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8 janvier 2018 1 08 /01 /janvier /2018 00:01

Charles Édouard Véron naît le 20 février 1859 à Grand-Rozoy, Aisne. Il est le fils d’Alphonsine Santus Salberge, marronnière (vendeuse de marrons) et de François Hippolyte Véron, domestique de labour.

Alors employé de commerce et vivant rue des Corbeaux (act. av. des Canadiens) à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), Édouard Véron épouse en mars 1885 à Ivry (Seine, act. Val-de-Marne) Julia Octavie Sevestre. Ils vont vivre dans l’artère principale de Joinville, la rue de Paris, où ils exploitent une épicerie prospère, puisqu’elle compte au moins trois employés en plus d’aides familiaux (sœur puis frère) entre 1891 et 1896.

Lors des élections municipales de mai 1904 à Joinville un Véron, sans doute Édouard, est candidat sur la liste nationaliste qui s’oppose à la municipalité sortante. Conduite par des conseillers sortants dissidents de la municipalité, Provin, Dalbavie, Raoult et Dupré, cette liste n’aura qu’un seul élu au second tour. Moulinet. Le maire sortant, Eugène Voisin, soutenu par le comité radical-socialiste, emporte les 22 autres sièges. Une liste socialiste-révolutionnaire incomplète (Lacroix, Lebègue) recueille 15% des suffrages au premier tour. La liste de droite a 31,5% des 1119 votes sur 1363 inscrits. Véron est crédité de 352 suffrages exprimés (31,5%).

Mme Véron, sans doute Julia Octavie, est en 1899 trésorière de la sous-section de Joinville de la Société de l’allaitement maternel, association humanitaire de taille modeste au plan national mais très influente à Joinville où elle est présidée par Mme Bitterlin. Elle vise à réduire la mortalité infantile de la naissance à un an, qui est « effrayante » selon le journal radical Voix des communes. La société rassemble notamment les épouses des notables locaux. Mme Véron exerce toujours cette fonction en mai 1904.

Édouard Véron vit à Joinville en mai 1908, quand sa fille Léontine Octavie se marie. Son épouse est décédée et il est devenu agent d’affaires, demeurant désormais rue Pasteur.

Charles Édouard Véron serait mort le 30 novembre 1910 dans son village natal de Grand-Rozoy. Il avait alors 51 ans.

Un homonyme vit à Joinville en 1911, Victor François Véron (1861-1929) imprimeur en papiers-peints aux usines Jougla (cinéma), mais il ne semble pas avoir joué de rôle public.

 

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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 00:01

Ferdinand Marie Louis Huby naît le 25 septembre 1880 à Nanterre (Seine, act. Hauts-de-Seine). Il est le fils de Claudine Noël Boutonné, couturière, et de Louis Léon Huby, héritier d’une lignée d’imprimeurs.

La famille est une première fois expropriée à Paris lors de l'élargissement de la rue de la Grande-Truanderie en 1900 puis une seconde fois en 1902 à Nanterre, pour l’agrandissement de la rue du Chemin-de-fer. Le père installe son imprimerie à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) puis la cède en 1904 à son fis qui y réside désormais.

Marié en octobre 1904 à Nogent-sur-Marne avec Marie Berthe Jolivet, Ferdinand Huby prend une part active à la vie de l’Union des commerçants. Lors de l’inondation de la Marne en 1910, il prend part aux activités humanitaires.

F. Huby est l’éditeur de plusieurs ouvrages et brochures, notamment la monographie de Basile Nivelet, intitulée « Joinville-le-Pont » et parue en 1910, qui constitue le second ouvrage historique sur la ville. Il publie aussi la liste des secours aux inondés parue en septembre 1911 et les discours prononcés aux obsèques du maire Achille Mermet, le 4 décembre 1919. Il adhère en 1923 au club Joinville sportif.

L’imprimerie de Ferdinand Huby, implantée rue du Pont, est toujours active en 1933. La destruction de cette rue pour la réfection du pont en 1937 a probablement provoqué son départ.

La date de décès de Ferdinand Huby n’est pas connue. Il a eu trois enfants.

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30 décembre 2017 6 30 /12 /décembre /2017 00:01

Adelson Constant Pernez naît le 28 septembre 1843 à Leuze (Hainaut, Belgique). Il est le fils de Thérèse Nicole Lemaire et de son époux, Constant Pernez, corroyeur.

Il travaille également le cuir, s’installant à Paris (11e arr.), rue Vieille-du-Temple, où il est coupeur en chaussures et se marie, en mars 1868 avec Marie Emélie Caroline Vuillier, piqueuse de bottines.

Bien qu’ayant fait son service militaire en Belgique, Pernez est engagé volontaire en 1870 dans l’armée française qui combat les troupes prussiennes et allemandes. En mars 1889, il bénéficie d’une autorisation de résidence permanente à Paris.

Il s’installe après sa retraite à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où vit une partie de sa belle-famille. Il y réside en 1908, année où il obtient par décret sa naturalisation française en août 1908. Sa sœur et son frère s’y installent aussi.

Vers 1912, il est désigné comme administrateur du bureau municipal de bienfaisance. Pendant la guerre, il souscrit régulièrement à diverses collectes humanitaires.

Pernez est élu conseiller municipal en 1919 sur la liste de Henri Vel-Durand, qui rassemble des radicaux dissidents, des radicaux-socialistes et des socialistes indépendants et s’oppose au premier tour à une liste libérale ainsi qu’à une autre socialiste SFIO. Au premier tour, Pernez obtient 770 suffrages exprimés (45,5%) sur 1 715 votants pour 2 491 inscrits. Il est élu au second tour avec 977 voix sur 1 537 (64,4%).

Lors des séances du conseil municipal, Pernez est assidu jusqu’à ce qu’il tombe malade fin 1923. Le journal radical-socialiste Voix des communes le qualifie de « courtois et aimable ». En 1920, il est vice-président de l’Union sportive de Joinville.

Adelson Pernez meurt en cours de mandat à Joinville le 17 décembre 1924. Il était âgé de 81 ans.

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22 décembre 2017 5 22 /12 /décembre /2017 00:01

Étienne Clément Pégon naît le 19 avril 1893 à Paris (12e arr.). Il est le fils de Marie Louise Brun, couturière et de son époux, Clément Pégon, chaudronnier. Lui-même devient ouvrier chaudronnier sur cuivre.

Incorporé au service militaire en novembre 1913, il est engagé dans la campagne avec l’Allemagne dès le déclenchement de la guerre le 2 août 1914. Servant dans l’artillerie, il est  blessé grièvement en mars 1915, puis intoxiqué la bataille de la Somme au deuxième semestre 1916 et grièvement atteint à nouveau le 8 juin 1917 par un éclat d’obus lors des combats du Chemin des Dames. Victime d’une fracture cervicale et à la colonne vertébrale, il est évacué à l’hôpital des Invalides à Paris. Libéré du service en juin 1919, il n sera plus en mesure de retravailler.

Installé à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) dès sa sortie de l’hôpital, il épouse Marie Delphine Bois, infirmière, en juin 1920 dans cette commune. Pégon réside d’abord dans le quartier de Palissy, avenue Gille, puis dans celui de Polangis, avenue Marie-Louise. Il rejoint la Société des mutilés, anciens combattants, réformés et veuves de guerre, dont la section de Joinville fut fondée en 1918 par Gabriel Bureau et qui avait son place de Verdun. Il en est le secrétaire jusqu’à sa mort.

Cité à l’ordre du régiment et à l’ordre de l'armée pendant la première guerre mondiale, Étienne Pégon est décoré de la croix de guerre et de la médaille militaire en septembre 1917. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1921 puis officier en 1932.

Étienne Pégon décède le 11 mai 1941 à Joinville. il était âgé de 48 ans et n’avait pas d’enfant. La rue de son domicile est rebaptisée « avenue Étienne Pégon » après la deuxième guerre mondiale.

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18 décembre 2017 1 18 /12 /décembre /2017 00:01

Prudent Moire naît le 14 avril 1822 à Fresnoy-le-Château (Aube). Il est le fils d’Anne Payn et de son époux Edme Moire, cultivateurs.

Lui-même est tonnelier lors de son mariage avec Jeanne Françoise Désirée Rousseau en octobre 1845 à Paris (12e arr.). Il vit rue du Marché Saint-Honoré. Il réside toujours à Paris en 1874, boulevard Saint-Germain et est alors limonadier.

En 1891, Moire est installé à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), vivant de ses rentes.

En mai 1892, Moire est candidat aux élections municipales dans cette commune sur la liste du maire radical Eugène Voisin, soutenue par le comité radical-socialiste, qui remporte 22 des 23 sièges à pourvoir face à une liste plus à droite de Bocquentin et Barborin, qui fera élire un seul de ses membres.

Moire obtient au premier tour 354 voix sur 639 suffrages exprimés (55,4%) et est élu. Il sera réélu en mai 1896, toujours sur la liste radicale-socialiste d’Eugène Voisin, qui n’a pas de concurrent. Le journaliste Henry Vaudémont, dans l’hebdomadaire radical local Voix des communes, le présente en mai 1896 comme une « figure descendue d’un cadre antique venant enseigner aux modernes la sobriété de gestes et de paroles des anciens ». Il ne se représente pas en 1900.

Prudent Moire meurt le 5 avril 1907 à Joinville, à l’âge de 84 ans. Il était veuf et avait deux enfants.

 

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28 novembre 2017 2 28 /11 /novembre /2017 00:01

Suite de la biographie d’Élie Flinois

En août 1876, Flinois acquiert une épicerie 25, rue de Paris, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il rejoint l’intermédiaire qui a participé à cette négociation, Henri Buguet, sur la liste républicaine qui l’emporte lors des élections municipales de janvier 1878 à Joinville. Flinois retrouve dans le conseil plusieurs élus de tendance radicale-socialiste assez avancée, comme Alphonse Demeestère ou Louis Vaudey. Le maire est Gabriel Pinson, républicain modéré. Un seul orléaniste a été élu, alors que la municipalité sortante était conservatrice.

Les affaires de Flinois ne se passent pas très bien, puisqu’il est déclaré en faillite en avril 1878. Il en sort grâce à un concordat en août de la même année. Peut-être du fait de cette situation, il démissionne de l’assemblée communale. Il devient employé de commerce puis gérant d’immeuble et concierge.

La mort de son épouse et de sa fille aînée, en septembre 1882, après celle de sa troisième fille en 1879, vont profondément troubler Élie Flinois. Interné à la demande de sa famille à Maubeuge, il sort en septembre 1884 sans ressources et vit dans la rue à Paris. Deux ans après la disparition de sa femme, il se rend de nuit au 24, rue de la Chapelle à Paris, où ils vivaient comme concierge et où elle est morte et s’installe dans l’escalier. Prenant peut, un locataire lui porte quatre coups de couteau. Il est transporté sans connaissance à l’hôpital Lariboisière.

Hébergé par sa seule fille survivante rue de Sévigné à Paris (4e arr.), Élie Flinois va reprendre une activité de représentant de commerce. Il meurt le 24 mai 1896, sans doute à l’hôpital de la Pitié à Paris (13e arr.). Il était âgé de 60 ans.

Fin

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26 novembre 2017 7 26 /11 /novembre /2017 00:01

Début de la biographie d’Élie Flinois

Élie Théophile Flinois naît le 30 octobre 1835 à Neuilly-sur-Seine. Il est le fils de Catherine Dauchy et de son époux Élie Joseph Flinois, jardinier.

Devenu commis voyageur, il épouse à Paris (18e arr.) en juin 1863 Élise Célestine Bassière, maîtresse d’hôtel garni ; il s’établit ensuite comme épicier rue des Poissonniers à Paris (18e arr.) et sera décrit en 1871 comme fort à l’aise.

Pendant la Commune de Paris, Élie Flinois est capitaine du 144e bataillon de la Garde nationale. il est traduit, le 8 novembre 1871 devant le 6e conseil de guerre dans le cadre du procès de l’assassinat des généraux Clément Thomas et Lecomte avec 24 autres accusés dont Gaudérique Joseph Verdaguer, employé au chemin de fer de Lyon, chef de bataillon, Firmin-Jules Masselot, horloger, lieutenant d’artillerie et Charles-Marie Lagrange, employé de commerce. Flinois est accusé de complicité d'assassinat.

Le 18 mars 1871, le général Lecomte fut chargé de reprendre les pièces d'artillerie que la garde nationale détenait aux buttes Montmartre. Il arrêta une douzaine de délégués ou membres des comités de la Commune de Paris. La population, en apprenant l’expédition, fit sonner le tocsin, entoura les soldats et leur apporta de la nourriture. Une grande partie d’entre eux fraternisa avec les insurgés. Georges Clemenceau, maire de Montmartre, venu porter secours aux gardes nationaux blessés lors de l’intervention du général, voulut faire enlever le plus grièvement atteint pour le porter à l'hôpital sur un brancard. Saisi par la foule, le général refusa de signer un ordre qui prescrivît aux troupes de rentrer. Il fut arrêté avec dix autres officiers et mené rue de Clignancourt, au Château-Rouge. L’après-midi, le général Clément Thomas fut arrêté lui aussi place Pigalle. Les deux généraux furent abattus dans des conditions confuses à proximité de leur lieu de détention en fin de journée.

Elie Flinois reconnut être monté, le 18 mars, à Montmartre afin de voir ce qui s'y passait. Vers deux heures on l'avait prévenu que le général Lecomte venait d'y être conduit par les gardes qui le détenaient au Château-Rouge avec d'autres prisonniers. Comme le matin Flinois avait déjà eu l'occasion de protéger contre la foule le général quand on amena celui-ci au Château-Rouge, il espérait encore lui être utile. Arrivé rue des Rosiers, l'accusé fut traité de roussin et même menacé, parce qu'il se montrait favorable aux prisonniers. Comprenant, selon ses déclarations, à la violence de la foule que tout secours était impossible, Flinois se retira. Il n'a point participé, dit-il, à l'insurrection communarde, puisqu'il a quitté Paris au commencement d'avril. Dans deux lettres produites au procès, Flinois considérait que c’était horrible qu’on se batte entre Français.

Dans son réquisitoire, l’accusation abandonna les poursuites contre Flinois, le décrivant comme un des bourgeois peureux qui, sans prendre part à l'émeute, laissent faire et n'empêchent rien. Son avocat, Me Lachaud, se borne de ce fait à exprimer ses remerciements au commissaire de la République.

Le 17 novembre, le conseil de guerre rendit un jugement condamnant à la peine de mort sept des inculpés. Flinois, comme neuf autres des accusés, fut acquitté. Il fut aussitôt mis en liberté.

À suivre.

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22 novembre 2017 3 22 /11 /novembre /2017 00:01

Georges Maizière naît le 11 mai 1841 à Tannay, Ardennes. Il est le fils reconnu de Pierre Albert Maizière, fermier, et non reconnu de Marie Suzanne Tristant.

Il exerce, comme deux de ses frères, le métier de marchand de futailles, des récipients en bois qui pour le vin ou des liqueurs dans le quartier de Bercy à Paris (12e arr.) et réside dans le même arrondissement, rue Villiot. En 1886, il épouse Marie Sophie Gaucheret, veuve d’un marchand de vins, Jacques Mourand.

Retiré des affaires au milieu des années 1890, il s’installe à Joinville-le-Pont, dans le quartier nouvellement créé de Polangis. Il vit avenue du Parc, puis avenue des Lilas.

Lors des élections municipales de mai 1904, Maizière est candidat en 15e position sur la liste radicale-socialiste du maire sortant, Eugène Voisin. Elle s’oppose à une liste dite apolitique, mais qualifiée par ses adversaires de réactionnaire et à une liste socialiste incomplète. Les radicaux affichent leur réprobation du nationalisme et du cléricalisme. Au premier tour, il recueille 515 sur 1 119 votants (46%) pour 1 363 Inscrits, et est élu au second, la majorité municipale ayant 22 des 23 sièges à pourvoir.

Nommé membre de la commission administrative du bureau de bienfaisance de Joinville en décembre 1904, Maizière est relevé de ses fonctions le 9 décembre 1907 par le président du Conseil, ministre de l'Intérieur, Georges Clémenceau, sur rapport du Préfet de la Seine.

Georges Maizière et son épouse élevaient le petit-fils de cette dernière, Georges Mourand, apprenti en 1911 à la scierie de Georges Marchaterre à Joinville.

Son épouse meurt en octobre 1917 à Joinville ; Georges Maizière avait alors 76 ans. La date et le lieu de son décès ne sont pas connus.

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6 novembre 2017 1 06 /11 /novembre /2017 00:01

Pierre Emmanuel Laforest naît le 31 juillet 1860 à Diou (Allier). Il est le fils de Pauline Barnabé et de son époux Joseph Laforest, forgeron.

Vivant boulevard Saint-Michel à Paris, travaillant comme employé de commerce, il épouse Léontine Augustine Guiot en août 1885 à Paris (3e arr.). Il va s’associer avec son beau-père, Jean-Baptiste Guiot, fabricant de peignes, dont il partage le domicile d’abord à Paris puis dans le quartier de Polangis à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). La fabrique est installée dans le même quartier, mais dans la commune de Champigny-sur-Marne.

Polangis est une nouvelle zone d’habitation, apparue après le lotissement du parc du château à partir de 1883.

En septembre 1895, Laforest participe, avec plus d’une centaine de personnes du quartier de La Fourchette (à cheval sur Champigny et Joinville) à une collecte « pour les affamés de Carmaux », de solidarité avec les mineurs en grève, lancée par Henry Vaudémont et le journal radical Voix des communes.

Son beau-père siège au conseil municipal de Joinville de 1892 à 1900. Laforest se présente lui aussi sur la liste radicale-socialiste du maire Eugène Voisin en mai 1904. Face à une liste de droite, conduite par Honoré Moulinet, qui recueille 31,9% des suffrages exprimés et aura un siège, et une liste socialiste (Henri Lacroix, Émile Lebègue) qui obtient 14,9%, les radicaux-socialistes remportent 22 sièges sur 23 (50,2%). Laforest est élu dès le premier tour avec 560 voix sur 1 119 pour 1 363 inscrits.

Les colistiers d’Eugène Voisin fustigeaient l’apolitisme affiché de la « coalition réactionnaire », assurant que leur mot d’ordre « pas de politique ! » voulait dire « pas de politique républicaine ». Ils dénonçaient « le nationalisme, le cléricalisme et la réaction » se cachant derrière le programme de leurs adversaires et affichaient leurs « sentiments démocratiques » et leur fidélité au « vieux programme républicain ». L’ancien député radical Jules Ferdinand Baulard commentait le résultat de la façon suivante : « Je souhaite que nous puissions décrasser notre commune dont nous avons été considérés pendant longtemps comme des anarchistes qui voulaient tout bouleverser ; c’est une satisfaction que nos efforts et nos idées ont gain de cause. »

Membre du comité radical-socialiste, Laforest est désigné comme électeur sénatorial en décembre 1904. Il ne se représente pas en 1908.

Ses beaux-parents, Jean-Baptiste et Catherine Guiot avaient cédé la fabrique de peignes de Champigny, en août 1906, à son épouse et à lui-même. Ils s’y installent vers cette date et ne semblent pas avoir eu d’enfants.

Pierre Emmanuel Laforest meurt le 9 septembre 1916 à Champigny. Il est enterré à Joinville. dans une note nécrologique, le journal radical Voix des communes le  présente comme un « homme de bien qui ne se connaissait aucun ennemi ni aucun adversaire ». Il précise qu’il était libre-penseur et membre du Cercle de Joinville, structure « autour du billard duquel les élections municipales ont la réputation de se faire ». La cérémonie funéraire, malgré la période de guerre, rassemble nombre d’anciens conseillers municipaux et industriels. Il était âgé de 56 ans.

La Loire et l'abbaye de Sept-Fons vus de Diou

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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 00:01

Jean Baptiste Guiot naît le 9 octobre 1839 à Pragelas (act. Pragela), commune montagnarde et francophone de la province de Turin, dans le Piémont italien. Il est le fils de Marianne Blanc et de Jean Baptiste Guiot, dit Guiot-Bourg son mari.

Jean Baptiste Guiot, qui dispose de la nationalité française, épouse en décembre 1863 à Paris (2e arr.) Catherine Schaldenbrand, ouvrière en châles, originaire de Flaxlanden (Haut-Rhin). Il exerce alors le métier d’employé de commerce et réside 12, rue Beaurepaire à Paris (10e arr.). Dès 1865, il exerce la profession de fabricant de peignes, d’abord à Paris puis, avant 1885, à Champigny-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne) où il ouvre un atelier dans le quartier de Polangis, rue du Plateau. Il réside dans la partie joinvillaise du même quartier, avenue Jamin.

Son épouse, qui opte en 1872 pour la nationalité française, et lui-même auront une fille, Léontine, qui épousera en août 1885 à Joinville-le-Pont Emmanuel Laforest, lequel sera le collaborateur puis le successeur de Guiot dans l’exploitation de la fabrique de peignes.

Le quartier de Polangis, loti à partir de 1883 dans le parc du château éponyme, compte en 1891 plus de 80 habitants sur les 4 320 de la commune. Les deux listes en présence lors des élections municipales de mai 1892 vont solliciter Guiot. Il refuse de rejoindre celle, classée à droite, conduite par le Dr Jean Barborin et Albert Bocquentin. Il rejoint la liste du maire sortant, Eugène Voisin, soutenue par le comité radical-socialiste. La liste conservatrice n’aura qu’un seul élu sur 23 (Honoré Moulinet), tandis les 22 autres sièges sont occupés par les radicaux. Guiot, qui est donc le premier polangeois élu au conseil municipal, est élu au second tour.

Dans le journal radical régional Voix des communes, Henry Vaudémont décrit ainsi le contexte municipal : « Le vieux Joinville [c’est-à-dire le centre-ville, sur la rive droite de la Marne] accorde au nouveau huit conseillers. Il en aura donc deux à choisir [en plus des 6 sortants qui se représentent]. Dès à présents les électeurs militants semblent avoir jeté les yeux sur MM. Guiot et Villain. (…) Quant à M. Guiot, je le connais personnellement et le tiens en grande estime. C’est un vieux et sincère républicain, car il l’était déjà sous l’empire. Il habite l’avenue Jamin et représentera Polangis, qui a pris assez d’extension, depuis un certain temps, pour avoir droit à un mandataire. Signe particulier : a refusé de faire partie de la liste Barborin. »

Après l’explosion de l'usine du Bi-Métal à Joinville en octobre 1895, Guiot organise avec François Blaize, coopérateur et lunettier, une quête en faveur des familles des ouvriers touchés par la catastrophe et rend compte, en novembre, de la gestion des fonds recueillis en faveur des victimes.

Il est désigné comme électeur sénatorial en mars 1896 et le sera e nouveau à deux reprises en 1899.

Lors des élections municipales de mai 1896, la liste Eugène Voisin est élue sans concurrence. Guiot est réélu dès le premier tour. Il n’est pas candidat en 1900.

Guiot et sa femme vendent, en août 1906 l’entreprise de peignes à leur fille et à leur gendre. Son épouse va vivre avec ces deux derniers à Champigny, tandis que Jean Baptiste Guiot va s’installer au Havre (Seine-Inférieure, act. Seine-Maritime). Sans doute attiré par les bateaux, il vit rue Frédéric-Lemaître, à quelques dizaines de mètres du port, dont il fréquente les pilotes.

Jean Baptiste Guiot meurt le 31 mars 1914 au Havre. Il était veuf depuis octobre 1911 et âgé de 74 ans.

Son gendre, Emmanuel Laforest, a siégé également au conseil municipal de Joinville (1904-1908).

Mineurs au col de Pragela vers 1900

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