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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 01:01

Robert Lisambard naît le 6 septembre 1902 à Soisy-sous-Étiolles (Seine-et-Oise, act. Essonne). Il est le fils d’Anne Marguerite Loctor et de son mari, Emmanuel Lisambard, carrier.

Installé à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), il exerce le métier de charpentier fer et vit avec Hélène Marie Germaine Aubignat avec laquelle il a un premier enfant en juillet 1921, avant leur mariage dans la même ville en novembre de cette année-là.

Lors des élections municipales de mai 1929, Lisambard est candidat sur la liste du Bloc ouvrier-paysan, conduite par le communiste Roger Bénenson. La liste recueille 18,4% des suffrages exprimés au premier tour, arrivant derrière les conservateurs sortants de Stephen Durande (38,8%) et la concentration des gauches (radical-socialiste, socialiste Sfio et socialiste indépendant, 42,8%). Lisambard est crédité de 336 voix sur 1 715 votants pour 2 969 inscrits.

Au second tour, la liste communiste se maintient et recueille 12,5% des votes, derrière les conservateurs (41,6%, 5 élus) et la gauche modérée (45,9%, 22 élus). Georges Briolay (radical) devient maire.

S’il n’est pas présent lors du scrutin partiel de 1934, Lisambard est à nouveau candidat lors des élections municipales de mai 1935, au côté de six anciens de ses colistiers. Il exerce alors le métier de plombier.

La liste communiste du premier tour est conduite par Robert Deloche, ouvrier fourreur (maire de la ville après-guerre). Lisambard y figure en huitième position. Les républicains de Léon Lesestre (droite) arrivent en tête (32,6%) devant les radicaux et socialistes indépendants du Groupement des gauches républicaines du maire sortant, Briolay (26,8%). Les communistes sont à la troisième place (23,5%), devançant les socialistes SFIO qui n’ont présenté qu’une liste incomplète (12,3%).

Au second tour, une liste d’union Pcf-SFIO est constituée, conduite par un indépendant, le professeur André Blocher. Elle talonne avec 39% et deux sièges la liste conservatrice, qui remporte 41% des votes exprimés et 25 élus, tandis que les sortants se contentent de 20%. Lisambard a 1108 voix sur 2 899 exprimées pour 3 433 inscrits.

Robert Lisambard, qui vivait alors dans un foyer de personnes âgées, toujours à Joinville, meurt le 26 juillet 1978 à Créteil, à l’âge de 75 ans.

Hélène Marie Germaine Aubignat, femme de Robert Lisambard

 

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 01:01

Pierre Antoine Lucchi naît le 16 février 1906 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Francesco Lucchi, ouvrier tréfileur et de Louise Maraffi, ouvrière.

La famille Lucchi sera active dans la vie publique à Joinville, notamment François et Jean dans le syndicalisme, Jacques dans la vie politique et les associations sportives.

Pierre Lucchi épouse en février 1927 à Joinville Marcelle Andrée Duchène. Il vit alors dans le quartier du Canal.

Il s’engage dans la Résistance pendant la deuxième guerre mondiale. Son activité est homologuée au titre des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Pierre Antoine Lucchi meurt le 17 novembre 1992 à Bry-sur-Marne (Val-de-Marne). Il était âgé de 86 ans.

Vue de la rue du Canal à Joinville-le-Pont en 1910

 

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 01:01

Jacques Lucchi naît en 1895 à Berceto (Italie), commune de la province de Parme, région Émilie-Romagne. Il est le fils de Francesco Lucchi et de Louise Maraffi.

Lucchi s’installe vers 1903 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) avec ses parents ainsi qu’une partie de sa famille, comme sa tante Jeanne ou son oncle Joseph, lui aussi accompagné de sa femme et de sa fille. Tous adoptent alors des prénoms francisés et lui-même se fait appeler Jacques. La famille Lucchi sera active dans la vie publique à Joinville, notamment François et Jean dans le syndicalisme, Jacques dans la vie politique et les associations sportives et Pierre dans la Résistance.

Jacques Lucchi travaille d’abord comme manœuvre pour divers employeurs. Après la première guerre mondiale, il est chauffeur-mécanicien.

Il s’engage d’abord dans la Jeunesse communiste et devient en février 1922 le nouveau secrétaire de la section locale de Joinville. Jacques Lucchi adhère également à l’Union syndicale des travailleurs de la métallurgie de la Cgtu. Il est membre de la section locale du Secours rouge international.

Son activité principale se situe dans le mouvement sportif. Il est un des responsables du Club sportif ouvrier de Saint-Maur-Joinville (CSO), adhérent à la Fédération sportive du travail. Il est nommé arbitre officiel pour le football en 1925.

De nationalité italienne, Lucchi est informé par la police en février 1926 qu’il fait l’objet d’un mandat d'expulsion. Le quotidien communiste L’Humanité va mener une virulente campagne en sa faveur, publiant sa photo en Une du journal le 19 février. Les organisations proches du Pcf multiplient les appels et réunions publiques, reprochant aux autorités du Bloc des gauches, au pouvoir, de se montrer plus réactionnaire que les gouvernements précédents. Les communistes craignent que Lucchi « remis entre les mains des assassins ultramontains. »

Pendant que se déroule les actions en sa faveur, Jacques Lucchi, gravement malade, est hospitalisé à Brévannes (Seine-et-Oise, act. Val-de-Marne). Il meurt le 24 janvier 1927 à Joinville. Il avait épousé à Joinville en août 920 Marie Louise Aubignat.

Après sa disparition, des collectes sont organisées dans les clubs sportifs en faveur de sa famille. Un challenge est créé à son nom au sein du CSO Saint-Maur-Joinville lors de tournois de jeunes sportifs ouvriers ; il est attribué en avril 1927 et 1928. Le club, rebaptisé ASO, met en jeu de nouveau un challenge Jacques Lucchi, mais cette fois-ci pour ses concours annuels de boules, en 1936 et 1937.

Ses deux frères, Jean et Pierre, auront comme son père un engagement politique ou social.

Jacques Lucchi

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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 01:01

Francis Louis Albert Maeder naît le 11 août 1879 à Paris (18e arr.). Il prend le nom de Carrouet (parfois orthographié Carrouët) après le mariage en mai 1882 de ses parents Marie Françoise Maeder, domestique, et Jacques Louis Carrouet, maître d’hôtel.

En août 1903, il épouse à Paris (10e arr.) Jeanne Élise Charlotte Maroche avec laquelle il aura une fille.

Peut-être est-ce lui qui souscrit « pour la propagande électorale » avec un groupe signant « pour l’affranchissement du prolétariat » dans le quotidien socialiste L’Humanité en avril 1906. Francis Carrouet s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) vers 1913. Il y milite au sein de la section socialiste SFIO, qui a fait élire 7 conseillers municipaux sur 23 en 1912, dans le cadre d’un accord électoral au second tour avec des radicaux dissidents et des libéraux, permettant de faire tomber la majorité radicale-socialiste. Les édiles socialistes (Laruelle, Lebègue, Flambard, Périn, Lacroix, Petit et Scornet) ne participent pas au bureau municipal, contrôlé par les radicaux dissidents (dont le maire Achille Ernest Mermet) et les libéraux. Carrouet est l’un des 4 socialistes sur les 9 délégués du conseil municipal pour l’élection sénatoriale de mai 1914.

En juin 1914, Carrouet remplace Mibord en tant que secrétaire de la section SFIO. Avec l’entrée en guerre en août, et la mobilisation très probable de Carrouet, celle-ci va cependant cesser de fonctionner, jusqu’à sa relance en août 1916 par Flambard, conseiller municipal, revenu du front blessé.

Après-guerre, Carrouet s’installe de nouveau à Paris et milite dans la 12e section du nouveau parti communiste SFIC.

Francis Carrouet meurt le 26 décembre 1922 à Paris (12e arr.). Il résidait avenue Daumesnil et est Incinéré au cimetière du Père-Lachaise le 28 décembre. Il était âgé de 43 ans.

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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 01:01

Alphonse Louis Mibord naît le 15 décembre 1883 à Sotteville-lès-Rouen Seine-Inférieure, act. Seine-Maritime). Il est le fils de Blanche Aimée Leprêtre, journalière, et de son époux François Ernest Mibord, journalier également.

Marié une première fois à Rouen en avril 1904 avec Hélène Anaïse Tocqueville, Alphonse Mibord se remarie à Joinville en février 1911 avec Marie Louise Seitz. Il réside d’abord avenue Jamin (quartier de Polangis) puis dans le hameau de Polangis (act. les Guinguettes).

D’abord garçon de magasin en 1911, Mibord est doreur ensuite en 1914.

En mai 1913, Mibord devient secrétaire de la section socialiste SFIO de Joinville-le-Pont ; il ne siégeait pas jusqu’ici dans cette instance. Il remplace Émile Graillat, qui avait été désigné comme secrétaire en janvier 1913. Grâce à une alliance de second tour avec des radicaux dissidents et des libéraux, les socialistes ont eu pour la première fois 7 élus sur 23 au conseil municipal de la commune (Laruelle, Lebègue, Flambard, Périn, Lacroix, Petit et Scornet). Mibord est l’un des 3 socialistes sur les 9 délégués du conseil municipal pour l’élection sénatoriale de mars 1914. Il quitte sa fonction de secrétaire de section en juin 1914, remplacé par Carrouet.

La section socialiste cesse de fonctionner pendant la première guerre mondiale, avant sa relance par Flambard, conseiller municipal revenu blessé du front, en août 1916.

Après la première guerre mondiale, Alphonse Mibord est candidat en 9e position sur la liste socialiste unifiée (SFIO) pour les élections municipales de novembre 1919, conduite par Georges Laruelle, ancien conseiller. Il obtient au premier tour 502 voix sur 1518 suffrages exprimés (33,1%) pour 1537 votants et 2491 inscrits. Sur la liste socialiste maintenue, qui est battue au second tour par une liste rassemblant des radicaux dissidents et officiels ainsi que des socialistes indépendants, Mibord recueille 495 votes soit 29,2% des 1694 suffrages exprimés sur 1715 votants. La liste conduite par Henri Vel-Durand (radical dissident) emporte les 23 sièges.

En février 1920, Mibord est désigné comme membre de la commission exécutive de la section SFIO dont Flambard est toujours le secrétaire. Sans doute adhère-t-il comme l’ensemble des adhérents joinvillais au nouveau parti communiste SFIC en décembre 1920.

On retrouve Mibord en 1937 et 1938 comme président de la 33e section l’association nationale des vieux travailleurs. Créée à Saint-Etienne en juillet 1929, elle regroupe les non pensionnés, exclus des assurances sociales. Lors de son assemblée générale d’avril 1938, la section revendique une retraite définie dans une loi claire et précise, d’un montant minimum 8 000 francs par an.

Alphonse Mibord meurt le 27 septembre 1959 à Lude (Sarthe). Il était âgé de 75 ans.

Avenue Oudinot, Polangis

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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 01:01

Émile Marie Victor Guérin naît le 2 avril 1876 à Montargis (Loiret). Il est le fils d’Émelie Sophie Alexandrine Chambolle et de son mari Arthur Alcide Guérin, comptable.

Devenu employé de commerce, Guérin s’installe à Paris, rue Saint-Dominique (7e arr.), et y épouse en avril 1902 Justine Massé, employée, originaire de Chabanais (Charente). Il fait un service militaire dans les troupes coloniales, et devient officier de réserve de l'infanterie coloniale, comme lieutenant, en septembre 1908. Il est décoré en tant que chevalier dans l’ordre du Nicham-El-Anouar en mai 1913 pour avoir participé à une campagne au Tonkin (Indochine).

S’étant installé à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), Guérin est devenu chef de service aux établissements Pathé, entreprise cinématographique qui dispose d’usines à Joinville et Vincennes où il est entré en 1907.

En mai 1912, Guérin est élu conseiller municipal de Joinville au second tour sur une liste regroupant des radicaux dissidents, des socialistes SFIO et des libéraux et issue de la fusion sur une base proportionnelle des listes candidats de ces trois tendances au premier. La liste, conduite par Achille Ernest Mermet, radical dissident, qui devient maire, l’emporte face aux radicaux-socialistes officiels de l’ancien adjoint Georges Briolay. Émile Guérin figurait sans doute sur la liste des radicaux dissidents au premier tour.

Pendant la première guerre mondiale, Guérin signale par courrier qu’il n’est pas en mesure de siéger, « faisant son devoir de Français. »

En août 1914, Guérin reprend du service dans les troupes outre-mer. Il rejoint 6e régiment colonial du Maroc stationné près d’Agadir. Il est nommé à titre temporaire capitaine dans le 139e régiment territorial d'infanterie en février 1917 puis confirmé dans ce grade à titre définitif en mai 1918 et affecté au 17e bataillon de tirailleurs sénégalais.

Ne se représentant pas aux élections municipales de 1919, Guérin est chargé de tenir le bureau de vote n° 2 aux écoles de Polangis.

En décembre 1927, il obtient une médaille et une gratification de 5 000 francs pour ses 20 ans de services chez Pathé-Cinéma. En septembre 1935, Émile Guérin, qui réside avenue Henri, dans le quartier de Polangis à Joinville, s’inscrit comme expert-comptable.

Émile Guérin meurt le 1er mars 1956 à Joinville. Il était âgé de 79 ans. Il avait eu au moins un enfant, nommé également Émile Guérin, né en 1917.

Usines Pathé

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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 01:01

QueveutDieu Ythier naît le 4 mai 1828 à Germigny, Yonne. Ses parents sont Marie Angélique Bardeau et son époux Pierre Sylvain Ythier, buraliste.

L’origine de son curieux prénom est sans doute à relier à l’œuvre de saint Augustin, qui adresse un traité de diverses hérésies à un évêque nommé Que-veut-Dieu. Il a sans doute été transmis par le père Charles Frédéric QueveutDieu Leclerc, né à Saint-Florentin, installé à Germigny en 1797, dont il devient curé mars 1800.

Exerçant la profession de charpentier, Ythier s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où il épouse en novembre 1855 Justine Zo, fille d’un autre charpentier Sylvain Zo. Ils auront cinq enfants.

Après le décès de son épouse en février 1874, Ythier se remarie en août 1875, toujours à Joinville, avec Louise Marie Denisot, blanchisseuse ; deux enfants suivront.

Avec deux de ses fils, Gustave et Charles, QueveutDieu Ythier participe en septembre 1879 à une souscription pour les amnistiés de la Commune de Paris, lancée par le journal Le Rappel, et collectée à Joinville-le-Pont par Grosbois, coiffeur.

Installé dans le centre-ville, 24, rue de Paris, La famille est particulièrement liée avec celle d’Eugin Thime, bottier, personnalité du radicalisme et de la libre-pensée à Joinville, puisque deux filles Thime épousent deux garçons Ythier, Gustave et Ernest.

QueveutDieu Ythier décède le 20 juillet 1891 à Paris (10e arr.). Il était âgé de 63 ans et résidait toujours à Joinville comme ses fils Gustave, Charles et Édouard.

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 01:01

André Lucien Blocher était le fils d’un garçon de recette et d’une couturière. Il épousa Louise Duclos en octobre 1912 à Paris (XIXe arr.). Il fut d’abord instituteur puis professeur. Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, il résida à Joinville-le-Pont au moins après la fin du conflit.

André Blocher, un des principaux orateurs de la SFIO dans la ville, figura en troisième position sur la liste socialiste lors des élections municipales à Joinville-le-Pont les 30 novembre et 7 décembre 1919. Elle fut conduite par Georges Laruelle, ancien conseiller municipal et comprenait un conseiller sortant, Henri Lacroix ainsi que Maurice Boutier. Les candidats recueillirent en moyenne 500 voix au premier tour, sur 1 660 suffrages exprimés soit 30,1 % et 502 au second, sur 1 462 suffrages soit 34,3 %. Aucun d’entre eux ne fut élu, la liste d’union républicaine et sociale d’Henri Vel-Durand (droite) remportant tous les sièges.

En décembre 1920, avec l’ensemble de la section SFIO de Joinville, il rejoignit le Parti communiste. En 1921, il donna des cours d’algèbre, de géométrie et de dessin industriel pour les jeunesses communistes de la commune. Il s’impliqua également dans l’aide aux russes en collectant des vêtements.

S’il resta manifestement proche des communistes, André Blocher se consacra à sa fonction de responsable de l’Association républicaine des anciens combattants (ARAC) mais s’afficha, à partir des années 1930, comme sans parti.En novembre 1923, il avait représenté la section de Joinville-le-Pont au Congrès national de la Ligue des droits de l’Homme.

Le 5 mai 1935, la liste du Parti communiste conduite par Robert Deloche obtint 690 voix en moyenne sur 3 046 suffrages exprimés (soit 22,7%) et la liste SFIO de Robert Derivière recueillit une moyenne de 374 voix (12,3%). Les deux formations confièrent pour le second tour, la direction d’une liste d’union à André Blocher. Elle comprenait 16 communistes et 10 socialistes. La liste reçut 1 152 voix ; elle a deux élus sur vingt-sept, Robert Deloche et Paul Rouhaud (tous deux PCF). La liste de Léon Lesestre (droite) eut 35 voix d’avance en moyenne et 25 élus. André Blocher ne fut pas élu.

Après la Seconde Guerre mondiale, André Blocher représente l’ARAC au sein du Comité local de Libération et du Comité joinvillais de la renaissance française. Il fut élu conseiller municipal le 29 avril 1945, en 18e position sur 27, sous l’étiquette de l’ARAC. Il fut réélu le 19 octobre 1947 sur la liste du maire communiste Robert Deloche, qui obtint 13 élus sur 27 ; il continua de siéger après la démission de ce dernier en 1953 et son remplacement par Amélie Trayaud. Il fut à nouveau réélu le 26 avril 1953 sur la liste du communiste Henri Bideaux. Georges Defert (RGR) devint maire. Le mandat d’André Blocher prit fin en 1959.

André Blocher mourut à Joinville-le-Pont le 8 mars 1972, à l’âge de quatre-vingt-six ans.

Ecole à Joinville

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 01:01

Pierre Guelpa – qui utilisera le prénom de Paul – naît le 22 décembre 1872 à Saint-Julien-en-Jarez, dans la Loire. Ses parents sont Marie Côte et son mari Charles Guelpa, plâtrier. Le père, est mentionné comme « disparu, sans domicile connu » en 1904.

Représentant de commerce, Paul Guelpa est domicilié à Neuilly-sur-Seine (Seine, act. Hauts-de-Seine). Il épouse en avril 1904 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) Alice Cathy et s’installe dans cette dernière commune. Ils vivent séparés en 1908, leurs deux enfants résidant avec la mère dans le quartier de Polangis ; ils divorceront en décembre 1913.

Dans sa nouvelle commune, Guelpa va jouer un rôle significatif, sur le plan politique comme dans la vie sociale. En décembre 1907, il est chargé d’une mission pour résoudre un conflit entre deux médecins, les Dr Gripon et Vallat, ce dernier conseiller municipal, rivaux pour l’obtention d’un poste de médecin scolaire.

En mai 1908, Guelpa est élu conseiller municipal sur la liste du comité radical-socialiste, conduite par le maire sortant, Eugène Voisin. Elle s’oppose à une liste du comité socialiste évolutionniste, regroupement hétéroclite de libéraux et de socialistes dissidents, ainsi qu’à une liste incomplète de socialistes SFIO ; le Dr Gripon, candidat isolé, et Provin sur la liste évolutionniste seront les seuls opposants à être élus. La liste radicale obtient 65% des suffrages exprimés, les socialistes évolutionnistes 28%, les socialistes SFIO 4,7% et le Dr Gripon 2,3%. Guelpa recueille 506 voix sur 1 319 inscrits, un niveau inférieur à celui des conseillers sortants, mais il est élu au second tour.

Au sein de l’assemblée communale, Guelpa a une place importante. Il est électeur sénatorial à plusieurs reprises, en janvier 1909 puis en mars 1912. Il s’oppose en 1909 au principal animateur radical, Louis Rey, en plaidant pour une conception plus ouverte du compte-rendu de mandat aux électeurs.

Il exerce également un rôle politique national en tant que membre, à partir de 1909, du comité exécutif du parti radical-socialiste. Il siège cette année là à la commission de l'organisation du congrès. Guelpa donne en janvier 1910 une conférence sur « l'école laïque et les évêques » au siège du parti. Il exerce cette fonction jusqu’en 1912. Il est membre de la Fédération radicale et radicale-socialiste de la Seine.

La proximité de Guelpa avec les autorités radicales explique sans doute ses décorations : les Palmes académiques comme officier d’académie en 1908, le Mérite agricole pour « divers travaux sur la sériciculture » en 1910.

À Joinville, Guelpa s’implique également dans la vie locale. Il organise des fêtes estivales en 1908, mais l’hebdomadaire radical Voix des communes estime qu’elles « n’étaient pas réussies ». Il est également président de la société athlétique de Joinville.

Guelpa décide, pour des raisons professionnelles, de quitter la France pour Bilbao (Espagne). Le dîner d'adieux organisé en mars 1912 à la Taverne Pistor à Paris est un évènement dont parlent plusieurs journaux, notamment le quotidien Le Radical. Il avait fondé avec Albert Viney et Pierre Chaffard-Lucon, fin 1910, la Société minière de Villarréal et Salinas pour l’exploitation de mines de fer en Alava.

Le départ, présenté comme définitif, va cependant être rapidement être succédé par un retour pour des raisons militaires, Guelpa étant mobilisé pendant la première guerre mondiale, tout d’abord comme adjudant au 81e régiment d’artillerie lourde. En mars 1916, il devient officier d'administration de 3e classe au sein du génie de l’armée territoriale dans l’aéronautique militaire. Il est promu dans la même arme à la 2e classe en mars 1918.

Après-guerre, Guelpa reste dans l’armée, affecté au 4e bureau du sous-secrétariat d'Etat à l'aéronautique. Il est décoré à ce titre comme chevalier de la Légion d’honneur en janvier 1919. Basculé dans la réserve en 1920, Guelpa est rayé des cadres de l’armée et admis à l’honorariat en février 1923.

Cependant, il est réintégré en juin 1929 et affecté au service général du ravitaillement en matériel d'aéronautique. Il est promu capitaine en juillet 1930 et était toujours en activité en avril 1934, âgé de 62 ans.

Paul Guelpa s’était remarié en juin 1920 avec Alice Marie Céleste Héloïse Bidault à Paris (18e arr.). La date de son décès n’est pas connue.

Bombardier Farman 1918 (Wikipédia)

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 01:01

François Ignace Gloess naît le 6 juin 1850 à Kientzheim (Haut-Rhin). Il est le fils d’un receveur buraliste des contributions indirectes et débitant de tabac, Joseph Gloess, et de son épouse, Anne Marie Spery.

Après que l’Alsace soit devenue allemande, Gloess opte pour la nationalité française. Il crée une usine de cartonnage en août 1891 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), rue de Paris, à la limite de la commune de Saint-Maur-des-Fossés et attenante au parc du Parangon. La Papeterie Gloess, qui est aussi une imprimerie, subit un incendie dans la nuit du 5 au 6 janvier 1911, qui provoque des dégâts considérables.

Adhérent de la Chambre syndicale du papier depuis 1902, Gloess devient membre du conseil syndical en 1911 et est réélu pour trois ans en 1913.

Gloess est candidat lors élections municipales de mai 1904 sur une liste nationaliste et conservatrice, opposée à la municipalité radicale-socialiste sortante et à quelques candidats socialistes (Lebègue, Lacroix). Sa liste obtiendra un élu sur 23 (Moulinet), les radicaux-socialistes d’Eugène Voisin remportant les 22 autres. Gloess recueille  325 voix pour 1119 votants sur 1363 inscrits, soit 29,0% ; il est le 15e des 23 impétrants de sa liste, et le 38e des 53 candidats.

Peut-être est-ce lui le Gloess qui participe, en 1911 au Comité républicain, une des organisations membre de la Fédération du parti radical-socialiste pour la 2e circonscription de l’arrondissement de Sceaux (Seine). Le comité est basé à Saint-Maur.

En décembre 1919, Gloess est élu conseiller municipal sur la liste d’Henri Vel-Durand, qui rassemble des radicaux dissidents, des radicaux-socialistes et des socialistes indépendants. Elle remporte les 23 sièges à pourvoir, face à un groupement libéral (Beauvais) et au parti socialiste SFIO (Laruelle).

François Ignace Gloess, après le décès de sa première épouse Anne Marie Kugel en octobre 1916, se remarie en janvier 1923 à Paris avec Élise Marie Cécile Maury.

Il meurt à Paris le 8 janvier 1927, à l’âge de 76 ans.

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