rollin. Il y meurt le 28 mars 1955, à l’âge de 77 ans. Il était père de deux enfants nés de son premier mariage.

Titulaire de la Croix de guerre depuis juin 1915, Félix Paillas était décoré des Palmes académiques pour son activité d’architecte à Sucy. Il avait été fait officier d'académie en décembre 1908 puis officier de l’instruction publique en décembre 1924.

Fin

Voir aussi Claude Alexandre Paillas, radical en fanfare

Église Sainte-Jeanne-de-Chantal, Sucy-en-Brie

 

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31 mai 2024 5 31 /05 /mai /2024 00:11

Début de la biographie de Félix Paillas

Alexandre Félix Jean-Baptiste Paillas naît le 23 avril 1877 à Roissy-en-France (Seine-et-Oise, act. Val-d'Oise). Il est le fils Gabrielle Clémentine Caroline Boisseau et de Claude Alexandre Paillas, percepteur des contributions indirectes. Il voit le jour chez ses grands-parents maternels, cultivateurs, ses parents résidant à Gonesse (Seine-et-Oise, act. Val-d'Oise).

À partir de 1894, il suit les cours de l'école spéciale d'architecture, située boulevard Raspail à Paris (14e arr.). Il obtient le diplôme d’architecte et travaille comme dessinateur. Il réside alors rue Greneta à Paris (2e arr.).

Appelé pour faire son service militaire en novembre 1898, Félix Paillas perd sa mère le même mois. Il intègre le 1er régiment du Génie où il est nommé caporal en septembre 1899 puis sergent, un an plus tard, quand il rejoint le 4e régiment du Génie. Il est démobilisé en septembre 1901.

Revenu à la vie civile, Félix Paillas s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) avec son père. Ils exploitent une usine de pierres factices, simili-marbre et autres pseudo-pierres pour le bâtiment, quai de la Marne. Il ouvre également son activité d’architecte libéral à la fois à Sucy-en-Brie (Seine-et-Oise, act. Val-de-Marne), place de la Gare et à Joinville, rue de Paris.

Son père, Claude Alexandre Paillas, est conseiller municipal de Joinville-le-Pont entre 1904 et 1908, affilié au parti radical-socialiste. Félix Paillas est aussi élu, dès le premier tour, conseiller municipal, de Sucy-en-Brie, en mai 1908. Le maire est alors M. Perrault, industriel. Paillas fait très souvent fonction de secrétaire du conseil municipal.

En mai 1910, Félix Paillas épouse à Paris (7e arr.) Léonie Alphonsine Turlot. Ils vont vivre rue de la Cerisaie, dans le quatrième arrondissement, mais Paillas conserve ses activités à Joinville et Sucy.

Réélu également au premier tour conseiller municipal de Sucy en mai 1912, il obtient alors 258 voix pour 575 votants, soit 45% des votants. Il siège aux commissions des travaux et des fêtes.

La Société de gymnastique de Sucy-en-Brie, qui s’intitule La Laborieuse, l’élit membre du conseil d’administration en septembre 1909. Il rejoint le Touring-club de France en avril 1914.

Pendant la première guerre mondiale, Félix Paillas est rappelé au sein du 1er Génie. Il est blessé en avril 1915 au poumon droit à Boesinghe (act. Ypres) en Flandre-Occidentale (Belgique). Son comportement lui vaut une citation à l’ordre de la division. Après sa convalescence, il intègre le 13e régiment d’artillerie en septembre 1915, et il est de nouveau cité à l’ordre de la division en août 1916. Promu adjudant en décembre 1916, il est affecté partir de mai 1917 aux escadrons du train des équipages : d’abord le 19e puis le 20e en août 1918 et le 10e en janvier 1919, où il sera démobilisé.

Après le conflit, Félix Paillas est réélu conseiller municipal de Sucy-en-Brie, toujours au premier tour, en novembre 1919. Il sera constamment réélu lors des scrutins suivants, en mai 1925, mai 1929 et mai 1935 ; il siégeait toujours dans l’assemblée communale en juillet 1939, totalisant alors 31 ans de mandat.

A suivre

Voir aussi Claude Alexandre Paillas, radical en fanfare

Ancien siège de l’ASPP Joinville-le-Pont

 

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25 mai 2024 6 25 /05 /mai /2024 00:55

Jules Ernest Borel naît le 17 septembre 1880 à Montbéliard (Doubs). Il est le fils de Catherine Élisabeth Curie et de son époux Pierre Borel, ancien cultivateur, devenu cocher. En 1900, il est tourneur sur métaux.

Mobilisé en novembre 1901 pour effectuer son service militaire au sein du 2e régiment d’artillerie coloniale, il devient en mai 1902 ouvrier en fer puis en septembre la même année premier ouvrier en fer. C’est avec ce grade qu’il est envoyé en octobre au Tonkin (nord u Vietnam) avec le 1er régiment d’artillerie coloniale. Il rentre en juillet 1904 et est démobilisé en septembre.

Il travaille dans des communes qui se situent aussi bien dans la partie restée française de l’ancien département du Haut-Rhin (qui deviendra le Territoire-de-Belfort) comme Beaucourt ou Grand-Charmont que dans le Doubs, notamment à Sochaux. Il vit avec Marie Suzanne Wittmer à Sochaux ; ils ont trois enfants entre 1907 et 1912, puis ils se marieront, en mars 1926 à Beaucourt.

Au début de la première guerre mondiale, Jules Borel est d’abord affecté à Beaucourt. Il retrouvera, toujours avec une fonction d’ouvrier, le 47e régiment d’artillerie de campagne en janvier 1917, puis sera démobilisé en décembre 1919 à Sochaux où il réside toujours en 1921.

En 1922, Jules Borel s’installe en région parisienne à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où il vit dans le quartier de Polangis, avenue du Château (act. avenue Foch). Il retrouve, dans le même quartier, sa nièce Jeanne Marie, fille de sa sœur aînée Adèle (qui viendra également s’y installer plus tard). Il est devenu mécanicien à l’usine cinématographique Pathé, implantée à Polangis.

En compagnie de l’époux de Jeanne Marie, Jules Claudin, Jules Borel s’engage dans l’action politique. Tous les deux prennent part, le 22 mars 1924, à la constitution du cartel des gauches dans la commune. Ils font partie des dix membre du comité, présidé par le futur maire, Georges Briolay. Le cartel regroupe des membres ou sympathisants des formations de gauche non communiste, le parti socialiste SFIO et le parti radical-socialiste, plus tard le Parti socialiste-communiste ainsi que des socialistes indépendants.

Bien que poursuivant son emploi chez Pathé à Joinville, Jules Borel et sa famille déménagent en 1925 à Vigneux (Seine-et-Oise, act. Essonne), avenue de la Benjamine.

De retour à Joinville en 1929, la famille Borel vit avenue Jamin, à côté d’Adèle, toujours dans Polangis.

Jules Borel meurt le 22 juillet 1931 à Joinville-le-Pont, à l’âge de 50 ans. Selon le quotidien Le Matin, il « se tue d'une balle de revolver dans la tête », se sachant « atteint d'une maladie incurable. »

L'atelier de mécanique des studios Pathé à Joinville

 

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