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6 mai 2021 4 06 /05 /mai /2021 00:01

Gustave Émile Lucot naît le 17 septembre 1862 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Louise Testel et de son mari Jean Ferdinand Lucot, entrepreneur de maçonnerie.

Au décès de son père, en 1885, Émile Lucot reprend la gestion de l’entreprise familiale, importante société installée rue de Créteil (act. boulevard du Maréchal-Leclerc). L’hebdomadaire local Voix des communes remarque : « Lucot, fils, redevient ce qu’était son père, l’entrepreneur-juré de la commune ». Il devient propriétaire de la société en avril 1890.

Plusieurs des ancêtres d’Émile Lucot ont joué un rôle politique dans la commune. Sous la Révolution française, Louis Toussaint Lucot, blanchisseur, est officier municipal (adjoint au maire). Son petit-fils, Jean Louis Nicolas Lucot est conseiller municipal entre 1830 et 1869 et fondateur de l’entreprise de maçonnerie familiale. Le fils de ce dernier, et père d’Émile Lucot, Jean Ferdinand Lucot est également conseiller municipal entre 1870 et 1885.

Lors des élections municipales de mai 1888, Émile Lucot est candidat sur la liste du maire sortant, Gabriel Pinson. Ce dernier, dont Jean Ferdinand Lucot était un des colistiers, se présente cette fois avec une liste concurrente, celle soutenue par le comité radical-socialiste, sur laquelle figurent plusieurs conseillers sortants. La liste Pinson remporte au premier tour 17 des 21 sièges à pourvoir ; Lucot, avec 237 voix pour environ 560 suffrages exprimés (42%) n’est pas élu, mais il arrive cependant devant les radicaux-socialistes, sauf un. Au second tour cependant, trois de ces derniers remportent le vote, tandis qu’un seul des colistiers de Pinson complète la majorité municipale. Avec 198 voix pour environ 425 suffrages exprimés (47%), Lucot est battu.

Au cours des années 1890, Émile Lucot se désengage de l’activité familiale et déménage rue de Paris.

Dans le domaine sportif, Émile Lucot s’intéresse d’abord à l’aviron. Il est barreur d’une yole de la Société nautique de la Marne, le principal club joinvillais, basé sur l’île Fanac. À la fin du siècle, il pratique la boxe française avec le Cercle d'Escrime de Joinville-le-Pont, qui se transforme en 1899 en Société Sportive de Joinville-le-Pont et s’appuie sur les instructeurs de l’école militaire de gymnastique, basée dans le Bois de Vincennes.

Après l’implantation des usines Pathé sur les bords de Marne, Émile Lucot est embauché par la firme cinématographique. L’activité d’Émile Lucot pendant la guerre n’est pas connue. Il épouse à Joinville en juin 1916 Pauline Émilie Anaïs Hourdequin.

Après le conflit mondial, Émile Lucot travaille toujours pour Pathé, dans leur établissement de Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne). Il prend sa retraite au début des années 1930.

Gustave Émile Lucot meurt le 10 avril 1937 à Joinville. Il était âgé de 74 ans et n’avait pas eu d’enfant.

Usines Pathé à Joinville en 1911

 

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10 avril 2021 6 10 /04 /avril /2021 00:01

Lucien Charles Victor Pourrain naît le 4 juin 1894 à Rouen (Seine-Inférieure, act. Seine-Maritime). Il est le fils d’Angélique Lucie Alphonsine Ducaffy et de Victor Pierre Pourrain, alors employé de banque. La famille vit en 1906 à Caen (Calvados) puis en 1914 à Roubaix (Nord) où le père est devenu directeur de banque.

Au début de la première guerre mondiale, Lucien Pourrain, qui est en âge de faire son service militaire, est cependant « ajourné pour faiblesse ». Il rejoint l’armée en février 1919, mais est classé dans les services non armés, pour gastrite chronique. Il est démobilisé dès août 1919.

Alors employé de banque, Lucien Pourrain épouse en juin 1920 à Roubaix Irène Jenot, également employée de banque, fille d’un industriel de Ferrière-la-Petite (Nord) et d’une professeure de musique. Ils divorceront en octobre 1926 à Lille. Ils vivent rue de la Perche.

Lucien Pourrain quitte le Nord pour s’installer d’abord en 1925 à Levallois-Perret (Seine, act. Hauts-de-Seine) rue Carnot puis en 1926 à Saint-Maurice (Seine, act. Val-de-Marne), Grande-Rue, où il épouse en mars 1927 Fernande Jeanne Marie Gérard. Ils s’installent peu après dans la commune voisine de Joinville-le-Pont, avenue Courtin, dans le quartier de Polangis.

Lucien et Fernande Pourrain sont tous deux professeurs de musique. Ils constituent en octobre 1931 une association destinée à « l’encouragement à l'art musical chez les jeunes élèves et les amateurs de musique », intitulée Cercle artistique des jeunes musiciens et basée à leur domicile de Joinville.

Le président est Lucien Pourrain, tandis que Fernande Pourrain est vice-présidente. Le Cercle donne plusieurs concerts chaque année à Joinville et est toujours actif en 1935.

Lucien Pourrain meurt le 23 novembre 1957 à Joinville-le-Pont. Il était âgé de 61 ans et ne semble pas avoir eu d’enfant.

Plan de Joinville en 1922

 

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6 avril 2021 2 06 /04 /avril /2021 00:01

Henri Eugène Greslon naît le 9 avril 1904 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’Yvonne Zélia Mary, couturière, et de son époux, Octave Marie Greslon, serrurier mécanicien, qui vivent 15, rue du Canal, dans le quartier du Centre. Le père, Octave Greslon est militant radical-socialiste et coopérateur.

La famille Greslon comprend six enfants, les trois aînés étant issus du 1er mariage du père, Henri étant l’aîné des trois autres. En mars 1913, le plus âgé des six, Octave Clément, meurt à Charenton-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), alors qu’il était déjà marié. Les autres vivaient toujours à Joinville.

Après la première guerre mondiale, la famille déménage à Maisons-Alfort (Seine, act. Val-de-Marne), où Henri est apprenti-mécanicien. Il est probable qu’il réside ensuite à Tillières-sur-Avre (Eure) et qu’Henri Greslon sr soit marié. Son fils Robert y voit le jour en avril 1926. Les deux cadets de la famille, Jeanne et Raymond, s’y marient en septembre 1929 et septembre 1930. Ce dernier revient ensuite sur les bords de Marne, à Maisons-Alfort, où il est recensé en 1936.

Le témoignage de Robert Greslon mentionne également, sans le dater, un séjour à Brunoy (Seine-et-Oise, act. Essonne).

À partir de 1933, les époux Greslon et leur fils sont installés à Dives-sur-Mer (Calvados), rue du Nord. Ils vont rejoindre plus tard les Cités rouges, rue de Normandie. Henri Greslon est ouvrier dans l’usine de laminage de la cité métallurgique.

Plusieurs témoignages, notamment celui de son fils, assurent qu’Henri Greslon était communiste pendant la deuxième guerre mondiale. L’usine de Dives ayant fermé pendant le conflit, il travaille dans une entreprise près de l’écluse de Périers-en-Auge.

D’après l’archéologue Vincent Carpentier, auteur d’une étude sur la ville pendant la guerre, les communistes clandestins étaient nombreux à Dives-sur-Mer. En avril-mai 1942, le sabotage à deux reprises du chemin de fer Paris-Cherbourg, perpétré à Airan par les Francs-Tireurs et Partisans (FTP), qui provoque la mort de soldats allemands, est suivi de l’arrestation de plus de cent cinquante otages. Cinquante-deux juifs et communistes, dont de nombreux Divais, sont exécutés, et quatre-vingts autres déportés à Auschwitz-Birkenau. En octobre, la Feldkommandantur de Caen exige des otages «préventifs», destinés à être exécutés en cas d’attentat. Onze communistes du Calvados, dont six habitants de Dives-sur-Mer sont arrêtés. Parmi eux, Henri Greslon est pris sur son lieu de travail par la police allemande le 21 octobre 1941.

En passant par Caen, les otages sont transférés au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht. Henri Greslon peut écrire à son épouse, en juillet 1942, signalant le départ pour « une destination inconnue, sans doute l’Allemagne » de certains de ses camarades.

Il est déporté le 24 janvier 1943 vers le camp de concentration de Sachsenhausen, dans la commune d’Oranienburg (Brandebourg, Allemagne), où il porte le matricule 59238.

Le transport comprend 1 557 hommes et 230 femmes, soit un total de 1 787 personnes, dont 673 sont décédées et 114 portées disparues.

Henri Eugène Greslon meurt le 1er août 1943 à Sachsenhausen. Il était âgé de 39 ans et père d’un enfant. Son décès est retranscrit, en septembre 1946, sur l’état-civil de Joinville-le-Pont. Un arrêté du 3 février 1994 a décidé que son acte de décès porterait la mention « Mort en déportation ». Son fils, Robert, a apporté un témoignage, recueilli en janvier 2017 par l’association la Mémoire ouvrière de Dives-sur-Mer, présidée par Christine Le Callonec.

Deux stèles portent son nom : l’une est la plaque commémorative Résistance-Déportation placée l’hôtel de ville de Caen (Calvados) ; l’autre est gravée sur le monument commémoratif des déportés de Dives-sur-Mer.

 

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4 avril 2021 7 04 /04 /avril /2021 00:01

Octave Marie Greslon naît le 24 février 1863 à Saint-Maurice (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Cornélie Augustine Louise Dujardin, couturière et de son mari Philippe Clément Greslon, jardinier.

La famille Greslon s’installe, vers 1869, dans la commune voisine de Saint-Maur-des-Fossés. Octave Greslon, devenu serrurier, s’y marie en février 1886 avec Marie Eugénie Breuil. Il vit ans le quartier du Vieux Saint-Maur, place d’Armes puis rue de la Procession.

En 1897-1898, Octave Greslon est secrétaire du comité républicain radical-socialiste communal. C’est lui qui convoque les conseillers municipaux de cette tendance et tente de mettre fin au conflit au sein des radicaux locaux, dont une partie veut soutenir, lors des élections législatives de 1898, l’ancien maire de Saint-Maur, républicain modéré, Piettre, contre le candidat sortant, le député radical-socialiste Jules Ferdinand Baulard. Avec les cadres radicaux de la circonscription, Greslon s’insurge contre la fait que les partisans de Piettre aient constitué un « Comité central républicain radical-socialiste du canton de Saint-Maur », concurrent du leur et non reconnu par les instances départementales du mouvement radical. En mai 1898, Piettre renonça à se présenter et Baulard fut réélu.

Un an après la naissance de son troisième enfant, son épouse meurt en novembre 1898. Octave Greslon s’installe alors à Joinville-le-Pont, commune voisine, et s’y remarie en septembre 1899 avec Yvonne Zélia Mary. Il travaille, comme son fils aîné, comme serrurier-mécanicien pour l’entreprise Gosset de Joinville.

N’ayant plus d’activité politique publique, Octave Greslon est par contre engagé en matière sociale. Il est administrateur en 1906-1908 de l’Union fraternelle, société de secours mutuels s’intéressant aux communes de Saint-Maur, Joinville et Saint-Maurice, dont son père avait également été un des cadres quand elle portait le nom de société de Saint-Nicolas.

Le préfet nomme également Octave Greslon membre de la commission administrative du bureau de bienfaisance de la commune de Joinville, où il côtoie un ébéniste Louis-Auguste Roussel et deux rentiers, Georges Maizière et Daniel-Dominique Philip

Après la première guerre mondiale, Octave Greslon s’installe à Maisons-Alfort (Seine, act. Val-de-Marne) où il est toujours marchand de vin. Il meurt dans cette commune le 14 avril 1926, âgé de 63 ans.

Pour son activité dans la mutualité, Octave Greslon avait obtenu en juillet 1908 une mention honorable. Son deuxième fils, Henri Eugène, militant communiste et résistant à l’occupation allemande pendant la deuxième guerre mondiale, mourra en camp de concentration.

La rue du Canal à Joinville, 1900

 

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10 mars 2021 3 10 /03 /mars /2021 10:14

François Jean-Baptiste Jupille naît le 30 novembre 1869 à Port-Lesney (Jura). Il est le fils d’Adélaïde Chartron, cultivatrice, et de son époux Denis Jupille, employé de chemin de fer. Ce dernier sera ultérieurement garde-champêtre dans le village proche de Villers-Farlay, également dans le Jura. À 15 ans, Jean Baptiste Jupille est berger dans ce village.

En octobre 1885, le berger Jupille a été mordu par un chien enragé alors qu’il essayait de maîtriser une « bête furieuse » s’attaquant à des enfants à Villers-Farlay dans le Jura. Le maire du village demande alors à Louis Pasteur (1822–1895), professeur à l'École normale supérieure de Paris, de tenter le traitement anti-rabbique qu’il était en train de mettre au point sur Jupille.

Émile Mâle, historien de l’art religieux (1852–1904), raconte ainsi les évènements : « L’année [1885] s’avançait lorsqu’un grand événement bouleversa l'École. Louis Pasteur savait qu’il avait découvert le vaccin de la rage, mais il n’en avait pas encore fait l’application à un homme. On lui amena un matin dans son laboratoire de l'École un jeune berger nommé Jupille, qui venait d’être mordu par un chien enragé. La médecine ne pouvait que le laisser mourir. Pasteur, profondément ému, sentait que s’il réussissait, il apportait aux hommes un présent sans prix, le vaccin. Pendant les jours d’incubation, l'École entière fut dans l’anxiété ; mais quand nous apprîmes le succès, ce fut une joie débordante. Nous sentions que nous venions d’assister à un des événements de l’histoire du monde et nous étions fiers de notre grand ancien, dont tous les peuples allaient bientôt répéter le nom. »

Jean-Baptiste Jupille est le deuxième vacciné après l’alsacien Joseph Meister (le 8 juillet 1885). Ses injections ont été effectuées au laboratoire de Pasteur à l'École normale supérieure, rue d'Ulm à Paris, la première le 20 et la dernière le 30 octobre 1885.

Plusieurs scientifiques et historiens ont contesté la réalité des faits et l’attitude de Louis Pasteur lors des deux premières guérisons. Certains affirment que le chien qui avait mordu Jean-Baptiste Jupille n’était pas atteint de la rage. Des comptes rendus validés par l’Académie des sciences, dès 1885, ont pourtant accrédité la version de Pasteur.

Grâce à l'intervention de Pasteur devant l'Académie Française dont il est membre, Jean-Baptiste Jupille se voit décerner le Prix Monthyon (1 000 francs), destiné à « récompenser un Français pauvre qui se sera fait remarquer par une action héroïque. »

Il devient ensuite employé à l'Institut Pasteur, créé par le savant à Paris (15e arrondissement) comme laborantin puis concierge et enfin gardien-chef. Il y retrouve le premier vacciné, Joseph Meister.

En novembre 1894 à Ervy-le-Châtel (Aube) Jean Baptiste Jupille épouse Alexandrine Armandine Guerbet, dite marie, cuisinière.

Il s’installe avec son épouse en 1918 dans une maison du quartier de Polangis à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il prend sa retraite en juillet 1922 et y décède le 29 septembre 1923. Il était âgé de 54 ans et père de trois enfants. Il est enterré au cimetière communal.

Le sculpteur Émile-Louis Truffot a réalisé une statue montrant sa lutte avec le chien enragé, installée d’abord à l’Institut Pasteur puis sous la voûte de la crypte mortuaire de Pasteur, installée au sein de l’Institut. La commune de Villers-Farlay a installé une fresque sur le mur de la mairie représentant Jupille. Elle a également donné son nom à une rue du village. La commune de Joinville-le-Pont avait donné en septembre 1995 le nom de Jean-Baptiste Jupille au centre municipal de santé ; il a été fermé en décembre 2003.

L'Académie Française lui avait décerné le Prix Monthyon (1 000 francs), destiné à « récompenser un Français pauvre qui se sera fait remarquer par une action héroïque ». Un billet de cinq francs a été émis le 5 mai 1966 par la Banque de France et est resté en circulation jusqu'en 1972 où Jean-Baptiste Jupille apparaît à l’avers du billet, dans la reproduction du bronze sculpté par Émile-Louis Truffot.

Jean-Baptiste Jupille

 

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1 mars 2021 1 01 /03 /mars /2021 00:01

Paul Henri Desplain naît le 24 décembre 1869 à Paris (18e arr.). Il est le fils de Flore Alphonsine Caroline Desplain, couturière, qui vit rue Constance et d’un père non désigné. Le mariage en décembre 1872 à Paris (19e arr.) de sa mère avec Étienne René Davezies le légitimera.

Bien que né en milieu urbain avec des parents qui restent parisiens, Paul Henri Davezies est d’abord cultivateur à Chézy (Allier) en novembre 1890, quand il effectue son service militaire dans le 160e régiment d’infanterie. Nommé caporal en août 1891, il devient sergent en mars 1893 et est démobilisé en novembre de la même année.

Après sa période à l’armée, il revient en région parisienne, d’abord en 1894 à Nogent-sur-Marne, avenue du Val-de-Beauté (Seine, act. Val-de-Marne) avec ses parents puis en 1895 à Saint-Maurice, Grande-Rue, commune proche où il est journalier.

Il se marie en octobre 1898 à Saint-Maurice avec Rose Marie Élisabeth Ferrand, également journalière dans la ville, et ils s’installent ensuite dans la commune voisine de Joinville-le-Pont. Ils s’installent dans le quartier Schaken, rue du Viaduc puis avenue de Joinville.

À partir de 1911, Paul Henri Davezies est employé par La Canalisation électrique, usine de câbles et fils électriques à Saint-Maurice fondée en 1896 par les frères Brait de la Mathe puis rachetée en 1912 par les Tréfileries du Havre.

Malgré ses 44 ans, Paul Henri Davezies est mobilisé au cours de la première guerre mondiale, en août 1914, d’abord dans le 36e régiment d’infanterie avant d’être, en septembre la même année, affectée à la 22e section de commis et ouvriers d'administration (COA). Tout en y restant incorporé, il est détaché en août 1917 dans son usine, puis démobilisé en décembre 1918.

Après le conflit, Davezies poursuit son activité au sein de La Canalisation électrique. Il participe à la société de secours mutuels du personnel de l’entreprise, fondée en juillet 1910 par Antoine Fabre. Il en est le président en 1925 et transmet la fonction en mai 1933 à Paul Lombart.

Dans sa ville de résidence, Joinville, il se charge de signaler à l’autorité les lampes ne fonctionnant pas de son quartier à partir de novembre 1926.

Ayant pris sa retraite, Paul Henri Davezies quitte Joinville pour s’installer chez son fils aîné, Alexandre René, à Rosny-sous-Bois, chemin des Soudoux. Il y meurt le 13 août 1950, à l’âge de 80 ans.

Décoré en février d’une médaille d'argent d’honneur des ouvriers, il avait également obtenu en avril 1933 une mention honorable pour ses responsabilités mutualistes.

Décoré en février d’une médaille d'argent d’honneur des ouvriers, il avait également obtenu en avril 1933 une mention honorable pour ses responsabilités mutualistes.

Le troisième de ses fils, Maurice Davezies (1909-1991), participera à la résistance à l’occupation allemande pendant la deuxième guerre mondiale en tant que membre des Forces françaises de l’intérieur.

La Canalisation électrique, Saint-Maurice

 

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27 février 2021 6 27 /02 /février /2021 00:01

Paul Léon Rieux naît le 8 juillet 1888 à Seytroux, Haute-Savoie. Il est le fils de Josephte Eugénie Mudry et de son époux Joseph Rieux, instituteur.

Appelé au service militaire alors qu’il est étudiant, Rieux rentre dans l’artillerie dans un bataillon d’Albertville. Il est promu brigadier puis maréchal des logis en 1910 ; libéré en octobre 1911, il effectue une période de réserve en avril 1913 et est rappelé lors de la mobilisation générale de la première guerre mondiale en août 1914. Toujours affecté à l’artillerie lourde, il est nommé sous-lieutenant en juin 1916 puis lieutenant en juin 1918. Démobilisé en octobre 1919, il réside alors à Évian. Son parcours militaire lui a valu trois citations à l’ordre du régiment, de l’armée et du corps d’armée ; il est titulaire de la croix de guerre avec deux étoiles de bronze et d’argent.

Le mariage de Paul Léon Rieux avec Marguerite Juliette Richard-Cugnet est célébré en avril 1919 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Son épouse est la fille de Maurice Richard-Cugnet, alors conseiller municipal de Joinville et lui aussi originaire de Haute-Savoie, et la sœur de René Richard-Cugnet, qui siège également dans l’assemblée communale à partir de novembre 1919. C’est sans doute ce dernier, sous-lieutenant d’artillerie, qui fait se rencontrer les futurs époux. Les mariés s’installent dans la propriété des beaux-parents, avenue Jamin (quartier de Polangis).

Après avoir été employé de commerce, Rieux devient industriel. Il ouvre un atelier de décapage et polissage sur métaux, notamment de nickelage et dorure. Ses activités sont installées à Paris (3e arr.) d’abord rue Chapon puis rue du Temple.

Comme avant lui son beau-père et son beau-frère, Rieux va s’engager dans la politique locale. Il participe à la création d’une liste plutôt opposée à la municipalité de Georges Briolay (radical-socialiste) lors d’une élection municipale partielle en octobre 1934. Intitulée Comité de coordination pour la défense des intérêts de Joinville, la liste est conduite par une personnalité conservatrice, Léon Lesestre, mais comprend également un radical-socialiste, Émile Herluison. Son objectif est de « continuer l’œuvre déjà accomplie dans l’aménagement et l’embellissement de notre cité et envisager toute compression budgétaire susceptible d’être réalisée dans les conditions actuelles. »

Arrivée en tête face à une autre liste comprenant plusieurs commerçants et à celles du parti socialiste SFIO et du parti communiste, le Comité de coordination emporte au second tour les dix sièges à pourvoir contre le PCF, après retrait des deux autres listes. Au premier tour, Rieux recueille 851 voix sur 2 297 suffrages exprimés (37%) pour 2 360 votants et 3 225 inscrits. Au second tour, il obtient 1 111 votes pour 1 903 exprimés (58,4%) et 1 964 votants. Il est élu.

Pour les élections municipales générales de mai 1935, Rieux se présente avec l’Union des républicains qui revendique une « séparation de l’administration municipale et de la politique ». Elle défend un programme axé sur la « diminution des charges écrasantes qui pèsent sur les travailleurs et les consommateurs, atténuation des dépenses publiques, simplification des rouages administratifs, application des lois sociales et des questions intéressant l’enfance et l’hygiène ». S’opposant à la liste radicale-socialiste du maire sortant Georges Briolay, elle fait face de nouveau à deux listes SFIO et PCF. La liste, soutenue par la droite locale, arrive en tête au premier tour. Face au regroupement des candidats socialistes et communistes et avec le maintien de la liste de la municipalité sortante au second tour, elle emporte 25 des 27 sièges à pourvoir. Au premier tour, Rieux recueille 956 voix sur 2 856 suffrages exprimés (33,5%) pour 2 923 votants et 3 433 inscrits. Au second tour, il obtient 1 180 votes pour 2 899 exprimés (40,7%) et 2 924 votants. Il est réélu et Léon Lesestre devient maire.

Parallèlement à son activité professionnelle et à son engagement politique, Léon Rieux a également un rôle social en tant que président de la Société philanthropique savoisienne et de l’association des Enfants de Seytroux. Fondée en 1833, la Société philanthropique savoisienne est la doyenne des organisations d'originaires de province ayant leur siège à Paris. Reconnue d'utilité publique, elle vient venir en aide aux Savoisiens au chômage ou sans ressources. Alors vice-président, Rieux devient président fin 1935. Conformément aux statuts, il quitte sa fonction en décembre 1938. Il intègre alors l'Académie chablaisienne, basée à Thonon (Haute-Savoie) ; il en est toujours membre en 1943.

Ayant effectué deux périodes d’instruction en avril 1929 et octobre 1937, Rieux est rappelé lors de la deuxième guerre mondiale le 31 août 1939, bien qu’il ait alors 51 ans. Il est affecté à la commission d’achat et de réquisition du Parc régional de réparation et d'entretien du matériel d’artillerie (PRREM) de Lyon, Rhône. En décembre 1940, Rieux est démobilisé et réside toujours à Joinville.

Il reprend alors son activité municipale, participant notamment au Noël des vieillards organisé en décembre 1941 par le Secours national, organisation sous la houlette du maréchal Pétain, chef de l’État basé à Vichy. Lors de la réforme de l’administration locale, décidée par le régime en place, les conseils municipaux élus sur remplacés par des structures désignées. À Joinville, Rieux est renommé conseiller municipal par arrêté préfectoral du 20 février 1942. Léon Lesestre reste maire ; ce dernier et ses adjoints seront arrêtés, en août 1944, par le comité local de libération.

Paul Léon Rieux meurt le 17 février 1977 à Nice (Alpes-Maritimes). Il était âgé de 88 ans et avait eu un enfant. Décoré de la Croix de guerre avec deux étoiles de bronze et d’argent, il était titulaire des Palmes académiques comme officier d’académie depuis février 1938 et chevalier de la Légion d’honneur.

Le fils de Paul Léon Rieux, André Rieux (1920-1997), s’est engagé dans la résistance à l’occupation allemande pendant la deuxième guerre mondiale. Il a été reconnu comme membre des Forces françaises de l’intérieur.

 

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25 février 2021 4 25 /02 /février /2021 00:01

Suite de la biographie de Louis Ravet

En juin 1909, avec d’autres artistes, de la Comédie-Française (comme de Féraudy), de l'Opéra; de l’Opéra-Comique ainsi que des théâtres privés comme les Bouffes-Parisiens, l'Ambigu, le Grand-Guignol, le Vaudeville, le théâtre Sarah-Bernhardt ou le Palais-Royal, Louis Ravet est à l’initiative de la création de l'Œuvre de Rapatriement des Artistes, qui est présidée par Hubert Génin, directeur de la scène du théâtre du Châtelet et journaliste au quotidien Comœdia. Il participe à une course pour lever des fonds en faveur de l’association, dont l’objet est d’aider des artistes qui se retrouvent, parfois loin de chez eux, abandonnés lors de tournées qui s’arrêtent brusquement. Il est toujours administrateur en 1920 et est toujours une des vedettes des manifestations sportives, comme en juin 1913 au Vélodrome du Parc des Princes à Paris.

La réputation sportive de Ravet est forte, et le poète et humoriste Hugues Delorme lui consacre un poème en mars 1910. S’il fait également du vélo, de l’aviron, de la course et des sports de combat, l’activité principale de Louis Ravet est la navigation. Il est affilié au Cercle de la Voile de Nogent-Joinville et possède successivement plusieurs yachts, comme Santos en 1909, Grand-Bob en 1911, puis Dash. Il est toujours engagé dans des compétitions en 1920. En 1915, Ravet est président du Cercle.

Parallèlement à son métier d’acteur, à ses engagements sociaux et à son activité sportive, Louis Ravet manifeste également un intérêt pour les questions techniques. Ainsi, en avril 1911, il propose un système de sauvetage pour sous-marins.

La France avait vécu avec émotion le naufrage du sous-marin Pluviôse, percuté par le paquebot le Pas-de-Calais, au large du port de Calais, faisant vingt-sept victimes le 26 mai 1910. Un second accident vient renforcer la sensibilité populaire à ce sujet. Lors d’un exercice militaire au large de Cherbourg (Manche) le 7 juin 1912, le sous-marin Vendémiaire est heurté par le cuirassé Saint-Louis. Il coule avec ses 24 hommes d’équipage. En 1911, la marine avait ouvert un concours à ce sujet, auxquels 300 inventeurs avaient répondu. Ravet proposa un système utilisant un ponton flottant ; il est repris par un ingénieur de la marine et jugé intéressant en juin 1912 par le ministère. Cependant, il fut écarté en juillet.

Pendant la première guerre mondiale, Louis Ravet est mobilisé comme garde des voies de communication, affecté à la gare d’Asnières (Seine, act. Hauts-de-Seine), commune où réside son ancien professeur, Eugène Silvain.

Un accident implique Louis Ravet en février 1915. Il conduisait la voiture d’Henri Flachon, journaliste au quotidien Le Radical, dans une rue de Saint-Cloud et, en reculant, il blesse un enfant de cinq ans. Il est jugé en juillet pour ces faits par le deuxième Conseil de guerre de Paris. Le journal Le Figaro s’étonne qu’on mobilise à ce titre la justice militaire, remarquant que la justice civile punissait le délit de blessure par imprudence par des amendes de seize à cinquante francs. Le jugement ne semble pas avoir eu d’incidence sur Louis Ravet, qui était devenu caporal en mai 1915. Fin juillet, il était une des vedettes de la fête pour les blessés, donnée dans le parc de la villa du Bois des Moines de La Varenne, à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne). Il est promu sergent en novembre de la même année. À partir d’avril 1917, il est placé en sursis d’appel au titre d’artiste de la Comédie française.

Après le conflit, Louis Ravet tente à nouveau de devenir sociétaire de la Comédie-Française, mais après de nouvelles tergiversations, il quitte la Maison de Molière en septembre 1919, après vingt ans comme pensionnaire et malgré une presse toujours bien disposée à son égard. Il entame des tournées en province et à l’étranger, par exemple en Égypte, en Belgique ou au Canada.

Il revint jouer à Paris en 1929 mais, malade du foie, cessa ses représentations deux ans plus tard.

Louis Ravet meurt le 7 avril 1933 à Joinville. Il était âgé de 62 ans. Ses obsèques sont organisées à l'église Saint-Charles-Borromée de Joinville-le-Pont. À sa demande, aucun discours ne fut prononcé. Il fut enterré avec un exemplaire du Misanthrope dans sa main et dans le costume d'Alceste, le personnage principal de la comédie de Molière.

Titulaire des Palmes académiques en tant qu’officier de l’instruction publique depuis janvier 1910, Louis Ravet a eu un fils.

Fin.

Louis Ravet

 

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23 février 2021 2 23 /02 /février /2021 00:01

Début de la biographie de Louis Ravet

Henri Louis Ravet naît le 14 juin 1870 à Paris (1er arr.). Il est le fils de Marguerite Ernestine Trebujay et de son mari, Henri Joseph Ravet, bouchers. Il a vu le jour deux semaines après la fin de l’insurrection populaire de la Commune de Paris.

Lorsqu’il est appelé au service militaire, en avril 1891, il obtient un sursis en tant qu’élève du Conservatoire national de musique à Paris, où il suit les cours de comédie et de tragédie d’Edmond Got puis d’Eugène Silvain, qui furent tous deux doyens de la Comédie-Française et enfin ceux de Maurice de Féraudy, sociétaire de la même troupe. Mobilisé en novembre 1891, il n’effectue que dix-huit mois de période militaire au 79e régiment d’infanterie. Cependant, n’ayant paraît-il pas produit les certificats prévus à cet effet au sortir de son cursus, il est rappelé de nouveau pour poursuivre sa conscription en février 1896 ; il ne fera qu’un mois lors de ce deuxième appel, étant alors dispensé en tant que « fils aîné de veuve », son père étant mort début mars cette même année.

Entre ses deux périodes en tant que conscrit, Louis Ravet avait terminé ses études de théâtre, ayant obtenu en 1895 un second prix de comédie et un second accessit de tragédie. Il commença sa carrière d’acteur dans trois théâtres parisiens, l'Odéon, le Châtelet et l'Ambigu puis intégra, en tant que pensionnaire, la Comédie-Française en juin 1899 quand il tint le rôle de don Matias dans la pièce de Victor Hugo, Hernani. Il resta vingt ans dans cette même institution, jusqu’en septembre 1919.

Après avoir vécu sur l’île Saint-Louis à Paris (4e arr.), puis rue de Turbigo (1er arr.), Louis Ravet acquiert une propriété sur l’île Fanac, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). il y réside en 1901 et y sera domicilié ensuite, même s’il dispose probablement d’un pied-à-terre parisien.

Dans sa commune d’adoption, Ravet participe régulièrement à des manifestations privées, notamment avec certains de ses proches voisins, comme le constructeur de bateaux Henri Pélissier, Charles Banos, président d’une association de pêcheurs, ou Honoré Jullien, propriétaire du principal restaurant de l’île. Il est également sollicité dans des évènements publics, comme lors de la remise de la Légion d’honneur au maire radical de la commune, Eugène Voisin, en août 1903, où il chante au cours d’un concert. Maurice de Féraudy est originaire de Joinville.

Lorsqu’il est chez lui, Ravet porte des tenues remarquées de ses visiteurs, comme par exemple un fez rouge en guise de chapeau ou une casquette marine. En novembre 1909, il épouse à Joinville Jeanne Suzanne Frappier, également comédienne.

Au premier trimestre 1910, une très importante inondation de la Marne, dans le lit de laquelle ils habitent, oblige les nouveaux mariés à évacuer leur maison et à se faire héberger par les parents de Suzanne. Pour venir en aide aux très nombreux sinistrés, Louis Ravet organise en février une soirée à leur profit avec plusieurs artistes de la Comédie-Française. Il participe également à l’évacuation en barque des habitants de l’île. Tout le rez-de-chaussée de sa villa est inondé ; il accède à l’étage en grimpant par un cerisier.

S’il obtient rarement des premiers rôles, Louis Ravet joue très souvent au théâtre et, à partir de 1908, au cinéma. Il est réputé capable de remplacer sur le champ des artistes empêchés et d’avoir une remarquable aptitude à l’apprentissage d’un rôle. Le public l’apprécie manifestement, et une partie des touristes dominicaux visitent Joinville et l’île Fanac pour l’apercevoir. La presse le désigne régulièrement comme un « excellent artiste. »

Cependant, au grand dam de plusieurs chroniqueurs de la presse culturelle, les responsables de la Comédie-Française semblent par contre tergiverser à son sujet. Ainsi, alors que selon la tradition il aurait dû accéder au statut de sociétaire de l’institution créée par Molière en dix ans au maximum, il restait encore pensionnaire après vingt ans.

À suivre

Louis Ravet dans Nicomède

 

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21 février 2021 7 21 /02 /février /2021 00:01

Raoul Moïse Amar naît le 25 septembre 1892 à Alger. Il est le fils de Rosalie Luna Lebahar et de son mari Joseph Amar, commerçant, qui vivent boulevard de la République dans le quartier de Mustapha.

Après leur divorce en 1896, tandis que Joseph Amar se remarie à Alger, Rosalie Luna Lebahar-Amar est installée en 1912 à Paris (12e arr.). Raoul Amar exerce la profession de comptable et vit rue Saint-Denis (2e arr.).

Le service militaire de Raoul Amar débute dans l’infanterie en octobre 1913. Il est nommé caporal en avril 1914. Il reste mobilisé lors de l’entrée en guerre en août 1914. Il participe à des combats en Belgique et est fait prisonnier le 20 août 1914 à Neufchâteau (Belgique province de Luxembourg). Il est détenu à Langensalza, en Thuringe. Il est rapatrié en janvier 1919 et affecté au 102e régiment d’infanterie. Il sera dispensé de service militaire en 1930, suite à la perte d’un doigt.

Devenu employé de bureau, fréquentant la synagogue de la rue Notre-Dame-de-Nazareth à Paris (3e arr.), Raoul Amar épouse en mai 1920 à Paris (12e arr.) Berthe Kapoustiansky, originaire de Nicolaiev (Russie, act. Ukraine). Ils s’installent à Courbevoie (Seine, act. Hauts-de-Seine), avenue Gambetta.

Raoul Amar est ensuite manœuvre spécialisé dans l’industrie mécanique. La famille déménage rue de Lorraine, encore à Courbevoie puis rue Sadi-Carnot à Nanterre.  Probablement après la perte de son doigt majeur, Amar s’établit en 1933 comme épicier, avenue Bizet à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne).

Pendant la deuxième guerre mondiale, selon le récit de la journaliste Stéphanie Trouillard (Si je reviens un jour, Des Ronds Dans L'o, 2020), qui cite le témoignage de leur fille Claude Amar, ils doivent quitter leur commerce en raison des lois anti-juives, mais restent à Joinville. Ils y reçoivent, à l’été 1943, la famille Pikovsky dont la fille, Louise a laissé une série de lettres qui forment la matière du roman graphique de Stéphanie Trouillard. Les Pikovsky sont déportés à Auschwitz (Allemagne, act. Pologne) en février 1944 et y sont gazés.

Peut-être la famille Amar accueille-t-elle leur neveu, Bernard Vozlinski après l’arrestation de leurs parents, Maurice et Mina Vozlinski, la sœur de Berthe, qui vivaient rue Marceau à La Varenne, dans la commune voisine de Saint-Maur-des-Fossés, avant leur arrestation et leur déportation également à Auschwitz en juillet 1942. Leur autre neveu, Jean Vozlinski décède dans le maquis en 1944 à Sarlat (Dordogne).

Comme son épouse Berthe, Raoul Amar s’engage dans la résistance à l’occupation allemande de la France.

Raoul Amar meurt le 26 avril 1969. Il est inhumé à Courbevoie, au cimetière des Fauvelles, dans une sépulture de la Société fraternelle israélite Courbevoie-Puteaux.

Pont de Joinville, 1936

 

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