Hyacinthe René Miot naît le 5 messidor an 3 (24/06/1795) à Paris. Il est le fils d’Adélaïde Joséphine Arcambal et de son époux, André François Miot. Ses parents sont tous deux originaires de Versailles (act. Yvelines). Son père, haut fonctionnaire au ministère de la guerre, avait échappé de peu à une arrestation en août 1792. Rentré dans la carrière après la fin de la Terreur, il devient secrétaire général du ministère des affaires étrangères puis ministre, sous l’appellation de commissaire aux relations extérieures (an 3 – an 4). Il rejoint ensuite différents postes diplomatiques en Italie à Florence, Rome et Turin, mène plusieurs missions en Corse et en Hollande, redevient ministre, mais cette fois dans le Royaume de Naples où il est fait comte de Mélito par le souverain, Joseph Bonaparte en 1808. René devient en conséquence le chevalier de Mélito. La famille suit le roi Joseph qui accède à un nouveau trône, celui d’Espagne ; le père est surintendant de la maison royale, tandis que la mère est Dame du palais de la princesse.
Après la défaite de l'armée française de Napoléon à la bataille de Vitoria, le 21 juin 1813, la famille quitte l’Espagne avec les Bonaparte. Les Mélito s’installent dans une propriété qu’ils acquièrent en 1814 à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (Seine, act. Joinville-le-Pont, Val-de-Marne), le château de Polangis.
René Miot de Mélito s’engage dans l’armée, servant comme sous-lieutenant dans la cavalerie. Après le retour de Napoléon Ier de l’île d’Elbe, où il avait été exilé, René Miot est aide de camp du général Jamin de Bermuy, époux de sa sœur. Il se fait, selon ses biographes, « remarquer par ses qualités brillantes » et est créé chevalier de la Légion d’honneur.
Il combat pendant la bataille de Waterloo (Belgique) en juin 1815. Il est au côté du général Jamin, qui est tué, et lui-même est grièvement blessé. Il retourne dans la demeure familiale du château de Polangis. Le comte de Miot de Mélito raconte son retour le 23 juin : La blessure de mon fils, qui, au jugement des gens de l'art, quoique grave, n'avait pas, dans le premier moment, paru mortelle, prenait de jour en jour un aspect plus inquiétant. L'os des iles [iliaque, des hanches], qu'on n'avait pas cru attaqué, l'avait été ; la gangrène s'y manifesta, et après avoir langui pendant près de six mois, malgré tous les soins et tous les secours qui lui furent prodigués, il expira le 5 décembre 1815. Il n'avait pas encore atteint sa vingtième année, quand il reçut le coup mortel sur le champ de bataille de Waterloo. »
Selon le registre d’état-civil, Hyacinthe René Miot, chevalier de Mélito, membre de la Légion d’honneur, lieutenant de cavalerie, est décédé le 6 décembre 1815 à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur, au château de Polangis. Il est inhumé à Paris, au cimetière du Père-Lachaise.
- Mémoires du comte Miot de Mélito sur Gallica (BNF)
René Miot de Mélito, portrait 1796
/image%2F1166198%2F20251001%2Fob_84b26e_rene-hyacinthe-miot-1796.png)
commenter cet article …
