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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 01:01

Francis Louis Albert Maeder naît le 11 août 1879 à Paris (18e arr.). Il prend le nom de Carrouet (parfois orthographié Carrouët) après le mariage en mai 1882 de ses parents Marie Françoise Maeder, domestique, et Jacques Louis Carrouet, maître d’hôtel.

En août 1903, il épouse à Paris (10e arr.) Jeanne Élise Charlotte Maroche avec laquelle il aura une fille.

Peut-être est-ce lui qui souscrit « pour la propagande électorale » avec un groupe signant « pour l’affranchissement du prolétariat » dans le quotidien socialiste L’Humanité en avril 1906. Francis Carrouet s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) vers 1913. Il y milite au sein de la section socialiste SFIO, qui a fait élire 7 conseillers municipaux sur 23 en 1912, dans le cadre d’un accord électoral au second tour avec des radicaux dissidents et des libéraux, permettant de faire tomber la majorité radicale-socialiste. Les édiles socialistes (Laruelle, Lebègue, Flambard, Périn, Lacroix, Petit et Scornet) ne participent pas au bureau municipal, contrôlé par les radicaux dissidents (dont le maire Achille Ernest Mermet) et les libéraux. Carrouet est l’un des 4 socialistes sur les 9 délégués du conseil municipal pour l’élection sénatoriale de mai 1914.

En juin 1914, Carrouet remplace Mibord en tant que secrétaire de la section SFIO. Avec l’entrée en guerre en août, et la mobilisation très probable de Carrouet, celle-ci va cependant cesser de fonctionner, jusqu’à sa relance en août 1916 par Flambard, conseiller municipal, revenu du front blessé.

Après-guerre, Carrouet s’installe de nouveau à Paris et milite dans la 12e section du nouveau parti communiste SFIC.

Francis Carrouet meurt le 26 décembre 1922 à Paris (12e arr.). Il résidait avenue Daumesnil et est Incinéré au cimetière du Père-Lachaise le 28 décembre. Il était âgé de 43 ans.

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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 01:01

Alphonse Louis Mibord naît le 15 décembre 1883 à Sotteville-lès-Rouen Seine-Inférieure, act. Seine-Maritime). Il est le fils de Blanche Aimée Leprêtre, journalière, et de son époux François Ernest Mibord, journalier également.

Marié une première fois à Rouen en avril 1904 avec Hélène Anaïse Tocqueville, Alphonse Mibord se remarie à Joinville en février 1911 avec Marie Louise Seitz. Il réside d’abord avenue Jamin (quartier de Polangis) puis dans le hameau de Polangis (act. les Guinguettes).

D’abord garçon de magasin en 1911, Mibord est doreur ensuite en 1914.

En mai 1913, Mibord devient secrétaire de la section socialiste SFIO de Joinville-le-Pont ; il ne siégeait pas jusqu’ici dans cette instance. Il remplace Émile Graillat, qui avait été désigné comme secrétaire en janvier 1913. Grâce à une alliance de second tour avec des radicaux dissidents et des libéraux, les socialistes ont eu pour la première fois 7 élus sur 23 au conseil municipal de la commune (Laruelle, Lebègue, Flambard, Périn, Lacroix, Petit et Scornet). Mibord est l’un des 3 socialistes sur les 9 délégués du conseil municipal pour l’élection sénatoriale de mars 1914. Il quitte sa fonction de secrétaire de section en juin 1914, remplacé par Carrouet.

La section socialiste cesse de fonctionner pendant la première guerre mondiale, avant sa relance par Flambard, conseiller municipal revenu blessé du front, en août 1916.

Après la première guerre mondiale, Alphonse Mibord est candidat en 9e position sur la liste socialiste unifiée (SFIO) pour les élections municipales de novembre 1919, conduite par Georges Laruelle, ancien conseiller. Il obtient au premier tour 502 voix sur 1518 suffrages exprimés (33,1%) pour 1537 votants et 2491 inscrits. Sur la liste socialiste maintenue, qui est battue au second tour par une liste rassemblant des radicaux dissidents et officiels ainsi que des socialistes indépendants, Mibord recueille 495 votes soit 29,2% des 1694 suffrages exprimés sur 1715 votants. La liste conduite par Henri Vel-Durand (radical dissident) emporte les 23 sièges.

En février 1920, Mibord est désigné comme membre de la commission exécutive de la section SFIO dont Flambard est toujours le secrétaire. Sans doute adhère-t-il comme l’ensemble des adhérents joinvillais au nouveau parti communiste SFIC en décembre 1920.

On retrouve Mibord en 1937 et 1938 comme président de la 33e section l’association nationale des vieux travailleurs. Créée à Saint-Etienne en juillet 1929, elle regroupe les non pensionnés, exclus des assurances sociales. Lors de son assemblée générale d’avril 1938, la section revendique une retraite définie dans une loi claire et précise, d’un montant minimum 8 000 francs par an.

Alphonse Mibord meurt le 27 septembre 1959 à Lude (Sarthe). Il était âgé de 75 ans.

Avenue Oudinot, Polangis

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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 01:01

Émile Marie Victor Guérin naît le 2 avril 1876 à Montargis (Loiret). Il est le fils d’Émelie Sophie Alexandrine Chambolle et de son mari Arthur Alcide Guérin, comptable.

Devenu employé de commerce, Guérin s’installe à Paris, rue Saint-Dominique (7e arr.), et y épouse en avril 1902 Justine Massé, employée, originaire de Chabanais (Charente). Il fait un service militaire dans les troupes coloniales, et devient officier de réserve de l'infanterie coloniale, comme lieutenant, en septembre 1908. Il est décoré en tant que chevalier dans l’ordre du Nicham-El-Anouar en mai 1913 pour avoir participé à une campagne au Tonkin (Indochine).

S’étant installé à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), Guérin est devenu chef de service aux établissements Pathé, entreprise cinématographique qui dispose d’usines à Joinville et Vincennes où il est entré en 1907.

En mai 1912, Guérin est élu conseiller municipal de Joinville au second tour sur une liste regroupant des radicaux dissidents, des socialistes SFIO et des libéraux et issue de la fusion sur une base proportionnelle des listes candidats de ces trois tendances au premier. La liste, conduite par Achille Ernest Mermet, radical dissident, qui devient maire, l’emporte face aux radicaux-socialistes officiels de l’ancien adjoint Georges Briolay. Émile Guérin figurait sans doute sur la liste des radicaux dissidents au premier tour.

Pendant la première guerre mondiale, Guérin signale par courrier qu’il n’est pas en mesure de siéger, « faisant son devoir de Français. »

En août 1914, Guérin reprend du service dans les troupes outre-mer. Il rejoint 6e régiment colonial du Maroc stationné près d’Agadir. Il est nommé à titre temporaire capitaine dans le 139e régiment territorial d'infanterie en février 1917 puis confirmé dans ce grade à titre définitif en mai 1918 et affecté au 17e bataillon de tirailleurs sénégalais.

Ne se représentant pas aux élections municipales de 1919, Guérin est chargé de tenir le bureau de vote n° 2 aux écoles de Polangis.

En décembre 1927, il obtient une médaille et une gratification de 5 000 francs pour ses 20 ans de services chez Pathé-Cinéma. En septembre 1935, Émile Guérin, qui réside avenue Henri, dans le quartier de Polangis à Joinville, s’inscrit comme expert-comptable.

Émile Guérin meurt le 1er mars 1956 à Joinville. Il était âgé de 79 ans. Il avait eu au moins un enfant, nommé également Émile Guérin, né en 1917.

Usines Pathé

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 01:01

André Lucien Blocher était le fils d’un garçon de recette et d’une couturière. Il épousa Louise Duclos en octobre 1912 à Paris (XIXe arr.). Il fut d’abord instituteur puis professeur. Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, il résida à Joinville-le-Pont au moins après la fin du conflit.

André Blocher, un des principaux orateurs de la SFIO dans la ville, figura en troisième position sur la liste socialiste lors des élections municipales à Joinville-le-Pont les 30 novembre et 7 décembre 1919. Elle fut conduite par Georges Laruelle, ancien conseiller municipal et comprenait un conseiller sortant, Henri Lacroix ainsi que Maurice Boutier. Les candidats recueillirent en moyenne 500 voix au premier tour, sur 1 660 suffrages exprimés soit 30,1 % et 502 au second, sur 1 462 suffrages soit 34,3 %. Aucun d’entre eux ne fut élu, la liste d’union républicaine et sociale d’Henri Vel-Durand (droite) remportant tous les sièges.

En décembre 1920, avec l’ensemble de la section SFIO de Joinville, il rejoignit le Parti communiste. En 1921, il donna des cours d’algèbre, de géométrie et de dessin industriel pour les jeunesses communistes de la commune. Il s’impliqua également dans l’aide aux russes en collectant des vêtements.

S’il resta manifestement proche des communistes, André Blocher se consacra à sa fonction de responsable de l’Association républicaine des anciens combattants (ARAC) mais s’afficha, à partir des années 1930, comme sans parti.En novembre 1923, il avait représenté la section de Joinville-le-Pont au Congrès national de la Ligue des droits de l’Homme.

Le 5 mai 1935, la liste du Parti communiste conduite par Robert Deloche obtint 690 voix en moyenne sur 3 046 suffrages exprimés (soit 22,7%) et la liste SFIO de Robert Derivière recueillit une moyenne de 374 voix (12,3%). Les deux formations confièrent pour le second tour, la direction d’une liste d’union à André Blocher. Elle comprenait 16 communistes et 10 socialistes. La liste reçut 1 152 voix ; elle a deux élus sur vingt-sept, Robert Deloche et Paul Rouhaud (tous deux PCF). La liste de Léon Lesestre (droite) eut 35 voix d’avance en moyenne et 25 élus. André Blocher ne fut pas élu.

Après la Seconde Guerre mondiale, André Blocher représente l’ARAC au sein du Comité local de Libération et du Comité joinvillais de la renaissance française. Il fut élu conseiller municipal le 29 avril 1945, en 18e position sur 27, sous l’étiquette de l’ARAC. Il fut réélu le 19 octobre 1947 sur la liste du maire communiste Robert Deloche, qui obtint 13 élus sur 27 ; il continua de siéger après la démission de ce dernier en 1953 et son remplacement par Amélie Trayaud. Il fut à nouveau réélu le 26 avril 1953 sur la liste du communiste Henri Bideaux. Georges Defert (RGR) devint maire. Le mandat d’André Blocher prit fin en 1959.

André Blocher mourut à Joinville-le-Pont le 8 mars 1972, à l’âge de quatre-vingt-six ans.

Ecole à Joinville

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 01:01

Pierre Guelpa – qui utilisera le prénom de Paul – naît le 22 décembre 1872 à Saint-Julien-en-Jarez, dans la Loire. Ses parents sont Marie Côte et son mari Charles Guelpa, plâtrier. Le père, est mentionné comme « disparu, sans domicile connu » en 1904.

Représentant de commerce, Paul Guelpa est domicilié à Neuilly-sur-Seine (Seine, act. Hauts-de-Seine). Il épouse en avril 1904 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) Alice Cathy et s’installe dans cette dernière commune. Ils vivent séparés en 1908, leurs deux enfants résidant avec la mère dans le quartier de Polangis ; ils divorceront en décembre 1913.

Dans sa nouvelle commune, Guelpa va jouer un rôle significatif, sur le plan politique comme dans la vie sociale. En décembre 1907, il est chargé d’une mission pour résoudre un conflit entre deux médecins, les Dr Gripon et Vallat, ce dernier conseiller municipal, rivaux pour l’obtention d’un poste de médecin scolaire.

En mai 1908, Guelpa est élu conseiller municipal sur la liste du comité radical-socialiste, conduite par le maire sortant, Eugène Voisin. Elle s’oppose à une liste du comité socialiste évolutionniste, regroupement hétéroclite de libéraux et de socialistes dissidents, ainsi qu’à une liste incomplète de socialistes SFIO ; le Dr Gripon, candidat isolé, et Provin sur la liste évolutionniste seront les seuls opposants à être élus. La liste radicale obtient 65% des suffrages exprimés, les socialistes évolutionnistes 28%, les socialistes SFIO 4,7% et le Dr Gripon 2,3%. Guelpa recueille 506 voix sur 1 319 inscrits, un niveau inférieur à celui des conseillers sortants, mais il est élu au second tour.

Au sein de l’assemblée communale, Guelpa a une place importante. Il est électeur sénatorial à plusieurs reprises, en janvier 1909 puis en mars 1912. Il s’oppose en 1909 au principal animateur radical, Louis Rey, en plaidant pour une conception plus ouverte du compte-rendu de mandat aux électeurs.

Il exerce également un rôle politique national en tant que membre, à partir de 1909, du comité exécutif du parti radical-socialiste. Il siège cette année là à la commission de l'organisation du congrès. Guelpa donne en janvier 1910 une conférence sur « l'école laïque et les évêques » au siège du parti. Il exerce cette fonction jusqu’en 1912. Il est membre de la Fédération radicale et radicale-socialiste de la Seine.

La proximité de Guelpa avec les autorités radicales explique sans doute ses décorations : les Palmes académiques comme officier d’académie en 1908, le Mérite agricole pour « divers travaux sur la sériciculture » en 1910.

À Joinville, Guelpa s’implique également dans la vie locale. Il organise des fêtes estivales en 1908, mais l’hebdomadaire radical Voix des communes estime qu’elles « n’étaient pas réussies ». Il est également président de la société athlétique de Joinville.

Guelpa décide, pour des raisons professionnelles, de quitter la France pour Bilbao (Espagne). Le dîner d'adieux organisé en mars 1912 à la Taverne Pistor à Paris est un évènement dont parlent plusieurs journaux, notamment le quotidien Le Radical. Il avait fondé avec Albert Viney et Pierre Chaffard-Lucon, fin 1910, la Société minière de Villarréal et Salinas pour l’exploitation de mines de fer en Alava.

Le départ, présenté comme définitif, va cependant être rapidement être succédé par un retour pour des raisons militaires, Guelpa étant mobilisé pendant la première guerre mondiale, tout d’abord comme adjudant au 81e régiment d’artillerie lourde. En mars 1916, il devient officier d'administration de 3e classe au sein du génie de l’armée territoriale dans l’aéronautique militaire. Il est promu dans la même arme à la 2e classe en mars 1918.

Après-guerre, Guelpa reste dans l’armée, affecté au 4e bureau du sous-secrétariat d'Etat à l'aéronautique. Il est décoré à ce titre comme chevalier de la Légion d’honneur en janvier 1919. Basculé dans la réserve en 1920, Guelpa est rayé des cadres de l’armée et admis à l’honorariat en février 1923.

Cependant, il est réintégré en juin 1929 et affecté au service général du ravitaillement en matériel d'aéronautique. Il est promu capitaine en juillet 1930 et était toujours en activité en avril 1934, âgé de 62 ans.

Paul Guelpa s’était remarié en juin 1920 avec Alice Marie Céleste Héloïse Bidault à Paris (18e arr.). La date de son décès n’est pas connue.

Bombardier Farman 1918 (Wikipédia)

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 01:01

Claude Alexandre Paillas naît le 18 mars 1845 dans le village de La Grave (Hautes-Alpes) ; il est le fils Jean Baptiste Paillas et de son épouse Catherine Juge.

En 1867, il entre dans les services des impôts, où il travaille pendant 32 ans comme receveur des finances, principalement en Seine-et-Oise (Gonesse, act. Val-d’Oise et Le Perreux, act. Val-de-Marne). En mai 1876 il épouse à Roissy-en-France (Seine-et-Oise, act. Val-d’Oise), Gabrielle Clémentine Caroline Boisseau, née en 1857.

Retraité en 1899, il démarre une activité en tant qu’agent de location de logements à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne).

Paillas est candidat aux élections municipales de mai 1904 à Joinville sur la liste conduite par le maire sortant, Eugène Voisin, qui est soutenue par le comité radical-socialiste. Elle est opposée à une liste que ce comité qualifie de réactionnaire, nationalise et cléricale emmenée par quatre conseillers sortants (Dalbavie, Raoult, Provin et Moulinet) ainsi qu’à une liste socialiste incomplète, investie par le Parti socialiste de France - Unité socialiste révolutionnaire (Lebègue, Lacroix). Les radicaux-socialistes emportent tous les sièges ; Paillas, arrivé 21e sur les 23 candidats de sa liste, recueille 494 suffrages soit 44,1% des 1119 votants pour 1363 inscrits. Il est élu au second tour.

Paillas sollicite le renouvellement de son mandat en mai 1908, toujours sur la liste conduite par Eugène Voisin, avec l’appui du comité radical-socialiste (présidé par Albert Gallas). Au second tour, il obtient 436 voix sur 1188 suffrages exprimés ; il est, avec l’adjoint Jullien,  un des deux battus de la municipalité sortante qui remporte 21 des 23 sièges. Les autres élus sont un candidat de la liste dite socialiste évolutionniste qui rassemble des personnes réputées libérales et d’anciens socialistes (Provin) et un indépendant (Dr Gripon) ; la liste incomplète socialiste SFIO ne remporte pas de siège.

Après son échec, Paillas va cependant continuer à avoir une activité au sein du parti radical-socialiste. Il prononce par exemple un discours lors du banquet offert à l’autre battu, Honoré Jullien, par les élus de la majorité et le comité radical-socialiste en juin 1908. Il fait un procès à l’un de ses opposants, Leteuil, leader du groupe socialiste évolutionniste.

Dans le domaine culturel, Paillas est président de la Fanfare municipale en 1909.

Il quitte le quartier du centre pour s’installer sur la rive gauche, avenue Oudinot, dans le quartier de Polangis. En 1915, il y corrige des jeunes qui saccageaient les fleurs d’un voisin.

Dans le journal radical local, Voix des communes, il proteste en 1916 contre l’état de la rue du Port, pourtant nécessaire selon lui pour l’approvisionnement du camp militaire de Saint-Maur.

Son fils, Alexandre Félix Paillas, sergent du génie dans la division algérienne, est blessé en juin 1915 et cité à l’ordre de la division à deux reprises en 1915 et 1916. Architecte à Joinville, il y exploite également une fabrique de pierres factices ; il est décoré de la croix de guerre et des palmes académiques.

Veuf depuis 1898, Claude Alexandre Paillas décède le 17 avril 1918 à Joinville. Il était âgé de 73 ans.

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 01:01

Suite de la biographie de Pierre Vallat.

Lors des élections municipales de mai 1904, Pierre Vallat figure sur la liste du maire sortant, Eugène Voisin, qui est soutenue par les radicaux-socialistes. Elle s’oppose à une liste, dirigée par quatre élus sortants (Dalbavie, Raoult, Provin et Moulinet) que les radicaux qualifient de nationaliste et cléricale et à une liste conduite par Henri Lacroix et Émile Lebègue membres du Parti socialiste de France - Unité socialiste révolutionnaire (PSdF-USR). La liste radicale, avec en moyenne 50,2% des suffrages exprimés obtient 15 sièges dès le premier tour et 7 au second, en concédant un à l’opposition de droite qui avait recueilli 31,9% ; les socialistes, avec 14,9%, n’ont pas d’élus. Vallat avait totalisé 420 votes sur 1 119 votants pour 1 363 inscrits, soit 37,5%.

Lors du scrutin suivant, Vallat, ne se représente pas. Par contre, son concurrent pour le poste de médecin des écoles, Gripon, se porte candidat en tant qu’indépendant et sera élu. Toujours adhérent du comité républicain radical-socialiste, il préside en février 1911 une réunion de compte-rendu de mandat du conseil municipal, particulièrement agitée puisqu’elle se situe dans un moment où une part importante du conseil municipal a démissionné et conteste la gestion municipale.

Toujours au sein du comité radical, Vallat plaide en avril 1911 en faveur de la Société de l’allaitement maternel. Il prend en 1912 la présidence de la mutualité scolaire après la démission de J. Breton, en conflit avec le nouveau maire, Ernest Mermet.

Au cours de la première guerre mondiale, Vallat, comme deux autres docteurs de la commune, est dans une ambulance sur le front comme aide-major dans le 38e régiment d’infanterie territorial. Son ordonnance, un militant socialiste joinvillais, Antoine Duranthon, publie dans la presse locale deux chansons qui lui sont dédiées, la première intitulée « Ah, quel fourbi ! » Il est cité à l’ordre du régiment en juin 1915. Promu en février 1917, il est blessé au début 1918, il est cité à l’ordre de la division et décoré de la croix de guerre.

Après-guerre, Vallat devient, avec son collègue le docteur Giroux, médecin conseil des réformés et mutilés au moment de la constitution de la section de Joinville-le-Pont en janvier 1919.

Le Dr Vallat continue de suivre la situation des écoles, s’adressant au conseil municipal en avril 1923 pour demander la réfection des cours d’école, proposant leur bitumage. Il s’émeut, en août 1925 lors de l’assemblée générale de la Caisse des écoles communale que des élus ne paient pas leur cotisation. Il est également en 1926 le médecin du bureau de bienfaisance. La même année, il participe au conseil d'administration du comité de Saint-Maur, Joinville, Créteil de la Société française de secours aux blessés militaires (Croix-Rouge).

Si Vallat continue d’exercer de nombreuses activités publiques à Joinville jusqu’en 1932, notamment dans le domaine scolaire, il s’installe à Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne) où il réside et exerce en 1928.

C’est dans cette ville qu’il se marie en mars 1932 avec Lucienne Marie Louise Valez ; il a alors 59 ans.

Pierre Vallat meurt le 27 février 1960 à Moret-sur-Loing (Seine-et-Marne). Outre la croix de guerre, il était décoré des palmes académiques comme officier de l’instruction publique et de la médaille de bronze de l’Assistance publique.

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 01:01

Suite de la biographie d'André Flambard.

En juin 1912, André Flambard est désigné comme membre adjoint de la commission exécutive dont Grandhomme est le secrétaire. Il devient, en janvier 1913, membre de ladite commission et délégué à l'Union cantonale des sections SFIO. Il est élu, en mai la même année, secrétaire.

La Fédération de la Seine de la SFIO fait de Flambard une de ses « Hommes de confiance », aux côtés de deux autres Joinvillais, Lebègue et Duranthon. Ils ont, selon L’Humanité, à « veiller énergiquement à ce qu'aucun incident ne puisse dégénérer et donner naissance à quelque intervention extérieure que ce soit. Ils veilleront particulièrement à ce qu'aucun geste, aucune parole injurieuse ne puisse servir de prétexte ou de provocation à une intervention policière ». Il est ainsi amené à siéger, en février 1914, au sein d’une commission d'arbitrage amenée à trancher un conflit dans la section de Franconville (Seine-et-Oise).

Au cours de la première guerre mondiale, Flambard est blessé le 22 septembre 1914 par une balle qui est entrée au-dessous du nombril et est sortie par la cuisse. En traitement à Lyon, il repart au front au nord d’Arras en juin 1915. Il est probablement démobilisé en 1916.

En août 1916, Flambard est désigné comme secrétaire provisoire de la section SFIO de Joinville, qui était en sommeil. Il n’est pas candidat lors des élections municipales de 1919, mais est confirmé dans la fonction de secrétaire en février 1920. Il rejoint le nouveau parti communiste, la section de Joinville se prononçant à l’unanimité en faveur de l’adhésion à la 3e internationale.

Remplacé en février 1921 en tant que secrétaire par Maurice Boutier, Flambard siège en septembre dans la commission fédérale Solidarité et conflit. Il participe à plusieurs souscriptions diffusées par L’Humanité, comme en janvier 1921 « pour le développement du Parti socialiste SFIC » ou en octobre 1923 « pour nos deux camarades allemands. »

En juin 1924, André Flambard est nommé employé principal de 2e classe à la Compagnie des chemins de fer du Nord (Traction). Son fils Georges Flambard sera, très jeune, militant des jeunesses socialiste puis communiste.

Se présentant en mai 1925 sur la liste du Bloc Ouvrier et Paysan (communiste) lors des élections municipales de Saint-Maur-des-Fossés, dirigée par Gaston Muller, André Flambard, qui figure en 6e position, obtient 1 976 suffrages, soit exactement la moyenne de la liste, qui recueille 20,6% des suffrages exprimés et arrive en troisième place, derrière l’Union nationale (droite) du maire, Auguste Marin, et le cartel des gauches de Salomon Hirsch (radical-socialiste). Elle n’a pas d’élu.

André Flambard meurt le 12 janvier 1929 à Créteil (Seine, act. Val-de-Marne), âgé de 47 ans. Son fils Georges sera, très jeune, militant des jeunesses socialistes puis communistes.

Fin

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 01:01

Antoine Duranthon naît le 15 mai 1877 à Saint-Médard (Creuse, act. Saint-Médard-La-Rochette), dans le village de Courbarioux. Il est le fils de Marguerite Dufour et de son époux Jean Duranthon. Son père est alors mineur. Selon la généalogie familiale, il sera ensuite mineur, chef de poste, sous-ingénieur d'usine, chimiste puis chauffeur.

Installé à Paris (14e arr.) en 1897, Antoine Duranthon est brodeur ; on lui connaît au moins huit adresses en dix ans, principalement dans les arrondissements centraux (1er et 3e), mais également dans le 18e. Il épouse en avril 1903 à Paris (3e arr.) Suzanne Jeanne Combe. Ils résident à partir de 1907 dans le quartier de Palissy à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne).

En janvier 1913, Duranthon devient membre de la commission exécutive de la section socialiste SFIO de Joinville et en est le délégué à l'Union cantonale de Saint-Maur. En mai de la même année, il est élu membre du bureau en tant que trésorier. Il est renouvelé dans cette fonction en juin 1914. En février 1914, il est désigné comme électeur sénatorial par le conseil municipal où les socialistes ont huit élus.

Pendant la guerre, Duranthon est mobilisé en tant qu’ordonnance du Dr Pierre Vallat, une personnalité radicale-socialiste de Joinville. Il adresse plusieurs lettres témoignant de son activité militaire à un hebdomadaire radical-socialiste local, Voix des communes. En 1915, il expédie une chanson intitulée Ah, quel fourbi ! L’année suivante, il écrit de Verdun.

Mi-janvier 1917, il est affecté à différentes usines d’armement : d’abord Michaux et Dupuy, à Asnières (Seine, act. Hauts-de-Seine) puis en février la société de constructions navales de La Ciotat (Bouches-du-Rhône) ; enfin en septembre aux établissements Marescaux, rue de la Roquette à Paris. Il y est encore à sa démobilisation en janvier 1919.

En décembre 1919, Duranthon, qui est à ce moment serrurier, est candidat en septième position sur la liste socialiste unifiée (SFIO), conduite par Georges Laruelle ; elle recueille 30% des voix au premier tour et 34% au second, sans obtenir d’élus.

L’année suivante, en février 1920, il est de nouveau trésorier dans le bureau de la section SFIO, dont André Flambard est le secrétaire. Il recueille plusieurs souscriptions en faveur de grévistes entre 1920 et 1922. Comme l’ensemble des adhérents de la section SFIO de Joinville, Duranthon rallie le nouveau parti communiste. Il est redevenu brodeur en 1921 et réside toujours dans la commune en 1923. Entre 1926 et 1931, il vit dans la ville voisine de Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne), rue Auguste-Gross et n’y est pas recensé en 1936.

Peut-être est-ce lui le Duranthon qui participe en février 1936 à une souscription pour le quotidien communiste L’Humanité.

Toujours brodeur, Antoine Duranthon habite avec son épouse en 1936 avenue Mozart, à Tremblay-en-France (Seine-et-Oise, act. Seine-Saint-Denis). Il meurt le 31 décembre 1951 à Montfermeil (Seine-et-Oise, act. Seine-Saint-Denis) où il était hospitalisé. Il résidait toujours à Tremblay. Il était âgé de 74 ans et père de six enfants.

 

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 01:01

André Louis Wierzbolowiez est le fils de Jean André Wierzbolowiez, mécanicien, ancien lutteur devenu forain, et de son épouse Marie Eugénie Lachenal, perleuse. Il naît le 16 août 1893 à Paris (20e arr.). Il est confié à sa grand-mère par ses parents.

Wierzbolowiez effectue probablement à partir de 1913 son service militaire puis la première guerre mondiale dans la marine, ce qui l’amène à passer par exemple le détroit de Magellan.

Il épouse à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) Anne Marguerite Cotrone en septembre 1917. Il s’installe après-guerre dans la commune.

Présenté comme autodidacte, Wierzbolowiez est d’abord dessinateur industriel. Il devient libraire vers 1918 et, dans les années vingt, il est le gérant de la librairie du journal, devenu communiste, L’Humanité, située à Paris au 120, rue Lafayette, où il est connu sous le pseudonyme « André ».

André Wierzbolowiez se présente sur la liste du syndicat Cgtu, proche des communistes, aux élections prud’homales du 13 novembre 1932 dans la huitième catégorie de la section commerce, s’identifiant comme « employé de librairie ». Il recueille 14 voix sur 275 suffrages exprimés soit 5%, loin derrière le candidat de la Cgt qui en a 34 et surtout celui de la Cftc (catholique), élu avec 227 votes.

Lors des élections municipales des 5 et 12 mai 1929, Wierzbolowiez est candidat en 8e position sur la liste du Bloc ouvrier et paysan (BOP, communiste) aux élections municipales à Joinville-le-Pont. La liste est conduite par le futur député de Seine-et-Marne Roger Bénenson. Elle obtient en moyenne 391 voix au premier tour, soit 18,4 % des suffrages exprimés. Au second tour, elle se maintient contre la liste du cartel des gauches, conduite par le radical Georges Briolay, qui comprend des socialistes SFIO. La liste BOP recueille 278 voix en moyenne (12,5 %). La liste radicale et socialiste remporte 22 sièges, contre 5 à une liste de droite ; les communistes n’ont pas d’élus.

Au cours d’un scrutin municipal partiel à Joinville en octobre 1934, provoqué par la vacance de 10 sièges sur 27, Wierzbolowiez est annoncé comme devant conduire la liste communiste. Cependant, il est exclu du Parti communiste en raison de son opposition à la politique d’alliance avec les socialistes et il sera remplacé par Robert Laforest en tête de liste.

André Wierzbolowiez avait dû quitter son emploi de libraire, sans doute dès 1933, du fait de ses divergences, et il se met à la recherche d’un emploi.

Il est recruté par Jean Fréville, probablement en 1935, avec lequel il va collaborer à l’écriture de plusieurs ouvrages. Jean Fréville est le pseudonyme d'Eugène Schkaff (1895-1971), né à Kharkov (Ukraine), collaborateur de Maurice Thorez. Selon les historiens Paul Boulland, Claude Pennetier et Rossana Vaccaro, André Wierzbolowiez aurait fourni les matériaux de Pain de brique, premier roman de Fréville, consacré à des grèves de 1936 et publié en 1937, ainsi que de Port-Famine, dans lequel un autre historien, Philippe Robrieux, considère que Wierzbolowiez utilise ses souvenirs de marin passé par le détroit de Magellan.

Jean Fréville lui aurait demandé, en 1935, de l’aider à rédiger la biographie du secrétaire général du parti communiste que Maurice Thorez fit publier en 1937 aux Éditions sociales internationales sous le titre Fils du peuple. Selon Philippe Robrieux, Wierzbolowiez serait le véritable auteur de la biographie. Cependant, l’écrivain socialiste Victor Fay relativise le rôle son rôle, estimant que « Maurice Thorez donnait des indications, les lignes directrices, racontait des anecdotes, des faits marquants. Fréville prenait des notes détaillées, rédigeait le texte, puis le confiait à taper à André Wierzbolowiez, l’ancien libraire du Parti, devenu son secrétaire. »

Pour Louis Robert et Danielle Tartakowsky, Wierzbolowiez est le rédacteur probable de l’acrostiche désignant Fréville comme l’auteur de Fils du peuple au prétexte d’une pseudo-description du territoire natal de Thorez après la première guerre mondiale : « ...ferrailles rongées et verdies, informes lacis, larges entonnoirs aux escarpements crayeux, ravinés, immenses, tranchées creusées en labyrinthes, infranchissables vallonnements ravagés, embroussaillés ». Les initiales de chaque mot donnent : « Fréville a écrit ce livre » ; le passage disparaît dans les éditions ultérieures.

Si Wierzbolowiez n’a plus d’activité publique connue après son exclusion du Pcf, il semble s’intéresser toujours à l’évolution du communisme. Il reprend ainsi contact avec André Marty, quand ce dernier est lui-même exclu en juin 1953, s’adressant à lui en tant qu’ancien marin, et lui faisant grief dans une lettre privée d’avoir « une mentalité quelque peu fayot. »

André Wierzbolowiez, qui résidait peut-être toujours à Joinville, décède à Créteil (Val-de-Marne) le 30 décembre 1980, à l’âge de 87 ans. Son fils André fut champion de Paris junior en football de 1935 à 1937 et joua avec les équipes du CA Paris et du FC Perreux.

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