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16 novembre 2017 4 16 /11 /novembre /2017 00:01

Début de la biographie de Joannès Allardet.

Joannès Francisque Allardet naît le 21 décembre 1864 à Lyon (1er arr.). Il est le fils de Jeanne Marie Dietze, modiste, et de Jacques Claude Allardet, dessinateur. Lui-même fait un apprentissage en tant que dessinateur. Devenu employé de chemin de fer, il s’installe rue de Cléry à Paris (2e arr.) avec son père et épouse en avril 1891 Marie Anne Le Cloirec, couturière.

Après son mariage, Allardet va exercer l’activité de placier. Suite à la naissance à Paris de leurs trois filles, la famille s’installe rue des Tilleuls dans le quartier du Plant à Champigny-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne) où naît leur fils en 1899. Allardet est devenu représentant de commerce.

Peut-être est-ce lui le « J. Allardet, ex-sous-officier au 1er zouaves, médaillé du Tonkin » qui signe deux protestations dans le cadre de l’affaire Dreyfus : en janvier 1898 « pour maintenir les garanties légales des citoyens contre tout arbitraire » ; en novembre de la même année, contre les poursuites et les persécutions qui frappent le colonel Picquart, « l'héroïque artisan de la révision, à l'heure où celle-ci s'accomplit. »

La première intervention politique certaine d’Allardet est son rôle de secrétaire dans une réunion électorale de 800 personnes à Champigny, en mai 1902, en soutien au radical Maujan contre la candidature nationaliste de M. Fatoux. Parmi les orateurs, on compte Henri Martinet, de la Fédération socialiste révolutionnaire de la Seine. En juillet de la même année, Allardet et Martinet sont candidats pour faire partie de la délégation de ladite Fédération au comité interfédéral du Parti socialiste français. À partir de septembre, Allardet signe ses interventions en tant que secrétaire de l’Union socialiste révolutionnaire de Champigny. Il envoie ainsi une adresse républicaine au ministère Combes, après ses actes contre les congrégations religieuses, l'engageant « à poursuivre sa marche vers l'idéal de tous les citoyens épris du vrai esprit de liberté ». Le même mois, il annonce que son groupe va organiser « des causeries mensuelles sur des sujets d’économie politique, et sociale pour développer sa propagande et contribuer à l’éducation démocratique dans la commune. »

En 1903, Allardet participe aux travaux de la section campinoise de la Ligue des droits de l’Homme, dont Breuillé est le secrétaire. Il fait voter en janvier deux ordres du jour, le premier « en faveur des monopoles assurant à l'État des ressources nécessaires pour les œuvres de solidarité » et le second de félicitation à Jaurès; Caillaux, et d'Estournelles de Constant « pour leurs discours en faveur de la paix et de l'arbitrage ». Il anime en février une réunion commune avec les sections de Saint-Maur, Joinville, Le Perreux, Bry, Créteil, Charenton et Chennevières réclamant « une ré/orme de l'enseignement permettant, de réaliser l'unité d'instruction », contre « la concentration de la richesse dans tes mains de quelques-uns au préjudice du travail » et pour la suppression des conseils de guerre.

Toujours avec la Ligue des droits de l’Homme, Allardet prend l’initiative en juillet 1903 de la distribution de prix du 14 Juillet aux enfants des écoles communales qui avaient obtenu les premières places dans un concours de rédaction.

À suivre.

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14 novembre 2017 2 14 /11 /novembre /2017 00:01

Suite de la biographie d’Henri Martinet

Participant au débat sur le devenir du socialisme français, Henri Martinet signe une tribune dans le cadre de la préparation du congrès le 3 février 1920 dans L’Humanité, intitulée Pour l'Internationale du socialisme révolutionnaire. Il se démarque à la fois de ceux déjà adhérents aux thèses de Moscou comme des socialistes réformistes mais, se qualifiant de socialiste-révolutionnaire, il assure que « L'heure est venue pour les disciples de Karl Marx de constituer la IIIe Internationale ». Mais, déclare-t-il, « il ne s’agit pas d'adhérer à la IIIe Internationale comme une recrue qui vient dans un groupe ». À la fin du mois d’octobre 1920, Henri Martinet rompit avec le comité pour la reconstruction de la IIe Internationale et donna son soutien à la motion pour l’adhésion immédiate à la IIIe. Son ralliement facilita l’adhésion de la section de Champigny au Parti communiste, qui se fit à l’unanimité moins cinq voix au lendemain du congrès de Tours (décembre 1920). Martinet fut le secrétaire de la nouvelle section, secondé par Martin* (secrétaire adjoint), Deutch* (trésorier) et Armand Gandon* (trésorier adjoint). Les effectifs qui étaient passés de 75 cotisants en décembre 1919 à 130 au premier semestre, tombèrent à 44 pour l’année 1921.

Un meeting est organisé en mai 1923 à Joinville par un cartel d’organisations de cette commune et de Champigny (anciens combattants de l’ARAC, Ligue des droits de l’Homme, libre-pensée, parti socialiste communiste). Martinet vient y apporter la controverse à Gaillot, ancien élu socialiste de 1912 à Champigny, qui avait rejoint la formation dissidente refusant les décisions du 4e congrès mondial de l’Internationale communiste, qui donnent l’ordre de quitter la franc-maçonnerie et la Ligue des droits de l’Homme avant le 31 décembre 1922.

À l’occasion du scrutin municipal de mai 1925 Martinet est à la tête de la liste communiste qui recueille en moyenne 779 voix sur 3 507 suffrages exprimés (22,2%) pour 4 154 inscrits. Elle se retire au second tour tandis que les socialistes de Joannès Allardet qui avaient eu 817 votes en moyenne (23,3%) rejoignent les radicaux-socialistes, et l’emportent face à la droite de l’Union républicaine nationale. Eugène Auguste Courel, socialiste, est élu maire.

Quatre ans plus tard, en mai 1929, Martinet dirige toujours la liste communiste, qui est en troisième position derrière la liste du cartel socialiste-radical de Courel (41,9%) et de la droite (26%). Les communistes obtiennent 950 voix en moyenne (21,6%), Martinet arrivant en tête avec 965 votes pour 4 395 votants sur 5 929 inscrits. Une liste de concentration socialiste avec des dissidents communistes (Gaillot, Edmond Neumann) recueille 4%.

Au second tour, Martinet maintient la liste communiste, mais avec 695 votes en moyenne (21,7%), elle n’a pas d’élu, tandis que les socialistes de Courel emportent les 27 sièges avec 62,6% des suffrages exprimés.

Henri Martinet meurt le 12 mai 1932 à Champigny. Il était âgé de 66 ans. Il avait deux enfants.

Fin.

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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 00:01

Suite de la biographie d’Henri Martinet

À l’occasion des élections municipales de mai 1908 à Champigny, Henri Martinet est élu au second tour, comme toute la liste de concentration républicaine et socialiste, qui comprend 15 radicaux-socialistes et 8 socialistes. Parmi les nouveaux élus, qui rejoignent Albert Thomas, seul socialiste sortant dans le conseil, il y a également Joannès Allardet ; tous les trois sont désignés comme délégués sénatoriaux en décembre 1908. Thésée Paul Émile Pouillet, radical, est réélu maire.

Au sein du conseil municipal, Martinet plaide en particulier pour l’amélioration des conditions de transport, remettant en novembre une pétition au conseil général sur les lignes de tramways de l'Est-Parisien. Il propose un projet de régie directe des marchés d’approvisionnement. En 1909, il participe activement à la campagne d’Albert Thomas, qui sera élu député dans une élection législative partielle. Martinet devient en 1912 trésorier de la section SFIO de Champigny, dont Martin est secrétaire.

Réélu lors de l’élection municipale de mai 1912, il siège au côté d’Albert Thomas, qui devient maire tout en restant député, et s’occupe notamment de la Caisse des écoles et des marchés. Martinet est candidat à l’élection cantonale Nogent, canton auquel Champigny est rattaché depuis la scission de l’ancien canton de Charenton. Il fait campagne avec l’appui d’Albert Thomas ainsi que de Marcel Cachin. Malgré la présence de deux autres radicaux, Martinet est battu dès le premier tour par Brisson, radical. Il recueille 1 023 voix sur 5 971 votants, soit 17,1% ; il y avait 10 778 inscrits.

Pendant la première guerre mondiale, Martinet est mobilisé dans l’armée territoriale et reste, au moins en 1914, en région parisienne. Il participe en novembre de cette année à une réunion du comité de vigilance du canton de Nogent, structure, basée au Perreux-sur-Marne, qui supplée, au moins jusque la mi-1916, aux instances régulières de la SFIO. Promu à titre temporaire lieutenant dans le 1er régiment du génie en mars 1918, il sera confirmé dans ce grade, dans la réserve, en juin 1922.

Lors du scrutin qui suit le conflit, Martinet conduit la liste socialiste unifiée, Albert Thomas, ancien ministre, ayant quitté cette fonction en août 1919 pour devenir ensuite le premier directeur du Bureau international du travail (BIT). Au premier tour, les socialistes unifiés recueillent en moyenne 907 voix sur 2 606 suffrages exprimés (34,8%) ; au second tour, ils ont 923 voix en moyenne sur 1 885 suffrages exprimés (49,0%) et ont cinq élus, le Bloc républicain emportant les 22 autres sièges. Martinet, avec 991 votes, arrive en seconde position (52,5%). Henri Dumont est élu maire. Martinet intervient en juillet 1920 à la conférence des élus municipaux socialistes à Boulogne-Billancourt.  

À suivre.

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8 novembre 2017 3 08 /11 /novembre /2017 00:01

Henri François Louis Martinet naît le 4 juillet 1865 à Paris (1er arr.). Il est le fils d’Anne Siblot, couturière et de son époux Pierre Louis Martinet, garçon de salle.

Après un service militaire à la fin des années 1880 dans l’infanterie, il est promu officier, sous-lieutenant de réserve.

Menuisier, résidant 53bis, bd St Germain à Paris (5e arr.), Henri Martinet se marie en octobre 1895 à Champigny-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne) avec Eulalie Jeanne Burgalat. Un des témoins du mariage est Prudent-Dervillers, maitre tailleur, fondateur du Parti ouvrier socialiste révolutionnaire, conseiller municipal de Paris en 1889 et député de la Seine depuis 1893. Les époux vont d’abord vivre à Champigny, 68, avenue des Deux-Communes, puis à partir de 1899, 8, rue du Pont à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Son épouse est marchande de poissons.

Il s’engage publiquement en politique auprès de l’extrême-gauche, avec le  groupe socialiste internationaliste du parti ouvrier socialiste-révolutionnaire (POSR) dans la 2e circonscription législative de l’arrondissement Sceaux (Seine) dès février 1898 et dans la structure locale du POSR, l’Union socialiste révolutionnaire de Champigny et Joinville dont il est secrétaire en 1899. Il est délégué au congrès de la salle Wagram de la Fédération des travailleurs socialistes de France de 1900, par son groupe et par l’union syndicale des ouvriers menuisiers du département de la Seine.

Le 26 avril 1900, le comité électoral socialiste-révolutionnaire de Joinville tient une réunion pour l’élaboration d'une liste de candidats lors des élections municipales de mai ; Martinet y participe peut-être. Lors du scrutin, les 23 candidats de la liste du maire radical-socialiste Eugène Voisin sont élus ou réélus.

En novembre 1900, en tant que secrétaire de l’Union socialiste révolutionnaire de Champigny-sur-Marne, adhérente à la Fédération socialiste révolutionnaire internationaliste de la 2e circonscription de Sceaux, Martinet appelle les groupements qui en faisaient partie à rejoindre la Fédération socialiste révolutionnaire de la Seine, fondée le 1er avril 1900. Il devient le secrétaire de la section de la 2e circonscription de Sceaux de la nouvelle entité et préside, en décembre, une réunion plénière extraordinaire. Désigné en mars 1901 comme suppléant de Jean Longuet au comité général du Parti socialiste, où il représente la FTSF, Martinet est un des orateurs de la formation dans les réunions publiques de Champigny, Saint-Maur, Créteil, Le Perreux ou Joinville notamment. Martinet représenta la FTSF au congrès du PSF à Tours (1902).

A suivre.

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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 01:01

Henri Alexandre Émile Graillat naît le 21 juillet 1881 à Paris (12e arr.). Il est le fils de Marie Joséphine Tourot, deuxième épouse de Laurent Vincent Graillat, tonnelier, communard, militant socialiste-révolutionnaire et conseiller municipal de Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne).

Résidant à Bois-Colombes (Seine, act. Hauts-de-Seine) Il épouse en juillet 1905 à Montreuil (Seine, act. Seine-Saint-Denis) Louise Desouche. Il vit à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), avenue du Bac. Comptable, Émile Graillat va exercer dans la grande distribution. Il est chef comptable à la Samaritaine (Paris) en 1911.

À l’instar de son père, Émile Graillat va s’engager en politique. En avril 1902, il accompagne à Champigny Renier, candidat du Parti ouvrier socialiste révolutionnaire à l’élection législative, dans une réunion où il porte la contradiction au candidat conservateur de la Patrie française.

Il est possible qu’il ait été candidat aux élections municipales de 1912 à Joinville, mais il n’est pas élu ; la liste socialiste SFIO fusionne au second tour avec une liste libérale et une liste radicale dissidente, et la liste unifiée remporte le scrutin face aux radicaux-socialistes officiels. Il y a sept élus socialistes (Georges Laruelle, Émile Lebègue, André Flambard, Julien Périn, Henri Lacroix, Petit, Georges Scornet). Après ce succès, le bureau de la section locale est renouvelé en juin et confié aux non-élus, avec Fernand Grandhomme comme secrétaire. Graillat est membre de la commission de contrôle. En janvier 1913, Émile Graillat devient secrétaire de la section de Joinville en remplacement de Grandhomme (qui devient trésorier), et est également délégué à l’Union des sections de la 2e circonscription de Sceaux. Il quitte cette fonction en mai de la même année, Alphonse Mibord étant élu à sa place.

Mobilisé pendant la guerre, Graillat est sous-officier et reçoit en janvier 1919 une citation pour son comportement ; il est décoré de la croix de guerre. La presse radicale assure qu’il fut bon soldat, a fait toute la campagne, et est revenu à peu près indemne.

Il rejoint après-guerre Paris-France, société qui exploite la chaîne des magasins de nouveautés Aux Dames de France où il travaille en 1921. Il y est trésorier et secrétaire de l’Association mutuelle de retraites de la société.

Lors des élections municipales de novembre 1919, comme plusieurs anciens socialistes SFIO (Périn) se présente sur la liste conduite la Henri Vel-Durand (radical dissident) qui comprend également les radicaux officiels. Il a l’étiquette de socialiste indépendant, face à la liste de gauche officielle conduite par Laruelle (SFIO) et à une liste libérale (Beauvais). La liste d’union républicaine et sociale est élue intégralement au second tour, face aux seuls socialistes. Graillat obtient au 1er tour  760 voix sur 1 694 suffrages exprimés (44,8%) pour 1 715 votants et 2 491 inscrits. Il est élu au second tour avec 964 voix sur 1 518 suffrages exprimés (63,5%) pour 1 537 votants.

En décembre 1922, trois tribunes anonymes mettent en cause sa famille dans le journal radical Voix des communes. Sa fille Simonne est critiquée pour être « entrée à la mairie par surprise » et pris la « place d’une veuve de guerre ». Son épouse Louise est attaquée : « Mme Graillat dirige la cantine des écoles de Polangis, elle emportait sa petite cantine garnie ; elle semble commander le conseil municipal, défiante, autoritaire, colporte partout que son mari sera bientôt maire de Joinville. »

En mars 1923, Graillat prend part à la formation d’une section de la Ligue de la République à Joinville ; elle est présidée par René Caperon, socialiste indépendant, et rassemble également des radicaux-socialistes et des socialistes proches de la SFIO (mais la section n’est pas encore reconstituée, après le passage de la totalité des adhérents au Pcf en 1920). Graillat est délégué au comité central.

Après les élections municipales de 1925, qui ont vu la défaite du cartel des gauches dans la commune, Henri Graillat rejoint de nouveau la SFIO et souscrit à plusieurs reprises en 1928 à des souscriptions pour le parti lancées par le quotidien Le Populaire.

Président de l’Amicale des anciens élèves de l’école de Saint-Maur, Émile Graillat est trésorier de la caisse des écoles de Joinville depuis au moins 1922. Récompensé en 1921 et 1924 pour son activité de mutualiste, honoré pour son poste de chef de service à Paris-France en 1936, il est décoré des palmes académiques pour son rôle à la caisse des écoles (officier d’académie en 1922, officier de l’instruction publique en 1940).

Émile Graillat meurt accidentellement à 59 ans le 26 août 1940 à Nogent-sur-Marne où il est renversé à bicyclette au carrefour de Beauté par une voiture. Peut-être du fait de ses antécédents militaires, le nom d’Henri Graillat figure sur le monument aux morts de Joinville au titre de la guerre 1939-1945. Il résidait avenue du Bac à Joinville.

Son fils, René Graillat, engagé dans l’action sociale professionnelle, sera membre de la délégation spéciale chargée d'administrer provisoirement la commune de Champigny-sur-Marne à la Libération en 1944 où il fait donc fonction de conseiller municipal.

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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 01:01

Fernand Ernest Grandhomme, naît le 21 mai 1887 à La Ferté-Gaucher, Seine-et-Marne. Il est le fils d’Adèle Ernestine Paré, couturière, et de son époux Désiré Louis Eugène Grandhomme, fruitier puis employé à la compagnie des chemins de fer de l’Est.

Après la mort du père en mars 1897, sa mère, son frère ainé Paul et sa jeune sœur Yvonne viennent vivre à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) dans le quartier de Palissy.

Fernand Grandhomme fait deux ans de service militaire entre octobre 1908 et octobre 1910, d’abord dans le 1er bataillon d’ouvriers d’artillerie puis au 12e régiment d’artillerie. Il est ensuite typographe et dessinateur à l’imprimerie J. Kossuth à Paris (10e arr.), rue Albouy (act. rue Lucien-Sampaix), spécialisée dans les affiches et documents pour les entreprises.

Fernand Grandhomme est sans doute le Grandhomme qui va jouer un rôle significatif dans la vie de la section socialiste SFIO de Joinville-le-Pont ; son frère Paul, également Joinvillais, est absent une partie des années 1911-1912 et ne semble donc pas avoir pu jouer ce rôle.

Grandhomme est un des membres de la Ligue de défense économique, constituée par André Flambard avec plusieurs autres socialistes (Laruelle, Petit et Ricard), qui réclame, dans une lettre à la municipalité et au cours d’une entrevue en décembre 1911 l’étude de boucheries et boulangeries municipales ; le journal radical Voix des communes prétend qu’au cours du rendez-vous, les ligueurs auraient traité les commerçants de « voleurs », mais ils protestent.

Grandhomme est candidat sur la liste socialiste SFIO pour les élections municipales de mai 1912 à Joinville. Au second tour, la liste fusionne avec les radicaux dissidents d’Ernest Mermet et les libéraux de Beauvais. La liste fusionnée l’emporte au second tour face aux radicaux-socialistes sortants, avec 10 radicaux dissidents, 7 socialistes et 6 libéraux. Grandhomme ne figurait pas parmi les candidats du second tour, les élus socialistes étant Georges Laruelle, Émile Lebègue, André Flambard, Julien Périn, Henri Lacroix, Petit et Georges Scornet.

Il est désigné en juin 1912 secrétaire de la section SFIO de Joinville. Il cède ce poste en janvier 1913 à Émile Graillat mais reste secrétaire adjoint. Il exerce toujours cette fonction en mai 1913, quand Alphonse Mibord devient le nouveau secrétaire ; il est également membre correspondant du quotidien socialiste L’Humanité. Grandhomme ne figure plus dans le nouveau bureau, constitué en juin 1914 avec Carrouet comme secrétaire.

Mobilisé pendant la première guerre mondiale, il est versé dans le service auxiliaire en décembre 1914 du fait de problèmes de santé. Il reprendra un service militaire actif en septembre 1917, étant reconnu apte à faire campagne. Promu brigadier en juin 1918 puis maréchal des logis en novembre de la même année, il est démobilisé en juin 1919. Les soucis de santé lui valent une pension permanente partielle en juillet 1921, puis une autre, temporaire, en juin 1923.

Marié en septembre 1919 à Orléans, où avait été basée son unité, avec Yvette Jeanne Paule Chauveau, Fernand Grandhomme reprend son métier d’imprimeur. Il vit à Joinville dans le quartier de Polangis, d’abord avenue Henri, dans la maison voisine de celle de son frère, puis avenue  Marie-Rose.

Sa première épouse étant décédée en décembre 1924, Fernand Grandhomme, qui réside toujours à Joinville, se remarie en avril 1929 à Asnières (Seine, act. Hauts-de-Seine) avec Odette Amélie Clabbeeck. Ils résident encore à Joinville, avenue Marie-Rose, en compagnie de la sœur de Fernand jusqu’en 1936.

Les Grandhomme s’installent ensuite dans le village de La Sansonnière à Thouarcé dans le Maine-et-Loire (act. commune déléguée de Bellevigne-en-Layon) où Fernand est cultivateur. Il est victime, en novembre 1943, du vol de son vélo selon Le Petit Courrier, quotidien local.

Fernand Grandhomme meurt le 3 novembre 1952 à Thouarcé. Il était âgé de 65 ans. Sa seconde femme décède au même endroit en mars 1990.

Vue de Joinville-le-Pont

La Marne en 1919 (inondation)

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 01:01

Paul Eugène Grandhomme naît le 22 juillet 1884 à La Ferté-Gaucher, Seine-et-Marne. Il est le fils d’Adèle Ernestine Paré, couturière, et de son époux Désiré Louis Eugène Grandhomme, fruitier puis employé à la compagnie des chemins de fer de l’Est.

Après la mort du père en mars 1897, Paul Grandhomme fait un service militaire raccourci à un an en 1905-1906 en tant que fils aîné de veuve. La famille s’installe en 1910 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où elle vit route de Brie (act. avenue Galliéni, quartier de Palissy). Paul est d’abord armurier puis ouvrier mécanicien.

Suite à son mariage en juillet 1911 à La Ferté-Gaucher avec Camille Léontine Jarry, veuve de Paul Témoin et mère de deux enfants, Paul Grandhomme s’installe à Gennevilliers, avenue des Grésillons. La famille vient à Joinville à l’automne 1912.

Rappelé à l’armée lors de la première guerre mondiale, il effectue un service actif en campagne contre l’Allemagne du 2 août 1914 au 2 novembre 1915. Il est ensuite affecté à diverses usines travaillant pour l’armée : Automobiles Delaunay-Belleville à Saint-Denis, serrurerie Durande à Joinville, forges T. Schamm à Champigny, usine Cotteneille, rue Félicien-David à Paris (16e arr.). Il retrouve le service au sein du 23e régiment d’infanterie coloniale en novembre 1917 et est démobilisé fin mars 1919.

Vivant de nouveau à Joinville avec son épouse et ses enfants adoptifs, Grandhomme s’installe dans le quartier de Polangis, avenue Joseph-Jougla. Il est artisan serrurier et se voit confier l’entretien des bâtiments communaux de Joinville-le-Pont dans cette matière par adjudication en février 1927.

Au 3e concours agricole de Joinville, place de Verdun en septembre 1926, Grandhomme (peut-être Paul) gagne un prix pour un couple de pigeons carnot.

Paul Grandhomme meurt le 29 octobre 1932 à Joinville. Il était âgé de 48 ans.

Son frère, Fernand Grandhomme, est probablement un des principaux responsables socialistes de Joinville-le-Pont juste avant la première guerre mondiale, désigné comme Grandhomme (sans mention du prénom) dans les sources disponibles. L’absence de Paul de la commune pendant une partie de cette période rend improbable qu’il ait pu jouer ce rôle.

Vue de Polangis

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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 01:01

Francis Louis Albert Maeder naît le 11 août 1879 à Paris (18e arr.). Il prend le nom de Carrouet (parfois orthographié Carrouët) après le mariage en mai 1882 de ses parents Marie Françoise Maeder, domestique, et Jacques Louis Carrouet, maître d’hôtel.

En août 1903, il épouse à Paris (10e arr.) Jeanne Élise Charlotte Maroche avec laquelle il aura une fille.

Peut-être est-ce lui qui souscrit « pour la propagande électorale » avec un groupe signant « pour l’affranchissement du prolétariat » dans le quotidien socialiste L’Humanité en avril 1906. Francis Carrouet s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) vers 1913. Il y milite au sein de la section socialiste SFIO, qui a fait élire 7 conseillers municipaux sur 23 en 1912, dans le cadre d’un accord électoral au second tour avec des radicaux dissidents et des libéraux, permettant de faire tomber la majorité radicale-socialiste. Les édiles socialistes (Laruelle, Lebègue, Flambard, Périn, Lacroix, Petit et Scornet) ne participent pas au bureau municipal, contrôlé par les radicaux dissidents (dont le maire Achille Ernest Mermet) et les libéraux. Carrouet est l’un des 4 socialistes sur les 9 délégués du conseil municipal pour l’élection sénatoriale de mai 1914.

En juin 1914, Carrouet remplace Mibord en tant que secrétaire de la section SFIO. Avec l’entrée en guerre en août, et la mobilisation très probable de Carrouet, celle-ci va cependant cesser de fonctionner, jusqu’à sa relance en août 1916 par Flambard, conseiller municipal, revenu du front blessé.

Après-guerre, Carrouet s’installe de nouveau à Paris et milite dans la 12e section du nouveau parti communiste SFIC.

Francis Carrouet meurt le 26 décembre 1922 à Paris (12e arr.). Il résidait avenue Daumesnil et est Incinéré au cimetière du Père-Lachaise le 28 décembre. Il était âgé de 43 ans.

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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 01:01

Alphonse Louis Mibord naît le 15 décembre 1883 à Sotteville-lès-Rouen Seine-Inférieure, act. Seine-Maritime). Il est le fils de Blanche Aimée Leprêtre, journalière, et de son époux François Ernest Mibord, journalier également.

Marié une première fois à Rouen en avril 1904 avec Hélène Anaïse Tocqueville, Alphonse Mibord se remarie à Joinville en février 1911 avec Marie Louise Seitz. Il réside d’abord avenue Jamin (quartier de Polangis) puis dans le hameau de Polangis (act. les Guinguettes).

D’abord garçon de magasin en 1911, Mibord est doreur ensuite en 1914.

En mai 1913, Mibord devient secrétaire de la section socialiste SFIO de Joinville-le-Pont ; il ne siégeait pas jusqu’ici dans cette instance. Il remplace Émile Graillat, qui avait été désigné comme secrétaire en janvier 1913. Grâce à une alliance de second tour avec des radicaux dissidents et des libéraux, les socialistes ont eu pour la première fois 7 élus sur 23 au conseil municipal de la commune (Laruelle, Lebègue, Flambard, Périn, Lacroix, Petit et Scornet). Mibord est l’un des 3 socialistes sur les 9 délégués du conseil municipal pour l’élection sénatoriale de mars 1914. Il quitte sa fonction de secrétaire de section en juin 1914, remplacé par Carrouet.

La section socialiste cesse de fonctionner pendant la première guerre mondiale, avant sa relance par Flambard, conseiller municipal revenu blessé du front, en août 1916.

Après la première guerre mondiale, Alphonse Mibord est candidat en 9e position sur la liste socialiste unifiée (SFIO) pour les élections municipales de novembre 1919, conduite par Georges Laruelle, ancien conseiller. Il obtient au premier tour 502 voix sur 1518 suffrages exprimés (33,1%) pour 1537 votants et 2491 inscrits. Sur la liste socialiste maintenue, qui est battue au second tour par une liste rassemblant des radicaux dissidents et officiels ainsi que des socialistes indépendants, Mibord recueille 495 votes soit 29,2% des 1694 suffrages exprimés sur 1715 votants. La liste conduite par Henri Vel-Durand (radical dissident) emporte les 23 sièges.

En février 1920, Mibord est désigné comme membre de la commission exécutive de la section SFIO dont Flambard est toujours le secrétaire. Sans doute adhère-t-il comme l’ensemble des adhérents joinvillais au nouveau parti communiste SFIC en décembre 1920.

On retrouve Mibord en 1937 et 1938 comme président de la 33e section l’association nationale des vieux travailleurs. Créée à Saint-Etienne en juillet 1929, elle regroupe les non pensionnés, exclus des assurances sociales. Lors de son assemblée générale d’avril 1938, la section revendique une retraite définie dans une loi claire et précise, d’un montant minimum 8 000 francs par an.

Alphonse Mibord meurt le 27 septembre 1959 à Lude (Sarthe). Il était âgé de 75 ans.

Avenue Oudinot, Polangis

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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 01:01

Émile Marie Victor Guérin naît le 2 avril 1876 à Montargis (Loiret). Il est le fils d’Émelie Sophie Alexandrine Chambolle et de son mari Arthur Alcide Guérin, comptable.

Devenu employé de commerce, Guérin s’installe à Paris, rue Saint-Dominique (7e arr.), et y épouse en avril 1902 Justine Massé, employée, originaire de Chabanais (Charente). Il fait un service militaire dans les troupes coloniales, et devient officier de réserve de l'infanterie coloniale, comme lieutenant, en septembre 1908. Il est décoré en tant que chevalier dans l’ordre du Nicham-El-Anouar en mai 1913 pour avoir participé à une campagne au Tonkin (Indochine).

S’étant installé à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), Guérin est devenu chef de service aux établissements Pathé, entreprise cinématographique qui dispose d’usines à Joinville et Vincennes où il est entré en 1907.

En mai 1912, Guérin est élu conseiller municipal de Joinville au second tour sur une liste regroupant des radicaux dissidents, des socialistes SFIO et des libéraux et issue de la fusion sur une base proportionnelle des listes candidats de ces trois tendances au premier. La liste, conduite par Achille Ernest Mermet, radical dissident, qui devient maire, l’emporte face aux radicaux-socialistes officiels de l’ancien adjoint Georges Briolay. Émile Guérin figurait sans doute sur la liste des radicaux dissidents au premier tour.

Pendant la première guerre mondiale, Guérin signale par courrier qu’il n’est pas en mesure de siéger, « faisant son devoir de Français. »

En août 1914, Guérin reprend du service dans les troupes outre-mer. Il rejoint 6e régiment colonial du Maroc stationné près d’Agadir. Il est nommé à titre temporaire capitaine dans le 139e régiment territorial d'infanterie en février 1917 puis confirmé dans ce grade à titre définitif en mai 1918 et affecté au 17e bataillon de tirailleurs sénégalais.

Ne se représentant pas aux élections municipales de 1919, Guérin est chargé de tenir le bureau de vote n° 2 aux écoles de Polangis.

En décembre 1927, il obtient une médaille et une gratification de 5 000 francs pour ses 20 ans de services chez Pathé-Cinéma. En septembre 1935, Émile Guérin, qui réside avenue Henri, dans le quartier de Polangis à Joinville, s’inscrit comme expert-comptable.

Émile Guérin meurt le 1er mars 1956 à Joinville. Il était âgé de 79 ans. Il avait eu au moins un enfant, nommé également Émile Guérin, né en 1917.

Usines Pathé

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