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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 01:01

Jules Joseph Désiré Dubreuil naît le 2 mai 1886 à Monchy-Lagache (Somme). Il est le fils d’Anisie Hurier, couturière, et de son époux Jules Dubreuil, comptable puis chef de culture.

Alors manœuvre et résidant à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne), avenue de Joinville (rue faisant la limite avec Joinville-le-Pont), il épouse en octobre 1912 Angélique Marie Ripplinger, journalière. Dubreuil sera ensuite employé de chemin de fer.

Pendant la première guerre mondiale, Dubreuil est sergent au 320e régiment d’infanterie. En juillet 1916/07/30, il est cité à l’ordre de la division pour son comportement.

Lors des élections municipales de mai 1935 à Joinville, Jules Dubreuil est candidat en 12e position sur la liste socialiste SFIO conduite par Robert Derivière. Cette liste, incomplète puisqu’elle porte 14 noms pour 27 postes à pourvoir, obtient 12,3% des suffrages exprimés, devancée par la droite de l’Union des républicains (32,6%), le Groupement des gauches républicaines (radicaux-socialistes et socialistes indépendants, 26,7%), les communistes (23,5%) et quelques isolés (3,0%). Dubreuil recueille 353 votes sur 2 856 exprimés (12,4%) pour 2 923 votants et 3 433 électeurs inscrits.

Au second tour, les communistes et socialistes fusionnent, la nouvelle liste étant conduite par André Blocher, responsable de l’ARAC (anciens combattants) et de la Ligue des droits de l’Homme, qui n’était pas en lice au premier tour. Elle comprend 16 communistes, 10 socialistes et un indépendant et obtient 36,6% des suffrages exprimés, derrière la droite qui en a 39,8% mais devant les radicaux-socialistes de la majorité sortante, qui ne recueillent que 19,5%. L’Union des républicains a 25 élus et deux conseillers complètent le tableau, le futur maire Robert Deloche et Paul Rouhaud. Dubreuil recueille 976 voix, soit 33,7% des 2 899 suffrages exprimés pour 2 924 votants.

La famille vit à Saint-Maur-des-Fossés pendant la deuxième guerre mondiale, rue de la Procession. Jules Dubreuil y meurt le 27 avril 1942 à l’âge de 55 ans. Son épouse, morte l’année précédente, avait donné naissance à cinq enfants.

Plusieurs mentions de Jules Dubreuil dans la presse ne peuvent pas être rapprochées de manière certaine, sans qu’un rattachement puisse être exclu : en septembre 1929, souscripteur pour le quotidien communiste L’Humanité ; et en mars 1931, attributaire de la médaille militaire.

Train en garde Joinville

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 01:01

Antoine Duranthon naît le 15 mai 1877 à Saint-Médard (Creuse, act. Saint-Médard-La-Rochette), dans le village de Courbarioux. Il est le fils de Marguerite Dufour et de son époux Jean Duranthon. Son père est alors mineur. Selon la généalogie familiale, il sera ensuite mineur, chef de poste, sous-ingénieur d'usine, chimiste puis chauffeur.

Installé à Paris (14e arr.) en 1897, Antoine Duranthon est brodeur ; on lui connaît au moins huit adresses en dix ans, principalement dans les arrondissements centraux (1er et 3e), mais également dans le 18e. Il épouse en avril 1903 à Paris (3e arr.) Suzanne Jeanne Combe. Ils résident à partir de 1907 dans le quartier de Palissy à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne).

En janvier 1913, Duranthon devient membre de la commission exécutive de la section socialiste SFIO de Joinville et en est le délégué à l'Union cantonale de Saint-Maur. En mai de la même année, il est élu membre du bureau en tant que trésorier. Il est renouvelé dans cette fonction en juin 1914. En février 1914, il est désigné comme électeur sénatorial par le conseil municipal où les socialistes ont huit élus.

Pendant la guerre, Duranthon est mobilisé en tant qu’ordonnance du Dr Pierre Vallat, une personnalité radicale-socialiste de Joinville. Il adresse plusieurs lettres témoignant de son activité militaire à un hebdomadaire radical-socialiste local, Voix des communes. En 1915, il expédie une chanson intitulée Ah, quel fourbi ! L’année suivante, il écrit de Verdun.

Mi-janvier 1917, il est affecté à différentes usines d’armement : d’abord Michaux et Dupuy, à Asnières (Seine, act. Hauts-de-Seine) puis en février la société de constructions navales de La Ciotat (Bouches-du-Rhône) ; enfin en septembre aux établissements Marescaux, rue de la Roquette à Paris. Il y est encore à sa démobilisation en janvier 1919.

En décembre 1919, Duranthon, qui est à ce moment serrurier, est candidat en septième position sur la liste socialiste unifiée (SFIO), conduite par Georges Laruelle ; elle recueille 30% des voix au premier tour et 34% au second, sans obtenir d’élus.

L’année suivante, en février 1920, il est de nouveau trésorier dans le bureau de la section SFIO, dont André Flambard est le secrétaire. Il recueille plusieurs souscriptions en faveur de grévistes entre 1920 et 1922. Comme l’ensemble des adhérents de la section SFIO de Joinville, Duranthon rallie le nouveau parti communiste. Il est redevenu brodeur en 1921 et réside toujours dans la commune en 1923. Entre 1926 et 1931, il vit dans la ville voisine de Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne), rue Auguste-Gross et n’y est pas recensé en 1936.

Peut-être est-ce lui le Duranthon qui participe en février 1936 à une souscription pour le quotidien communiste L’Humanité.

Toujours brodeur, Antoine Duranthon habite avec son épouse en 1936 avenue Mozart, à Tremblay-en-France (Seine-et-Oise, act. Seine-Saint-Denis). Il meurt le 31 décembre 1951 à Montfermeil (Seine-et-Oise, act. Seine-Saint-Denis) où il était hospitalisé. Il résidait toujours à Tremblay. Il était âgé de 74 ans et père de six enfants.

 

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 01:01

André Louis Wierzbolowiez est le fils de Jean André Wierzbolowiez, mécanicien, ancien lutteur devenu forain, et de son épouse Marie Eugénie Lachenal, perleuse. Il naît le 16 août 1893 à Paris (20e arr.). Il est confié à sa grand-mère par ses parents.

Wierzbolowiez effectue probablement à partir de 1913 son service militaire puis la première guerre mondiale dans la marine, ce qui l’amène à passer par exemple le détroit de Magellan.

Il épouse à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) Anne Marguerite Cotrone en septembre 1917. Il s’installe après-guerre dans la commune.

Présenté comme autodidacte, Wierzbolowiez est d’abord dessinateur industriel. Il devient libraire vers 1918 et, dans les années vingt, il est le gérant de la librairie du journal, devenu communiste, L’Humanité, située à Paris au 120, rue Lafayette, où il est connu sous le pseudonyme « André ».

André Wierzbolowiez se présente sur la liste du syndicat Cgtu, proche des communistes, aux élections prud’homales du 13 novembre 1932 dans la huitième catégorie de la section commerce, s’identifiant comme « employé de librairie ». Il recueille 14 voix sur 275 suffrages exprimés soit 5%, loin derrière le candidat de la Cgt qui en a 34 et surtout celui de la Cftc (catholique), élu avec 227 votes.

Lors des élections municipales des 5 et 12 mai 1929, Wierzbolowiez est candidat en 8e position sur la liste du Bloc ouvrier et paysan (BOP, communiste) aux élections municipales à Joinville-le-Pont. La liste est conduite par le futur député de Seine-et-Marne Roger Bénenson. Elle obtient en moyenne 391 voix au premier tour, soit 18,4 % des suffrages exprimés. Au second tour, elle se maintient contre la liste du cartel des gauches, conduite par le radical Georges Briolay, qui comprend des socialistes SFIO. La liste BOP recueille 278 voix en moyenne (12,5 %). La liste radicale et socialiste remporte 22 sièges, contre 5 à une liste de droite ; les communistes n’ont pas d’élus.

Au cours d’un scrutin municipal partiel à Joinville en octobre 1934, provoqué par la vacance de 10 sièges sur 27, Wierzbolowiez est annoncé comme devant conduire la liste communiste. Cependant, il est exclu du Parti communiste en raison de son opposition à la politique d’alliance avec les socialistes et il sera remplacé par Robert Laforest en tête de liste.

André Wierzbolowiez avait dû quitter son emploi de libraire, sans doute dès 1933, du fait de ses divergences, et il se met à la recherche d’un emploi.

Il est recruté par Jean Fréville, probablement en 1935, avec lequel il va collaborer à l’écriture de plusieurs ouvrages. Jean Fréville est le pseudonyme d'Eugène Schkaff (1895-1971), né à Kharkov (Ukraine), collaborateur de Maurice Thorez. Selon les historiens Paul Boulland, Claude Pennetier et Rossana Vaccaro, André Wierzbolowiez aurait fourni les matériaux de Pain de brique, premier roman de Fréville, consacré à des grèves de 1936 et publié en 1937, ainsi que de Port-Famine, dans lequel un autre historien, Philippe Robrieux, considère que Wierzbolowiez utilise ses souvenirs de marin passé par le détroit de Magellan.

Jean Fréville lui aurait demandé, en 1935, de l’aider à rédiger la biographie du secrétaire général du parti communiste que Maurice Thorez fit publier en 1937 aux Éditions sociales internationales sous le titre Fils du peuple. Selon Philippe Robrieux, Wierzbolowiez serait le véritable auteur de la biographie. Cependant, l’écrivain socialiste Victor Fay relativise le rôle son rôle, estimant que « Maurice Thorez donnait des indications, les lignes directrices, racontait des anecdotes, des faits marquants. Fréville prenait des notes détaillées, rédigeait le texte, puis le confiait à taper à André Wierzbolowiez, l’ancien libraire du Parti, devenu son secrétaire. »

Pour Louis Robert et Danielle Tartakowsky, Wierzbolowiez est le rédacteur probable de l’acrostiche désignant Fréville comme l’auteur de Fils du peuple au prétexte d’une pseudo-description du territoire natal de Thorez après la première guerre mondiale : « ...ferrailles rongées et verdies, informes lacis, larges entonnoirs aux escarpements crayeux, ravinés, immenses, tranchées creusées en labyrinthes, infranchissables vallonnements ravagés, embroussaillés ». Les initiales de chaque mot donnent : « Fréville a écrit ce livre » ; le passage disparaît dans les éditions ultérieures.

Si Wierzbolowiez n’a plus d’activité publique connue après son exclusion du Pcf, il semble s’intéresser toujours à l’évolution du communisme. Il reprend ainsi contact avec André Marty, quand ce dernier est lui-même exclu en juin 1953, s’adressant à lui en tant qu’ancien marin, et lui faisant grief dans une lettre privée d’avoir « une mentalité quelque peu fayot. »

André Wierzbolowiez, qui résidait peut-être toujours à Joinville, décède à Créteil (Val-de-Marne) le 30 décembre 1980, à l’âge de 87 ans. Son fils André fut champion de Paris junior en football de 1935 à 1937 et joua avec les équipes du CA Paris et du FC Perreux.

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 01:01

Chéri Édouard Alexandre Arnaud naît le 11 août 1875 à Paris. Il est d’abord sellier à Paris, reprenant l’activité de son père, Jean Chéri Arnaud ; il se présente ultérieurement comme négociant et enfin comme industriel. Marié avec Charlotte Louise, Chéri Arnaud a un fils, Charles Édouard, mort à 17 mois en 1912 et une fille, Angèle.

Installé à Joinville-le-Pont au début du vingtième siècle, dans le quartier de Polangis (avenues Jamin puis. du Château), Arnaud s’engage en mai 1908 sur la liste conduite par le maire sortant, Eugène Voisin, et soutenue par le comité radical-socialiste. Il est élu au second tour de scrutin avec 574 voix pour 1188 suffrages exprimés (48%) sur 1363 inscrits. La liste radicale a 22 élus sur 23 face à une liste de droite (Moulinet, Provin, Dalbavie) qui emporte un siège et une liste socialiste (Lebègue, Lacroix).

Cependant, dès 1909, Arnaud se montre critique vis-à-vis de la majorité radicale, et notamment de son animateur, Louis Rey. Ce dernier estime dans l’hebdomadaire radical Voix des communes (1911/12/08) que « Arnaud était un genre de m’as-tu-vu qui acceptait d’être conseiller municipal comme il aurait accepté d’être tambour-major de la Garde nationale, pourvu qu’il fût bien en évidence. »

Chéri Arnaud est président d’une société lyrique joinvillaise, La Pensée, en 1908. Il est également à la tête d’une structure de prévoyance, l’Assurance fraternelle en 1910. En 1913, il devient président de l’association humanitaire Union fraternelle des communes de Saint-Maur, Joinville et Saint-Maurice (ancienne société Saint-Nicolas). Lors des inondations historiques de la Marne en janvier 1910, Arnaud est très actif dans l’organisation des secours ; son quartier de Polangis est très largement submergé.

À l’occasion d’une crise déclenchée en 1911 suite à un incident dans une école, dénoncé par Rey, Arnaud rejoint Henri Vel-Durand, Beauvais, Poitevin, Watrinet et Mermet pour s’opposer frontalement au maire et à la majorité des radicaux-socialistes. Il plaide pour le remplacement du maire, qu’il estime trop âgé (il a alors 76 ans et se retirera l’année suivante). Arnaud donne se retire du comité radical-socialiste en février 1911. Avec six collègues, il démissionne du conseil municipal en mars 1911 ; il est réélu en avril avec le soutien des radicaux dissidents, de la droite locale et des socialistes SFIO.

Lors du scrutin municipal général de mai 1912, Arnaud figure sur la liste de Mermet, chef de file des radicaux dissidents, qui fusionne au second tour avec les libéraux et les socialistes SFIO pour emporter les 23 sièges face aux radicaux-socialistes.

Pendant la première guerre mondiale, Arnaud, qui a 39 ans, est mobilisé, d’abord au ministère de la guerre puis, en 1915, dans un régiment du génie.

Lors du scrutin municipal de novembre 1919, il figure sur la liste d’union républicaine et sociale, qui regroupe des radicaux dissidents, dont le futur maire Henri Vel-Durand, adjoint sortant, des radicaux-socialistes et des socialistes indépendants. Elle s’oppose à une liste libérale ainsi qu’à une autre soutenue par la SFIO et remporte la totalité des sièges.

Au cours des élections suivantes, en mai 1925, Arnaud est candidat en septième position sur la liste d’Union républicaine pour la défense des intérêts communaux, qui regroupe les anciens radicaux dissidents et les conservateurs ou libéraux. Elle obtient au premier tout 1080 voix en moyenne pour 2275 suffrages exprimés, soit 47,5% ; il y avait 2761 inscrits. Face à elle, le cartel des gauches coalisait les radicaux-socialistes, la SFIO et des socialistes indépendants et recueille 648 voix, soit 28,4% ; la liste du Bloc ouvrier et paysan se classait troisième avec 480 votes (21,1%). Au second tour, Arnaud et tous ses colistiers sont élus. Vel-Durand, reconduit au poste de maire, décède en cours de mandat. Lors des élections partielles organisées en septembre 1928 pour le remplacer, c’est une liste du cartel des gauches qui remporte les trois sièges vacants (le radical-socialiste Briolay, le socialiste indépendant Scornet et le socialiste SFIO Roger) face à celle des vainqueurs de 1925 et à une liste communiste – dont les votes seront partiellement invalidés, car elle comprenait une candidate, ce qui était alors interdit. Stephen Durande, candidat de la majorité de 1925, est cependant élu maire.

Lors des élections générales qui suivent, en mai 1929, Arnaud sollicite le renouvellement de son mandat en se présentant sur la liste de concentration républicaine, dirigée par Stephen Durande. Dans une même configuration que celle de 1925, la liste de droite est distancée au premier tour avec une moyenne de 825 voix alors que le cartel des gauches en a 910 et les communistes 391. Malgré le maintien des candidats Pcf, la gauche socialiste et radicale accentue son score au second tour, avec une moyenne de 1025 suffrages, 929 pour la municipalité sortante et 278 pour les communistes. Si la liste de concentration républicaine garde cinq sièges, Arnaud et Stephen Durande sont battus ; avec 22 sièges, Georges Briolay, l’héritier d’Eugène Voisin, défait en 1912, prend sa revanche et devient maire.

Arnaud était titulaire de plusieurs décorations : médaille de bronze pour actes de dévouement pendant les inondations de la Marne en 1910, médaille d'argent toujours pour actes de dévouement en 1925 ; mention honorable de la mutualité en 1913 ; chevalier du Mérite agricole en 1911 et officier en 1926.

Chéri Édouard Alexandre Arnaud meurt le 25 février 1931 à Joinville. Il avait 55 ans.

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 00:01

Alphonse Eugène Beylot naît le 2 septembre 1890 chez son grand-père maternel à Pringy (Seine-et-Marne). Il est le fils aîné d’Alphonsine Thibault et de son époux Toussaint Beylot, manœuvrier, résidant à Ponthierry (act. Saint-Fargeau-Ponthierry, Seine-et-Marne), qui auront au total neuf enfants, le père étant lui-même issu d’une famille dans laquelle il y a eu quinze naissances.

En 1911, il est distillateur chez Moreau à Perthes (Seine-et-Marne). Il devient ensuite employé aux écritures dans une entreprise de Ponthierry. Pendant la première guerre mondiale, il est affecté en tant que gestionnaire de l'hôpital militaire de Nevers et sergent à la 15e section d'infirmiers militaires. Il finit le conflit en étant nommé officier d’administration de réserve ; en 1935, il sera promu capitaine dans la réserve du service de santé.

Blanche Dubouihl épouse Alphonse Beylot en mars 1921 à Paris (1er arr.). Ils auront trois enfants. Les époux s’installent à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où ils résident en 1928.

Devenu caissier comptable à Paris, il sera chef comptable en 1942.

De 1928 à 1939, Alphonse Beylot est l’un des responsables de la Société coopérative du Syndicat des employés du commerce et de l’industrie (SECI), rue Cadet à Paris. Il en assura la gestion comme permanent. Le SECI est affilié à la CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens).

Dans sa commune de résidence, Alphonse Beylot rejoint en avril 1935 la liste de droite de l’Union des républicains pour les élections municipales de Joinville, conduite par Frédéric Bautsch, commerçant et conseiller sortant. Elle se présente comme un groupement « d’hommes d’ordre et d’action, sans aucune préoccupation politique, n’ayant pour but que la bonne gestion communale ». Elle s’oppose à trois listes de la municipalité radicale-socialiste sortante d’Émile Briolay, des socialistes SFIO et des communistes. Au second tour, après la fusion des listes de gauche, l’Union des républicains l’emporte avec 25 sièges contre deux élus communistes, les radicaux-socialistes étant éliminés. Léon Lesestre devient maire.

Beylot avait recueilli au premier tour 925 voix soit 32,4% des 2 856 suffrages exprimés pour 2 923 votants sur 3 433 inscrits. Au second tour, il obtient 1 153 votes soit 39,8% des 2 899 exprimés pour 2 924 votants. Beylot reste membre du conseil municipal tandis que, en février 1940 le conseil de préfecture prononce la déchéance des deux élus communistes (Robert Deloche, futur maire, et Paul Rouhaud).

Par arrêté préfectoral du 20 février 1942, pris en exécution de la loi du 16 novembre 1940, Alphonse Beylot est nommé conseiller municipal de Joinville. Il fait partie, comme le maire et ses quatre adjoints (Chaussée, Bautsch, Béal, Kirbühler) 14 élus de 1935 maintenus dans le corps municipal, tandis que 11 autres en sont écartés, outre les deux communistes exclus.

Après la Libération, Alphonse Beylot ne semble plus avoir eu d’activité publique. Il semble cependant continuer de résider à Joinville, ses deux filles s’y mariant en 1948 et 1950 et sa femme y mourant en 1963. Sa date de décès n’est pas connue.

En 1938, Alphonse Beylot avait été fait chevalier de la Légion d’honneur.

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 00:01

Léon Gaston Berthet naît le 22 août 1895 à Paris (19e arr.). Il est le fils de Célina Maria Dizeux, blanchisseuse et de son époux, Eugène Victor Berthet. La famille est installée à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) à la fin du 19e siècle d’abord rue Vautier puis rue des Réservoirs. Dès ses 15 ans, il travaille comme mécanicien.

Pendant la première guerre mondiale, Léon Berthet épouse, en avril 1918 Renée Eugénie Jane Louise Garmalet à Paris (15e arr.). Ils auront deux enfants et vivent au nouveau domicile des parents de Léon, avenue Oudinot dans le quartier de Polangis.

Son père, Eugène Berthet, avait été candidat sur une liste socialiste-révolutionnaire aux élections municipales joinvillaises en 1904. Léon Berthet va s’engager publiquement aux côtés de la gauche non communiste à partir de 1923.

La Ligue de la République, fondée à l’automne 1921 par le socialiste indépendant Paul Painlevé, futur président du conseil, s’organise notamment dans la banlieue parisienne. La section de Joinville élit son bureau le 19 février 1923, mais elle préexistait probablement. René Caperon, socialiste indépendant en est le président. Berthet est trésorier de la section mais également, dès le 2 février 1923, trésorier de la Fédération de la Seine présidée par le Dr Thévenin, de la section de Charenton.

Très active en 1923 à Joinville, la Ligue de la République appelle à regrouper tous les partis de gauche « pour faire échec à la réaction ». La section, qui est liée à celle de la Ligue des droits de l’Homme, prend naissance dans un contexte de reconstruction d’organisations politiques après-guerre. Le comité radical et radical-socialiste se reconstitue en 1923 autour d’Émile Briolay ; la section de Joinville de l’Union fédérative socialiste se crée la même année avec des dissidents communistes dont Edmond Neumann ; la section socialiste SFIO, passée entièrement au parti communiste, renaît sans doute début 1924. En décembre 1923, Berthet est reconduit en tant que trésorier de la section.

Cependant, du fait sans doute du positionnement ambigu de René Caperon, qui va rallier le maire sortant Henri Vel-Durand contre ses alliés, l’aventure de la Ligue de la République va se terminer à Joinville début 1924.

En mars, Briolay et Berthet prennent l’initiative d’un appel « Aux démocrates joinvillais » au nom du cartel des gauches, réclamant « faut une coalition pour combattre efficacement le Bloc national » et attaquant les mercantis et réactionnaires. Berthet entre en avril 1924 au comité de rédaction de la Voix des communes, journal radical-socialiste de la circonscription, qui plaide pour cette union. Le 27 du même mois, Berthet devient trésorier du comité électoral communal qui rassemble les radicaux-socialistes, la SFIO et l'Union socialiste-communiste (USC, fusion de l’Union fédérative socialiste et du PC-Unitaire) ; Briolay (radical) en est le président, Neumann (USC) le vice-président et Roubault le secrétaire.

Lors des élections municipales de mai 1925, la liste du cartel des gauches obtient 648 voix soit 28,4% des 2 275 suffrages exprimés pour 2 310 votants sur 2 761 électeurs inscrits. Elle devance la liste communiste (Bloc ouvrier et paysan), 480 voix et 21,1%, mais est nettement distancée par l’Union républicaine de Vel-Durand qui recueille 1 080 votes (47,5%). Au second tour, la majorité sortante remporte les 23 sièges à pourvoir.

En février 1928, Berthet est mentionné comme membre de la section de Joinville de la SFIO avec Georges Roger, Marhes, Cérignan, Denis, Graillat et Ceretti dans une souscription du quotidien socialiste Le Populaire.

Peut-être est-ce lui le Léon Berthet qui lance en octobre 1938 un « Appel aux Amicalistes » dans le bulletin Vouloir, organe des amicales socialistes de la métallurgie.

Avant le congrès de la Fédération socialiste de la Seine, en mai 1939, Léon Berthet est, avec Albert Duquenne, l’un des deux joinvillais signataires de la motion de politique générale présentée par Paul Faure, qui souligne que « le Parti [SFIO], qui en a fait loyalement l'expérience, a toujours été diminué et affaibli par la pratique des actions communes » avec le Parti communiste. Le texte exige également « devant le péril qui menace la laïcité (…) une action urgente et vigoureuse. »

(A suivre)

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 00:01

Louis Eugène Ancemot naît à Moulins (Allier) le 21 octobre 1879. Il est de fils d’Élisabeth Dubost et de son époux, Charles Ancemot, employé à la trésorerie générale de l’Allier. Il est marié avec Pauline Aimée Destailleurs en août 1904 à Paris (6e arr.) ; ils auront trois enfants.

En association avec Veyrier, Ancemot forme en septembre 1907 un commerce de solde de nouveautés 93, rue des Martyrs à Paris ; il revendra ses parts à son associé en décembre 1913.

Installé à Boulogne-Billancourt (Seine, act. Hauts-de-Seine), Ancemot est marchand de vins, 33 ter, route de Versailles. Il fait cependant faillite en juin 1910 et vit 23, rue de Rocroy à Paris (10e arr.). Devenu commis d’entrepreneur, Ancemot déménage à nouveau pour Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où il rejoint le centre-ville au 9, rue Vautier puis 27 bis, quai de la Marne.

Après-guerre, Ancemot s’engage en politique. Il est désigné en octobre 1919 secrétaire adjoint du Comité fédéral de vigilance, créé par le parti socialiste SFIO dont Fiquet est secrétaire général et Edmond Neumann, ancien conseiller municipal d’Asnières, deuxième secrétaire. Joinville. Début septembre, le  comité de vigilance local joinvillais avait distribué à ses adhérents 455 kilos de pommes de terre au prix de 0 fr. 85 les deux kilos.

Ancemot participe à plusieurs souscriptions : pour L'Humanité en septembre 1919, pour « les victimes de la grève et des violences gouvernementales » en mai 1920. Comme tous les membres de la section socialiste SFIO de Joinville, il rejoint le nouveau parti communiste en décembre 1920. Il sera cependant très vite le premier à s’en éloigner puisque le quotidien L'Humanité signale, dès le 17 février 1921, qu’il est démissionnaire du parti.

Peut-être est-ce Louis Eugène, qui habite toujours alors à Joinville-le-Pont, l’Ancemot qui devient, en 1938-1939, membre du conseil d’administration du Syndicat des techniciens du bâtiment, adhérent à la Cgt.

Louis Eugène Ancemot décède le 24 avril 1953, sans doute à Yzeure (Allier), il est inhumé à Chateaumeillant (Cher). Il était âgé de 73 ans.

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 00:01

Né à Paris (12e arr.) le 18 novembre 1888, René Emmanuel Auguste Laruelle est le fils d’un employé du gaz et d’une couturière.

René Laruelle vit à Joinville-le-Pont, dans le quartier de Polangis, au moins depuis 1901. Son père, Joseph Alix, et son frère, René, s’engagent, comme lui, dans le mouvement socialiste dans la même commune.

En janvier 1913, les frères Laruelle sont désignés comme membres du bureau de la section de Joinville de la SFIO et de la commission exécutive avec comme secrétaire Émile Graillat. Ils ne figurent plus dans le nouveau bureau constitué en mai 1913, dont le secrétaire est Alphonse Mibord.

L’ensemble des adhérents de la section SFIO de Joinville, où il résidait toujours en 1919, rallie le nouveau parti communiste en 1920.

Marié à Rosny-sous-Bois en 1924 avec Marguerite Albertine Baguet, René Laruelle est décédé à Créteil (Val-de-Marne) le 16 juin 1980, à l’âge de 91 ans.

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 00:01

Né à Paris (11e arr.) le 25 octobre 1884, Georges Laruelle est le fils d’un employé du gaz et d’une couturière.

Georges Laruelle vit à Joinville-le-Pont, dans le quartier de Polangis, au moins depuis 1901.

Son père, Joseph Alix, et son frère, René, s’engageront, comme lui, dans le mouvement socialiste dans la même commune. Georges épouse à Paris (8e arr.) Marie Henriette Forgeot en septembre 1920.

En 1911, il participe, avec notamment André Flambard, à la création d’une Ligue de défense économique à Joinville, qui plaide pour la création de boucheries et boulangeries municipales.

Il est élu conseiller municipal de Joinville-le-Pont lors des élections municipales de 1912, en compagnie de six autres adhérents de la SFIO, dont André Flambard, Henri Lacroix, Émile Lebègue, Julien Périn et Georges Scornet. Les trois listes opposées à la municipalité radicale-socialiste fusionnent au second tour dans un « un essai de proportionnelle » et remportent le scrutin. Le conseil est composé de sept socialistes, dix radicaux dissidents et six libéraux. Le maire est Achille Ernest Mermet, radical dissident.

En janvier 1913, les frères Laruelle sont désignés comme membres du bureau de la section de Joinville de la SFIO et de la commission exécutive avec comme secrétaire Émile Graillat. Ils ne figurent plus dans le nouveau bureau constitué en mai 1913, dont le secrétaire est Alphonse Mibord.

Laruelle cesse un temps son activité d’élu local pendant la première guerre mondiale. Blessé à deux reprises en 1915, il est temporairement atteint de surdité. Cependant, en 1917, il est à l’origine d’une proposition (qui aboutira) pour baptiser du nom de Jean-Jaurès une rue de la commune.

Georges Laruelle est le principal orateur socialiste dans la commune en 1919 et 1920. Il est en tête de la liste socialiste unifiée (SFIO) lors des élections municipales à Joinville-le-Pont les 30 novembre et 7 décembre 1919. Elle comprend également (au second tour) Henri Lacroix, conseiller municipal sortant. Le scrutin voit s’opposer une liste dirigée par l’ancien premier adjoint, Vel-Durand comprenant des radicaux dissidents, des radicaux-socialistes et des socialistes indépendants, dont plusieurs anciens colistiers de Laruelle en 1912 (Émile Graillat et Julien Périn) ainsi qu’une liste libérale. La liste SFIO est incomplète, avec 19 candidats au premier tout et 23 au second pour 27 sièges.

Les candidats recueillirent en moyenne 500 voix au premier tour, sur 1 660 suffrages exprimés soit 30,1% et 502 au second, sur 1 462 suffrages soit 34,3%. Aucun d’entre eux n’est élu, la liste d’union républicaine et sociale d’Henri Vel-Durand (radicaux, radicaux-socialistes et socialistes dissidents) remportant tous les sièges. Laruelle obtient lui-même 514 puis 518 voix, soit 31% puis 35,4%.

Comme l’ensemble des adhérents de la section SFIO de Joinville, il rallie le nouveau parti communiste.

Georges Laruelle intervient en août 1922 lors de l’assemblée générale des Fêtes populaires de Joinville, organisées par la section communiste.

Il est décédé à Agen (Lot-et-Garonne) le 15 janvier 1964, à l’âge de 79 ans.

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 00:01

Né à Tantonville, alors dans la Meurthe, aujourd’hui en Meurthe-et-Moselle, le 29 février 1856, Joseph Alix Laruelle est le fils d’un journalier qui devient propriétaire cultivateur. Il épouse en 1883 à Paris (4e arrondissement) Marie Poulet, avec laquelle il aura deux fils, Georges et René, qui s’engageront, comme lui, dans le mouvement socialiste.

Employé du gaz, Laruelle vit à Joinville-le-Pont, dans le quartier de Polangis, au moins depuis 1901. En 1913, il est inspecteur à la Société anonyme du gaz de Paris et reçoit une médaille d’honneur.

En décembre 1919, Joseph Alix Laruelle prend position en faveur de la liste socialiste unifiée (SFIO), conduite par son fils Georges Laruelle ; elle recueille 30% des voix au premier tour et 34% au second, sans obtenir d’élus.

L’ensemble des adhérents de la section SFIO de Joinville rallie le nouveau parti communiste en 1920.

Joseph Alix Laruelle décède à Joinville le 18 mars 1925. Il était âgé de soixante-neuf ans.

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