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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 00:01

Nous poursuivons notre série de sept articles consacrés à un personnage intellectuel du 19e siècle Ildefonse Rousset, ayant vécu et étant inhumé à Maisons-Alfort.

Le National est un quotidien français fondé en janvier 1830 pour combattre la Seconde Restauration à l’initiative du futur premier ministre Adolphe Thiers, l’essayiste Armand Carrel, l’historien François-Auguste Mignet et l’imprimeur Auguste Sautelet. Pendant la Deuxième République (1848-1851), il devient l'organe de presse de la majorité républicaine modérée issue des élections législatives de 1848. Lors de l’élection présidentielle de décembre 1848, il défend la constitution républicaine et est partisan de la candidature présidentielle du général Cavaignac, qui arrive en seconde position derrière Louis-Napoléon Bonaparte. Le journal est Interdit après le coup d'État du 2 décembre 1851.

Il reparaît le 18 janvier 1869 sous la direction d’Ildefonse Rousset avec des journalistes qui quittent Le Siècle. Opposé au régime impérial finissant et au parti clérical, il tire à plus de 150 000 exemplaires.

À compter de mai 1873, Le National représente les idées de la « gauche républicaine », tendance conservatrice mais jugée progressiste par rapport aux bonapartistes et aux royalistes. Parmi ses principaux rédacteurs, on compte Émile de La Bédollière, l’écrivain et militant anticlérical Charles Sauvestre, le député et sénateur républicain Émile Deschanel (père du futur Président de la République), le feuilletoniste populaire Paul Féval, le romancier pour la jeunesse Alfred Assollant, le poète Théodore de Banville ou l’auteur dramatique Paul Foucher. Parallèlement au journal principal, Le Petit National est diffusé comme quotidien à bon marché. Le positionnement du journal déplaît à certains chroniqueurs de quotidiens, par exemple au Figaro : « Si vous ne connaissez pas Rousset (Ildefonse), je vous dirai qu'il est le propriétaire, rédacteur en chef du National, organe fort autorisé de la république des imbéciles. »

La méthode de direction de Rousset impressionne les journalistes, tels Paul Foucher : « Ildefonse Rousset (…) était un brave homme, mais une sorte d'autocrate qui exigeait de « ses rédacteurs » qu'ils vinssent, été comme hiver, et au moins une fois par mois, passer une soirée, le dimanche, en son chalet d'Alfortville. La rédaction devait également lui souhaiter sa fête, souhaiter la fête de sa femme et célébrer force anniversaires. Banville, comme Edmond Texier, comme Émile de La Bédollière, comme nous tous, avait dû prendre son parti de ces voyages obligatoires à travers les neiges et les brumes du bord de la Marne. »

Après le décès d’Ildefonse Rousset, Hector Pessard devient directeur du National. Il aura pour successeur le député radical de la 2e circonscription de l’arrondissement de Sceaux, Adolphe Maujan (1853-1914).

Le Petit National (affiche)

À suivre.

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 00:01

Nous poursuivons notre série de sept articles consacrés à un personnage intellectuel du 19e siècle Ildefonse Rousset, ayant vécu et étant inhumé à Maisons-Alfort.

Rousset, qui avait côtoyé le pionnier de la photographie, Nadar, à la Revue Comique, s’affirme dans les années 1860, en tant que photographe. Il publie plusieurs livres illustrés, procédé alors rare, et ils ont un écho important dans la presse. La publication en 1864 de l’œuvre qu’il cosigne avec Émile de La Bédollière, Le Tour de Marne, après un voyage au sein d’une barque nommée l'Hélioscaphe dans les communes riveraines de la rivière Marne entre Nogent-sur-Marne et son confluent avec la Seine, est saluée notamment par le poète, romancier et critique d'art Théophile Gautier : « M. Ildefonse Rousset n'est pas un photographe de profession, et on le voit bien à l’exquise finesse, à la perfection étonnante de ses planches. Il faut tout le loisir d'un amateur artiste, persévérant et passionné pour arriver à de tels résultats. Les vues du Tour de Marne sont des merveilles. M. Rousset a obtenu des effets d'une douceur et d'une poésie dont nous n'aurions pas cru le daguerréotype capable. Les premiers plans sont nets, sans dureté; les seconds et les troisièmes fuient avec une légèreté vaporeuse, bien rare dans les épreuves photographiques. Certaines planches rappellent Corot ou Daubigny, dont elles semblent refléter des tableaux inconnus ». L’année suivante, il publie, toujours avec La Bédollière, Le Bois de Vincennes et des Études photographiques, préfacées par Jourdan, les deux livres bénéficiant également d’une critique très favorable.

Membre de la Société française de photographie, Rousset est récompensé pour sa participation à l’exposition photographique de Berlin en 1865. Il fait partie de la commission déléguée qui prépare l’Exposition universelle qui se tient sur le Champ-de-Mars à Paris en 1867. Exposant lui-même, il obtient une médaille d'argent.

Plusieurs grands musées possèdent des œuvres d’Ildefonse Rousset dans leurs fonds photographiques, comme le Musée Paul Getty Los Angeles), le Musée d’Orsay (Paris), le Musée des beaux-arts du Canada (Ottawa) ou la collection Gabriel Cromer, confiée au musée de la photographie de la George Eastman House (Rochester, États-Unis).

Un site d’information sur le marché de l’art mentionne neuf ventes d’œuvres de Rousset entre 1989 et 2002 en Allemagne, France, Royaume-Uni et États-Unis.

Paysage de la Marne, 1860

À suivre.

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 00:01

Nous poursuivons notre série de sept articles consacrés à un personnage intellectuel du 19e siècle Ildefonse Rousset, ayant vécu et étant inhumé à Maisons-Alfort.

Après la Révolution française de 1848, Rousset débute dans le journalisme et crée Le Spectateur républicain et Le Conservateur, auxquels collaborent le diplomate et futur sénateur John Lemoinne, le saint-simonien Louis Jourdan, l’écrivain et député Noël Parfait ou l’écrivain et traducteur Émile de La Bédollière, avec lequel il restera étroitement lié tout le reste de sa vie. Ces journaux disparurent « pendant la tourmente réactionnaire qui signala la fin de l'année 1848 ». Le Spectateur républicain suspendit sa publication le 8 septembre 1848.

Avec la Revue comique, également créée en 1848, Ildefonse Rousset renforce ses liens avec les artistes, comme le romancier Clément Caraguel, le directeur de théâtre, et feuilletoniste Auguste Lireux, le journaliste et futur député Taxile Delord, le photographe Nadar et toujours La Bédollière. La Revue accueillait également le caricaturiste Bertall ou le dessinateur Fabritzius. Ce journal satirique, jugé très incisif, très spirituel et très piquant, eut un vif succès.

Abandonnant le terrain politique que le glissement autoritaire de Louis-Napoléon Bonaparte rendait impossible, Rousset devient correspondant financier du quotidien bruxellois et international L'Indépendance belge. Il entre en 1849, comme nombre de ses amis tels La Bédollière, au quotidien Le Siècle. Il y tient la rubrique boursière jusqu’en 1868. Sa rubrique a de l’impact et, selon l’historien Alfred Sirven, « c'est tout d'abord sur les articles de M. Rousset que se jettent, tous les matins, la majeure partie des lecteurs du Siècle (…) Il excelle en ces matières délicates et qui exigent une excessive prudence ». Mais, cette réserve déplaît à un de ses confrères du Figaro, Justin Delaunay : « C'est le plus gras des bulletiniers et le plus maigre des bulletins. Tout écourté qu'il est cependant, M. Rousset trouve encore le secret de n'y rien mettre. Impossible d'imaginer quelque chose de plus vide, de plus creux, de plus nul que les huit lignes qui précèdent le steeple-chase à travers les cours de la journée que le Siècle intitule Bulletin financier. »

En 1867, Rousset fonde le Journal financier puis se retire du Siècle à la fin de 1868.

Le Canal de Saint-Maur

À suivre.

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 00:01

Nous poursuivons notre série de sept articles consacrés à un personnage intellectuel du 19e siècle Ildefonse Rousset, ayant vécu et étant inhumé à Maisons-Alfort.

Après sa sortie du collège, Rousset rejoint en 1836 l’éditeur Léon Curmer et se met en relation avec les artistes qui vont coopérer à ses publications, comme le peintre Ernest Meissonier, l’illustrateur Grandville ou le dessinateur Paul Gavarni. Il s’installe en 1837 en tant que libraire au Palais-Royal, 76, rue de Richelieu à Paris. Rousset innove en faisant de son magasin un endroit luxueux, décoré avec goût et devenu le « rendez-vous du monde élégant. »

Il diffuse notamment des livres de mode comme Le Livre des Mariages et Le Livre d'Heures qui font sa réputation et sa fortune. Ildefonse Rousset a édité des ouvrages religieux, par exemple une version en souscription de La Sainte Bible, dans la traduction de Lemaistre de Sacy. Il propose également des publications hagiographiques, par exemple Le Duc d’Orléans, prince royal par E. Briffault, s’affichant comme « libraire de S.A.R. [Son Altesse Royale] Mme la duchesse d’Orléans. »

Ildefonse Rousset édite une série de neuf recueils, baptisés Omnibus, mêlant textes et dessins, réalisés par Albert d’Arnoux et par Camille Rousset, son frère, et signés par eux des pseudonymes de Bertall, Tortu Goth et Léfix. Le troisième numéro, qui comprenait les Buses-Graves, parodie en vers des Burgraves, de Victor Hugo, eut beaucoup de succès.

Entraîné, selon un de ses contempteurs, par un penchant secret du côté de la Bourse, Rousset céda son établissement à Pierre-Jules Hetzel (l’éditeur de Jules Verne) avec lequel il collabora quelque temps puis se lança dans le courtage des valeurs.

Les Buses-Graves, édit. I. Rousset

À suivre.

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 00:01

Nous poursuivons notre série de sept articles consacrés à un personnage intellectuel du 19e siècle Ildefonse Rousset, ayant vécu et étant inhumé à Maisons-Alfort.

Dans ses écrits, Rousset marque un engagement républicain permanent. Il s’affirme comme antibonapartiste en 1848. En 1869, il s’engage par ses écrits en faveur des candidats opposés à l'Empire pour les élections législatives. Il critique en particulier l'ultramontanisme. Il publie un éditorial dans le quotidien qu’il dirige, Le National, affirmant que les rédacteurs de son journal sont « voués aux idées démocratiques, nous voulons faire franchement et loyalement la guerre aux tendances révolutionnaires, de quelque côté qu'elles se produisent. Nous respectons toutes les croyances religieuses, nous pensons que le prêtre ne doit pas dépasser le seuil du temple et nous repoussons énergiquement toute intervention cléricale dans les choses de la politique. »

Pendant le siège de Paris (1870-1871), Rousset soutient la politique du gouvernement de la Défense nationale puis celle d’Adolphe Thiers, chef du pouvoir exécutif. S’il ne sympathise pas avec la Commune de Paris, signant la Déclaration de la presse contre la convocation des électeurs par le Comité central de la garde nationale, Rousset refuse de rejoindre l'Union parisienne de la presse créée pour soutenir les candidats conservateurs en vue des élections législatives partielles du 2 juillet 1871. Il vient personnellement en aide à certains anciens communards, comme le journaliste Marc-Amédée Gromier.

En 1872, lors des élections législatives, Rousset marque sa préférence pour Vautrin, qui s’oppose à Victor Hugo, relevant que « certainement, M. Victor Hugo ne manque pas de talent, mais son concurrent, M. Vautrin, est un administrateur de premier ordre. »

À partir de 1873, Rousset appuie les idées de la Gauche républicaine, tendance modérée au sein de l’Assemblée nationale.

De Joinville à Champigny, I. Rousset

À suivre.

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 00:01

Nous démarrons une série de sept articles consacrés à un personnage intellectuel du 19e siècle Ildefonse Rousset, ayant vécu et étant inhumé à Maisons-Alfort.

Ildefonse Rousset naît le 16 juin 1817 à Paris (11e arr.). Comme son frère cadet, l’historien et académicien Camille Rousset, il fit ses études au collège Stanislas à Paris.

Il épouse en août 1854, toujours dans la capitale française, Marie-Adélaïde Chanoine. Ils vont s’installer à Alfort, alors partie de la commune de Maisons-Alfort (Seine, act. Val-de-Marne), plus tard devenu Alfortville. Aux abords de sa maison il avait installé « une sorte de ménagerie et un jardin botanique » selon Amédée Chenal, ancien maire et historien de Maisons-Alfort et d'Alfortville Avec son épouse, qui obtiendra des récompenses du fait de ses activités agricoles comme une médaille d'or à l’Exposition universelle de 1867, il élève des animaux de basse-cour.

Si Rousset est présenté presqu’unanimement comme un « excellent homme », il se fait également remarquer par son obésité. Il est qualifié de « pachyderme des lettres » par Léon Guillot de Saix, auteur dramatique, critique et scénariste, qui cite un mot de Victor Hugo à son propos « Il défonce les chaises ». L’écrivain Maxime Rude note que son ventre laissait « une distance énorme entre son fauteuil et sa table de rédacteur en chef ». Un correspondant du Figaro, qui signe Marc Fournier, raconte un séjour en Savoie : « Quant à Brides-les-Bains Brides c'est une gorge étroite entre deux montagnes, tellement étroite, que depuis l'arrivée de Rousset venu ici dans l'espérance de maigrir, on ne peut plus se retourner (…) vu sa corpulence mastodontoïde (…). Brides est la station favorite des obèses. Seulement, on ne devrait bien les recevoir qu'à tour de rôle, et par numéro d'ordre. »

Ildefonse Rousset meurt le 31 mars 1878 dans sa propriété d'Alfort à Maisons-Alfort suite à une attaque d'apoplexie. Selon le journal Le Gaulois, il avait reçu dans la nuit la visite du docteur Proust, peut-être Adrien Proust, père de l’écrivain Marcel Proust. Ses obsèques ont, selon les comptes-rendus de presse, « réuni un nombre considérable de sénateurs, de députés, d'hommes de lettres et d'ouvriers. Ces derniers surtout étaient en grand nombre, car ils connaissaient, de longue date, l'affabilité de M. Rousset qui les accueillait toujours avec sympathie et leur donnait les meilleurs conseils ». Il est enterré à Maisons-Alfort où son monument funéraire est une structure de naos à 6 colonnes, due au sculpteur J. Guerlain (probablement Joachim Guerlain, né en 1837 à Saint-Pierre-lès-Calais). Le buste en marbre était un hommage de ses collaborateurs du National.

Ildefonse Rousset avait constitué une importante collection de tableaux anciens et modernes, qui fut vendue aux enchères à l’hôtel Drouot à Paris en mars et avril 1879. Le peintre François-Louis Français a réalisé en 1873 un portrait d’Ildefonse Rousset intitulé Souvenir de Nice.

Buste d'Ildefonse Rousset

À suivre.

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 00:01

Pierre Désiré Alexandre naît le 24 nivôse an 5 (13 janvier 1797) à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (future Joinville-le-Pont). Il est le fils de Thérèse Composion et de son époux Pierre François Alexandre, couvreur.

Marié avec Marie Catherine Fleury vers 1820, ils auront six enfants. Comme son père, Désiré Alexandre va exercer le métier de couvreur.

En juin 1846, lors des dernières élections municipales censitaires de la monarchie de Juillet, Désiré Alexandre est élu conseiller municipal de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) par 39 voix sur 50 votants et 67 inscrits. Il retrouve ainsi le siège abandonné par son père, Pierre François Alexandre, adjoint au maire jusqu’en 1840. Son mandat cesse avec la révolution de 1848.

Le 27 juin 1855, un terrain de 1,72 ha de vignes à Joinville lui appartenant est exproprié pour la construction de la ligne ferroviaire de Paris à Mulhouse de la Compagnie des chemins de fer de l‘Est. En 1856, il cotise en faveur de l'armée d'Orient, comme plus de cinquante autres concitoyens.

Pierre Désiré Alexandre, meurt le 29 avril 1881 à Joinville, à l’âge de 84 ans. Son fils, Hippolyte Félix Alexandre (1842-1900), prendra sa succession en tant que couvreur et siègera également au conseil municipal joinvillais.

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 00:01

Pierre François Alexandre naît le 9 mars 1766 à Évry-les-Châteaux (Seine-et-Marne). Il est le fils de Marie Marguerite Jacquand et de son mari Jean Alexandre, boulanger puis jardinier.

Il s’installe avant la Révolution dans la paroisse Saint-Nicolas de Saint-Maur, où il épouse en février 1789 Marie Thérèse Composion ; ils auront quatre enfants. Il vit dans le village de Pont-de-Saint-Maur, qui devient en 1790 une commune sous le nom de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur. Il y exerce la profession de couvreur.

Pierre François Alexandre, qui siège sans doute déjà au sein du conseil municipal, est nommé adjoint au maire le 29 août 1815, en remplacement de Jean Mathurin Lemaire, nommé maire. Il exerce sans doute peu de temps cette fonction, puisque c’est Jean Baptiste Louis Besançon qui est mentionné comme en étant titulaire (il y a un seul adjoint dans la commune) en avril 1816, date à laquelle il devient maire. Il continue cependant de siéger comme conseiller municipal.

Un fonctionnaire de la préfecture (non désigné) écrit un courrier (daté du 19 juin 1818) demandant au préfet le remplacement de deux membres du conseil municipal du fait de la « négligence avec laquelle la commune de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur était administrée ». Il s’agit de René Neveu, adjoint en fonction et de Pierre Alexandre, ancien adjoint. Cependant, Pierre François Alexandre est à nouveau désigné membre du conseil par un arrêté du 24 juin 1818.

Il est élu, au suffrage censitaire, en septembre 1828 et réélu en novembre 1834 dans une commune qui s’appelle, depuis 1831, Joinville-le-Pont. Il redevient adjoint au maire en août 1837, en remplacement de Jean Émile Lemaire, aux côtés de Laurent Nicolas Pinson, maire. La liste électorale mentionne qu’il dispose d’une fortune de 2 000 francs.

Alexandre est remplacé dans sa fonction d’adjoint après les élections de décembre 1840 par Pierre Bainville. Il ne siège sans doute plus à partir de cette date au conseil municipal.

Pierre François Alexandre décède le 24 juin 1848 à Joinville-le-Pont, à l’âge de 82 ans. son fils, Pierre Désiré Alexandre (1797-1881) puis son petit-fils Hippolyte Félix Alexandre (1842-1900) poursuivront l’exploitation de l’entreprise familiale et siègeront tous deux au conseil municipal.

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 00:01

René Neveu naît le 19 décembre 1773 à Champigny-sur-Marne. Il est le fils de Marie Catherine Caillet et de son époux, Pierre Maurice Neveu, marchand de bois.

En décembre 1795 (an 3), il épouse à Nogent-sur-Marne Marie Jeanne Foucault ; ils auront deux enfants et vivent à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (future Joinville-le-Pont), au moins depuis l’an 10 (1802). René Neveu est d’abord coquetier (marchand d’œufs en gros) pendant la période révolutionnaire. À la fin de l’empire, il est devenu voiturier au Pont de Saint Maur.

René Neveu est nommé adjoint au maire par Chabrol, préfet de la Seine, le 30 avril 1816, en remplacement de Jean Baptiste Louis Besançon, nommé maire. Il est maintenu dans la même fonction lors de la désignation de Jean Joseph Robin comme nouveau maire, suite à la démission de Besançon, le 11 avril 1818.

Pourtant, deux mois plus tard, un fonctionnaire de la préfecture (non désigné) écrit un courrier (daté du 19 juin 1818) demandant au préfet le remplacement de deux membres du conseil municipal du fait de la « négligence avec laquelle la commune de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur était administrée ». Il s’agit de René Neveu, adjoint en fonction et de Pierre Alexandre, ancien adjoint. Cependant, René Neveu est maintenu dans sa fonction d’adjoint. Il démissionne pendant l’été et est remplacé, le 30 août, par Claude Pierre Jacmart.

Après le décès de son épouse en octobre 1819, René Neveu va se remarier, sa deuxième femme étant prénommée Charlotte. Il quitte La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur, où résident cependant sa fille et son fils. C’est dans cette commune, devenue en 1831 Joinville-le-Pont, qu’il décède le 4 avril 1843, à l’âge de 69 ans.

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 00:01

François Léon de Bray de Valfresne naît à Amiens (Somme) le 27 vendémiaire an 7 (17 octobre 1798). Il est le fils de Jeanne Henriette de Vérité et de son époux d’Alexandre Joseph Debray de Valfresne qui sera conseiller général de la Somme et officier de la Légion d'honneur, et, bien qu’il ne soit pas noble, adopte la graphie « de Bray de Valfresne. »

Léon de Valfresne passe sa licence en droit et devient avocat. Il épouse en octobre 1836 à Paris Ameline Claire Francoise des Acres de L’Aigle. Il rejoint ensuite sa mère et son frère Théodore, qui ont acquis une très grande propriété à Joinville-le-Pont ; sur 7,5 hectares de terrain en bord de Marne, la maison compte une vingtaine de pièces principales, de vastes écuries et de magnifiques jardins. Elle avait appartenu à la famille Saint-Roman et à Étienne-Denis Pasquier, duc et grand-chancelier. Sa mère est, selon l’historien Émile Galtier, amie de Mme Récamier qui vint souvent la visiter.

Léon et Ameline de Valfresne auront trois fils, Albert, François (mort en bas âge) et Charles Emmanuel Otton, haut fonctionnaire du Trésor, chevalier de la Légion d’honneur.

En février 1843, Léon de Valfresne est élu conseiller municipal lors du scrutin au suffrage censitaire. Le grammairien Charles Chapsal est maire de la commune.

Après le décès de son frère Théodore, référendaire à la chancellerie de France, en janvier 1850, sa mère vend la maison en mars.

Léon de Valfresne meurt le 20 décembre 1876 à Paris (6e arr.), à son domicile, 26, rue Monsieur-le-Prince. Il était âgé de 78 ans.

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