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10 décembre 2025 3 10 /12 /décembre /2025 00:01

Suite de la biographie d’Arsène Boblet

Au déclenchement de la première guerre mondiale, en août 1914, les élèves de l'école normale de gymnastique et d'escrime de Joinville-le-Pont rejoignent leur unité. Il en est de même pour les instructeurs et pour les cadres, dont le directeur Arsène Boblet. L’école ferme, mais réouvrira partiellement en 1916.

Le lieutenant-colonel Boblet rejoint le 118e régiment d'infanterie (RI) et prend le commandement de son unité sœur, le 318e RI, composé principalement de réservistes. Il est à la tête de son unité et, dès le premier engagement, le 26 août 1914 à Sailly-Saillisel (Somme), il est blessé d’une balle dans la poitrine. Malgré la gravité de la blessure, il reprend très vite son poste. Une citation, à l’ordre de la brigade en mars 1915, met en exergue le fait qu’il « a rejoint le front de la brigade 28 septembre, étant à peine guéri ». Il combat ensuite dans l’Aisne.

Après sa mutation au 262e RI en novembre 1914, Boblet participe en juin 1915 à la bataille de Quennevières à Moulin-sous-Touvent (Oise), dans le cadre des combats du Chemin des Dames.

En 1916, il embarque avec l’armée d’Orient et va participer aux batailles de Pisoderi-Florina ; en octobre puis de Gradesnica-Velisma en novembre, en Serbie. Il contribue ce même mois à la prise de Monastir (act. macédoine du Nord) puis au cours du premier semestre 1917 aux combats aux alentours. Nommé, à titre temporaire, colonel, en octobre 1916, il est confirmé dans le grade en décembre et se voit confier, en juillet 1917, le commandement des troupes d’infanterie de la 76e division.

Son comportement de mars à mai 1917lui vaut une citation à l’ordre du corps d’armée d’Orient : « A fait preuve des plus belles qualités militaires : courage, coup-d’œil, sang-froid et énergie. A apporté à la préparation des attaques dont il était chargé une méthode et une précision parfaites. A su communiquer à ses subordonnés la confiance qu’il avait dans le succès. »

Toujours dans les Balkans en septembre 1918, où l’on se bat encore nord de Monastir, il est de nouveau cité, à l'ordre de l'armée : « après s’être distingué dans les combats, a préparé, puis exécuté de vive force sous le feu de l'artillerie et des mitrailleuses ennemies le passage du Danube, opération rendue des plus délicates par le peu de moyens dont il disposait. »

Après la fin du conflit, le colonel Boblet est mis à la retraite et passe dans le cadre de réserve en septembre 1919. Il est promu, en juin 1923/ au grade de général de brigade. Il se voit confier une mission de « contrôleur des bénéfices de guerre ». Comme il touche, à ce titre, un traitement civil, il se voit privé de la solde des officiers généraux de réserve. Il conteste cette diminution, mais le Conseil d’État rejette sa requête en février 1930.

Jouissant toujours du prestige de son ancienne fonction de direction de l’école de Joinville et de l’expertise qu’il y a développée, le général Boblet assure une fonction de représentation pour l'Union des sociétés d'éducation physique et de préparation au service militaire de France (USEP). Ainsi, il la représente en novembre 1924 à Bar-le-Duc (Meuse) ou à Paris devant la Société de topographie à la Sorbonne en janvier 1925. Il participe, au côté d’Adolphe Chéron, ancien ministre, à l’assemblée générale de l’USEP en novembre 1925, toujours à Paris. Il est également présent en mars 1927 pour la fête des Jeunesses Laïques et Républicaines de France, qui rassemble près de 3 000 personnes au Gymnase Japy à Paris ; le mouvement est présidé par Émile Kahn, également secrétaire général de la Ligue des droits de l'homme.

Domiciliés en 1926 à Paris (16e arr.) dans le quartier d’Auteuil, rue La Fontaine, les époux Boblet s’installent, vers 1927, à Montbazon (Indre-et-Loire), rue Nationale, laissant l’appartement parisien à leur fille Étiennette et à leur gendre Marius Baleye, officier d’artillerie et décoré de la Légion d’honneur.

Arsène Boblet meurt le 5 octobre 1932 à Montbazon (Indre-et-Loire) où il résidait avec son épouse en 1931. Il était âgé de 71 ans et père de deux enfants.

L’Association des poilus d'Orient lui rend hommage en janvier 1933.

Décoré en mai 1916 de la Croix de guerre, Arsène Boblet est fait chevalier de la Légion d’honneur en juillet 1908 puis officier en mai 1916 et commandeur en juillet 1917. Il porte plusieurs décorations étrangères : ordre royal du Cambodge (mars 1907), ordre de l’épée de Suède, ordre de l'Étoile de Karageorge (Serbie), grand commandeur du Sauveur de Grèce. Dans le domaine civil, il a été distingué avec les Palmes académiques comme officier d'académie (juillet 1910) puis officier de l’instruction publique (février 1914) ainsi que par une médaille de bronze de la Mutualité (février 1906) suivie d’une médaille d’argent (août 1910).

Fin

Le colonel Boblet (à dr.) à Monastir (Macédoine du Nord, février 1917) avec le général Jacquemot (Arch. mil.)

 

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8 décembre 2025 1 08 /12 /décembre /2025 00:01

Début de la biographie d’Arsène Boblet

Arsène Henri Auguste Boblet naît le 18 décembre 1860 à Boursay (Loir-et-Cher). Il est le fils de Véronique Honorine Olivier et de son époux Louis Alphonse Boblet. Sa mère est cultivatrice, son père est meunier ; il exploite en 1866 le moulin de la Gaudinière, appelé actuellement de la Gaudinerie, édifice bâti au 13e siècle et qui fait l’objet d’un projet de rénovation, conduit en 2025 par la Fondation du patrimoine au titre du petit patrimoine rural lié à l’eau.

La famille réside en 1880 à Vendôme, où le père est grainetier. Pour sa part, Arsène Boblet est étudiant ecclésiastique, probablement au séminaire diocésain qui se trouve à Blois. À ce titre, il est dispensé de service militaire qu’il aurait dû effectuer en 1881.

Il renonce à cette disposition en mars 1882 et est affecté, comme soldat, au 131e régiment d'infanterie (RI)°. Il est nommé caporal en octobre puis sergent en novembre 1883. Après son admission à l’École militaire d’infanterie de Saint-Maixent (Deux-Sèvres), il signe en avril 1885 un engagement dans l’armée. Il sort de l’école, classé 30e sur les 450 élèves officiers, et est affecté comme sous-lieutenant au 76e RI.

Promu lieutenant en décembre 1889, il passe au 109e RI puis rejoint en août 1895 le 68e RI, basé à Issoudun (Indre) où il reçoit le grade de capitaine en novembre 1896.

Il épouse à Paris (9e arr.) Madeleine Louise Baillif, native de la Sarthe. Ils vivent en 1902 à Nanteuil (Deux-Sèvres), car il est revenu à l'école militaire d'infanterie de Saint-Maixent, en tant qu’instructeur.

Accédant en juin 1907 au grade de chef de bataillon, le commandant Boblet relève désormais du 104e RI. Tout en conservant cette affectation, il est nommé, en décembre 1909, directeur de l'école normale de gymnastique et d'escrime, établissement installé dans la partie du Bois de Vincennes qui appartient, à ce moment-là, à la commune de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). L’ensemble du bois sera annexé à la Ville de Paris en 1929.

Jusqu’à l’été 1914, Arsène Boblet va rester en fonction dans l’école de Joinville, poste qui lui assure une visibilité certaine. Il est, à ce titre, désigné, en novembre 1912, pour intégrer la commission chargée de l'éducation physique au ministère de l’instruction publique.

La presse parisien apprécie le rôle de Boblet, « qui dirige avec compétence et tant de distinction l’École de Joinville ». Le président de la République, Raymond Poincaré lui adresse ses félicitations après une visite du stand de l’école en juin 1913, lors du Congrès international d’éducation physique qui a lieu à Paris.

En 1914, l’école de Joinville accueille une vingtaine de lieutenants (âgés 28 ans ou moins), une centaine de sous-officiers et une vingtaine de caporaux et soldats, pour des cours de cinq mois à l'issue desquels sont décernés des prix et des récompenses. Le cours d'escrime s’adresse à des brigadiers et sous-officiers déjà titulaires du brevet et dure onze mois. En outre, elle forme cette même année plus de 1500 instituteurs. Boblet s’efforce d’acclimater la méthode de gymnastique suédoise, segmentée et démonstrative. Il promeut une collaboration étroite avec la Ligue de l’enseignement et l’Union des sociétés de préparation militaire.

À suivre

Le moulin de la Gaudinerie à Boursay (Fondation du Patrimoine)

 

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6 décembre 2025 6 06 /12 /décembre /2025 00:01

Hyacinthe René Miot naît le 5 messidor an 3 (24/06/1795) à Paris. Il est le fils d’Adélaïde Joséphine Arcambal et de son époux, André François Miot. Ses parents sont tous deux originaires de Versailles (act. Yvelines). Son père, haut fonctionnaire au ministère de la guerre, avait échappé de peu à une arrestation en août 1792. Rentré dans la carrière après la fin de la Terreur, il devient secrétaire général du ministère des affaires étrangères puis ministre, sous l’appellation de commissaire aux relations extérieures (an 3 – an 4). Il rejoint ensuite différents postes diplomatiques en Italie à Florence, Rome et Turin, mène plusieurs missions en Corse et en Hollande, redevient ministre, mais cette fois dans le Royaume de Naples où il est fait comte de Mélito par le souverain, Joseph Bonaparte en 1808. René devient en conséquence le chevalier de Mélito. La famille suit le roi Joseph qui accède à un nouveau trône, celui d’Espagne ; le père est surintendant de la maison royale, tandis que la mère est Dame du palais de la princesse.

Après la défaite de l'armée française de Napoléon à la bataille de Vitoria, le 21 juin 1813, la famille quitte l’Espagne avec les Bonaparte. Les Mélito s’installent dans une propriété qu’ils acquièrent en 1814 à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (Seine, act. Joinville-le-Pont, Val-de-Marne), le château de Polangis.

René Miot de Mélito s’engage dans l’armée, servant comme sous-lieutenant dans la cavalerie. Après le retour de Napoléon Ier de l’île d’Elbe, où il avait été exilé, René Miot est aide de camp du général Jamin de Bermuy, époux de sa sœur. Il se fait, selon ses biographes, « remarquer par ses qualités brillantes » et est créé chevalier de la Légion d’honneur.

Il combat pendant la bataille de Waterloo (Belgique) en juin 1815. Il est au côté du général Jamin, qui est tué, et lui-même est grièvement blessé. Il retourne dans la demeure familiale du château de Polangis. Le comte de Miot de Mélito raconte son retour le 23 juin : La blessure de mon fils, qui, au jugement des gens de l'art, quoique grave, n'avait pas, dans le premier moment, paru mortelle, prenait de jour en jour un aspect plus inquiétant. L'os des iles [iliaque, des hanches], qu'on n'avait pas cru attaqué, l'avait été ; la gangrène s'y manifesta, et après avoir langui pendant près de six mois, malgré tous les soins et tous les secours qui lui furent prodigués, il expira le 5 décembre 1815. Il n'avait pas encore atteint sa vingtième année, quand il reçut le coup mortel sur le champ de bataille de Waterloo. »

Selon le registre d’état-civil, Hyacinthe René Miot, chevalier de Mélito, membre de la Légion d’honneur, lieutenant de cavalerie, est décédé le 6 décembre 1815 à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur, au château de Polangis. Il est inhumé à Paris, au cimetière du Père-Lachaise.

René Miot de Mélito, portrait 1796

 

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26 octobre 2025 7 26 /10 /octobre /2025 01:01

Suite de la biographie de Pierre Claude Pajol

Un nouvel investissement patrimonial, avec une dimension économique, est fait par les époux Pierre Claude et Marie Louise Pajol en 1821. Ils achètent, pour 40 000 francs, les reste de l’ancienne abbaye du Paraclet à Quincey, act. Ferreux-Quincey, Aube). Fondée en novembre 1131 par Abélard (1079-1142), philosophe et théologien chrétien, elle a eu pour première abbesse son épouse, Héloïse (1092-1164). Ancienne élève d’Abélard et mère de leur enfant Astrolabe, Héloïse fut d’abord une intellectuelle en vue dans le Paris du 12e siècle, puis une écrivaine réputée, notamment pour ses lettres à Abélard qui, châtré du fait de leur liaison scandaleuse, vivait dans un monastère à Nantes. Héloïse fut enterrée au Paraclet, puis les reste d’Abélard y furent transportés à la fin du 15e siècle. L’abbaye, restée prestigieuse, fut fermée pendant la Révolution française le 14 novembre 1792, les ossements d’Héloïse et d’Abélard étant transférés ; ils reposent désormais dans le cimetière du Père-Lachaise à Paris.

Le domaine du Paraclet, vendu en novembre 1792 comme « bien d’émigré » au domestique d’un curé, appartient ensuite à un notaire, qui commence à démolir l’église, puis à un fripier parisien qui continue la destruction. Le comédien et directeur de théâtre, Jacques-Marie Boutet de Monvel (1745-1812), l’achète en 1794 et aménage la demeure abbatiale, restée debout, pour l’habiter. La famille de Monvel cède le domaine lors d’une vente aux enchères.

Les époux Pajol font entourer l’ancien tombeau d’une plantation funéraire et y élèvent une colonne votive, en forme d’obélisque, indiquant l’endroit où avaient reposé les restes d’Héloïse et d’Abélard. Marie Louise Pajol s’occupe de l’aménagement des lieux.

Dans l’ancien moulin, au bord de la rivière Ardusson, dans la commune Saint-Aubin, une fabrique de limes et de matériel agricole est établie en 1823. L’aciérie est constituée sous forme de société, dont Pajol est un des associés ; elle vit assez difficilement. Pajol tente de s’inspirer de méthodes qu’il va voir en 1826 en Angleterre, mais l’entreprise fait faillite. Il rachète le moulin en septembre 1830 et vend la ferme au baron Charles Walckenaer. En décembre 1831, la comtesse Pajol obtient par ordonnance royale le droit de transformer l’ancienne aciérie en un moulin à blé et à huile.

En juillet 1830, après la démission du roi Charles X, le comte Pajol est rappelé, avec la fonction de lieutenant-général, pour empêcher les tentatives de résistance des royalistes légitimistes. Il se rend à Rambouillet, où le souverain est installé et l’accompagne dans son départ vers l’étranger. La famille vit de nouveau en région parisienne.

Arrivant d'Asie une épidémie de choléra se propage rapidement à partir de la fin du mois de mars 1832. Elle touche une grande partie de l’Europe dans les mois et années qui suivent. En région parisienne, 18 000 personnes meurent de la maladie selon les estimations médicales, principalement des personnes de milieux populaires. Cependant, elle touche également une partie de l’élite, comme par exemple Casimir Périer, président du conseil des ministres. La comtesse Pajol, décède de la maladie en avril 1832 à Paris.

Le général Pajol et ses deux fils de la comtesse Marie Louise vendent en 1835 le domaine du Paraclet au baron Charles Walckenaer, dont la famille y réside toujours en 2025.

Il est intégré à la Chambre des pairs en novembre 1831 et il y vote constamment en faveur du gouvernement. Conservant sa lieutenance, Pajol réprime énergiquement les émeutes de février 1831, juin 1832 et avril 1834. Il est mis à la retraite en octobre 1842, alors qu’il a 70 ans.

Le comte et lieutenant général Pierre Claude Pajol décède le 20 mars 1844 à Paris (10e arr.), à son domicile, 35, rue Joubert. Selon ses Jean-Marie Thiébaud, médecin et généalogiste, « il meurt des suites d'une chute dans l'escalier des Tuileries après une visite à Louis-Philippe », roi des Français. Il est d’abord inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris, puis son corps est transféré à Nozeroy, au chevet de l'église, et enfin ses héritiers construisent un cimetière familial, adjacent au cimetière municipal.

Il était père de trois enfants ; sa fille mourut jeune, tandis que ses deux fils Pajol devinrent généraux. L’aîné, Charles ; Pajol, fut également sculpteur. Il est l’auteur du mausolée, érigé en 1878, où est sa sépulture à Nozeroy.

Le nom du général Pajol est gravé sur l'Arc de Triomphe de la place de l’étoile Charles-de-Gaulle à Paris. Il est décoré de la Légion d'honneur comme chevalier (décembre 1803), officier (juin 1804), commandant (avril 1809), grand officier (février 1814), grand aigle (uin1815) puis grand cordon (août 1830). Il a été fait chevalier de l’ordre de Saint-Louis. Il détient aussi plusieurs décorations étrangères, figurant dans l’ordre du Lion de Bavière, celui de Maximilien-Joseph de Bavière, ainsi que ceux de l'Aigle blanc (Pologne) et de l'Épée de Suède. Une rue a été dénommé Pajol à Paris (18e arr.) et une autre à Melun (Seine-et-Marne) ; la ville de Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne) a également une rue du Général Pajol.

Une statue de Pierre Claude Pajol, due à son fils, avait été dressée à Besançon ; elle a été statue fondue en 1942. Un de ses portraits est exposé dans la mairie de Besançon, un autre au château de Compiègne.

Fin

Figurine en étain du général Pajol

 

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24 octobre 2025 5 24 /10 /octobre /2025 00:01

Début de la biographie de Pierre Claude Pajol

Claude Pierre Pajot naît le 3 février 1772 à Besançon (Franche-Comté, act. Doubs). Il est le fils de Françoise Élisabeth Nodier et de son époux André Joseph Pajot. Il utilisera ensuite la désignation « Pierre Claude Pajol ». Sa mère, Françoise Élisabeth (1744-1821), est la fille de Joseph Nodier (1695-1776), architecte et entrepreneur du bâtiment. Son frère, Antoine Melchior Nodier fut magistrat pendant la Révolution française et maire de Besançon (1790-1791) ; il a eu comme fils Charles Nodier (1780-1844), académicien français et écrivain romantique, qui est donc le cousin germain de Pierre Claude Pajol.

Du côté paternel, la famille est originaire de Nozeroy (act. Jura). Son arrière-grand-père, Jean Claude Pajot (1676-1752) a été médecin chirurgien et apothicaire ; son grand-père, Charles Léopold Pajot (1714-1748) a exercé la fonction de procureur au Parlement de Besançon, qu’a également obtenu son père André Joseph Pajot (1746-1811), avant de devenir commissaire à la poste aux lettres sous le premier Empire.

Étudiant en droit, il arrive à Paris en avril 1789 et participe au mouvement révolutionnaire en juillet. Participant aux actions dans le quartier Saint-Victor où il habite, il est nommé le 13 juillet sergent d'une compagnie de volontaires et participe le lendemain à la prise de la Bastille. Il retourne dans sa famille fin octobre 1789 et s’engage dans le régiment de la garde nationale de la ville. Il est sergent major de la compagnie de grenadiers du 1er bataillon de volontaires du Doubs en janvier 1792, quand il est nommé officier en tant que sous-lieutenant au 82e régiment d'infanterie.

Nous ne reprendrons pas ici la carrière militaire de Pajol dans la cavalerie légère. Devenu général en mars 1807, il participe à de très nombreuses opérations militaires dans l’armée impériale, notamment aux côtés de Hoche, Marmont, Davout ou Kléber.

En mars 1808 Pierre Pajol épouse Marie Louise Élise Oudinot, la fille d’un autre général, âgée de 17 ans (il en a 36). Ses parents ont acheté, en l’an 9 (1801), le domaine de Polangis (ou Poulangis), vaste ensemble situé sur les bords de Marne, dans la commune de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (Seine, act. Val-de-Marne), mais sur la rive gauche, alors quasiment inhabitée. Nicolas Charles Oudinot et son épouse, Françoise Charlotte née Derlin, dont Marie Louise est l’aînée des sept enfants, décident de lui apporter, en dot, le domaine de Polangis. Il est valorisé dans l’acte notarial 100 000 francs, le mobilier du château valant 20.000 fr. s’y ajoutent et 150.000 fr. en liquide, valeurs et créances. Le patrimoine et les revenus du ménage permettent au général Pajol et à son épouse d’occuper une position brillante au sein de la société impériale. Marie Louise, malgré son jeune âge, est dite être très organisée. Quant au général Pajol, il a d’indéniables talents militaires, auxquels s’ajoutent une vraie culture. Il dispose d’une bibliothèque riche d’ouvrages historiques et philosophiques.

À la fin de l’Empire, en juin 1814, Pajol et sa femme vendent Polangis à André-François Miot (1762-1841). Ancien haut fonctionnaire, devenu ministre des Affaires étrangères en 1794-95, administrateur de la Corse, ministre du royaume de Naples puis intendant de la maison royale d’Espagne. Il venait d’être nommé comte de Mélito et menait désormais une carrière littéraire, notamment comme traducteur du grec ancien.

Le famille Pajol habite désormais Paris d’abord dans le Faubourg Saint-Germain, puis dans les nouveaux quartiers de la Chaussée d’Antin. Avec l’appui d’Oudinot, Pajol retrouve un commandement prestigieux, celui de la division de cavalerie du roi ; lors du retour de Napoléon pour les Cent-Jours, en mars 1815, il est nommé pair de France. Après l’abdication de l’empereur suite à la défaite de Waterloo, Pajol est mis à la retraite. Il se lance dans les affaires, exploitant le premier bateau à vapeur à traverser la Manche, puis affecté à une desserte fluviale en Normandie. C’est un échec et son épouse, Marie-Louise, dans l’intérêt de leurs enfants, obtient en juillet 1817, du tribunal de première instance du département de la Seine un jugement de séparation de biens ; Pajol doit alors 120 000 fr. à sa femme.

À suivre

Portrait du général Pajol

 

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16 octobre 2025 4 16 /10 /octobre /2025 00:01

Jacques François Pascal Allain de la Bertinière naît début 1750, sans doute à Paris. Il est le fils de Marie Marguerite Bourgès, dite Bourgeois et de son époux Louis Allain de la Coeurtière. La famille Allain, de petite noblesse, dispose de la titulature des deux seigneuries et Jacques François Pascal Allain se désigne comme écuyer, utilisant de manière habituelle le nom de La Bertinière.

Sa mère est la fille d’un marchand parisien. Son père est commissaire de la marine, officier conseillant le commandement en matière administrative et financière.

Il sert comme officier dans une compagnie de mousquetaires jusqu’à la dissolution en décembre 1775 des deux unités existantes par le roi Louis XV. Il est ensuite intégré, avec le rang de capitaine, dans un régiment d'infanterie.

En 1770, les parents sont propriétaires du domaine de Polangis, alors nommé Poulangis ou Poulangy, situé dans le ressort de la paroisse Saint-Nicolas et de la baronnie de Saint-Maur-des-Fossés, relevant des princes de Condé. Il est actuellement sur les communes de Joinville-le-Pont (principalement) et Champigny-sur-Marne, toutes deux aujourd’hui dans le Val-de-Marne. Ils possèdent également deux maisons à Paris, rue Saint-Honoré.

Après le décès de Louis Allain de la Coeurtière, probablement en 1786, son épouse transmet en octobre 1786 la nue-propriété des quatre maisons dont elle dispose à ses deux fils, Antoine François Louis Allain de la Coeurtière et Jacques François Pascal Allain de la Bertinière.

Le mariage de Jacques François Pascal Allain de la Bertinière avec Anne Geneviève Gentil est célébré en novembre 1779 à Paris, en l’église Saint-André-des-Arts.

La révolution française de 1789 va entraîner la saisie puis la vente de possession de l’église, devenus biens nationaux. Louis Gentil, père d’Anne Geneviève, ancien agent de la chancellerie de France, achète en septembre 1791, l’abbaye de Sept-Fons, située à Diou (act. Allier). Mais il décède en septembre 1792, laissant la propriété de l’ancienne abbaye à sa fille. Elle fait l’objet d’un contentieux, qui sera tranché par le conseil d’État en la faveur des époux La Bertinière en janvier 1818.

Selon une généalogie établie par Andreas Gölzer, La Bertinière aurait été, pendant la période révolution, un agent au service de Bertrand Barère (1755-1841), membre du Comité de salut public pendant 17 mois à partir d’avril 1793. Il est arrêté et comparaît au tribunal révolutionnaire le 29 ventôse an 2, mais Barère le fait libérer. Toujours d’après A. Gölzer, La Bertinière aurait été un des rédacteurs de L'Argus et du Babillard. Il serait devenu agent de l'Angleterre, protégé par Jean-Baptiste Dubois, dit Dossonville (1753-1832), policier français passé au service de la Grande-Bretagne et sa déporté sous le Directoire. La Bertinière se serait sauvé après l’arrestation de Dossonville le 18 fructidor an 5 (04/09/1797).

Ayant récupéré, à la mort de sa mère fin 1786, l’usufruit de la maison de Polangis, il le vend en mars 1791 à Antoine-Joseph Kropper, ancien marchand poêlier et à sa femme Marguerite-Françoise Villaume. Après le décès de Kropper en juin 1794, La Bertinière récupère le château de Polangis. Il y réside alors et célèbre dans la commune de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur en fructidor an 2 (septembre 1794) le mariage de sa fille, Louise Ulrique Bathilde (qui a tout juste 14 ans) avec Alexandre Antoine Joseph Keyser de Lisle, chef du service des transports militaires de l’armée du Nord. Dans le registre d’état-civil, La Bertinière et son gendre précisent que leurs noms n’ont « aucunes qualifications féodales ou nobiliaires ». Le mariage ne dure pas, et Louise Ulrique Bathilde se remarie, toujours dans le même village en ventôse an 6 (février 1798) à François Jean Pajot de La Varenne ; elle a 17 ans. Elle meurt en prairial an 7 (mai 1799), juste après ses 19 ans et la naissance d’une fille, qui ne vivra pas.

À une date inconnue, certainement pendant la révolution, La Bertinière et son épouse publient ensemble deux chansons, imprimées par Boulard à Paris. Le recueil comprend la « Chanson du citoyen Allain-Labertinière » et la « Chanson de la citoyenne Allain, femme Labertinière, aux défenseurs de la patrie, au nom des femmes » qui comprend les vers suivants : « Jurons fidélité aux valeureux défenseurs // Eux seuls peuvent prétendre conquérir nos cœurs ». Pour l’historienne américaine Suzanne Desan, l’œuvre s’inscrit dans une série de réunions de clubs, de Nantes à Nîmes, où des jeunes femmes s'engageaient à fuir les aristocrates et à n'offrir leur cœur qu'aux républicains et aux soldats.

Les époux La Bertinière vendent, en ventôse an 9 (mars 1801) le domaine de Polangis à Nicolas Charles Marie Oudinot (1767-1847), général, futur maréchal et duc de Reggio. Ils s’installent ensuite à Pontoise (Seine-et-Oise, act. Val-d'Oise) et s’occupent de leur propriété de l’Allier, où La Bertinière introduit la culture de la betterave sucrière.

Il meurt le 28 septembre 1823 dans sa demeure de Sept-Fons, à Diou. Il est âgé de 73 ans. Faute d’héritier direct, sa nièce Louise Caroline hérite de la propriété de sa maison du Faubourg-Saint-Honoré à Paris. Morte en juin 1834 à Pontoise, Anne Geneviève Allain de la Bertinière fait un legs au bureau de bienfaisance de la ville.

Ancienne abbaye de Sept-Fons à Diou (Allier) - Wikipédia

 

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14 octobre 2025 2 14 /10 /octobre /2025 00:01

Louis Allain de la Coeurtière est probablement le fils de Marguerite Garin et de son époux Jacques Allain de la Bertinière. Il naît sans doute dans les année 1720. D’origine noble, il se présente comme écuyer.

Comme un homonyme l’était en 1704, Étienne Allain de Coeurtière, qui est peut-être son oncle, Louis Allain de la Coeurtière, est commissaire de la marine royale française. Commissaire de la marine, c’est-à-dire un officier conseillant le commandement en matière administrative et financière.

Il épouse en décembre 1746 à Paris Anne Marguerite Bourgès, dite Bourgeois, fille d’un marchand parisien.

En 1770, les époux sont propriétaires du domaine de Polangis, alors nommé Poulangis ou Poulangy, situé dans le ressort de la paroisse Saint-Nicolas et de la baronnie de Saint-Maur-des-Fossés, relevant des princes de Condé. Il est actuellement sur les communes de Joinville-le-Pont (principalement) et Champigny-sur-Marne, toutes deux aujourd’hui dans le Val-de-Marne. Ils l’ont probablement acheté lors d’une vente par licitation organisée en 1761 organisée à la demande des héritiers de Guillaume Élie Le Foullon, notamment de sa fille Marie Marthe Blanc, veuve Danloux.

Les époux Allain de la Cœurtière louent, en juillet 1770, le domaine de Polangis à M. René Vanard des Isles, ingénieur des armées et Marie Claude d'Ardelle, veuve du de Hyacinthe Le Hardy.

Marie-Marguerite Allain de la Cœurtière est en 1775 propriétaire à Paris, en son nom propre une située 62, maison rue Saint-Honoré et d’une autre, dont elle partage la propriété avec son mari, au numéro 41 de la même voie. Après le décès de Louis Allain de la Coeurtière, probablement la même année, elle transmet en octobre 1786 la nue-propriété des quatre maisons dont elle dispose à ses deux fils.

Le fils aîné, Antoine François Louis Allain de la Coeurtière (né vers 1747), est membre de l’académie des sciences. Il publie plusieurs ouvrages, dont une Histoire de l'homme, un long Poème sur la nature et un traité mathématique, Éléments de la science par les nombres.

Le cadet, Jacques François Pascal Allain de la Bertinière (né vers 1750), est avocat au parlement puis agent secret pour les anglais pendant la révolution française. Il reprend la gestion du domaine de Polangis.

Plan de Polangis vers 1750

 

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6 octobre 2025 1 06 /10 /octobre /2025 00:01

François de la Grange-d’Arquien naît, sans doute vers 1605, peut-être dans l’actuel département de l’Aube. Il est le second fils de Gabrielle de Rochechouart et de Jean Jacques de la Grange-d’Arquien. Sa mère est dame de Bréviande, fille de Gabrielle d’Allonville et de Gui de Rochechouart, seigneur de Chatillon-le-Roi et gouverneur de Blois. Elle meurt probablement en 1619, donc quand François doit être adolescent.

Son grand-père paternel et son père ont tous deux été gouverneurs de Calais (1610). Remarié avec Catherine d’Esterlin, Jean Jacques de la Grange achète en 1639 le domaine de Polangis, qui relève alors de la paroisse de Fontenay-sous-Bois et est inclus dans la baronnie de Saint-Maur-des-Fossés. Les terres sont situées sur la rive gauche de la Marne, principalement, sur l’espace actuel de Joinville-le-Pont et partiellement de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne).

Son frère aîné, Antoine de la Grange comte d’Arquien, vicomte de Soulangis, gouverneur de Mont-Cassel est à la tête d’un régiment où François est lieutenant-colonel.

Comme son père, François de la Grange porte le titre de marquis de Bréviande ainsi que ceux de seigneur de Prely (probablement Presly, Cher), de la Bretoche (probablement Villeneuve-sur-Yonne) et Senan (act. Yonne). À la mort de celui-ci, sans doute vers 1642, il hérite du château de Polangis.

Vers 1640, il épouse Anne Brachet fille de Marie du Puys et de Gilles Brachet, seigneur de Palluau, qui porte le titre de dame de Senan. Elle meurt aux alentours de 1656 et François de la Grange se remarie autour de 1657 avec Marie Le Roy, qui sera appelée dame de Poulangy (Polangis).

Selon ce que rapporte l’historien Georges Bousquié, François de la Grange reçoit en 1667 au château de Polangis sa cousine Marie Casimire, fille de Françoise de La Châtre et d’Henri Albert de la Grange-d’Arquien (1613-1707), qui devient cardinal après son veuvage. Marie Casimire Louise de La Grange d'Arquien (1641-1716) avait épousé un prince polonais, Jean Zamoyski, mort en 1665. Elle se remaria la même année avec le maréchal Jean Sobieski, qui deviendra en juin 1674 roi de Pologne sous le nom de Jean III et règnera jusqu’en juin 1696.

La date de décès de François de la Grange-d’Arquien n’est pas connue. Il était père de cinq enfants. Il est probable que l’un d’eux ait hérité de Polangis, mais la transmission n’est pas connue.

Portrait de Marie Casimire de la Grange d’Arquien, reine de Pologne

 

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22 septembre 2025 1 22 /09 /septembre /2025 00:01

Martin Fayet naît aux alentours de 1560. Il est le fils de Jeanne Le Bossu et de son époux Antoine Fayet. Sa mère est la fille d'un receveur général des monnaies. Son père est sieur de Maugarny, domaine actuellement inclus dans la commune de Margency (Val-d'Oise). Il est conseiller du roi et trésorier de l'extraordinaire des guerres, c’est-à-dire gestionnaire des fonds nécessaires pour les activités militaires et non prévues au budget ordinaire. En 1563, il est nommé secrétaire du roi, titre qui reconnaît son appartenance à la noblesse. Les Fayet ont une origine ancienne dans le Gévaudan (act. Lozère, Occitanie).

La famille compte quatre garçons et une fille. L’aîné, Olivier, est président de la première chambre des enquêtes du Parlement de Paris ; Nicolas, est secrétaire d’État (directeur d’une administration centrale) et président en mars 1616 de la Chambre des comptes de Paris ; le cadet, Antoine, est prêtre catholique à Paris.

Pour sa part, Martin Fayet portera les titres d’écuyer, seigneur de Gascourt et sieur du Couldray. Le nom de Gascourt se réfère sans doute au hameau éponyme de la commune de Luzarches (act. Val-d'Oise). Couldray est éventuellement à rapprocher du château du Coudray à Saint-Denis-du-Maine (act. Mayenne).

Il est trésorier provincial et contrôleur des guerres dans la région d’Île-de-France. Il est chargé de tâches d'administration, de comptabilité, d'intendance et de logistique militaires. En tant qu’agent du pouvoir central, le commissaire des guerres matérialise la séparation entre l’administration et le commandement des troupes.

Martin Fayet épouse Marie Briçonnet, fille de Marie Hesselin et de son époux, François Briçonnet, seigneur de Sermoises, capitaine d’une compagnie d’infanterie en Piémont et gentilhomme servant.

Il achète une maison à Paris, rue Beautreillis, qu’il occupe en 1604 et met en location en 1608. Il acquiert également, en septembre 1604, par adjudication, la maison et ferme de Poulangis, située sur le territoire actuel de Joinville-le-Pont (Val-de-Marne). Le domaine appartenait à Emmanuel de Vignault, receveur-général des impôts à Soissons (act. Aisne) et avait été saisi.

Martin Fayet meurt avant 1624, année au cours de laquelle le domaine de Polangis est la propriété de son frère Antoine.

Il ne doit pas être confondu avec Martin Fayet, imagier et imprimeur à Paris au Faubourg Saint-Jacques, originaire de Chauny en Picardie, actif au début du 17e siècle.

Vue du château de Polangis (ultérieure à la période de propriété de Martin Fayet)

 

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14 septembre 2025 7 14 /09 /septembre /2025 00:01

Un document, conservé aux Archives nationales et provenant du Châtelet de Paris, le tribunal de l’ancien régime, mentionne un acte daté du 30 avril 1561. Selon la transcription de cet acte François Dony transmet à son père, Gilles Dony, contrôleur de l'extraordinaire des guerres, ses droits en la succession d'Anne Morin, sa mère, sur une maison, jardin granges, bergerie à Polangis (act. Joinville-le-Pont, Val-de-Marne) et au terroir de Polangis (act. Joinville et Champigny-sur-Marne), sur des terres au terroir de Champigny, sur une maison et jardin à Noisy-le-Grand près le cimetière et l'église, sur des terres au terroir du Poncelet (près Tournan), sur des terres et une maison à Moisenay (près Melun) et sur des rentes à Charonne (près Paris).

La fonction de contrôleur de l'extraordinaire des guerres correspond un officier financier chargé de gérer des dépenses militaires non prévues dans le budget ordinaire, notamment en temps de guerre.

Le domaine de Polangis, entré en 1482 dans le patrimoine de la famille Valton, était passé le siècle suivant, par mariage, dans celui des Le Caron.

Ni Gilles ni François Dony, pas plus qu’Anne Morin, n’ont pu être identifiés dans la période concernée du 16e siècle.

Peut-être s’agit-il de membres de la famille d’Ongnies, dont Louis Le Caron dit Charondas, héritier de Polangis, était proche. En effet, en tant que lieutenant général, il faisait fonction d’adjoint de Louis d’Ongnies, comte de Chaulnes, bailli de Compiègne, dans la seconde moitié du 16e siècle. Les prénoms Gilles et François étaient fréquents dans la famille d’Ongnies.

Blason des d’Ongnies

 

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