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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 00:01

Gaston Neyroud naît le 29 août 1888 dans le 12e arrondissement de Paris, où il est déclaré sous le nom erroné de Barbiget et mentionné comme étant de père non dénommé. Son état-civil est rectifié en Berbiger, nom de sa mère, blanchisseuse, à Joinville, par jugement du tribunal d’instance du 3 avril 1889. Légitimé par le mariage de ses parents le 26 décembre 1889, il prend définitivement le nom de Neyroud.

La famille, qui compte sept enfants, vit à Joinville-le-Pont, d’abord dans le quartier du Canal (rue du Viaduc) puis en centre-ville, rue des Réservoirs. Mais Gaston Neyroud retourne s’installer rue du Viaduc après son mariage en 1911 avec Angélique Malassenet. Il exerce la profession de ferblantier en 1919.

Sergent fourrier au 347e régiment d’infanterie pendant la première guerre mondiale, il est fait prisonnier et interné en Allemagne.

Neyroud est candidat en 17e position sur la liste socialiste unifiée (SFIO) aux élections municipales de 1919 à Joinville. La liste, conduite par Georges Laruelle, conseiller municipal sortant, obtient en moyenne 500 voix au premier tour sur 1 695 votes exprimés soit 30,1% ; elle recueille au second tour 502 suffrages sur les 1 518 exprimés soit 34,3% ; il y avait 2 491 électeurs inscrits. La liste socialiste n’a aucun élu.

En mai 1920, Neyroud est toujours actif au sein de la section socialiste de Joinville. En décembre de la même année, toute la section rejoint le nouveau parti communiste SFIC.

Après la seconde guerre mondiale, Gaston Neyroud vit en Seine-et-Marne. Il épouse à Grande-Paroisse Marie Dupire en février 1945. Il décède le 22 mars 1971 à Montereau-Fault-Yonne, à l’âge de 82 ans.

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 00:01

En 1903, la Ville mit la Faisanderie en adjudication sur enchères, et Joseph Forge devint le titulaire du bail. La ferme est de nouveau concédée en 1919, à François Bandy, comte de Nalèche. Officier supérieur de cavalerie, chevalier de la Légion d'honneur, il est le fils de Louis Bandy de Nalèche, homme de lettres et député, et le frère d’Étienne Bandy de Nalèche, directeur du quotidien Journal des débats.

Les écuries de la Faisanderie comptaient des chevaux de course, notamment une cinquantaine de trotteurs qui profitent de la proximité l’hippodrome de Vincennes, situé sur le plateau de Gravelle, également dans le Bois de Vincennes. En octobre 1934 survint un incendie où douze chevaux périrent carbonisés.

La ferme fait partie du territoire annexé à Paris par décret du 18 avril 1929 et alors inclus dans le 12e arrondissement de Paris

Suite à une décision prise en juillet 1930, l'École municipale et départementale d'horticulture et d'arboriculture est transférée en 1936 à la ferme de la Faisanderie tandis que son terrain, également dans le Bois de Vincennes est affecté à l'École coloniale. Elle sera renommée École Du Breuil.

Pendant la période, la ferme compte deux responsables connus.

Gibouin est régisseur en 1904.

Louis Caillon (1881-1969) est directeur de 1911 à 1934. Il est conseiller municipal puis adjoint au maire de Joinville-le-Pont (1925-1944). Maintenu en poste par les autorités de Vichy, il est chassé de la mairie en août 1944 par le comité local de Libération.

Incendie à la Faisanderie en 1934

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 00:01

Charles Antoine Marie Rivoal naît le 27 février 1875 à Paris (12e arr.). Il est le cadet des huit enfants d’Ernestine Marie Eugénie Le Doux et de son mari, Mathurin Nicolas Rivoal.

Le père, ancien notaire à Ploudalmézeau (Finistère) entre au moins 1859 et juin 1874est alors en cavale. Vingt de ses propriétés dans les communes finistériennes de Ploudalmézeau, Lampaul, Saint-Pabu, et Landunvez sont vendues par adjudication en janvier 1875 suite à un jugement du tribunal civil de Brest, daté du 9 décembre 1874, le condamnant à rembourser un ancien cultivateur de sa ville d’exercice. Mathurin Nicolas Rivoal est alors mentionné comme « sans résidence connue ». Au plan pénal, il est condamné par contumace par la cour d’assises du Finistère en 1875 et écroué en novembre de la même année. Lors d’un nouveau procès, en février 1876, la cour d’assises du Finistère, qui lui accorde des circonstances atténuantes, le condamne à quatre ans de prison, étant reconnu coupable d'avoir commis, en moins de dix ans, 97 abus de confiance et 20 faux, laissant un déficit de 120 000 francs. L’ancien notaire meurt en mai 1878 à Paris (12e arr.).

En novembre 1899, Charles Rivoal, ingénieur, et Élisa Virginie Bentz se marient, toujours dans le même arrondissement parisien. En octobre de la même année, il avait créé une société de fabrication de ressorts à Paris, qui fonctionne d’abord boulevard de Belleville puis rue des Montiboeufs (20e arr.). Il la revend en 1912 à son associé, Pierre Julien Almire Cadeau, ingénieur des arts et manufactures.

En 1902, Charles Rivoal fonde une nouvelle société, qui exploite des usines à Saint-Martin-d'Ablois (Marne) et à Paris (rue Ordener, 18e arr.). L’entreprise produit pendant la guerre des piles sèches pour lampes de poche, sous la marque Nina, présentées comme « éclaireur de tranchées ». Après-guerre, la société fait du décolletage puis de la galvanoplastie. Déclarée en faillite en avril 1924, l’affaire est résolue par un règlement transactionnel et Charles Rivoal est devenu confectionneur de faux-cols toujours à Saint-Martin-d'Ablois (Marne) et à Paris (rue des Boulets, 11e arr.). Ses bureaux sont rue de Paradis (Paris, 10e arr.).

S’il réside à Paris, Charles Rivoal a des liens fréquents avec Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où il possède peut-être une résidence secondaire et où son frère aîné, Étienne, vit et siège au conseil municipal (1919-1925). En 1903, Charles Rivoal est à l’origine d’une des premiers accidents dus à un véhicule automobile mentionné dans la commune.

Venant d’acquérir une automobile, Rivoal conduit pour la première fois. Dans la côte des Corbeaux, qui rejoint le passage à niveau, il fait un mouvement brusque, monte sur le trottoir et roule sur une passante, qui a la jambe cassée, blessant également un enfant de quatre ans qu’elle promenait. Ni Rivoal ni l’ingénieur qui l’accompagnait n’avaient de permis de conduire ; l’obligation d’avoir un certificat de capacité avait été créée par le préfet de la Seine en 1893, avant d’être généralisée par décret en 1899. Ce sont les constructeurs qui délivraient le certificat. En son absence, Rivoal est poursuivi en justice par le commissaire de police. Au moins cinq grands quotidiens nationaux évoquent cet accident encore rare.

En mars 1912, Charles Rivoal participe au dîner d'adieux de Paul Guelpa, conseiller municipal de Joinville-le-Pont, organisé par la Fédération radicale et radicale-socialiste de la Seine, nommé consul de France à Bilbao. En septembre 1916, il est aux côtés de notables joinvillais pour l’enterrement de Pierre Emmanuel Laforest, industriel, ancien membre du conseil municipal.

Charles Antoine Marie Rivoal meurt le 26 septembre 1949 à Paris (15e arr.) et son décès est transcrit sur l’état-civil de Joinville.

Piles Rivoal "Nina"

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 00:01

Étienne Marie Alexis Rivoal naît le 4 avril 1861 à Ploudalmézeau (Finistère). Il est le quatrième des huit enfants d’Ernestine Marie Eugénie Le Doux et de son mari, Mathurin Nicolas Rivoal.

Le père, notaire dans cette commune depuis au moins 1859 et qui le reste jusque juin 1874, va connaître quelques déboires. Vingt de ses propriétés dans les communes finistériennes de Ploudalmézeau, Lampaul, Saint-Pabu, et Landunvez sont vendues par adjudication en janvier 1875 suite à un jugement du tribunal civil de Brest, daté du 9 décembre 1874, le condamnant à rembourser un ancien cultivateur de sa ville. Mathurin Nicolas Rivoal est alors mentionné comme « sans résidence connue ». Au plan pénal, il est condamné par contumace par la cour d’assises du Finistère en 1875 et écroué en novembre de la même année. Lors d’un nouveau procès, en février 1876, la cour d’assises du Finistère, qui lui accorde des circonstances atténuantes, le condamne à quatre ans de prison, étant reconnu coupable d'avoir commis, en moins de dix ans, 97 abus de confiance et 20 faux, laissant un déficit de 120,000 francs. La famille vivait à Paris (12e arr.) en février 1875 et l’ancien notaire y meurt en mai 1878.

Étienne Rivoal, alors comptable, épouse en août 1889 à Paris (12e arr.) Jeanne Albertine Pichard, bijoutière. Ils auront une fille. Étienne Rivoal devient à la fin du siècle représentant de commerce. La famille s’installe avant 1896 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) dans le quartier de Palissy, 30, avenue des Platanes. Sa femme ouvre dans les années 1900 une librairie-papeterie, au 43, route de la Brie à Joinville, dans le quartier de Polangis ; elle fonctionnait toujours au milieu des années 1930.

En 1909, Étienne Rivoal est complimenté par le comité radical et radical-socialiste communal (dont il est sans doute membre) pour la médaille d’honneur du commerce et de l’industrie qu’il reçoit. Il est candidat lors des élections municipales de décembre 1919 sur la liste d’Union républicaine et sociale d’Henri Vel-Durand, qui réunit des radicaux dissidents, des radicaux-socialistes et des socialistes indépendants ; elle remporte les 23 sièges de conseillers à pourvoir, face à deux listes du Bloc indépendant (libéraux et conservateurs) et de la SFIO (socialistes). Rivoal obtient 772 voix pour 1694 suffrages exprimés sur 2491 inscrits au premier tour soit 45,6% ; il est élu au second tour avec 969 votes pour 1518 exprimés (63,8%) face aux seuls socialistes.

Au sein du conseil municipal, Rivoal ne semble pas jouer un rôle notable et il est absent des réunions qui se tiennent au second trimestre 1923. Il n’est pas réélu en 1925.

Étienne Rivoal meurt à Joinville le 27 juillet 1929. Il était âgé de 68 ans. Son frère cadet, l'indstsriel Charles Antoine Rivoal, qui ne réside pas à Joinville mais semble y venir fréquemment, partageait son engagement radical-socialiste.

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 00:01

Henri Léon Pélissier naît le 19 mars 1861 à Paris (7 arr.). Il est le fils de Joséphine Carossio, blanchisseuse et de son mari, François Esprit Pélissier, cuisinier.

En 1880, Henri Pélissier est fleuriste à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne) où il a un premier enfant avec Pauline Louise Sadoux, couturière. Il s’installe près des parents de sa compagne, sur l’île Fanac à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), a un deuxième enfant et commence à travailler dans le même secteur que son beau-père et son beau-frère, en tant que constructeur de bateaux, des canots pour la promenade sur la Marne.

Après avoir épousé à Joinville en décembre 1886 Pauline Louise Sadoux, il obtient le certificat d’aptitude à l’enseignement de la gymnastique et devient professeur d’éducation physique en 1887 ; il exercera jusqu’en 1915. Il est directeur de la société d’instruction militaire et de gymnastique de Joinville-Champigny de 1887 à 1892.

Loueur et constructeur de canots, enseignant la natation et vivant sur une île située au milieu de la Marne, Pélissier va être témoin de très nombreux accidents de navigation, la Marne étant une destination prisée par les parisiens les week-ends de beau temps, navigateurs amateurs peu aguerris.

En 1894, il obtient une première médaille pour avoir participé à des sauvetages de personne risquant de se noyer ; tout au long de sa vie, il obtiendra au moins huit récompenses officielles, participant à 34 sauvetages, retirant 80 personnes de l’eau. Lors de l’exposition universelle de 1900, il préside le jury de sauvetage. Au cours des inondations de 1910, Pélissier est allé chercher 200 personnes dans leurs maisons inondées dans des circonstances périlleuses.

Dès 1903, Pélissier va jouer un rôle public significatif. Il représente les sociétés locales pour féliciter le maire, Eugène Voisin, décoré de la Légion d’honneur.

Il est candidat lors des élections municipales de mai 1904 à Joinville sur la liste, de tendance nationaliste, menée par quatre conseillers municipaux sortants (Dalbavie, Raoult, Provin et Moulinet), dissidents de la municipalité radicale d’Eugène Voisin. Ce dernier est cependant reconduit, sa liste remportant 22 des 23 sièges à pourvoir et 50,2% des suffrages exprimés au premier tour, face à la liste de droite qui a un élu (Moulinet) et recueille 31,9% tandis que la liste socialiste obtient 14,9% des voix. Pélissier, avec 356 votes pour 1119 votants et 1363 inscrits, avait atteint 31,8%.

Pélissier est de nouveau candidat en mai 1908 sur une liste patronnée par un comité socialiste évolutionniste, qui comprend des libéraux (Provin), des socialistes dissidents de la SFIO (Hainsselin) et d’anciens radicaux (Leteuil). Sa liste obtient un siège (Provin) et 31,8% des suffrages exprimés. Les radicaux-socialistes d’Eugène Voisin gagnent à nouveau avec 21 élus et 64,7% tandis que les socialistes SFIO font 4,6% et qu’un indépendant est élu. Pélissier était crédité de 406 voix soit 30,8%.

C’est en mai 1925 que Pélissier va être élu sur une liste d’Union républicaine de centre-droit, conduite par Henri Vel-Durand, qui obtient au premier tour 47,5% des suffrages exprimés devant le cartel des gauches (radicaux-socialistes et socialiste, 28,4%), et les communistes (21,1%).

De nouveau candidat en mai 1929 aux côtés du successeur de Vel-Durand, Stephen Durande, sa liste a cinq élus pour 41,6% des suffrages exprimés au second tour et est battue par le cartel des gauches (Georges Briolay) avec 22 élus et 45,9%, les communistes recueillant 12,5% des votes. Pélissier n’est pas élu.

À l’occasion d’un scrutin partiel en octobre 1934, Pélissier figure sur une liste de Républicains indépendants, proche de la majorité municipale, qui se situe au second rang avec 25,5% des suffrages exprimés et se retire devant la liste de Concentration républicaine (37,0%) qui l’emporte au second tour. La liste socialiste SFIO (17,6%) laisse également la place à la liste communiste Pcf (17,8%).

Six mois plus tard, Henri Pélissier retrouve l’Union des républicains (droite) de Léon Lesestre qui est en tête au premier tour, se situant à 32,6% des suffrages exprimés, devant le Groupement des gauches républicaines de Briolay (26,8%) ; elle l’emporte au second tour devant l’union des listes communiste et socialiste qui avaient obtenu respectivement 23,5% et 12,3%. La liste conservatrice emporte 25 sièges, et deux communistes entrent au conseil. Pélissier retrouve son poste au sein de l‘assemblée municipale.

Exerçant la fonction de prud’homme marinier, Pélissier est désigné comme électeur sénatorial en avril 1938. Il présidait depuis 1908 la Chambre syndicale des constructeurs et loueurs de bateaux du département de la Seine.

Henri Léon Pélissier meurt le 14 mai 1939 à Joinville. Il avait cinq enfants dont un, Louis Paul, poursuivra son activité de constructeur de canots. Il était chevalier de la Légion d’honneur, titulaires des Palmes académiques (Officier d’académie puis Officier de l’instruction publique), médaille d'or de l’éducation physique et médaille d'or du sauvetage.

canots en 1907

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 00:01

La revue Le Vieux Saint-Maur a publié, entre 1946 et 1965, de nombreux articles de l’historien Georges Bousquié (1907-1966). Vingt-neuf d’entre eux ont été classés sous l’intitulé « Histoire de Joinville-le-Pont ».

La première mention de cette Histoire intervient en fait avec le n° 25 paru en 1951. Il porte le n° X. Il faut donc considérer les neuf précédents papiers de Georges Bousquié comme constituant les premières parties de ladite Histoire. Ils ont été insérés à raison d’un par bulletin depuis le n° 16, publié en 1946. Le dernier article porte le n° XXX et est inséré dans le n° 45, édité en 1965. À noter qu’il n’y a pas de n° XXIII au sommaire de la revue.

Entre 1946 et 1965, chaque bulletin du Vieux Saint-Maur comprend un article relevant de l’Histoire de Joinville-le-Pont, à l’exception unique du n° 37 (1957). L’ensemble représente 106 pages.

Les textes sont généralement relativement courts, couvrant 2 à 6 pages de cette revue de petit format. L’ordre de publication n’a rien de chronologique, ni de thématique. L’ensemble constitue une série de tableaux, souvent assez vivants, notamment pour les premiers. Les ultimes insertions sont des reproductions de documents d’archives.

La période couverte va du treizième siècle à la fin du dix-neuvième (très rarement le début du vingtième), mais aucune période n’est traitée de manière complète. Pour les temps antérieurs à la Révolution de 1789, les évènements traités se rapportent parfois à la paroisse de Saint-Maur, la différence entre les villages du Pont (futur centre de Joinville) et de Saint-Maur n’étant pas toujours précise.

Plusieurs personnages font l’objet d’une attention particulière et se voient consacrer des articles : le maréchal Oudinot, le grammairien et maire de la commune, Chapsal et la famille Valliech, qui résidait à Polangis.

Le patrimoine local ne fait pas l’objet d’analyses spécifiques, à deux exceptions notables : la chapelle Saint-Léonard, et les carrières souterraines. On notera que Bousquié a également publié une Histoire de l’ancien pont de Saint-Maur (l’actuel pont de Joinville) dans les Mémoires Paris et Ile-de-France, t. IV (1952) ; ce travail a été repris dans un Hors-série de la revue Le Vieux Saint-Maur en 1955, sous le titre « Spécial Pont de Joinville-le-Pont » ; il n’a cependant pas été numéroté dans la série de l’Histoire de Joinville-le-Pont.

Deux institutions sujettes à des attentions : les écoles du Parangon et du Bois de Vincennes (sports). La ferme de la Faisanderie est aussi évoquée.

L’histoire sociale et économique récente n’est pas traitée, par contre, la manufacture de Saint-Maur et la léproserie qui ont existé pendant l’ancien régime ont droit à des notices.

La toponymie n’est pas oubliée, au travers deux lieux : le quartier de Palissy et le passage du Diable.

Il n’existe pas d’édition complète de l’Histoire de Joinville-le-Pont de Georges Bousquié. Cependant, une brochure, intitulée « Voici Joinville » en reprend une partie ; elle a connu deux éditions, en 1958 puis en 1964, peu avant la disparition de son auteur en 1966.

Les éditeurs de la revue Le Vieux Saint-Maur ont conclu un accord avec la Bibliothèque nationale de France en vue de la numérisation et de la diffusion sur le site Gallica de son contenu.

Les numéros publiés entre 1923 et 1950 sont d’ores et déjà accessibles, comprenant donc les articles I à VIII de l’Histoire de Joinville-le-Pont (mais qui ne figurent donc pas sous ce titre, comme nous l’avons vu plus haut).

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 00:01

Georges Bousquié naît le 22 octobre 1907 à Paris. Il fréquente les lycées parisiens Voltaire et Louis-le-Grand puis fait des études dans de lettres classiques à La Sorbonne. Il soutient une thèse sur le roi René d’Anjou. Bousquié est d’abord professeur au lycée de Versailles puis bibliothécaire à la Bibliothèque nationale. Il rejoint ensuite l’enseignement privé, au sein des lycées Albert de Mun de Nogent-sur-Marne, Saint François d’Assise, Charles-de-Foucauld et enfin l’Institution Jeanne d’Arc à Saint-Maur-des-Fossés.

Pareillement à son activité d’enseignement, Bousquié rédige des livres à contenu pratique, destiné aux élèves mais également à la vie en entreprise. Il commente l’œuvre de Pierre Corneille, Cinna (« Expliquez-moi... Corneille à travers Cinna », deux tomes, 1960). « Le Sujet général de français par l'exemple », paru en 1966 est réédité en 1969.

Après avoir proposé « Une technique efficace, la Persuasion » (1958), il rédige deux guides « Comment rédiger vos rapports » (1957) et « Comment organiser son travail » (1965). Ces deux derniers ouvrages font l’objet de plusieurs rééditions et sont traduits en espagnol et en portugais.

Georges Bousquié est vice-président puis à partir d’octobre 1964, président de l’association du Vieux Saint Maur, qui édite la revue éponyme. Il avait fourni plusieurs dizaines d’articles à cette revue, dont trente se référaient à une « Histoire de Joinville-le-Pont », publiée entre 1946 et 1965.

Deux ouvrages historiques ont fait l’objet d’une édition séparée, reprenant en les complétant certains articles de la revue : « Histoire de l'ancien pont de Saint-Maur » (1955), rééditée sous le titre « Le pont de Joinville à travers les âges » (1957) et « Voici Joinville » (2e édition 1964).

Les travaux historiques de Bousquié lui avaient valu de recevoir en décembre 1959 la médaille d'argent du département de la Seine.

Georges Bousquié était marié et résidait avenue Courtin à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne) dans le quartier de Polangis. Il est mort le 1er mars 1966, à l’âge de 58 ans.

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 00:01

Pétronille Goursolle (dite Céline), naît le 1er avril 1868 à Oradour-sur-Vayres, en Haute-Vienne. Elle est la fille de Marie Fanny Barraud et de Pierre Goursolle, son époux.

Employée de banque, elle épouse en juillet 1892 à Paris Basile Nivelet. Les deux époux deviennent instituteurs, Céline exerçant dans l’école du Parc-Saint-Maur (Saint-Maur, Seine, act. Val-de-Marne) en 1895. Elle est membre de la Société pour la propagation des langues étrangères en France. Elle exerce ensuite à l'école maternelle de la rue Michel-Bizot à Paris (12e arr.). En novembre 1900, elle est chargée de la direction de l'école maternelle du groupe Polangis, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où la famille va résider.

En février 1910, Céline Nivelet est nommée directrice à l'école maternelle Voltaire de Montreuil-sous-Bois (Seine, act. Seine-Saint-Denis). Elle exercera cette fonction jusqu’en décembre 1930, lorsqu’elle prend sa retraite.

Céline Nivelet était membre de la société coopérative nationale d'assurances la Sauvegarde en 1908 et 1910. Elle a également été active au sein de la section de Joinville de la société l’Allaitement maternel en 1909. Elle avait obtenu la médaille d'argent de la mutualité en 1910 et avait été décorée des Palmes académiques, en tant qu’Officier de l’instruction publique en juillet 1930.

Céline Nivelet décède le 27 mars 1941 à Venizy, Yonne ; elle est inhumée à Turny, commune d’origine de son époux. Ils avaient eu une fille.Céline Nivelet

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 00:01

Gustave Maurice Boutier (qui utilise habituellement le prénom de Maurice) est né le 2 décembre 1890 à Mohon (commune de Charleville-Mézières, Ardennes) d'un père garçon-boucher puis employé des chemins de fer. Il vit à Joinville-le-Pont au moins depuis 1901. Il y épouse en mars 1912 Joséphine Augustine Barbier et exerce la profession de serrurier.

Maurice Boutier figure en deuxième position (avec le prénom de Gustave) sur la liste socialiste lors des élections municipales à Joinville-le-Pont les 30 novembre et 7 décembre 1919. Elle est conduite par Georges Laruelle, ancien conseiller municipal. Les candidats recueillirent en moyenne 500 voix au premier tour, sur 1 660 suffrages exprimés soit 30,1% et 502 au second, sur 1 462 suffrages soit 34,3%. Sur sa liste figure un conseiller municipal sortant, Henri Lacroix. Aucun d’entre eux n’est élu, la liste d’union républicaine et sociale d’Henri Vel-Durand (droite) remportant tous les sièges.

Maurice Boutier était en 1921, secrétaire de la section communiste de Joinville-le-Pont (Seine). Lorris, trésorier, le secondait. Selon l'Humanité du 17 janvier 1921 l'ancienne section socialiste avait adhéré unanimement au Parti communiste après le congrès de Tours. Un autre numéro, postérieur d'un mois, signale cependant la démission d'un militant (Ancemot). La section socialiste unifiée groupait 62 cotisants en décembre 1919, 75 au premier semestre 1920 ; le Parti communiste plaça 75 cartes et 650 timbres en 1921.

Boutier exerce toujours cette fonction en novembre 1923. Il est le principal orateur communiste dans la commune pendant cette période. Il habitait toujours à Joinville-le-Pont en 1930, mais on ignore s'il militait encore au Pcf animé localement par Roger Bénenson.

Maurice Boutier meurt à Créteil (Seine, Val-de-Marne) le 7 mars 1963.

Source : Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français (Jean Maitron, dir.)

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 00:01

Albert Loris naît le 12 août 1882 à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne). Ses parents sont Joséphine Victorine Marzal et son mari Jean Loris, maçon.

Alors serrurier, Albert Loris épouse à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en juillet 1905 Pauline Adrienne Robin. Il est toujours domicilié à Saint-Maur mais va ensuite s’installer à Joinville où il vit en 1920. Serrurier en 1905, il se présente comme mécanicien en 1924.

En compagnie de dix autres militants socialistes joinvillais, Loris souscrit en mai 1920 « Pour les victimes de la grève et des violences gouvernementales ». Sans doute est-ce lui qui est en décembre 1920 secrétaire-adjoint du groupe artistique de la Jeunesse socialiste de Joinville, chargé du théâtre (L’Humanité mentionne Lorès). En 1921, Loris est trésorier de la section du parti communiste SFIC de Joinville, dont le secrétaire est Maurice Boutier. Il est convoqué en mai pour une réunion conjointe de la commission exécutive et de la commission de vente des journaux (L’Humanité écrit Louis).

S’il ne semble plus avoir d’activité publique, Loris (Joinville) est mentionné en octobre 1938 dans une souscription « pour la Tchécoslovaquie meurtrie » publiée par le quotidien communiste Ce Soir.

Albert Loris meurt le 6 mai 1954 à Créteil (Seine, act. Val-de-Marne). Il était âgé de 72 ans.

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