Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 00:01

Pierre François Alexandre naît le 9 mars 1766 à Évry-les-Châteaux (Seine-et-Marne). Il est le fils de Marie Marguerite Jacquand et de son mari Jean Alexandre, boulanger puis jardinier.

Il s’installe avant la Révolution dans la paroisse Saint-Nicolas de Saint-Maur, où il épouse en février 1789 Marie Thérèse Composion ; ils auront quatre enfants. Il vit dans le village de Pont-de-Saint-Maur, qui devient en 1790 une commune sous le nom de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur. Il y exerce la profession de couvreur.

Pierre François Alexandre, qui siège sans doute déjà au sein du conseil municipal, est nommé adjoint au maire le 29 août 1815, en remplacement de Jean Mathurin Lemaire, nommé maire. Il exerce sans doute peu de temps cette fonction, puisque c’est Jean Baptiste Louis Besançon qui est mentionné comme en étant titulaire (il y a un seul adjoint dans la commune) en avril 1816, date à laquelle il devient maire. Il continue cependant de siéger comme conseiller municipal.

Un fonctionnaire de la préfecture (non désigné) écrit un courrier (daté du 19 juin 1818) demandant au préfet le remplacement de deux membres du conseil municipal du fait de la « négligence avec laquelle la commune de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur était administrée ». Il s’agit de René Neveu, adjoint en fonction et de Pierre Alexandre, ancien adjoint. Cependant, Pierre François Alexandre est à nouveau désigné membre du conseil par un arrêté du 24 juin 1818.

Il est élu, au suffrage censitaire, en septembre 1828 et réélu en novembre 1834 dans une commune qui s’appelle, depuis 1831, Joinville-le-Pont. Il redevient adjoint au maire en août 1837, en remplacement de Jean Émile Lemaire, aux côtés de Laurent Nicolas Pinson, maire. La liste électorale mentionne qu’il dispose d’une fortune de 2 000 francs.

Alexandre est remplacé dans sa fonction d’adjoint après les élections de décembre 1840 par Pierre Bainville. Il ne siège sans doute plus à partir de cette date au conseil municipal.

Pierre François Alexandre décède le 24 juin 1848 à Joinville-le-Pont, à l’âge de 82 ans. son fils, Pierre Désiré Alexandre (1797-1881) puis son petit-fils Hippolyte Félix Alexandre (1842-1900) poursuivront l’exploitation de l’entreprise familiale et siègeront tous deux au conseil municipal.

Partager cet article
Repost0
22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 01:01

Lucien Eugène Lavoipierre, naît le 19 avril 1879 chez ses parents 11, rue des Murs de la Roquette à Paris (11e arr.). Il est le fils de Marie Eugénie Tramontis, fleuriste, et de son époux Lucien Eugène Lavoipierre, monteur en bronze.

Il exerce la profession de plombier-couvreur en tant qu’entrepreneur d’abord rue d’Argout à Paris (2e arr.) puis à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où il est installé en 1913.

Marié en août 1904 à Paris (20e arr.) avec Octavie Jeanne Bégrand, avec laquelle il aura une fille, Lavoipierre, qui est sergent au 1er régiment du génie pendant la Première guerre mondiale, est blessé et cité à l’ordre du régiment en juin 1918.

Ayant repris son activité de couvreur, il travaille notamment pour la municipalité de Joinville, refaisant par exemple le toit de l’église en 1926. Il va s’impliquer fortement dans la vie locale. Il est président de l’Union des commerçants de Joinville en 1919, alors qu’elle rassemble les industriels, artisans et commerçants des quartiers de la rive droite de la Marne ; il propose la fusion avec l’autre institution communale, le Groupement amical des industriels, commerçants et des habitants de Palissy-Polangis, présidé par Stephen Durande, futur maire de la ville. Lorsque, en juin 1923, le regroupement devient effectif, c’est Lavoipierre qui en prend la présidence. S’il a cédé son poste de président sans doute en 1934, Lavoipierre est toujours mis en avant lors du banquet de l’Union commerciale pour son trentenaire, organisé en mars 1935.

En complément de son activité associative auprès des entrepreneurs locaux, Lavoipierre avait été désigné pour présider le syndicat d’initiative municipal en février 1922. Il participe à plusieurs commissions d’enquête en 1928, sur le doublement des voies de tramways ou la réalisation d’un collecteur d’égouts.

Participant à la formation de la section de Joinville du Radio club régional, il est membre de son bureau en 1925.

Si Lavoipierre n’a, semble-t-il, jamais brigué un mandat municipal il s’intéresse manifestement à la vie publique. Il est ainsi désigné par le conseil municipal comme électeur pour des scrutins sénatoriaux en décembre 1919 et 1926 puis en septembre 1935.

Lors du renouvellement, le 21 octobre 1932, du bureau de la formation conservatrice locale, le Comité d’union républicaine et d’action sociale, Lavoipierre est désigné comme membre de la commission de propagande. Le comité est présidé par Émile Lecuirot et a notamment pour vice-président Léon Lesestre, futur maire. Lorsque le comité décide de se transformer le 20 février 1935 en Union des républicains, à vocation exclusivement municipale, Lavoipierre devient vice-président, le futur adjoint au maire René Kirbühler.

Lavoipierre ne siège pas dans la municipalité de Lesestre et Kirbühler, qui est nommée par les autorités de Vichy en 1942.

La date du décès de Lucien Eugène Lavoipierre n’est pas connue. Il avait 56 ans en septembre 1935. Son épouse, Jeanne Lavoipierre, était en 1933 trésorière de la section de la Mutualité maternelle de Paris à Joinville.

Partager cet article
Repost0
14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 01:01
Antsiranana, vers 1887
Antsiranana, vers 1887

Eugène Louis Legendre naît le 30 mars 1848 à Paris (12e arr.). Il est le fils de deux joaillers, Élise Alexandrine Huchet (ou Huché) et son époux Louis Legendre. Lui-même exercera la même profession, principalement comme sertisseur.

En juillet 1868, Louis Legendre épouse Sophie Bogillot, ouvrière en dentelles, avec laquelle il aura quatre enfants.

Installé à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), Louis Legendre est candidat lors d’élections municipales partielles organisées en 1879 pour le remplacement de trois membres du conseil. En septembre 1879, Legendre prend parti dans le conflit qui oppose le maire de Joinville, le républicain Gabriel Pinson, à un conseiller municipal, Alphonse Demeestère, qui devra un des principaux dirigeants radicaux-socialistes de la circonscription. Demeestère a lancé une collecte pour venir en aide à un ancien communard démobilisé, Adolphe Morandy, ce dont s’offusque le maire, qui fait voter un blâme en conseil municipal le 27 septembre 1879 puis le fait afficher sur les murs de la ville. Outre Demeestère lui-même, sept conseillers refusent de le voter (Legendre, Vaudey, Bessault, Diot, Berné, Gobert et Mouriez) contre onze qui l’approuvent.

Lors des élections municipales de 1881 et de 1884, Legendre n’est pas réélu. Il est candidat en mai 1888 sur la liste constituée par le comité électoral républicain radical-socialiste, probablement la première organisation politique stricto sensu dans la commune. La liste rassemble des radicaux, dont Alphonse Demeestère et Henri Diot, conseillers sortants, ainsi que des socialistes, futurs membres du parti ouvrier, comme Jean Gustave Charton et Jean Baptiste Boguet. Le comité organise deux réunions publiques les 18 et 25 avril, pour faire le bilan du conseil sortant et présenter son programme puis faire désigner ses candidats. Legendre est en 15e position parmi les 21 candidats. Seuls trois membres de la liste radicale seront élus au second tour (Demeestère, Diot et Vaudey), la majorité conduite par Pinson étant reconduite.

L’activité professionnelle de Legendre le conduit à être fréquemment absent, notamment pour l’achat de pierres. C’est au cours d’un de ces voyages qu’il meut, le 6 février 1894, à Antsirane (act. Antsiranana), dans la région de Diégo-Suarez, à Madagascar. Louis Legendre était alors âgé de 46 ans. Son frère cadet, Louis Pierre, mourra également dans la grande île quatre ans plus tard.

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 01:01

Henri Eugène Lacroix est né le 16 janvier 1872 à Paris (12e arr.). Il est le fils de François Eugène Lacroix et Célina Henriette Messier, domiciliés à Paris (12e arr.) puis à Maule (Seine-et-Oise, act. Yvelines).

Il épouse Flore Georgette Delafond, brodeuse, en juin 1901 à Paris ; il divorce en mai 1916 et se remarie avec Jeanne Louise Boulet en juillet 1918 à Neuilly-sur-Seine (Seine, act. Hauts-de-Seine).

Exerçant la profession de bijoutier, il s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) avant 1901. Il s’y engage alors dans la vie politique et associative.

En mars 1901, il est élu président de la section de Joinville-le-Pont de la Ligue des droits de l'Homme qui vient d’être constituée.

Henri Lacroix signe des articles dans des hebdomadaires politiques locaux paraissant dans la banlieue sud-est de Paris, Le Réveil socialiste (1906), Tribune socialiste (1908) et La Voix socialiste (1909-1910). Il y insiste notamment sur les problèmes de son quartier de Polangis, à Joinville.

En janvier 1907, il lance dans L’Humanité une souscription en faveur d’un autre Joinvillais, avec lequel il entretient des relations étroites, Émile Lebègue. C’est le responsable de l’Union des sections SFIO de la deuxième circonscription de l'arrondissement de Sceaux, qui se trouve alors dans une « situation pénible ». Lacroix est secrétaire du groupe de Joinville de la 37e section du parti socialiste dans le département de la Seine, la section étant à l’échelle du canton de Saint-Maur.

Après avoir été candidat sur des listes socialistes, qui n’obtiennent pas d’élus, en 1904 et 1908, Henri Lacroix entre au conseil municipal de Joinville-le-Pont lors des élections de mai 1912. Il siège en compagnie de six autres adhérents de la SFIO, dont Émile Lebègue et Georges Laruelle. Le maire est Achille Ernest Mermet, radical dissident. Sa liste a fusionné avec celle des radicaux dissidents, les libéraux et l’emporte au second tour contre les radicaux-socialistes. Le conseil est composé de sept socialistes, dix radicaux dissidents et six libéraux.

Lacroix continue son activité d’élu local pendant la première guerre mondiale, étant mobilisé mais affecté en région parisienne. Lacroix vient tous les jours à la mairie, où il est délégué au paiement des allocations aux femmes de mobilisés, ce qui est, remarque Louis Rey, un de ses adversaires radical-socialiste dans l’hebdomadaire Voix des communes « un poste bien difficile » et fait de lui l’élu « contre lequel on médit le plus », même s’il considère qu’il est incapable des détournements dont on l’accuse. Il démissionne de cette fonction en juin 1915.

Lacroix s’oppose à la hausse du prix du gaz, votée par la mairie municipale. En 1916, Lacroix est en service à la préfecture de la Seine ; il prend publiquement position pour défendre le maire Ernest Mermet (radical dissident), mis en cause dans sa gestion des fonds de guerre.

Lacroix n’est pas candidat au premier tour lors du scrutin communal de 1919 ; il rejoint un ancien conseiller municipal socialiste, Georges Laruelle, au second tour sur la liste SFIO, en vingtième position. La liste obtient 502 suffrages en moyenne (33%) et n’a pas d’élu, Lacroix arrivant en tête avec 519 votes (34,1%). La liste d’Union républicaine et sociale, conduite par Henri Vel-Durand, remporte tous les sièges ; elle rassemble des radicaux dissidents, des radicaux-socialistes et des socialistes indépendants, anciens membres de la SFIO (Périn, Caperon).

En 1920, Henri Lacroix adhère au nouveau parti communiste, comme l’ensemble de la section SFIO de Joinville. Il n’a plus d’activité politique publique mais reste membre du Pcf, qui salue sa disparition en tant que camarade en 1924.

Henri Lacroix a eu deux filles. Il décède à Joinville-le-Pont le 16 juin 1924, à l’âge de 52 ans.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Polmorésie, blog d’histoire
  • : Histoire politique, économique, culturelle et sociale au travers des acteurs qui ont se sont engagés dans la vie publique.
  • Contact

Recherche

Liens