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29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 00:01

Suite de la biographie de Georges Scornet

Parallèlement à ses activités politiques, Georges Scornet est très impliqué dans la vie associative locale. Il est ainsi un de ceux qui soutiennent, en 1920, la fusion du Groupement amical des industriels, commerçants et des habitants de Palissy-Polangis avec l’Union des commerçants de Joinville. Il est un membre actif de la caisse des écoles communale.

À partir de 1933, il est vice-président de la Société de secours mutuels des sapeurs-pompiers de Joinville et représente les mutuelles dans la commission cantonale pour l’assistance aux vieillards.

C’est toujours Georges Scornet qui prend, en décembre 1922, l’initiative de reconstituer l’amicale des Bretons dissoute pendant la guerre et en est vice-président. Il est aussi président d’honneur de la « commune libre de Polangis », son quartier, structure chargée d’organiser une fête annuelle. Il siège encore, en 1924 dans la commission des fêtes de l’Union amicale de Joinville Champigny.

L’essentiel de la présence de Scornet dans la vie locale concerne le domaine sportif.

Ainsi, il est en décembre 1919, administrateur de l’USJ. Il devient en mai 1923 président du Cercle Athlétique de Joinville (CAJ, basket et natation) et commence son mandat en polémiquant avec le maire sur l’organisation des épreuves de natation pendant les fêtes communales, se plaignant que son club doive se contenter de participer à la retraite aux flambeaux et aux fêtes vénitiennes. En juillet 1925, Scornet, préside au côté du maire à l’inauguration du plongeoir et de la baignade en Marne du CAJ. Le plongeoir permet en septembre 1929 un spectaculaire triple saut groupé. Le club organise une compétition classique, la traversée de Joinville à la nage, qui en est à sa 23e édition en 1932 avec 77 nageurs et 8 nageuses.

Après le décès de Scornet, deux challenges à son nom seront créés.

Le challenge Scornet en basket est mis en jeu dans une compétition à Joinville pour la première fois en mars 1936. Il est renouvelé en 1937 et 1938 et se tient à Champigny-sur-Marne pour sa quatrième édition en 1939 à la Maison des Syndicats. Il s’assure la participation des meilleures équipes parisiennes de basket-ball de la Région Parisienne FSGT, la fédération corporatiste. La guerre n’interrompt pas la compétition, puisque la septième édition a lieu en avril 1942.

Le challenge Scornet en natation est organisé au cours du championnat de Paris, d’abord en août 1936. Il consiste en une course par équipe, jugée sur le classement de cinq nageurs dans la traversée de Joinville, partie du championnat de Paris de la FSGT. La dernière édition semble avoir eu lieu en août 1939.

Georges Auguste Scornet meurt le 30 novembre 1934 à Joinville . Il était âgé de 56 ans. Sans qu’il soit possible de faire un lien, on remarquera que sa fille aînée, Jeanne Scornet, décède trois semaines avant, à l’âge de 33 ans.

Le conseil municipal rend hommage à Scornet le 18 décembre et le maire le fera encore à la fin de son mandat, en avril 1935. La nouvelle municipalité élue en mai ira également déposer une gerbe sur sa tombe au cimetière de Joinville.

De nombreuses décorations avaient été accordées à Scornet : la Croix de guerre avec étoile de bronze ; les Palmes académiques comme officier d’académie en février 1929 et officier de l’instruction publique en février 1935 ; la médaille d’honneur de l’éducation physique en janvier 1932 ; deux mentions honorables pour services rendus à la mutualité en février et novembre 1934 ainsi qu’une médaille de bronze en février la même année.

Fin

Triple saut sur le plongeoir du CAJ sur la Marne à Joinville en 1929

 

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27 mai 2020 3 27 /05 /mai /2020 00:01

Suite de la biographie de Georges Scornet

Éloigné de la vie politique communale de Joinville-le-Pont, Scornet, comme plusieurs autres des élus de 1912, a pris ses distances avec la SFIO. Lors des élections municipales de novembre 1919, seuls Georges Laruelle et Henri Lacroix se représentent avec l’étiquette du parti socialiste tandis que Julien Périn, avec le qualificatif de socialiste indépendant, figure sur la liste d’Henri Vel-Durand, qui regroupe des radicaux dissidents et les radicaux-socialistes officiels. C’est la révocation par le préfet de ce dernier, en conflit avec le maire, qui fait sortir Scornet de sa réserve. Il envoie au nom d’un « groupe nombreux d’habitants » un courrier, en juin 1923, à l’hebdomadaire Gazette de l’Est pour défendre l’ancien premier adjoint « sympathique et dévoué ». Il assure qu’on pouvait « à toute heure du jour ou de la nuit » aller tirer sur le cordon de sa sonnette.

Peut-être Scornet, qui exploite dorénavant un magasin de vins, est-il candidat lors des élections municipales de mai 1925, qui voient le maire sortant l’emporter contre les communistes et ses anciens alliés radicaux-socialistes, qui ont fait alliance avec la SFIO maintenue et des socialistes indépendants dans une déclinaison locale du cartel des gauches.

Il figure sur la liste constituée par cette alliance lors du scrutin partiel de septembre et octobre 1928, convoqué pour compléter le conseil municipal suite au décès de Vel-Durand.

La liste est conduite par Georges Briolay (radical-socialiste) avec Scornet (socialiste indépendant) et Georges Roger (SFIO). Elle emporte au second tour les trois sièges devant la droite de l’Union nationale et les communistes. Scornet fait le meilleur score, avec 813 voix sur 1 667 suffrages exprimés (48,8%) pour 1 677 votants et 2 995 inscrits. La majorité municipale élit Stephen Durande comme successeur de Vel-Durand.

Lors des élections municipales générales de mai 1929, les trois mêmes listes se retrouvent. La Concentration des gauches (radicaux-socialistes, SFIO et socialistes indépendants) arrive de nouveau en tête devant l’Union nationale de Durande et le Bloc ouvrier et paysan de Bénenson (communiste). Scornet recueille à nouveau le plus haut soutien au sein du groupement des gauches. Au premier tout, il a 916 voix sur 2 126 suffrages exprimés (43,1%) pour 2 969 inscrits. Les gauches remportent au second tour 22 des 27 sièges à pourvoir, la droite prenant les cinq restants ; Durande est battu. Briolay devient maire, Roger et Scornet sont adjoints.

En novembre 1933, en l’absence du maire, c’est Scornet qui préside une séance du conseil municipal, marquée par un violent incident provoqué par un élu SFIO de 1929, François Galabert. L’hebdomadaire radical Voix des communes raconte : « Particulièrement pénible. Galabert, venu avec l’idée de faire de l’obstruction et de provoquer un scandale fut le héros de la soirée. Surexcité, violence de langage, débauche d’injures, geste inconsidérés ». Scornet décide une suspension de séance, pendant laquelle le tumulte continue, avec des chaises déplacées et des tables précipitées à terre. On va chercher Briolay, qui tente de reprendre le contrôle des débats et finit, après une nouvelle suspension par faire appel à la police qui expulse Galabert manu militari, lequel est « emporté au poste pour calmer sa colère furieuse ». Le journal est surpris car l’ordre du jour ne comportait que des régularisations administratives « qui ne pouvaient en aucune façon laisser présager un tel déferlement de violence. »

Lors du conseil suivant, en décembre 1933, Galabert présente, selon Voix des communes, des « excuses partielles », mais il reçoit un blâme du conseil. Le même provoque de nouveaux incidents lors d’une séance en mars 1934, s’élevant contre ce qu’il appelle le « travail forcé imposé aux chômeurs par une municipalité tyrannique », ce qui provoque un charivari et encore une suspension de séance puis un blâme à son encontre. Il y avait beaucoup de spectateurs affiliés au parti communiste pour soutenir Galabert. Scornet reçoit, suite à la séance, une délégation de chômeurs. Suite à plusieurs décès et démissions, des élections municipales en octobre 1934 réduisent encore la majorité soutenant la municipalité du groupement des gauches, dont la SFIO s’est retirée.

À suivre

Scornet en 1934

 

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11 mai 2020 1 11 /05 /mai /2020 00:01

Benoit Bayard naît le 23 décembre 1874 à Monétay-sur-Loire (Allier). Il est le fils aîné des dix enfants de Magdeleine Minard et de son marie Benoît Bayard, cultivateurs métayers, dont trois sont prénommés Benoit.

Alors cultivateur à Diou (Allier), Benoit Bayard épouse dans cette commune, en juillet 1902, Philiberte Tillier, originaire du Pin, résidant alors à Paris (12e arr.).

Installé à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en 1909, les Bayard résident dans le quartier du Centre, rue de Paris. Benoit Bayard est ouvrier à l’établissement de la Monnaie et des médailles (Monnaie de Paris). Il y sera ensuite employé en tant qu’huissier. Son frère Gilbert, qui a épousé une sœur de sa femme, travaille également à la Monnaie et vit dans la commune voisine de Saint-Maur-des-Fossés ; il reprendra, après la première guerre mondiale, le logement occupé précédemment par Benoit Bayard à Joinville.

Au cours du conflit mondial, Benoit Bayard est mobilisé dans le 358e régiment d’infanterie.

Après-guerre, la famille déménage à Viroflay (Seine-et-Oise, act. Yvelines). En 1931, elle vit dans le quartier du Marais, sur la rive droite, rue Julien-Certain.

Selon les archives des historiens de la coopération Jean Gaumont et Gaston Prache, Benoit Bayard adhéra au Parti socialiste SFIO ainsi qu'au mouvement coopératif de consommation à Viroflay.

Benoit Bayard meurt le 3 septembre 1940 à Viroflay. Il était âgé de 65 ans.

Son fils André Bayard fut également militant socialiste SFIO à Viroflay et responsable du mouvement coopératif en Île-de-France.

 

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7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 00:01

Julien Aimé Auguste Delorance naît le 12 avril 1886 à Merville (Nord). Il est le fils Victor d’Arthémise Virginie Lesimon et de son époux, Aimé Delorance, nacellier, originaire de Belgique. En 1906, il vit à Watten (59£), où sa mère est marchande de légumes, et est constructeur de bateaux. Il se marie à Épône (Seine-et-Oise, act. Yvelines) en octobre 1919 avec Marie Françoise Bourse. Ils auront trois filles.

À partir de 1920, les Delorance vivent à Saint-Maurice (Seine, act. Val-de-Marne) puis, en 1926, dans la commune voisine de Joinville-le-Pont et en 1923 dans celle limitrophe de Champigny-sur-Marne.

D’abord charpentier construisant des bateaux, activité en vogue sur les bords de Marne où le nautisme est prisé, Delorance devient ensuite menuisier à Paris.

En 1932, il appartient à la section de Joinville du parti socialiste SFIO. Il souscrit pour le quotidien de cette formation, Le Populaire, et dans une collecte de « défense socialiste et républicaine pour la paix et le désarmement. »

Julien Delorance meurt le 6 décembre 1946 à Champigny-sur-Marne. Il était âgé de 60 ans.

Bateaux sur la Marne

 

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3 mai 2020 7 03 /05 /mai /2020 00:01

Lucien Barberolle naît le 11 octobre 1885 à Corbeil (Seine-et-Oise, act. Essonne). Il est le fils de Sophie Debacker et de son époux Albert Jean Barberolle, graveur sur métaux. Son oncle, Ernest Barberolle, barreur d’aviron avec la Société nautique de la Marne (Seine, act. Val-de-Marne) a été médaillé d’argent aux Jeux olympiques de 1920 à Anvers (Belgique).

Devenu également graveur-ciseleur, après son service militaire (1906-1908), Barberolle épouse en octobre 1909 à Paris (14e arr.) Jeanne Marguerite Descoins, couturière. Ils s’installent dans le 3e arrondissement, rue Commines puis rue des Filles-du-Calvaire, et auront trois enfants.

Pendant la première guerre mondiale est mobilisé comme caporal dans l’infanterie, puis comme sergent fourrier. Il est cité à l’ordre du régiment en avril 1915 en tant que « Agent de liaison qui n’a cessé sous un feu très intense et très meurtrier d’assurer son service ». Il est décoré de la Croix de guerre. À partir de novembre 1915, il est détaché dans plusieurs usines : Chambeyre à La Guéroulde (Eure), Delage à Courbevoie puis Sanglet à Villeneuve-la-Garenne (Seine, act. Hauts-de-Seine). Il est ensuite affecté à des fonctions administratives et démobilisé en avril 1919.

Après-guerre, l’activité de Barberolle se développe et il se présente désormais comme industriel. Il est présenté, en 1925, comme l’inventeur de la combinaison d'une photographie vitrifiée et d'un miroir, qu’il intitule « photo-émail-miroir » et qui est appréciée par la presse spécialisée. Il installe son activité rue de Saintonge, toujours à Paris (3e arr.).

En octobre 1924, Barberolle prend en location une maison en bord de Marne à Joinville-le-Pont, quai Hector-Bisson (act. quai Gabriel-Péri), dans le quartier de Palissy. Il s’implique rapidement dans la vie locale. Il soutient l’activité du Club athlétique de Joinville (CAJ), pour lequel il finance un plongeoir pour son bassin de natation, situé quai Hector-Bisson. Il crée également un Challenge Lucien Barberolle, course d’une heure par relais de trois nageurs, organisé à Joinville de 1927 à 1929.

Lors des élections municipales de mai 1925 à Joinville, Barberolle est candidat sur la liste d’Union républicaine pour la défense des intérêts communaux, conduite par le maire sortant Henri Vel-Durand (radical dissident), qui comprend essentiellement des personnalités libérales et conservatrices. Son programme veut que les lois de laïcité soient « appliquées sans rigueur et sans sectarisme », se prononce pour le maintien de l’octroi appliqué pour l’entrée des marchandises dans la commune, et appelle à l’économie dans les dépenses budgétaires. La liste fait face à deux concurrents : le Cartel de gauche, rassemblant radicaux-socialistes et socialistes SFIO, conduit par Georges Briolay, et la liste du Boc ouvrier et paysan (BOP, communiste). Au premier tour, l’Union républicaine obtient 1 080 voix soit 47,5% des 2 275 suffrages exprimés pour 2 310 votants sur 2 761 inscrits. Le cartel des gauches en a 648 (28,4%) et les communistes 480 (21,1%). Au second tour, malgré le retrait de la liste communiste, l’Union républicaine emporte les 27 sièges à pourvoir avec 1 078 voix. Barberolle est élu conseiller municipal.

Pour les élections cantonales (pour le conseil général du département de la Seine) de juin 1925, Barberolle est candidat dans la 2e circonscription de Saint-Maur-des-Fossés, qui comprend les communes de Créteil, Bonneuil, Joinville et une partie de Saint-Maur. Sous l’étiquette de républicain indépendant, Barberolle recueille au 1er tour 163 voix soit 5,8% des 2 814 suffrages exprimés pour 2 842 votants sur 5 553 inscrits. Il ne se présente pas au second tour où est élu le républicain de gauche (centre-droit) Naudin devant le radical-socialiste Avet et le communiste Muller.

À l’automne 1927, Barberolle le bail de sa maison de Joinville et s’installe à son atelier, rue de Saintonge. Il est candidat pour les élections législatives d’avril 1928, sous l’étiquette de républicain socialiste indépendant (centre droit) dans son arrondissement, se présentant comme commerçant. Il collecte au 1er tour 115 voix soit 0,7% des 15 910 votants sur 18 981 inscrits. Il ne se présente pas au second tour où est élu le républicain de gauche (droite) Louis Puech.

Ayant quitté la région parisienne pour Toulouse en 1933, Lucien Barberolle y est élus en novembre de la même année vice-président et délégué à la propagande de la 17e légion des Croix de guerre dont Louis Deffès, mutilé de guerre et titulaire de la Médaille militaire, est le président.

Après la deuxième guerre mondiale, Lucien Barberolle est membre en tant que sculpteur-graveur de la société des Artistes occitans indépendants. Il participe à plusieurs salons, notamment en 1947 et 1950 à Toulouse. Il présente des panneaux gravés et ciselés, des sculptures en cire et en bronze ainsi que des peintures. Une de ses œuvres, exposée en 1947, s’intitule Le Maquisard.

Barberolle vit rue des Polinaires à Toulouse. La date de son décès n’est pas connue.

 

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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 01:01

Albert François Dély naît le 2 avril 1901 à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Clarisse Lucie Parpaix, coupeuse en photographie et de son époux François Dély, plombier qui vivent rue des Tournelles.

Pendant la première guerre mondiale, Dély est mécanicien. Son service militaire est effectué de 1921 à 1923 dans l’artillerie, au sein des troupes françaises d’occupation en Allemagne dans la région rhénane. Il vit alors à Saint-Maurice, commune voisine de Saint-Maur.

Pendant sa période aux armées, il épouse en octobre 1922 à Joinville-le-Pont, autre commune très proche, Madeleine Louise Georgette Payel ; il s’en séparera en février 1927 pour épouser, en mars 1928 de nouveau à Joinville, Renée Georgette Ridard. Ils auront deux enfants.

Depuis 1925, Dély vit à Joinville, dans le quartier de Polangis, avenue Papin. Devenu électricien, il s’oriente vers les nouveaux moyens de communication qui se développent : d’abord la radio puis le cinéma. En 1931, il est employé par les studios Ciné-Romans de Joinville ; son épouse est également engagée comme monteuse de films par la firme Gaumont, à Paris.

Se présentant comme cinéaste, opérateur de prises de vue et ingénieur du son, Dély est en 1937 à Barcelone, en pleine guerre d’Espagne, alors que les forces républicaines font face à l’armée franquiste, avec l’appui de brigades internationales.

Pendant la deuxième guerre mondiale, Dély reçoit une affectation spéciale au ministère du commerce et de l’information. Il est démobilisé en juillet 1940.

À la fin de l’occupation allemande, sans doute fin août ou début septembre 1944, le comité local de libération de Joinville-le-Pont crée un comité d’épuration. Selon une instruction du comité parisien de libération et les arrêtés préfectoraux du 29 août et du 6 septembre 1944, qui les entérinent, « Les Comités de Libération n'ont pas qualité pour suspendre, révoquer ou nommer un fonctionnaire. Ces prérogatives appartiennent à l'autorité préfectorale ou municipale, mais il appartient aux Comités de Libération, par l'entremise du Comité d'épuration, de hâter la constitution des dossiers des suspects. »

L’historien Serge Wolikow signale que le secrétaire du comité d’épuration de Joinville est A. Dély. Il s’agit très probablement d’Albert François Dély ; cependant, son fils, Georges Albert Lucien Dély (1925-2017), résistant au sein des Forces françaises de l’intérieur, aurait éventuellement pu également faire usage de son deuxième prénom et être donc ainsi désigné.

A. Dély, en tant que secrétaire du comité d’épuration de Joinville, écrit une lettre à Georges Marrane, président du comité parisien de la Libération, le 13 mars 1945. Le comité avait arrêté, dès la fin de l’insurrection, Lesestre, Béal, Kirbuhler, Bautsch et Chaussée, qui composaient le « bureau municipal nommé par Vichy et qui a siégé pendant l’occupation ». Ils avaient été transférés à Drancy. Le comité trouve leur libération « pour le moins prématurée. »

Albert François Dély meurt le 7 février 1974 à Chartres (Eure-et-Loir). Il était âgé de 72 ans.

Usine de cinéma à Joinville

 

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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 01:01

François Charles Balemboy naît le 28 août 1907 à Denain (Nord). Il est le fils d’Irma Maria Gaillard et de son époux, François Balemboy, domestique. Ce dernier est tué à Souain (Marne) en octobre 1915 pendant la première guerre mondiale ; il est décoré de la Croix de guerre avec palmes d’argent et, à titre posthume, de la médaille militaire. En mai 1920, François Balemboy est déclaré « pupille de la nation. »

Devenu employé de mairie à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en 1931, il réside rue Vautier, dans le quartier du Centre. Balemboy épouse en avril 1935 à Cambrai (Nord) Marie-Thérèse Courtois.

Il s’implique dans la vie locale, étant trésorier adjoint de l’Association philotechnique de Joinville en 1939. Structure d’éducation populaire, elle accueille cette année-là 239 élèves des deux écoles de la commune.

Selon l’historienne Yvette Gouineau, François Balemboy aide le secrétaire général Georges Karcher qui « avait organisé dans son propre bureau en mairie un « service local d'aide aux réfractaires ». Il s’agissait d’aider les personnes qui refusaient de rejoindre le service du travail obligatoire (STO) en Allemagne. » Selon elle, Karcher « fournissait à chaque personne, qui lui était recommandée par une personne de confiance, une carte d'identité, une carte de travail, un jeu de tickets d'alimentation, des papiers de démobilisé ». La municipalité, élue en 1935 sur une liste de droite, avait été maintenue par les autorités de Vichy en 1942 et sera arrêtée par le comité local de libération le 25 août 1944.

Dans son essai sur cette organisation, Yvette Gouineau ajoute que François Balemboy, qui aurait fait office de secrétaire général adjoint, « était en liaison directe avec le mouvement Résistance, grâce à sa fille, Mme Benoit, qui en était un des responsables. À chaque numéro du journal, il en recevait 100 exemplaires, qui étaient distribués aux gendarmes, aux éboueurs et à d’autres employés municipaux dont les sentiments envers la résistance étaient connus ». Le mouvement Résistance est une organisation fondée en 1943 par le docteur Marcel Renet dit Jacques Destrée qui édite un journal éponyme.

Une fille est issue de l’union de François Balemboy avec Marie-Thérèse Courtois, mais Marie Irma Balemboy est née en mai 1938 à Joinville. Il n’est pas impossible, mais difficile d’imaginer qu’une autre fille, née d’une union antérieure alors qu’il aurait été très jeune ait pu être mariée, forcément très jeune elle aussi. Dans de telles circonstances, il ne serait pas impossible qu’elle n’ait pas porté le nom de son père, ce qui rend compliqué de l’identifier.

Après la deuxième guerre mondiale, Balemboy poursuit son emploi de cadre à la mairie de Joinville. en 1951, il est placé sur la liste d’aptitude au grade de secrétaire adjoint. En 1953, il organise plusieurs manifestations municipales, comme la fête des mères ou le banquet des aînés (500 convives).

François Balemboy meurt le 13 août 1969 à Saint-Rémy-en-Rollat (Allier). Il était âgé de 61 ans.

 

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27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 01:01

Georges Karcher naît le 3 février 1903 à Paris (14e arr.). Il est le fils d’Hélène Catherine Kieffer et de son époux Jean Émile Karcher, serrurier, tous deux d’origine lorraine et vivant avenue d’Ivry. Son père, né à Saint-Avold, dans les territoires occupés peu après leur annexion à l’empire allemand en 1871 est étranger ; il vivait en Algérie en 1891, puis s’est engagé dans la légion étrangère et est devenu français en 1897, un an avant son mariage.

Après la première guerre mondiale, la famille est installée à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), commune où résidait déjà en 1911 sa grand-mère maternelle et deux de ses oncles. Le père meurt en octobre 1919 et Georges et son frère Jean restent vivre, avec leur mère qui se remarie en 1920, dans leur domicile du quartier de Palissy, avenue des Familles.

En 1921, Georges Karcher est employé à la mairie de Joinville-le-Pont.

Il s’intéresse manifestement beaucoup aux activités sportives, puisqu’il est capitaine des équipes de basket de l’Union sportive de Joinville (USJ) en 1922-1923. À la fin de cette année, il fonde une nouvelle société, l’Amicale sportive de Palissy, qui a trois sections : athlétisme, boxe et basket. Elle a son siège sur le quai Moisson (act. quai Gabriel-Péri). Il en est toujours l’animateur en 1926. Il est également l’initiateur en décembre 1935 de l’Amicale sportive de Polangis, quartier voisin du sien, qui est spécialisée dans l’haltérophilie. Il en est toujours un des dirigeants en décembre 1937.

Marié en décembre 1939 à Senonches (Eure et Loir) avec Céline Georgette Herr, Georges Karcher poursuit son activité à la mairie Joinville. Il exerce sans doute la fonction de secrétaire général, sans en avoir cependant le grade.

Selon l’historienne Françoise Bruneau, Karcher, aidé par son adjoint, François Balemboy, « avait organisé dans son propre bureau en mairie un « service local d'aide aux réfractaires ». Il s’agissait d’aider les personnes qui refusaient de rejoindre le service du travail obligatoire (STO) en Allemagne. » Selon elle, Karcher « fournissait à chaque personne, qui lui était recommandée par une personne de confiance, une carte d'identité, une carte de travail, un jeu de tickets d'alimentation, des papiers de démobilisé ». La municipalité, élue en 1935 sur une liste de droite, avait été maintenue par les autorités de Vichy en 1942 et sera arrêtée par le comité local de libération le 25 août 1944.

Après-guerre, Georges Karcher poursuit son activité à la mairie de Joinville avec le titre de secrétaire général adjoint, le secrétaire général titulaire étant Marcel Robin. Il y est toujours en fonction en 1948.

Après le décès de sa première épouse en février 1959, Karcher se remarie avec Suzanne Évelyne Hagnerel en juillet 1960 à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne).

Georges Karcher meurt le 16 octobre 1978 à Joinville. Il n’avait pas eu d’enfant. Il était décoré depuis août 1938 de la médaille de bronze de l’Éducation physique. Il avait obtenu en juillet 1946 la médaille d'argent départementale et communale.  Le décret du 30 juin 1948 lui avait accordé la médaille d'argent portant témoignage de la Reconnaissance française pour faits de résistance.

La mairie de Joinville, vers 1920

 

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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 01:01

Maurice Morlot naît le 28 décembre 1893 à Champigny-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Clarisse Louise Leneveu et de Pierre Morlot, ciseleur qui vivent rue des Acacias.

Sans doute est-ce lui qui, alors charpentier et âgé de 18 ans, vivant avenue de Bry dans la commune voisine du Perreux, est renversé par une automobile à Ville-d’Avray alors qu’il circulait à vélo en mai 1912. L’année suivante, en mars, il s’engage pour trois ans à Nogent-sur-Marne, devançant son service militaire, déclarant la profession d’imprimeur. Il est affecté au 5e régiment de chasseurs à cheval. Il passera ensuite dans un régiment de hussards puis dans une unité de génie pendant la première guerre mondiale. Il est démobilisé en août 1919.

Marié avec Émilienne Marie Bauer, native de Romainville, Maurice Morlot vit à compter de 1924, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) dans le quartier de Palissy, avenue Galliéni. Il exerce la profession de régisseur de films. Il assure la régie générale du film Le Glas, film de Maurice Charmeroy en 1924, aux studios de Courbevoie et de La Villette celle de deux films d’Alexandre Ryder en 1929 et 1930. En 1931 et 1934, il est l’administrateur de René Hervil toujours à Courbevoie pour Nicole et sa vertu. C’est à Joinville qu’il travaille comme assistant de René Guissart pour Dédé en 1934 et le film musical Toi, c'est moi en 1936. Au studio d’Épinay et dans les environs de Marseille et de Toulon, il assure la régie de l’adaptation de Chéri-Bibi par Léon Mathot en 1937. Toujours en Provence, il administre la réalisation de Bifur 3 par Maurice Cam.

En compagnie d’un autre joinvillais, Alphonse Sauvageau, Maurice Morlot fonde en juin 1933 le Syndicat du personnel français de la production cinématographique, qui rassemble des administrateurs, régisseurs ou assistants-metteurs en scène. Il en est le président. Son organisation adhère à la Fédération nationale des syndicats d'artisans français du film, dont Morlot est le secrétaire général en 1934.

Un des combats menés en 1934, c’est la revendication d’une limitation des techniciens étrangers, notamment allemands, aux tournages en France. En juin 1934, l’assemblée générale du syndicat réunit 83 adhérents.

À l’expiration de son mandat en décembre 1934, Morlot décide de ne pas solliciter son renouvellement, faisant état de l’impossibilité dans laquelle il était de dégager suffisamment de temps pour l’activité syndicale. Il est cependant élu vice-président et René Montis prend la présidence.

Après la réunification de la CGT avec la CGTU en 1936, la Fédération nationale des syndicats des artisans du film décide, le 7 mai 1937, de se transformer en Syndicat général des artisans du film et d’adhérer à la Fédération du spectacle de la CGT. La nouvelle organisation rassemble metteurs en scène, opérateurs de prises de vues, ingénieurs du son et ingénieurs spécialisés, personnel de la production ainsi que la presse filmée. Son objectif est de « maintenir la qualité professionnelle des artisans de la production du film ». Il vise à la signature de la convention collective des techniciens contribue à l'élaboration du texte d'application des quarante heures. Les metteurs en scène André Berlhomieu et Marcel L'Herbier sont respectivement président et secrétaire général, tandis que Sauvageau est vice-président. Ultérieurement, l’organisation sera rebaptisée Syndicat des Techniciens de la Production Cinématographique.

Maurice Morlot meurt le 22 juillet 1973 à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne). Il était âgé de 79 ans. Sa fille Denise sera scripte de cinéma et épousera le réalisateur et résistant Christian-Jaque.

 

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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 01:01

Paul Alphonse Sauvageau naît le 8 mai 1877 à Paris (6e arr.). Il est le fils de Joséphine Félicité Foubert et de Paul Jean Baptiste Sauvageau, teinturier. Ils vivent rue de Sèvres.

Alors ouvrier typographe, Sauvageau fait un service militaire raccourci en 1898-1899 après le décès de son père. Il épouse en novembre 1905 à Paris (15e arr.) Georgette Louise Olympe Bili, qui porte le nom d’usage de son beau-père, Maurice Sorelle,

Pendant la première guerre mondiale, il est mobilisé d’abord dans l’infanterie puis, à partir de mars 1917, dans l’aviation, étant affecté au 1er groupe d’aérostation. Il est nommé caporal en juin 1918 et démobilisé fin janvier 1919.

Après le conflit, Sauvageau travaille dans l’industrie du cinéma. En 1923, il est directeur du studio de Pathé-Consortium-Cinéma à Vincennes. À ce titre, il fait partie de ceux qui accueillent, en juillet une visite du bey de Tunis lors du tournage d’un épisode du film de Jean Kemm, L'Enfant-Roi. Son épouse, qu’il a encouragée à devenir actrice et qui utilise le pseudonyme de Georgette Sorelle, joue dans cette production.

C’est également comme costumier que Sauvageau prend part à la réalisation du film Destinée, d’Henry Roussel en 1925 ou Napoléon, d’Abel Gance, en 1927. Georgette Sorelle est aussi au générique de cette œuvre. Elle meurt en août 1929, après avoir terminé peu avant le tournage de La Valse de l'adieu, d'Henry Roussel.

Le Syndicat du personnel de la production cinématographique est fondé en juillet 1933 par Maurice Morlot et Sauvageau en est le trésorier. Il réunit des administrateurs, régisseurs et assistants-metteurs en scène. Son siège est chez son président, avenue Gallieni, à Joinville-le-Pont. Le syndicat adhère à la Fédération nationale des syndicats d'artisans français du film, une structure autonome non affiliées aux confédérations CGT, CGTU ou CFTC.

Au-delà de la gestion financière du syndicat, le rôle de Sauvageau prend une grande importance. Ainsi, début 1934, c’est lui qui sensibilise Jean Châtaigner, chef de la rubrique cinématographique du Journal et président de l’Association professionnelle de la presse cinématographique aux revendications de son organisation. Il rencontre également Bernard Natan, administrateur-délégué de la firme Pathé-Cinéma. Il se prononce également en faveur de la création d'un Comité Intersyndical.

Ce sont Morlot et Sauvageau qui accueillent, dans les établissements cinématographiques de Joinville-le-Pont, le sous-secrétaire d'État et député Adolphe Chéron ainsi que le maire de la commune Georges Briolay, l’adjoint au maire Georges Scornet et Paul Hainsselin, conseiller municipal et lui aussi salarié du secteur du cinéma. Ils se plaignent que « l'emploi de la main-d'œuvre étrangère dans le cinéma avait eu pour répercussion le licenciement d'une grande partie des éléments français, ce qui a augmenté dans une proportion considérable (…) le nombre des chômeurs français déclarés à la mairie ». Jusqu’en juillet, Sauvageau va multiplier les initiatives de son syndicat de de la fédération pour réclamer un décret réglementant l’embauche d’étrangers dans les studios auprès du gouvernement et des parlementaires.

Le président Morlot ne sollicitant pas le renouvellement de son mandat à la tête du syndicat, en décembre 1934, René Montis le remplace et Sauvageau est trésorier-rapporteur.

Après la réunification de la CGT avec la CGTU en 1936, la Fédération nationale des syndicats des artisans du film décide, le 7 mai 1937, de se transformer en Syndicat général des artisans du film et d’adhérer à la Fédération du spectacle de la CGT. La nouvelle organisation rassemble metteurs en scène, opérateurs de prises de vues, ingénieurs du son et ingénieurs spécialisés, personnel de la production ainsi que la presse filmée. Son objectif est de « maintenir la qualité professionnelle des artisans de la production du film ». Il vise à la signature de la convention collective des techniciens contribue à l'élaboration du texte d'application des quarante heures.

Les metteurs en scène André Berlhomieu et Marcel L'Herbier sont respectivement président et secrétaire général, tandis que Sauvageau est vice-président.

Depuis 1932, Sauvageau résidait à Joinville, dans le quartier de Polangis et avait une nouvelle compagne, Marthe Godin. Il se lance dans l’action politique et rejoint Paul Hainsselin sur la liste de l’Union des républicains de Joinville. Très marquée à droite, la liste est conduite par Frédéric Bautsch et Léon Lesestre. Elle se présente comme composée d’hommes d’ordre et d’action, sans aucune préoccupation politique, n’ayant pour but que la bonne gestion communale, et s’oppose au maire sortant, Georges Briolay (radical) et aux formations socialiste SFIO et communiste.

La liste de l’Union des républicains obtient au premier tour une moyenne de 931 voix soit 32,6% des 2 856 suffrages exprimés sur 2 923 votants et 3 433 inscrits. Le Groupement des gauches républicaines suit avec 765 voix (26,8%), suivi par les communistes de Robert Deloche qui ont 671 voix (23,5%) et les socialistes avec Robert Derivière, 352 voix (12,3%). Sauvageau recueille 908 votes (31,7%).

Au second tour, les listes communiste et socialiste fusionnent derrière un ancien combattant, André Blocher, tandis que Georges Briolay maintient sa liste. Pour sa part, l’Union des républicains appelle à barrer la route aux communistes, affichant sa « réprobation pour la turbulence et de la démagogie. »

La liste de droite se renforce, avec 1 160 voix en moyenne soit 41% des 2 899 suffrages exprimés sur 2 924 votants, talonnée par l’union de la gauche à 1 100 voix (39%), tandis que les radicaux sont distancés avec 566 voix (20%). Sauvageau est un des deux seuls candidats de l’Union républicaine à ne pas être élu ; il avait obtenu 1 120 votes (38,6%). Au total, la liste de droite emporte 25 des 27 sièges à pourvoir, la gauche recueillant les deux derniers sièges pour des communistes, dont le futur maire de Joinville, Robert Deloche. Léon Lesestre est élu maire, entouré comme adjoints de Chaussée, Caillon, Béal et Kirbühler.

En mars 1936, avec plusieurs personnalités locales de tendance radicale modérée et opposées au Front populaire, Sauvageau comme Hainsselin rejoint un Comité de conciliation républicaine et de progrès social pour le travail et la paix qui soutient la candidature du député sortant Adolphe Chéron. Il est battu par le communiste André Parsal.

Alphonse Sauvageau meurt le 10 mai 1942, son décès est transcrit sur l’état-civil de Joinville. Il était âgé de 65 ans.

Georgette Sorelle, épouse Sauvageau

 

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