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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 01:01

Henri Laurent Vinsonneau naît le 20 juin 1902 à Paris (6e arr.). Il est le fils d’une domestique vivant boulevard Saint-Gemain) Paris, Eugénie Séraphine Vinsonneau. Il prend le nom de son père, Jean-François Gallion après le mariage de ses parents en juillet 1906 à Paris (7e arr.).

Le père, jusqu’ici monteur de piano, est embauché comme employé de la firme Pathé cinéma et s’installe avant 1911 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où cette société a une usine. Ils vivent d’abord rue de Créteil (act. rue du maréchal Leclerc).

Devenu mécanicien après-guerre, Henri Gallion travaille pour la société Télégic, une société d’optique plus tard incluse dans le groupe Lissac, un des fondateur du groupe Essilor-Luxxotica. En décembre 1924, le syndicat des métaux de la Cgtu tient une réunion à Joinville pour les opticiens de cette entreprise.

Le mariage en avril 1925 à Joinville d’Henri Gallion avec Louise Émilie Perrot a pour témoin Robert Sicre, un des piliers du mouvement communiste à Joinville après la deuxième guerre mondiale. Il avait épousé, deux ans avant, Madeleine Gallion, sœur cadette d’Henri.

Au second semestre 1927, Gallion est cité à trois reprises dans le quotidien communiste L’Humanité comme ayant recueilli auprès d’ouvriers de Télégic des souscriptions pour le Pcf dont une intitulée « des munitions pour le parti » en août, et la dernière en préparation des élections législatives. Il est associé à d’autres communistes joinvillais, Tabouret et Comte.

Lors des élections municipales de mai 1929, Gallion est candidat à Joinville en quinzième position sur la liste du Bloc ouvrier-paysan, conduite par le communiste Roger Bénenson, futur député de Seine-et-Marne. La liste recueille 18,4% des suffrages exprimés au premier tour, arrivant derrière les conservateurs sortants de Stephen Durande (38,8%) et la concentration des gauches (radical-socialiste, socialiste Sfio et socialiste indépendant, 42,8%). Gallion est crédité de 339 voix sur 1 715 votants pour 2 969 inscrits.

Au second tour, la liste communiste se maintient et recueille 12,5% des votes sans avoir d’élu, derrière les conservateurs (41,6%, 5 élus) et la gauche modérée (45,9%, 22 élus). Georges Briolay (radical) devient maire.

Gallion n’est pas présent lors du scrutin partiel de 1934, mais il est à nouveau candidat lors des élections municipales de mai 1935, comme six anciens de anciens ses colistiers.

La liste communiste du premier tour est conduite par Robert Deloche, ouvrier fourreur (maire de la ville après-guerre). Gallion y figure en vingt-cinquième position. Les républicains de Léon Lesestre (droite) arrivent en tête (32,6%) devant les radicaux et socialistes indépendants du Groupement des gauches républicaines du maire sortant, Briolay (26,8%). Les communistes sont à la troisième place (23,5%), devançant les socialistes SFIO qui n’ont présenté qu’une liste incomplète (12,3%).

Au second tour, une liste d’union Pcf-SFIO est constituée, conduite par un indépendant, le professeur André Blocher. Elle talonne avec 39% et deux sièges la liste conservatrice, qui remporte 41% des votes exprimés et 25 élus, tandis que les sortants se contentent de 20%. Gallion ne participe pas à la liste du second tour.

Henri Gallion meurt le 9 novembre 1938 à Paris (14e arr.), à l’âge de 36 ans. Il résidait alors dans le quartier de Polangis, avenue Bizet, toujours à Joinville-le-Pont.

Télégic

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 01:01

Robert Lisambard naît le 6 septembre 1902 à Soisy-sous-Étiolles (Seine-et-Oise, act. Essonne). Il est le fils d’Anne Marguerite Loctor et de son mari, Emmanuel Lisambard, carrier.

Installé à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), il exerce le métier de charpentier fer et vit avec Hélène Marie Germaine Aubignat avec laquelle il a un premier enfant en juillet 1921, avant leur mariage dans la même ville en novembre de cette année-là.

Lors des élections municipales de mai 1929, Lisambard est candidat sur la liste du Bloc ouvrier-paysan, conduite par le communiste Roger Bénenson. La liste recueille 18,4% des suffrages exprimés au premier tour, arrivant derrière les conservateurs sortants de Stephen Durande (38,8%) et la concentration des gauches (radical-socialiste, socialiste Sfio et socialiste indépendant, 42,8%). Lisambard est crédité de 336 voix sur 1 715 votants pour 2 969 inscrits.

Au second tour, la liste communiste se maintient et recueille 12,5% des votes, derrière les conservateurs (41,6%, 5 élus) et la gauche modérée (45,9%, 22 élus). Georges Briolay (radical) devient maire.

S’il n’est pas présent lors du scrutin partiel de 1934, Lisambard est à nouveau candidat lors des élections municipales de mai 1935, au côté de six anciens de ses colistiers. Il exerce alors le métier de plombier.

La liste communiste du premier tour est conduite par Robert Deloche, ouvrier fourreur (maire de la ville après-guerre). Lisambard y figure en huitième position. Les républicains de Léon Lesestre (droite) arrivent en tête (32,6%) devant les radicaux et socialistes indépendants du Groupement des gauches républicaines du maire sortant, Briolay (26,8%). Les communistes sont à la troisième place (23,5%), devançant les socialistes SFIO qui n’ont présenté qu’une liste incomplète (12,3%).

Au second tour, une liste d’union Pcf-SFIO est constituée, conduite par un indépendant, le professeur André Blocher. Elle talonne avec 39% et deux sièges la liste conservatrice, qui remporte 41% des votes exprimés et 25 élus, tandis que les sortants se contentent de 20%. Lisambard a 1108 voix sur 2 899 exprimées pour 3 433 inscrits.

Robert Lisambard, qui vivait alors dans un foyer de personnes âgées, toujours à Joinville, meurt le 26 juillet 1978 à Créteil, à l’âge de 75 ans.

Hélène Marie Germaine Aubignat, femme de Robert Lisambard

 

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 01:01

Jacques Lucchi naît en 1895 à Berceto (Italie), commune de la province de Parme, région Émilie-Romagne. Il est le fils de Francesco Lucchi et de Louise Maraffi.

Lucchi s’installe vers 1903 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) avec ses parents ainsi qu’une partie de sa famille, comme sa tante Jeanne ou son oncle Joseph, lui aussi accompagné de sa femme et de sa fille. Tous adoptent alors des prénoms francisés et lui-même se fait appeler Jacques. La famille Lucchi sera active dans la vie publique à Joinville, notamment François et Jean dans le syndicalisme, Jacques dans la vie politique et les associations sportives et Pierre dans la Résistance.

Jacques Lucchi travaille d’abord comme manœuvre pour divers employeurs. Après la première guerre mondiale, il est chauffeur-mécanicien.

Il s’engage d’abord dans la Jeunesse communiste et devient en février 1922 le nouveau secrétaire de la section locale de Joinville. Jacques Lucchi adhère également à l’Union syndicale des travailleurs de la métallurgie de la Cgtu. Il est membre de la section locale du Secours rouge international.

Son activité principale se situe dans le mouvement sportif. Il est un des responsables du Club sportif ouvrier de Saint-Maur-Joinville (CSO), adhérent à la Fédération sportive du travail. Il est nommé arbitre officiel pour le football en 1925.

De nationalité italienne, Lucchi est informé par la police en février 1926 qu’il fait l’objet d’un mandat d'expulsion. Le quotidien communiste L’Humanité va mener une virulente campagne en sa faveur, publiant sa photo en Une du journal le 19 février. Les organisations proches du Pcf multiplient les appels et réunions publiques, reprochant aux autorités du Bloc des gauches, au pouvoir, de se montrer plus réactionnaire que les gouvernements précédents. Les communistes craignent que Lucchi « remis entre les mains des assassins ultramontains. »

Pendant que se déroule les actions en sa faveur, Jacques Lucchi, gravement malade, est hospitalisé à Brévannes (Seine-et-Oise, act. Val-de-Marne). Il meurt le 24 janvier 1927 à Joinville. Il avait épousé à Joinville en août 920 Marie Louise Aubignat.

Après sa disparition, des collectes sont organisées dans les clubs sportifs en faveur de sa famille. Un challenge est créé à son nom au sein du CSO Saint-Maur-Joinville lors de tournois de jeunes sportifs ouvriers ; il est attribué en avril 1927 et 1928. Le club, rebaptisé ASO, met en jeu de nouveau un challenge Jacques Lucchi, mais cette fois-ci pour ses concours annuels de boules, en 1936 et 1937.

Ses deux frères, Jean et Pierre, auront comme son père un engagement politique ou social.

Jacques Lucchi

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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 01:01

Francis Louis Albert Maeder naît le 11 août 1879 à Paris (18e arr.). Il prend le nom de Carrouet (parfois orthographié Carrouët) après le mariage en mai 1882 de ses parents Marie Françoise Maeder, domestique, et Jacques Louis Carrouet, maître d’hôtel.

En août 1903, il épouse à Paris (10e arr.) Jeanne Élise Charlotte Maroche avec laquelle il aura une fille.

Peut-être est-ce lui qui souscrit « pour la propagande électorale » avec un groupe signant « pour l’affranchissement du prolétariat » dans le quotidien socialiste L’Humanité en avril 1906. Francis Carrouet s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) vers 1913. Il y milite au sein de la section socialiste SFIO, qui a fait élire 7 conseillers municipaux sur 23 en 1912, dans le cadre d’un accord électoral au second tour avec des radicaux dissidents et des libéraux, permettant de faire tomber la majorité radicale-socialiste. Les édiles socialistes (Laruelle, Lebègue, Flambard, Périn, Lacroix, Petit et Scornet) ne participent pas au bureau municipal, contrôlé par les radicaux dissidents (dont le maire Achille Ernest Mermet) et les libéraux. Carrouet est l’un des 4 socialistes sur les 9 délégués du conseil municipal pour l’élection sénatoriale de mai 1914.

En juin 1914, Carrouet remplace Mibord en tant que secrétaire de la section SFIO. Avec l’entrée en guerre en août, et la mobilisation très probable de Carrouet, celle-ci va cependant cesser de fonctionner, jusqu’à sa relance en août 1916 par Flambard, conseiller municipal, revenu du front blessé.

Après-guerre, Carrouet s’installe de nouveau à Paris et milite dans la 12e section du nouveau parti communiste SFIC.

Francis Carrouet meurt le 26 décembre 1922 à Paris (12e arr.). Il résidait avenue Daumesnil et est Incinéré au cimetière du Père-Lachaise le 28 décembre. Il était âgé de 43 ans.

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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 01:01

Alphonse Louis Mibord naît le 15 décembre 1883 à Sotteville-lès-Rouen Seine-Inférieure, act. Seine-Maritime). Il est le fils de Blanche Aimée Leprêtre, journalière, et de son époux François Ernest Mibord, journalier également.

Marié une première fois à Rouen en avril 1904 avec Hélène Anaïse Tocqueville, Alphonse Mibord se remarie à Joinville en février 1911 avec Marie Louise Seitz. Il réside d’abord avenue Jamin (quartier de Polangis) puis dans le hameau de Polangis (act. les Guinguettes).

D’abord garçon de magasin en 1911, Mibord est doreur ensuite en 1914.

En mai 1913, Mibord devient secrétaire de la section socialiste SFIO de Joinville-le-Pont ; il ne siégeait pas jusqu’ici dans cette instance. Il remplace Émile Graillat, qui avait été désigné comme secrétaire en janvier 1913. Grâce à une alliance de second tour avec des radicaux dissidents et des libéraux, les socialistes ont eu pour la première fois 7 élus sur 23 au conseil municipal de la commune (Laruelle, Lebègue, Flambard, Périn, Lacroix, Petit et Scornet). Mibord est l’un des 3 socialistes sur les 9 délégués du conseil municipal pour l’élection sénatoriale de mars 1914. Il quitte sa fonction de secrétaire de section en juin 1914, remplacé par Carrouet.

La section socialiste cesse de fonctionner pendant la première guerre mondiale, avant sa relance par Flambard, conseiller municipal revenu blessé du front, en août 1916.

Après la première guerre mondiale, Alphonse Mibord est candidat en 9e position sur la liste socialiste unifiée (SFIO) pour les élections municipales de novembre 1919, conduite par Georges Laruelle, ancien conseiller. Il obtient au premier tour 502 voix sur 1518 suffrages exprimés (33,1%) pour 1537 votants et 2491 inscrits. Sur la liste socialiste maintenue, qui est battue au second tour par une liste rassemblant des radicaux dissidents et officiels ainsi que des socialistes indépendants, Mibord recueille 495 votes soit 29,2% des 1694 suffrages exprimés sur 1715 votants. La liste conduite par Henri Vel-Durand (radical dissident) emporte les 23 sièges.

En février 1920, Mibord est désigné comme membre de la commission exécutive de la section SFIO dont Flambard est toujours le secrétaire. Sans doute adhère-t-il comme l’ensemble des adhérents joinvillais au nouveau parti communiste SFIC en décembre 1920.

On retrouve Mibord en 1937 et 1938 comme président de la 33e section l’association nationale des vieux travailleurs. Créée à Saint-Etienne en juillet 1929, elle regroupe les non pensionnés, exclus des assurances sociales. Lors de son assemblée générale d’avril 1938, la section revendique une retraite définie dans une loi claire et précise, d’un montant minimum 8 000 francs par an.

Alphonse Mibord meurt le 27 septembre 1959 à Lude (Sarthe). Il était âgé de 75 ans.

Avenue Oudinot, Polangis

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 01:01

André Lucien Blocher était le fils d’un garçon de recette et d’une couturière. Il épousa Louise Duclos en octobre 1912 à Paris (XIXe arr.). Il fut d’abord instituteur puis professeur. Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, il résida à Joinville-le-Pont au moins après la fin du conflit.

André Blocher, un des principaux orateurs de la SFIO dans la ville, figura en troisième position sur la liste socialiste lors des élections municipales à Joinville-le-Pont les 30 novembre et 7 décembre 1919. Elle fut conduite par Georges Laruelle, ancien conseiller municipal et comprenait un conseiller sortant, Henri Lacroix ainsi que Maurice Boutier. Les candidats recueillirent en moyenne 500 voix au premier tour, sur 1 660 suffrages exprimés soit 30,1 % et 502 au second, sur 1 462 suffrages soit 34,3 %. Aucun d’entre eux ne fut élu, la liste d’union républicaine et sociale d’Henri Vel-Durand (droite) remportant tous les sièges.

En décembre 1920, avec l’ensemble de la section SFIO de Joinville, il rejoignit le Parti communiste. En 1921, il donna des cours d’algèbre, de géométrie et de dessin industriel pour les jeunesses communistes de la commune. Il s’impliqua également dans l’aide aux russes en collectant des vêtements.

S’il resta manifestement proche des communistes, André Blocher se consacra à sa fonction de responsable de l’Association républicaine des anciens combattants (ARAC) mais s’afficha, à partir des années 1930, comme sans parti.En novembre 1923, il avait représenté la section de Joinville-le-Pont au Congrès national de la Ligue des droits de l’Homme.

Le 5 mai 1935, la liste du Parti communiste conduite par Robert Deloche obtint 690 voix en moyenne sur 3 046 suffrages exprimés (soit 22,7%) et la liste SFIO de Robert Derivière recueillit une moyenne de 374 voix (12,3%). Les deux formations confièrent pour le second tour, la direction d’une liste d’union à André Blocher. Elle comprenait 16 communistes et 10 socialistes. La liste reçut 1 152 voix ; elle a deux élus sur vingt-sept, Robert Deloche et Paul Rouhaud (tous deux PCF). La liste de Léon Lesestre (droite) eut 35 voix d’avance en moyenne et 25 élus. André Blocher ne fut pas élu.

Après la Seconde Guerre mondiale, André Blocher représente l’ARAC au sein du Comité local de Libération et du Comité joinvillais de la renaissance française. Il fut élu conseiller municipal le 29 avril 1945, en 18e position sur 27, sous l’étiquette de l’ARAC. Il fut réélu le 19 octobre 1947 sur la liste du maire communiste Robert Deloche, qui obtint 13 élus sur 27 ; il continua de siéger après la démission de ce dernier en 1953 et son remplacement par Amélie Trayaud. Il fut à nouveau réélu le 26 avril 1953 sur la liste du communiste Henri Bideaux. Georges Defert (RGR) devint maire. Le mandat d’André Blocher prit fin en 1959.

André Blocher mourut à Joinville-le-Pont le 8 mars 1972, à l’âge de quatre-vingt-six ans.

Ecole à Joinville

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 01:01

Germaine Julie Angèle Février naît le 1er mai 1903 à Paris (14e arr.). Elle est la fille d’Élise Munzinger, femme de ménage, et de Louis Février, monteur en bronze.

La famille s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), quai de la Marne, où le père devient militant du parti socialiste SFIO.

Germaine Février va elle-même rejoindre les Jeunesses communistes de Joinville, où elle est active en 1921-1922 ; elle est ainsi une des toutes premières femmes à prendre, dans la commune, des positions publiques en faveur d’une organisation politique.

Elle réside en 1922 dans la commune voisine de Saint-Maurice. Exerçant le métier de bijoutière, Germaine Février se marie en juin 1923 à Saint-Maurice avec Félix Quénehen, comptable et lui aussi militant communiste. Ils auront au moins un fils et résideront à Créteil puis Saint-Maurice à nouveau.

Germaine Quénehen meurt le 25 mars 1945 à Paris. Elle était âgée de 41 ans.

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 01:01

Georges Gustave Eugène Flambard naît le 30 octobre 1907 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’Hortense Aimée Rigaud et de son époux André Flambard, employé des chemins de fer et futur conseiller municipal socialiste de la ville.

Très jeune, Georges Flambard s’engage dans l’action publique. Il est ainsi caissier adjoint du groupe artistique de la Jeunesse socialiste de Joinville-le-Pont en décembre 1920, alors qu’il n’a que 13 ans. Ce groupe comprend une chorale, une philharmonie et une troupe de théâtre.

En avril 1921, le quotidien L’Humanité cite Georges Flambard parmi les souscripteurs « pour le développement du parti socialiste SFIC. »

En juin 1924, il est convoqué avec Vincent, Bateau et Boutier, à une réunion des Jeunesses communistes joinvillaises.

Georges Flambard se marie avec Yvonne Marie Doucet en octobre 1937 à Paris (3e arr.). La date et le lieu de son décès ne sont pas connus.

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 01:01

Suite de la biographie d'André Flambard.

En juin 1912, André Flambard est désigné comme membre adjoint de la commission exécutive dont Grandhomme est le secrétaire. Il devient, en janvier 1913, membre de ladite commission et délégué à l'Union cantonale des sections SFIO. Il est élu, en mai la même année, secrétaire.

La Fédération de la Seine de la SFIO fait de Flambard une de ses « Hommes de confiance », aux côtés de deux autres Joinvillais, Lebègue et Duranthon. Ils ont, selon L’Humanité, à « veiller énergiquement à ce qu'aucun incident ne puisse dégénérer et donner naissance à quelque intervention extérieure que ce soit. Ils veilleront particulièrement à ce qu'aucun geste, aucune parole injurieuse ne puisse servir de prétexte ou de provocation à une intervention policière ». Il est ainsi amené à siéger, en février 1914, au sein d’une commission d'arbitrage amenée à trancher un conflit dans la section de Franconville (Seine-et-Oise).

Au cours de la première guerre mondiale, Flambard est blessé le 22 septembre 1914 par une balle qui est entrée au-dessous du nombril et est sortie par la cuisse. En traitement à Lyon, il repart au front au nord d’Arras en juin 1915. Il est probablement démobilisé en 1916.

En août 1916, Flambard est désigné comme secrétaire provisoire de la section SFIO de Joinville, qui était en sommeil. Il n’est pas candidat lors des élections municipales de 1919, mais est confirmé dans la fonction de secrétaire en février 1920. Il rejoint le nouveau parti communiste, la section de Joinville se prononçant à l’unanimité en faveur de l’adhésion à la 3e internationale.

Remplacé en février 1921 en tant que secrétaire par Maurice Boutier, Flambard siège en septembre dans la commission fédérale Solidarité et conflit. Il participe à plusieurs souscriptions diffusées par L’Humanité, comme en janvier 1921 « pour le développement du Parti socialiste SFIC » ou en octobre 1923 « pour nos deux camarades allemands. »

En juin 1924, André Flambard est nommé employé principal de 2e classe à la Compagnie des chemins de fer du Nord (Traction). Son fils Georges Flambard sera, très jeune, militant des jeunesses socialiste puis communiste.

Se présentant en mai 1925 sur la liste du Bloc Ouvrier et Paysan (communiste) lors des élections municipales de Saint-Maur-des-Fossés, dirigée par Gaston Muller, André Flambard, qui figure en 6e position, obtient 1 976 suffrages, soit exactement la moyenne de la liste, qui recueille 20,6% des suffrages exprimés et arrive en troisième place, derrière l’Union nationale (droite) du maire, Auguste Marin, et le cartel des gauches de Salomon Hirsch (radical-socialiste). Elle n’a pas d’élu.

André Flambard meurt le 12 janvier 1929 à Créteil (Seine, act. Val-de-Marne), âgé de 47 ans. Son fils Georges sera, très jeune, militant des jeunesses socialistes puis communistes.

Fin

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 01:01

Suite de la biographie de François Galabert.

Avec trois autres socialistes SFIO (Georges Roger, Marcel Couillard et Armand Bureau), François Galabert fait son entrée au conseil municipal élu en 1929 ; par contre, Julien Cérignan est battu.

En compagnie de Roger, devenu maire-adjoint et de Bureau, ainsi que de trois radicaux, Galabert fait partie des six élus qui constituent le premier conseil d'administration de l'Office public d'habitations à bon marché de Joinville-le-Pont, installé en décembre 1930.

L’union des gauches connaît des turbulences à partir de 1932 et Galabert se désolidarise rapidement, contestant par exemple en mai le changement de dénomination de deux rues, devenues rue de la Paix et rue Aristide Briand.

En 1933, Galabert va accentuer nettement ses attaques contre le maire et la municipalité. Il s’oppose à la participation municipale à l’hôpital intercommunal en juin. Il refuse l’acquisition d’un terrain et conteste la qualité des candélabres en juillet. Il va provoquer, selon la presse locale, un incident lors d’une séance de l’assemblée locale le 30 octobre ; voici le compte-rendu qu’en fait Voix des communes : « Particulièrement pénible. Galabert, venu avec l’idée de faire de l’obstruction et de provoquer un scandale fut le héros de la soirée. Surexcité, violence de langage, débauche d’injures, geste inconsidérés. Scornet préside, en l’absence du maire. Suspension de séance, tumulte, chaises déplacées, tables précipitées à terre. Reprise avec Briolay, maire, comme président ; nouvelle suspension et appel à la police qui expulse Galabert manu militari, emporté au poste pour calmer sa colère furieuse. L’ordre du jour comportait des régularisations administratives qui ne pouvaient en aucune façon laisser présager un tel déferlement de violence. »

Le 4 novembre 1911, Galabert fait parvenir une lettre au même organe : « J’ai été expulsé manu militari, mais pas conduit au poste. J’ai demandé que l’on diffère le vote du compte administratif, parce que nous ne connaissons rien des comptes 1932, on nous demande de voter les yeux fermés. J’ai demandé une enquête au préfet sur l’usage des fonds de chômage : un chômeur, radié par la commission paritaire locale, décision confirmée en appel par la commission départementale de contrôle, continue à émarger aux fonds de chômage sur ordre du maire. N’avais-je pas le droit de douter du bon emploi des finances communales ? Mes collègues se sont employés à ne pas répondre à mes questions et même à ne pas vouloir les entendre. Voici la raison de mon intolérable et grossière agression. »

Au cours de la séance de décembre, Galabert présente des « excuses partielles » mais assure qu’il a déposé une plainte en préfecture, qui ne semble pas cependant y avoir été enregistrée. Le conseil est saisi d’un vœu de la commission paritaire de chômage demandant son exclusion de Galabert, mais le conseil se contente de voter un blâme à son encontre. Galabert rejoint les élus les plus à droite du conseil (Provin, Caillon, Hainsselin, Lecuirot, élus sur la liste URD et Béal, élu sur la liste des gauches) pour se prononcer contre le budget, qui n’est adopté que par 9 voix contre 6, 12 élus n’étant pas présents.

Semblant s’être de nouveau rapproché des communistes, Galabert continue d’utiliser les réunions communales comme tribune. En mars 1934, le conseil municipal adopte un ordre du jour blâmant Galabert, d’avoir trompé ses collègues et la population après réception d’une lettre du préfet indiquant qu’il n’a été saisi d’aucune demande d’enquête sur la gestion du maire. Au cours de la même séance, avec un important public communiste, Galabert s’élève contre le « travail forcé » imposé aux chômeurs par une « municipalité tyrannique », ce qui provoque charivari et suspension de séance.

Accompagné d’un radical dissident, Hainsselin, Galabert démissionne du conseil municipal en juillet de la même année, toujours pour protester contre la position municipale envers les chômeurs. Comme il manque plus d’un tiers des conseillers municipaux du fait de décès ou de de départs, des élections municipales sont organisées en octobre 1934. Galabert essaie sans succès de monter une liste, selon l’hebdomadaire radical Voix des communes qui le caractérise ainsi : « grossièreté, sabotage systématique des travaux de l’assemblée communale, démagogie à propos du petit bras de Polangis, etc. Air rêveur, visage soucieux. »

Le scrutin voit la victoire d’une liste de droite, qui remporte les 10 sièges. Galabert n’aura plus d’activité politique publique localement.

Il est représentant de commerce et peut-être est-ce lui qui recrute en 1937, depuis un bureau implanté à Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne), des visiteurs de pharmacies.

François Galabert meurt le 17 août 1960 à Villotran (Oise). Il était âgé de 75 ans.

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