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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 00:01

Pétronille Goursolle (dite Céline), naît le 1er avril 1868 à Oradour-sur-Vayres, en Haute-Vienne. Elle est la fille de Marie Fanny Barraud et de Pierre Goursolle, son époux.

Employée de banque, elle épouse en juillet 1892 à Paris Basile Nivelet. Les deux époux deviennent instituteurs, Céline exerçant dans l’école du Parc-Saint-Maur (Saint-Maur, Seine, act. Val-de-Marne) en 1895. Elle est membre de la Société pour la propagation des langues étrangères en France. Elle exerce ensuite à l'école maternelle de la rue Michel-Bizot à Paris (12e arr.). En novembre 1900, elle est chargée de la direction de l'école maternelle du groupe Polangis, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où la famille va résider.

En février 1910, Céline Nivelet est nommée directrice à l'école maternelle Voltaire de Montreuil-sous-Bois (Seine, act. Seine-Saint-Denis). Elle exercera cette fonction jusqu’en décembre 1930, lorsqu’elle prend sa retraite.

Céline Nivelet était membre de la société coopérative nationale d'assurances la Sauvegarde en 1908 et 1910. Elle a également été active au sein de la section de Joinville de la société l’Allaitement maternel en 1909. Elle avait obtenu la médaille d'argent de la mutualité en 1910 et avait été décorée des Palmes académiques, en tant qu’Officier de l’instruction publique en juillet 1930.

Céline Nivelet décède le 27 mars 1941 à Venizy, Yonne ; elle est inhumée à Turny, commune d’origine de son époux. Ils avaient eu une fille.Céline Nivelet

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 00:01

En novembre 1902, dix personnes décident de former une coopérative dénommée « Les Égaux », Association communiste des ouvriers menuisiers du département de la Seine. Huit d’entre eux résidaient à Paris, un à Vincennes et le dernier et leader du groupe, Henri Martinet, à Joinville-le-Pont, Elle est constituée sous forme de société anonyme de production à personnel et capital variables, avec un petit capital de 1 000 francs à l’origine, porté à 5 000 francs dans les statuts.

Martinet est nommé directeur de la société qui commence son activité en août 1903. La qualité de syndiqué est exigée des ouvriers qui demandent à en faire partie. Le siège est d’abord situé 10, rue Marcadet et sera ensuite transféré 125, rue de Montreuil, toujours à Paris.

L’activité semble rencontrer rapidement des difficultés. En 1905, le sénat, ‎lui accorde une subvention de 1 000 francs. Ce ne sera pas suffisant. Le 5 mai de la même année, la coopérative est déclarée en faillite.

Pendant cette période, Henri Martinet continue son activité politique. Secrétaire du Comité socialiste révolutionnaire de Champigny, il siège comme suppléant de Jean Longuet au comité général de la Fédération des travailleurs socialistes de France, un des précurseurs de la SFIO. Il devient membre du parti socialiste unifié dès sa fondation, en 1905.

Élu conseiller municipal de Champigny, où il réside désormais, en 1912, il est réélu en 1919 et siège d’abord comme socialiste puis comme communiste, ayant rejoint, comme la majorité des adhérents, le nouveau parti dont il est aussi secrétaire de section.

Né à Paris en 1865, il meurt à Champigny en 1932 à l’âge de 66 ans.

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 00:01

Eugène Armand Loiseau naît 17 novembre 1865 à Échouboulains, commune rurale de Seine-et-Marne. Il vit dans une famille très modeste, son père, bûcheron, étant illettré. Lui-même est d’abord garçon d'hôtel à Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne) où il épouse en octobre 1891 Berthe Fourdonnier, elle aussi venant d’une famille peu fortunée ses parents ne sachant pas écrire non plus. Ils ont un unique enfant.

Loiseau s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en 1899, et y devient commerçant, marchand de vins et restaurateur.

En mai 1904, Loiseau est candidat sur la liste du maire radical-socialiste Eugène Voisin, qui emporte 22 des 23 sièges à pourvoir, face à une liste libérale (qui en gagne un) et à une liste socialiste. Il figure en 14e position, étant le troisième des candidats non sortants du précédent conseil. Il recueille au premier tour 515 voix, soit 46% des 1119 suffrages exprimés puis est élu au second tour.

Membre du comité radical-socialiste communal, Loiseau est réélu au conseil municipal en mai 1908, toujours sur une liste conduite par Eugène Voisin. Il obtient 601 voix au premier tour, arrivant en 11e position, et est élu après ballotage, les candidats radicaux-socialistes remportant 21 des 23 sièges, aux côtés d’un libéral et d’un indépendant, les socialistes n’ayant à nouveau pas de représentants. Il quitte la commune en 1910 et ne se représente pas au scrutin de1912, y conservant cependant une résidence secondaire.

Après avoir vécu à Paris, au moins jusqu’en 1925, Loiseau revient à Joinville où il est de nouveau candidat sur la liste des gauches républicaines lors des municipales de 1929, conduite par un de ses anciens colistiers, Georges Briolay (radical-socialiste), qui rassemble des radicaux, des socialistes SFIO et des socialistes indépendants. Elle a 22 élus, face à 5 libéraux, les communistes n’en comptant aucun. Tous sont élus au second tour. Loiseau recueille au premier tour 792 voix soit 46% des 1715 votants pour 2491 inscrits.

Loiseau, qui a accumulé une certaine aisance, est président d’honneur de l’Union des commerçants et industriels de la commune. Il joue un rôle actif au conseil municipal, notamment sur les questions économiques et sociales, siégeant par exemple au sein de la commission paritaire locale chargée du chômage.

En mai 1935, Loiseau est de nouveau sur la liste du groupement des gauches républicaines, toujours dirigée par Briolay, mais à laquelle la SFIO a retiré son soutien. La liste est battue au second tour, le nouveau conseil municipal comportant 25 libéraux et conservateurs ainsi que 2 communistes. Loiseau avait obtenu 771 voix au 1er tour sur 3956 suffrages exprimés, soit 27% ; il est crédité de 576 suffrages après ballotage sur 2899 exprimés (20%). Il aura siégé 16 ans au sein du conseil municipal.

Armand Loiseau, qui était officier du mérite agricole, meurt à Joinville-le-Pont le 31 décembre 1948. Il était âgé de 83 ans.

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 00:01

Jean François Louis Girot naît le 23 juillet 1870 à Paris (13e arr.). Il est le fils de Charlotte Joséphine Pichereau et de son époux Jean Girot, marchands de vin.

Employé à l’octroi de Paris en tant que marinier, il sera pilote de bateaux à vapeur. Il vit à Alfortville puis à Maisons-Alfort à la fin du 19e siècle. Louis Girot épouse dans cette dernière ville Eugénie Augustine Marteau, chapelière, en septembre 1896.

Les époux Girot s’installent au début du siècle suivant à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Louis sera récompensé pour ses actes de courage, ayant porté secours à des personnes en danger de se noyer.

Secrétaire du comité radical et radical-socialiste de Joinville en 1915, Louis Girot intervient régulièrement dans le journal local Voix des communes, de même tendance, entre 1912 et 1919. Il s’en prend notamment au conseiller municipal socialiste Émile Lebègue qu’il accuse, en 1912, d’envoyer son enfant en Auvergne « aux frais de la commune », avant de publier un démenti. Pendant la guerre, il accueille dans sa maison de la rue Vautier (centre de la commune) une jeune fille réfugiée de Reims.

En décembre 1919, Louis Girot est élu conseiller municipal sur une liste, conduite par Henri Vel-Durand, qui comprend des radicaux dissidents, des socialistes indépendants et des radicaux-socialistes. Elle remporte les 23 sièges à pourvoir face à deux listes libérale et socialiste SFIO. Au premier tour, Girot recueille 709 voix pour 2491 inscrits et 1694 exprimés, soit 41,8% ; il est élu au second tour, avec 947 suffrages sur 1518 exprimés (62,4%).

Mettant en avant ses connaissances en tant que pilote, Girot va notamment plaider en faveur de grands travaux contre les inondations. Il siège au bureau de la commission intercommunale contre les inondations, représentant 25 communes et 600 000 habitants du département de la Seine. À ce titre, il est reçu en avril 1920 par le ministre des travaux publics, Le Trocquer. Il prend part à la constitution d’une Fédération des inondés, qui plaide, en février 1920 devant les sénateurs de la Seine, pour la remise en état des barrages.

Le même mois, Girot transmet au conseil général de la Seine un projet étudié par pilotes commissionnés, « destiné à faciliter l’écoulement des eaux de la Seine pour éviter les ravages des inondations annuelles dans nos communes ». Il consiste à creuser un canal s’amorçant dans la Seine à Caudebec, en aval de Rouen, qui irait se jeter dans la mer entre Fécamp et Saint-Pierre.

En janvier 1924, Girot est élu vice-président de la section de Joinville de la Ligue des droits de l’Homme, dont Edmond Neumann est le président. Cependant, en mars 1925, il fait l’objet d’une demande d’exclusion (repoussée par la grande majorité des adhérents) ; certains lui reprochent d’avoir été élu délégué sénatorial par la majorité radicale dissidente du conseil municipal et de s’être prononcé en faveur de Millerand, qualifié par le socialiste SFIO Joinvillais Claude Noizat de « Judas, apostat de la classe ouvrière ». Le leader des radicaux-socialistes et futur maire, Georges Briolay, qualifie Girot de « deuxième renégat », au côté de René Caperon, socialiste indépendant, également conseiller municipal et délégué sénatorial élu dans les mêmes conditions contre les candidats radicaux-socialistes.

En mai 1925, son fils René Girot, président de la Jeunesse républicaine de l’Est (formation orientée au centre-droit) polémique dans l’hebdomadaire La Gazette de l’Est, reprochant qu’on se serve de la section locale de la Ligue des droits de l’Homme pour « assumer la défense des nullités du Cartel » des gauches. Il annonce que son père « doit se retirer sous peu à la campagne ».

En juillet 1926, alors marinier principal à l'octroi de Paris, Louis Girot obtient la médaille de bronze des employés communaux des octrois.

Louis Girot meurt le 6 mars 1944 à Joinville-le-Pont. Il était âgé de 73 ans.

La Marne à Joinville-le-Pont en 1907

 

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 00:01

Charles Louis Henri Pilté naît le 31 juillet 1837 à Paris (10e arr.). Il est le fils d’Anne Laure Joséphine Hurel, dite Anaïs et de Pierre Perrière-Pilté.

Sa mère, salonnière en vogue sous le second empire et le début de la troisième République, composa quelques opéras-comiques et pièces de théâtre, qu’elle jouait dans son magnifique hôtel particulier de la rue de Babylone et dans plusieurs scènes dont sa grande fortune lui ouvrait les portes. Son père, industriel, avait fait fortune dans le gaz et avait tenté de reprendre le théâtre du Vaudeville à Paris, aventure moins fructueuse.

Suite à des démarches de sa mère, son père (mort en 1853) fut créé comte, à titre posthume, par le pape Pie IX en 1869. Sa mère porta le titre de comtesse et Henri en hérita. Cependant, n’ayant pas d’héritier mâle et son fère cadet, Alphonse, décédé avant lui, n’ayant comme lui engendré que des filles, Henri fut le seul à porter le titre de comte Pilté.

Durant la guerre franco-prussienne, Henri Pilté, présenté comme ingénieur, est sans doute membre de la garde nationale à cheval pendant le siège de Paris en septembre 1870.

Malgré une vie peu conforme au dogme catholique, Henri Pilté était chevalier le l’ordre pontifical de Pie IX. Il avait eu deux filles hors mariage, avant d’épouser Emely Holt, mère de son aînée en mai 1878 à Paris (8e arr.), peu avant le décès de sa propre mère. Son épouse, anglaise, devait mourir en février 1879.

Le 29 juin 1903, Henri Pilté est victime d’un accident mortel vers onze heures du soir, dans sa voiture, avenue de La-Tour-Maubourg à Paris (7e arr.). Son cheval prit peur et s'emporta ; Henri Pilté sauta à terre, mais fut projeté contre la bordure du trottoir et s'y fendit le crâne. Il était âgé de 65 ans.

Voir aussi : Anaïs Pilté, comtesse du pape

Voir aussi : Alphonse Pilté, maître de forges

Voir aussi : Pierre Pilté, industriel, directeur de théâtre, plaideur et comte posthume

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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 01:01

Jules Marchais naît le 18 octobre 1824 à Paris (12e arr.). Il est le fils d’Aimée Françoise Camus et de son époux François Paulin Marchais. Alors épicier rue Saint-Jacques à Paris (5e arr.), il épouse en mars 1852 Léontine Amable Chapelard.

Devenu rentier, il s’installe après 1867 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) dans le quartier du centre, allée des Marronniers. Il est candidat aux élections municipales du 6 janvier 1878. Il fait partie des 17 élus dès le premier tour (16 républicains et un orléaniste) pour 21 membres du conseil municipal. L’ancien maire, Louis Ferdinand Rousseau, qui avait pris le poste en 1876 après la démission d’Auguste Courtin, avait constitué une liste bonapartiste qui n‘a obtenu que très peu de voix selon le quotidien Le Siècle. Gabriel Pinson, républicain, devient maire.

Au côté d’Eugène Voisin, premier adjoint et futur maire, Jules Marchais devient deuxième adjoint au maire de la commune. Il démissionne de cette fonction en 1879 et est remplacé par François Nicolas Couppé. Cependant, il continue de siéger dans l’assemblée communale.

En septembre 1879, Marchais est l’un des signataires d’une motion de la majorité des membres du conseil municipal qui « blâment sévèrement le citoyen Demeestère ». Alphonse Demeestère, républicain et futur fondateur du comité radical-socialiste de la 2e circonscription de l’arrondissement de Sceaux (Seine), avait lancé une souscription en faveur d'Adolphe Morandy, un ancien communard habitant Joinville, récemment libéré et alors malade ; Demeestère proposait de former un comité de secours aux amnistiés de la Commune de Paris.

Jules Marchais quitte Joinville pour la commune voisine de Saint-Maurice où il vit en 1883-1884, années de la mort de son épouse et de son fils Henri, cadet de ses cinq enfants. Il va ensuite résider à nouveau à Paris (15e arr.), rue de l'Abbé-Groult. Il y meurt le 13 juin 1894, âgé de 69 ans.

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 01:01

Yves Nicolas Le Gac naît le 20 mars 1872 à Clohars-Fouesnant, Finistère. Il est le fils d’Anne Marie Carric et de son époux Jean Le Gac.

En octobre 1897, Nicolas Le Gac, qui est gardien de la paix, épouse à Paris (11e arr.) Maria Leguillier, couturière. Au début du siècle, Le Gac s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où il va exercer la fonction d’agent d’affaires avec le titre d’avocat-conseil. Il réside avenue Naast, dans le quartier de Palissy.

Lors des élections municipales de mai 1908, Le Gac est candidat en 15e position sur la liste du comité socialiste évolutionniste, qui comprend d’anciens socialistes et des personnalités d’obédience plus libérales, conduite par François Provin et sur laquelle on trouve notamment Théodore Leteuil et Eugène Hainsselin. Le Gac obtient 296 voix sur 1188, soit 24,9%. Il n’est pas élu.

Après les inondations de 1910, Le Gac cherche à fédérer un groupe de sinistrés en vue d’obtenir une réduction de leurs impôts. Sa propre maison a été sous l’eau. Il préside deux réunions à Joinville pour demander des déductions fiscales. La première en avril 1911 adopte un ordre du jour de protestation. La seconde accueille en juin de la même année le nouveau député socialiste de la 4e circonscription de de l’arrondissement de Sceaux, Albert Thomas, qui exclut tout espoir de dégrèvement général mais promet d’intercéder auprès du ministre pour les cas particuliers. Le Gac est assisté par Théodore Leteuil et Émile Lebègue, responsable de la section locale de la Sfio. Ces rencontres se situent dans une période de forte tension entre la municipalité, encore tenue par les radicaux-socialistes derrière le maire Eugène Voisin, et tous les opposants, qui vont s’unir en 1912 pour la faire tomber.

Après la première guerre mondiale, Le Gac rejoint la liste d’union républicaine et sociale conduite par Henri Vel-Durand, qui rassemble des radicaux dissidents, des radicaux-socialistes et des socialistes indépendants ; elle s’oppose à une liste libérale et à une autre soutenue par le parti socialiste Sfio. Le Gac recueille au premier tour 958 suffrages pour 1694 exprimés soit 44,7% ; il y avait 1919 inscrits. Au second tour, il est élu, obtenant 958 des 1518 votes exprimés (63,1%).

Un service gratuit de consultations juridiques est installé à la mairie où il fonctionne deux heures le samedi. Il est Inauguré par Louis Gallas, docteur en droit, avocat à la cour d’appel de Paris (et leader des libéraux à Joinville). À partir de janvier 1920, il est poursuivi par Nicolas Le Gac, avocat-conseil.

Nicolas Le Gac, qui a perdu sa femme en juin 1919, n’est plus signalé comme membre du conseil municipal en avril et mai 1923. Sa date de décès n’est pas connue.

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 01:01
Henri Lorry
Henri Lorry

Henri Albert Lorry naît le 29 novembre 1863 à Paris (11e arr.). Il est le fils d’un couple de concierges, Marie Catherine Galloy (ou Gallois) et son époux, Pierre Lorry.

Il épouse en mai 1890 à Paris (4e arr.) Marie Alexandrine Cretté, couturière, fille d’une domestique et d’un serrurier.

D’abord employé de commerce, Lorry devient ensuite ingénieur et fabricant d'appareils électriques. Il déposera des brevets, par exemple en novembre 1921 pour des relais à signal lumineux. Sa manufacture, située 171, rue du Faubourg-Saint-Antoine à Paris (11e arr.), emploie une vingtaine d’employés ; elle est victime d’un incendie en novembre 1922. Elle se spécialise dans la téléphonie privée et les réseaux puis produit également des accessoires pour la TSF.

Parallèlement à sa carrière professionnelle, Henri Lorry conduit une activité artistique. Il est d’abord chansonnier et parolier, comme Dans ma Gondole !, une barcarolle napolitaine sur une musique de Camille Robert (l’auteur de Quand Madelon…). Lorry est critique littéraire pour L’Hebdomadaire de Vichy-Ouest, publié à Cusset (Allier).

Lorry est l’auteur de pièces de théâtre en un acte, en vers ou en prose, en particulier une comédie bouffe Le Jeu de l'auto, représentée en 1912 à l’Éden-Concert à Paris. Cinq de ses textes sont repris en 1929 dans un volume, dont la couverture et un ex-libris sont réalisés par sa belle-fille, l’artiste joinvillaise Renée Lorry-Wahl (L'Art et l'argent, Faisons des économies, Les Baliveau attendent leur filleul, Le Puits aux Boches, Paulot dit la Teigne).

Son œuvre principale est un recueil de poésie, À temps perdu, publié chez Joseph Victorion en 1920 et préfacé par le chansonnier Aristide Bruant ; il est réédité en 1930 avec une couverture de Renée Lorry-Wahl. On y trouve des poèmes adressés à un de ses fils :

Pas encore de lettre au courrier ce matin

Et savoir que partout la bataille est intense !

Lorry était chevalier du Mérite agricole, titulaire des Palmes académiques (officier de l’instruction publique) et décoré de la Croix de guerre. Il était membre de la Société des poètes français et adhérent à la Société des gens de lettres.

Henri Lorry meurt le 3 août 1938 à Paris (3e arr.), à l’âge de 75 ans. Il est enterré au cimetière parisien du Père-Lachaise, où il est représenté par un médaillon du sculpteur Fr. Tréhin, aux côtés de son père Pierre Lorry (1826-1907) et de son petit-fils, du même nom (1917-1926).

Sa veuve, Marie Alexandrine Lorry meurt le 30 janvier 1953 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où résidaient ses deux fils, Pierre Anselme (1891-1960) et Georges (1897-1943), tous deux industriels, ce dernier également conseiller municipal de la commune.

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 01:01
Antsiranana, vers 1887
Antsiranana, vers 1887

Eugène Louis Legendre naît le 30 mars 1848 à Paris (12e arr.). Il est le fils de deux joaillers, Élise Alexandrine Huchet (ou Huché) et son époux Louis Legendre. Lui-même exercera la même profession, principalement comme sertisseur.

En juillet 1868, Louis Legendre épouse Sophie Bogillot, ouvrière en dentelles, avec laquelle il aura quatre enfants.

Installé à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), Louis Legendre est candidat lors d’élections municipales partielles organisées en 1879 pour le remplacement de trois membres du conseil. En septembre 1879, Legendre prend parti dans le conflit qui oppose le maire de Joinville, le républicain Gabriel Pinson, à un conseiller municipal, Alphonse Demeestère, qui devra un des principaux dirigeants radicaux-socialistes de la circonscription. Demeestère a lancé une collecte pour venir en aide à un ancien communard démobilisé, Adolphe Morandy, ce dont s’offusque le maire, qui fait voter un blâme en conseil municipal le 27 septembre 1879 puis le fait afficher sur les murs de la ville. Outre Demeestère lui-même, sept conseillers refusent de le voter (Legendre, Vaudey, Bessault, Diot, Berné, Gobert et Mouriez) contre onze qui l’approuvent.

Lors des élections municipales de 1881 et de 1884, Legendre n’est pas réélu. Il est candidat en mai 1888 sur la liste constituée par le comité électoral républicain radical-socialiste, probablement la première organisation politique stricto sensu dans la commune. La liste rassemble des radicaux, dont Alphonse Demeestère et Henri Diot, conseillers sortants, ainsi que des socialistes, futurs membres du parti ouvrier, comme Jean Gustave Charton et Jean Baptiste Boguet. Le comité organise deux réunions publiques les 18 et 25 avril, pour faire le bilan du conseil sortant et présenter son programme puis faire désigner ses candidats. Legendre est en 15e position parmi les 21 candidats. Seuls trois membres de la liste radicale seront élus au second tour (Demeestère, Diot et Vaudey), la majorité conduite par Pinson étant reconduite.

L’activité professionnelle de Legendre le conduit à être fréquemment absent, notamment pour l’achat de pierres. C’est au cours d’un de ces voyages qu’il meut, le 6 février 1894, à Antsirane (act. Antsiranana), dans la région de Diégo-Suarez, à Madagascar. Louis Legendre était alors âgé de 46 ans. Son frère cadet, Louis Pierre, mourra également dans la grande île quatre ans plus tard.

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 01:01

Henri Alphonse Louis Laurent naît à Joinville-le-Pont le 15 juillet 1830, alors dans le département de la Seine (département) Seine (aujourd’hui Val-de-Marne). Il est le fils de deux artistes-peintres : Henri Adolphe Louis Laurent (né à Valenciennes en 1830) et Lydie Adèle Laurent-Desrousseaux (née à Cherbourg en 1836).

Il entre en 1881 à l'École nationale supérieure des beaux-arts où il a comme professeur Émile Bin et Albert Maignan. Henri Laurent-Desrousseaux peint notamment des scènes religieuses et des paysages. Plusieurs de ses œuvres sont primées lors des Salon de peinture et de sculpture Salons de Paris et aux expositions universelles de Exposition universelle de Paris de 1889 1889 et Exposition universelle de Paris de 1900 1900 à Paris.

Selon le critique d'art Firmin Javel, Laurent-Desrousseaux est « un poète » et « un jeune artiste qui obtiendra également le plus vif succès » citant certaines de ses aquarelles (''le Chemin de la ferme'', ''la Plage'', ''Dans les foins'', ''la Combe d'Amorey''), il considère qu’il s’agit « d’autant de pages exquises, autant d'impressions justes. Et quelle originalité dans le choix des modèles ! ». Pour un chroniqueur du quotidien ''Le Gaulois (France) Le Gaulois'' « Laurent-Desrousseaux est un jeune maître absolument; il possède un acquis singulier, il y a quelque chose de définitif, d'arrêté dans son œuvre. La Pharmacie de village avec, sous la lueur de la lampe, ses religieuses en cornette préparant les médicaments, est d'une impression reposante. Le pastel le Fond du jardin transporte dans un coin du Paradou de Zola. Les tons de ses chairs, de ses fleurs sont d'une délicatesse et d'une transparence inouïes »

Henri Laurent-Desrousseaux rencontre Camille Moreau-Nélaton (1840-1897), peintre et céramiste ; elle est la mère du peintre et historien d'art Étienne Moreau-Nélaton. Il décide de s’adonner principalement à cette dernière discipline. Pour ses céramiques, il utilisera le pseudonyme d’Henri-Léon Charles Robalbhen et créera des pièces qui seront très appréciées par le public.

En tant qu’illustrateur, Henri Laurent-Desrousseaux collabore à divers journaux, comme Le Figaro ou La Mode pratique. Il réalise des aquarelles pour des romans, comme celui d'Alphonse Daudet, le Trésor d'Arlatan ou Reine des bois, écrit par André Theuriet. À la fin du dix-neuvième siècle, il partage un atelier avec ses parents dans Rue Hippolyte-Lebas rue Hippolyte-Lebas, dans le 9e arrondissement de Paris 9e.

Henri Laurent-Desrousseaux s’installe ensuite à Valmondois (Seine-et-Oise, act. Val-d’Oise) dans une maison paysanne où il fait construire un four de potier. Il y décède le 11 août 1906, à l’âge de 44 ans. Un beau bas-relief orne sa tombe dans le cimetière municipal de cette ville.

Henri Laurent-Desrousseaux : transparence inouïe
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