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19 octobre 2019 6 19 /10 /octobre /2019 01:01

Suite de la biographie de Louis Gallas.

Lors des élections municipales de mai 1912 à Joinville, Gallas patronne une liste de droite avec Dalbavie (conservateur) et Bitterlin (royaliste). Elle fusionne pour le second tour avec la liste socialiste SFIO et les dissidents radicaux. La liste d’union emporte au second tour les 23 sièges à pourvoir (6 libéraux et conservateurs, 7 socialistes et 10 radicaux dissidents). Gallas est élu conseiller municipal et Dalbavie devient adjoint au maire, Ernest Mermet.

Pendant la campagne, Gallas s’attaque aux francs-maçons, assurant que « ceux-ci ont imposé leur volonté au comité radical ». Début 1914, Gallas est désigné à deux reprises comme électeur sénatorial.

Désigné comme candidat lors d’une réunion à Joinville en octobre 1913, Gallas se présente aux élections législatives d’avril 1914 sous l’étiquette de la Fédération républicaine, le principal parti de la droite libérale et conservatrice, dans la 2e circonscription de Sceaux. Il a cependant deux concurrents de même tendance, Jules Auffray, ancien député libéral de Paris et Léon Daboncourt, soutenu par les comités libéraux et patriotes, mais ce dernier se retire avant le scrutin.

Le député sortant Albert Thomas, socialiste SFIO, élu en 1910, dispute le scrutin de 1914 avec un radical, Adolphe Chéron. Avec 1 746 voix pour 19 490 suffrages exprimés (9,6%) sur 25 040 inscrits, Gallas arrive en 4e position et se retire au second tour en faveur d’Auffray (16,2%) tandis que Chéron (25,7%) se désiste pour Thomas (49,1%). Ce dernier est réélu au second tour et deviendra ministre plus tard.

Les premières plaidoiries mentionnées par la presse se situent en juin 1910. Mais c’est en juillet de la même année qu’il participe à un procès qui a une dimension politique certaine, celui des grévistes du Bi-Métal. La cause semble manifestement étrangère aux convictions de Louis Gallas, mais la très grande proximité entre l’usine et le domicile de ce dernier explique certainement qu’il ait été sollicité.

Le 19 janvier 1910, la majorité des 240 ouvriers se mettent en grève avec l’appui de l'Union syndicale des ouvriers sur métaux. Le syndicat est affilié à la Confédération générale du travail (Cgt), fondée en 1895 et unifiée en 1902 avec la fédération des bourses du travail. Les demandes consistent en une revalorisation des salaires. Le conflit deviendra violent, illustrant la rudesse des rapports sociaux au début du vingtième siècle. Il aura des échos à la Chambre des députés comme dans toute la presse.

Le syndicaliste-révolutionnaire Gaspard Ingweiller, qui dirige la grève en tant que secrétaire de l’Union des métaux, s’exprime ainsi : « Les métallurgistes s'étant aperçus qu'un foyer de jaunisse existait à l'usine de canalisation électrique de Joinville-le-Pont, décidèrent d'accord avec les autres organisations en grève, de prendre de vigoureuses mesures de prophylaxie pour éteindre le foyer infectieux, considérant qu'il vaut mieux prévenir que guérir ». Les jaunes désignent les non-grévistes embauchés par la direction.

En juillet 1910, la 9e chambre du tribunal correctionnel de la Seine, à Paris, juge onze membres du comité directeur de la grève pour entraves à la liberté du travail. Le tribunal s’interroge notamment sur la façon dont il faut interpréter la « machine à frictionner » annoncée dans une affiche des grévistes. Parmi les avocats, on compte des personnalités socialistes comme Jean Longuet, gendre de Karl Marx et Pierre Laval, qui deviendra plus tard premier ministre du maréchal Pétain. La presse relève l’habileté de la défense de ses clients par Me Gallas. Huit inculpés sont cependant condamnés à des peines qui vont de 15 jours de prison avec sursis à six mois fermes pour le dirigeant syndicaliste.

À suivre.

Un atelier de l'usine Bi-Métal de Joinville en 1910

 

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15 octobre 2019 2 15 /10 /octobre /2019 01:01

Désiré Prosper Aimé Gallas naît le 31 décembre 1849 à Chevilly (Loiret). Il est le fils de Pauline Joséphine Fougereuse et de son époux, Louis Prosper Aimé Gallas, cultivateur.

En septembre 1885, Désiré Gallas réside à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), rue du Canal ; il est négociant à Paris et épouse Marie Geneviève Gabrielle Moreau.

La société de fabrication de produits chimiques Gallas frères, rue Sainte-Marguerite (act. rue Trousseau, Paris 11e arr.), qu’il a fondée avec un de ses frères, est déclarée en faillite en juin 1888.

Au cours du mois d’août 1893, Désiré Gallas est blessé aux jambes dans un accident ferroviaire. Un train tombe en panne dans le tunnel de Charonne sur la ligne de Ceinture, à Paris. Le train suivant n’a pas pu freiner et le tamponne ; on compte soixante blessés, mais pas de morts.

Alors qu’il a déjà 85 ans, Gallas est président en 1935 de la section Joinville-Champigny de l’Amicale des vieux de France. La section compte 550 adhérents dont 125 au groupe de Joinville en février 1936, selon le compte-rendu que fait Gallas lors de sa réunion mensuelle.

Désiré Gallas meurt le 18 mars 1936 à Joinville, où il résidait dans le quartier Schaken, avenue de Joinville ; il était âgé de 86 ans. Son fils Louis Gallas, avocat, avait été conseiller municipal de Joinville (1912-1919) et un militant conservateur actif.

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9 octobre 2019 3 09 /10 /octobre /2019 01:01

Dominique Maurice Marie de Féraudy naît le 3 décembre 1859 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’Élodie Pauline Louise Jargois-Desgranges et de son époux, Dominique Honoré Hippolyte de Féraudy, capitaine, directeur de l’école normale militaire de gymnastique et d’escrime de Joinville, située dans le Bois de Vincennes.

La famille de Féraudy est l’une de celles subsistantes de la noblesse française d’ancien régime. Elle situe son origine en Haute-Provence à Thoard, près de Digne, (act. Alpes-de-Haute-Provence). Un de ses ancêtres serait Raymond Féraudi, troubadour, décédé à Lérins en 1324.

L’école normale militaire de gymnastique et d’escrime de Joinville, qui donnera ultérieurement naissance au bataillon de Joinville, est pionnière dans l’enseignement des sports. Après la défaite face aux armées prussienne et alliées en 1871, elle devient, sous l’impulsion de Dominique de Féraudy, devenu chef de bataillon puis lieutenant-colonel, un centre formant les éducateurs des jeunes garçons dans les lycées et collèges, avec un objectif patriotique. Maurice de Féraudy y réside jusqu’en 1872, âge de ses treize ans.

C’est quand il habite dans le Bois de Vincennes que le jeune homme s’initie à la littérature à 10 ans. Il raconte sa découverte en 1912, dans le journal Comoedia : « Un jour, un mien cousin, le comte de Féraudy, qui était membre de l’Épatant, me fit assister à une représentation de bienfaisance qui avait été organisée au théâtre des Italiens. Frédéric Febvre était inscrit au programme. Il dit La Bénédiction et j'en demeurai frappé au-delà de toute expression. En rentrant à Joinville, j'appris le poème de François Coppée et je m'efforçai d'imiter Febvre. Puis, avec la belle ténacité des seize ans que j'avais alors, j'étudiai d'autres poésies que je déclamais en cherchant à n'imiter personne. Et dans les milieux familiaux, chez les amis, dans les soirées intimes ou j'étais prié, je devins le petit jeune homme qui récite des vers. »

Malgré les réticences de son père, Maurice de Féraudy entre au Conservatoire de Paris après son baccalauréat. Il est l’élève d’Edmond Got, secrétaire doyen de la Comédie française et obtient un premier prix de comédie en 1880. Il entre lui-même, à 20 ans, à la Comédie-Française dont il est le 316e sociétaire, en devient sociétaire en 1887 puis doyen en 1929. Il reste ainsi presque 50 ans au Théâtre-Français.

Eugénie Jeanne Lainé épouse en mars 1884 à Paris (8e arr.) Maurice de Féraudy. Edmond Got figure parmi les témoins.

On voit de Féraudy dans de nombreux rôles du répertoire de la Comédie-Française, comme Le Mariage de Figaro ou Scapin. Il crée également beaucoup de pièces, dont Les Affaires sont les affaires, d'Octave Mirbeau, dans laquelle il joue plus de 2 000 fois à la Comédie-Française et ailleurs le rôle d'Isidore Lechat.

En tant qu’écrivain, Maurice de Féraudy est l’auteur d’un recueil de poésies, Heures émues, et de pièces de théâtre : Tic à tic, L’École des vieux, Le Béguin de Messaline, Leurs Amants. Il signe aussi les paroles de chansons dont une, Fascination, sur une musique de Dante Pilade Marchetti, créée par Paulette Darty, est ensuite reprise entre autres par Suzy Delair, Danielle Darrieux, Diane Dufresne, Sacha Distel ou Arielle Dombasle et, en anglais, par Nat King Cole.

De 1894 à 1905, Maurice de Féraudy est professeur au Conservatoire. Après-guerre, il tourne dans plusieurs films, comme Crainquebille (Jacques Feyder, 1923) et Les Deux Timides (René Clair, 1928). Il poursuit également, après sa retraite de la Comédie-Française, une activité dans les théâtres de boulevard parisiens.

Maurice de Féraudy se voit obligé d’éponger d’importantes dettes de son père, déclaré en insolvable en 1893. Il les évalue à 70 000 francs. Il conteste cependant une dette auprès d’un de ses collègues, Philippe Garnier, dans un procès à l’écho journalistique important au premier trimestre de 1896. Il avait donné à ce dernier une garantie écrite : « Si, soit par accident, soit par impossibilité de sa part, il ne pouvait te rembourser la somme ou partie de la somme, et s'il mourait sans être acquitté complètement vis à vis de toi, tu peux, comme je te l'ai dit de vive voix, compter sur moi. Je prendrai cette dette à mon compte et je te rembourserai, en me réservant seulement de le faire à une époque commode pour moi. »

Devant la justice, le fils assure que, son père n’étant pas mort, il n’a pas à rembourser la dette à sa place, la phrase étant copulative. Après des débats qui portent sur la comparaison avec le Mariage de Figaro de Beaumarchais, « laquelle somme de deux mille piastres je lui rendrai à sa réquisition dans ce château, et je l'épouserai par forme de reconnaissance ». Le tribunal, après de longues analyses, ne valide pas cette position dilatoire et le condamne en mars 1896 à rembourser à la place de son père.

Résidant rue Pigalle, Maurice de Féraudy meurt le 12 mai 1932 à Paris (9e arr.). Il était âgé de 72 ans, sociétaire honoraire de la Comédie française et officier de la Légion d’honneur. Il est mort des suites d’une bronchopneumonie et a été inhumé le 15 au cimetière du Montparnasse à Paris (14e arr.).

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3 octobre 2019 4 03 /10 /octobre /2019 01:01

Gustave Charles Féret naît le 22 juillet 1863 à Notre-Dame-de-Franqueville en Seine-Inférieure (act. Franqueville-Saint-Pierre, Seine-Maritime). Il est le fils Clémentine Pauline Carpentier, modiste et de son mari Charles Hippolyte Désiré Féret, chef cantonnier.

Marié en juin 1886 à Rouen avec Marguerite Alice Peulevey, Gustave Féret exerce la profession de photographe. Il dispose, en 1890-1891, d’un studio à Paris (10e arr.), rue du Faubourg-Saint-Denis. Une carte postale de lui, « Entrée de la caserne Charpentier, Soissons, Aisne » figure dans la collection du musée de Soissons, avec une date d’expédition de 1909.

Divorcé en mars 1895, il se remarie, toujours à Rouen, en novembre 1896 avec Augustine Albertine Durand ; il est alors devenu comptable. Il divorce en mai 1908 à Paris. Il vit à Saint-Maurice (Seine, act. Val-de-Marne).

Membre de la loge Germinal, Orient de Charenton, rattachée au Grand-Orient de France, Fréret en est le trésorier en 1909 et il l’est toujours en 1914. Le temple est situé en 1909 à Saint-Maurice 13, rue Chevalier et Lindenmeyer en est le vénérable. Il est ensuite déplacé à Joinville-le-Pont, où il est situé rue Transversale en 1913. Le capitaine instructeur de l’école de gymnastique de Joinville, Paul André Giansilj, en est le vénérable.

En mai 1908, Féret est élu au premier tour conseiller municipal de Saint-Maurice sur la liste du maire Émile Bertrand, radical-socialiste. Il obtient 934 pour 1422 votants (65,7%) sur 1967 électeurs inscrits, arrivant en 4e position. Au sein de l’assemblée, il intervient notamment sur le pavage du chemin de Presles, où il réside, et sur l’aménagement du bureau de poste. Il joue également un rôle politique, étant élu délégué pour les élections sénatoriales en décembre 1908 puis de nouveau en mai 1914.

Lors du scrutin de mai 1912, Féret est réélu encore au premier tour sur la même liste, avec 1083 voix sur 1546 votants (70%) sur 2042 électeurs inscrits, arrivant en 7e position. En septembre 1918, Féret est nommé par le préfet de la Seine membre suppléant de la commission de constatation et d'évaluation des dommages de guerre occasionnés dans le canton de Charenton en qualité de délégué du conseil municipal de Saint-Maurice.

En novembre 1919, Féret est une nouvelle fois réélu à Saint-Maurice au premier tour, en 4e position, avec Bertrand en tant que maire. Il ne sollicite pas le renouvellement de son mandat en 1925.

Avec Juliette Célestine Serré, qu’il a épousée en juillet 1922 à Saint-Maurice mais qui était sa compagne de longue date et dont il reconnait la fille, née en février 1902 à Saint-Maurice, Féret s’installe à Joinville-le-Pont, où il réside en 1926 rue du Canal, limitrophe avec Saint-Maurice.

Il poursuit son activité politique et est désigné, en décembre 1928, président du comité républicain radical et radical-socialiste de la commune.

Lors des élections municipales de mai 1929, Féret figure sur la liste de groupement des gauches, conduite par le radical Georges Briolay, qui comprend également des socialistes SFIO et des socialistes indépendants. Au premier tour, Féret reçoit 776 votes sur 1715 votants (45,2%) pour 2491 inscrits. La liste emporte 22 sièges sur 27 au second tour avec 929 voix sur 2232 exprimées (41,7%), face à la majorité sortante d’Union républicaine(droite), qui se contente de cinq sièges, tandis que la liste communiste, qui s’est maintenue, n’en a aucun. Féret est élu en 8e position.

Lors d’une des premières séances en juin 1929, Féret fait partie des cinq élus qui refusent la proposition de Briolay et Roger, adjoint socialiste SFIO, de rebaptiser la rue du Cimetière en nom de rue de l’Égalité

Gustave Féret meurt le 7 octobre 1929 à Paris (13e arr.). Il était toujours comptable, domicilié à Joinville et avait 66 ans ; il avait eu une fille. Il est remplacé en tant que membre du conseil municipal de Joinville à l’occasion d’un scrutin partiel en octobre 1934. La nouvelle municipalité, élue après le renouvellement général en mai 1935, lui rend hommage le 19 mai de cette année.

Carte postale, oeuvre de Féret

 

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29 septembre 2019 7 29 /09 /septembre /2019 01:01

Claire Julie Aline Bérel naît le 19 mars 1855 à Sucy-en-Brie (Seine-et-Oise, act. Val-de-Marne). Elle est la fille d’Aline Benard et de Jules Édouard Bérel, qui exploitent un café dans cette commune.

En septembre 1872, toujours à Sucy, elle épouse Henri Victor Diot, distillateur. Ils s’installent à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où ils exploitent un restaurant 38, rue de Paris.

Entre 1878 et 1912, Henri Diot fut pendant 31 ans conseiller municipal de la commune et un des responsables du comité radical-socialiste local.

Comme beaucoup d’épouses de responsables politiques locaux, Claire Diot rejoint la principale association humanitaire locale, la société de l’Allaitement maternel. Le journal radical Voix des communes oppose cette institution laïque, qui selon lui « ne s’inquiète que de l’enfant » à l’œuvre catholique, qui « méconnaît les enfants des mécréants », et ferait donc « un massacre des innocents. »

Pour son activité, Mme Diot est décorée de la médaille de l’encouragement au bien en novembre 1911 lors des inaugurations de l’extension de la mairie et de deux ponts sur la Marne (pont de Maisons-Alfort et pont du Petit-Parc).

Claire Diot meurt le 12 février 1932 à Joinville. Elle était âgée de 76 ans.

Elle eut deux fils. Marcel Diot, comptable, fut, en 1908, secrétaire trésorier du comité radical-socialiste de Joinville. Le deuxième, Charles Diot, reprit l’activité de distillation de son père, développant un établissement en Haute-Marne avec un associé de ce dernier, Schérer.

 

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27 septembre 2019 5 27 /09 /septembre /2019 01:01

Charles Jules Diot naît le 10 octobre 1880 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Claire Julie Olive Bérel et de son époux Henri Victor Diot, distillateur, qui exploitent un restaurant au 38, rue de Paris à Joinville.

Il effectue sa scolarité dans l’institution laïque privée du Parangon, à Joinville, au cours de laquelle il partage les récompenses avec son frère Marcel, notamment en 1888, 1896 et 1897.

Au sortir de l’école, Jules Diot devient, comme son frère comptable. Il effectue son service militaire à partir de novembre 1901 au 79e régiment d’infanterie à Sens (Yonne) puis est affecté comme conducteur automobile au 19e escadron du Train.

Reprenant l’activité de distillateur de son père, Jules Diot achète avec un associé de ce dernier, Schérer, la Compagnie sucrière d'Éclaron, fondée en 1868 dans la commune de Haute-Marne éponyme (act. Éclaron-Braucourt-Sainte-Livière), et exploitée depuis 1893 par la société Bourdon et compagnie. La société Schérer et Diot ajoute un atelier de distillation.

Charles Jules Diot épouse en février 1911 à Melun (Seine-et-Marne) Madeleine Marie Jenny Simonin, fille d’un médecin résidant à Antony. C’est en se rendant chez ce dernier, en octobre de la même année, que les nouveaux mariés sont victimes d’un accident de la circulation à Choisy-le-Roi (Seine, act. Val-de-Marne) ; ils sont blessés.

Pendant la première guerre mondiale, Jules Diot est mobilisé de nouveau dans un service automobile, au sein du 8e puis du 20e escadron du Train. Il est libéré en février 1919.

La production de sucre de la société Schérer et Diot à Éclaron, située dans une zone de guerre, cesse en 1914 et entre 1918 et 1930, l'usine est en sommeil, ne fonctionnant qu’environ 20 jours par an. Elle est alors louée à la Distillerie coopérative agricole de la région d'Éclaron qui achète les immeubles à MM. Diot et Schérer en 1937.

L’activité de Diot, qui se poursuit à Joinville, lui vaut quelques soucis avec la justice. Il est ainsi condamné en octobre 1924 à deux amendes de 200 et 500 francs pour falsification de prix, en vente de vins falsifiés et fraude aux droits de régie.

Charles Jules Diot meurt le 15 novembre 1967 à Joinville. Il était âgé de 87 ans.

 

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25 septembre 2019 3 25 /09 /septembre /2019 01:01

Marcel Gaston Diot naît le 17 septembre 1879 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Claire Julie Olive Bérel et de son époux Henri Victor Diot, distillateur, qui exploitent un restaurant au 38, rue de Paris à Joinville.

Il effectue sa scolarité dans l’institution laïque privée du Parangon, à Joinville, au cours de laquelle il partage les récompenses avec son frère Jules, notamment en 1896 et 1897.

Devenu comptable, Marcel Diot est incorporé pour son service militaire en novembre 1900 au 45e régiment d’infanterie, mais il est réformé en avril 1901 pour bronchectasie.

Comme son père, conseiller municipal de la commune entre 1878 et 1912, Marcel Diot milite au parti radical-socialiste. Il est secrétaire-trésorier du comité radical-socialiste de Joinville en 1908. Il rend compte d’une conférence, organisée dans la commune le 11 avril, par deux membres du comité exécutif du parti, Balans et Dominique, qui débattent de l’activité des radicaux-socialistes en matière sociale et des rapports avec les socialistes. La réunion est l’occasion d’une contestation de la lutte des classes et de l’antimilitarisme d’Hervé, dirigeant de la SFIO. Un débat est engagé sur l’indemnité de 15 000 francs attribuée aux élus, que défend Dominique.

Au cours de la première guerre mondiale, il est mobilisé le 9 avril 1915 mais réformé dès le 18 du même mois. En mars 1921, il est reconnu atteint d’une tuberculose qui lui vaut une pension d’invalidité de 30%.

À partir de 1915, il réside à Paris (16e arr.), avenue Mozart, où il se marie en décembre 1930 avec Marie Catherine Loisier.

Marcel Diot meurt le 10 février 1965 à Créteil (Seine, act. Val-de-Marne). il était âgé de 85 ans.

Le Parangon 1891

 

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11 septembre 2019 3 11 /09 /septembre /2019 01:01

Marie Jeanne Madeleine Bour naît le 2 juillet 1880 à Saint-Maurice (Seine, act. Val-de-Marne). Elle est la fille Madeleine Pfeiffer, journalière et de son compagnon Jean Bour, fileur puis employé de chemin de fer. Ses parents se marient en décembre 1884 à Saint-Maurice. Elle-même épouse, dans la même ville, en août 1903 Constant Gobert employé et commerçant qui réside dans la commune voisine de Joinville-le-Pont. à ce moment, elle est couturière.

Ils s’installent à Joinville, rue des Corbeaux (act. avenue des Canadiens), dans le Bois de Vincennes où Constant Gobert exploite en 1911 des boxes à chevaux, activité liée à l’hippodrome tout proche de Vincennes. À partir de 1912, et jusqu’à sa disparition en 1930, il devient conseiller municipal radical dissident de Joinville.

La société de l’Allaitement maternel, principale organisation humanitaire laïque, était depuis sa fondation en 1899, animée par des femmes proches des élus en place, la présidente, Hortense Voisin, n’étant autre que la femme du maire. Le remplacement de l’ancienne majorité radicale-socialiste par une coalition de radicaux dissidents, de libéraux et de socialistes SFIO, lors du scrutin municipal de mai 1912, va avoir des conséquences sur la vie associative. Le nouveau conseil d’administration comprend de nouveau une moitié de conjointes de conseillers municipaux ou adjoints de la nouvelle équipe.

Jeanne Gobert est membre du bureau en 1913 et secrétaire en 1918. Elle est présidente en 1922 et exerce toujours la fonction en décembre 1925. Elle cède son poste avant 1932 à Louise Graillat. L’association apporte une aide aux mères de jeunes enfants, sans tenir compte du fait qu’elles soient mariées ou qu’elles aient des convictions religieuses ou politiques.

Devenue veuve en mai 1930, Jeanne Gobert meurt le 31 mars 1962 à Joinville. Elle était âgée de 81 ans.

 

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9 septembre 2019 1 09 /09 /septembre /2019 01:01

Mise à jour de la biographie de Pierre Allaire

Pierre Allaire est né le 30 octobre 1894 à Paris (5e arr.). Il est le fils de Maria Vantuycom, professeur de piano et de son mari, Gabriel Allaire, agent d'affaires.

Pierre Allaire est instituteur en 1914, année où il devrait faire son service militaire, mais il est ajourné d’un an pour « faiblesse ». Il réside avec sa famille depuis une quinaine d’années à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), d’abord dans le quartier de Palissy, avenue Gille, puis dans celui de Polangis, rond-point de Polangis (act. place de Verdun).

Après le déclenchement de la première guerre mondiale, il s’engage pour la durée du conflit et est incorporé, en septembre 1914, au 78e régiment d’infanterie. Nommé caporal en novembre de la même année il est cité à l’ordre du régiment pour avoir, en avril 1915 à Flirey (Meurthe-et-Moselle) « participé courageusement à conquérir et conserver les tranchées ennemies ». Il est ensuite nommé sergent en mai.

Il est une première fois blessé à son poste de combat en septembre 1915, dans les combats du Labyrinthe, entre Neuville-Saint-Vaast et Écurie (Pas-de-Calais). Il a une plaie pénétrante au pied gauche, due à un éclat d’obus. En septembre 1916, il est sous-lieutenant et affecté au 90e régiment d’infanterie. Le 10 avril 1918, il a un poumon perforé par balle lors de sa troisième blessure dans des combats autour de la ferme de l’Espérance à Saint-Hilaire-le-Grand (Marne). Il est cité pour avoir entraîné « sa compagnie entière à l'assaut d'une tranchée ennemie au chant de la Marseillaise et s'en est emparé ». Il est promu en septembre 1918 et confirmé dans son grade à titre définitif en juin suivant. Il est mis en congé en septembre 1919.

Marié à Joinville le 25 février 1918 avec Jeanne Méresse, il est veuf dès le mois d’octobre. Pierre Allaire se remaria dans la commune le 26 septembre 1922 avec sa belle-sœur, Marthe Juliette Méresse. Il enseigne dans l’école publique de Joinville.

Du fait des lésions pulmonaires liées à sa blessure par balles, il obtient une pension en février 1929, au taux d’invalidité de 10%, porté à 30% en mars 1937 suite à une aggravation.

Il quitte la région parisienne pour s’installer, en 1931 à Daglan (Dordogne) puis à Bergerac, dans le même département, où il réside rue de Reims en 1936. Il revient à Joinville fin 1937 et enseigne dans la nouvelle école du quartier de Polangis, baptisée Jules-Ferry lorsqu’elle est inaugurée par Jean Zay, ministre du Front populaire, en 1938.

Sans doute mobilisé comme officier au début de la deuxième guerre mondiale, il est mis en non disponibilité début octobre 1939 et renvoyé dans ses foyers. Il s’engage dans la résistance et fut homologué au titre des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Suite au conflit, il enseigne de nouveau au groupe scolaire de Polangis jusqu’en 1947.

Il est candidat en octobre 1947 sur la liste socialiste SFIO de Léon Berthet lors des élections municipales à Joinville-le-Pont. Elle s’oppose à une liste de droite et à une autre regroupant communistes et radicaux ; elle obtient un siège sur 27. Il devient conseiller municipal le 14 novembre 1951, en remplacement de Léon Berthet, démissionnaire.

Ses fonctions cessèrent dès le 19 janvier 1952 en raison de son état de santé. Il sera remplacé par Victor Hochet*. Le maire était alors le communiste Robert Deloche*.

Pierre Allaire est mort le 11 avril 1960 à Paris (13e arr.) où il était hospitalisé. Il était âgé de 63 ans et résidait toujours, avec sa seconde épouse, avenue des Lilas à Joinville.

Il avait été nommé chevalier de la Légion d’honneur le 6 juin 1920 ; il était titulaire de la Croix de guerre avec étoile de bronze. La voie de Joinville où il résidait porte désormais le nom d’avenue Pierre Allaire. Il avait également reçu en février 1931 une mention honorable de la Mutualité comme collecteur de la Mutualité scolaire de Joinville.

 

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7 septembre 2019 6 07 /09 /septembre /2019 01:01

Maria Louisa Élisa Clara Désirée Vantuycom naît le 16 octobre 1863 à Alger. Elle est déclarée comme étant de père et mère non dénommés. Sa mère est probablement Élisa Vantuycom, qui donnera naissance, en juillet 1869 Alger, toujours sans père nommé, à un garçon déclaré comme Henri Gustave Arthur Désiré Vantuycom.

Lauréate du Conservatoire de musique, devenue professeur de piano, Louise Vantuycom épouse en avril 1894 à Paris (5e arr.) Gabriel Marie Louis Allaire, agent de contentieux. Ils avaient déjà donné naissance à un fils, Paul Raymond Allaire, né en février 1893, et résidaient 23, quai de la Tournelle, dans le même arrondissement.

Outre ses cours, Mme Allaire accompagne fréquemment des manifestations publiques. Ainsi, en avril 1900, elle joue lors de la fête d'inauguration de La Jeunesse de Reuilly, association amicale des anciens élèves de l'école de garçons de la rue de Reuilly, à Paris (12e arr.) en présence de Louis Lucipia, président du Conseil municipal.

En octobre 1900, elle se voit offrir un prix par le président de la République au cours d’une assemblée de l'Association philomathique, dont son mari est un des responsables.

La famille Allaire s’étant installée à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), d’abord avenue Gille, dans le quartier de Palissy, puis dans le quartier de Polangis, Louise Maria Allaire va enseigner le chant dans les écoles et donne également des cours à l’Association philotechnique, une société d’enseignement populaire. Chaque année, elle donne un concert avec ses élèves et la société philarmonique municipale.

En avril 1905, elle participe, avec M. Lechevalier, à la création de l’Union artistique, pour faciliter l’organisation de soirées musicales. Elle donne par exemple un concert pour la caisse des écoles en février 1906, une soirée en faveur des familles des victimes de la catastrophe aux mines de Courrières en mars la même année ou pour les réfugiés de Sicile en janvier 1909.

Son engagement en faveur des écoles publiques lui vaut la sympathie des militants laïques. L’hebdomadaire Réveil socialiste titre ainsi en mars 1906 : « Bravo, madame Allaire, pour vos bonnes œuvres, bravo aussi pour tous les artistes, petits et grands. »

Louise Maria Allaire meurt le 19 mars 1926 à Joinville. Elle était âgée de 62 ans et résidait avenue du Château (future avenue Foch) dans le quartier de Polangis. Elle était titulaire des Palmes académiques comme officier d’académie depuis juillet 1901.

Ses deux fils furent instituteurs : Paul Allaire devint militant mutualiste ; Pierre Allaire s’illustra comme officier pendant la première guerre mondiale où il est sérieusement blessé, fut résistant pendant la deuxième guerre mondiale puis conseiller municipal de Joinville-le-Pont en 1951-1952. Il a été décoré de la Croix de guerre et de la Légion d’honneur et son nom a été donné  une voie de Joinville-le-Pont, la rue Pierre-Allaire.

 

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