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25 mai 2022 3 25 /05 /mai /2022 00:01

Début de la biographie de François Decrombecque

François Philogène Joseph Decrombecque naît le 4 décembre 1884 à Paris (5e arr.). Il est le fils de Rose Fauvel et de son mari, François Joseph Alexis Decrombecque, merciers, rue Claude-Bernard. La famille Decrombecque est originaire du Pas-de-Calais.

De grande taille pour son époque (1 mètre 77), alors ajusteur mécanicien, il s’engage pour trois ans au moment d’effectuer son service militaire en juin 1903. Il est affecté au régiment de sapeurs-pompiers. Il renouvelle ensuite régulièrement ses contrats, est nommé caporal en septembre 1906 puis sergent en juillet 1914.

En février 1909 à Paris (12e arr.), François Decrombecque épouse Jeanne Marguerite Romestant, couturière. Il fait de l’aviron au sein de la Société nautique de la Marne, basée à sur l’île Fanac à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il rame avec des équipages à quatre ou à huit. Il s’inscrit en 1914 pour la Traversée de Paris.

Pendant la première guerre mondiale, Decrombecque reste mobilisé chez les sapeurs-pompiers. Il reçoit trois citations et une lettre de félicitations pour son attitude courageuse et son sang-froid lors de feux à Paris. Il est démobilisé en juin 1919 et quitte alors l’armée active. La famille s’installe à Joinville, dans le quartier de Polangis, où ils vivent d’abord rue Bourguignon (act. rue des Frères-Lumière) puis avenue du Château (act. avenue Foch), avenue Jamin et enfin quai de Polangis.

Devenu mécanicien à la Compagnie du Gaz de Paris, François Decrombecque réoriente son activité sportive, se lançant dans la marche. Affilié au Racing-Club de France (Paris), il est champion de France du 10 km en 1921 puis les deux années suivantes. Lors des Jeux Olympiques de Paris en 1924, il est sélectionné dans cette discipline, mais éliminé lors des éliminatoires. Il crée un Grand-prix international de marche qu’il organise avec Coeuilly sportif, association basée à Champigny.

Il devient chronométreur fédéral de la Fédération française d’athlétisme et membre de la Commission fédérale de marche. Il la préside à partir de 1934.

Dès 1923, François Decrombecque s’implique dans la vie politique de Joinville. Il est un des membres fondateur du Comité d’union et d’action républicaines, constitué en mars cette année-là, pour rassembler des républicains de gauche, radicaux et socialistes indépendants. Le comité soutient le maire en place, Henri Vel-Durand, radical-socialiste dissident. Avec Vel-Durand, Liou, Soulié et Piot, Decrombecque fait partie de la commission de préparation du programme.

Lors des élections municipales de mai 1925, Decrombecque figure sur la liste d’Union républicaine pour la défense des intérêts communaux, conduite par Vel-Durand. En s’appuyant sur le programme du comité, elle propose que « les lois de laïcité soient appliquées sans rigueur et sans sectarisme », se prononce sur le maintien de l’octroi pour les marchandises à l’entrée de Joinville et en faveur d’économies dans les dépenses budgétaires. Face à une liste de cartel des gauches et à une liste communiste, elle obtient 1080 voix en moyenne, soit 47,5% des suffrages exprimés ; tous les candidats sont élus au second tour. Au sein du conseil municipal, Decrombecque s’active notamment pour la promotion du sport local et pour l’animation du quartier de Polangis.

À suivre

François Decrombecque

 

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23 mai 2022 1 23 /05 /mai /2022 00:01

André Malcouronne est né le 26 juin 1907 à Paris (14e arr.). Il est le fils d’une couturière, Juliette Octavie Leroy, et de son mari Jules Joseph Malcouronne, graveur qui illustre notamment les œuvres d’Anatole France et est exposé à plusieurs reprises.

Représentant de commerce, André Malcouronne milite au syndicat des employés à Paris affilié à la Confédération générale du travail (CGT). En septembre 1937, il est élu membre de la commission exécutive de la section fédérale du commerce de gros.

Marié à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) avec Henriette Alice Chauvin en avril 1931, la famille s’installe dans cette commune, chez le frère de la mariée et son épouse, René et Pauline Chauvin. Ils vivent dans le quartier de Polangis, avenue Foch.

L’activité de Malcouronne pendant la deuxième guerre mondiale n’est pas connue. Il est mobilisé et présent lors de l’évacuation des troupes anglaises à Dunkerque en mai-juin 1940, selon un témoignage familial. Peut-être est-ce lui qui est nommé, en février 1944, membre du conseil d’administration du syndicat des ouvriers et employés de l’habillement, organismes officiel.

À la Libération, il fait partie du groupe de résistants qui prend d’assaut la mairie de Joinville, le 25 août 1944 d’après sa famille. Il est membre du Comité local de Libération, présidé par le radical-socialiste Henri Drevet, qui y représente le mouvement Ceux de la Résistance. Au côté du communiste Robert Deloche, Malcouronne siège au nom de la CGT ; sont également membres du comité le socialiste Léon Berthet, François Decrombecque pour l’Organisation civile et militaire, Amélie Trayaud et Victor Mathieu, au titre du Front national et René Henry pour Libération.

Sur proposition du comité joinvillais et après avis du Comité parisien de la Libération, une délégation spéciale est nommée, le 13 octobre 1944 pour administrer la commune. Robert Deloche, président, fait fonction de maire et Malcouronne, vice-président, de premier adjoint. Les autres vice-présidents sont Drevet, Decrombecque et Berthet.

Lors des premières élections municipales après la fin de l’occupation allemande, en mai 1945, le maire communiste Robert Deloche constitue une liste d’Union résistante et démocratique, qui réunit les communistes, les socialistes et les radicaux-socialistes. Elle remporte les 27 sièges à pourvoir avec en moyenne 61,7% des voix ; c’était la première fois que les femmes participaient au vote. Le conseil se compose de sept communistes, six socialistes, cinq radicaux et neuf indépendants de gauche, souvent proches du PCF. Malcouronne est reconduit dans l’exécutif municipal, en tant que troisième adjoint, le socialiste Léon Berthet étant premier adjoint et le radical Henri Drevet, deuxième adjoint. Un indépendant, François Decrombecque, prend le quatrième pose.

Poursuivant son activité syndicale, Malcouronne est secrétaire de la chambre syndicale des employés à Paris (CGT) et siège au comité consultatif paritaire de l'office professionnel de l'habillement et du travail des étoffes.

Sur le plan professionnel, André Malcouronne est nommé attaché de cabinet du ministre de l'économie nationale, le communiste François Billoux, dans le gouvernement du général de Gaulle. Il est d’abord reconduit dans cette fonction quand Billoux devient ministre de la reconstruction et de l'urbanisme dans le gouvernement Félix Gouin en janvier 1946, puis devient chargé de mission toujours dans le cabinet. Il reste au même poste en juin 1946, Billoux ayant conservé son portefeuille dans le gouvernement de Georges Bidault. Il ne le suivra par contre au ministère de la Défense nationale que Billoux occupe pendant trois mois et demi au premier semestre 1947 dans le gouvernement Paul Ramadier.

Quand, aux élections municipales d’octobre 1947, Robert Deloche est réélu maire de Joinville, Malcouronne quitte l’assemblée municipale. Il s’installe à Paris, dans le très bourgeois 16e arrondissement, où il sera membre du bureau de la section communiste du Trocadéro. Son activité professionnelle se déroule désormais dans des sociétés commerciales, réputées proches du parti communiste et servant, selon plusieurs historiens et les services de renseignement français ou américains, au financement de ce parti.

André Malcouronne est gérant Comptoir européen d'exportation et d'importation (CEEI) qui porte aussi le nom commercial de BERMAL. Il est également actionnaire du BURIEX, autre société à la vocation proche. Avec plusieurs autres hommes d’affaires, comme Detœuf, Picard ou Doumeng, Malcouronne contribue aux échanges commerciaux avec les pays du bloc soviétique et de leurs alliés, tout en assurant des relations avec les milieux économiques français. Il est, en 1958, interdit de faire du commerce avec les États-Unis et le Canada pour des motifs politiques. Ses partenaires financiers sont la Banque commerciale pour l’Europe du Nord, basée à Paris mais contrôlée par l’Union soviétique, et un établissement polonais, Bank Polska Kasa Opieki.

Après avoir divorcé en mars 1955, il se remarie en novembre la même année à Paris (9e arr.) avec Madeleine Renée Rihouey.

André Malcouronne meurt le 12 juillet 1989 à Gandelu (Aisne). Il était âgé de 72 ans et père de trois enfants. Il est enterré dans le cimetière communal. D’après sa fille, il était toujours fidèle à ses idéaux communistes.

Célébration de la Libération de Joinville-le-Pont

 

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19 mai 2022 4 19 /05 /mai /2022 00:01

Suite de la biographie de Georges Roger

La section SFIO, qui avait cinq adhérents en 1926, se renforce et en compte 36 en 1931. Cependant, des tensions internes voient le jour. Un des membres du bureau de 1925, Claude Noizat, qui a trouvé une tribune dans l’hebdomadaire libéral Gazette de l’Est, devient un des critiques les plus féroces. En octobre 1930, il écrit : « il m’a été donné de voir à l’œuvre les défenseurs du peuple. À mon regret, je constate qu’ils ne sont pas meilleurs que les soi-disant réactionnaires, que dis-je ? Ils sont plus sévères. Ils oublient leurs origines. »

Au cours du mois de novembre, Noizat poursuit à propos de « M. l’adjoint » : « J’ai osé faire des allusions oh combien entortillées de faveurs à sa façon de servir le prolétariat dont il devrait être le défenseur envers et contre tout. Et je n’ai pas cité son nom et il s’est reconnu. (…) Il n’est pas facile d’être rouge à 8h30 et tricolore une heure plus tard. »

Lors de la création de l'Office public d'habitations à bon marché de Joinville-le-Pont, en décembre 1930 Roger est désigné à la tête du conseil d'administration. Il est un orateur au sein de la section locale, mais également dans l’Union des sections du canton de Saint-Maur. On trouve très régulièrement son nom dans les souscriptions lancées par le quotidien socialiste Le Populaire.

La montée des tensions au sein du parti socialiste se ressent parmi le petit groupe d’élus. François Galabert s’oppose vivement à la majorité, notamment à propos du sort réservé aux chômeurs ; en novembre 1933, le maire requiert l’intervention de la force publique après un « pugilat mémorable », selon Noizat, en plein conseil municipal. La majorité fléchit suite à ces départs et quelques autres défections, et le budget n’est voté, en décembre 1933, que par neuf voix contre six.

Galabert et Marcel Couillard, autre conseiller socialiste, démissionnent de l’assemblée après de nouvelles tensions en mars 1934. Du fait de décès et d’autres départs, des élections municipales doivent être organisées pour compléter le conseil municipal, qui a perdu plus du tiers de ses membres. Un accord est passé entre les radicaux-socialistes et les modérés, avec quatre candidats pour le centre-gauche et six pour la droite sur la liste ainsi constituée. Elle fait face à une liste sans étiquette, sur laquelle on retrouve aussi des radicaux, et à celles de la SFIO et du PCF. Georges Roger démissionne de la SFIO septembre 1934 et soutient la coalition entre les radicaux et les libéraux-conservateurs. Elle remporte au second tour, après le retrait des républicains indépendants et des socialistes, les dix sièges avec 59,5% des voix face aux communistes. La majorité de l’ex-cartel des gauches en maintenue au sein du conseil municipal, mais la minorité de droite est nettement renforcée.

Lors d’une « Manifestation de sympathie des amis de Briolay », organisée en mars 1935 après que le maire a été fait chevalier de la Légion d’honneur, c’est Roger qui est en charge du discours de félicitation.

En préparation des élections municipales de mai 1935, le Groupement des gauches républicaines de Joinville est réactivé en mars. Gabriel Vélard (radical-socialiste) en est le président et Georges Roger, comme socialiste indépendant, le trésorier. La SFIO ne figure plus dans la structure. Le groupement lance un « appel à l’union pour continuer l’œuvre de bonne administration des élus de 1929 et 1934 ».

Le mois suivant, l’Union des républicains de Joinville, nouveau nom du regroupement des militants de droite, rompt l’accord électoral avec le centre-gauche : « L’Union des républicains se souvenant des fusillades du 6 février, des scandales Stavisky et autres dans lesquels figurent des députés, des magistrats, d’anciens ministres, tous radicaux et maçons, a décidé de rompre l’union précédemment établie avec les radicaux pour faire une liste composée en totalité d’éléments modérés et nationaux. »

Pour ces élections, la majorité sortante se retrouve donc avec une dizaine de conseillers municipaux ayant rejoint la liste de droite, tandis que la SFIO et les communistes présentent aussi leur propre liste. Georges Roger est en seconde position sur la liste des Gauches républicaines de Georges Briolay. Elle met en avant les importants travaux d’amélioration et d’embellissement et assure que, si les impôts ont fortement augmentés, « c’est du fait de l’aggravation des charges imposées à la commune (contingent incendie, chômage, moins-values sur les recettes) ». Le programme des quinze conseillers qui se représentent, dont un autre ancien socialiste, Armand Bureau, porte sur l’assainissement, l’amélioration de la voirie, la création d’espaces verts, le renforcement de l’éclairage public, l’amélioration des transports et l’agrandissement du réseau d’école, en y développant la natation et la pratique de l’aviron.

Parallèlement à ses fonctions politiques, Georges Roger était vice-président de la caisse des écoles et administrateur de l’association philotechnique, importante organisation d’éducation populaire dans la commune. Il était également membre du conseil d’administration de la société de secours mutuels des sapeurs-pompiers de la ville et vice-président du Club athlétique de Joinville (CAJ).

La liste de Groupement des gauches républicaines arrive en seconde position au premier tour, derrière l’Union républicaine. Alors que les communistes et les socialistes fusionnent, les deux autres concurrents se maintiennent. Au second tour, deux communistes sont élus aux côtés de vingt-cinq candidats de droite. Georges Roger recueilli 750 voix pour 2 856 suffrages exprimés (26,3%) sur 2 923 votants et 3 433 inscrits au premier tour ; Claude Noizat, dans la Gazette de l’Est, commente : « Briolay et Roger sont battus ! », les comparant à Laurel et Hardy. Au second tour, Roger est à 553 voix pour 2 899 suffrages exprimés (19,1%) sur 2 924 votants.

Georges Roger meurt le 29 avril 1937 et son décès est retranscrit sur l’état-civil de Joinville, où il est inhumé. Lors de ses obsèques, le 3 mai, des discours sont prononcés par le responsable du comité radical-socialiste, Gabriel Vélard, également président du CAJ, par Louis Caillon au nom de la mutuelle des sapeurs-pompiers et par le maire, Lesestre.

Décoré des Palmes académiques comme officier d’académie en mars 1934, pour « services à l’art musical », Georges Roger était âgé de 60 ans et père de deux filles.

En son honneur, le CAJ organise, en février 1939, le challenge Georges-Roger, compétition de basket-ball qui se tient à la Maison des syndicats de Champigny-sur-Marne.

Fin

Tombe de Georges Roger à Joinville-le-Pont

 

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17 mai 2022 2 17 /05 /mai /2022 00:01

Début de la biographie de Georges Roger

Georges Roger naît le 19 septembre 1876 à Sully-sur-Loire (Loiret). Il est le fils de Marie Julie Sophie Terrasson et de son mari Marie Victor Henry Roger, menuisier.

Alors charpentier, Georges Roger effectue un service militaire en novembre 1897 au 40e régiment d’artillerie. Il est démobilisé en septembre 1900. Il vit à Paris (18e arr.), rue Véronèse. Il épouse dans cet arrondissement en avril 1902 Gabrielle Louise Angèle Espinasse, feuillagiste. Ils s’installent rue Montcalm puis rue Jules-Jouy, toujours dans le 18e. Georges Roger travaille alors comme boucher.

Vers 1910, il est embauché en tant que plombier par la Compagnie du gaz de Paris.

Au cours de la première guerre mondiale, il est mobilisé en août 1914 au sein de la section technique du 5e régiment de génie ; il est démobilisé en mars 1919. Selon un état de la Compagnie du gaz, il aurait été prisonnier de guerre. Après son retour à la vie civile, il reprend son travail dans cette Compagnie et la famille s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), avenue Colbert, dans le quartier de Polangis.

Georges Roger est membre du Parti socialiste SFIO, dont la section de Joinville-le-Pont s’est reconstituée, sans doute en 1924, après le passage de la totalité des adhérents au parti communiste en 1920. Cette année-là, la SFIO soutient la liste de groupement des gauches, présentée par Georges Briolay, qui est battue par le maire sortant, Henri Vel-Durand, radical dissident. En octobre 1925, Georges Roger est élu secrétaire lors du renouvellement du bureau de la section SFIO, qui comprend aussi Eugène Meslin, trésorier, et Claude Noizat, délégué à la Fédération socialiste de la Seine. Il exerce la même fonction en 1927 et 1928.

Une élection municipale partielle est organisée en octobre 1928 suite au décès de Vel-Durand, maire. Georges Briolay présente une liste de la gauche républicaine avec lui-même, radical-socialiste, Georges Scornet, socialiste indépendant et Georges Roger, SFIO conseiller municipal. Elle arrive en tête au premier tour devant la liste de l’Union républicaine (droite) et la liste communiste. Avec 574 voix pour 1 524 suffrages exprimés (37,7%) sur 1 538 votants et 2 995 inscrits, Georges Roger obtient un score sensiblement inférieur à celui de ses colistiers, Scornet obtenant lui 661 voix (43,4%).

Malgré le maintien des communistes, il est cependant élu au deuxième tour avec 698 voix pour 1 667 suffrages exprimés (41,8%) sur 1 677 votants, tout en étant assez loin là aussi de Scornet et Briolay. Il rentre donc au conseil municipal.

S’il siège dans l’opposition au nouveau maire, Stephen Durande, il convainc cependant ses collègues de voter, à l'unanimité, un vœu contre le projet d’allongement à six ans du mandat des élus locaux, qui était alors de cinq ans.

Lors des élections municipales générales de mai 1929, constitue de nouveau une liste de Concentration des gauches, face à l’Union nationale (droite) et au Bloc ouvrier et paysan (communiste).

Au premier tour, la droite est en tête, avec 42,6% des votes, devant les gauches à 35;9% et les communistes à 16,0%. Ces derniers se maintiennent au second tour, mais la liste Briolay emporte cependant avec 45,9% des voix 22 des 27 sièges à pourvoir. À 41,6%, l’équipe sortante récupère les cinq autres places, tandis que le PCF recule à 12,5%.

Encore derrière Scornet et Briolay, Roger fait cependant un meilleur score avec, au premier tour, 813 voix pour 2 126 suffrages exprimés (38,2%) sur 2 169 inscrits. Il est élu au deuxième tour, en compagnie de trois autres membres de la SFIO : Armand Bureau, Marcel Couillard et François Galabert. Par contre, le nouveau secrétaire de la section SFIO, Julien Cérignan n’est pas élu.

Dans le bureau municipal constitué par le nouveau maire, le tapissier Georges Briolay, Georges Roger devient troisième adjoint au maire, le restaurateur Robert Maxe (indépendant) étant premier adjoint, tandis que Scornet et Joseph Marie Moutardier, professeur de l’enseignement technique, radical-socialiste, complètent la liste des adjoints.

Il y avait déjà eu, à Joinville-le-Pont, des conseillers municipaux socialistes élus en 1912 aux côtés de la majorité faite de radicaux dissidents alliés à des libéraux et des conservateurs. Mais ils étaient restés à l’écart du bureau municipal, même s’ils avaient soutenu le maire dans les scrutins décisifs. Georges Roger est le premier socialiste à devenir adjoint au maire.

Dès le premier conseil municipal après l’élection du maire, Roger fait voter le changement de nom de la rue du Cimetière, qui devient rue de l’Égalité. En juin, il est élu secrétaire général de la Commune libre de Polangis, regroupement festif des habitants du quartier.

À suivre

Une villa à Polangis (quartier de Joinville-le-Pont)

 

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11 mai 2022 3 11 /05 /mai /2022 00:01

Louis Villiers-Moriamé naît le 5 septembre 1877 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Louise Élisa Gabrielle Moriamé et de son époux Pierre Charles Joseph Villiers-Moriamé, de vaisseau, détaché à l’école normale militaire de gymnastique de Joinville, établie dans le Bois de Vincennes. Ils vivent dans le quartier du Centre, rue de Paris.

Ayant repris ses fonctions maritimes, Pierre Villiers-Moriamé, qui est chevalier de la Légion d’honneur, est basé à Cherbourg (Manche). En mars 1889, il emmène une escadre de quatre torpilleurs au Havre (Seine-Inférieure, act. Seine-Maritime), commandant lui-même le torpilleur 110. Sur le trajet retour, son bateau disparaît corps et biens, avec quatorze membres de l’équipage. Le type de vaisseau était réputé pour son manque de stabilité, un accident comparable s’étant produit deux ans auparavant sur un autre torpilleur à Toulon. Le bateau venait de subir une importante réparation, avec le changement de sa chaudière. Sa veuve se voit attribuer un bureau de tabac à Paris ; elle est mère de six enfants, dont Louis est l’aîné. Les quatre garçons seront militaires.

Probablement dispensé de service militaire, en tant que fils aîné d’une veuve, Louis Villiers-Moriamé s’engage cependant en octobre 1895 pour trois ans et est affecté au 2e régiment d’artillerie de marine (RAM). Il est nommé brigadier en octobre 1896 puis maréchal des logis en mars 1898. Après avoir servi à partir d’avril 1900 dans le 1er RAM, il rejoint, comme élève officier, l’école militaire de l’artillerie et du génie en avril 1901. Il en sort sous-lieutenant en mars 1902 et commence une carrière dans les troupes d’outre-mer en rejoignant le 2e régiment d’artillerie coloniale. Il séjourne principalement à Dakar (Sénégal), mais aussi en Guinée et en Côte-d’Ivoire, ne faisant que de brefs retour en France par exemple en octobre 1910 où il est inspecteur d’armes à la manufacture de Saint-Étienne (Loire). Nommé lieutenant en avril 1904, il accède au grade de capitaine en juin 1911.

En août 1908, Louis Villiers-Moriamé s’est marié à Vauville (Manche) avec Anne Henry Receveur. Son épouse vit principalement à Cherbourg (Manche) où naissent sept de leurs huit enfants.

Le capitaine Villiers-Moriamé commence la première guerre mondiale dans les troupes coloniales, au 2e puis au 3e RAM, avant d’être affecté en avril 1917 au 269e régiment d’artillerie où il est blessé en juillet 1917 par éclat d’obus. Il est cité alors à l’ordre de la division : « Officier d’une superbe bravoure. Le 24/06/1917, sa batterie étant soumise à un intense bombardement de gros calibre et des hommes ayant été ensevelis dans une sape, a dirigé les travaux de déblaiement sous un feu violent, montrant un absolu mépris du danger, maintenant le calme et la discipline par son bel exemple. Blessé le 01/07/1917 à son poste de commandement, a conservé son commandement, évacué sur ordre. Il est de nouveau cité, à l’ordre du régiment, en novembre 1917 « Officier plein d’entrain et de sang-froid, pendant tout la durée des opérations du 28 octobre au 05 novembre, s’est fait remarquer par sa vigilance et par la précision de son tir. »

Après avoir été affecté en février 1918 au 101e régiment d’artillerie lourde (RAL) puis au 331e, il devient chef d’escadron en juillet la même année et est nommé en août au 330e RAL. Après la fin du conflit, Villiers-Moriamé a en charge le service automobile du 3e RAC à Charenton-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il prend sa retraite de l’armée fin 1925 et réside dans la Manche.

En 1937-1938, le président de la section de Cherbourg du Parti social français s’appelle Villiers-Moriamé, mais il est peu probable que ce soit Louis, son statut d’ancien militaire n’étant pas mentionné. Présidé par le colonel de la Rocque, le PSF est un mouvement d’extrême-droite ; cependant, pendant l’occupation allemande, plusieurs de ses dirigeants, dont son président, s’engagent dans la Résistance.

Pendant la deuxième guerre mondiale, la famille de Louis Villiers-Moriamé doit, sur ordre des autorités allemandes qui occupent le port, quitter Cherbourg. Elle s’installe dans le sud du département de la Manche, à Agneaux. Louis Villiers-Moriamé, comme ses trois fils en vie, s’engage dans la résistance à l’occupation allemande.

Sous le pseudonyme de Delarue, Louis Villiers-Moriamé, rejoint le réseau Centurie, service de renseignement français, créé en 1940 par le colonel Rémy. Il prend la direction des groupes d'action du sud du département. Fin 1943, une réunion importante se tient à son domicile afin de coordonner les groupes Action de Centurie avec ceux du réseau Brutus. C'est une étape vers la constitution des Forces françaises de l'intérieur (FFI) dans le département.

Avec ses groupes, Louis Villiers-Moriamé coordonne au premier semestre 1944, des sabotages et attaques contre l’armée allemande, en prévision du débarquement allié. Le 28 juillet 1944, Villiers-Moriamé se rend à Neuilly-la-Forêt (Calvados, act. Isigny-sur-Mer) au siège du Service de renseignements de l'armée américaine où il est interrogé sur l'activité et l'importance des troupes allemandes en retraite.

Louis Villiers-Moriamé meurt le 28 février 1960 à Clamart (Seine, act. Hauts-de-Seine). Il était âgé de 82 ans.

Fait chevalier de la Légion d’honneur en octobre 1917, Louis Villiers-Moriamé devient officier de cet ordre en 1930. Il était décoré de la Croix de guerre avec étoile d’argent et étoile de bronze et avait reçu des médailles pour ses services coloniaux de Guinée (1904) et de l’Afrique occidentale française (1905). En octobre 1945, la médaille de la Résistance française lui avait été décernée.

Louis Villiers-Moriamé (arch. fam.)

 

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9 mai 2022 1 09 /05 /mai /2022 00:01

Roger Joseph Louis Jamet naît le 29 novembre 1912 à Paris (14e arr.). Il est le fils de Marie Anna Messager et de son époux, Louis Gaston Jamet, préparateur en pharmacie. Ils divorcent en 1920.

Devenu employé de bureau, Roger Jamet s’installe en 1934 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) après son service militaire. Son père avait déjà vécu dans la commune avant-guerre et y était revenu après avoir séjourné en Normandie.

Il vit d’abord avec son père dans le quartier de Polangis, avenue Oudinot puis, en compagnie de sa tante paternelle, rue de Paris, dans le quartier du Centre.

Des élections municipales partielles sont organisées en octobre 1934. Elles font suite à la rupture de l’accord passé en 1929 entre les radicaux-socialistes du maire Georges Briolay et les socialistes de la SFIO. Quatre listes sont en compétition : une communiste, une socialiste, une comprenant des conservateurs et libéraux ainsi que radicaux-socialistes, et une autre, dite indépendante, comprenant également des radicaux-socialistes.

Ayant juste dépassé les 21 ans qui lui permettent de voter, Roger Jamet est candidat sur la liste SFIO de Robert Derivière. Il obtient 400 voix pour 2 297 suffrages exprimés (17,4%) sur 2 360 votants et 3 225 inscrits. Devancés de 5 voix par les communistes, les socialistes se retirent en leur faveur avant le second tour. C’est la liste d’union de la droite et des radicaux qui emporte les dix sièges à pourvoir.

En décembre 1934, un groupe des Jeunesses socialistes est constitué à Joinville. Il compte une dizaine d'adhérents. Roger Jamet en a été nommé secrétaire.

C’est à ce titre qu’il se rend, en février 1935, au poste de police de Joinville afin d'intervenir en faveur d'un marchand de journaux qui avait été arrêté. Le quotidien socialiste Le Populaire (1935/03/06) raconte la scène : « Lorsque Jamet, accompagné de plusieurs de nos amis arriva chez le commissaire, il apprit que le vendeur avait été relâché. Mais les agents, furieux de l'arrivée de ce renfort, prétendirent brutalement «faire circuler tout le monde ». Or notre camarade Jamet, infirme, est mutilé d'une jambe. Il tomba. Et alors qu'il était à terre, il reçut encore des coups violents et ne put contenir sa juste colère, «saligauds!» s'écria- t-il. Il fut conduit au poste, et plainte fut portée contre lui. Les deux témoins cités à l'audience, Derivière et Brision, ont fait une exacte et simple relation des Incidents auxquels Ils avaient assisté. Puis l'avocat de Jamet, notre si vaillante et adroite amie, Betty Brunschvicg, concéda, en plaidant, que le propos incriminé avait été tenu, mais qu'amplement justifié par les circonstances, il s'adressait aux agents qui frappaient un mutilé, et ne désignaient, plus précisément, personne. De sorte que le tribunal a prononcé le minimum de la peine, 50 francs d'amende avec sursis, ce qui équivaut, fort équitablement, à une absolution. »

En octobre 1949 à Maisons-Alfort (Seine, act. Val-de-Marne), Roger Jamet épouse Bernadette Desbordes. Est-ce lui le Roger Jamet, domicilié rue du Plateau dans cette commune, qui était devenu en janvier 1948 directeur-général de la société Cycles Carrara, basée rue Jean-Jaurès à Créteil ? Elle avait été fondée par les champions cyclistes Émile et Vincent Carrara.

Roger Jamet meurt le 28 décembre 1997 à Saint-Yrieix-la-Perche (Haute-Vienne). Il était âgé de 85 ans.

Affiche de publicité des cycles Carrara

 

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7 mai 2022 6 07 /05 /mai /2022 00:01

Paul Guillaume Bars naît le 5 mai 1898 à Paris (12e arr.). Il est le fils de Marie Louise Binzenbach, blanchisseuse et de son époux Alexis Eugène Bars, ébéniste. Ils vivent rue Érard puis s’installent l’année suivante à Champigny-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne) puis dans la commune voisine de Joinville-le-Pont où ils résident en 1914 rue du Port, sur la rive gauche de la Marne.

De petite taille (un mètre cinquante-quatre), Paul Bars effectue un service militaire d’un an au sein du 9e régiment de zouaves à partir d’octobre 1920. Il est envoyé pendant huit mois en Algérie.

En septembre 1929, Paul Bars épouse à Joinville Claire Antoinette Trichaud, téléphoniste à la mairie de Paris. Ils s’installent dans le quartier de Polangis, avenue Oudinot.

Il est au cours du mois de juin 1934, l’un des organisateurs du banquet annuel du Comité d’union républicaine et d’action sociale, l’organisation qui rassemble la plupart des membres des organisations de droite dans la commune de Joinville. Fondé en 1912, ce comité se transforme en mars 1935 en Union des républicains de Joinville. Bars devient le trésorier-adjoint lors e l’assemblée générale constitutive, René Kirbühler étant président.

Durant l’année 1935, Bars, qui travaille comme représentant de commerce, est adhérent à l’Union des commerçants de Joinville.

L’Union des républicains de Joinville, avait conclu, en octobre 1934, un accord électoral avec les radicaux-socialistes. Mais elle décide de le rompre avant les élections municipales générales, en avril 1935 : « L’Union des républicains, se souvenant des fusillades du 6 février, des scandales Stavisky et autres dans lesquels figurent des députés, des magistrats, d’anciens ministres, tous radicaux et maçons, a décidé de rompre l’union précédemment établie avec les radicaux pour faire une liste composée en totalité d’éléments modérés et nationaux ». Face à une liste d’union socialiste et communiste et à une liste radicale-socialiste, la coalition de droite remporte 25 des 27 sièges à pourvoir au conseil municipal.

Bien que non membre du conseil, Bars est désigné comme électeur sénatorial par la majorité de droite en septembre 1935.

Au cours de la deuxième guerre mondiale, Paul Bars est affecté à une compagnie d’ouvriers puis mis à disposition du ministère de l’armement et affecté à Bourges (Cher).

Après le conflit, Paul Bars est membre du parti gaulliste, le Rassemblement du peuple français. Il est candidat sur la liste du RPF au cours des élections municipales de novembre 1947. Arrivée en tête avec 3 066 voix en moyenne pour 6 974 suffrages exprimés (44%) sur 7 073 votants et 8 376 inscrits, la liste conduite par Pierre Perly, alliée aux autres formations de droite, obtient 13 sièges, soit le même nombre que l’Union républicaine et résistante (communistes et radicaux-socialistes, 43,3%), le dernier siège échéant à la SFIO (socialiste, 6,5%) tandis que les démocrates-chrétiens du MRP n’ont pas d’élu (5,8%). Bars est élu conseiller municipal mais, du fait du choix de l’élu SFIO, c’est le maire sortant Robert Deloche (communiste) qui est reconduit.

Collaborant à l’hebdomadaire conservateur Nouvelle Union régionale, Paul Bars qualifie ainsi en mai 1951 le budget de l’année : « Quel travail, messeigneurs ! On croule sous les taxes ». Dans le même organe, il s’inquiète des nombreux accidents de la circulation en novembre la même année, puis des risques d’éboulement en février 1953. Il rend compte en décembre de cette année de la messe pour le maréchal Leclerc, organisée en l’église Saint-Charles de Joinville.

Au cours des élections municipales de mai 1953, la droite s’est scindée en deux. Le RPF a constitué une Liste d'Action municipale et sociale, conduite par Pierre Calmon, sur laquelle figure Bars ; elle recueille en moyenne 1 334 voix pour 6 748 suffrages exprimés (19,8%) sur 6 979 votants et 8 482 inscrits. Mais les dissidents font un peu mieux à 22%, même s’ils ont autant de sièges. Avec dix élus, les communistes sont en tête (35,6%) et ont le soutien des socialistes SFIO (12,2%, 3 sièges). Ce sont cependant les démocrates-chrétiens du MRP qui feront la différence (9,2%, 2 sièges). Georges Defert (RGR) est élu maire et Bars reste au conseil municipal.

En juillet 1953, la section RPF de Joinville vote une motion de protestation à propos de l’affaire Rosenberg, qui secoue alors les États-Unis ; Bars et les autres élus gaullistes s’y associent. En janvier 1957, le conseil municipal de Joinville vote un secours aux hongrois, soumis à l’occupation des troupes de l’Union soviétique. La majorité bénéficie alors du soutien des élus SFIO, contre les communistes.

Lors des élections municipales suivantes, le RPF présente des listes de coalition avec le MRP et la SFIO, contre celle du maire sortant. Avec 23,5% en 1959 puis 13,1% en 1965, ces candidatures sont nettement devancées tant par la droite RGR que par les communistes ; le retour au scrutin majoritaire fait qu’il n’y a plus de représentant des trois formations coalisées dans le conseil.

Paul Bars meurt le 19 novembre 1985 à Joinville. Il était âgé de 87 ans et père de deux enfants.

Sa fille cadette Nicole Marie Henriette Bars, épouse Tardu (1931-2010) a également été élue conseillère municipale de Joinville-le-Pont en décembre 1975. Une élection partielle avait été convoquée suite au décès du maire, Georges Defert, pour compléter le conseil. La liste de droite, sur laquelle Nicole Tardu figurait, a remporté les quatre sièges à pourvoir et Jean-Pierre Garchery (divers droite) a été élu maire. En mars 1977, la gauche a emporté la mairie avec une liste d’union conduite par le communiste Guy Gibout.

Avenue Oudinot à Joinville-le-Pont

 

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5 mai 2022 4 05 /05 /mai /2022 00:01

Marcel Gustave Laurent naît le 12 mai 1914 à Maubeuge (Nord). Il est le fils de Nelly Gabrielle Laurent qui vit rue du Capitaine. Sa mère se marie avec Gustave Georges Arvant en juillet 1916 à Paris (5e arr.), qui le reconnaît pour son fils.

Gustave Georges Arvant (1892-1935), ouvrier lamineur, syndicaliste, était militant dans la tendance anarchiste de la CGT après la première guerre mondiale, selon Rolf Dupuy, éditeur du Dictionnaire des anarchistes (Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français). Secrétaire du syndicat des locataires de Maubeuge en 1920, il se rapprocha du parti communiste puis, dans les années 1930, fut proche du journal libertaire l’En-Dehors.

En mai 1932, Marcel Arvant épouse à Maubeuge Marie Olga Cuvelier. Ils sont installés en 1939 à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne), rue de Beauce et il est ajusteur.

Après la deuxième guerre mondiale, Marcel Arvant est candidat lors des élections municipales de la commune voisine de Joinville-le-Pont sur la liste d’Union républicaine et résistante conduite par Robert Deloche (PCF). Avec 43,3% des suffrages exprimés, la liste d’union des communistes et des radicaux est légèrement devancée par les gaullistes du RPF (44%) mais les deux listes ont le même nombre d’élus (13) ; le MRP (démocrate-chrétien) échoue à obtenir un siège, tandis que la SFIO (socialiste) en a un et apporte son soutien à Deloche, réélu. Arvant entre au conseil municipal.

Mis en cause pour son comportement par la direction du PCF, Deloche est conduit à démissionner du conseil général de la Seine puis de son poste de maire de Joinville ; il est exclu du parti communiste.

L’hebdomadaire local de droite, Nouvelle Union régionale, rapporte (1953/03/28) que « Deloche persiste à se faire transporter dans la voiture municipale, accompagné d’Arvant, conseiller municipal. »

Après le décès de sa première épouse en février 1973 à Bron (Rhône), Marcel Arvant se remarie en avril 1974 à Valence (Drôme) avec Juliette Marie Paulette Arnaud.

Marcel Arvant meurt le 10 janvier 1999 à Toulon (Var). Il était âgé de 84 ans.

Robert Deloche et le général de Gaulle en 1944

 

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3 mai 2022 2 03 /05 /mai /2022 00:01

Robert Charles Sicre naît le 4 juillet 1901 à Paris (19e arr.). Il est le fils d’Augustine Louise Joséphine Lalmand et de son époux Charles Sicre, bijoutiers, qui vivent boulevard de la Villette.

Comme avant lui son grand-père, son père et sa mère, Robert Sicre devient bijoutier dans la boutique familiale. Il est mobilisé en avril 1921 pour son service militaire au sein du 8e régiment de chasseurs à cheval, qui participe à l’occupation des pays rhénans après la défaite de l’Allemagne. Il vit alors au Pré-Saint-Gervais (Seine, act. Seine-Saint-Denis), avenue du Président-Wilson puis s’installe, toujours avec ses parents, dans la commune voisine des Lilas, rue du Bois.

Marié en août 1923 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) avec Madeleine Gallion, bijoutière, il s’installe au début des années 1930 dans cette commune, à côté de sa belle-famille, dans le quartier de Polangis, avenue Bizet ; il déménagera ensuite rue de Créteil (act. rue du Maréchal-Leclerc), dans le quartier du Centre. Son beau-frère, Henri Gallion mécanicien, est militant communiste.

Robert Sicre se présente désormais comme bijoutier mécanicien. Pendant la deuxième guerre mondiale, il est affecté à la société Alkan et Sinay, située à Paris (11e arr.), boulevard de Belleville, spécialisée dans la fabrication de minuteries.

Après le conflit, Robert Sicre est candidat aux élections municipales à Joinville en octobre 1947 sur la liste d’Union républicaine et résistante, conduite par le maire sortant, Robert Deloche, communiste. Avec 43,3% des suffrages exprimés, la liste d’union des communistes et des radicaux est légèrement devancée par les gaullistes du RPF (44%) mais les deux listes ont le même nombre d’élus (13) ; le MRP (démocrate-chrétien) échoue à obtenir un siège, tandis que la SFIO (socialiste) en a un et apporte son soutien à Deloche, réélu. Sicre n’a pas été élu. Cependant, il entre en mars 1950 au conseil, à la suite de la démission d’un de ses colistiers, Roger Rouvet.

Démissionnaire, Robert Deloche est remplacé, en mars 1953, par Amélie Trayaud, également communiste. Il est de nouveau candidat en avril 1953 sur la liste d'Union républicaine et résistante, conduite cette fois par Henri Bideaux, communiste. Elle reste en tête, malgré un certain recul, avec 35,6% et 10 sièges et peut toujours compter sur l’appui de la SFIO qui obtient 12,3% et 3 élus. Mais les trois listes de droite et du centre (RGR, RPF et MRP) cumulent 51,1% des suffrages exprimés et obtiennent la majorité avec 14 élus. Georges Defert (RGR) est élu maire.

Robert Sicre a recueilli 2 382 voix pour 6 748 suffrages exprimés (35,3%) sur 6 979 votants et 8 482 inscrits. Il est élu conseiller municipal. Il siège dans l’opposition jusqu’en 1959.

Robert Charles Sicre meurt le 26 juillet 1989 à Saint-Germain-le-Gaillard (Eure-et-Loir). Il était âgé de 88 ans.

Son fils, Georges Sicre, né en 1925, fut également conseiller municipal communiste de Joinville-le-Pont (1977-1983) dans la municipalité dirigée par Guy Gibout (PCF). Il exerça en outre des fonctions associatives, notamment au sein de la section locale de la Confédération nationale du logement et dans l’Association des retraités joinvillais.

Joinville, rue de Créteil à droite, vers 1960

 

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1 mai 2022 7 01 /05 /mai /2022 00:01

Henri Petitjeannot naît le 20 juillet 1896 à Paris (10e arr.). Il est le fils de Jeanne Marie Félicité Ruyer et de son époux Henri Georges Petitjeannot, comptable. La famille vit alors boulevard de Picpus puis va s’installer à Vanves (Seine, act. Hauts-de-Seine), rue des Chariots.

Après le divorce de ses parents en février 1905, la mère et les enfants résident en 1914 rue de la Liberté, dans le centre de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne).

Du fait de la première guerre mondiale, Henri Petitjeannot, qui est devenu employé de bureau est mobilisé de manière anticipée pour ses obligations militaires. Il intègre en avril 1915 le 104e régiment d’infanterie. Il rejoindra en décembre 1915 le 54e puis en mars 1916 le 124e. Il est cité à l’ordre du régiment en avril 1917 pour « Après avoir progressé à la grenade dans un boyau, a réussi à y établir un solide barrage et a assuré la défense pendant deux jours sous de très violents bombardements ». Il rejoint en mars le 4e régiment de tirailleurs puis en mai le 7e et est nommé caporal en décembre 1918. Il est démobilisé en septembre 1919.

Il réintègre sa famille à Joinville, mais ils ont déménagé pour le quai de la Marne. Henri Petitjeannot épouse à Joinville en septembre 1920 une voisine, Jeanne Victorine Pezet, couturière.

En décembre 1923, Henri Petitjeannot est titularisé dans les services du Trésor au ministère des finances, en tant qu’employé d’administration puis, en mai 1924, employé principal. Il est affecté en novembre 1927 à la perception de Choisy-en-Brie (Seine-et-Mame). Il rejoint ensuite la Caisse des dépôts et consignations.

L’Humanité signale, en mai 1932 un « Petit Jeannot à Joinville » qui souscrit dans un appel lancé par le quotidien communiste pour récolter « Deux millions pour l’action de classe ». C’est peut-être Henri, mais éventuellement aussi son frère cadet Maurice (1903-1955), cantonnier ; il réside également à Joinville.

Au milieu des années 1930, les époux Petitjeannot ont leur domicile chemin de la Lande, à Champigny-sur-Marne, commune limitrophe de Joinville. Ils s’installeront ensuite avenue de la République puis avenue de Coeuilly.

Au cours des élections municipales de mai 1935 à Champigny, Henri Petitjeannot figure sur la liste du maire sortant Gaston Chardin, socialiste SFIO. Avec 33,2% des votes valides au premier tour, elle est dépassée par le Front républicain et social (34,8%) tandis que les communistes ont 24,3% et les radicaux-socialistes 8,2%. Petitjeannot  recueille 1 775 voix pour 5 598 suffrages exprimés (soit 31,7%) sur 5 802 votants et 6 580 inscrits.

À l’occasion du second tour, la liste socialiste fusionne avec les radicaux et bénéficie du désistement des communistes. Elle remporte largement le scrutin, avec une moyenne de 58,7% contre 39,0% pour la droite et 2,3% de divers. Petitjeannot est élu avec 3 229 bulletins pour 5 532 valables (58,4%).

Parmi les 27 élus, tous socialistes ou radicaux, figure également le futur député SFIO Gaston Allemane. La formation socialiste, qui avait 10 cotisants en 1933, en compte 30 en 1934, 25 en 1935, puis 110 en 1936.

De nouveau mobilisé en septembre 1939 au cours de la deuxième guerre mondiale, Henri Petitjeannot rejoint en mars 1940 une unité d’ouvriers d’administration. Il est démobilisé en août 1940 à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées).

Henri Petitjeannot meurt le 28 janvier 1977 à Paris (12e arr.) où il est hospitalisé. Il était toujours résident à Champigny. Âgé de 80 ans, il était père d’un enfant et avait été décoré de la Croix de guerre avec étoile de bronze.

Le Plant, à Champigny

 

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