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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 00:01

Pierre François Alexandre naît le 9 mars 1766 à Évry-les-Châteaux (Seine-et-Marne). Il est le fils de Marie Marguerite Jacquand et de son mari Jean Alexandre, boulanger puis jardinier.

Il s’installe avant la Révolution dans la paroisse Saint-Nicolas de Saint-Maur, où il épouse en février 1789 Marie Thérèse Composion ; ils auront quatre enfants. Il vit dans le village de Pont-de-Saint-Maur, qui devient en 1790 une commune sous le nom de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur. Il y exerce la profession de couvreur.

Pierre François Alexandre, qui siège sans doute déjà au sein du conseil municipal, est nommé adjoint au maire le 29 août 1815, en remplacement de Jean Mathurin Lemaire, nommé maire. Il exerce sans doute peu de temps cette fonction, puisque c’est Jean Baptiste Louis Besançon qui est mentionné comme en étant titulaire (il y a un seul adjoint dans la commune) en avril 1816, date à laquelle il devient maire. Il continue cependant de siéger comme conseiller municipal.

Un fonctionnaire de la préfecture (non désigné) écrit un courrier (daté du 19 juin 1818) demandant au préfet le remplacement de deux membres du conseil municipal du fait de la « négligence avec laquelle la commune de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur était administrée ». Il s’agit de René Neveu, adjoint en fonction et de Pierre Alexandre, ancien adjoint. Cependant, Pierre François Alexandre est à nouveau désigné membre du conseil par un arrêté du 24 juin 1818.

Il est élu, au suffrage censitaire, en septembre 1828 et réélu en novembre 1834 dans une commune qui s’appelle, depuis 1831, Joinville-le-Pont. Il redevient adjoint au maire en août 1837, en remplacement de Jean Émile Lemaire, aux côtés de Laurent Nicolas Pinson, maire. La liste électorale mentionne qu’il dispose d’une fortune de 2 000 francs.

Alexandre est remplacé dans sa fonction d’adjoint après les élections de décembre 1840 par Pierre Bainville. Il ne siège sans doute plus à partir de cette date au conseil municipal.

Pierre François Alexandre décède le 24 juin 1848 à Joinville-le-Pont, à l’âge de 82 ans. son fils, Pierre Désiré Alexandre (1797-1881) puis son petit-fils Hippolyte Félix Alexandre (1842-1900) poursuivront l’exploitation de l’entreprise familiale et siègeront tous deux au conseil municipal.

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 00:01

René Neveu naît le 19 décembre 1773 à Champigny-sur-Marne. Il est le fils de Marie Catherine Caillet et de son époux, Pierre Maurice Neveu, marchand de bois.

En décembre 1795 (an 3), il épouse à Nogent-sur-Marne Marie Jeanne Foucault ; ils auront deux enfants et vivent à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (future Joinville-le-Pont), au moins depuis l’an 10 (1802). René Neveu est d’abord coquetier (marchand d’œufs en gros) pendant la période révolutionnaire. À la fin de l’empire, il est devenu voiturier au Pont de Saint Maur.

René Neveu est nommé adjoint au maire par Chabrol, préfet de la Seine, le 30 avril 1816, en remplacement de Jean Baptiste Louis Besançon, nommé maire. Il est maintenu dans la même fonction lors de la désignation de Jean Joseph Robin comme nouveau maire, suite à la démission de Besançon, le 11 avril 1818.

Pourtant, deux mois plus tard, un fonctionnaire de la préfecture (non désigné) écrit un courrier (daté du 19 juin 1818) demandant au préfet le remplacement de deux membres du conseil municipal du fait de la « négligence avec laquelle la commune de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur était administrée ». Il s’agit de René Neveu, adjoint en fonction et de Pierre Alexandre, ancien adjoint. Cependant, René Neveu est maintenu dans sa fonction d’adjoint. Il démissionne pendant l’été et est remplacé, le 30 août, par Claude Pierre Jacmart.

Après le décès de son épouse en octobre 1819, René Neveu va se remarier, sa deuxième femme étant prénommée Charlotte. Il quitte La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur, où résident cependant sa fille et son fils. C’est dans cette commune, devenue en 1831 Joinville-le-Pont, qu’il décède le 4 avril 1843, à l’âge de 69 ans.

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 00:01

François Léon de Bray de Valfresne naît à Amiens (Somme) le 27 vendémiaire an 7 (17 octobre 1798). Il est le fils de Jeanne Henriette de Vérité et de son époux d’Alexandre Joseph Debray de Valfresne qui sera conseiller général de la Somme et officier de la Légion d'honneur, et, bien qu’il ne soit pas noble, adopte la graphie « de Bray de Valfresne. »

Léon de Valfresne passe sa licence en droit et devient avocat. Il épouse en octobre 1836 à Paris Ameline Claire Francoise des Acres de L’Aigle. Il rejoint ensuite sa mère et son frère Théodore, qui ont acquis une très grande propriété à Joinville-le-Pont ; sur 7,5 hectares de terrain en bord de Marne, la maison compte une vingtaine de pièces principales, de vastes écuries et de magnifiques jardins. Elle avait appartenu à la famille Saint-Roman et à Étienne-Denis Pasquier, duc et grand-chancelier. Sa mère est, selon l’historien Émile Galtier, amie de Mme Récamier qui vint souvent la visiter.

Léon et Ameline de Valfresne auront trois fils, Albert, François (mort en bas âge) et Charles Emmanuel Otton, haut fonctionnaire du Trésor, chevalier de la Légion d’honneur.

En février 1843, Léon de Valfresne est élu conseiller municipal lors du scrutin au suffrage censitaire. Le grammairien Charles Chapsal est maire de la commune.

Après le décès de son frère Théodore, référendaire à la chancellerie de France, en janvier 1850, sa mère vend la maison en mars.

Léon de Valfresne meurt le 20 décembre 1876 à Paris (6e arr.), à son domicile, 26, rue Monsieur-le-Prince. Il était âgé de 78 ans.

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 00:01

La revue Le Vieux Saint-Maur a publié, entre 1946 et 1965, de nombreux articles de l’historien Georges Bousquié (1907-1966). Vingt-neuf d’entre eux ont été classés sous l’intitulé « Histoire de Joinville-le-Pont ».

La première mention de cette Histoire intervient en fait avec le n° 25 paru en 1951. Il porte le n° X. Il faut donc considérer les neuf précédents papiers de Georges Bousquié comme constituant les premières parties de ladite Histoire. Ils ont été insérés à raison d’un par bulletin depuis le n° 16, publié en 1946. Le dernier article porte le n° XXX et est inséré dans le n° 45, édité en 1965. À noter qu’il n’y a pas de n° XXIII au sommaire de la revue.

Entre 1946 et 1965, chaque bulletin du Vieux Saint-Maur comprend un article relevant de l’Histoire de Joinville-le-Pont, à l’exception unique du n° 37 (1957). L’ensemble représente 106 pages.

Les textes sont généralement relativement courts, couvrant 2 à 6 pages de cette revue de petit format. L’ordre de publication n’a rien de chronologique, ni de thématique. L’ensemble constitue une série de tableaux, souvent assez vivants, notamment pour les premiers. Les ultimes insertions sont des reproductions de documents d’archives.

La période couverte va du treizième siècle à la fin du dix-neuvième (très rarement le début du vingtième), mais aucune période n’est traitée de manière complète. Pour les temps antérieurs à la Révolution de 1789, les évènements traités se rapportent parfois à la paroisse de Saint-Maur, la différence entre les villages du Pont (futur centre de Joinville) et de Saint-Maur n’étant pas toujours précise.

Plusieurs personnages font l’objet d’une attention particulière et se voient consacrer des articles : le maréchal Oudinot, le grammairien et maire de la commune, Chapsal et la famille Valliech, qui résidait à Polangis.

Le patrimoine local ne fait pas l’objet d’analyses spécifiques, à deux exceptions notables : la chapelle Saint-Léonard, et les carrières souterraines. On notera que Bousquié a également publié une Histoire de l’ancien pont de Saint-Maur (l’actuel pont de Joinville) dans les Mémoires Paris et Ile-de-France, t. IV (1952) ; ce travail a été repris dans un Hors-série de la revue Le Vieux Saint-Maur en 1955, sous le titre « Spécial Pont de Joinville-le-Pont » ; il n’a cependant pas été numéroté dans la série de l’Histoire de Joinville-le-Pont.

Deux institutions sujettes à des attentions : les écoles du Parangon et du Bois de Vincennes (sports). La ferme de la Faisanderie est aussi évoquée.

L’histoire sociale et économique récente n’est pas traitée, par contre, la manufacture de Saint-Maur et la léproserie qui ont existé pendant l’ancien régime ont droit à des notices.

La toponymie n’est pas oubliée, au travers deux lieux : le quartier de Palissy et le passage du Diable.

Il n’existe pas d’édition complète de l’Histoire de Joinville-le-Pont de Georges Bousquié. Cependant, une brochure, intitulée « Voici Joinville » en reprend une partie ; elle a connu deux éditions, en 1958 puis en 1964, peu avant la disparition de son auteur en 1966.

Les éditeurs de la revue Le Vieux Saint-Maur ont conclu un accord avec la Bibliothèque nationale de France en vue de la numérisation et de la diffusion sur le site Gallica de son contenu.

Les numéros publiés entre 1923 et 1950 sont d’ores et déjà accessibles, comprenant donc les articles I à VIII de l’Histoire de Joinville-le-Pont (mais qui ne figurent donc pas sous ce titre, comme nous l’avons vu plus haut).

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 00:01

Georges Bousquié naît le 22 octobre 1907 à Paris. Il fréquente les lycées parisiens Voltaire et Louis-le-Grand puis fait des études dans de lettres classiques à La Sorbonne. Il soutient une thèse sur le roi René d’Anjou. Bousquié est d’abord professeur au lycée de Versailles puis bibliothécaire à la Bibliothèque nationale. Il rejoint ensuite l’enseignement privé, au sein des lycées Albert de Mun de Nogent-sur-Marne, Saint François d’Assise, Charles-de-Foucauld et enfin l’Institution Jeanne d’Arc à Saint-Maur-des-Fossés.

Pareillement à son activité d’enseignement, Bousquié rédige des livres à contenu pratique, destiné aux élèves mais également à la vie en entreprise. Il commente l’œuvre de Pierre Corneille, Cinna (« Expliquez-moi... Corneille à travers Cinna », deux tomes, 1960). « Le Sujet général de français par l'exemple », paru en 1966 est réédité en 1969.

Après avoir proposé « Une technique efficace, la Persuasion » (1958), il rédige deux guides « Comment rédiger vos rapports » (1957) et « Comment organiser son travail » (1965). Ces deux derniers ouvrages font l’objet de plusieurs rééditions et sont traduits en espagnol et en portugais.

Georges Bousquié est vice-président puis à partir d’octobre 1964, président de l’association du Vieux Saint Maur, qui édite la revue éponyme. Il avait fourni plusieurs dizaines d’articles à cette revue, dont trente se référaient à une « Histoire de Joinville-le-Pont », publiée entre 1946 et 1965.

Deux ouvrages historiques ont fait l’objet d’une édition séparée, reprenant en les complétant certains articles de la revue : « Histoire de l'ancien pont de Saint-Maur » (1955), rééditée sous le titre « Le pont de Joinville à travers les âges » (1957) et « Voici Joinville » (2e édition 1964).

Les travaux historiques de Bousquié lui avaient valu de recevoir en décembre 1959 la médaille d'argent du département de la Seine.

Georges Bousquié était marié et résidait avenue Courtin à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne) dans le quartier de Polangis. Il est mort le 1er mars 1966, à l’âge de 58 ans.

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 00:01

Plusieurs personnalités ont contribué à la connaissance de l’histoire de Joinville-le-Pont.

Le premier livre est anonyme. C’est le conseil général de la Seine qui a lancé une publication générale, État des communes du département de la Seine à la fin du XIXème siècle, comprenant un tome Joinville-le-Pont, notice historique et renseignements administratifs, édité chez Montévrain en 1906. La partie historique souffre de l’absence d’un travail scientifique véritable.

L’instituteur Basile Nivelet (1867-1957), conseiller municipal de Joinville-le-Pont (1908-1912), publie en 1910 un ouvrage intitulé sobrement Joinville-le-Pont, imprimé à Joinville par Ferdinand Huby en 1910. Solide et précis, le livre de Nivelet ne permet guère de percevoir le contexte dans lequel se situent les informations qu’il collecte.

Émile Galtier (1871-1941) est le premier véritable historien à se consacrer au sujet. En rédigeant  son Histoire de Saint-Maur-des-Fossés (Champion, Paris, 1913) puis Histoire des paroisses de Saint-Maur-des-Fossés (Champion, Paris, 1923), il a apporté des éclairages essentiels sur la période où, au cours du 18e siècle, le hameau du Pont-de-Saint-Maur était rattaché à Saint-Maur. Ses commentaires passionnants ne sont cependant pas exempts d’erreurs ; ainsi, suite à une lecture inexacte d’une archive, Galtier va véhiculer la fable de l’intervention du vicomte de Mirabeau pour la séparation des deux villages.

Mais par ses écrits, et encore plus par l’impulsion qu’il donne à la société Le Vieux Saint-Maur, dont il est le fondateur, Galtier contribue fortement à la connaissance de l’histoire des boucles de la Marne. Il publie, peu avant sa mort, un article sur La formation du territoire de Joinville-le-Pont (Vieux Saint-Maur, 1939).

Georges Bousquié (1907-1966), enseignant et historien français, deviendra lui aussi président de l’association Le Vieux Saint-Maur. Il résidait avenue Courtin à Joinville-le-Pont. Il intitule « Histoire de Joinville-le-Pont » trente articles publiés dans Le Vieux Saint-Maur entre 1946 et 1965.

Deux ouvrages historiques ont fait l’objet d’une édition séparée, reprenant en les complétant certains articles de la revue : « Histoire de l'ancien pont de Saint-Maur » (1955), rééditée sous le titre « Le pont de Joinville à travers les âges » (1957) et « Voici Joinville » (2e édition 1964).

L’Histoire de Joinville-le-Pont de Bousquié contient des matériaux importants ainsi quelques réflexions fort utiles. Il précise (et réfute, dans le cas évoqué plus haut du vicomte de Mirabeau) les apports de Galtier. Cependant, son travail, qui n’est nullement chronologique et guère plus thématique, ne constitue pas un ensemble cohérent ni abouti.

Après Nivelet, Galtier et Bousquié, plusieurs autres ont contribué de manière assez partielle à écrire l’histoire communale.

Pierre Rougé, enseignant à Polangis lui aussi, a produit une « Esquisse d'histoire de Joinville-le-Pont, ou comment un hameau devient ville » édité par la municipalité à l’occasion des 150 ans de l’adoption du nom de Joinville-le-Pont, en 1981.

Michel Riousset, qui a succédé à Pierre Rougé à la tête de l’ASEP (Association pour la sauvegarde de l’environnement de Polangis) a rédigé plusieurs brochures sur l’histoire des quartiers de la Marne ainsi qu’un livre illustré, Joinville-le-Pont en cartes postales anciennes (1976).

Enfin, René Dennilauler, ancien maire-adjoint, a débuté, en 2011, une nouvelle Histoire de Joinville-le-Pont, en publiant le premier chapitre, consacré à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur.

Rue du Pont vers 1903

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 00:01

Basile Nivelet naît le 28 janvier 1867 à Turny (Yonne). Sa mère est Hortense Léocadie Thierry, son père porte le même nom, Basile Nivelet, et est tisserand ; ses parents seront plus tard cultivateurs.

Venu à Paris, il est calicot (commis d'un magasin de nouveautés) au Bon Marché. En juillet 1892, il épouse à Paris (3e arr.) Pétronille Goursolle (dite Céline), employée de banque. Les deux époux, qui auront une fille, deviennent enseignants peu après.

Instituteur à l’école communale du Parc-Saint-Maur (Saint-Maur, Seine, act. Val-de-Marne) en 1895, il est l'école l’année suivante à l’école communale de Montreuil (Centre) puis en novembre à celle de la rue Colmet-Lépinay dans la même commune. En 1905, il est transféré à Paris, rue Michel-Bizot (12e arr.). Membre de la Société pour la propagation des langues étrangères en 1895, Nivelet participe en février 1909 au banquet annuel de l'Amicale des instituteurs et institutrices publics de la banlieue de Paris, qui revendique l’égalité de traitement avec le personnel pour leurs pensions de retraite.

Depuis 1900, les époux Nivelet résident à Joinville-le-Pont, où Céline est directrice de l’école maternelle de l’avenue Oudinot, dans le quartier de Polangis.

Dans cette commune, Basile Nivelet va s’engager en politique ; il avait été sans doute précédemment secrétaire général de l'Yonne radicale, organe de la Fédération amicale et de propagande des républicains radicaux et radicaux-socialistes, qui organise une tête à la mairie du 5e arrondissement en mai 1907.

Lors des élections municipales de mai 1908, Nivelet figure sur la liste du comité radical-socialiste, conduite par le maire sortant, Eugène Voisin. Elle recueille au premier tour 604 voix en moyenne, face à une liste incomplète dite socialiste évolutionniste (500 voix) et à quelques candidats socialistes unifiés SFIO (252 voix) ainsi qu’un isolé (493 voix). Il y avait 1319 inscrits. Les radicaux remportent 21 des 23 sièges à pourvoir, en laissant un à un isolé et un autre à un socialiste évolutionniste. Nivelet est élu au second tour avec 591 suffrages pour 1188 votants.

Au sein du conseil municipal, Nivelet s’occupe du patronage laïque et des colonies scolaires confiées à l’Œuvre parisienne des enfants à la montagne, qui organise le séjour d’enfants joinvillais dans le Cantal. Il participe à l‘organisation du service des désinfections après les grandes inondations de la Marne pendant l’hiver 1910.

Si Nivelet a pris quelque distance avec Louis Rey, animateur passionné de la majorité radicale-socialiste au sein du conseil municipal, il vit à partir de 1910, comme ce dernier, à Paris. Il se solidarise cependant de la municipalité en mars 1911, quand la dénonciation d’un scandale dans l’école primaire de Polangis provoque l’éclatement du conseil ; Nivelet proteste ne pas être candidat à la direction de cette école et n’avoir pas pris part à l’affaire. Il collabore régulièrement à l’hebdomadaire radical local, Voix des communes. Affichant son attachement au maire, il annonce en août 1911 qu’il ne sera pas candidat en 1912, mais fait cependant l’objet d’attaques par voie d’affiches ou dans la presse régionale.

En 1910, Basile Nivelet publie un livre intitulé « Joinville-le-Pont », édité par un imprimeur de la ville, Ferdinand Huby. Son livre, descriptif, constitue une des principales sources sur l’histoire de la commune, principalement pour le 19e siècle.

Sergent-fourrier après son service militaire, Nivelet est promu officier d’administration adjoint dans la réserve. En 1914, il sert dans l’intendance du service de santé militaire. Au moment de sa démobilisation en 1930, il a le grade de capitaine d’administration.

Après-guerre, les Nivelet s’installent à Montreuil-sous-Bois, où Céline est directrice d’école. Basile prend sa retraite en 1928 et partage son temps entre cette ville et l’Yonne. Il rédige des documents sur l’histoire de Turny, son village natal.

Basile Nivelet meurt le 30 janvier 1957 à Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne), à l’âge de 90 ans. Il avait obtenu de nombreuses décorations : Mérite agricole, chevalier en 1910 puis officier en 1934 ; Palmes académiques, officier d’académie en 1911 et officier de l’instruction publique en 1923 ; Médaille de bronze de la Mutualité en 1929. Il avait également été récompensé pour son comportement lors des inondations de la Marne en 1910.

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 00:01

Pétronille Goursolle (dite Céline), naît le 1er avril 1868 à Oradour-sur-Vayres, en Haute-Vienne. Elle est la fille de Marie Fanny Barraud et de Pierre Goursolle, son époux.

Employée de banque, elle épouse en juillet 1892 à Paris Basile Nivelet. Les deux époux deviennent instituteurs, Céline exerçant dans l’école du Parc-Saint-Maur (Saint-Maur, Seine, act. Val-de-Marne) en 1895. Elle est membre de la Société pour la propagation des langues étrangères en France. Elle exerce ensuite à l'école maternelle de la rue Michel-Bizot à Paris (12e arr.). En novembre 1900, elle est chargée de la direction de l'école maternelle du groupe Polangis, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où la famille va résider.

En février 1910, Céline Nivelet est nommée directrice à l'école maternelle Voltaire de Montreuil-sous-Bois (Seine, act. Seine-Saint-Denis). Elle exercera cette fonction jusqu’en décembre 1930, lorsqu’elle prend sa retraite.

Céline Nivelet était membre de la société coopérative nationale d'assurances la Sauvegarde en 1908 et 1910. Elle a également été active au sein de la section de Joinville de la société l’Allaitement maternel en 1909. Elle avait obtenu la médaille d'argent de la mutualité en 1910 et avait été décorée des Palmes académiques, en tant qu’Officier de l’instruction publique en juillet 1930.

Céline Nivelet décède le 27 mars 1941 à Venizy, Yonne ; elle est inhumée à Turny, commune d’origine de son époux. Ils avaient eu une fille.Céline Nivelet

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 00:01

Gustave Maurice Boutier (qui utilise habituellement le prénom de Maurice) est né le 2 décembre 1890 à Mohon (commune de Charleville-Mézières, Ardennes) d'un père garçon-boucher puis employé des chemins de fer. Il vit à Joinville-le-Pont au moins depuis 1901. Il y épouse en mars 1912 Joséphine Augustine Barbier et exerce la profession de serrurier.

Maurice Boutier figure en deuxième position (avec le prénom de Gustave) sur la liste socialiste lors des élections municipales à Joinville-le-Pont les 30 novembre et 7 décembre 1919. Elle est conduite par Georges Laruelle, ancien conseiller municipal. Les candidats recueillirent en moyenne 500 voix au premier tour, sur 1 660 suffrages exprimés soit 30,1% et 502 au second, sur 1 462 suffrages soit 34,3%. Sur sa liste figure un conseiller municipal sortant, Henri Lacroix. Aucun d’entre eux n’est élu, la liste d’union républicaine et sociale d’Henri Vel-Durand (droite) remportant tous les sièges.

Maurice Boutier était en 1921, secrétaire de la section communiste de Joinville-le-Pont (Seine). Lorris, trésorier, le secondait. Selon l'Humanité du 17 janvier 1921 l'ancienne section socialiste avait adhéré unanimement au Parti communiste après le congrès de Tours. Un autre numéro, postérieur d'un mois, signale cependant la démission d'un militant (Ancemot). La section socialiste unifiée groupait 62 cotisants en décembre 1919, 75 au premier semestre 1920 ; le Parti communiste plaça 75 cartes et 650 timbres en 1921.

Boutier exerce toujours cette fonction en novembre 1923. Il est le principal orateur communiste dans la commune pendant cette période. Il habitait toujours à Joinville-le-Pont en 1930, mais on ignore s'il militait encore au Pcf animé localement par Roger Bénenson.

Maurice Boutier meurt à Créteil (Seine, Val-de-Marne) le 7 mars 1963.

Source : Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français (Jean Maitron, dir.)

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 00:01

En novembre 1902, dix personnes décident de former une coopérative dénommée « Les Égaux », Association communiste des ouvriers menuisiers du département de la Seine. Huit d’entre eux résidaient à Paris, un à Vincennes et le dernier et leader du groupe, Henri Martinet, à Joinville-le-Pont, Elle est constituée sous forme de société anonyme de production à personnel et capital variables, avec un petit capital de 1 000 francs à l’origine, porté à 5 000 francs dans les statuts.

Martinet est nommé directeur de la société qui commence son activité en août 1903. La qualité de syndiqué est exigée des ouvriers qui demandent à en faire partie. Le siège est d’abord situé 10, rue Marcadet et sera ensuite transféré 125, rue de Montreuil, toujours à Paris.

L’activité semble rencontrer rapidement des difficultés. En 1905, le sénat, ‎lui accorde une subvention de 1 000 francs. Ce ne sera pas suffisant. Le 5 mai de la même année, la coopérative est déclarée en faillite.

Pendant cette période, Henri Martinet continue son activité politique. Secrétaire du Comité socialiste révolutionnaire de Champigny, il siège comme suppléant de Jean Longuet au comité général de la Fédération des travailleurs socialistes de France, un des précurseurs de la SFIO. Il devient membre du parti socialiste unifié dès sa fondation, en 1905.

Élu conseiller municipal de Champigny, où il réside désormais, en 1912, il est réélu en 1919 et siège d’abord comme socialiste puis comme communiste, ayant rejoint, comme la majorité des adhérents, le nouveau parti dont il est aussi secrétaire de section.

Né à Paris en 1865, il meurt à Champigny en 1932 à l’âge de 66 ans.

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