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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 01:01

Célestin Louis Lebrasseur naît à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où il résidera toute sa vie, le 26 juillet 1858. Il est le fils de Louise Eugénie Richard et de son époux Pierre Théodore Lebrasseur, tailleur de limes.

Ajusteur de précision à la direction d'artillerie de la Cartoucherie de Vincennes, il y entre en 1880. En juillet 1899, Lebrasseur fonde et préside une société de secours mutuels, la Caisse de secours pour les malades des ateliers de la cartoucherie de Vincennes ; elle prend la succession d’une précédente mutuelle, dont Lebrasseur était administrateur depuis 1885. Titulaire d’une médaille d’honneur de bronze du ministère de la Guerre, Lebrasseur est décoré en 1912 de la médaille d’or de la mutualité.

Marié en mai 1884 à Joinville avec Louise Eugénie Biarne, il va quitter le domicile de ses parents 18, rue du Pont pour s’installer sur l’île Fanac, où il vivra notamment l’inondation de 1910. Son épouse y exploite un restaurant.

Lors des élections municipales de décembre 1919 Lebrasseur est élu sur la liste d’union républicaine et sociale, conduite par Henri Vel-Durand, radical dissident, qui rassemble des républicains, des radicaux-socialistes officiels et des socialistes indépendants. Il recueille, au second tour, 947 suffrages sur 1 518 exprimés, soit 62%, pour 2 491 inscrits, face à une liste socialiste SFIO.

Lors de la constitution de la section de Joinville de la Ligue de la République, en décembre 1923, Lebrasseur est désigné comme président de séance. La Ligue cherche à unifier la gauche non communiste et rassemble notamment des radicaux-socialistes (Émile Briolay), des socialistes indépendants (Henri Graillat, René Caperon) et des socialistes SFIO (Léon Berthet). La section décide d’apporter son appui aux candidats de gauche qui accepteront son programme minimum. Cependant, Lebrasseur se séparera des autres associés, qui pour la plupart vont soutenir une liste du cartel des gauches, conduite par Briolay. Lebrasseur reste fidèle au maire sortant Vel-Durand ; il est candidat en huitième position sur la liste Union républicaine pour la défense des intérêts communaux en mai 1925 et est réélu, la liste obtenant 1080 voix en moyenne, soit 47,5% des suffrages exprimés au premier tour et emportant tous les sièges au second tour face aux communistes et au cartel des gauches.

Lors d’un concours agricole en septembre 1926, Lebrasseur obtient un prix pour son chien de chasse, un bleu d’Auvergne. Peu après le décès de sa première femme, il se remarie en juillet 1927 avec Pauline Eugénie Maréchal, toujours à Joinville. Ils vivent alors de nouveau sur la rive droite de la Marne, rue de Paris.

Célestin Louis Lebrasseur meurt à Joinville le 20 juillet 1928, pendant son mandat municipal. Il était âgé de 69 ans et avait eu une fille de son premier mariage.

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 01:01

Suite de la biographie de Pierre Vallat.

Lors des élections municipales de mai 1904, Pierre Vallat figure sur la liste du maire sortant, Eugène Voisin, qui est soutenue par les radicaux-socialistes. Elle s’oppose à une liste, dirigée par quatre élus sortants (Dalbavie, Raoult, Provin et Moulinet) que les radicaux qualifient de nationaliste et cléricale et à une liste conduite par Henri Lacroix et Émile Lebègue membres du Parti socialiste de France - Unité socialiste révolutionnaire (PSdF-USR). La liste radicale, avec en moyenne 50,2% des suffrages exprimés obtient 15 sièges dès le premier tour et 7 au second, en concédant un à l’opposition de droite qui avait recueilli 31,9% ; les socialistes, avec 14,9%, n’ont pas d’élus. Vallat avait totalisé 420 votes sur 1 119 votants pour 1 363 inscrits, soit 37,5%.

Lors du scrutin suivant, Vallat, ne se représente pas. Par contre, son concurrent pour le poste de médecin des écoles, Gripon, se porte candidat en tant qu’indépendant et sera élu. Toujours adhérent du comité républicain radical-socialiste, il préside en février 1911 une réunion de compte-rendu de mandat du conseil municipal, particulièrement agitée puisqu’elle se situe dans un moment où une part importante du conseil municipal a démissionné et conteste la gestion municipale.

Toujours au sein du comité radical, Vallat plaide en avril 1911 en faveur de la Société de l’allaitement maternel. Il prend en 1912 la présidence de la mutualité scolaire après la démission de J. Breton, en conflit avec le nouveau maire, Ernest Mermet.

Au cours de la première guerre mondiale, Vallat, comme deux autres docteurs de la commune, est dans une ambulance sur le front comme aide-major dans le 38e régiment d’infanterie territorial. Son ordonnance, un militant socialiste joinvillais, Antoine Duranthon, publie dans la presse locale deux chansons qui lui sont dédiées, la première intitulée « Ah, quel fourbi ! » Il est cité à l’ordre du régiment en juin 1915. Promu en février 1917, il est blessé au début 1918, il est cité à l’ordre de la division et décoré de la croix de guerre.

Après-guerre, Vallat devient, avec son collègue le docteur Giroux, médecin conseil des réformés et mutilés au moment de la constitution de la section de Joinville-le-Pont en janvier 1919.

Le Dr Vallat continue de suivre la situation des écoles, s’adressant au conseil municipal en avril 1923 pour demander la réfection des cours d’école, proposant leur bitumage. Il s’émeut, en août 1925 lors de l’assemblée générale de la Caisse des écoles communale que des élus ne paient pas leur cotisation. Il est également en 1926 le médecin du bureau de bienfaisance. La même année, il participe au conseil d'administration du comité de Saint-Maur, Joinville, Créteil de la Société française de secours aux blessés militaires (Croix-Rouge).

Si Vallat continue d’exercer de nombreuses activités publiques à Joinville jusqu’en 1932, notamment dans le domaine scolaire, il s’installe à Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne) où il réside et exerce en 1928.

C’est dans cette ville qu’il se marie en mars 1932 avec Lucienne Marie Louise Valez ; il a alors 59 ans.

Pierre Vallat meurt le 27 février 1960 à Moret-sur-Loing (Seine-et-Marne). Outre la croix de guerre, il était décoré des palmes académiques comme officier de l’instruction publique et de la médaille de bronze de l’Assistance publique.

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 01:01

Germaine Julie Angèle Février naît le 1er mai 1903 à Paris (14e arr.). Elle est la fille d’Élise Munzinger, femme de ménage, et de Louis Février, monteur en bronze.

La famille s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), quai de la Marne, où le père devient militant du parti socialiste SFIO.

Germaine Février va elle-même rejoindre les Jeunesses communistes de Joinville, où elle est active en 1921-1922 ; elle est ainsi une des toutes premières femmes à prendre, dans la commune, des positions publiques en faveur d’une organisation politique.

Elle réside en 1922 dans la commune voisine de Saint-Maurice. Exerçant le métier de bijoutière, Germaine Février se marie en juin 1923 à Saint-Maurice avec Félix Quénehen, comptable et lui aussi militant communiste. Ils auront au moins un fils et résideront à Créteil puis Saint-Maurice à nouveau.

Germaine Quénehen meurt le 25 mars 1945 à Paris. Elle était âgée de 41 ans.

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 01:01

Georges Gustave Eugène Flambard naît le 30 octobre 1907 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’Hortense Aimée Rigaud et de son époux André Flambard, employé des chemins de fer et futur conseiller municipal socialiste de la ville.

Très jeune, Georges Flambard s’engage dans l’action publique. Il est ainsi caissier adjoint du groupe artistique de la Jeunesse socialiste de Joinville-le-Pont en décembre 1920, alors qu’il n’a que 13 ans. Ce groupe comprend une chorale, une philharmonie et une troupe de théâtre.

En avril 1921, le quotidien L’Humanité cite Georges Flambard parmi les souscripteurs « pour le développement du parti socialiste SFIC. »

En juin 1924, il est convoqué avec Vincent, Bateau et Boutier, à une réunion des Jeunesses communistes joinvillaises.

Georges Flambard se marie avec Yvonne Marie Doucet en octobre 1937 à Paris (3e arr.). La date et le lieu de son décès ne sont pas connus.

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 01:01

Suite de la biographie d'André Flambard.

En juin 1912, André Flambard est désigné comme membre adjoint de la commission exécutive dont Grandhomme est le secrétaire. Il devient, en janvier 1913, membre de ladite commission et délégué à l'Union cantonale des sections SFIO. Il est élu, en mai la même année, secrétaire.

La Fédération de la Seine de la SFIO fait de Flambard une de ses « Hommes de confiance », aux côtés de deux autres Joinvillais, Lebègue et Duranthon. Ils ont, selon L’Humanité, à « veiller énergiquement à ce qu'aucun incident ne puisse dégénérer et donner naissance à quelque intervention extérieure que ce soit. Ils veilleront particulièrement à ce qu'aucun geste, aucune parole injurieuse ne puisse servir de prétexte ou de provocation à une intervention policière ». Il est ainsi amené à siéger, en février 1914, au sein d’une commission d'arbitrage amenée à trancher un conflit dans la section de Franconville (Seine-et-Oise).

Au cours de la première guerre mondiale, Flambard est blessé le 22 septembre 1914 par une balle qui est entrée au-dessous du nombril et est sortie par la cuisse. En traitement à Lyon, il repart au front au nord d’Arras en juin 1915. Il est probablement démobilisé en 1916.

En août 1916, Flambard est désigné comme secrétaire provisoire de la section SFIO de Joinville, qui était en sommeil. Il n’est pas candidat lors des élections municipales de 1919, mais est confirmé dans la fonction de secrétaire en février 1920. Il rejoint le nouveau parti communiste, la section de Joinville se prononçant à l’unanimité en faveur de l’adhésion à la 3e internationale.

Remplacé en février 1921 en tant que secrétaire par Maurice Boutier, Flambard siège en septembre dans la commission fédérale Solidarité et conflit. Il participe à plusieurs souscriptions diffusées par L’Humanité, comme en janvier 1921 « pour le développement du Parti socialiste SFIC » ou en octobre 1923 « pour nos deux camarades allemands. »

En juin 1924, André Flambard est nommé employé principal de 2e classe à la Compagnie des chemins de fer du Nord (Traction). Son fils Georges Flambard sera, très jeune, militant des jeunesses socialiste puis communiste.

Se présentant en mai 1925 sur la liste du Bloc Ouvrier et Paysan (communiste) lors des élections municipales de Saint-Maur-des-Fossés, dirigée par Gaston Muller, André Flambard, qui figure en 6e position, obtient 1 976 suffrages, soit exactement la moyenne de la liste, qui recueille 20,6% des suffrages exprimés et arrive en troisième place, derrière l’Union nationale (droite) du maire, Auguste Marin, et le cartel des gauches de Salomon Hirsch (radical-socialiste). Elle n’a pas d’élu.

André Flambard meurt le 12 janvier 1929 à Créteil (Seine, act. Val-de-Marne), âgé de 47 ans. Son fils Georges sera, très jeune, militant des jeunesses socialistes puis communistes.

Fin

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 01:01

Suite de la biographie de François Galabert.

Avec trois autres socialistes SFIO (Georges Roger, Marcel Couillard et Armand Bureau), François Galabert fait son entrée au conseil municipal élu en 1929 ; par contre, Julien Cérignan est battu.

En compagnie de Roger, devenu maire-adjoint et de Bureau, ainsi que de trois radicaux, Galabert fait partie des six élus qui constituent le premier conseil d'administration de l'Office public d'habitations à bon marché de Joinville-le-Pont, installé en décembre 1930.

L’union des gauches connaît des turbulences à partir de 1932 et Galabert se désolidarise rapidement, contestant par exemple en mai le changement de dénomination de deux rues, devenues rue de la Paix et rue Aristide Briand.

En 1933, Galabert va accentuer nettement ses attaques contre le maire et la municipalité. Il s’oppose à la participation municipale à l’hôpital intercommunal en juin. Il refuse l’acquisition d’un terrain et conteste la qualité des candélabres en juillet. Il va provoquer, selon la presse locale, un incident lors d’une séance de l’assemblée locale le 30 octobre ; voici le compte-rendu qu’en fait Voix des communes : « Particulièrement pénible. Galabert, venu avec l’idée de faire de l’obstruction et de provoquer un scandale fut le héros de la soirée. Surexcité, violence de langage, débauche d’injures, geste inconsidérés. Scornet préside, en l’absence du maire. Suspension de séance, tumulte, chaises déplacées, tables précipitées à terre. Reprise avec Briolay, maire, comme président ; nouvelle suspension et appel à la police qui expulse Galabert manu militari, emporté au poste pour calmer sa colère furieuse. L’ordre du jour comportait des régularisations administratives qui ne pouvaient en aucune façon laisser présager un tel déferlement de violence. »

Le 4 novembre 1911, Galabert fait parvenir une lettre au même organe : « J’ai été expulsé manu militari, mais pas conduit au poste. J’ai demandé que l’on diffère le vote du compte administratif, parce que nous ne connaissons rien des comptes 1932, on nous demande de voter les yeux fermés. J’ai demandé une enquête au préfet sur l’usage des fonds de chômage : un chômeur, radié par la commission paritaire locale, décision confirmée en appel par la commission départementale de contrôle, continue à émarger aux fonds de chômage sur ordre du maire. N’avais-je pas le droit de douter du bon emploi des finances communales ? Mes collègues se sont employés à ne pas répondre à mes questions et même à ne pas vouloir les entendre. Voici la raison de mon intolérable et grossière agression. »

Au cours de la séance de décembre, Galabert présente des « excuses partielles » mais assure qu’il a déposé une plainte en préfecture, qui ne semble pas cependant y avoir été enregistrée. Le conseil est saisi d’un vœu de la commission paritaire de chômage demandant son exclusion de Galabert, mais le conseil se contente de voter un blâme à son encontre. Galabert rejoint les élus les plus à droite du conseil (Provin, Caillon, Hainsselin, Lecuirot, élus sur la liste URD et Béal, élu sur la liste des gauches) pour se prononcer contre le budget, qui n’est adopté que par 9 voix contre 6, 12 élus n’étant pas présents.

Semblant s’être de nouveau rapproché des communistes, Galabert continue d’utiliser les réunions communales comme tribune. En mars 1934, le conseil municipal adopte un ordre du jour blâmant Galabert, d’avoir trompé ses collègues et la population après réception d’une lettre du préfet indiquant qu’il n’a été saisi d’aucune demande d’enquête sur la gestion du maire. Au cours de la même séance, avec un important public communiste, Galabert s’élève contre le « travail forcé » imposé aux chômeurs par une « municipalité tyrannique », ce qui provoque charivari et suspension de séance.

Accompagné d’un radical dissident, Hainsselin, Galabert démissionne du conseil municipal en juillet de la même année, toujours pour protester contre la position municipale envers les chômeurs. Comme il manque plus d’un tiers des conseillers municipaux du fait de décès ou de de départs, des élections municipales sont organisées en octobre 1934. Galabert essaie sans succès de monter une liste, selon l’hebdomadaire radical Voix des communes qui le caractérise ainsi : « grossièreté, sabotage systématique des travaux de l’assemblée communale, démagogie à propos du petit bras de Polangis, etc. Air rêveur, visage soucieux. »

Le scrutin voit la victoire d’une liste de droite, qui remporte les 10 sièges. Galabert n’aura plus d’activité politique publique localement.

Il est représentant de commerce et peut-être est-ce lui qui recrute en 1937, depuis un bureau implanté à Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne), des visiteurs de pharmacies.

François Galabert meurt le 17 août 1960 à Villotran (Oise). Il était âgé de 75 ans.

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 01:01

François Mauguin naît le 24 mai 1885 à Saint-Plaisir (Allier). Sa mère, Marie Mauguin, est domestique dans le village voisin d’Ygrande. Il est élevé par sa grand-mère Marguerite Rochet, veuve Liger, au moins jusque ses dix ans. François est, comme ses deux sœurs Marie et Marguerite, reconnu par son père Jean Antoine Galabert, menuisier, lors du mariage de ses parents à Paris (11e arr.) en novembre 1901.

Alors employé de commerce, François Galabert épouse Élisa Émilie Harnaud à Versailles, (Seine-et-Oise, act. Yvelines) en juillet 1919. Il réside alors probablement à Paris (17e puis 18e arr.) et déménage vers le début 1927 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où il s’installe dans le quartier de Polangis.

Dans sa commune, Galabert affiche son soutien au communisme en souscrivant dans L’Humanité pour le parti (décembre 1926) et, à au moins trois reprises, pour les élections législatives de 1928 avec la mention suivante : « Galabert, Joinville Polangis, pour la lutte finale. »

Peut-être était-ce lui qui avait déjà souscrit, en août 1922, pour « aider les grévistes ». Il est également possible qu’il s’agisse du Galabert qui, toujours dans L’Humanité, verse en faveur d’un « budget de guerre pour le parti » en janvier 1929 ou « pour la défense de L’Humanité » en septembre de la même année.

Cependant, Galabert rejoint le parti socialiste SFIO et figure, en mai 1929, sur la liste de concentration des gauches conduite par Georges Briolay (radical) et qui comprend des radicaux-socialistes, des socialistes SFIO et des socialistes indépendant. La liste des gauches remporte au premier tour 910 voix en moyenne, soit 42,8% des 2 126 votants pour 2 969 inscrits. Elle devance la liste de la municipalité sortante de Stephen Durande (républicain) 825 voix (38,8%%) et celle du parti communiste 391 voix (18,4%). Au second tour, le groupement des gauches accentue son avance en moyenne 1 025 voix (45,9%) pour 2 290 votants et 2 267 votes exprimés ; il emporte 22 sièges. La droite, avec 929 voix (41,6%) obtient les cinq autres postes, l’ancien maire étant battu. Les communistes reculent avec 278 suffrages (12,5%).

(à suivre)

Polangis avenue Oudinot

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 01:01

Jules Joseph Désiré Dubreuil naît le 2 mai 1886 à Monchy-Lagache (Somme). Il est le fils d’Anisie Hurier, couturière, et de son époux Jules Dubreuil, comptable puis chef de culture.

Alors manœuvre et résidant à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne), avenue de Joinville (rue faisant la limite avec Joinville-le-Pont), il épouse en octobre 1912 Angélique Marie Ripplinger, journalière. Dubreuil sera ensuite employé de chemin de fer.

Pendant la première guerre mondiale, Dubreuil est sergent au 320e régiment d’infanterie. En juillet 1916/07/30, il est cité à l’ordre de la division pour son comportement.

Lors des élections municipales de mai 1935 à Joinville, Jules Dubreuil est candidat en 12e position sur la liste socialiste SFIO conduite par Robert Derivière. Cette liste, incomplète puisqu’elle porte 14 noms pour 27 postes à pourvoir, obtient 12,3% des suffrages exprimés, devancée par la droite de l’Union des républicains (32,6%), le Groupement des gauches républicaines (radicaux-socialistes et socialistes indépendants, 26,7%), les communistes (23,5%) et quelques isolés (3,0%). Dubreuil recueille 353 votes sur 2 856 exprimés (12,4%) pour 2 923 votants et 3 433 électeurs inscrits.

Au second tour, les communistes et socialistes fusionnent, la nouvelle liste étant conduite par André Blocher, responsable de l’ARAC (anciens combattants) et de la Ligue des droits de l’Homme, qui n’était pas en lice au premier tour. Elle comprend 16 communistes, 10 socialistes et un indépendant et obtient 36,6% des suffrages exprimés, derrière la droite qui en a 39,8% mais devant les radicaux-socialistes de la majorité sortante, qui ne recueillent que 19,5%. L’Union des républicains a 25 élus et deux conseillers complètent le tableau, le futur maire Robert Deloche et Paul Rouhaud. Dubreuil recueille 976 voix, soit 33,7% des 2 899 suffrages exprimés pour 2 924 votants.

La famille vit à Saint-Maur-des-Fossés pendant la deuxième guerre mondiale, rue de la Procession. Jules Dubreuil y meurt le 27 avril 1942 à l’âge de 55 ans. Son épouse, morte l’année précédente, avait donné naissance à cinq enfants.

Plusieurs mentions de Jules Dubreuil dans la presse ne peuvent pas être rapprochées de manière certaine, sans qu’un rattachement puisse être exclu : en septembre 1929, souscripteur pour le quotidien communiste L’Humanité ; et en mars 1931, attributaire de la médaille militaire.

Train en garde Joinville

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 01:01

Antoine Duranthon naît le 15 mai 1877 à Saint-Médard (Creuse, act. Saint-Médard-La-Rochette), dans le village de Courbarioux. Il est le fils de Marguerite Dufour et de son époux Jean Duranthon. Son père est alors mineur. Selon la généalogie familiale, il sera ensuite mineur, chef de poste, sous-ingénieur d'usine, chimiste puis chauffeur.

Installé à Paris (14e arr.) en 1897, Antoine Duranthon est brodeur ; on lui connaît au moins huit adresses en dix ans, principalement dans les arrondissements centraux (1er et 3e), mais également dans le 18e. Il épouse en avril 1903 à Paris (3e arr.) Suzanne Jeanne Combe. Ils résident à partir de 1907 dans le quartier de Palissy à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne).

En janvier 1913, Duranthon devient membre de la commission exécutive de la section socialiste SFIO de Joinville et en est le délégué à l'Union cantonale de Saint-Maur. En mai de la même année, il est élu membre du bureau en tant que trésorier. Il est renouvelé dans cette fonction en juin 1914. En février 1914, il est désigné comme électeur sénatorial par le conseil municipal où les socialistes ont huit élus.

Pendant la guerre, Duranthon est mobilisé en tant qu’ordonnance du Dr Pierre Vallat, une personnalité radicale-socialiste de Joinville. Il adresse plusieurs lettres témoignant de son activité militaire à un hebdomadaire radical-socialiste local, Voix des communes. En 1915, il expédie une chanson intitulée Ah, quel fourbi ! L’année suivante, il écrit de Verdun.

Mi-janvier 1917, il est affecté à différentes usines d’armement : d’abord Michaux et Dupuy, à Asnières (Seine, act. Hauts-de-Seine) puis en février la société de constructions navales de La Ciotat (Bouches-du-Rhône) ; enfin en septembre aux établissements Marescaux, rue de la Roquette à Paris. Il y est encore à sa démobilisation en janvier 1919.

En décembre 1919, Duranthon, qui est à ce moment serrurier, est candidat en septième position sur la liste socialiste unifiée (SFIO), conduite par Georges Laruelle ; elle recueille 30% des voix au premier tour et 34% au second, sans obtenir d’élus.

L’année suivante, en février 1920, il est de nouveau trésorier dans le bureau de la section SFIO, dont André Flambard est le secrétaire. Il recueille plusieurs souscriptions en faveur de grévistes entre 1920 et 1922. Comme l’ensemble des adhérents de la section SFIO de Joinville, Duranthon rallie le nouveau parti communiste. Il est redevenu brodeur en 1921 et réside toujours dans la commune en 1923. Entre 1926 et 1931, il vit dans la ville voisine de Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne), rue Auguste-Gross et n’y est pas recensé en 1936.

Peut-être est-ce lui le Duranthon qui participe en février 1936 à une souscription pour le quotidien communiste L’Humanité.

Toujours brodeur, Antoine Duranthon habite avec son épouse en 1936 avenue Mozart, à Tremblay-en-France (Seine-et-Oise, act. Seine-Saint-Denis). Il meurt le 31 décembre 1951 à Montfermeil (Seine-et-Oise, act. Seine-Saint-Denis) où il était hospitalisé. Il résidait toujours à Tremblay. Il était âgé de 74 ans et père de six enfants.

 

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 01:01

André Louis Wierzbolowiez est le fils de Jean André Wierzbolowiez, mécanicien, ancien lutteur devenu forain, et de son épouse Marie Eugénie Lachenal, perleuse. Il naît le 16 août 1893 à Paris (20e arr.). Il est confié à sa grand-mère par ses parents.

Wierzbolowiez effectue probablement à partir de 1913 son service militaire puis la première guerre mondiale dans la marine, ce qui l’amène à passer par exemple le détroit de Magellan.

Il épouse à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) Anne Marguerite Cotrone en septembre 1917. Il s’installe après-guerre dans la commune.

Présenté comme autodidacte, Wierzbolowiez est d’abord dessinateur industriel. Il devient libraire vers 1918 et, dans les années vingt, il est le gérant de la librairie du journal, devenu communiste, L’Humanité, située à Paris au 120, rue Lafayette, où il est connu sous le pseudonyme « André ».

André Wierzbolowiez se présente sur la liste du syndicat Cgtu, proche des communistes, aux élections prud’homales du 13 novembre 1932 dans la huitième catégorie de la section commerce, s’identifiant comme « employé de librairie ». Il recueille 14 voix sur 275 suffrages exprimés soit 5%, loin derrière le candidat de la Cgt qui en a 34 et surtout celui de la Cftc (catholique), élu avec 227 votes.

Lors des élections municipales des 5 et 12 mai 1929, Wierzbolowiez est candidat en 8e position sur la liste du Bloc ouvrier et paysan (BOP, communiste) aux élections municipales à Joinville-le-Pont. La liste est conduite par le futur député de Seine-et-Marne Roger Bénenson. Elle obtient en moyenne 391 voix au premier tour, soit 18,4 % des suffrages exprimés. Au second tour, elle se maintient contre la liste du cartel des gauches, conduite par le radical Georges Briolay, qui comprend des socialistes SFIO. La liste BOP recueille 278 voix en moyenne (12,5 %). La liste radicale et socialiste remporte 22 sièges, contre 5 à une liste de droite ; les communistes n’ont pas d’élus.

Au cours d’un scrutin municipal partiel à Joinville en octobre 1934, provoqué par la vacance de 10 sièges sur 27, Wierzbolowiez est annoncé comme devant conduire la liste communiste. Cependant, il est exclu du Parti communiste en raison de son opposition à la politique d’alliance avec les socialistes et il sera remplacé par Robert Laforest en tête de liste.

André Wierzbolowiez avait dû quitter son emploi de libraire, sans doute dès 1933, du fait de ses divergences, et il se met à la recherche d’un emploi.

Il est recruté par Jean Fréville, probablement en 1935, avec lequel il va collaborer à l’écriture de plusieurs ouvrages. Jean Fréville est le pseudonyme d'Eugène Schkaff (1895-1971), né à Kharkov (Ukraine), collaborateur de Maurice Thorez. Selon les historiens Paul Boulland, Claude Pennetier et Rossana Vaccaro, André Wierzbolowiez aurait fourni les matériaux de Pain de brique, premier roman de Fréville, consacré à des grèves de 1936 et publié en 1937, ainsi que de Port-Famine, dans lequel un autre historien, Philippe Robrieux, considère que Wierzbolowiez utilise ses souvenirs de marin passé par le détroit de Magellan.

Jean Fréville lui aurait demandé, en 1935, de l’aider à rédiger la biographie du secrétaire général du parti communiste que Maurice Thorez fit publier en 1937 aux Éditions sociales internationales sous le titre Fils du peuple. Selon Philippe Robrieux, Wierzbolowiez serait le véritable auteur de la biographie. Cependant, l’écrivain socialiste Victor Fay relativise le rôle son rôle, estimant que « Maurice Thorez donnait des indications, les lignes directrices, racontait des anecdotes, des faits marquants. Fréville prenait des notes détaillées, rédigeait le texte, puis le confiait à taper à André Wierzbolowiez, l’ancien libraire du Parti, devenu son secrétaire. »

Pour Louis Robert et Danielle Tartakowsky, Wierzbolowiez est le rédacteur probable de l’acrostiche désignant Fréville comme l’auteur de Fils du peuple au prétexte d’une pseudo-description du territoire natal de Thorez après la première guerre mondiale : « ...ferrailles rongées et verdies, informes lacis, larges entonnoirs aux escarpements crayeux, ravinés, immenses, tranchées creusées en labyrinthes, infranchissables vallonnements ravagés, embroussaillés ». Les initiales de chaque mot donnent : « Fréville a écrit ce livre » ; le passage disparaît dans les éditions ultérieures.

Si Wierzbolowiez n’a plus d’activité publique connue après son exclusion du Pcf, il semble s’intéresser toujours à l’évolution du communisme. Il reprend ainsi contact avec André Marty, quand ce dernier est lui-même exclu en juin 1953, s’adressant à lui en tant qu’ancien marin, et lui faisant grief dans une lettre privée d’avoir « une mentalité quelque peu fayot. »

André Wierzbolowiez, qui résidait peut-être toujours à Joinville, décède à Créteil (Val-de-Marne) le 30 décembre 1980, à l’âge de 87 ans. Son fils André fut champion de Paris junior en football de 1935 à 1937 et joua avec les équipes du CA Paris et du FC Perreux.

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