L’abbé Loubier est prêtre dans le diocèse de Mende, en Lozère, en 1907. Il est probablement né au cours des années 1880.
En août 1907, l'abbé Loubier est transféré dans le diocèse de Paris et devient vicaire de Saint-Charles-Borromée à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Le curé de la paroisse est alors Amédée Lassier (1853-1937).
L’année suivante, il est nommé dans la même fonction à Sainte-Marthe des Quatre-Chemins, à Pantin (Seine, act. Seine-Saint-Denis). Il est notamment chargé du patronage des jeunes gens Saint-Joseph,
Juste avant le début de la première guerre mondiale, il devient curé de Dugny (Seine, act. Seine-Saint-Denis) en juin 1914.
Au lendemain de la guerre, l'abbé Loubier redevient vicaire, cette fois dans la ville de Paris. Il est nommé en octobre 1921 à Saint-Denys de la Chapelle puis en mars 1929 à Notre-Dame de Lourdes.
Au cours des années 1920 et 1930, on retrouve régulièrement l'abbé Loubier comme prédicateur de carême dans diverses églises parisiennes.
En février 1937, il célèbre, en l'église Saint-Georges, rue Bolivar, les obsèques de M. Louis Gaudel, procureur général près la cour de Paris.
Le quotidien royaliste Action française mentionne, en août 1925, l'abbé Loubier comme souscripteur en faveur de la veuve et des enfants d'Ernest Berger, trésorier de l'Action française, assassiné, dans la station de métro Saint-Lazare le 26 mai 1925.
Marcel Louis Camille Roubault naît le 20 juillet 1900 à Chaumes (act. Chaumes-en-Brie, Seine-et-Marne). Il a pour mère Léonie Henriette Marie Savoyen, et pour père son époux, Paul Camille Roubault, boulanger.
Mécanicien et fraiseur pour de l’outillage de précision, Roubault est ensuite ajusteur et s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il y réside, avenue du Château (act. av. Foch), dans le quartier de Polangis en 1920, quand il fait son service militaire dans un bataillon d’ouvriers d’artillerie.
En avril 1923, Roubault est le secrétaire de la section de Joinville de l’Union fédérative socialiste, formation créée en décembre précédent par Pierre Brizon, Henri Sellier, Oscar Bloch, Raoul Verfeuil et plusieurs maires de banlieue, comme Charles Auray (Pantin). La formation rassemble notamment d’anciens socialistes passés au parti communiste et qui l’ont quitté, notamment du fait de l’exigence de rompre avec la franc-maçonnerie et la Ligue des droits de l’Homme. Elle considère que « la résistance du capitalisme menacé, dans ses privilèges, impose au prolétariat la nécessité de s'organiser pour la conquête révolutionnaire du pouvoir et l'exercice d'une dictature transitoire ». S’affichant pacifiste, l’Union fédérative socialiste plaide pour l'unité organique des socialistes.
Roubault participe à la fusion avec le parti communiste unitaire, pour former l’Union socialiste-communiste (USC), dont Edmond Neumann devient le secrétaire à Joinville. C’est la section USC qui prend l’initiative de rassembler des membres de la SFIO et du parti radical-socialiste à Joinville pour constituer, en mai 1924, un comité électoral communal du Cartel des gauches. Georges Briolay, radical-socialiste et futur maire de Joinville, en est le président ; Neumann est vice-président, Roubault secrétaire et Berthet, SFIO, trésorier. En 1924, les forces politiques de gauche restent embryonnaires dans la commune. Tous les anciens adhérents de la SFIO avaient rejoint le parti communiste lors de sa création et la section locale se reconstitue probablement en 1924. Le parti radical-socialiste avait été touché par la dissidence de plusieurs élus en 1912, qui battent alors la liste ayant le soutien officiel des radicaux-socialistes puis l’exclusion du futur maire, Henri Vel-Durand. Le comité radical-socialiste de Joinville, même s’il était maintenu nominalement sous l’égide de Georges Briolay, futur maire, ne reprend vie que vers 1924 également. À contrario, l’USC apparaît comme la seule structure organisée, en dehors du parti communiste, mais son impact électoral s’avèrera négligeable.
Lors des élections municipales de mai 1925, la liste du cartel des gauches obtient 648 voix sur 2 275 suffrages exprimés (28,4%) pour 2 310 votants et 2 761 électeurs inscrits. Elle devance les communistes (21,1%.) mais est largement distancée par la municipalité sortante d’Henri Vel-Durand, soutenue par les radicaux dissidents, les libéraux et conservateurs, qui recueille 47,5% et emporte tous les sièges au second tour.
L’élection au conseil général pour le 2e secteur du canton de Saint-Maur (Saint-Maur, Créteil, Bonneuil, Joinville) de juin 1925 voit Neumann (USC) recevoir 50 votes (1,8%), très loin des 409 voix du socialiste SFIO Osmin, des 562 du député communiste Muller ou des 685 du maire de Créteil Avet, alors radical-socialiste.
Parallèlement à son activité politique, Roubault est membre du comité de la section de Joinville de la Ligue des droits de l’Homme, présidée en 1924 par Edmond Neumann. Elle existe depuis 1900 et compte 56 adhérents cette année-là.
En septembre 1926, Marcel Roubault épouse Paulette Lucile Chapoul à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne). Il s’installe dans la commune, rue du Pont-de-Créteil. Cependant, il continue son activité au sein de la section joinvillaise de la Ligue des droits de l’Homme, dont il est le secrétaire en 1933.
Après la deuxième guerre mondiale, les époux Roubault, qui ont eu une fille née en 1930 à Saint-Maur, s’installent dans son village natal de Chaumes-en-Brie, où ils vivent chemin du Pré-Saint-Martin. Marcel Roubault meurt, hospitalisé, le 14 juin 1967 à Paris (13e arr.). Il était âgé de 66 ans.
Il ne faut pas confondre Marcel Louis Camille Roubault avec Marcel Édouard Roubault (1905-1974), géologue français, doyen de la faculté de Nancy, fondateur de l'École nationale supérieure de géologie dans cette ville.
Désiré Briday naît le 15 juillet 1884 à Maisons-Alfort (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’Anne Clémentine Bouthley, originaire de Lorraine occupée, et de Benoit Briday, meunier, né à Lyon et sachant difficilement signer.
Recruté en mars 1910 comme inspecteur, Brday est nommé à la direction générale des recherches de la préfecture de police de Paris. Il reste à son poste pendant la première guerre mondiale, étant secrétaire de M. Pachot, commissaire aux délégations judiciaires. Il est identifié comme brigadier en 1927 et brigadier-chef en 1928. Briday est élu en février 1930 comme représentant du personnel de la 6e catégorie au conseil de discipline. Il apporte une contribution volontaire « Pour l'amortissement de la Dette publique et le relèvement du franc » en juillet 1926 en répondant à un appel lancé dans la Préfecture de police.
En juin 1918, Désiré Briday épouse à Paris (3e arr.) Maria Louise Bourgeois, modiste. Il va, après-guerre, retourner vivre à Maisons-Alfort.
L’activité sportive de Briday a été importante. Licencié à la Société nautique de la Marne (SN Marne) de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), il pratique l’aviron en yole de mer, à 4 ou 8 rameurs. En 1913 et 914, il remporte plusieurs courses, dont la traversée de Paris en mai 1914, dans la catégorie « débutants. »
Continuant la pratique de l’aviron après le conflit mondial, il va devenir entraîneur, pour des rameurs scolaires au garage école de la SN Marne sur l’île Fanac en 1936. Il entraîne également, notamment entre 1931 et 1933, l’équipe d’aviron de l’ASPP, l’association sportive de la police parisienne, dont l’activité aviron est basée également à Joinville, dans le quartier de Polangis.
À Joinville, Briday fréquente de nombreux sportifs de haut niveau, comme Émile Lecuirot ou Gabriel Poix.
La maison de sa mère à Maisons-Alfort, avenue Victor-Hugo étant expropriée en 1932, pour l’élargissement de la voie, Désiré Briday va venir s’installer à Joinville-le-Pont.
Il y réside quand il est nommé, en février 1942, conseiller municipal par décret ; il est alors retraité. Léon Lesestre, élu en 1935, reste maire tandis que ses colistiers Charles Chaussée, Jean Béal, René Kirbühler et Frédéric Bautsch sont adjoints au maire. Les deux élus communistes, Deloche et Rouhaud, ont été révoqués.
La municipalité sera renversée à la Libération en août 1944.
Désiré Briday meurt le 19 mai 1952 à Maisons-Alfort. Il était âgé de 67 ans.
Il avait obtenu plusieurs décorations du fait de son activité professionnelle : médaille de bronze pour actes de courage et de dévouement en mai 1927, médaille d‘honneur de la police en avril 1928. Il avait également été récompensé pour son activité sportive, avec une médaille de bronze de l’éducation physique en mars 1935 et une médaille d'argent en septembre 1936.
Robert Amand Victor Brouillon naît le 19 novembre 1890 au Havre (Seine-Inférieure, act. Seine-Maritime). Il est le fils de Marguerite Massé et de son époux Gustave Désiré Isidore Brouillon, négociant comme son père et son beau-père.
Le père, devenu fondé de pouvoirs à la raffinerie de sucre Say, s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), avenue du Parc, dans le quartier de Polangis vers 1906. Il y meurt en mars 1910 et est décoré le même mois (mais à titre posthume) des Palmes académiques en tant qu’officier d’académie.
Robert Brouillon est comptable aux usines cinématographiques Pathé, à Joinville où il entre vers 1906. Son frère Marcel Brouillon (1889-1959), exerce le même métier dans l’entreprise de bois Penneret, dans la même commune. Ils résident tous deux, avec leur mère, dans la demeure familiale joinvillaise.
Pendant la première guerre mondiale, Robert Brouillon, alors maréchal des logis au 13e régiment d’artillerie, est cité à l’ordre de la division pour son comportement.
Dans la commune de Saint-Maurice, voisine de Joinville, Robert Brouillon épouse en juin 1921 Annonciade Marie Martinaggi. Il se remarie, en septembre 1927 à Vincennes, avec Victorine Amélie Dalstein.
N’ayant pas eu d’engagement politique connu, c’est probablement son frère Marcel et non Robert qui est le Brouillon candidat sur la liste de droite lors des élections municipales de Joinville en novembre 1919. L’un des deux est récompensé en tant que professeur de comptabilité, probablement dans le cadre des cours du soir de l’Association philotechnique.
Membre de la Société des amis de Vincennes (1926-1929), Robert Brouillon est également administrateur de l'œuvre des jardins ouvriers de Vincennes. Il reçoit à ce titre une médaille de bronze de la prévoyance sociale en janvier 1928.
Robert Brouillon meurt le 27 novembre 1935 à Joinville. Il était âgé de 45 ans et ne semble pas avoir eu d’enfant.
Marcel Gustave Brouillon naît le 28 septembre 1889 au Havre (Seine-Inférieure, act. Seine-Maritime). Il est le fils de Marguerite Massé et de son époux Gustave Désiré Isidore Brouillon, négociant comme son père et son beau-père.
Le père, devenu fondé de pouvoirs à la raffinerie de sucre Say, s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), avenue du Parc, dans le quartier de Polangis vers 1906. Il y meurt en mars 1910 et est décoré le même mois (mais à titre posthume) des Palmes académiques en tant qu’officier d’académie.
Marcel Brouillon est comptable dans l’entreprise de bois Penneret, à Joinville. Son frère cadet, Robert Amand Victor Brouillon (1890-1935), exerce le même métier aux usines cinématographiques Pathé.
Exerçant une fonction bénévole au sein d’organismes sociaux, commissaire de la Mutuelle du cinéma et contrôleur de la société de secours mutuels Assurance fraternelle de Joinville-Nogent, Marcel Brouillon obtient en juillet 1927 une mention honorable au titre de son engagement mutualiste et est décoré en février 1939 chevalier du Mérite social.
C’est probablement Marcel Brouillon qui est candidat, en novembre 1919, aux élections municipales à Joinville-le-Pont. Cependant, les sources ne mentionnant pas le prénom, ce pourrait également être son frère, Robert. La liste du Bloc indépendant, conduite par Jules Beauvais et le Dr Georges Bitterlin, rassemble la droite conservatrice et libérale ; elle s’oppose à une liste de la majorité sortante, conduite par Henri Vel-Durand, rassemblant des radicaux dissidents, des radicaux-socialistes et des socialistes indépendants, ainsi qu’à une liste socialiste SFIO, dirigée par Georges Laruelle. Devancée au premier tour par les candidats d’Henri Vel-Durand, le Bloc indépendant se retire et n’a pas d’élu. Brouillon recueille 374 voix sur 1 694 suffrages exprimés (22%) pour 1 715 votants et 2 491 inscrits.
Avant le scrutin suivant, Marcel Brouillon est désigné comme secrétaire-trésorier en avril 1925 lors de la constitution du Comité d’union et d’action républicaines, fondé en 1912, qui rassemble la plupart des figures de la droite joinvillaise, en dehors des royalistes d’Action française. Il est présidé par Félix Soulié et appuie la candidature, sur une liste d’Union républicaine pour la défense des intérêts communaux, d’Henri Vel-Durand, qui s’oppose cette fois aux radicaux-socialistes alliés à d’autres formations de gauche, dont les socialistes SFIO, sur une liste de cartel.
En novembre 1932, Marcel Brouillon est réélu secrétaire de l’organisation, rebaptisée Comité d’union républicaine et d’action sociale et alors présidée par Lucien Pinton. Il conserve la même fonction en janvier 1934, la présidence étant passée à Émile Lecuirot.
La transformation du comité en Union des républicains en février 1935, sous la présidence de René Kirbuhler, voit Marcel Brouillon nommé secrétaire adjoint. En avril de la même année, la nouvelle Union prend position en matière politique : « L’Union des républicains de Joinville, se souvenant des fusillades du 6 février, des scandales Stavisky et autres dans lesquels figurent des députés, des magistrats, d’anciens ministres, tous radicaux et maçons, a décidé de rompre l’union précédemment établie avec les radicaux pour faire une liste composée en totalité d’éléments modérés et nationaux. »
Brouillon est signataire du programme, qui demande la séparation de l’administration municipale et de la politique, la diminution des charges écrasantes, l’atténuation des dépenses publiques, la simplification des rouages administratifs et l’application des lois sociales.
En vue des élections législatives de juin, Marcel Brouillon participe en mars 1936 à la fondation d’un Comité de conciliation républicaine et de progrès social pour le travail et la paix, qui accorde son investiture au député radical indépendant sortant, Adolphe Chéron. Le comité est présidé par Armand Faivre.
Adolphe Chéron, ancien ministre, est opposé au second tour au communiste André Parsal, candidat de Front populaire, qui l’emporte avec 51,6% des suffrages exprimés.
Marcel Brouillon meurt le 27 mai 1959 à Créteil. Il était âgé de 69 ans. Il ne semble pas avoir été marié.
Louis Henri Edmond Clerté naît le 26 mars 1872 à Poitiers (Vienne). Il est le fils de Radegonde Marie Bouet et de son époux Louis Joseph Clerté, libraire.
Exerçant la profession d’employé de commerce, Edmond Clerté va résider dans plusieurs villes françaises : Bordeaux, Gironde (1894-1895), Soissons, Aisne (1897 puis 1901), Rouen, Seine-Inférieure (act. Seine-Maritime), Flers, Orne (1902-1915), Versailles (1919).
Lors de son premier mariage avec Julie Annette Calais, piqueuse, en septembre 1897 à Reims (Marne), Clerté indique être domicilié dans cette ville. Son père, toujours libraire à Poitiers, a refusé son consentement à ce mariage.
Pendant la première guerre mondiale, Edmond Clerté, qui avait eu un service militaire écourté du fait de l’engagement de son frère Léon Clerté, est mobilisé d’abord comme confectionneur chemises à Flers puis, en octobre 1915, au 20e escadron du train.
Peut-être pour se rapprocher de son frère Léon, qui réside depuis 1904 à Nogent-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne) et exploite une agence immobilière dans la commune voisine de Joinville, Edmond Clerté vient s’installer à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en 1928. Il est alors divorcé et va exploiter un café situé 25, rue de Paris, à proximité de la mairie.
S’intéressant aux questions corporatives, Clerté est en 1934 membre du bureau de l’Union des commerçants et industriels de Joinville-le-Pont, présidée par Lucien Girard, où il est archiviste. La même année, il se présente comme membre fondateur du Comité d’action et de défense commerciale du département de la Seine et il est délégué à Joinville de l’Union syndicale des hôteliers restaurateurs et débitants de Paris et sa banlieue.
En politique, Clerté est adhérent au Comité d’union républicaine et d’action sociale, présidé par Émile Lecuirot. Ce comité, qui regroupe la droite locale, conservatrice et libérale, négocie avec les radicaux-socialistes la formation d’une liste lors d’élections municipales en octobre 1934, suite à la démission ou au décès de dix élus de 1929, où une majorité du cartel des gauches avait conquis la municipalité.
La liste commune est soutenue par un Comité de coordination pour la défense des intérêts de Joinville, emmené par Léon Lesestre et Émile Herluison, radical-socialiste. Edmond Clerté et ses colistiers se présentent comme des « hommes nouveaux, indépendants », mais annoncent ne pas pouvoir faire de miracles en sept mois, durée du mandat municipal restant à courir avant les élections générales. Leur programme propose de « continuer l’œuvre déjà accomplie dans l’aménagement et l’embellissement de notre cité et envisager toute compression budgétaire susceptible d’être réalisée dans les conditions actuelles. »
Trois autres listes se présentent pour les dix postes à pourvoir lors de ce scrutin : celle d’un Groupe indépendant, qui comprend également des radicaux-socialistes, du parti socialiste SFIO, ancien partenaire de la majorité municipale du maire radical Georges Briolay, et enfin celle du parti communiste.
La liste de Concentration républicaine arrive en tête au premier tour, Clerté obtenant 838 votes pour 2 297 suffrages exprimés (36,5%) et 2 360 votants sur 3 225 inscrits. Après le désistement du Groupe indépendant et des socialistes, la liste Concentration l’emporte au second tour face aux communistes avec une moyenne de 1 105 voix contre 745. Clerté est élu avec 1 103 suffrages sur 1 903 exprimés (58%) et 1 964 votants.
Lors des élections municipales générales de mai 1935, Clerté est de nouveau candidat sur la liste d’Union des républicains, qui regroupe conservateurs et libéraux, mais s’oppose à celle des radicaux-socialistes et de socialistes indépendants, emmenés par le maire sortant Georges Briolay. Deux listes socialiste et communiste sont également en lice. Composée par Bautsch et Béal, la liste de droite arrive en tête au premier tour, Clerté recueillant 930 votes pour 2 856 suffrages exprimés (36,5%) et 2 360 votants sur 3 225 inscrits. Au second tour, la liste de droite s’oppose toujours à celle des radicaux-socialistes et à la première liste d’Union de la gauche, née de la fusion de celles du PCF et de la SFIO. Avec une moyenne de 1 160 voix, contre 1 100 à la gauche et 566 aux radicaux, la droite emporte la mairie avec 25 sièges contre deux. Léon Lesestre est élu maire.
Clerté semble proche du parti social français (PSF), formation d’extrême droite du colonel de La Rocque, dont la section locale est présidée par un de ses colistiers, le futur maire de Joinville Georges Defert. Les permanences du PSF pour le canton (Saint-Maur, La Varenne, Joinville, Créteil, Bonneuil) se font dans son café, 25, rue de Paris. Le programme du PSF se résume par le slogan « travail, famille, patrie » ; cependant, le colonel de La Rocque ne se ralliera pas au régime de Vichy.
Edmond Clerté se remarie en octobre 1937 à Vincennes avec Léonie Poirier. Il meurt peu de temps après, le 18 mars 1938 et son décès est transcrit sur l’état-civil de Joinville où il résidait toujours. Il était âgé de 64 ans. L’organe du PSF, Le Petit Journal, publie sa nécrologie.
Un autre Clerté, peut-être un fils ou un neveu, poursuit l’exploitation du café. Il est secrétaire de la section locale du Syndicat des employés de la confédération chrétienne CFTC en 1937-1938. Cette section est liée par plusieurs membres au PSF, lequel se réunit encore au café Clerté en novembre 1938.
Auguste Amédée Thiercelin naît le 10 septembre 1851 à Avon (Seine-et-Marne). Il est le fils de Louise Marguerite Emélie Jourdain et de son époux Jean Étienne Charles Thiercelin, manouvrier qui vivent au hameau de Changis.
Peut-être est-ce lui le margeur Auguste Thiercelin, qui participe en novembre 1866 à une souscription pour les inondés lancée par L'Éclaireur de l'arrondissement de Coulommiers.
Il s’installe à Sivry-Courtry (Seine-et-Marne) où il se marie en 1874 avec Marie Joséphine Frasch et où naissent leurs deux enfants en 1877 et 1881.
La famille s’installe, vers 1891, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où elle exploite un hôtel garni et vend du vin, rue du Canal.
Au cours des élections municipales de mai 1892, Thiercelin est candidat sur la liste républicaine de la majorité sortante, soutenue par le comité radical-socialiste. La liste, conduite par le maire Eugène Voisin, obtient dès le premier tour 16 sièges contre un seul aux opposants conservateurs. Elle recueille une moyenne de 360 voix, soit 56,4% des 639 suffrages exprimés pour 644 votants. Thiercelin, avec 235 votes (36,8%) est en ballotage. Il est élu comme ses cinq autres colistiers. Il siège dans les commissions scolaire, des fêtes, du marché d’alimentation et des enfants en bas âge.
Lors du scrutin suivant en mai 1896, la liste Eugène Voisin passe sans concurrence dès le premier tour. Thiercelin est réélu. Il va jouer un rôle politique, étant notamment désigné comme électeur sénatorial en 1897 et 1899. Il n’est pas candidat en 1900.
La famille s’installe dans le quartier de Palissy, sur la rive gauche de la Marne, et Auguste Thiercelin devient jardinier aux usines cinématographiques Pathé de Joinville. En 1927, il obtient une récompense remise aux salariés ayant plus de 20 ans d’ancienneté. Il avait commencé sa vie professionnelle plus de 60 ans auparavant.
Après le décès de son épouse en mars 1913, Auguste Thiercelin se remaria avec une italienne, Séraphine Tamoni, employée de commerce, originaire d’Aoste, en septembre 1917 à Joinville. Ils déménagent avenue Oudinot, dans le quartier voisin de Polangis.
Auguste Amédée Thiercelin meurt le 21 octobre 1929 à Joinville. Il était âgé de 78 ans. Ses obsèques sont célébrées dans l’église Sainte-Anne de Polangis.
L’aîné de ses deux enfants, Lucien Thiercelin, dessinateur, travaillait aux services techniques du journal Le Matin.
Henri Léon Bethfort naît le 20 juillet 1880 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Céline Henriette Louise Auvray, et de son époux Arthur Désiré Bethfort, garde champêtre et sergent aux sapeurs-pompiers de la commune.
Après le décès de son père en mars 1891, sa mère devient blanchisseuse. Elle quitte vers 1895 la ville pour s’installer dans l’agglomération de Meaux, à Nanteuil, Seine-et-Marne. Henri Bethfort devient enfant de troupe à Rambouillet (Seine-et-Oise, act. Yvelines) Le jour de ses 18 ans, il s’engage dans l’armée et est affecté dans l‘infanterie. Il est domicilié au Mée (act. Le Mée-sur-Seine, Seine-et-Marne).
Devenu caporal en juillet 1899 puis sergent-fourrier en octobre 1900, Bethfort est promu sergent en janvier 1901, sergent-major en juin 1904 puis adjudant en mai 1912. La première guerre mondiale va faire qu’il est nommé officier, assurant à titre provisoire les fonctions de sous-lieutenant en octobre 1914, lieutenant en juillet 1915 et enfin capitaine en mars 1916. Ses différents grades sont confirmés définitivement entre juillet 1916 et septembre 1923.
Lors des combats à L’Isle-en-Barrois (Meuse) en septembre 1914, Bethfort reçoit une blessure au bras. Il est cité à l’ordre du corps d'armée en mai 1916 : « officier très brave et très courageux. Le 29 avril 1916, est sorti de son abri avec sa compagnie sous un feu violent d’artillerie ennemie pour se précipiter à la conquête d’une lèvre d’entonnoir occupée par l’ennemi. S’est emparé de cette lèvre et a assuré et organisé sa possession. »
Au moment de sa retraite, en juillet 1926, les problèmes articulaires et les suites de sa blessure lui valent une pension de 60%, passée à 80% deux ans plus tard puis enfin 100% en août 1930. Il s’établit à Auxerre (Yonne).
Déjà titulaire de la croix de guerre avec étoile de vermeil, Bethfort est fait chevalier de la Légion d’honneur en juillet 1921, en même temps que son frère Eugène. Les deux obtiennent ainsi une médaille leur son père, sous-officier chez les pompiers, ambitionnait d’obtenir.
Henri Léon Bethfort, qui vivait alors à Ausone (Yonne), meurt le 24 juillet 1943 à Auxerre. Il était âgé de 63 ans. Il avait épousé, à une date inconnue, Julia Victoire Cosson.
Enfant de troupe à l'école de Rambouillet, coll. musée des enfants de troupe, Autun.
Eugène Léon Bethfort naît le 24 juillet 1869 à Paris (4e arr.). Sa mère, Céline Henriette Louise Auvray, est ouvrière bardeuse. Son père, Arthur Désiré Bethfort, est sergent aux sapeurs-pompiers.
La famille s’installe, vers 1874, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où le père Bethfort est garde-champêtre et sert dans les sapeurs-pompiers.
À l’âge de 19 ans, Eugène Bethfort s’engage dans l’armée à Paris (7e arr.). Il est affecté à la 15e section d’ouvriers et commis d’administration. Il devient caporal en octobre 1889 puis sergent en août 1900.
Il s’embarque le même mois pour l’expédition française en Chine, suscitée par la réaction internationale au siège des légations étrangères à Pékin. La révolte, dite des Boxers, était à l’initiative de la société secrète les Poings de la justice et de la concorde. L’expédition s'acheva par la victoire contre la Chine des huit nations alliées (Autriche-Hongrie, France, Allemagne, Italie, Japon, Russie, Royaume-Uni et États-Unis). Pendant la campagne, Bethfort est promu adjudant en novembre 1901. Il rentre en France en janvier 1902.
Toujours domicilié à Joinville, Bethfort épouse en août 1902, à Auch (Gers) Emma Jeanne Philomène Robert. Il reprend ses activités dans les bureaux de l'intendance au sein de la 17e section.
Pendant la première guerre mondiale, Bethfort demande à quitter l’intendance pour intégrer une unité combattante. Il rejoint, en mars 1916, après avoir été nommé adjudant-chef, le 1er bataillon de pionniers du 122e régiment territorial d'Infanterie. Il est gratifié d’une citation : « Excellent sous-officier, venu sur sa demande en mars 1916 de l’intendance. Dans l’infanterie, a constamment fait preuve de beaucoup de dévouement dans son service et de courage dans les missions qui lui ont été confiées ». Les bataillons de pionniers ouvraient le terrain avant les interventions des autres troupes.
Après la guerre, Bethfort fait partie, en 1920 de l’armée du Rhin, qui regroupe les troupes françaises d’occupation en
Eugène Léon Bethfort naît le 24 juillet 1869 à Paris (4e arr.). Sa mère, Céline Henriette Louise Auvray, est ouvrière bardeuse. Son père, Arthur Désiré Bethfort, est sergent aux sapeurs-pompiers.
La famille s’installe, vers 1874, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où le père Bethfort est garde-champêtre et sert dans les sapeurs-pompiers.
À l’âge de 19 ans, Eugène Bethfort s’engage dans l’armée à Paris (7e arr.). Il est affecté à la 15e section d’ouvriers et commis d’administration. Il devient caporal en octobre 1889 puis sergent en août 1900.
Il s’embarque le même mois pour l’expédition française en Chine, suscitée par la réaction internationale au siège des légations étrangères à Pékin. La révolte, dite des Boxers, était à l’initiative de la société secrète les Poings de la justice et de la concorde. L’expédition s'acheva par la victoire contre la Chine des huit nations alliées (Autriche-Hongrie, France, Allemagne, Italie, Japon, Russie, Royaume-Uni et États-Unis). Pendant la campagne, Bethfort est promu adjudant en novembre 1901. Il rentre en France en janvier 1902.
Toujours domicilié à Joinville, Bethfort épouse en août 1902, à Auch (Gers) Emma Jeanne Philomène Robert. Il reprend ses activités dans les bureaux de l'intendance au sein de la 17e section.
Pendant la première guerre mondiale, Bethfort demande à quitter l’intendance pour intégrer une unité combattante. Il rejoint, en mars 1916, après avoir été nommé adjudant-chef, le 1er bataillon de pionniers du 122e régiment territorial d'Infanterie. Il est gratifié d’une citation : « Excellent sous-officier, venu sur sa demande en mars 1916 de l’intendance. Dans l’infanterie, a constamment fait preuve de beaucoup de dévouement dans son service et de courage dans les missions qui lui ont été confiées ». Les bataillons de pionniers ouvraient le terrain avant les interventions des autres troupes.
Après la guerre, Bethfort fait partie, en 1920 de l’armée du Rhin, qui regroupe les troupes françaises d’occupation en Allemagne. Il stationne à Bonn en juillet puis à Mayence à partir d’août.
Déjà titulaire de la croix de guerre, de la médaille nationale commémorative de l’expédition de Chine depuis juillet 1902 et de la médaille militaire (depuis décembre 1908), Bethfort est fait chevalier de la Légion d’honneur en juillet 1921. Il obtient ainsi une médaille que son père, également sous-officier, chez les pompiers, rêvait d’obtenir, et que recevra également son frère cadet, Henri.
En retraite et résidant alors à Ban-Saint-Martin (Moselle), Eugène Bethfort est hospitalisé début juillet à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris (5e arr.). Il y meurt le 10 août 1929. Il était âgé de 60 ans.
Adolphe Eugène Jules Leblanc naît le 28 octobre 1863 à Paris. Il est le fils de Félicie Honorine Lecestre et de son époux, Ernest Désiré Gustave Leblanc.
En janvier 1887, probablement aux Lilas (Seine, act. Seine-Saint-Denis), il épouse Louise Zéphirine Célina Huché. Ils vivent en 1891 à Paris (19e arr.), rue de Meaux. Adolphe Leblanc est caissier-comptable à la société française de fabrication de bébés et jouets. Ils eurent une fille.
À la fin du 19e siècle, ils s’installent dans le quartier en cours de développement de Polangis, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où ils vivent avenue du Parc.
En octobre 1909, Leblanc fait partie d’un groupe de résidents du même quartier qui constituent une société de secours mutuels, l’Assurance fraternelle de Joinville-Nogent. Chéri Arnaud (1875-1931), sellier, négociant puis industriel, conseiller municipal de Joinville-le-Pont (1908-1929), en est le président et Leblanc le vice-président. Le bureau complété par le trésorier Ambroise Denis (1870-1950), qui exploite un café avenue Pauline, et le secrétaire Eugène Constant Broudin (né en 1873), gardien de la paix.
Le but de l’association est de fournir un capital à la famille en cas de décès. En 1936, la société compte 300 membres et est affiliée à l’Union mutuelle nationale pour l’assurance.
Avant 1924, Leblanc devient président de l’Assurance fraternelle. Il cesse cette fonction en 1928 et est alors remplacé par Paul Louis Alfred Jouve.
Décoré de la médaille du travail en août 1924, Leblanc obtient également des récompenses au titre de son action dans la mutualité : médaille de bronze en décembre 1924 puis médaille d’argent en mars 1926.
Adolphe Leblanc meurt le 16 mai 1931 à Joinville. il était âgé de 66 ans.