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16 août 2020 7 16 /08 /août /2020 00:01

Turenne Louis Jean Caron naît le 14 juillet 1893 à Saint-Georges-Buttavent (Mayenne), dans le village de Fontaine-Daniel. Il est le fils d’Augustine Victorine Routhier et de son mari Louis Gilbert Caron, commerçant à Paris, rue de la Butte-aux-Cailles.

En 1911, Turenne Caron habite chez sa tante, Marie Louise Godard, rue Vautier à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier du Centre. Il est employé comme mécanicien dans l’entreprise de cinéma Pathé, principal employeur de la commune. Il dispose d’un permis de conduire. Sans doute à la demande de Pathé, il obtient un sursis d’incorporation au service militaire en 1913 puis est incorporé au début de la première guerre mondiale au sein du 46e régiment d’infanterie.

Il est blessé à trois reprises au cours du conflit : d’abord par un éclat d’obus en septembre 1914 dans la Meuse qui entraîne la perte de son gros orteil gauche. Il souffre d’une gelure superficielle des deux pieds puis décembre 1914 dans le ravin des Menissons en Argonne (Meuse). De nouveau en mars 1915, il a les pieds gelés sur la butte de Vauquois (Meuse). Du fait de ses infirmités, il est affecté entre décembre 1915 et avril 1917 à un service auxiliaire. Il l’est de nouveau en juillet 1918 du fait d’une bronchite suspecte. Il est démobilisé en avril 1919 et obtient en septembre de la même année une pension d’invalidité de 10%. Il est cité à l’ordre du régiment en août 1919 et décoré de la médaille militaire en février 1936.

Après-guerre, Turenne Caron épouse en mai 1920 à Paris (7e arr.) Anne Marie Godard, qui est probablement sa cousine. Ses témoins sont d’anciens combattants décorés. Il a repris son travail chez Pathé et vit alors rue de Paris, encore à Joinville, avant de revenir rue Vautier où il est en 1926 puis allée des Tilleuls en 1931.

En 1921, il est embauché à l’usine des Eaux de la ville de Paris, implantée dans le quartier du Canal à Joinville. Il y est mécanicien conducteur de machines.

Lors des élections municipales de mai 1935 à Joinville, Turenne Caron est candidat sur la liste socialiste SFIO conduite par Robert Derivière. Il figure en 11e position des 14 titulaires de la liste, pour 27 poses à pourvoir. Un autre machiniste, Hector Charamon, est un de ses colistiers. La liste socialiste avec 12,3 % des suffrages exprimés arrive en quatrième position derrière l’Union des républicains (droite) qui recueille en moyenne 32,6 %, les radicaux-socialistes du Groupement des gauches républicaines du maire sortant Georges Briolay qui en ont 26,7 % et les communistes de Robert Deloche avec 23,5 %. Caron recueille 345 votes sur 2 856 exprimés pour 2 923 votants et 3 433 inscrits.

Au second tour, les listes communiste et socialiste fusionnent, avec 10 socialistes, 16 communistes et un indépendant, le secrétaire de la section de l’association d’anciens combattants ARAC, Louis Blocher, promu tête de liste. Les 9 premiers socialistes figurent sur la liste unifiée, mais ni son prédécesseur, Joseph Bernard, ni Caron ne sont candidats, remplacés par le 12e, Jules Dubreuil.

Tandis que les radicaux-socialistes sont battus, la gauche gagne deux sièges pour les communiste Robert Deloche et Paul Rouhaud, tandis que l’Union des républicains gagne la mairie avec les 25 autres conseillers municipaux. Léon Lesestre est élu maire.

En juillet 1945, Turenne Caron, qui est toujours conducteur de machines au service des eaux et assainissement de Paris, est décoré de la médaille d’honneur d'argent départementale et communale. Il a alors 52 ans et ne semble pas avoir eu d’enfants. Sa date de décès n’est pas connue.

Usine Pathé de Joinville en 1924

 

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26 juillet 2020 7 26 /07 /juillet /2020 00:01

Maurice René Forest naît le 26 juillet 1891 à Parthenay (Deux-Sèvres). Il est le fils de Marie Caroline Hervé et de Camille Désiré Forest, négociant.

À la fin de ses études d’ingénieur à Lille, à l’Institut industriel du Nord (IDN, act. École centrale de Lille), Maurice Forest est incorporé en octobre 1913 pour son service militaire au 5e régiment de génie. Pendant la première guerre mondiale, il devient officier étant nommé aspirant en février 1915 puis sous-lieutenant en décembre 1916 et lieutenant en décembre 1918. Il est démobilisé en août 1919. En juillet 1937, il est nommé capitaine dans la réserve. Son activité pendant la guerre lui avait valu une citation à l’ordre de l’armée en décembre 1918 et la Croix de guerre.

Devenu entrepreneur de voies ferrées, Maurice Forest est installé à Charleville (Ardennes) en 1919 puis à Saint-Dizier (Haute-Marne) en 1920. Il épouse Lucienne Gond en septembre 1921 à Olivet (Loiret).

Le couple est installé en 1926 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier du Centre, villa René-Robert.

Lors des élections municipales complémentaires d’octobre 1934 à Joinville, organisées pour pourvoir à dix postes vacants sur 27, Forest se présente sur la liste du Groupe des républicains indépendants, regroupant des personnalités locales avec la bienveillance des radicaux-socialistes, qui tiennent la municipalité. Elle fait face à une liste de Concentration républicain, comprenant principalement des candidats conservateurs et libéraux, ainsi qu’à deux listes de gauche, socialiste SFIO et communiste. Les républicains indépendants se proposent de « compresser les dépenses de la commune selon l’exemple du gouvernement » et de traiter la « situation malheureuse des ouvriers et employés en chômage ». Elle comprend nombre de commerçants et industriels. Sérieusement devancée par la liste de concentration républicaine au premier tour, elle se retire. Forest recueille 577 voix, soit 25,1% des 2 297 suffrages exprimés pour 2 360 votants sur 3 225 inscrits.

Lors des élections municipales générales de mai 1935, Forest rejoint la liste de l’Union des républicains, qui se présentent comme des « hommes d’ordre et d’action » et se disent « sans aucune préoccupation politique, n’ayant pour but que la bonne gestion communale ». Ils disposent du soutien de la plupart des formations politiques de droite. La liste est confrontée à celle du maire sortant, Georges Briolay, radical-socialiste, ainsi qu’aux candidatures socialistes SFIO de Derivière et communiste de Robert Deloche.

Elle arrive en tête au premier tour. Forest est crédité au premier tour de 935 votes, soit 32,7% des 2 856 suffrages exprimés pour 2 923 votants sur 3 433 inscrits. Face à la liste unifiée des communistes et des socialistes et à celle des radicaux-socialistes, l’Union des républicains remporte au second tour 25 sièges contre deux communistes après avoir lancé un appel à « barrer la route aux communistes » dont ils réprouvent « la turbulence et «  la démagogie ». Forest est élu avec 1 169 voix, soit 40,3% des 2 899 suffrages exprimés pour 2 924 votants. Le conservateur Léon Lesestre est élu maire.

Pendant la période d’occupation allemande, les municipalités élues sont remplacées par des corps municipaux désignés par arrêté préfectoral. Comme le maire et trois de ses adjoints, Maurice Forest figure dans la liste des 20 personnes nommées en février 1942. À la Libération le 25 août 1944, le maire et les adjoints sont arrêtés et le conseil local de Libération constitue une municipalité provisoire.

Maurice Forest meurt le 12 novembre 1947 à Joinville. Il était âgé de 56 ans et père de deux enfants.

Maurice Forest, arch. fam.

 

 

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24 juillet 2020 5 24 /07 /juillet /2020 00:01

Georges Eugène Marie Marchaterre naît le 6 avril 1880 à Paris (2e arr.). Ses parents sont Marie Joséphine Nivault et Eugène Marchaterre, tous deux marchands de volaille. La famille est installée à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier de Palissy, avenue des Platanes, à la fin du 19e siècle.

Devançant l’appel de sa classe pour le service militaire, Georges Marchaterre, qui est alors menuisier, s’engage pour trois ans en décembre 1898. Il est affecté dans des compagnies d’ouvriers d’artillerie, d’abord à Vincennes puis à Clermont-Ferrand.

En avril 1903, Georges Marchaterre épouse à Joinville Yvonne Thibault, fille d’un serrurier. Ils s’installent avenue Henri, dans le même quartier de Joinville. Son entreprise prend de l’ampleur, avec des machines à bois et une scierie.

Ils possèdent manifestement une certaine aisance, faisant construire un immeuble de rapport dans le 16e arrondissement de Paris en 1904 et passant des vacances aux Sables-d’Olonne, en Vendée, en 1906.

Au cours de la première guerre mondiale, Georges Marchaterre est mobilisé dans le 59e régiment d’artillerie. Il est nommé brigadier en septembre 1916 et démobilisé en janvier 1919.

Ayant repris son activité de menuisier à Joinville, Georges Marchaterre se porte candidat sur la liste d’Union républicaine pour la défense des intérêts communaux pour les élections municipales de mai 1925. Elle est conduite par Henri Vel-Durand, maire sortant, radical dissident, et comprend principalement des représentants des tendances libérales et conservatrices, faisant face à une liste de cartel des gauches (radicaux-socialistes, socialistes SFIO et socialistes indépendants) et à une autre communiste.

La liste de droite recueille en moyenne 1 080 voix au premier tour de scrutin, soit 47,5% des suffrages exprimés ; tous les candidats sont élus au 2d tour et Vel-Durand est reconduit dans la fonction de maire. Parmi les conseillers municipaux, Marchaterre est chargé de surveiller l’état de l’éclairage public dans son quartier. Il désigné comme électeur sénatorial en décembre 1926. Il accepte, en juin 1927, avec une petite majorité des membres de l’assemblée locale, l’alignement des salaires des employés municipaux sur ceux du conseil général du département de la Seine. Par contre, il s’oppose, en janvier 1928, à ceux qui veulent créer un poste de professeur de dessin pour les écoles. Cette même année, le décès de Vel-Durand conduit à la désignation de Stephen Durande, serrurier, comme maire.

Marchaterre n’est pas reconduit lors du scrutin de mai 1929, qui voit la défaite de la liste conduite par Stephen Durande face à celle du cartel des gauches de Georges Briolay. Sans doute la famille Marchaterre a-t-elle quitté Joinville. Sans doute y revient-elle après le décès de son père, en 1937. Elle est recensée dans ville en 1941 au titre de la délivrance des cartes d’alimentation et l’épouse de Georges Marchaterre y décède en 1946.

Georges Marchaterre meurt le 25 mars 1966 à Fontenay-Trésigny (Seine-et-Marne). il était âgé de 85 ans et avait eu deux enfants.

Joinville, quartier de Palissy, années 1960

 

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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 00:01

Alain Raymond Nègre naît le 5 septembre 1937 à Champigny-sur-Marne, rue Charles-Infroit, dans le quartier de Polangis qui est partagé avec la commune de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils Raymond Nègre, décorateur de cinéma aux studios Pathé de Joinville et, probablement, de son épouse Marie Louise Bergasa y Gallardo.

Il fait des études d’arts appliqués à l’école Boulle Paris (12e arr.) puis à l’Institut des hautes études cinématographiques (act. FEMIS, Paris). Il effectue son service militaire au fort d'Ivry, qui héberge le service cinématographique des armées.

Alain Nègre, fils de Raymond Nègre, entre à la Radiodiffusion-télévision française (RTF) comme assistant décorateur en mars 1960.

En juillet 1969, Alain Nègre a été nommé décorateur-chef à l’Office de radiodiffusion-télévision française (ORTF) puis, après l’éclatement de cette structure publique, il entre en mars 1975 au Centre national du cinéma (CNC). Il collabore à environ 200 films et émissions de télévision, notamment avec Claude Barma, Marcel Cravenne ou Claude Santelli. Dans le courant des années 1980, sa spécialisation dans les scènes de trucage ou d'effets spéciaux le distingue sur le plan technique.

En 1983, Alain Nègre a été récompensé d’un César du meilleur décor pour le film Le retour de Martin Guerre de Daniel Vigne avec Gérard Depardieu et Nathalie Baye. Il collabore au téléfilm de Pierre Cardinal, Le Dialogues des carmélites (1984), récompensé du prix Albert Ollivier. Enfin, L'odeur de la papaye verte réalisé par Tran Anh Hung et tourné à Bry-sur-Marne (Val-de-Marne) est récompensé par une Caméra d'or au festival de cinéma de Cannes en mai 1993.

Alain Nègre reçoit son César en 1983

Ayant pris sa retraite en 1994, Alain Nègre réside à Joinville-le-Pont. Il dépose, en 2008, le fonds d’archives de son père, Raymond Nègre, au département des Arts du spectacle de la Bibliothèque nationale de France (BNF). Sa sœur, Osanne Nègre (1934-2020), artiste peintre et graveuse, a également été costumière et réalisatrice de décors pour des spectacles ou la télévision.

Alain Raymond Nègre meurt le 18 août 2024 à Joinville-le-Pont. Il était âgé de 86 ans. Une voie publique de la commune porte le nom de son père : « allée Raymond Nègre. »

 

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18 juillet 2020 6 18 /07 /juillet /2020 00:01

Osanne Marie Louise Nègre naît le 18 décembre 1934 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Elle est la fille de Marie Louise Bergasa y Gallardo et de son époux, Raymond Nègre, décorateur de cinéma aux studios Pathé de Joinville. La famille vit dans le quartier de Polangis, d’abord place Mozart à Joinville-le-Pont, ensuite rue Charles-Infroit à Champigny-sur-Marne.

Élève de l'École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d'art de Paris de 1947 à 1953, elle intègre ensuite l'École nationale supérieure des beaux-arts en 1954 et 1955. Elle signera ses œuvres de son seul prénom, Osanne. Elle se spécialise en gravure, qu’elle pratique à l’eau-forte de 1956 à 1960. Elle utilise également la lithographie qu’elle apprend auprès de Jacques Hallez à Marseille. Le graveur franco-américain Henri Goetz l'initie en 1984 à la gravure au carborundum.

Osanne, 2013, Villevaudé

Osanne est l’auteure des vitraux de la chapelle Notre-Dame-de-Jérusalem, construite à Fréjus (Var) par Jean Triquenot et Edouard Dermit sur les plans du peintre et poète Jean Cocteau.

Plusieurs expositions personnelles ont eu lieu à Aix-en-Provence (1959), Paris (1979, 1983, 2002), Villevaudé et Courtry (Seine-et-Marne, 2013) ainsi que Montpellier (2017). Son œuvre gravée a été présentée depuis 1985 à la Fiest et au Saga (Paris), à Art Basel (Bâle, Suisse), ainsi qu’aux foires de Londres, Francfort, Düsseldorf et New York. Elle a signé les gravures de deux albums, Un jeune enfant vêtu d’une robe éclatante de Joseph Guglielmi (Encrages, 1988) et La Pelote d’épingles de Philippe Lefranc (Le Méridien, 1988).

Elle réalise des costumes et des décors pour la télévision (ORTF) et une dizaine de spectacles, par exemple de Lucky Luke et Dugudu, pièce de Jean-Pierre Giordanengo d'après les albums de Morris et René Goscinny, mise en scène par Jacques Falguières, présentée à Marseille (1965) et Aix-en-Provence (1966), ou Les Baigneuses de Californie, pièce de Jean-Jacques Varoujean, mise en scène par Roland Monod (Paris, 1986).

Osanne Nègre meurt le 14 janvier 2020 au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne). Elle était âgée de 85 ans et résidait avenue Jauzier-Koestler à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne). En 1980, elle avait obtenu le prix de gravure du ministère de la culture.

Son frère, Alain Nègre, a également été, comme leur père, décorateur de cinéma.

Osanne, la Vallée sauvage

 

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16 juillet 2020 4 16 /07 /juillet /2020 00:01

Raymond Jean Léon Nègre naît le 13 juillet 1908 à Domjulien (Vosges). Il est le fils de Marcelle Rachel Léontine Dalby et de son époux Jules Nègre, ciseleur. La sœur de Jules Nègre épouse le frère de Marcelle Dalby, dont les parents vivent à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne).

Mirabelle de Domjulien, dessin Raymond Nègre

C’est dans cette commune que Raymond Nègre va vivre dans les années 1930. Il réside d’abord quai du Barrage, puis place Mozart, dans le quartier de Polangis, à proximité des studios Pathé où il est décorateur pour le cinéma. Peut-être est-ce lui qui bénéfice, en 1921 et 1922, d’une remise des frais d’externat dans le collège Chaptal à Paris (act. lycée Chaptal, 8e arr.)

En juillet 1933, il épouse à Joinville Marie Louise Pilar Bergasa y Gallardo. Ils vivent en 1937 toujours dans le quartier de Polangis, mais dans la commune voisine de Champigny, rue Charles-Infroit.

Spécialiste des trucages, Raymond Nègre signe les décors de plus de 60 films, notamment parmi ceux tournés aux studios de Joinville entre 1937 et 1971. Il travailla comme assistant pour deux des chefs-d’œuvre de Marcel Carné, Les Enfants du paradis et Drôle de drame, puis fut le chef-décorateur de nombreux films d'André Berthomieu comme L’Ange de la nuit (1944) ou La Femme nue (1949). Il collabora aussi avec Jacques Becker (Dernier Atout, 1942) et travailla pour la télévision.

Il a réalisé des croquis qui sont publiés dans la brochure Trucage et effets spéciaux propres aux décors (CST, 1978). Ils sont repris pour illustrer les effets spéciaux utilisés dans les films au sein du Dictionnaire technique du cinéma (Vincent et Christophe Pinel, Nathan, 1996, rééd. Armand Colin, 2016).

Le Pouldu, par Raymond Nègre

Raymond Nègre meurt le 7 juillet 1985 à Créteil (Val-de-Marne). La commune de Joinville-le-Pont a dénommé « allée Raymond-Nègre » une voie du quartier de Palissy. Elle se situe sur le site des anciens studios de cinéma.

Sa fille, Osanne Nègre (1934-2020), fut artiste peintre et graveuse. Son fils, Alain Nègre (né en 1937), également décorateur de cinéma, a déposé les archives de son père au département des Arts du spectacle de la Bibliothèque nationale de France en 2008. Elles comprennent notamment des croquis faits pendant sa collaboration avec Abel Gance et Jean-Christophe Averty.

 

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14 juillet 2020 2 14 /07 /juillet /2020 00:01

Daniel Chagnon naît le 30 mars 1929 à Saint-Maurice (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’Adrienne Renz et de Marcel Chagnon.

Ses parents exploitent dans le quartier de Polangis, à Joinville-le-Pont, une guinguette, le Petit-Robinson. Jouissant d’une évidente aisance, Marcel Chagnon fut le premier du quartier à disposer d’un véhicule automobile.

La famille de son père est originaire de Corrèze. Sa mère est issue de deux familles ayant une grande réputation dans le milieu du cirque, en France pour sa grand-mère, et en Allemagne pour son grand-père. Léopold Renz était un écuyer-voltigeur ; Gabrielle Carré a été danseuse de l'Opéra de Paris et dresseuse de chiens.

Très doué en matière sportive, Daniel Chagnon envisageait de rejoindre l’école des sports de Joinville, institution nationale d’origine militaire, située dans le Bois de Vincennes. Pendant son service militaire (1948-1949), il intègre le Groupement sportif interarmées, ancêtre du Bataillon de Joinville, où il devient moniteur.

Pendant la deuxième guerre mondiale, sa mère, selon des témoignages de l’ancien maire communiste de Joinville, Robert Deloche, et de l’historien local Michel Riousset, Adrienne Chagnon, toujours propriétaire du Petit-Robinson, prend une part active à la Résistance. Après la Libération, elle est une des toutes premières conseillères municipales, élue en 1945 à Joinville lorsque les femmes obtiennent le droit de vote.

Daniel Chagnon va être très rapidement attiré par les métiers du cirque. Des cousins de sa mère, Tilly et Henry Rancy, ayant fait construire une villa avenue Racine, à proximité de chez eux, par l’entreprise de maçonnerie de son grand-père. Le cirque Rancy était un des plus célèbres de France pendant l’entre-deux guerres. En 1946, parès le redémarrage des tournées du cirque Rancy, Daniel Chagnon accompagne sa cousine Sabine Rancy qui l’initie à l’équitation. Ils se marient à Lyon, en mars 1950, dans une cérémonie de prestige célébrée par Édouard Herriot, maire de la ville et ancien président du conseil.

Pour lancer sa carrière circassienne, Daniel Chagnon adopte le pseudonyme de Dany Renz. Il s’initie aux différents arts du cirque, avec ses beaux-parents mais aussi Gustave Fratellini pour l'acrobatie ou Philippe Ricono pour la voltige ainsi que le dressage de fauves avec les Bouglione ou le trapèze volant avec les Rénolds et les Antarès. Jongleur, il fait également, à l’occasion, des numéros de clown.

Avec son cheval comédien Dynamite, Dany Renz devient un écuyer-voltigeur reconnu internationalement. Il présente des numéros qui vont avoir une forte notoriété, comme Robin des bois dans lequel il mêle voltige, danse classique, tir à l’arc et cinq à sept sauts périlleux consécutifs sur un cheval au galop. Il reçoit en 1955 à Toulouse l’Oscar du cirque. Il fait partie de la troupe qui représente le cirque français à Moscou en 1958. En 1961, il monte un nouveau numéro, Kid Callagan.

 

À la retraite de Tilly et Henry Rancy en avril 1964, le cirque Sabine Rancy est créé et Dany Renz devient de la société Monde et Cirque qui le gérait. Avec 5 000 places, leur chapiteau était le plus grand de France. Il continue cependant son activité artistique avec Zorro (1965), La Veuve joyeuse (1967), Féérie au Népal (1968) et Tarass Boulba (1969), pour lequel il est gratifié en 1969 à Madrid d’un second Oscar.

Dany Renz meurt le 17 juin 1972, officiellement à Brioude (Haute-Loire). Cependant, selon le journaliste et écrivain Roger Parment, il serait en fait décédé à Clermont-Ferrand. Vers 0h30, Dany Renz, en voulant aider le cornac à embarquer dans sa remorque l’éléphante Chiquita, est mortellement blessé. Hospitalisé d’abord à Issoire puis à Clermont, il décède le matin même. Le soir, Sabine Rancy donna sa représentation avant d’annoncer sa disparition.

La cérémonie religieuse eut lieu le 21 juin en l’église Saint-Anne de Polangis, à Joinville-le-Pont. Dany Renz était revêtu de l’habit bleu de nuit qui avait été son costume de marié et que l’on avait pailleté pour la scène. L’éléphante Chiquita avait été abattue, et son cheval Dynamite mourut en 1973 à Lisieux.

Sabine Rancy poursuit seule l’exploitation du cirque puis se remarie en 1975 avec Ary Larible, grand nom du cirque italien.

 

 

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13 juillet 2020 1 13 /07 /juillet /2020 00:01

Suite de la biographie de Joseph Sauvêtre

Peu avant le début de la première guerre mondiale, l'abbé Joseph Sauvêtre quitte la banlieue populeuse de Saint-Ouen pour retrouver la rive gauche parisienne et le quartier latin, en devenant curé de Saint-Etienne-du-Mont, église paroissiale de la montagne Sainte-Geneviève (5e arr.). Il prend la place du chanoine Lesêtre, intellectuel réputé. Le journal mondain Le Gaulois  remarque le contraste : « à un homme d'étude et de science, succède un homme d'œuvres ». C’est l'abbé Jouin, ancien vicaire de la paroisse, qui procède à son installation, soulignant que l'abbé Sauvêtre fut « son commensal » et, selon Le Figaro, lui vouait « tendresse, respect et dévouement. »

Pendant le conflit, l'abbé Sauvêtre mobilise ses paroissiens en invoquant Sainte Geneviève, patronne de Paris. Il publie, en septembre 1916, Sainte Geneviève et l'invasion allemande en 1914, brochure illustrée par Mlle Moreau-Wolff. Il réclame qu’une statue de la saine soit dressée près de la Seine. Dans Dieu et patrie (octobre 1916), il répond à la question : « La victoire de la Marne. Y a-t-il eu miracle ? ». Pour Joseph Sauvêtre, il s’agit « d'un miracle relatif, c'est-à-dire d'une volonté toute spéciale de la Providence qui a tout disposé pour permettre à nos armées de remporter la victoire ». Pour lui, « celle qui, en 451, éloigna, par sa prière Attila et ses Huns des murs de Lutèce » a permis que soient repoussés en septembre 1914 « le nouvel Attila et ses hordes barbares. »

En août 1920, l'abbé Sauvêtre émit le souhait d’apposer une plaque commémorant cette bataille qu’il voulait qu’elle comporte le texte suivant : « Le 6 septembre 1914, les armées allemandes étant aux portes de la cité, Paris recourut à son antique patronne. Trois jours durant, la foule vint prier devant la châsse. Sainte-Geneviève entendit ces supplications. Comme Attila, l’ennemi se détournant de la ville fut vaincu sur les bords de Marne. ». Le quotidien Le Cri de Paris rapporte la polémique qui s’ensuivit dans les services municipaux. Pouvait-on laisser dire que « Paris » avait invoqué sainte Geneviève ? L’administration des Beaux-Arts « opina que le clergé catholique n'avait pas qualité pour parler au nom de Paris. On demanda donc à M. le Curé de substituer au mot Paris l'expression collective les fidèles de Paris. Et M. le Curé, qui est un homme d'esprit, ne fit pas la moindre difficulté pour accepter ce distinguo. »

Après la légendaire défenseuse de Lutèce, l'abbé Sauvêtre, devenu chanoine honoraire, rend hommage aux prestigieux anciens paroissiens de Saint-Etienne du Mont. Il fait graver dans son église le portrait de Frédéric Ozanam, fondateur des Conférences de Saint-Vincent de Paul en décembre 1919. Il célèbre le tricentenaire de Pascal en présence d’autorités politiques et du bureau de l’Académie française en juin 1923. En décembre la même année, il salue la mémoire du cardinal de Richelieu.

En 1925, il met une chapelle de sa paroisse à la disposition de l’église syrienne de Paris, qui permette d’accueillir la population originaire du Liban et du Levant.

Malade, Joseph Sauvêtre quitte son poste de curé de Saint-Etienne du Mont en en février 1929 ; il est remplacé par Joseph Courbe, premier vicaire de Saint-François-Xavier à Paris.

Il quitte Paris et vit en 1936 à Hyères (Var). Il consacre à son ami, Ernest Jouin, mort en juin 1932, une biographie, au contenu hagiographique, qui montre ses talents d’écriture, parie en 1936 chez Casterman. Elle a été rééditée plusieurs fois. Joseph Sauvêtre tente également d’engager la béatification d’Ernest Jouin ; cependant, sa tentative pour promouvoir la cause du protonotaire pourfendeur de la franc-maçonnerie et antisémite n’aboutit pas.

Il s’installe à Vern-d'Anjou (act. Erdre-en-Anjou, Maine-et-Loire) où son frère cadet Eugène Sauvêtre est curé depuis 1911. En juin 1940, l’église paroissiale Saint-Gervais-et-Saint-Protais est endommagée par un bombardement allemand, puis réparée en 1941.

Joseph Sauvêtre meurt le 25 juillet 1949 à Vern-d'Anjou. Il était âgé de 87 ans et était prêtre depuis 64 ans. Il avait obtenu le prix Montyon de l’Académie française en 1937 pour sa biographie de Mgr Jouin.

Fin

 

 

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12 juillet 2020 7 12 /07 /juillet /2020 00:01

Début de la biographie de Joseph Sauvêtre

Marie Joseph Sauvêtre naît le 27 mai 1862 à Chaudefonds-sur-Layon (Maine-et-Loire). Il est le fils de Françoise Piffard et de son époux Charles Sauvêtre, charron.

Vers 1873, Joseph Sauvêtre vit à Angers et fréquente le petit patronage paroissial de la cathédrale Saint-Maurice initié par le jeune vicaire Ernest Jouin. Il profite des promenades dans la campagne environnante. Il prend part également aux petits spectacles organisés dans ce cadre, La Grammaire d’Eugène Labiche ou l’opérette Les Deux petits Savoyards de Nicolas Dalayrac et gardera ensuite un goût évident pour la mise en scène. Joseph Sauvêtre restera toute sa vie très lié à l’abbé Jouin. Ce dernier raconte, en 1918, l’anecdote suivante : « Je lui avais donné sa première leçon de latin et j'y mis une telle chaleur qu'il faillit s'en évanouir d'émotion. Je cessai du coup mes fonctions pédagogiques. Dès lors, je suis devenu le pourvoyeur des écoles des petits et des grands séminaires. »

De fait, l’abbé Jouin étant devenu en 1875 vicaire de l’église Saint-Etienne du Mont à Paris, il fait venir Joseph Sauvêtre au petit séminaire de Notre-Dame des Champs, dont il fut un des plus brillants élèves selon la presse. Il poursuivit ses études au séminaire Saint-Sulpice, toujours à Paris puis fut ordonné prêtre en 1885.

À ce moment, l’abbé Jouin est curé de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Le tout nouvel abbé Sauvêtre, qui n’a pas de fonction officielle, le rejoint et s’occupe notamment du catéchisme dans la paroisse.

Toujours sans attribution bien définie, Sauvêtre suit Ernest Jouin, nommé second vicaire de l’église Saint-Augustin à Paris (8e arr.) en août 1886. Ce n’est que cinq ans plus tard, en mars 1891, qu’il est à son tour vicaire à Saint-Augustin. Au départ de l’abbé Jouin en 1894, il se voit confier la direction du patronage paroissial, fondé par ce dernier et qui a pris une certaine ampleur.

Retrouvant une cure, celle de Saint-Médard (Paris, 5e arr.), Ernest Jouin fait de nouveau appel à son disciple, et obtient qu’il soit nommé, en juin 1895, second vicaire de sa nouvelle paroisse. Il se charge d’œuvres caritatives. Il met également en scène les pièces musicales produites par l’abbé Jouin, notamment La Nativité et La Passion, des mystères chantés qui jouissent d’une certaine réputation, malgré les réticences d’une partie de l’épiscopat. Après le départ de Jouin pour la cure de Saint-Augustin en 1898, Sauvêtre, resté à Saint-Médard, poursuit ses représentations et est nommé premier vicaire.

Quittant le centre intellectuel de Paris, l'abbé Sauvêtre est nommé curé à Saint-Ouen (Seine, act. Seine-Saint-Denis) en janvier 1907. L’archevêque de Paris, le cardinal Richard, décide de dédoubler certaines paroisses des quartiers populaires du département de la Seine : Montreuil, Asnières, Clichy et le quartier de Clignancourt à Paris (18e arr.) sont concernées. Sauvêtre devient ainsi le premier curé de l'église neuve Notre-Dame du Rosaire. Le quotidien socialiste L’Humanité, qui note cette nomination alors qu’il n’évoque pas habituellement les mouvements du clergé, fait remarquer que « la séparation a libéré l'évêque de l'obligation de demander une autorisation » pour faire cette modification des circonscriptions du culte catholique, ce qui était le cas jusqu’en 1905.

Dans sa nouvelle paroisse, l'abbé Sauvêtre s’efforce de promouvoir le « théâtre chrétien », moyen selon lui de concourir « au relèvement moral de la classe ouvrière ». Il ouvre, en novembre 1908 la salle Jeanne-d'Arc. Il y représente de nouveau en décembre 1909 puis en janvier 1911 La Nativité et en mars 1910 La Passion. Le quartier culturel Comoedia remarque en voyant La Passion en avril 1911 qu’il s’agit d’un « spectacle, d'amateurs, qui, avec des facilités de mise en scène bien utilisées, a été non sans raison applaudi. »

Il accueille aussi en février 1910 une pièce sociale de Noyal-Méricour, Notre pain quotidien, qui raconte les épisodes d'une grève ou, en mars 1912, Joseph, opéra biblique d’Étienne Mehul.

Joseph Sauvêtre s’implique également dans le domaine social. Il fait ouvrir une chapelle, dédiée au Sacré-Cœur de Cayenne, dans un quartier très populaire où vivent de nombreux cheminots. Il lance, en décembre 1913 dans le quotidien conservateur L’Univers un appel en faveur des habitants de « la zone » : « Là, vivent un millier de familles, sans autre abri que des baraquements dont se contenteraient à peine des animaux. Là, dans une promiscuité funeste, vivent des familles de huit et dix personnes. Là, des vieillards abandonnés attendent vainement leur admission dans quelque asile; là, des orphelins, sollicitent d'être recueillis ; là, des femmes chargées de quatre, cinq et six enfants, demandent du pain et des vêtements pour leurs pauvres petits ». Il appelle « les désœuvrés et les riches » qui « passent dans leurs équipages et automobiles pour aller au champ de course » à soulager ces « misères sans nom. »

Il préside en avril 1914 une réunion de propagande de la section de Saint-Ouen du syndicat des employés, pilier de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC) et encourage ses paroissiens à se syndiquer.

À suivre

L'abbé Sauvêtre, 1931

 

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10 juillet 2020 5 10 /07 /juillet /2020 00:01

Suite de la biographie d’Ernest Jouin

En reprenant, en 1920, la publication de la Revue internationale des sociétés secrètes (RISS), Mgr Ernest Jouin utilise le terme « judéo-maçonnerie ». Il participa, en 1928, au congrès de la Ligue anti-judéo-maçonnique.

Il publie notamment, en 1920, les Protocoles des sages de Sion, un faux qui sert de prétexte à la littérature antisémite pendant la période hitlérienne comme postérieurement. Ernest Jouin ne nie pas qu’il pourrait s’agir d’un faux, mais se contente d’affirmer que leur contenu est vrai : « La véracité des Protocoles nous dispense de tout autre argument touchant leur authenticité, elle en est l'irréfragable témoin. »

En avril 1924 le pape Pie XI lui confia le titre, honorifique, de protonotaire apostolique.

Une partie des écrits de Mgr Jouin furent réunis en quatre volumes entre 1920 et 1929 sous le titre Le Péril judéo-maçonnique. La RISS étant devenue après-guerre, une revue de référence des milieux catholiques intransigeants ou d’extrême droite, elle souleva l’intérêt des publications de gauche ou de la Ligue internationale contre l’antisémitisme.

Selon l’historien Stéphane François le savoir-faire issu de la RISS sera utilisé pendant la deuxième guerre mondiale, notamment par le Service des sociétés secrètes de Bernard Fäy, le Service de police de Jean Marquès-Rivière ou le Centre d’action et de documentation d’Henri Coston.

Sa postérité aliment également les théories complotistes. Ainsi, Ernest Jouin considérait l'assassinat de l’archiduc François-Ferdinand d'Autriche lors de l'attentat de Sarajevo le 28 juin 1914, un des évènements à l’origine de la première guerre mondiale, comme le fruit d’un complot préparé par des loges de francs-maçons. Il dénonça également une tentative d'infiltration maçonnique au Vatican dans l’entourage du pape Léon XIII.

Ernest Jouin meurt le 27 juin 1932 à Paris (8e arr.). Il était âgé de 87 ans, était entré dans les ordres depuis 70 ans et prêtre depuis 64 ans. Son hagiographe, le chanoine Sauvêtre, proposa en 1957 de le béatifier mais le processus n’alla pas plus loin.

Si l’ancien prêtre Joinvillais exerça une influence conséquente sur les extrémistes de l’époque, il reste encore aujourd’hui une référence pour certains complotistes ou pour des publications racistes, qui aiment à reproduire ses nombreux écrits.

Un Cercle Ernest Jouin fonctionna à partir de mars 1934. Il a pour président Jacques de Boistel, collaborateur de la RISS. En 1935, il s’entretient avec le président portugais Salazar de la dissolution de la franc-maçonnerie récemment promulguée par son gouvernement. Il publie, en janvier 1943, La Judéo-maçonnerie et les événements contemporains.

La RISS parut jusqu’en 1939. Une partie de ses contenus est rééditée à diverses reprises. Au début du 21e siècle, la diffusion des œuvres de l’abbé Jouin reste significative tandis que l’influence de la RISS est toujours notable sur les thèses complotistes contemporaines. Elle a été rééditée par les éditions Saint-Rémi.

Fin

 

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