Début de la biographie d’Arsène Boblet
Arsène Henri Auguste Boblet naît le 18 décembre 1860 à Boursay (Loir-et-Cher). Il est le fils de Véronique Honorine Olivier et de son époux Louis Alphonse Boblet. Sa mère est cultivatrice, son père est meunier ; il exploite en 1866 le moulin de la Gaudinière, appelé actuellement de la Gaudinerie, édifice bâti au 13e siècle et qui fait l’objet d’un projet de rénovation, conduit en 2025 par la Fondation du patrimoine au titre du petit patrimoine rural lié à l’eau.
La famille réside en 1880 à Vendôme, où le père est grainetier. Pour sa part, Arsène Boblet est étudiant ecclésiastique, probablement au séminaire diocésain qui se trouve à Blois. À ce titre, il est dispensé de service militaire qu’il aurait dû effectuer en 1881.
Il renonce à cette disposition en mars 1882 et est affecté, comme soldat, au 131e régiment d'infanterie (RI)°. Il est nommé caporal en octobre puis sergent en novembre 1883. Après son admission à l’École militaire d’infanterie de Saint-Maixent (Deux-Sèvres), il signe en avril 1885 un engagement dans l’armée. Il sort de l’école, classé 30e sur les 450 élèves officiers, et est affecté comme sous-lieutenant au 76e RI.
Promu lieutenant en décembre 1889, il passe au 109e RI puis rejoint en août 1895 le 68e RI, basé à Issoudun (Indre) où il reçoit le grade de capitaine en novembre 1896.
Il épouse à Paris (9e arr.) Madeleine Louise Baillif, native de la Sarthe. Ils vivent en 1902 à Nanteuil (Deux-Sèvres), car il est revenu à l'école militaire d'infanterie de Saint-Maixent, en tant qu’instructeur.
Accédant en juin 1907 au grade de chef de bataillon, le commandant Boblet relève désormais du 104e RI. Tout en conservant cette affectation, il est nommé, en décembre 1909, directeur de l'école normale de gymnastique et d'escrime, établissement installé dans la partie du Bois de Vincennes qui appartient, à ce moment-là, à la commune de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). L’ensemble du bois sera annexé à la Ville de Paris en 1929.
Jusqu’à l’été 1914, Arsène Boblet va rester en fonction dans l’école de Joinville, poste qui lui assure une visibilité certaine. Il est, à ce titre, désigné, en novembre 1912, pour intégrer la commission chargée de l'éducation physique au ministère de l’instruction publique.
La presse parisien apprécie le rôle de Boblet, « qui dirige avec compétence et tant de distinction l’École de Joinville ». Le président de la République, Raymond Poincaré lui adresse ses félicitations après une visite du stand de l’école en juin 1913, lors du Congrès international d’éducation physique qui a lieu à Paris.
En 1914, l’école de Joinville accueille une vingtaine de lieutenants (âgés 28 ans ou moins), une centaine de sous-officiers et une vingtaine de caporaux et soldats, pour des cours de cinq mois à l'issue desquels sont décernés des prix et des récompenses. Le cours d'escrime s’adresse à des brigadiers et sous-officiers déjà titulaires du brevet et dure onze mois. En outre, elle forme cette même année plus de 1500 instituteurs. Boblet s’efforce d’acclimater la méthode de gymnastique suédoise, segmentée et démonstrative. Il promeut une collaboration étroite avec la Ligue de l’enseignement et l’Union des sociétés de préparation militaire.
À suivre
Le moulin de la Gaudinerie à Boursay (Fondation du Patrimoine)
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