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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 01:01

Antoine Duranthon naît le 15 mai 1877 à Saint-Médard (Creuse, act. Saint-Médard-La-Rochette), dans le village de Courbarioux. Il est le fils de Marguerite Dufour et de son époux Jean Duranthon. Son père est alors mineur. Selon la généalogie familiale, il sera ensuite mineur, chef de poste, sous-ingénieur d'usine, chimiste puis chauffeur.

Installé à Paris (14e arr.) en 1897, Antoine Duranthon est brodeur ; on lui connaît au moins huit adresses en dix ans, principalement dans les arrondissements centraux (1er et 3e), mais également dans le 18e. Il épouse en avril 1903 à Paris (3e arr.) Suzanne Jeanne Combe. Ils résident à partir de 1907 dans le quartier de Palissy à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne).

En janvier 1913, Duranthon devient membre de la commission exécutive de la section socialiste SFIO de Joinville et en est le délégué à l'Union cantonale de Saint-Maur. En mai de la même année, il est élu membre du bureau en tant que trésorier. Il est renouvelé dans cette fonction en juin 1914. En février 1914, il est désigné comme électeur sénatorial par le conseil municipal où les socialistes ont huit élus.

Pendant la guerre, Duranthon est mobilisé en tant qu’ordonnance du Dr Pierre Vallat, une personnalité radicale-socialiste de Joinville. Il adresse plusieurs lettres témoignant de son activité militaire à un hebdomadaire radical-socialiste local, Voix des communes. En 1915, il expédie une chanson intitulée Ah, quel fourbi ! L’année suivante, il écrit de Verdun.

Mi-janvier 1917, il est affecté à différentes usines d’armement : d’abord Michaux et Dupuy, à Asnières (Seine, act. Hauts-de-Seine) puis en février la société de constructions navales de La Ciotat (Bouches-du-Rhône) ; enfin en septembre aux établissements Marescaux, rue de la Roquette à Paris. Il y est encore à sa démobilisation en janvier 1919.

En décembre 1919, Duranthon, qui est à ce moment serrurier, est candidat en septième position sur la liste socialiste unifiée (SFIO), conduite par Georges Laruelle ; elle recueille 30% des voix au premier tour et 34% au second, sans obtenir d’élus.

L’année suivante, en février 1920, il est de nouveau trésorier dans le bureau de la section SFIO, dont André Flambard est le secrétaire. Il recueille plusieurs souscriptions en faveur de grévistes entre 1920 et 1922. Comme l’ensemble des adhérents de la section SFIO de Joinville, Duranthon rallie le nouveau parti communiste. Il est redevenu brodeur en 1921 et réside toujours dans la commune en 1923. Entre 1926 et 1931, il vit dans la ville voisine de Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne), rue Auguste-Gross et n’y est pas recensé en 1936.

Peut-être est-ce lui le Duranthon qui participe en février 1936 à une souscription pour le quotidien communiste L’Humanité.

Toujours brodeur, Antoine Duranthon habite avec son épouse en 1936 avenue Mozart, à Tremblay-en-France (Seine-et-Oise, act. Seine-Saint-Denis). Il meurt le 31 décembre 1951 à Montfermeil (Seine-et-Oise, act. Seine-Saint-Denis) où il était hospitalisé. Il résidait toujours à Tremblay. Il était âgé de 74 ans et père de six enfants.

 

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 01:01

André Louis Wierzbolowiez est le fils de Jean André Wierzbolowiez, mécanicien, ancien lutteur devenu forain, et de son épouse Marie Eugénie Lachenal, perleuse. Il naît le 16 août 1893 à Paris (20e arr.). Il est confié à sa grand-mère par ses parents.

Wierzbolowiez effectue probablement à partir de 1913 son service militaire puis la première guerre mondiale dans la marine, ce qui l’amène à passer par exemple le détroit de Magellan.

Il épouse à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) Anne Marguerite Cotrone en septembre 1917. Il s’installe après-guerre dans la commune.

Présenté comme autodidacte, Wierzbolowiez est d’abord dessinateur industriel. Il devient libraire vers 1918 et, dans les années vingt, il est le gérant de la librairie du journal, devenu communiste, L’Humanité, située à Paris au 120, rue Lafayette, où il est connu sous le pseudonyme « André ».

André Wierzbolowiez se présente sur la liste du syndicat Cgtu, proche des communistes, aux élections prud’homales du 13 novembre 1932 dans la huitième catégorie de la section commerce, s’identifiant comme « employé de librairie ». Il recueille 14 voix sur 275 suffrages exprimés soit 5%, loin derrière le candidat de la Cgt qui en a 34 et surtout celui de la Cftc (catholique), élu avec 227 votes.

Lors des élections municipales des 5 et 12 mai 1929, Wierzbolowiez est candidat en 8e position sur la liste du Bloc ouvrier et paysan (BOP, communiste) aux élections municipales à Joinville-le-Pont. La liste est conduite par le futur député de Seine-et-Marne Roger Bénenson. Elle obtient en moyenne 391 voix au premier tour, soit 18,4 % des suffrages exprimés. Au second tour, elle se maintient contre la liste du cartel des gauches, conduite par le radical Georges Briolay, qui comprend des socialistes SFIO. La liste BOP recueille 278 voix en moyenne (12,5 %). La liste radicale et socialiste remporte 22 sièges, contre 5 à une liste de droite ; les communistes n’ont pas d’élus.

Au cours d’un scrutin municipal partiel à Joinville en octobre 1934, provoqué par la vacance de 10 sièges sur 27, Wierzbolowiez est annoncé comme devant conduire la liste communiste. Cependant, il est exclu du Parti communiste en raison de son opposition à la politique d’alliance avec les socialistes et il sera remplacé par Robert Laforest en tête de liste.

André Wierzbolowiez avait dû quitter son emploi de libraire, sans doute dès 1933, du fait de ses divergences, et il se met à la recherche d’un emploi.

Il est recruté par Jean Fréville, probablement en 1935, avec lequel il va collaborer à l’écriture de plusieurs ouvrages. Jean Fréville est le pseudonyme d'Eugène Schkaff (1895-1971), né à Kharkov (Ukraine), collaborateur de Maurice Thorez. Selon les historiens Paul Boulland, Claude Pennetier et Rossana Vaccaro, André Wierzbolowiez aurait fourni les matériaux de Pain de brique, premier roman de Fréville, consacré à des grèves de 1936 et publié en 1937, ainsi que de Port-Famine, dans lequel un autre historien, Philippe Robrieux, considère que Wierzbolowiez utilise ses souvenirs de marin passé par le détroit de Magellan.

Jean Fréville lui aurait demandé, en 1935, de l’aider à rédiger la biographie du secrétaire général du parti communiste que Maurice Thorez fit publier en 1937 aux Éditions sociales internationales sous le titre Fils du peuple. Selon Philippe Robrieux, Wierzbolowiez serait le véritable auteur de la biographie. Cependant, l’écrivain socialiste Victor Fay relativise le rôle son rôle, estimant que « Maurice Thorez donnait des indications, les lignes directrices, racontait des anecdotes, des faits marquants. Fréville prenait des notes détaillées, rédigeait le texte, puis le confiait à taper à André Wierzbolowiez, l’ancien libraire du Parti, devenu son secrétaire. »

Pour Louis Robert et Danielle Tartakowsky, Wierzbolowiez est le rédacteur probable de l’acrostiche désignant Fréville comme l’auteur de Fils du peuple au prétexte d’une pseudo-description du territoire natal de Thorez après la première guerre mondiale : « ...ferrailles rongées et verdies, informes lacis, larges entonnoirs aux escarpements crayeux, ravinés, immenses, tranchées creusées en labyrinthes, infranchissables vallonnements ravagés, embroussaillés ». Les initiales de chaque mot donnent : « Fréville a écrit ce livre » ; le passage disparaît dans les éditions ultérieures.

Si Wierzbolowiez n’a plus d’activité publique connue après son exclusion du Pcf, il semble s’intéresser toujours à l’évolution du communisme. Il reprend ainsi contact avec André Marty, quand ce dernier est lui-même exclu en juin 1953, s’adressant à lui en tant qu’ancien marin, et lui faisant grief dans une lettre privée d’avoir « une mentalité quelque peu fayot. »

André Wierzbolowiez, qui résidait peut-être toujours à Joinville, décède à Créteil (Val-de-Marne) le 30 décembre 1980, à l’âge de 87 ans. Son fils André fut champion de Paris junior en football de 1935 à 1937 et joua avec les équipes du CA Paris et du FC Perreux.

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 01:01

Charles Doré naît le 26 décembre 1870 à Paris (9e arr.). Sa mère, Marguerite Doré a 23 ans et vit 154, rue des Martyrs ; le nom de son père n’est pas connu et les parents ne reconnaîtront pas l’enfant. C’est la sœur aînée de sa mère, Olympia Doré et son mari Léonard Tardivon qui vont l’élever à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Plus tardivement, ils vont l’adopter par un jugement de mai 1895, confirmé en appel en décembre 1896. Il adoptera alors le nom d’usage de Léon Tardivon.

Son activité est celle d’un employé, puis voyageur et représentant de commerce. Il épouse en avril 1899 à Joinville Marie Louise Bourson ; ils auront un fils, Maurice Doré-Tardivon.

Lors des élections municipales de mai 1904 à Joinville-le-Pont, Tardivon figure, en 21e position des 23 candidats, sur la liste conduite par le maire sortant, Eugène Voisin, et soutenue par les radicaux-socialistes, affichant une réprobation énergique du nationalisme et du cléricalisme ; elle s’oppose conduite par des conseillers municipaux dissidents, classés plutôt à droite (Dalbavie, Raoult, Boivin et Moulinet) et à une autre liste incomplète socialiste-révolutionnaire (Lacroix, Lebègue). Les radicaux remportent 22 sièges sur 23 avec, au premier tour, en moyenne 50,2% des suffrages exprimés, la liste de droite en recueillant 31,9% et les socialistes 14,9%. Tardivon est élu au second tour. Il avait obtenu au premier 548 voix pour 1 119 votants sur 1 363 inscrits soit 49% ;

En novembre 1905, Tardivon est l’un des quatre organisateurs d’une réunion convoquée par le comité radical-socialiste de Joinville-le-Pont pour entendre Adolphe Maujan, député radical de la 2e circonscription de l’arrondissement Sceaux.

Début 1906, Tardivon se solidarise avec Théophile Leteuil qui est entré en conflit avec le maire, prenant prétexte d’irrégularités supposées dans la prise en charge de l’enfouissement des chiens retrouvés morts sur la voie publique, une accusation qui sera plus tard infirmée par une enquête préfectorale. Tous les deux démissionnent du conseil municipal mais, contrairement à Leteuil qui va poursuivre une guérilla politique contre la majorité radicale, Tardivon quitte Joinville. en 1908, il refuse d’ailleurs de comparaître devant la commission d’enquête préfectorale.

Installé à Neuilly-sur-Seine (Seine, act. Hauts-de-Seine), Charles Léon Tardivon est mobilisé pendant la première guerre mondiale comme maréchal des logis dans le 9e régiment d'artillerie à pied (9e RAP). Il meurt de maladie le 2 octobre 1916 dans l’hôpital auxiliaire 101 à Paris (3e arr.). Il était âgé de 45 ans.

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 01:01

Albert Jules Tireau naît le 24 août 1890 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Marie Joséphine Heutte, couturière, et de son époux Stéphane Albert Tireau. Son père meurt de maladie quand il a quatre ans, et il est alors élevé par sa mère au domicile de ses grands-parents paternels, Pierre Jules Tireau et Claudine, née Paris, dans le quartier de Palissy à Joinville.

Son grand père paternel, lunetier également, fut gérant de la Société coopérative des lunetiers, fondée en mars 1849, qui deviendra ensuite Essilor. Il semble qu’Albert Jules soit aussi opticien.

Mobilisé avec la classe 1910, Albert Jules Tireau est adjudant au 167e régiment d'infanterie ; il est blessé une première fois d’une balle au cuir chevelu en janvier 1915 lors des combats de Bois-le-Prêtre (commune de Montauville, Meurthe-et-Moselle). Tireau est blessé une seconde fois au même endroit, en mai 1915 : éclats d’obus au cuir chevelu, bras, jambe et pied droit ; il en ressort infirme.

Cité à l’ordre du régiment en janvier 1915, à l’ordre de la brigade en juin de la même année, il est cité à l’ordre de l’armée en janvier 1916, quand la médaille militaire avec palmes lui est attribuée : « sous-officier d’élite, joignant le plus grand calme à une bravoure exemplaire, d'une belle conduite au feu. A été grièvement blessé le 15 mai 1915, en entraînant sa section à l'assaut d'une tranchée allemande. »

Son frère aîné de deux ans, l’architecte Léon Stéphane Tireau, est tué à l’ennemi en février 1915 à la Côte-des-Éparges (Meuse).

Suzanne Hubert épouse à Paris en août 1917 Albert Jules Tireau. Ils auront un enfant.

Albert Jules Tireau est fait chevalier de la Légion d’honneur en septembre 1961 pour son activité militaire pendant la première guerre mondiale. Il meurt à Paris (12e arr.) le 27 avril 1974. Il résidait 5, rue Élisa Lemonnier dans le même arrondissement et était âgé de 83 ans.

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 00:01

Né à Paris (11e arr.) le 25 octobre 1884, Georges Laruelle est le fils d’un employé du gaz et d’une couturière.

Georges Laruelle vit à Joinville-le-Pont, dans le quartier de Polangis, au moins depuis 1901.

Son père, Joseph Alix, et son frère, René, s’engageront, comme lui, dans le mouvement socialiste dans la même commune. Georges épouse à Paris (8e arr.) Marie Henriette Forgeot en septembre 1920.

En 1911, il participe, avec notamment André Flambard, à la création d’une Ligue de défense économique à Joinville, qui plaide pour la création de boucheries et boulangeries municipales.

Il est élu conseiller municipal de Joinville-le-Pont lors des élections municipales de 1912, en compagnie de six autres adhérents de la SFIO, dont André Flambard, Henri Lacroix, Émile Lebègue, Julien Périn et Georges Scornet. Les trois listes opposées à la municipalité radicale-socialiste fusionnent au second tour dans un « un essai de proportionnelle » et remportent le scrutin. Le conseil est composé de sept socialistes, dix radicaux dissidents et six libéraux. Le maire est Achille Ernest Mermet, radical dissident.

En janvier 1913, les frères Laruelle sont désignés comme membres du bureau de la section de Joinville de la SFIO et de la commission exécutive avec comme secrétaire Émile Graillat. Ils ne figurent plus dans le nouveau bureau constitué en mai 1913, dont le secrétaire est Alphonse Mibord.

Laruelle cesse un temps son activité d’élu local pendant la première guerre mondiale. Blessé à deux reprises en 1915, il est temporairement atteint de surdité. Cependant, en 1917, il est à l’origine d’une proposition (qui aboutira) pour baptiser du nom de Jean-Jaurès une rue de la commune.

Georges Laruelle est le principal orateur socialiste dans la commune en 1919 et 1920. Il est en tête de la liste socialiste unifiée (SFIO) lors des élections municipales à Joinville-le-Pont les 30 novembre et 7 décembre 1919. Elle comprend également (au second tour) Henri Lacroix, conseiller municipal sortant. Le scrutin voit s’opposer une liste dirigée par l’ancien premier adjoint, Vel-Durand comprenant des radicaux dissidents, des radicaux-socialistes et des socialistes indépendants, dont plusieurs anciens colistiers de Laruelle en 1912 (Émile Graillat et Julien Périn) ainsi qu’une liste libérale. La liste SFIO est incomplète, avec 19 candidats au premier tout et 23 au second pour 27 sièges.

Les candidats recueillirent en moyenne 500 voix au premier tour, sur 1 660 suffrages exprimés soit 30,1% et 502 au second, sur 1 462 suffrages soit 34,3%. Aucun d’entre eux n’est élu, la liste d’union républicaine et sociale d’Henri Vel-Durand (radicaux, radicaux-socialistes et socialistes dissidents) remportant tous les sièges. Laruelle obtient lui-même 514 puis 518 voix, soit 31% puis 35,4%.

Comme l’ensemble des adhérents de la section SFIO de Joinville, il rallie le nouveau parti communiste.

Georges Laruelle intervient en août 1922 lors de l’assemblée générale des Fêtes populaires de Joinville, organisées par la section communiste.

Il est décédé à Agen (Lot-et-Garonne) le 15 janvier 1964, à l’âge de 79 ans.

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 00:01

Deuxième article d’une série de trois consacrés à Edmond Neumann.

D’origine alsacienne, Neumann participe à une liste anti-syndicaliste d’instituteurs patriotes.

Même s’il conserve un pied-à-terre dans le centre de Paris (rue des Halles puis rue Étienne-Marcel, 1er arr.), Neumann s’installe à Asnières (Seine, auj. Hauts-de-Seine) au début du siècle d’abord rue de Châteaudun, ensuite rue du Château.

En 1908, Neumann est élu conseiller municipal socialiste d’Asnières ; le maire, Hector-Gonsalphe Fontaine (radical-socialiste), est préfet des études dans l’école où a enseigné Neumann (HEC). Ce dernier ne se représente pas en 1912. Il constitue en 1909 un comité des Alsaciens-Lorrains pour organiser une fête de Noël et recueillir des offrandes au profit de sa région d’origine.

Neumann a épousé Augustine Vallière. Selon le quotidien La Croix, la vie conjugale de Neumann est tumultueuse. Suite à une querelle, il chasse sa femme et ses enfants du domicile familial d’Asnières le jour de l’an 1910. La semaine suivante, il roue de coups son épouse et la voisine chez laquelle elle s’était réfugiée ; le couple est emmené au commissariat. Ils reprendront cependant la vie commune.

Les capacités linguistiques de Neumann font qu’il est affecté en tant qu’interprète militaire auprès de l’état-major lors de son service national et versé comme officier dans la réserve en janvier 1906. Il exerce cette fonction sans doute pendant la première guerre mondiale. Il est nommé lieutenant dans la réserve en 1925.

Après-guerre, Neumann reprend une activité militante et fonde en octobre 1919 la section d'Asnières, Bois-Colombes et Gennevilliers de l'Association républicaine des anciens combattants (ARAC).

À Asnières, Neumann est un des cadres du mouvement ouvrier. Il crée en février 1919 le groupe d'amis du Populaire, nouveau quotidien socialiste, et joue le 27 juillet un rôle actif dans le congrès rassemblant 18 de ces groupes. En octobre de la même année, il est le deuxième secrétaire du comité de vigilance mis en place par la Fédération SFIO de la Seine. En décembre, il intervient comme orateur lors d’un meeting à Asnières, qui s’insère dans une série de manifestations organisées par la Cgt sur le thème « Paix à la Russie ! Amnistie pour tous. »

À suivre.

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 00:01

Gaston Neyroud naît le 29 août 1888 dans le 12e arrondissement de Paris, où il est déclaré sous le nom erroné de Barbiget et mentionné comme étant de père non dénommé. Son état-civil est rectifié en Berbiger, nom de sa mère, blanchisseuse, à Joinville, par jugement du tribunal d’instance du 3 avril 1889. Légitimé par le mariage de ses parents le 26 décembre 1889, il prend définitivement le nom de Neyroud.

La famille, qui compte sept enfants, vit à Joinville-le-Pont, d’abord dans le quartier du Canal (rue du Viaduc) puis en centre-ville, rue des Réservoirs. Mais Gaston Neyroud retourne s’installer rue du Viaduc après son mariage en 1911 avec Angélique Malassenet. Il exerce la profession de ferblantier en 1919.

Sergent fourrier au 347e régiment d’infanterie pendant la première guerre mondiale, il est fait prisonnier et interné en Allemagne.

Neyroud est candidat en 17e position sur la liste socialiste unifiée (SFIO) aux élections municipales de 1919 à Joinville. La liste, conduite par Georges Laruelle, conseiller municipal sortant, obtient en moyenne 500 voix au premier tour sur 1 695 votes exprimés soit 30,1% ; elle recueille au second tour 502 suffrages sur les 1 518 exprimés soit 34,3% ; il y avait 2 491 électeurs inscrits. La liste socialiste n’a aucun élu.

En mai 1920, Neyroud est toujours actif au sein de la section socialiste de Joinville. En décembre de la même année, toute la section rejoint le nouveau parti communiste SFIC.

Après la seconde guerre mondiale, Gaston Neyroud vit en Seine-et-Marne. Il épouse à Grande-Paroisse Marie Dupire en février 1945. Il décède le 22 mars 1971 à Montereau-Fault-Yonne, à l’âge de 82 ans.

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 00:01

Paul Henri Pacquelin naît le 23 septembre 1889 à Franey (Doubs). Ses parents, Marguerite Louise By et son époux Henri Pacquelin ont dix enfants. Famille de libres penseurs, elle est proche de Charles Beauquier (1833-1916), député radical-socialiste du Doubs (1880-1914).

Après son service militaire effectué entre 1909 et 1911, Paul Pacquelin s’installe à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne) et est embauché à l’usine Pathé-Cinéma de Joinville-le-Pont.

Il s’engage rapidement dans la vie publique. En décembre 1913, il est élu trésorier adjoint de l'Association des Libres Penseurs de la région de Saint-Maur et travaille à la constitution d’un groupe de libre-pensée à Joinville. Il est membre du comité radical socialiste de Joinville en 1914.

Mobilisé dès le début de la guerre, Pacquelin est blessé sur l'Yser, à Ypres, au cours l’automne 1915 d'un éclat d'obus dans la figure. Il se marie civilement à Saint-Maur en décembre 1915 Charlotte Legret, sœur du secrétaire l’association de libres-penseurs et retourne au front dès sa guérison. Il combat en Lorraine au sein du 349e RI ; il est asphyxié par les gaz le 26 avril 1916 sur le col de La Chapelotte, entre BadonviIler et Allarmont.

Malgré la brièveté de son activité publique, Paul Pacquelin aura manifestement marqué la vie locale, car les hommages se multiplient : séances de la libre-pensée de Saint-Maur en mai 1916 et février 1918, communiqué en avril 1918, obsèques civiles en décembre 1921, etc.

La médaille militaire et la Croix de guerre avec étoile de bronze lui sont attribuées à titre posthume. Son nom figure, à la rubrique Franey, sur le Livre d'Or du ministère des pensions. Il est inscrit sur le Monument aux morts et dans le Carré militaire de Saint-Maur-des-Fossés. Il est également gravé sur les plaques commémoratives de Pathé-Cinéma à Joinville-le-Pont et de Kodak-Pathé à Vincennes.

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 00:01

Basile Nivelet naît le 28 janvier 1867 à Turny (Yonne). Sa mère est Hortense Léocadie Thierry, son père porte le même nom, Basile Nivelet, et est tisserand ; ses parents seront plus tard cultivateurs.

Venu à Paris, il est calicot (commis d'un magasin de nouveautés) au Bon Marché. En juillet 1892, il épouse à Paris (3e arr.) Pétronille Goursolle (dite Céline), employée de banque. Les deux époux, qui auront une fille, deviennent enseignants peu après.

Instituteur à l’école communale du Parc-Saint-Maur (Saint-Maur, Seine, act. Val-de-Marne) en 1895, il est l'école l’année suivante à l’école communale de Montreuil (Centre) puis en novembre à celle de la rue Colmet-Lépinay dans la même commune. En 1905, il est transféré à Paris, rue Michel-Bizot (12e arr.). Membre de la Société pour la propagation des langues étrangères en 1895, Nivelet participe en février 1909 au banquet annuel de l'Amicale des instituteurs et institutrices publics de la banlieue de Paris, qui revendique l’égalité de traitement avec le personnel pour leurs pensions de retraite.

Depuis 1900, les époux Nivelet résident à Joinville-le-Pont, où Céline est directrice de l’école maternelle de l’avenue Oudinot, dans le quartier de Polangis.

Dans cette commune, Basile Nivelet va s’engager en politique ; il avait été sans doute précédemment secrétaire général de l'Yonne radicale, organe de la Fédération amicale et de propagande des républicains radicaux et radicaux-socialistes, qui organise une tête à la mairie du 5e arrondissement en mai 1907.

Lors des élections municipales de mai 1908, Nivelet figure sur la liste du comité radical-socialiste, conduite par le maire sortant, Eugène Voisin. Elle recueille au premier tour 604 voix en moyenne, face à une liste incomplète dite socialiste évolutionniste (500 voix) et à quelques candidats socialistes unifiés SFIO (252 voix) ainsi qu’un isolé (493 voix). Il y avait 1319 inscrits. Les radicaux remportent 21 des 23 sièges à pourvoir, en laissant un à un isolé et un autre à un socialiste évolutionniste. Nivelet est élu au second tour avec 591 suffrages pour 1188 votants.

Au sein du conseil municipal, Nivelet s’occupe du patronage laïque et des colonies scolaires confiées à l’Œuvre parisienne des enfants à la montagne, qui organise le séjour d’enfants joinvillais dans le Cantal. Il participe à l‘organisation du service des désinfections après les grandes inondations de la Marne pendant l’hiver 1910.

Si Nivelet a pris quelque distance avec Louis Rey, animateur passionné de la majorité radicale-socialiste au sein du conseil municipal, il vit à partir de 1910, comme ce dernier, à Paris. Il se solidarise cependant de la municipalité en mars 1911, quand la dénonciation d’un scandale dans l’école primaire de Polangis provoque l’éclatement du conseil ; Nivelet proteste ne pas être candidat à la direction de cette école et n’avoir pas pris part à l’affaire. Il collabore régulièrement à l’hebdomadaire radical local, Voix des communes. Affichant son attachement au maire, il annonce en août 1911 qu’il ne sera pas candidat en 1912, mais fait cependant l’objet d’attaques par voie d’affiches ou dans la presse régionale.

En 1910, Basile Nivelet publie un livre intitulé « Joinville-le-Pont », édité par un imprimeur de la ville, Ferdinand Huby. Son livre, descriptif, constitue une des principales sources sur l’histoire de la commune, principalement pour le 19e siècle.

Sergent-fourrier après son service militaire, Nivelet est promu officier d’administration adjoint dans la réserve. En 1914, il sert dans l’intendance du service de santé militaire. Au moment de sa démobilisation en 1930, il a le grade de capitaine d’administration.

Après-guerre, les Nivelet s’installent à Montreuil-sous-Bois, où Céline est directrice d’école. Basile prend sa retraite en 1928 et partage son temps entre cette ville et l’Yonne. Il rédige des documents sur l’histoire de Turny, son village natal.

Basile Nivelet meurt le 30 janvier 1957 à Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne), à l’âge de 90 ans. Il avait obtenu de nombreuses décorations : Mérite agricole, chevalier en 1910 puis officier en 1934 ; Palmes académiques, officier d’académie en 1911 et officier de l’instruction publique en 1923 ; Médaille de bronze de la Mutualité en 1929. Il avait également été récompensé pour son comportement lors des inondations de la Marne en 1910.

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 00:01

Jean François Louis Girot naît le 23 juillet 1870 à Paris (13e arr.). Il est le fils de Charlotte Joséphine Pichereau et de son époux Jean Girot, marchands de vin.

Employé à l’octroi de Paris en tant que marinier, il sera pilote de bateaux à vapeur. Il vit à Alfortville puis à Maisons-Alfort à la fin du 19e siècle. Louis Girot épouse dans cette dernière ville Eugénie Augustine Marteau, chapelière, en septembre 1896.

Les époux Girot s’installent au début du siècle suivant à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Louis sera récompensé pour ses actes de courage, ayant porté secours à des personnes en danger de se noyer.

Secrétaire du comité radical et radical-socialiste de Joinville en 1915, Louis Girot intervient régulièrement dans le journal local Voix des communes, de même tendance, entre 1912 et 1919. Il s’en prend notamment au conseiller municipal socialiste Émile Lebègue qu’il accuse, en 1912, d’envoyer son enfant en Auvergne « aux frais de la commune », avant de publier un démenti. Pendant la guerre, il accueille dans sa maison de la rue Vautier (centre de la commune) une jeune fille réfugiée de Reims.

En décembre 1919, Louis Girot est élu conseiller municipal sur une liste, conduite par Henri Vel-Durand, qui comprend des radicaux dissidents, des socialistes indépendants et des radicaux-socialistes. Elle remporte les 23 sièges à pourvoir face à deux listes libérale et socialiste SFIO. Au premier tour, Girot recueille 709 voix pour 2491 inscrits et 1694 exprimés, soit 41,8% ; il est élu au second tour, avec 947 suffrages sur 1518 exprimés (62,4%).

Mettant en avant ses connaissances en tant que pilote, Girot va notamment plaider en faveur de grands travaux contre les inondations. Il siège au bureau de la commission intercommunale contre les inondations, représentant 25 communes et 600 000 habitants du département de la Seine. À ce titre, il est reçu en avril 1920 par le ministre des travaux publics, Le Trocquer. Il prend part à la constitution d’une Fédération des inondés, qui plaide, en février 1920 devant les sénateurs de la Seine, pour la remise en état des barrages.

Le même mois, Girot transmet au conseil général de la Seine un projet étudié par pilotes commissionnés, « destiné à faciliter l’écoulement des eaux de la Seine pour éviter les ravages des inondations annuelles dans nos communes ». Il consiste à creuser un canal s’amorçant dans la Seine à Caudebec, en aval de Rouen, qui irait se jeter dans la mer entre Fécamp et Saint-Pierre.

En janvier 1924, Girot est élu vice-président de la section de Joinville de la Ligue des droits de l’Homme, dont Edmond Neumann est le président. Cependant, en mars 1925, il fait l’objet d’une demande d’exclusion (repoussée par la grande majorité des adhérents) ; certains lui reprochent d’avoir été élu délégué sénatorial par la majorité radicale dissidente du conseil municipal et de s’être prononcé en faveur de Millerand, qualifié par le socialiste SFIO Joinvillais Claude Noizat de « Judas, apostat de la classe ouvrière ». Le leader des radicaux-socialistes et futur maire, Georges Briolay, qualifie Girot de « deuxième renégat », au côté de René Caperon, socialiste indépendant, également conseiller municipal et délégué sénatorial élu dans les mêmes conditions contre les candidats radicaux-socialistes.

En mai 1925, son fils René Girot, président de la Jeunesse républicaine de l’Est (formation orientée au centre-droit) polémique dans l’hebdomadaire La Gazette de l’Est, reprochant qu’on se serve de la section locale de la Ligue des droits de l’Homme pour « assumer la défense des nullités du Cartel » des gauches. Il annonce que son père « doit se retirer sous peu à la campagne ».

En juillet 1926, alors marinier principal à l'octroi de Paris, Louis Girot obtient la médaille de bronze des employés communaux des octrois.

Louis Girot meurt le 6 mars 1944 à Joinville-le-Pont. Il était âgé de 73 ans.

La Marne à Joinville-le-Pont en 1907

 

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