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4 avril 2018 3 04 /04 /avril /2018 01:01

Maurice Simon Lavogade naît le 23 avril 1888 à Paris (19e arr.) Il est le fils d’Eugénie Larue, couturière et de son époux Charles Marie Raphaël Lavogade, orfèvre. C’est le troisième des frères d’une famille qui a compté 11 naissances et qui s’installe vers 1900 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) dans le quartier de Palissy.

Maurice Lavogade est un champion sportif, pratiquant la natation, principalement des courses de grand fond, où il s’aligne souvent avec ses deux frères Bébé et Simon, mais également parfois des distances plus courtes (200 m. par exemple).

Il participe en août 1908 au championnat du monde de nage sous l’eau, organisé pendant le meeting de Joinville. Il finit troisième des Six heures de Joinville en septembre 1910 et quatrième l’année suivante.

En août 1913, Charlot, Bébé, Maurice et Simon Lavogade affrontent dans un match d'une demi-heure à l'américaine des familles sportives les quatre frères Hanouet. La course, sur 1.700 mètres est gagnée de quinze mètres par les frères Hanouet.

Les trois frères Bébé, Maurice et Simon jouaient également au water-polo, par exemple pour leur équipe du CAJ lors d’un match en juillet 1919

Toujours avec ses frères, Maurice participe en août 1911 à une pantomime nautique au sein de la troupe Basket, baptisée Les Amoureux de Léontine, pendant le meeting de natation de Joinville.

Pendant la première guerre mondiale, Maurice Lavogade est soldat au centre de mobilisation d'artillerie n° 421. Il est décoré de la Médaille militaire.

Marié en août 1908 avec Louise Vogel, employée de commerce, Maurice Lavogade s’installe après la première guerre mondiale à Bry-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne). Comme son père et sa fratrie, il est bijoutier.

Leur deuxième fils, Denis, élève pilote et résistant, est fusillé en 1943.

Maurice Simon Lavogade meurt le 11 décembre 1962 à Bry-sur-Marne, où il est inhumé. Il était âgé de 74 ans.

Maurice Lavogade en 1913

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 01:01

Alexandre Lavogade naît le 7 février 1886 à Paris (19e arr.). Il est le fils d’Eugénie Larue, couturière et de son mari Charles Marie Raphaël Lavogade, bijoutier. Cadet d’une grande famille, puisqu’elle compte 11 enfants, Bébé Lavogade va, comme ses trois frères (Charlot, Maurice et Simon), exercer le métier familial de bijoutier. Autre spécialité familiale, Lavogade, qui se fera appeler Bébé même la quarantaine passée, va être un sportif renommé. La famille s’est installée vers 1900 sur les bords de Marne, dans le quartier de Palissy à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne).

Sn premier engagement noté dans la presse nationale est la participation à un cross cyclo-pédestre disputé à Champigny-sur-Marne en mars 1903. Il participe en septembre 1907 à une course pédestre organisée dans le vélodrome du Parc des Princes et réservée aux plus de 100 kilos.

Le football intéresse aussi Bébé Lavogade. Il joue comme demi en 1908-1909 dans l’équipe du Club athlétique de Joinville, dont il est capitaine, contre des clubs du Nord de la France, tandis que son frère Simon est arrière. En 1911, il est devenu gardien de but, puis en 1912 il devient arbitre officiel et continue à officier, au moins jusqu’en 1927.

Son activité sportive principale est cependant la natation, et notamment les courses de grand fond, où il s’aligne souvent avec ses deux frères Maurice et Simon. À partir de 1907, on le voit aux Six heures de Joinville puis en 1908 à la Traversée de Paris, des courses à forte couverture médiatique. En août 1909, il établit une performance, parcourant en Marne 25 kil. 275 m. en 10 heures et annonce vouloir faire le parcours Rouen-Paris.

En août 1913, Charlot, Bébé, Maurice et Simon Lavogade affronte dans un match d'une demi-heure à l'américaine des familles sportives les quatre frères Hanouet. La course, sur 1.700 mètres est gagnée de quinze mètres par les frères Hanouet.

Pendant la première guerre mondiale, Lavogade (Bébé) est agent cycliste au 406e régiment d’infanterie. Il est cité à l’ordre du régiment en novembre 1916. Il obtient des permissions en 1917 qui lui permettent de poursuivre des compétitions de natation.

Lors de la première édition du Marathon nautique Corbeil-Paris, course de 40 km, entre Corbeil et Paris le 3 août 1924, Bébé Lavogade arrive quatrième en 12h55. Il gagne une place l’année suivante.

Les trois frères Bébé, Maurice et Simon jouaient également au water-polo, par exemple pour leur équipe du CAJ lors d’un match en juillet 1919

Bébé Lavogade s’était marié, le même jour que son frère Simon, à Joinville en mai 1911 avec Marguerite Félicie Georgina Sterckx, employée en cinéma. Ils divorcent cinq ans en octobre 1916 plus tard et il se remarie toujours à Joinville en décembre de la même année avec Mathilde Jeanne Tabouret, sœur d’Henri Tabouret (1889-1956), doreur sur bois, militant socialiste puis communiste à Joinville.

L’activité professionnelle de Bébé Lavogade s’exerce dans la bijouterie familiale de la des Francs-Bourgeois à Paris (4e arr.). Il fabrique et répare des boîtiers de montres. En 1928, elle est déplacé rue Charlot (3e arr.).

S’il pratiquait intensément des sports, Bébé Lavogade assumait également des responsabilités associatives dans ce domaine. Il est un des fondateurs du Club athlétique de Joinville (CAJ), dont il est trésorier en 1908. Il est décoré en 1933 de la médaille d'argent de l’éducation physique pour son rôle dans l’encadrement sportif au sein du CAJ.

Les activités artistiques l’intéressent également. Il obtient en octobre 1923 un prix de chant, décerné par l’Association philotechnique joinvillaise. Avec ses frères, il participe en août 1911 à une pantomime nautique au sein de la troupe Basket, baptisée Les Amoureux de Léontine, pendant le meeting de natation de Joinville.

Le militantisme politique de Bébé Lavogade a également une connotation culturelle. Il est élu secrétaire adjoint chargé du théâtre du groupe artistique de la Jeunesse socialiste de Joinville en décembre 1920. Il interprète en janvier 1922 avec une certaine Roussel le duo des Dragons de Villars, opéra-comique d’Aimé Maillart. La représentation se fait au casino-cinéma de Joinville au profit des enfants russes dans le cadre des Fêtes Populaires, organisées par les communistes dans la commune.

Alexandre Bébé Lavogade s’était installé après la première guerre mondiale dans le quartier de Palissy, toujours à Joinville, avenue Marceau. Il meurt le 24 août 1968 à Joinville où il est inhumé, à l'âge de 82 ans. Il avait eu une fille avec sa première épouse.

Maurice et Bébé Lavogade en 1909

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31 mars 2018 6 31 /03 /mars /2018 01:01

Charles Alexandre Lavogade naît le 4 décembre 1883 à Paris (20e arr.). Il est le fils d’Eugénie Larue, couturière et de son mari, Charles Marie Raphaël Lavogade, bijoutier. Aîné d’une grande famille, puisqu’elle compte 11 enfants, Charlot Lavogade se marie civilement en août 1904 à Paris (3e arr.) avec Blanche Marie Leschot. Son père et son beau-père, Charles Leschot, sont tous deux membres du groupe d'études sociales du 4e arrondissement, affilié au Parti socialiste français après l’avoir été au Parti ouvrier socialiste révolutionnaire, et qui rejoindra la SFIO l’an suivant.

Suivant sa famille à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), vers 1900, Charlot Lavogade exerce le métier de bijoutier, à l’instar de son père et de ses trois frères Alexandre dit Bébé, Maurice et Simon. Il est sportif, participant par exemple à un cross cyclo-pédestre à Champigny-sur-Marne en mars 1903. Cependant, contrairement aux autres garçons de la famille, il n’est pas un champion de natation. Il participe cependant en août 1913 à une compétition entre familles sportives qui se déroule à Joinville. Les quatre frères Lavogade sont opposés lors d’un match d'une demi-heure à l'américaine aux quatre frères Hanouet sur une distance de 1 700 mètres. Ce sont ces derniers qui l’emportent de quinze mètres.

Spécialisé dans la bijouterie en or, l’atelier de Lavogade se situe rue Chapon à Paris (3e arr.). Il utilise pour symbole de son poinçon un compas

Résidant boulevard de l'Union au Plessis-Robinson (Seine, act. Hauts-de-Seine) depuis 1925, Charlot Lavogade est un militant actif au sein de la section socialiste SFIO de la commune au moins depuis 1929. Il est candidat lors des élections municipales complémentaires de juin 1934 aux côtés de E. Jacque, représentant de commerce et secrétaire de la section socialiste, de J. Piétri, comptable et trésorier de la section ainsi que de P. Salomon, typographe et syndicaliste. La liste socialiste obtient 124 voix, derrière celle de la majorité municipale (droite) qui en a 266, et la liste communiste avec 179. Elle devance les radicaux-socialistes (99) et les néo-socialistes (tendance Déat et Marquet, 76). Au second tour, la SFIO se désiste en faveur du Pcf, qui échoue cependant.

Lavogade est membre du conseil d'administration de la Caisse des écoles en 1934. Il est trésorier en 1935 de la section du Plessis-Robinson de la Ligue des droits de l'Homme, présidée par Vaillant et dont le doyen est le militant libertaire Jean Grave.

Après le décès de son épouse en juin 1936, Lavogade se remarie à Chatenay-Malabry avec Germaine Clarisse Angéline Bonneau en mai 1937. Il meurt Paris (14e arr.) le 14 janvier 1960. Il était âgé de 76 ans.

Il avait eu trois enfants de son premier mariage. Sa fille aînée, Charlotte, épousera Maurice Henri Cadot, maire socialiste d’Aulnay-sous-Bois (Seine-et-Oise act. Seine-Saint-Denis) en 1964.

 

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29 mars 2018 4 29 /03 /mars /2018 01:01

Charles Marie Raphaël Lavogade naît le 14 mai 1857 à Paris (12e arr.). Il est le fils de Marie Clémentine Charpy, lingère, et de son époux Raphaël Simon Lavogade, garçon de magasin. La famille compte huit enfants.

Devenu bijoutier, spécialisé dans le montage de boîtes de montres, Charles Lavogade a pour symbole de son poinçon un marteau. Il se marie en février 1883 à Paris (11e arr.) avec Eugénie Larue. Ils auront onze enfants. Ils vivent dans les 20e, 19e, 4e puis 3e arrondissements de la capitale.

En décembre 1895, Lavogade répond à l’appel du quotidien La Petite République et organise une souscription en faveur des verriers de Carmaux en grève, qui fonderont avec le produit des sommes récoltées la Verrerie ouvrière d’Albi.

Il participe à la société coopérative de consommation Le Marais, accueillant en octobre 1896 la visite de délégués anglais, belges, hollandais et russes participant au deuxième congrès de l’Alliance coopérative internationale. Au début du même mois, il avait pris part, avec sa coopérative, à la fondation de l’Association générale de production alimentaire, société coopérative d'agriculteurs, de pêcheurs et d'ouvriers ferblantiers constituée à Pontoise.

En 1904, Lavogade est membre du groupe d'études sociales du 4e arrondissement, affilié au Parti ouvrier socialiste révolutionnaire (POSR). Fonctionnant déjà en 1890, le Groupe d'études sociales et de fraternité s’était transformé en 1896 en comité central électoral pour tout l'arrondissement. Le POSR, qui a rejoint le Parti socialiste français prend part à ce titre à la fondation de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) en 1905.

Tout en conservant sa bijouterie dans le quartier du Marais, rue des Francs-Bourgeois, la famille Lavogade s’installe à Joinville-le-Pont vers 1900, d’abord avenue de Palissy, dans le quartier du même nom puis dans le quartier de Polangis, toujours sur la rive gauche de la Marne, avenue Galliéni.

Les quatre fils de Charles Lavogade (Charles dit Charlot, Alexandre dit Bébé, Maurice et Simon) seront, comme lui-même, bijoutiers et auront des responsabilités associatives. Trois d’entre eux seront des sportifs de haut niveau, principalement en natation (Bébé, Maurice et Simon) et deux auront un engagement politique socialiste (Charlot) et communiste (Bébé). Parmi ses petits-enfants, Simon s’engagera dans les Brigades internationales en 1938 pendant la guerre civile espagnole ; Denis sera fusillé pour faits de résistance en 1943 ; Charlotte épousera Maurice Henri Cadot, maire socialiste d’Aulnay-sous-Bois (Seine-et-Oise act. Seine-Saint-Denis) en 1964. Son arrière-arrière-petite-fille, Delphine, militante communiste, est élue conseillère municipale d’Arcueil (Val-de-Marne) en 2014.

Charles Marie Raphaël Lavogade meurt le 7 mars 1931 à Joinville. Il était âgé de 73 ans.

Trois des fils de Charles Lavogade

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27 mars 2018 2 27 /03 /mars /2018 01:01

Si l’on peut suivre la famille Lavogade sur onze générations, entre le 17e siècle et 2014, son origine n’est pas documentée. On peut cependant supposer, le nom Lavogade étant également présent au Brésil, une filiation portugaise, possiblement marrane. En effet, plusieurs indices laissent penser que les Lavogade ont une ascendance juive : ils vivent à Paris dans le quartier du Marais et l’un d’eux témoigne qu’en 1942, il « évite de justesse la rafle du Vél’ d'Hiv'. »

L’ancêtre commun, Jean Lavogade meurt comme son épouse, Antoinette Gentidol, avant 1706. Son fils, Nicolas, est tisserand dans le grand bourg champenois d’Arcis-sur-Aube (Aube), où il épouse, en mai 1706 Anne Bajot. L’aîné de ses six enfants, prénommé également Nicolas, naît le 19 août 1707 à Arcis-sur-Aube. Il exerce le métier de compagnon drapier et s’y marie en août 1730 Nicole Brunelot. Il signe « Nicolas de Lavogad ». Le couple aura environ 17 enfants, dont 9 au moins seraient morts en bas âge ; il s’installe à Troyes (Aube).

Son fils Denis voit le jour le 9 juillet 1743 à Troyes. Il y résidera et sera fabricant de bas. Marié à trois reprises, en 1779 avec Anne Drouard, en 1788 avec Rose Grand-Jeanny puis en avril 1796 à Troyes avec Marie Jeanne Gouley, il aura une douzaine d’enfants avec ses deux dernières épouses.

Simon, fils de Denis et de Rose Grand-Jeanny, né le 13 octobre 1793 à Troyes, exerce la profession de bonnetier. Il épouse Marie Barbe Laisné et s’installe à Paris dans le quartier du Panthéon où il meurt le 16 août 1847.

C’est la descendance de Raphaël, fils aîné de Simon qui deviendra ensuite active sur les plans politique, social et sportif. Lui-même est né à Paris le 25 janvier 1822. Il est graveur sur bois, vit rue Saint-Victor et se marie avec Marie Clémentine Charpy, mère de ses 8 enfants.

Charles Lavogade fut militant socialiste-révolutionnaire et coopérateur à Paris puis à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Ses quatre fils (Charles dit Charlot, Alexandre dit Bébé, Maurice et Simon) seront, comme lui-même, bijoutiers et auront des responsabilités associatives. Trois d’entre eux seront des sportifs de haut niveau, principalement en natation (Bébé, Maurice et Simon) et deux auront un engagement politique socialiste (Charlot) et communiste (Bébé). Parmi ses petits-enfants, Simon s’engagera dans les Brigades internationales en 1938 pendant la guerre civile espagnole ; Denis sera fusillé pour faits de résistance en 1943 ; Charlotte épousera Maurice Henri Cadot, maire socialiste d’Aulnay-sous-Bois (Seine-et-Oise act. Seine-Saint-Denis) en 1964. Son arrière-arrière-petite-fille, Delphine, militante communiste, est élue conseillère municipale d’Arcueil (Val-de-Marne) en 2014.

Nous examinerons leurs parcours dans de prochains articles.

 

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25 mars 2018 7 25 /03 /mars /2018 00:01

Romain Yves Le Gallou naît le 16 octobre 1898 à Paris (14e arr.). Ses parents, Marie Anne Le Ray et Jean Marie Le Gallou, tous deux d’origine bretonne, résident à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Sa mère est infirmière et son père cheminot. Ils vivent d’abord rue des Marronniers dans le quartier du Centre de la commune puis avenue Ratel, dans le quartier de Polangis.

Alors mécanicien ajusteur, Le Gallou est mobilisé par anticipation dès avril 1917 et affecté dans son métier au 3e régiment d’artillerie coloniale. Hospitalisé plusieurs mois début 1918, il est réformé en octobre de la même année et classé dans un service auxiliaire à Dijon.

Revenu de l’armée, Le Gallou épouse Maria Eydieux à Champigny-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne) et devient bijoutier.

Il est candidat en 1925, à 26 ans, sur la liste Union républicaine pour la défense des intérêts communaux, conduite par le maire sortant, Henri Vel-Durand, qui rassemble des radicaux dissidents et des personnalités libérales et conservatrices. Elle s’oppose à une liste de cartel des gauches, conduite par Georges Briolay, regroupant des radicaux-socialistes, des socialistes SFIO et des socialistes indépendants, ainsi qu’à une liste communiste. Au premier tour, l’Union républicaine a 1080 voix en moyenne, soit 47,5% des suffrages exprimés. Avec 1078 voix au second tour, la liste emporte les 27 sièges face au cartel des gauches, les communistes, qui avaient recueilli 21,1% des voix, s’étant retirés.

En décembre 1926, avec deux autres conseillers municipaux, Maurice Richard-Cugnet et Lucien Barberolle, Le Gallou s’oppose à la réfection de l’église Saint-Charles, principal lieu de culte de la ville.

Romain Yves et Maria Le Gallou ont eu une fille en 1923. La date de décès de Romain Yves Le Gallou n’est pas connue.

 

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23 mars 2018 5 23 /03 /mars /2018 00:01

Eugène Alexandre Duhamel naît le 5 décembre 1863 à Rouen (Seine-Inférieure, act. Seine-Maritime), sur l’Île Lacroix. Il est le fils de Léonie Joséphine Duhamel, couturière, et d’un père non dénommé.

Il épouse en mai 1896 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) Catherine Madeleine Perchet, fille d’un marchand d’armement et futur conseiller municipal, Pierre Perchet. Son épouse sera membre, lors de sa fondation en 1902, de la section locale de la Société de l'allaitement maternel, principale association humanitaire à Joinville, composée principalement de femmes de notables.

Duhamel travaille en tant qu’opticien. En 1901, il est employé à la Société des lunetiers. La SL est l’ancêtre du groupe Essilor, fondée en tant que coopérative en 1849 avant d’évoluer progressivement vers une structure de société plus classique. Il est hébergé en 1901 à Joinville par un autre opticien de la Société des lunetiers, Paul Jean Bénit.

Plusieurs personnalités locales de Joinville-le-Pont ont été associés à la Société des lunetiers, notamment Francois Blaize, une des coopérateurs-fondateurs et conseiller municipal ; Eugène Videpied et Pierre Jules Tireau, militants radicaux-socialistes ; Maurice Poitevin, tué lors de la première guerre mondiale ; Émile Cornu et Paul Jean Bénit. Plus tard, Bernard Maitenaz, également joinvillais, sera aussi un des piliers d’Essilor, qui héritera une unité industrielle dans la commune de son autre ancêtre, SILOR.

En 1911, toujours opticien, Duhamel est son propre patron.

Lors des élections municipales de novembre 1919 à Joinville, Duhamel est candidat sur la liste libérale et conservatrice dite Bloc indépendant, conduite par Jules Beauvais et Georges Bitterlin, conseillers sortants. La liste s’oppose au premier tour à celle d’Henri Vel-Durand, qui rassemble des radicaux dissidents, des radicaux-socialistes et des socialistes indépendants, et à celle de Georges Laruelle, soutenue par le parti socialiste SFIO. Duhamel recueille 397 voix sur 1694 suffrages exprimés (23,4%) pour 1715 votants et 2491 inscrits. La liste se retire au second tour, l’Union républicaine et sociale de Vel-Durand emportant les 23 sièges à pourvoir.

Eugène Alexandre Duhamel meurt le 11 novembre 1946 à Joinville. il était âgé de 82 ans. Il avait eu deux filles.

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17 mars 2018 6 17 /03 /mars /2018 00:01

Louis Étienne Lheureux naît le 24 juillet 1769 à Pont-de-Saint-Maur, bourg qui dépend de la paroisse Saint-Nicolas de Saint-Maur (act. Val-de-Marne). Il est le fils de Marguerite Rémi et de son époux Jean Lheureux.

Maçon et carrier, Étienne Lheureux exploite une petite entreprise qui compte au moins 6 personnes en 1822. Il épouse en octobre 1789 Louise Julie Rousseau, toujours dans la même paroisse dont elle est également native. Ils auront trois enfants.

Ses oncles vont jouer un rôle politique majeur dans la création de la commune de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur, qui se sépare de Saint-Maur-des-Fossés en février 1790. Edme Lheureux (1733-1798) cultivateur et marchand de bois, est le fondateur et premier maire (1790-1791) ; son aîné Nicolas Lheureux (1730-1806), blanchisseur, est le troisième maire (1792-1793), succédant à Jean-Charles Contour.

C’est en mai 1818 qu’Étienne Lheureux va lui aussi commencer de siéger dans l’assemblée municipale. Le maire est alors Jean Joseph Robin (1769-1837), avocat et maire de 1817 à 1821. Il est ensuite remplacé par Claude Pierre Jacmart (1781-1862), marchand de bois, ancien maire de Villiers-sur-Marne (Seine-et-Oise, act. Val-de-Marne), puis maire de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur de 1821 à 1830.

Il est possible que le mandat d’Étienne Lheureux soit renouvelé en 1824. Il est en tout cas de nouveau conseiller municipal en septembre 1828, et a alors cessé son activité professionnelle. Pendant ce mandat, après la révolution de 1830, la commune décide de changer de nom, pour marquer un trait définitif sur les revendications de Saint-Maur-des-Fossés qui continue de souhaiter le regroupement dans une commune unique des deux parties de la paroisse.

Laurent Pinson (1788–1867), marchand de bois, maire élu en 1830 après la démission de son prédécesseur, mènera le processus à bien et La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur devient Joinville-le-Pont en 1831.

Louis Étienne Lheureux meurt le 20 janvier 1832 à Joinville-le-Pont. Il était âgé de 62 ans.

Son fils aîné, Étienne François Hyacinthe Lheureux marchand fruitier, avait été proposé en février 1830 pour remplacer un conseiller municipal décédé, Antoine Cornu, père de l’époux de sa sœur.

Signatures d'Edme, Nicolas et Louis Étienne Lheureux sur un document d'état-civil de 1791

 

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11 mars 2018 7 11 /03 /mars /2018 00:01

Henri Hubert Banos naît le 7 novembre 1913 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’Henriette Marie Pélissier et de Charles Antoine Banos. Son grand-père maternel, Henri Pélissier, est chevalier de la Légion d’honneur, conseiller municipal de Joinville et président de la Chambre syndicale des constructeurs et loueurs de bateaux. Ses grands-parents vont l’élever, car sa mère meurt en 1926 et son père en 1929.

Vivant sur l’île Fanac à Joinville, haut lieu des sports de rivière, Henri Banos va rapidement s’affirmer comme un athlète. Âgé de 18 ans, il remporte le 64e championnat d’aviron de la Seine, disputé à Asnières en septembre 1932 dans la catégorie skiff pour les débutants n'ayant jamais couru. Il est inscrit à l’Association Sportive de la Bourse, club dont la section aviron est sous la responsabilité de Georges Piot, médaillé d’argent aux Jeux olympiques de Paris en 1924, qui vit également sur l’île Fanac.

En 1933, Henri Banos remporte plusieurs courses de débutants à Enghien, Suresnes, Lagny et Joinville puis devient champion de France junior en skiff en août à Aix-les-Bains (Savoie).

S’il devient champion de Paris puis de France en canoë en 1934, Banos connaît cette année-là des résultats plus mitigés, abandonnant à deux reprises des courses, épuisé.

L’année 1936 va être pour Henri Banos celle de la consécration. Considéré comme invincible, Vincent Saurin, détenteur du titre national en skiff, est pourtant battu par Banos, encore junior, lors des championnats de Paris à l'aviron dans le bassin de Saint-Cloud-Suresnes en juin. Il récidive 15 jours plus tard et de devient champion de France, à la surprise de la presse sportive, s’attirant la sympathie d’un large public de rameurs.

Effectuant son service militaire à l'Ecole de gymnastique de Joinville, basée dans le Bois de Vincennes, à proximité de son domicile, Banos remporte plusieurs victoires, comme celle des régates de de Joinville à l'occasion du soixantième anniversaire de la fondation de la Société Nautique de la Marne.

Bien que peu expérimenté, l’excellente forme et les réussites de Banos font qu’il est sélectionné pour les Jeux olympiques de Berlin. Avec l’équipe de France, il traverse en train l’Allemagne, pavoisée de manière extravagante à l’occasion de ces olympiades. Il ne se qualifie pas pour la finale.

Si Banos continue de briller dans les courses françaises, sa deuxième expérience internationale en lors des championnats d'Europe en août 1937 à Amsterdam se conclut encore par une élimination lors des séries. L’hebdomadaire Miroir des sports lui reproche de ne participer qu'à quelques courses chaque année, ce qui ne lui permettrait pas de prétendre porter les couleurs de la France. Cependant, à la fin du même mois, il s’impose comme champion de France en canoë à Menton.

Gagnant plusieurs courses françaises facilement en 1938, Banos est de nouveau surclassé lors des championnats d'Europe à Milan début septembre. Absent sans explication de la Coupe de Paris, épreuve internationale en skiff au cours du même mois, il se voit traiter de fantaisiste par la presse, Paris-soir critiquant son manque de sérieux. Il est cependant classé par un autre quotidien, Le Petit Parisien, vedette française de 1938 en aviron.

Affecté par la mort de son grand-père en mai 1939, Henri Banos se tient absent des bassins pendant plus d’un mois, avant de faire une rentrée victorieuse chez lui, à Joinville, en juillet. Il remporte le titre de champion de Paris en double-sculls à Juvisy et, toujours le même mois, gagne dans la même discipline à Genève. Il participe dans cette catégorie aux championnats d'Europe d'Amsterdam en septembre.

Les années suivantes voient l’étoile de Banos pâlir. Le classement des As du sport par Le Matin, en septembre 1940, le laisse loin derrière Saurin et Delaplane. Il remporte cependant, jusqu’en septembre 1942, plusieurs courses en double-sculls.

Après-guerre, Banos se retire de la compétition.

En septembre 1941, Henri Banos s’était marié à Joinville avec Paulette Brunet, autre résidente de la commune. Il avait été décoré en février 1939 de la médaille de bronze de l’Éducation physique. Il poursuit sans doute l’activité de charpentier qu’il exerçait déjà dans le garage à bateaux de son grand-père.

 

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13 février 2018 2 13 /02 /février /2018 00:01

Auguste Célestin Wehrell naît le 23 avril 1860 à Joinville-le-Pont. Il est le fils d’Ismérie Françoise Noël Langrené et de son époux, Antoine Wehrell, garde-champêtre.

En août 1891 à Joinville, Auguste Wehrell, qui est alors bijoutier, épouse Blanche Juliette Niorte, blanchisseuse, qui était déjà la mère de ses deux premiers enfants et en aura une troisième. En 1896, Wehrell est devenu restaurateur et marchand de vins rue de Paris, dans le centre-ville. Il exerce toujours cette activité en 1922.

Lors des élections municipales de mai 1892, Wehrell est candidat au premier tour sur la liste conservatrice d’opposition à la majorité radicale-socialiste, conduite par Barborin et Bocquentin. Il obtient 108 voix pour 639 suffrages exprimés soit 17%. Sa liste a un seul élu, Moulinet, contre 15 pour les radicaux-socialistes du maire, Eugène Voisin ; elle se retire au second tour, les radicaux remportant les six sièges restants.

L’établissement Wehrell accueille en 1901 les réunions du Cercle d'études sociales de Joinville, membre du Groupe socialiste révolutionnaire indépendant de France, et précurseur de la section socialiste SFIO de la commune.

L’activité de sapeur-pompier volontaire qu’il exerce au sein de la brigade de Joinville vaut à Wehrell plusieurs récompenses : une mention honorable en 1891, la médaille d'argent de 2e classe en 1892 puis celle de 1e classe en 1897.

Le 2 janvier 1897, la presse raconte le sauvetage qu’il accomplit à Joinville qui lui valut cette dernière médaille. Une domestique de 22 ans tirait un seau d'eau, lorsqu'elle fut entraînée par le poids et précipitée dans le puits à 23 mètres de profondeur. En tombant, la jeune fille poussa un cri déchirant. Les voisins l’aperçurent qui se débattait au fond: Impuissants à la secourir, ils allèrent prévenir le commissaire de police, qui fit mander les pompiers. Wehrell, était déjà accouru. Il s'attacha un cordage sous les bras et se fit descendre dans le puits par ses camarades. Il parvint à saisir la jeune fille et à lui enrouler autour du corps une corde à l'aide de laquelle on la remonta très lentement et avec mille précautions. Pendant ce temps, le courageux sauveteur restait plongé jusqu'à la ceinture dans l’eau glacée. Malgré la chute, la jeune bonne n'avait pas perdu connaissance et n'avait que d'insignifiantes blessures. Selon les quotidiens, « La foule a fait une ovation au brave sauveteur. »

En 1913, Wehrell accueille des chevaux, son établissement étant proche du champ de courses de Vincennes. Après-guerre, il est propriétaire de chevaux de courses, dont Glfted qui remporte plusieurs courses en 1920 et Punta Gorda en 1921.

Auguste Wehrell meurt le 27 août 1934 à Joinville. Il était âgé de 74 ans.

 

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