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20 septembre 2024 5 20 /09 /septembre /2024 01:01

Jean Louis Destouches naît le 27 juin 1756 au village de Pont-de-Saint-Maur (act. Joinville-le-Pont). Il est le fils de Louis Destouches et de Marie Michèle Cornu. Il épouse Cécile Hélène Serain en 1786 à la paroisse Saint Thomas de Crépy (Oise). Jean Destouches exerce la profession de marchand de vins.

Il est élu en novembre 1790 dans la municipalité de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur dirigée par Edme Lheureux, après la scission en février du village, qui refusait d’être rattaché à Saint-Maur-des-Fossés.

Après des incidents alors que Jean-Charles Contour a été élu maire fin 1792, il semble regretter cette séparation. Dans une lettre de la municipalité de Saint Maur au conseil de Paris, datée du 25 août 1792, le maire de Saint-Maur, Gauthier, déplore que « deux municipalités ont été tolérées » (celle de Saint-Maur et celle La Branche du Pont) et demande si cette dernière doit subsister. Son courrier fait mention d’une « liste des citoyens de La Branche qui étaient partisans de l’union », dans laquelle figure le premier maire, E. Lheureux, Vingdlet, et Jean Destouches accompagné de ses deux frères Pierre Antoine, bourrelier et Louis, limonadier et marchand de vin.

Jean Louis Destouches est à nouveau notable à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur, dans la municipalité de l’an 8 (1800), constituée autour de Laurent Pinson après le rétablissement des municipalités communales.

Vers 1813, la famille Destouches s’installe à Crépy-en-Valois (Oise). Cependant, elle garde des liens avec La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur où résident une partie de leurs relations.

Jean Louis Destouches meurt le 2 avril 1832 à Crépy-en-Valois. Il était âgé de 75 ans et père de trois enfants.

Sceau de la commune de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur, an 12

 

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18 septembre 2024 3 18 /09 /septembre /2024 01:01

Ange Marie Lemaire naît le 8 mai 1772 au Pont-de-Saint-Maur, village qui deviendra La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur après la Révolution puis Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’Élisabeth Geneviève Mathieu et de son époux François Augustin Lemaire.

Aubergiste dans sa commune natale, Ange Lemaire se marie en frimaire an 8 (décembre 1799) avec Louise Henriette Sauton.

Il est membre, en tant que notable, de la municipalité élue en fructidor an 9 (1801). Le maire est Laurent Pinson.

Pour s’installer à Charenton-Saint-Maurice (act. Saint-Maurice ; Seine, act. Val-de-Marne), il quitte le village et épouse dans sa nouvelle résidence en mai 1830 Aimée Adélaïde Sailly.

Le 9 novembre 1861, Ange Lemaire meurt à Paris (5e arr.), dans la pension bourgeoise où il résidait, rue du Puits-de-l'Ermite. Il était deux fois veuf et père d’une fille, née de ses premières noces.

Ange Marie Lemaire est apparenté à Mathurin Lemaire, qui siégeait avec lui dans l’assemblé de la période révolutionnaire puis a été maire de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur, tandis que plusieurs membres de sa famille ont également siégé au conseil municipal jusqu’en 1888.

Le pont de Saint-Maur (act. pont de Joinville) vers 1796 (Arch. dép. Val-de-Marne

 

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16 septembre 2024 1 16 /09 /septembre /2024 01:01

Jean Émile Lemaire naît le 27 vendémiaire an 10 (19 octobre 1801) à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Marie Adélaïde Barbe Gritte et de son époux Jean Mathurin Lemaire, épicier, qui sera notable, adjoint puis maire de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur entre 1801 et 1816, et reviendra conseiller municipal de 1830 à 1843.

Reprenant l’activité d’épicier de son père, Jean Émile Lemaire épouse Marie Catherine Pommier dans l’église Notre-Dame des Blancs Manteaux à Paris (4e arr.) en juin 1827.

Lemaire, qui déclare disposer d’une fortune de 1 800 fr. (supérieure à la moyenne des électeurs) est élu conseiller municipal au suffrage censitaire en mars 1830 dans ce qui était encore La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur, avec Claude Pierre Jacmart comme maire. Ce dernier est remplacé en septembre de la même année par Laurent Nicolas Pinson ; le nouvel adjoint Alphonse Acher ayant démissionné, c’est Lemaire qui est nommé à sa place en novembre 1831, dans un village qui a pris alors le nom de Joinville-le-Pont.

Son père, Mathurin Lemaire, était redevenu conseiller municipal en même temps que lui en 1830 et est réélu en 1831 puis en 1837. Ils vont donc siéger tous deux ensemble dans l’assemblée communale entre 1830 et 1837.

Cette dernière année, Jean Émile Lemaire ne se représente pas lors des élections municipales et quitte son mandat d’adjoint.

Sa position financière reste toujours correcte, puisqu’en 1848 il est, derrière le grammairien et nouveau maire Charles-Pierre Chapsal le deuxième contribuable de la commune.

Toujours résidant à Joinville en 1862, Jean Émile Lemaire s’installe ensuite à Saint-Mandé (Seine, act. Val-de-Marne) où il décède le 11 mai 1880, à l’âge de 78 ans.

Comme l’ont aussi été ses oncles Alphonse Acher et Ange Lemaire, son gendre Louis Désiré Goujet sera lui aussi conseiller municipal de Joinville.

Le pont de Saint-Maur (act. pont de Joinville) vers 1817

 

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14 septembre 2024 6 14 /09 /septembre /2024 01:01

Jean Mathurin Lemaire est né le 13 juillet 1771 à Meaux (act. Seine et Marne). Il est le fils d’Étienne Lemaire, marchand meunier, et de Louise Geneviève Mathieu.

Il réside à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur, où il exerce la profession de marchand d’épices et épouse en l’an 3 (1795) Marie Adelaïde Gritte.

La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur a été érigée en commune en 1790, à partir d’un village dépendant de la paroisse Saint-Nicolas de Saint-Maur. Elle deviendra Joinville-le-Pont en 1831. Elle est alors incluse dans l’arrondissement de Sceaux du département de la Seine. La population du village est de 420 habitants en 1806.

Mathurin Lemaire est notable dans la municipalité de l’an 9, avec Laurent François Pinson comme maire. Il est adjoint au maire de 1808 à 1814.

Le 30 mars 1814, quatre cents conscrits et huit pièces d'artillerie défendent le pont de Saint Maur (act. pont de Joinville) contre les régiments autrichiens, wurtembourgeois et cosaques, qui l'emportent. La bataille fait 265 morts. Des cadavres sont retirés de la Marne pendant deux mois. Le pont qui relie les deux parties de la commune situées de chaque côté de la rivière est détruit et ne sera restauré qu’à partir de 1822.

Mathurin Lemaire assure l’intérim après la mort en fonctions de Laurent François Pinson le 27 décembre 1814 puis lui succède en tant que maire en mars 1815. Il aura pour adjoint Pierre François Alexandre.

Après le refus de Jacques Roch Vingdlet, désigné officiellement, Jean Baptiste Louis Besançon remplace Mathurin Lemaire, démissionnaire, à la tête de la municipalité en avril 1816. Il poursuit son activité de commerçant, vendant du vin et du bois en plus des épices.

Mathurin Lemaire redevient conseiller municipal lors d’un scrutin partiel en 1830, il est réélu en 1831 puis en 1837, toujours au suffrage censitaire dans la municipalité de Laurent Nicolas Pinson où il reste jusqu’en 1843. Il aura été pendant 28 ans membre de l’assemblée communale.

Son demi-frère, Alphonse Acher, marchand de bois, est adjoint au maire de la commune (1830-1831) puis conseiller municipal (1843-1844).

Le fils de Mathurin Lemaire, Jean Émile est également adjoint au maire de Joinville entre 1831 et 1837. Ils siègent ensemble dans l’assemblée communale.

Le mari d’Adélaïde Emélie Gabrielle, fille de Jean Émile et petite-fille de Mathurin Lemaire, Louis Désiré Goujet, est également conseiller municipal de Joinville (1881-1888).

Enfin, Mathurin Lemaire est également apparenté à Ange Marie Lemaire, notable siégeant dans les instances municipales pendant la Révolution en l’an 9.

Des membres de la famille auront occupé des fonctions politiques locales pendant plus de 45 ans tout au long du 19e siècle.

Mathurin Lemaire est décédé le 28 avril 1850 à Joinville-le-Pont. Il était âgé de 79 ans et père de trois enfants.

L'église Saint-Nicolas, paroisse de Saint-Maur et du Pont-de-Saint-Maur

Maires de La Branche du Pont de Saint-Maur

Prédécesseur

Maire

Successeur

Laurent François Pinson

Jean Mathurin Lemaire

Jacques Roch Vingdlet

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8 septembre 2024 7 08 /09 /septembre /2024 22:27

Antoine Baron naît le 6 octobre 1776 et est baptisé le 9 du même mois à la paroisse Saint-Nicolas de Saint-Maur (act. Saint-Maur-des-Fossés), à laquelle est rattachée le village de Pont-de-Saint-Maur où vit sa famille. Il est le fils de Marie Anne Ambelouis et de Jean Philippe Baron, son époux.

Le père Jean Philippe Baron, natif du même village en septembre 1724, sert dans les armées révolutionnaires et meurt en prairial an 6 (juin 1798). Trois mois plus tard, c’est Antoine Baron qui rejoint en vendémiaire an 7 (septembre 1798) le 4e régiment de ligne.

La mère vient d’une famille de notables locaux, comprenant des gardes forestiers dans le Bois de Vincennes, des artisans et des artistes.

Antoine Baron est membre de la municipalité élue en fructidor an 9 à La Branche du Pont de Saint-Maur (Seine, act. Joinville-le-Pont, Val-de-Marne) en tant que notable. Le maire est Laurent Pinson (1755–1814). Baron est mentionné comme « absent pour le service public », car il sert toujours dans l’armée, en Allemagne puis à Boulogne (Pas-de-Calais). Son beau-frère, Félix Ambelouis, est également élu dans l’assemblée communale, mais lui aussi absent.

Toujours au sein du 4e régiment de ligne, Antoine Baron devient caporal en brumaire an 14 (octobre 1805), il est promu sergent en novembre 1807 puis sergent-major. Il combat d’abord en Autriche puis en Prusse et en Pologne. Il stationne en 1808 à Cherbourg (Manche) avant de retourner en Autriche, où il est blessé d’un coup de feu à la tête en juillet 1809.

Il quitte en février 1812 l’infanterie de ligne pour rejoindre une unité d’élite de la Garde impériale, le 1er régiment de grenadiers à pied. Il doit pour cela abandonner son grade, mais retrouve ses galons après la campagne de Russie et de Saxe, comme caporal en avril 1814. Quittant alors l’habit militaire dans le Jura, Antoine Baron rentre en région parisienne et devient homme de peine.

Il rejoint en avril 1815 les armées napoléoniennes pendant la période des Cent-jours, dans le 3e régiment de grenadiers. Il quitte l’armée avec le grade de sergent major après la défaite de Waterloo (Belgique) en juin 1815.

Fin 1815 ou début 1816, tandis que sa mère est toujours à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur, Antoine Baron s’installe à Meaux (Seine-et-Marne) où il travaille comme orfèvre, place du Marché. Il est mentionné comme « compagnon orfèvre » en 1819, ce qui signifie qu’il a fini son apprentissage.

Ayant obtenu une pension pour ses 17 ans de service militaire, Antoine Baron épouse en juin 1818 à Meaux Sophie Virginie Plaisir, ouvrière en robes. Ils résident rue Sainte-Maure. Ils vivent toujours à Meaux à la naissance de leur deuxième enfant en octobre 1826, puis déménagent rue Transnonain à Paris (anc. 7e arr., act. rue Beaubourg 3e arr.).

Sophie, sa première épouse, meurt en janvier 1832. Antoine Baron se remarie en juillet 1834 Paris, dans l’église Saint-Merry, avec Aimée Louise Houdrichon. Ils rejoignent la rue de Sèvres (anc. 10e arr., act. 15e).

Antoine Baron meurt le 29 mars 1844 à Paris (10e arr.). Il était âgé de 67 ans, père de deux enfants et est inhumé au cimetière Montparnasse.

Pour sa participation aux campagnes de l’armée impériale, Antoine Baron a été fait chevalier de la Légion d’honneur en février 1814. Il reçut la médaille du préfet du Jura en mai la même année mais n’eut son diplôme qu’en juin 1830.

Grenadier de la garde impériale, Wikipédia

 

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22 septembre 2023 5 22 /09 /septembre /2023 01:01

J

Jacques Antoine Dufour naît le 5 ventôse an 10, soit le 24 février 1802 à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Marie Masson et de son époux Jacques Nicolas Gaspard Dufour, journalier.

Devenu peintre en bâtiment, Jacques Antoine Dufour épouse en février 1822 à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur Anne Humbert, originaire de la Dampierre, en Haute-Marne et résidant ensuite à Gray (Haute-Saône).

Il ajoute à son activité artisanale le commerce de vins et la restauration. Jacques Antoine Dufour devient une personnalité du village et, en février 1830, le maire Claude Jacmart le propose en éventuel remplaçant d’Antoine Cornu, conseiller municipal décédé. Mais le préfet désigne le premier suggéré par le maire, Jean Louis Nicolas Lucot. L’année suivante, la commune est rebaptisée Joinville-le-Pont.

Il existe à Joinville une compagnie de la Garde nationale, qui appartient au 3e bataillon de la 4e légion de la banlieue. Elle compte au cours des années 1830 environ 100 grenadiers, soit une forte proportion de la population masculine, Joinville comptant alors moins de 600 habitants. Les officiers sont choisis parmi les citoyens qui la constituent. Lors des élections du 23 mars 1846, Lucot est réélu capitaine tandis que Dufour devient lieutenant ; il était probablement antérieurement un des sous-lieutenants. Les deux nouveaux occupants de cette dernière fonction sont deux futurs maires de la commune, Appolon Delaherche et Auguste Courtin, par ailleurs fils adoptif du maire en poste, Charles Chapsal.

C’est son salon qui accueille en mars 1846, à la fin du carnaval, un bal au profit des indigents. La soirée est animée par M. Pilati, ancien d’orchestre du théâtre de la Porte-Saint-Martin à Paris.

Une autre manifestation organisée dans son établissement en juin la même année, un banquet pour une soixantaine de sapeurs-pompiers de Nogent et de Saint-Maur, se passe plus mal. À l’issue du repas, ils voulurent pénétrer dans un bal organisé par une société, qui ne voulut pas les laisser entrer. Une bagarre s’ensuivit.

Sur la liste censitaire des électeurs communaux pour l’année 1848, établie en fonction du niveau d’imposition, Jacques Antoine Dufour figure en 12e place. Il y a 96 personnes ayant le droit de vote, pour une population de 960 personnes. Dufour se présente désormais principalement comme restaurateur. Il réside dans la rue de Paris, la principale artère.

Devenu veuf, Jacques Antoine Dufour arrête son activité de restauration pour ne poursuivre que celle de peintre en bâtiment. Il s’installe dans le village voisin de Saint-Maur-des-Fossés, rue de Paris également. Il y meurt le 8 octobre 1861. Il était âgé de 59 ans et ne semble pas avoir eu d’enfant.

oinville, vers 1859

 

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7 juin 2023 3 07 /06 /juin /2023 01:01

Suite de la biographie de Claude Pierre Jacmart

La dernière partie du mandat de maire de Claude Pierre Jacmart l’amène à présenter une requête au roi Louis-Philippe, qui vient d’accéder au trône le 9 août 1830, en faveur d’un changement de nom de la commune. En effet, depuis la formation de la commune en 1790, elle avait conservé l’appellation de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur, peut commode et qui entraînait une confusion, tout en continuant d’encourager les demandes de sa voisine, Saint-Maur-des-Fossés, en faveur d’une réunification. Les notables du village imaginent proposer le nom de « Joinville », qui est celui de François, prince de Joinville, fils du nouveau monarque. L’historien Georges Poisson, tout en admettant que le nom porté par le village était « bizarre » estime que celui demandé était une « pure flagornerie. »

Un arrêté préfectoral, daté du 1er septembre 1830, nomme Laurent Nicolas Pinson maire de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur. Cependant, il ne sera installé que le 27 septembre, en remplacement de Claude Pierre Jacmart. C’est donc ce dernier qui, toujours en fonctions, conduit le 13 septembre 1830 la députation de la commune et de la garde nationale du Pont-de-Saint-Maur à une audience chez le souverain. Au nom des délégués, Jacmart dit : « Les habitants du Pont de Saint-Maur sont heureux de présenter au Roi l'expression de leur dévouement. Cet accès si facile près du trône resserre encore les liens qui unissent la nation à son chef. Les habitants feront, selon les formes, la demande que leur commune porte désormais le nom de son altesse royale le prince de Joinville, et ils osent espérer qu’elle sera favorablement accueillie ». Le roi répond : « J’examinerai cette demande. Je reçois votre adresse avec beaucoup de plaisir. J’en ai toujours beaucoup à recevoir les députations qui m’apportent l’expression de sentiments si agréables pour moi. Maintenir les institutions et assurer à tous les citoyens le libre exercice de leurs droits, sera le but constant de mes efforts. Je compte sur le concours de la garde nationale ». Jacmart est invité à dîner avec le Roi. Le changement de nom sera effectif le 16 août 1831, la commune devenant alors Joinville-le-Pont.

Un de ses derniers actes, en tant que maire, avait été sans doute la souscription « Pour les blessés, veuves et orphelins » des journées révolutionnaires de juillet 1830, qu’il apporte au quotidien Le Constitutionnel en novembre 1830.

En septembre 1827, trois des frères Jacmart avaient dissous la société de commerce de bois qu’ils avaient créées. Claude-Pierre Jacmart poursuit, en son nom propre, le négoce qu’ils faisaient ensemble. Il conserve sa maison et son activité à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur mais dispose également d’une adresse à Paris (3e arr.), rue de Saintonge.

À partir de 1830, Claude-Pierre Jacmart s’investit dans des activités consulaires, étant à plusieurs reprises, jusqu’en 1839, désigné comme syndic dans des procédures de faillite. En 1836, toujours recensé avec son épouse à Joinville, rue de Paris, il change d’adresse à Paris, passant rue Meslay (3e arr.). Il quittera ensuite ces deux propriétés pour la rue Saint-Anastase à Paris (3e arr.) et la chaussée de l’Étang à Saint-Mandé (Seine, act. Val-de-Marne), où il meurt le 14 août 1862. Il était âgé de 80 ans et père de trois enfants.

Fin

Décret de changement de nom de Joinville-le-Pont en 1831 (Jacmart n’en est pas signataire)

 

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5 juin 2023 1 05 /06 /juin /2023 01:01

Début de la biographie de Claude Pierre Jacmart

Claude Pierre Jacmart naît le 4 octobre 1781 à Villiers-sur-Marne (act. Val-de-Marne). Il est le fils de Marie Catherine de La Motte (ou Delamotte) et de son époux, Pierre Noël Jacmart, entrepreneur de bâtiment. Il est l’aîné des 13 enfants du couple, qui vit sans discontinuer à Villiers.

Claude Pierre Jacmart exerce, comme l’a fait son père et plusieurs de ses frères, la profession de marchand de bois. Il est désigné comme adjoint au maire de Villiers, Henri de Saint-Martin, inspecteur de division militaire, fonction dont il demande, en août 1809 à être déchargé dans une lettre au préfet de la Seine-et-Oise « du fait de ses occupations et ses fréquents voyages. »

Continuant à résider à Villiers, il exerce en 1813 à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (Seine, act. Val-de-Marne), commune distante de 6 kilomètres de Villiers qui sera renommée Joinville-le-Pont en 1831. Le village est alors un port important pour le flottage du bois.

Son père vit à Paris à sa mort en mai 1815. Claude Pierre Jacmart assume alors la responsabilité de la famille. Il est nommé, en remplacement de Saint-Martin, maire de Villiers en 1815.

Il exerce la fonction pendant deux mois, succédant à Saint-Martin. Pendant les Cent-Jours, après le retour au pouvoir de Napoléon Ier, un décret du 20 avril 1815 restaure, pour les communes de moins de 5 000 habitants, la loi de décembre 1789, qui prévoit l’élection au suffrage censitaire des maires et des conseillers. Les élections ont lieu en mai. Mais, en juillet, les maires écartés sont rétablis dans leur fonction par l’administration du roi Louis XVIII sous la seconde Restauration. Henri de Saint-Martin reprend alors son poste et l’occupera jusqu’en 1825.

Sa mère meurt en décembre 1816. Il est recensé à Villiers en 1817 avec quatre de ses frères, dont le plus jeune a 14 ans, et une sœur de 18 ans ; ils hébergent également un commis et un domestique. Le formulaire indique qu’il quitte la commune. Il s’installe alors à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur avec une partie de sa fratrie. En mai 1819, il épouse à Pontoise (Seine-et-Oise) Marie Victoire Boissy, fille de marchands de farine et ils résident à Pont-de-Saint-Maur.

La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur a été érigée en commune en 1790, à partir d’un village dépendant de la paroisse Saint-Nicolas de Saint-Maur-des-Fossés. Elle est incluse dans l’arrondissement de Sceaux du département de la Seine et compte 418 habitants en 1820.

Depuis la Restauration, la vie politique municipale est agitée avec cinq maires en quatre ans. Après la mort de Laurent François Pinson, marchand de bois, en 1814, la succession est assurée par Mathurin Lemaire, commerçant Jacques-Roch Vingdlet, carrier Jean Baptiste Louis Besançon, traiteur puis l’avocat Jean Joseph Robin qui est installé en avril 1818.

Un fonctionnaire de la préfecture de la Seine demande, en juin cette même année, le remplacement de deux membres du conseil municipal, René Neveu, adjoint en fonction et Pierre Alexandre, ancien adjoint, du fait de la « négligence avec laquelle la commune de La Branche du Pont de Saint-Maur était administrée ». En août, Claude Pierre Jacmart est nommé adjoint au maire en remplacement de René Neveu, son expérience administrative semblant avoir prévalu sur son ancienne allégeance au régime bonapartiste.

Mentionnant son mauvais état de santé, Jean Joseph Robin envoie, en septembre 1821 sa démission au sous-préfet de l’arrondissement. Ce dernier prend alors un arrêté désignant Claude Pierre Jacmart pour exercer la fonction de maire de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur, mentionnant qu’il est marié, a deux enfants et dispose d’une fortune de 3 000 francs, ce qui lui permet d’être électeur dans le dispositif du suffrage censitaire. Laurent Nicolas Pinson, fils de l’ancien maire Laurent François Pinson, devient adjoint au maire en octobre 1821, tandis que son cousin, Charles Hippolyte Pinson, menuisier, rentre au conseil municipal en janvier 1827.

Le rôle des maires fait question sous la Restauration. Lors d’un débat au parlement en 1818, le ministre de l’Intérieur Joseph-Henri-Joachim Lainé, qui appartient au parti des ultras, défend la conception du maire en tant que fonctionnaire, chef de localité. Face à lui, le chef de file des libéraux, François Guizot, considère qu’il s’agit d’un notable, porte-parole qu’il faut choisir parmi les conseillers municipaux élus au suffrage censitaire.

Lorsque Claude Pierre Jacmart entame son mandat, les parcelles du territoire de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur, séparées par la Marne, ne sont plus reliées par un pont. La rive gauche, qui comprend notamment la ferme et château de Polangis est séparée du bourg, depuis la destruction, le 30 mars 1814, du pont de Saint-Maur lors des combats avec armées d’Autriche, du Wurtemberg et les cosaques de Russie.

Les travaux de reconstruction du pont constituent l’élément marquant du début de la mandature de Claude Jacmart. En 1822, on entame la restauration de cinq des sept arches du pont. À l’achèvement de celle-ci, en 1824, le dernier moulin à grains du pont est démoli.

Entre 1826 et 1835, le pont est reconstruit sous la direction de l’ingénieur Alphonse Baude (qui construira en 1840 avec Victor Lenoir la gare de l’Ouest à Paris, future gare Montparnasse). Le nouveau pont, qui fait 436 mètres de long, comporte trois arches sur le petit bras de la Marne, deux sur l'île Fanac et six sur le grand bras.

La réouverture du pont va permettre un développement démographique de la commune. La population du village passe à 584 habitants en 1831.

À suivre

Signature de C. P. Jacmart

 

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 01:05

François David naît le 9 juin à 1763 Fleurey-lès-Faverney (act. Haute-Saône). Il épouse, en mai 1790 à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (act. Joinville-le-Pont, Val-de-Marne), Marie Louise Marmillon, sa cadette de huit ans. Il est à la fois maçon et épicier dans le village du Pont de Saint-Maur et réside rue du Pont.

La localité s’est détachée en 1790 de sa voisine, Saint-Maur-des-Fossés, pour former une commune autonome.

François David est membre de la municipalité élue en fructidor an 9 (1801) à La Branche du Pont de Saint-Maur en tant que notable. Le maire est Laurent Pinson.

Il est élu en avril 1818 conseiller municipal dans l’assemblée communale dont Jean Joseph Robin est le maire. Il continue de siéger en 1821 sous son successeur Claude Pierre Jacmart. Réélu (sans doute en 1824), il présente sa démission à 64 ans en février 1827 et est remplacé par Hippolyte Pinson (qui siègera au conseil municipal comme adjoint puis maire jusqu’en 1912).

François David réside en 1826 dans la commune voisine de Charenton-Saint-Maurice (act. Saint-Maurice, Val-de-Marne). Il meurt le 31 décembre 1838 à Gentilly (Seine, act. Val-de-Marne) où, âgé de 75 ans, il est hébergé dans un hospice de vieillesse pour les hommes. Il est déclaré comme maçon de profession et son dernier domicile mentionné est à Paris (4e arr.), rue de la Coutellerie. Il est père de six enfants dont quatre sont morts jeunes.

Signature de François David

 

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