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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 00:01

Pierre Anselme Lorry naît le 15 février 1891 à Paris (11e arr.). Il est le fils de Marie Alexandrine Cretté et de son époux, Henri Lorry, alors représentant de commerce, plus tard industriel, chansonnier et écrivain.

Marié pendant la première guerre mondiale avec Renée Wahl, en juillet 1916 à Paris (11e arr.), il sera, comme son père, directeur d’une fabrique de matériel électrique.

Administrateur de la société de secours mutuels la Mutualité scolaire de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), il est décoré en 1938 des palmes académiques comme officier d’académie, pour « services rendus aux œuvres post-scolaires. »

Anselme Lorry meurt le 7 juillet 1960 à Paris (17e arr.). Il était âgé de 69 ans et avait eu un fils, décédé en 1926 à l’âge de 9 ans.

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 00:01

Auguste Marie Lobrot naît le 5 juillet 1878 à Créteil. Il est le fils de Marie Pétillot et de son époux Eugène Laurent Lobrot, jardiniers-maraîchers dans la commune puis à Maisons-Alfort et Joinville-le-Pont. Après avoir exercé lui aussi le métier de jardinier, Auguste Lobrot devient artisan boisselier puis se présentera, dans les années 1930, comme industriel.

En juillet 1911, il épouse à Joinville (Seine, act. Val-de-Marne) où il s’est installé en 1909, Clémentine Mesmin, femme de chambre à Joinville.

Présent sur la liste des gauches républicaines aux élections municipales de Joinville en mai 1929, dirigée par Georges Briolay, qui devient maire, Auguste Lobrot n’est cependant pas élu, bien que ses colistiers remportent 22 des 27 sièges à pourvoir. En janvier 1933, Lobrot devient secrétaire du comité radical-socialiste local puis, en novembre de la même année, vice-président.

Avec un autre radical, Émile Herluison, Lobrot est élu conseiller municipal en octobre 1934 sur une liste patronnée par le Comité de coordination pour la défense des intérêts de Joinville, et qui comporte plusieurs personnalités classées à droite comme Léon Lesestre, futur maire, ou Frédéric Bautsch et Charles Chaussée, qui seront plus tard maires-adjoints. Cette liste remporte les dix sièges à pourvoir lors d’un scrutin partiel, face à une liste républicaine indépendante (qui compte également des radicaux-socialistes), à une liste socialiste SFIO et à une liste communiste.

Au premier tour, Lobrot obtient 835 voix pour 2297 exprimées sur 3225 inscrits, soit 36,4%. Il est élu au second tour avec 1109 suffrages pour 1903 exprimés (58,3%).

Toujours vice-président du comité radical en janvier 1935, Lobrot est candidat, en 13e position, sur la liste du groupement des gauches républicaines, conduite par Georges Briolay en mai 1935. La liste, distancée au premier tour par l’Union des républicains de Léon Lesestre (droite), est battue au second tour et n’obtient aucun siège, la liste libérale en ayant 25 et les communistes, alliés au socialistes, obtenant deux élus.

Les scores de Lobrot sont de 765 votes, soit 28,6% des 2856 exprimés parmi les 3433 inscrits au premier tout et 568 sur 2899 (19,6%) au second tour.

L’activité de Lobrot pendant la guerre n’est pas connue. Il doit cependant être proche des milieux résistants, puisqu’il est désigné comme membre de la délégation spéciale installée en lieu et place de la municipalité révoquée le 26 septembre 1944 et fait donc fonction de conseiller municipal, au côté de Robert Deloche (Pcf), président. Lobrot est élu conseiller municipal en mai 1945, toujours avec Robert Deloche comme maire.

S’il n’est pas élu lors du scrutin local d’octobre 1947, Lobrot est cependant le représentant du parti radical-socialiste lors de la commémoration de la Libération le 26 août 1950.

Lors des dernières élections municipales de la quatrième République, Lobrot rejoint la liste d'Action démocratique et sociale, conduite par le socialiste SFIO Léon Berthet, qui obtient trois sièges sur 27 ; d’autres radicaux, comme François Decrombecque, sont restés fidèles aux communistes, conduits par Henri Bideaux (10 élus). Les trois listes de droite (RPF, indépendants et MRP) obtiennent une courte majorité avec 14 sièges, élisant Georges Defert (RGR) au poste de maire. Lobrot avec recueilli 850 voix, pour 8482 inscrits et 6748 exprimés (12,6%).

Auguste Marie Lobrot décède, en cours de mandat, le 2 octobre 1958 à Joinville. Il était âgé de 80 ans et avait eu un fils.

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 00:01

Jean François Louis Girot naît le 23 juillet 1870 à Paris (13e arr.). Il est le fils de Charlotte Joséphine Pichereau et de son époux Jean Girot, marchands de vin.

Employé à l’octroi de Paris en tant que marinier, il sera pilote de bateaux à vapeur. Il vit à Alfortville puis à Maisons-Alfort à la fin du 19e siècle. Louis Girot épouse dans cette dernière ville Eugénie Augustine Marteau, chapelière, en septembre 1896.

Les époux Girot s’installent au début du siècle suivant à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Louis sera récompensé pour ses actes de courage, ayant porté secours à des personnes en danger de se noyer.

Secrétaire du comité radical et radical-socialiste de Joinville en 1915, Louis Girot intervient régulièrement dans le journal local Voix des communes, de même tendance, entre 1912 et 1919. Il s’en prend notamment au conseiller municipal socialiste Émile Lebègue qu’il accuse, en 1912, d’envoyer son enfant en Auvergne « aux frais de la commune », avant de publier un démenti. Pendant la guerre, il accueille dans sa maison de la rue Vautier (centre de la commune) une jeune fille réfugiée de Reims.

En décembre 1919, Louis Girot est élu conseiller municipal sur une liste, conduite par Henri Vel-Durand, qui comprend des radicaux dissidents, des socialistes indépendants et des radicaux-socialistes. Elle remporte les 23 sièges à pourvoir face à deux listes libérale et socialiste SFIO. Au premier tour, Girot recueille 709 voix pour 2491 inscrits et 1694 exprimés, soit 41,8% ; il est élu au second tour, avec 947 suffrages sur 1518 exprimés (62,4%).

Mettant en avant ses connaissances en tant que pilote, Girot va notamment plaider en faveur de grands travaux contre les inondations. Il siège au bureau de la commission intercommunale contre les inondations, représentant 25 communes et 600 000 habitants du département de la Seine. À ce titre, il est reçu en avril 1920 par le ministre des travaux publics, Le Trocquer. Il prend part à la constitution d’une Fédération des inondés, qui plaide, en février 1920 devant les sénateurs de la Seine, pour la remise en état des barrages.

Le même mois, Girot transmet au conseil général de la Seine un projet étudié par pilotes commissionnés, « destiné à faciliter l’écoulement des eaux de la Seine pour éviter les ravages des inondations annuelles dans nos communes ». Il consiste à creuser un canal s’amorçant dans la Seine à Caudebec, en aval de Rouen, qui irait se jeter dans la mer entre Fécamp et Saint-Pierre.

En janvier 1924, Girot est élu vice-président de la section de Joinville de la Ligue des droits de l’Homme, dont Edmond Neumann est le président. Cependant, en mars 1925, il fait l’objet d’une demande d’exclusion (repoussée par la grande majorité des adhérents) ; certains lui reprochent d’avoir été élu délégué sénatorial par la majorité radicale dissidente du conseil municipal et de s’être prononcé en faveur de Millerand, qualifié par le socialiste SFIO Joinvillais Claude Noizat de « Judas, apostat de la classe ouvrière ». Le leader des radicaux-socialistes et futur maire, Georges Briolay, qualifie Girot de « deuxième renégat », au côté de René Caperon, socialiste indépendant, également conseiller municipal et délégué sénatorial élu dans les mêmes conditions contre les candidats radicaux-socialistes.

En mai 1925, son fils René Girot, président de la Jeunesse républicaine de l’Est (formation orientée au centre-droit) polémique dans l’hebdomadaire La Gazette de l’Est, reprochant qu’on se serve de la section locale de la Ligue des droits de l’Homme pour « assumer la défense des nullités du Cartel » des gauches. Il annonce que son père « doit se retirer sous peu à la campagne ».

En juillet 1926, alors marinier principal à l'octroi de Paris, Louis Girot obtient la médaille de bronze des employés communaux des octrois.

Louis Girot meurt le 6 mars 1944 à Joinville-le-Pont. Il était âgé de 73 ans.

La Marne à Joinville-le-Pont en 1907

 

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 01:01

Yves Nicolas Le Gac naît le 20 mars 1872 à Clohars-Fouesnant, Finistère. Il est le fils d’Anne Marie Carric et de son époux Jean Le Gac.

En octobre 1897, Nicolas Le Gac, qui est gardien de la paix, épouse à Paris (11e arr.) Maria Leguillier, couturière. Au début du siècle, Le Gac s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où il va exercer la fonction d’agent d’affaires avec le titre d’avocat-conseil. Il réside avenue Naast, dans le quartier de Palissy.

Lors des élections municipales de mai 1908, Le Gac est candidat en 15e position sur la liste du comité socialiste évolutionniste, qui comprend d’anciens socialistes et des personnalités d’obédience plus libérales, conduite par François Provin et sur laquelle on trouve notamment Théodore Leteuil et Eugène Hainsselin. Le Gac obtient 296 voix sur 1188, soit 24,9%. Il n’est pas élu.

Après les inondations de 1910, Le Gac cherche à fédérer un groupe de sinistrés en vue d’obtenir une réduction de leurs impôts. Sa propre maison a été sous l’eau. Il préside deux réunions à Joinville pour demander des déductions fiscales. La première en avril 1911 adopte un ordre du jour de protestation. La seconde accueille en juin de la même année le nouveau député socialiste de la 4e circonscription de de l’arrondissement de Sceaux, Albert Thomas, qui exclut tout espoir de dégrèvement général mais promet d’intercéder auprès du ministre pour les cas particuliers. Le Gac est assisté par Théodore Leteuil et Émile Lebègue, responsable de la section locale de la Sfio. Ces rencontres se situent dans une période de forte tension entre la municipalité, encore tenue par les radicaux-socialistes derrière le maire Eugène Voisin, et tous les opposants, qui vont s’unir en 1912 pour la faire tomber.

Après la première guerre mondiale, Le Gac rejoint la liste d’union républicaine et sociale conduite par Henri Vel-Durand, qui rassemble des radicaux dissidents, des radicaux-socialistes et des socialistes indépendants ; elle s’oppose à une liste libérale et à une autre soutenue par le parti socialiste Sfio. Le Gac recueille au premier tour 958 suffrages pour 1694 exprimés soit 44,7% ; il y avait 1919 inscrits. Au second tour, il est élu, obtenant 958 des 1518 votes exprimés (63,1%).

Un service gratuit de consultations juridiques est installé à la mairie où il fonctionne deux heures le samedi. Il est Inauguré par Louis Gallas, docteur en droit, avocat à la cour d’appel de Paris (et leader des libéraux à Joinville). À partir de janvier 1920, il est poursuivi par Nicolas Le Gac, avocat-conseil.

Nicolas Le Gac, qui a perdu sa femme en juin 1919, n’est plus signalé comme membre du conseil municipal en avril et mai 1923. Sa date de décès n’est pas connue.

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 01:01

Lucien Eugène Lavoipierre, naît le 19 avril 1879 chez ses parents 11, rue des Murs de la Roquette à Paris (11e arr.). Il est le fils de Marie Eugénie Tramontis, fleuriste, et de son époux Lucien Eugène Lavoipierre, monteur en bronze.

Il exerce la profession de plombier-couvreur en tant qu’entrepreneur d’abord rue d’Argout à Paris (2e arr.) puis à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où il est installé en 1913.

Marié en août 1904 à Paris (20e arr.) avec Octavie Jeanne Bégrand, avec laquelle il aura une fille, Lavoipierre, qui est sergent au 1er régiment du génie pendant la Première guerre mondiale, est blessé et cité à l’ordre du régiment en juin 1918.

Ayant repris son activité de couvreur, il travaille notamment pour la municipalité de Joinville, refaisant par exemple le toit de l’église en 1926. Il va s’impliquer fortement dans la vie locale. Il est président de l’Union des commerçants de Joinville en 1919, alors qu’elle rassemble les industriels, artisans et commerçants des quartiers de la rive droite de la Marne ; il propose la fusion avec l’autre institution communale, le Groupement amical des industriels, commerçants et des habitants de Palissy-Polangis, présidé par Stephen Durande, futur maire de la ville. Lorsque, en juin 1923, le regroupement devient effectif, c’est Lavoipierre qui en prend la présidence. S’il a cédé son poste de président sans doute en 1934, Lavoipierre est toujours mis en avant lors du banquet de l’Union commerciale pour son trentenaire, organisé en mars 1935.

En complément de son activité associative auprès des entrepreneurs locaux, Lavoipierre avait été désigné pour présider le syndicat d’initiative municipal en février 1922. Il participe à plusieurs commissions d’enquête en 1928, sur le doublement des voies de tramways ou la réalisation d’un collecteur d’égouts.

Participant à la formation de la section de Joinville du Radio club régional, il est membre de son bureau en 1925.

Si Lavoipierre n’a, semble-t-il, jamais brigué un mandat municipal il s’intéresse manifestement à la vie publique. Il est ainsi désigné par le conseil municipal comme électeur pour des scrutins sénatoriaux en décembre 1919 et 1926 puis en septembre 1935.

Lors du renouvellement, le 21 octobre 1932, du bureau de la formation conservatrice locale, le Comité d’union républicaine et d’action sociale, Lavoipierre est désigné comme membre de la commission de propagande. Le comité est présidé par Émile Lecuirot et a notamment pour vice-président Léon Lesestre, futur maire. Lorsque le comité décide de se transformer le 20 février 1935 en Union des républicains, à vocation exclusivement municipale, Lavoipierre devient vice-président, le futur adjoint au maire René Kirbühler.

Lavoipierre ne siège pas dans la municipalité de Lesestre et Kirbühler, qui est nommée par les autorités de Vichy en 1942.

La date du décès de Lucien Eugène Lavoipierre n’est pas connue. Il avait 56 ans en septembre 1935. Son épouse, Jeanne Lavoipierre, était en 1933 trésorière de la section de la Mutualité maternelle de Paris à Joinville.

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 01:01
Henri Lorry
Henri Lorry

Henri Albert Lorry naît le 29 novembre 1863 à Paris (11e arr.). Il est le fils d’un couple de concierges, Marie Catherine Galloy (ou Gallois) et son époux, Pierre Lorry.

Il épouse en mai 1890 à Paris (4e arr.) Marie Alexandrine Cretté, couturière, fille d’une domestique et d’un serrurier.

D’abord employé de commerce, Lorry devient ensuite ingénieur et fabricant d'appareils électriques. Il déposera des brevets, par exemple en novembre 1921 pour des relais à signal lumineux. Sa manufacture, située 171, rue du Faubourg-Saint-Antoine à Paris (11e arr.), emploie une vingtaine d’employés ; elle est victime d’un incendie en novembre 1922. Elle se spécialise dans la téléphonie privée et les réseaux puis produit également des accessoires pour la TSF.

Parallèlement à sa carrière professionnelle, Henri Lorry conduit une activité artistique. Il est d’abord chansonnier et parolier, comme Dans ma Gondole !, une barcarolle napolitaine sur une musique de Camille Robert (l’auteur de Quand Madelon…). Lorry est critique littéraire pour L’Hebdomadaire de Vichy-Ouest, publié à Cusset (Allier).

Lorry est l’auteur de pièces de théâtre en un acte, en vers ou en prose, en particulier une comédie bouffe Le Jeu de l'auto, représentée en 1912 à l’Éden-Concert à Paris. Cinq de ses textes sont repris en 1929 dans un volume, dont la couverture et un ex-libris sont réalisés par sa belle-fille, l’artiste joinvillaise Renée Lorry-Wahl (L'Art et l'argent, Faisons des économies, Les Baliveau attendent leur filleul, Le Puits aux Boches, Paulot dit la Teigne).

Son œuvre principale est un recueil de poésie, À temps perdu, publié chez Joseph Victorion en 1920 et préfacé par le chansonnier Aristide Bruant ; il est réédité en 1930 avec une couverture de Renée Lorry-Wahl. On y trouve des poèmes adressés à un de ses fils :

Pas encore de lettre au courrier ce matin

Et savoir que partout la bataille est intense !

Lorry était chevalier du Mérite agricole, titulaire des Palmes académiques (officier de l’instruction publique) et décoré de la Croix de guerre. Il était membre de la Société des poètes français et adhérent à la Société des gens de lettres.

Henri Lorry meurt le 3 août 1938 à Paris (3e arr.), à l’âge de 75 ans. Il est enterré au cimetière parisien du Père-Lachaise, où il est représenté par un médaillon du sculpteur Fr. Tréhin, aux côtés de son père Pierre Lorry (1826-1907) et de son petit-fils, du même nom (1917-1926).

Sa veuve, Marie Alexandrine Lorry meurt le 30 janvier 1953 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où résidaient ses deux fils, Pierre Anselme (1891-1960) et Georges (1897-1943), tous deux industriels, ce dernier également conseiller municipal de la commune.

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 01:01

Henri Eugène Lacroix est né le 16 janvier 1872 à Paris (12e arr.). Il est le fils de François Eugène Lacroix et Célina Henriette Messier, domiciliés à Paris (12e arr.) puis à Maule (Seine-et-Oise, act. Yvelines).

Il épouse Flore Georgette Delafond, brodeuse, en juin 1901 à Paris ; il divorce en mai 1916 et se remarie avec Jeanne Louise Boulet en juillet 1918 à Neuilly-sur-Seine (Seine, act. Hauts-de-Seine).

Exerçant la profession de bijoutier, il s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) avant 1901. Il s’y engage alors dans la vie politique et associative.

En mars 1901, il est élu président de la section de Joinville-le-Pont de la Ligue des droits de l'Homme qui vient d’être constituée.

Henri Lacroix signe des articles dans des hebdomadaires politiques locaux paraissant dans la banlieue sud-est de Paris, Le Réveil socialiste (1906), Tribune socialiste (1908) et La Voix socialiste (1909-1910). Il y insiste notamment sur les problèmes de son quartier de Polangis, à Joinville.

En janvier 1907, il lance dans L’Humanité une souscription en faveur d’un autre Joinvillais, avec lequel il entretient des relations étroites, Émile Lebègue. C’est le responsable de l’Union des sections SFIO de la deuxième circonscription de l'arrondissement de Sceaux, qui se trouve alors dans une « situation pénible ». Lacroix est secrétaire du groupe de Joinville de la 37e section du parti socialiste dans le département de la Seine, la section étant à l’échelle du canton de Saint-Maur.

Après avoir été candidat sur des listes socialistes, qui n’obtiennent pas d’élus, en 1904 et 1908, Henri Lacroix entre au conseil municipal de Joinville-le-Pont lors des élections de mai 1912. Il siège en compagnie de six autres adhérents de la SFIO, dont Émile Lebègue et Georges Laruelle. Le maire est Achille Ernest Mermet, radical dissident. Sa liste a fusionné avec celle des radicaux dissidents, les libéraux et l’emporte au second tour contre les radicaux-socialistes. Le conseil est composé de sept socialistes, dix radicaux dissidents et six libéraux.

Lacroix continue son activité d’élu local pendant la première guerre mondiale, étant mobilisé mais affecté en région parisienne. Lacroix vient tous les jours à la mairie, où il est délégué au paiement des allocations aux femmes de mobilisés, ce qui est, remarque Louis Rey, un de ses adversaires radical-socialiste dans l’hebdomadaire Voix des communes « un poste bien difficile » et fait de lui l’élu « contre lequel on médit le plus », même s’il considère qu’il est incapable des détournements dont on l’accuse. Il démissionne de cette fonction en juin 1915.

Lacroix s’oppose à la hausse du prix du gaz, votée par la mairie municipale. En 1916, Lacroix est en service à la préfecture de la Seine ; il prend publiquement position pour défendre le maire Ernest Mermet (radical dissident), mis en cause dans sa gestion des fonds de guerre.

Lacroix n’est pas candidat au premier tour lors du scrutin communal de 1919 ; il rejoint un ancien conseiller municipal socialiste, Georges Laruelle, au second tour sur la liste SFIO, en vingtième position. La liste obtient 502 suffrages en moyenne (33%) et n’a pas d’élu, Lacroix arrivant en tête avec 519 votes (34,1%). La liste d’Union républicaine et sociale, conduite par Henri Vel-Durand, remporte tous les sièges ; elle rassemble des radicaux dissidents, des radicaux-socialistes et des socialistes indépendants, anciens membres de la SFIO (Périn, Caperon).

En 1920, Henri Lacroix adhère au nouveau parti communiste, comme l’ensemble de la section SFIO de Joinville. Il n’a plus d’activité politique publique mais reste membre du Pcf, qui salue sa disparition en tant que camarade en 1924.

Henri Lacroix a eu deux filles. Il décède à Joinville-le-Pont le 16 juin 1924, à l’âge de 52 ans.

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 01:01

Paul Louis Lavarenne naît au Cheylard (Ardèche) le 22 mai 1880. Il est le fils d’Étienne Lavarenne, graveur de 31 ans, et de son épouse Joséphine Ducros, 27 ans, ménagère. Il s’installe avec sa mère à Paris dans le 10e arrondissement.

Il exerce la profession de sellier et épouse, en octobre 1902, Anna Julie Joly, couturière dans le 11e arrondissement.

Lavarenne est élu conseiller municipal de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) le 6 décembre 1919 sur la liste d’union républicaine et sociale, qui comprend des radicaux dissidents, comme le futur maire Henri Vel-Durand, des radicaux-socialistes tels Georges Briolay et des socialistes indépendants (Périn, Caperon). Elle s’oppose au premier tour à une liste socialiste unifiée SFIO (Laruelle) et à une liste libérale (Beauvais). Toute la liste est élue au second tour avec en moyenne 63% des voix face à la liste SFIO.

Signalé à plusieurs reprises comme absent lors de réunions municipales en 1923, Paul Louis Lavarenne décède à Joinville-le-Pont le 13 avril 1924. Il était âgé de 44 ans, exerçait toujours le métier de sellier et demeurait rue Vautier.

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 01:01

Paul Purrey naît chez ses grands-parents maternels à Saint-Antoine-de-Breuilh (Dordogne) le 2 août 1878. Ses parents, Jeanne Guionnet et son époux Jacques Purrey, tonnelier, résident à Saint-André-et-Appelles (Gironde). Il épouse en juin 1905 à Paris (18e arr.) Berthe Augustine Bassée, avec laquelle il aura une fille, Madeleine (1903-1993) et dont il divorcera en juillet 1924.

Installé en 1909 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) au 13, rue des Corbeaux, Goujon exercera toute sa vie l’activité de marchand de vins en gros. Il mène une action professionnelle, étant vice-président de l’Union des commerçants municipale et rejoignant la Chambre syndicale du commerce en gros des vins, spiritueux et cidres de Paris en 1917. Lors des graves inondations de la Marne en 1910, Purrey devient membre de la commission de répartition des secours aux inondés.

Proche des radicaux-socialistes qui tiennent alors la municipalité, Purrey va s’engager à l’occasion du conflit qui oppose la majorité du maire Eugène Voisin, de l’adjoint Georges Briolay et de leur idéologue, Louis Rey, à un groupe dissident, conduit par Achille Ernest Mermet et Henri Vel-Durand. Lors d’un scrutin municipal partiel en mai 1911, provoqué par la démission de cinq dissidents, Paul Purrey prend la deuxième place de la liste constituée par René Martin, président de l’Union des commerçants de Joinville, soutenue par les radicaux-socialistes. Ce sont cependant les dissidents qui l’emportent, avec le soutien des libéraux et des socialistes. L’année suivante, dans la même configuration, les radicaux-socialistes sont battus et Achille Ernest Mermet devient maire.

Franc-maçon, Purrey participe à la loge locale Germinal, qui a inauguré son temple, rue Transversale, en mars 1911. Elle accueille notamment des militaires de l’école de gymnastique.

Ayant quitté Joinville pour la capitale, Purrey connaîtra des difficultés économiques, son établissement de vins en gros de Bercy faisant faillite en mai 1925. Il reprendra cependant cette activité, dans la banlieue sud, à Athis-Mons (Seine-et-Oise, act. Essonne). Remarié avec Laure Henriette Lévêque en janvier 1925 à Paris (12e arr.), Purrey s’installe à Wissous (Seine-et-Oise, act. Essonne) où il réside en 1937.

La loge Germinal ayant disparu, Purrey fréquente la loge Le Niveau social de Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne) dont il est Hon.'. en 1938. Pendant la guerre, le nom de Paul Purrey figure sur une liste des dignitaires de la franc-maçonnerie relevant du Grand Orient de France, publiée le 23 septembre 1942 par le Journal officiel de l’État français.

À la Libération, Paul Purrey fait fonction en 1944 de maire de Wissous ; il est élu en 1945 et exerce son mandat jusqu’en 1947.

Paul Purrey est décédé le 19 juillet 1950 à Longjumeau (Seine-et-Oise, act. Essonne). Il était âgé de 71 ans.

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 01:01

Julien Vincent Cérignan naît à Oger (Marne) le 23 octobre 1887. Il est le fils de vignerons, Adolphe Albert Cérignan et son épouse Marie Simon. Après la naissance à Paris d’un premier fils en 1908, il épouse Juliette Marie Decraene en avril 1909 dans la même ville. Ils y auront une fille en 1912 avant de s’installer à Joinville-le-Pont où naîtra leur troisième enfant en 1916.

Julien Cérignan est électricien de la Ville de Paris.

Membre du Parti socialiste SFIO depuis avril 1926, militant de la section de Joinville-le-Pont (Seine), il en est un des principaux animateurs entre 1927 et au moins 1932. En mai 1929, il est candidat sur la liste du cartel des gauches, qui associe les radicaux-socialistes (Briolay), des socialistes indépendants (Scornet) et le parti socialiste SFIO. La liste avait recueilli une moyenne de 910 voix au premier tour, contre 825 pour celle du maire sortant, Stephen Durande et 391 pour la liste communiste de Bénenson. Au second tour, la liste socialiste-radicale obtient une moyenne de 1025 suffrages, contre 929 à celle de droite et 278 aux communistes qui s’étaient maintenus. La liste du cartel emporte 22 des 27 sièges en jeu. Quatre membres de la SFIO entrent au conseil municipal : Roger, adjoint au maire Briolay (radical-socialiste), Bureau, Couillard et Galabert. Cérignan par contre est battu.

Julien Cérignan se présenta à la commission exécutive de la Fédération socialiste de la Seine en juin 1930, sur la liste « des camarades ayant approuvé le rapport moral » où on retrouve notamment Osmin et Zyromski. Trois colistiers appartenaient à la même section : Victor Hochet, Claude Noizat, Georges Roger.

Cérignan est nommé secrétaire du comité de presse dans lequel on retrouve notamment Roger et Derivière. Une rupture se produit entre la section SFIO et les conseillers municipaux, deux d’entre eux (Roger et Bureau) soutenant une liste indépendante contre celle des socialistes lors des municipales partielles d’octobre 1934 ; au second tour, tandis que la liste SFIO de Derivière s’est désistée, c’est la droite de Charles Chaussée qui emporte les 10 sièges en jeu face au communiste Robert Laforest, les indépendants soutenus par les radicaux s’étant également retirés.

En mai 1935, lors des élections municipales générales, Roger et Bureau, ainsi qu’un autre ancien SFIO, Ceretti, sont candidats sur la liste du cartel des gauche (Briolay), Derivière conduit la liste SFIO et Deloche celle du Pcf ; ce sera la liste Lesestre, orientée très à droite, qui remportera le second tour avec 25 sièges contre deux à la gauche fusionnée (les communistes Deloche et Rouhaud) tandis que le centre-gauche est battu. Cérignan n’avait pas été candidat.

Après la libération de la ville le 20 août 1944, Julien Cérignan est nommé membre de la délégation spéciale nommée par un arrêté préfectoral du 26 septembre et s’installe le 13 octobre. Il fait fonction de conseiller municipal jusqu’aux élections d’avril 1945.

En juillet 1945, il se voit attribuer une médaille d'argent par le ministère de l’intérieur. Dans le cadre de la médaille d’honneur départementale et communale. Il est alors aide à l'atelier central des machines au service des eaux et assainissement de Paris.

Julien Vincent Cérignan décède le 16 septembre 1952 à Joinville-le-Pont, à l’âge de 64 ans. Il est inhumé au cimetière de la ville.

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