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25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 00:01

Chéhadé Charles Zalta naît le 7 juin 1878 à Damas, Turquie d’Asie (act. Syrie) dans une famille juive. Il fait des études de médecine à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (act. Liban). Devenu docteur en 1903, il poursuivra des études spécialisées à Paris pour être gynécologue et prendre le poste de chef de clinique adjoint à la Maternité française de Beyrouth. Il s’installe en 1908 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne).

En 1911, Zalta a ouvert un cabinet de gynécologie dans le quartier de Polangis à Joinville. En décembre de la même année, il secourt dans un train en partance pour Nice un célèbre jockey américain, O'Connor, victime d’un gris de glace lui ayant profondément entaillé l'avant-bras et sectionné l'artère cubitale. Présent dans le train, le docteur Zalta et un professeur de la faculté de Lille, Lefort, opérèrent O'Connor, dans le train même, recousant la plaie avec des aiguilles à coudre ordinaires…

La carrière médicale de Zalta sera particulièrement longue, puisqu’il est toujours médecin assermenté en 1962. Elle est également diversifiée. Ainsi, en 1930, Zalta est médecin des Studios Paramount de Saint-Maurice, commune adjacente à Joinville, les deux communes étant alors parmi les pôles cinématographiques français.

Naturalisé français en février 1911, Zalta s’engage dans l’armée, d’abord dans l’infanterie, avant d’être nommé médecin aide major en 1912 et basculé dans la réserve. Il reprend une fonction active pendant la première guerre mondiale, gérant une ambulance sur le front Est. En 1916, il devient médecin chef de l’hôpital militaire de Mont-Louis (Pyrénées-Orientales).

En mars 1917, les ministres de la guerre et des affaires étrangères désignent Zalta, en compagnie d’un autre médecin, Calmette, pour accompagner l’envoi de troupes françaises en Palestine.

Selon le quotidien Coemedia, en mars 1932 « Le docteur Zalta, provoqua t'engagement de plusieurs milliers de Syriens sous les drapeaux français et fut officiellement félicité pour la part qu'il prit au développement de l'influence française en Syrie et dans le Grand Liban ». Il était membre du comité syro-libanais, qui plaidait pour une indépendance par rapport à la Turquie et siégeait, en 1917, au sein de l’Association nationale pour la défense des idées françaises à l'étranger, présidée par l’ancien ministre de l'intérieur Georges Leygues.

Peu avant la fin de la guerre, en octobre 1918, Zalta lance de Damas, au nom du Comité Syrien de Paris un appel, publié par le quotidien L’Intransigeant : « Une voix faite de prières et d’espoir après une longue agonie, une voix frémissante et suppliante monte vers la France en guerre, résolue à châtier les mécréants pour le droit et la justice. C'est la voix de la Syrie, française de cœur et d’âme, de sang aussi puisque c'est à cause de son amour pour la France qu’on la torture. (…) France, délivre-nous et prends-nous dans les replis de ta robe tricolore. »

Le mariage du docteur Zalta avec Pauline Bollach (probablement d’origine alsacienne) à la mairie du troisième arrondissement de Paris en avril 1920 est un évènement mondain rassemblant une grande affluence venue des mondes médical et journalistique avec la participation de plusieurs artistes.

Le Dr Zalta crée en 1923 à Joinville une clinique municipale populaire, où les consultations sont gratuites pour les inscrits au bureau de bienfaisance, et limitées à 3 francs pour les autres, reversés pour moitié à la caisse des écoles et au bureau de bienfaisance. À côté de son activité professionnelle, Zalta est également artiste. Il expose des sculptures en 1927 au Salon des Médecins de Paris.

L’appartenance de Charles Zalta à la franc-maçonnerie est mentionnée dès 1906, quand il séjourne encore à Beyrouth. Elle est confirmée par des bulletins et répertoires en 1909, 1925 et 1934.

Pendant la deuxième guerre mondiale, Zalta, qui réside toujours à Joinville, est victime de spoliation en tant que juif. Son fils aîné, Claude deviendra un résistant sous le nom de Claude Grégory, condamné à mort et évadé, proche un temps du parti communiste puis fondateur de l'Encylopædia Universalis. Le second fils, Jean Pierre Zalta, médecin, sera professeur des universités de biologie et de génétique moléculaires. Tous les trois sont chevaliers de la Légion d’honneur.

En outre, Charles Zalta fut décoré en 1914 de la médaille de bronze des épidémies en tant que « victime de son dévouement en 1909 et 1911 auprès de malades atteints d’affections contagieuses ». Il est titulaire des Palmes académiques, officier d’académie en 1911 et officier de l’instruction publique en 1930. Il était également chevalier du Mérite agricole depuis 1911.

Chéhadé Charles Zalta meurt le 15 mai 1962 à Créteil (Val-de-Marne). Il résidait toujours à Joinville.

 

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12 janvier 2018 5 12 /01 /janvier /2018 00:01

Henri Célestin Poitevin naît le 13 mai 1865 à Paris (10e arr.). Ses parents sont Rosalie Pavie et son époux Eugène Zacharie Poitevin, peintre sur porcelaine.

Vivant dans un milieu artistique, Henri Poitevin va, comme sa sœur Irina, devenir peintre. Il est d’abord receveur des tramways de l’Est parisien, mais se présente comme artiste. Il illustre en 1888 des poèmes d’Albert Tinchant pour son livre, Sérénités.

Vivant à Saint-Mandé (Seine, act. Val-de-Marne), il y épouse en mars 1894 Léonie Thybaut, couturière, originaire de Joinville-le-Pont. Ils rejoignent cette ville, où ils exploitent en 1908 un commerce d’articles de ménage. Il va ensuite entrer dans l’usine Pathé-Cinéma, avant 1911, où il travaille probablement à la fabrication de décors ou à l’illustration des documents. Henri Poitevin donne également des cours de dessin pour l'association philotechnique de Joinville, structure d’éducation populaire présidée par Albert Kownacki, dont il est également administrateur. Il sera décoré en octobre 1909 pour cette activité par Raymond Poincaré, membre de l’Académie française, sénateur et futur premier ministre puis président de la République.

Membre du comité radical-socialiste, où milite également son beau-père Eugène Thybaut, Henri Poitevin est candidat aux élections municipales de juin 1908 sur la liste soutenue par ce parti et conduite par le maire sortant, Eugène Voisin. Il est élu au second tour avec 577 voix sur 1188 suffrages exprimés (48,5%). Les radicaux emportent 21 des 23 sièges à pourvoir. Ils faisaient face à une liste dite socialiste évolutionniste, comportant des socialistes et des radicaux dissidents ainsi que des personnalités libérales ou conservatrices ; à une liste socialiste SFIO et à des indépendants. Un évolutionniste (Leteuil) et un indépendant (Gripon) sont élus. Le journal radical Voix des communes dresse ainsi son portrait : « Poitevin, comme les peuples heureux, n’avait pas d’histoire ; il venait d’hériter encore et jouissait paisiblement de ses revenus, un titre de conseiller lui allait bien pour occuper ses loisirs. »

Fin juillet 1909, Poitevin s’oppose publiquement, avec six autres conseillers municipaux affichant des opinions plus à droite que la majorité du conseil, à Louis Rey, qui entend assurer un contrôle des radicaux-socialistes sur l’activité communale. Avec le même groupe, il critique vivement en janvier 1910 la gestion par la municipalité d’un conflit avec un entrepreneur portuaire qui transporte des matériaux sur les voies communales, provoquant l’exaspération des riverains. Les mêmes élus s’attaquent vivement de nouveau à Louis Rey, en mars 1911, au sujet d’une affaire mettant en cause la probité d’un directeur d’école.

Vel-Durand, Beauvais, Arnaud, Watrinet, Mermet et Poitevin, voulant profiter de la tension politique, présentent leur démission en mars 1911, provoquant des élections municipales partielles en avril. Le comité radical s’abstient d’intervenir, mais avait invité ses trois membres dissidents (Vel-Durand, Mermet et Poitevin) à retirer leur démission. La presse radicale n’est pas tendre avec Poitevin, Voix des communes le considérant comme un « des élus les plus nuls » et estimant que « Poitevin, excellent mouton de Panurge, a vu ses voisins bêler, se plaindre, il fait comme eux. » Avec l’appui des libéraux et des socialistes SFIO, la liste des dissidents va l’emporter contre un groupement républicain indépendant ; Poitevin est élu au second tour, tandis que ses cinq collègues démissionnaires l’emportaient dès le premier tour.

La bataille se poursuit lors des élections municipales de mai 1912, qui voient le départ d’Eugène Voisin, maire depuis 1888 et conseiller municipal sans interruption depuis 1867. Les dissidents présentent une liste, conduite par Mermet, qui fusionne au second tour avec les socialistes SFIO et les libéraux. La liste coalisée l’emporte au second tour contre les radicaux-socialistes officiels de Georges Briolay.

Réélu, Poitevin est délégué par le maire aux écritures et authentifie les pièces et légalise les signatures des administrés. Pendant la guerre, n’étant pas mobilisé, il fait partie de la minorité d’élus qui font fonctionner la mairie. En 1916, il s’associe à ses collègues élus pour protester contre la mise en cause de la du fonds de guerre par le maire, faite dans Voix des communes. Il est chargé, avec Julien Périn, de la création d’une boucherie municipale vendant de la viande frigorifiée.

Lors du premier scrutin municipal après-guerre, en novembre 1919, Henri Poitevin fait partie de la demi-douzaine de conseillers municipaux qui sont réélus. Il figure sur la liste d’union républicaine et sociale, conduite par Henri Vel-Durand, adjoint sortant, qui comprend les dissidents radicaux, des socialistes indépendants et les radicaux-socialistes officiels. Elle s’oppose à une liste libérale et à une liste socialiste SFIO. Le maire, Mermet, décède le lendemain du second tour de scrutin. La liste Vel-Durand remporte les 23 sièges à pourvoir. Poitevin avait recueilli 847 voix sur 1694 suffrages exprimés soit juste 50%, mais il lui manquait une voix pour être élu dès le premier tour ; il était en tête de tous les candidats. Au second tour, les libéraux s’étant retirés, Poitevin obtient 973 votes sur 1518 exprimés (64,1%) sur 2491 inscrits.

Candidat à nouveau sur la liste Union républicaine pour la défense des intérêts communaux en mai 1925, Poitevin est en quatrième position. La liste, conduite par Henri Vel-Durand, s’est séparée de radicaux-socialistes et des socialistes indépendants, qui retrouvent la SFIO dans une liste de cartel des gauches. Ils font face à une liste communiste, mais les libéraux se sont ralliés à la majorité sortante. Union républicaine et sociale recueille une moyenne de 1080 soit 47,5% ; le Cartel des gauches en a 648, soit 28,4% ; le bloc ouvrier-paysan du Pcf en a 480, soit 21,1%. Tous les candidats, dont Poitevin, sont élus au second tour.

En janvier 1928, Poitevin se démarque de la majorité des élus municipaux en soutenant la création d’un poste de professeur de dessin pour les écoles ; la proposition ne recueille que quatre voix, contre neuf tandis qu’il y a deux abstentions, dont celle du maire. Il ne demande pas le renouvellement de son mandat en mai 1929.

Décoré pour son courage et son dévouement pendant les inondations de la Marne de 1910, Poitevin était également titulaire des palmes académiques, comme officier d’académie, au titre de son activité de professeur à l'association philotechnique.

Henri Célestin, qui vivait alors dans l’ancienne demeure de ses beaux-parents, avenue Gille Poitevin, dans le quartier de Palissy, meurt le 11 mars 1939 à Joinville. Il était âgé de 73 ans et avait eu deux enfants : Andrée et Maurice Gabriel, qui mourra lors de la première guerre mondiale.

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20 décembre 2017 3 20 /12 /décembre /2017 00:01

Jean-Louis Pariselle naît le 8 mars 1917 à Châlons-sur-Marne (act. Châlons-en-Champagne, Marne).

Il entre à l'école Boulle, à Paris en 1931 et en sort diplômé en 1935. Il est employé comme sculpteur dans l'entreprise de Maurice Corrèze à Auxerre à partir de 1936 puis, après son service militaire de 1937 à 1943, jusqu’en 1945. Il s’établit à Paris en 1946.

De 1953 à 1977, il est dessinateur projeteur dans un grand magasin parisien, Les Nouvelles Galeries, dont il devient le décorateur attitré. Il réalise par exemple entièrement l'agencement intérieur du magasin de Metz.

Sa passion du bois ne le quitte pas et Jean-Louis Pariselle réalise, dans des formes classiques, des recherches sur la sobriété du volume : personnages, animaux ou œuvres non figuratives. Il installe son atelier dans un pavillon de l’avenue des Platanes, dans le quartier de Palissy (Joinville-le-Pont), puis à Champs-sur-Yonne en Bourgogne.

Jean-Louis Pariselle expose notamment au Salon des Artistes français de 1949 à 2007. On le voit aussi au Salon des Indépendants (1953 et 1954), au Salon de l'art libre (1962 et 1963), ainsi que plusieurs lieux du Val-de-Marne ou de l’Yonne.

Les outils de Jean-Louis Pariselle ont été légués à l'école Boulle où ils sont exposés depuis octobre 2013 dans une vitrine spéciale.

Les œuvres ont fait l’objet d’un legs de son épouse Simone Pariselle (1922-2013) en 2012 à la commune de Champs-sur-Yonne qui en assurera la présentation.

Militant du Parti socialiste, Jean-Louis Pariselle est élu conseiller municipal de Joinville-le-Pont lors d’un scrutin partiel en 1978. Il devient adjoint au maire dans la municipalité de gauche dirigée par Guy Gibout (Parti communiste), et est en charge des affaires scolaires. Il ne se représente pas en 1983.

Jean-Louis Pariselle est décédé le 4 octobre 2008 à Auxerre, Yonne. Il est enterré à Joinville-le-Pont. Âgé de 91 ans, il était médaillé de l’ordre des Arts et Lettres et avait un fils.

 

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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 01:01

Édouard Clément naît le 17 juin 1843 à Beaumont-sur-Oise, actuellement dans le Val-d’Oise et alors dans la Seine-et-Oise. Il est le fils d’un cordonnier. Il vit dans le village au moins jusqu’en 1846 puis sans doute à Paris. En 1901, il réside à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où il restera jusqu’à la fin de sa vie. Il y est propriétaire et rentier.

Il épouse en 1901 Anne Laury (née en 1843 à Saint-Germain-de-Modéon, Côte-d'Or), divorcée. Il réside 15, avenue du Parc, dans le quartier de Polangis. Le couple, qui n’a pas d’enfants, semble disposer d’une certaine aisance ; il emploie une bonne en 1911.

En 1904, Édouard Clément fonde la Société symphonique de Joinville et la préside toujours en 1919. En 1916, Clément milite avec succès pour qu’une rue de son quartier soit baptisée du nom d’un des membres de la société, le lieutenant Émile Moutier, tué au combat en juillet de la même année et présenté comme un héros.

Toujours en 1904, Clément est candidat sur une liste de droite opposée au maire sortant, Eugène Voisin, radical-socialiste. Au premier tour, Clément obtient 321 suffrages sur 1119 votants (28,7%) et se situe en 43e position sur les 51 candidats. Il n’est pas élu au 2e tour, sa liste remportant un seul siège sur les 23 du conseil municipal.

S’il ne participe pas au renouvellement général de 1908, Clément figure lors d’un scrutin partiel en mai 1911 sur une liste soutenue par le maire Eugène Voisin et les radicaux-socialistes. Sa liste est de nouveau battue, cette fois par une coalition comprenant des radicaux-socialistes dissidents ainsi que des libéraux et soutenue par les socialistes unifiés (SFIO).

Nommé membre du bureau de bienfaisance de la commune, sans doute au cours du dernier mandat d’Eugène Voisin comme maire de la commune (1908-1912), il est révoqué en février 1915 à la demande du nouveau maire, Ernest Mermet (radical dissident).

Comme beaucoup d’épouses de notables, Anne Clément, femme d’Édouard, était membre de la section de Joinville de l'œuvre de l'Allaitement maternel au début des années 1900.

Édouard Clément décède le 11 mars 1922 à Joinville. Il était âgé de 79 ans.

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 01:01

André Louis Wierzbolowiez est le fils de Jean André Wierzbolowiez, mécanicien, ancien lutteur devenu forain, et de son épouse Marie Eugénie Lachenal, perleuse. Il naît le 16 août 1893 à Paris (20e arr.). Il est confié à sa grand-mère par ses parents.

Wierzbolowiez effectue probablement à partir de 1913 son service militaire puis la première guerre mondiale dans la marine, ce qui l’amène à passer par exemple le détroit de Magellan.

Il épouse à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) Anne Marguerite Cotrone en septembre 1917. Il s’installe après-guerre dans la commune.

Présenté comme autodidacte, Wierzbolowiez est d’abord dessinateur industriel. Il devient libraire vers 1918 et, dans les années vingt, il est le gérant de la librairie du journal, devenu communiste, L’Humanité, située à Paris au 120, rue Lafayette, où il est connu sous le pseudonyme « André ».

André Wierzbolowiez se présente sur la liste du syndicat Cgtu, proche des communistes, aux élections prud’homales du 13 novembre 1932 dans la huitième catégorie de la section commerce, s’identifiant comme « employé de librairie ». Il recueille 14 voix sur 275 suffrages exprimés soit 5%, loin derrière le candidat de la Cgt qui en a 34 et surtout celui de la Cftc (catholique), élu avec 227 votes.

Lors des élections municipales des 5 et 12 mai 1929, Wierzbolowiez est candidat en 8e position sur la liste du Bloc ouvrier et paysan (BOP, communiste) aux élections municipales à Joinville-le-Pont. La liste est conduite par le futur député de Seine-et-Marne Roger Bénenson. Elle obtient en moyenne 391 voix au premier tour, soit 18,4 % des suffrages exprimés. Au second tour, elle se maintient contre la liste du cartel des gauches, conduite par le radical Georges Briolay, qui comprend des socialistes SFIO. La liste BOP recueille 278 voix en moyenne (12,5 %). La liste radicale et socialiste remporte 22 sièges, contre 5 à une liste de droite ; les communistes n’ont pas d’élus.

Au cours d’un scrutin municipal partiel à Joinville en octobre 1934, provoqué par la vacance de 10 sièges sur 27, Wierzbolowiez est annoncé comme devant conduire la liste communiste. Cependant, il est exclu du Parti communiste en raison de son opposition à la politique d’alliance avec les socialistes et il sera remplacé par Robert Laforest en tête de liste.

André Wierzbolowiez avait dû quitter son emploi de libraire, sans doute dès 1933, du fait de ses divergences, et il se met à la recherche d’un emploi.

Il est recruté par Jean Fréville, probablement en 1935, avec lequel il va collaborer à l’écriture de plusieurs ouvrages. Jean Fréville est le pseudonyme d'Eugène Schkaff (1895-1971), né à Kharkov (Ukraine), collaborateur de Maurice Thorez. Selon les historiens Paul Boulland, Claude Pennetier et Rossana Vaccaro, André Wierzbolowiez aurait fourni les matériaux de Pain de brique, premier roman de Fréville, consacré à des grèves de 1936 et publié en 1937, ainsi que de Port-Famine, dans lequel un autre historien, Philippe Robrieux, considère que Wierzbolowiez utilise ses souvenirs de marin passé par le détroit de Magellan.

Jean Fréville lui aurait demandé, en 1935, de l’aider à rédiger la biographie du secrétaire général du parti communiste que Maurice Thorez fit publier en 1937 aux Éditions sociales internationales sous le titre Fils du peuple. Selon Philippe Robrieux, Wierzbolowiez serait le véritable auteur de la biographie. Cependant, l’écrivain socialiste Victor Fay relativise le rôle son rôle, estimant que « Maurice Thorez donnait des indications, les lignes directrices, racontait des anecdotes, des faits marquants. Fréville prenait des notes détaillées, rédigeait le texte, puis le confiait à taper à André Wierzbolowiez, l’ancien libraire du Parti, devenu son secrétaire. »

Pour Louis Robert et Danielle Tartakowsky, Wierzbolowiez est le rédacteur probable de l’acrostiche désignant Fréville comme l’auteur de Fils du peuple au prétexte d’une pseudo-description du territoire natal de Thorez après la première guerre mondiale : « ...ferrailles rongées et verdies, informes lacis, larges entonnoirs aux escarpements crayeux, ravinés, immenses, tranchées creusées en labyrinthes, infranchissables vallonnements ravagés, embroussaillés ». Les initiales de chaque mot donnent : « Fréville a écrit ce livre » ; le passage disparaît dans les éditions ultérieures.

Si Wierzbolowiez n’a plus d’activité publique connue après son exclusion du Pcf, il semble s’intéresser toujours à l’évolution du communisme. Il reprend ainsi contact avec André Marty, quand ce dernier est lui-même exclu en juin 1953, s’adressant à lui en tant qu’ancien marin, et lui faisant grief dans une lettre privée d’avoir « une mentalité quelque peu fayot. »

André Wierzbolowiez, qui résidait peut-être toujours à Joinville, décède à Créteil (Val-de-Marne) le 30 décembre 1980, à l’âge de 87 ans. Son fils André fut champion de Paris junior en football de 1935 à 1937 et joua avec les équipes du CA Paris et du FC Perreux.

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 01:01

Chéri Édouard Alexandre Arnaud naît le 11 août 1875 à Paris. Il est d’abord sellier à Paris, reprenant l’activité de son père, Jean Chéri Arnaud ; il se présente ultérieurement comme négociant et enfin comme industriel. Marié avec Charlotte Louise, Chéri Arnaud a un fils, Charles Édouard, mort à 17 mois en 1912 et une fille, Angèle.

Installé à Joinville-le-Pont au début du vingtième siècle, dans le quartier de Polangis (avenues Jamin puis. du Château), Arnaud s’engage en mai 1908 sur la liste conduite par le maire sortant, Eugène Voisin, et soutenue par le comité radical-socialiste. Il est élu au second tour de scrutin avec 574 voix pour 1188 suffrages exprimés (48%) sur 1363 inscrits. La liste radicale a 22 élus sur 23 face à une liste de droite (Moulinet, Provin, Dalbavie) qui emporte un siège et une liste socialiste (Lebègue, Lacroix).

Cependant, dès 1909, Arnaud se montre critique vis-à-vis de la majorité radicale, et notamment de son animateur, Louis Rey. Ce dernier estime dans l’hebdomadaire radical Voix des communes (1911/12/08) que « Arnaud était un genre de m’as-tu-vu qui acceptait d’être conseiller municipal comme il aurait accepté d’être tambour-major de la Garde nationale, pourvu qu’il fût bien en évidence. »

Chéri Arnaud est président d’une société lyrique joinvillaise, La Pensée, en 1908. Il est également à la tête d’une structure de prévoyance, l’Assurance fraternelle en 1910. En 1913, il devient président de l’association humanitaire Union fraternelle des communes de Saint-Maur, Joinville et Saint-Maurice (ancienne société Saint-Nicolas). Lors des inondations historiques de la Marne en janvier 1910, Arnaud est très actif dans l’organisation des secours ; son quartier de Polangis est très largement submergé.

À l’occasion d’une crise déclenchée en 1911 suite à un incident dans une école, dénoncé par Rey, Arnaud rejoint Henri Vel-Durand, Beauvais, Poitevin, Watrinet et Mermet pour s’opposer frontalement au maire et à la majorité des radicaux-socialistes. Il plaide pour le remplacement du maire, qu’il estime trop âgé (il a alors 76 ans et se retirera l’année suivante). Arnaud donne se retire du comité radical-socialiste en février 1911. Avec six collègues, il démissionne du conseil municipal en mars 1911 ; il est réélu en avril avec le soutien des radicaux dissidents, de la droite locale et des socialistes SFIO.

Lors du scrutin municipal général de mai 1912, Arnaud figure sur la liste de Mermet, chef de file des radicaux dissidents, qui fusionne au second tour avec les libéraux et les socialistes SFIO pour emporter les 23 sièges face aux radicaux-socialistes.

Pendant la première guerre mondiale, Arnaud, qui a 39 ans, est mobilisé, d’abord au ministère de la guerre puis, en 1915, dans un régiment du génie.

Lors du scrutin municipal de novembre 1919, il figure sur la liste d’union républicaine et sociale, qui regroupe des radicaux dissidents, dont le futur maire Henri Vel-Durand, adjoint sortant, des radicaux-socialistes et des socialistes indépendants. Elle s’oppose à une liste libérale ainsi qu’à une autre soutenue par la SFIO et remporte la totalité des sièges.

Au cours des élections suivantes, en mai 1925, Arnaud est candidat en septième position sur la liste d’Union républicaine pour la défense des intérêts communaux, qui regroupe les anciens radicaux dissidents et les conservateurs ou libéraux. Elle obtient au premier tout 1080 voix en moyenne pour 2275 suffrages exprimés, soit 47,5% ; il y avait 2761 inscrits. Face à elle, le cartel des gauches coalisait les radicaux-socialistes, la SFIO et des socialistes indépendants et recueille 648 voix, soit 28,4% ; la liste du Bloc ouvrier et paysan se classait troisième avec 480 votes (21,1%). Au second tour, Arnaud et tous ses colistiers sont élus. Vel-Durand, reconduit au poste de maire, décède en cours de mandat. Lors des élections partielles organisées en septembre 1928 pour le remplacer, c’est une liste du cartel des gauches qui remporte les trois sièges vacants (le radical-socialiste Briolay, le socialiste indépendant Scornet et le socialiste SFIO Roger) face à celle des vainqueurs de 1925 et à une liste communiste – dont les votes seront partiellement invalidés, car elle comprenait une candidate, ce qui était alors interdit. Stephen Durande, candidat de la majorité de 1925, est cependant élu maire.

Lors des élections générales qui suivent, en mai 1929, Arnaud sollicite le renouvellement de son mandat en se présentant sur la liste de concentration républicaine, dirigée par Stephen Durande. Dans une même configuration que celle de 1925, la liste de droite est distancée au premier tour avec une moyenne de 825 voix alors que le cartel des gauches en a 910 et les communistes 391. Malgré le maintien des candidats Pcf, la gauche socialiste et radicale accentue son score au second tour, avec une moyenne de 1025 suffrages, 929 pour la municipalité sortante et 278 pour les communistes. Si la liste de concentration républicaine garde cinq sièges, Arnaud et Stephen Durande sont battus ; avec 22 sièges, Georges Briolay, l’héritier d’Eugène Voisin, défait en 1912, prend sa revanche et devient maire.

Arnaud était titulaire de plusieurs décorations : médaille de bronze pour actes de dévouement pendant les inondations de la Marne en 1910, médaille d'argent toujours pour actes de dévouement en 1925 ; mention honorable de la mutualité en 1913 ; chevalier du Mérite agricole en 1911 et officier en 1926.

Chéri Édouard Alexandre Arnaud meurt le 25 février 1931 à Joinville. Il avait 55 ans.

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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 00:01

(Suite de Camille Bainville, voyageur orientaliste)

Après la soixantaine, Camille Bainville va publier plusieurs ouvrages de théâtre et de poésie, inspirés de ses voyages et de l’histoire. Ils sont tous publiés par l’imprimerie Chaix, spécialisée dans le ferroviaire. Les Captifs à Alger, drame en un acte, et Un Miracle, tragédie en un acte, paraissent en 1893.

Il publie la même année, Blanche Capello, la fille de Venise, drame historique en cinq actes, inspiré de la vie de Bianca Cappello (1548-1587), seconde épouse du duc de Florence François 1er de Médicis, empoisonnée à l'arsenic en même temps que lui :

(…) À vingt ans j'avais tout !

À trente, j'ai la haine, un trône et du dégoût.

À vingt ans, on m'aimait, j'aimais aussi moi-même

(…)

On tremble près de moi de respect ou de peur,

On me hait et je hais... est-ce là le bonheur?

L‘ouvrage a été réédité en 2014 par Hachette Livre en coopération avec la BNF, qui le propose également en téléchargement sur le site Gallica.

Encore en 1893, Bainville propose un recueil de poésies, Nuages et fumées.

Ces quatre livres vont asseoir la réputation de Camille Bainville, qualifié en 1894 par L'Année des poètes de « fin lettré trop peu connu, mais trop modeste pour se faire connaître » qui confirme en 1895 qu’il ne tient pas à faire sonner les « trompettes de la réclame ». Les ouvrages suivants auront un accueil critique plus important.

Le Dernier Jour de Léopardi, drame en un acte, paru en 1894, est décrit la même année par L'Année des poètes comme « fort bien mené, profondément émouvant, écrit dans la langue sobre d'un homme qui se rappelle les auteurs latins, et rivalise avec eux d'aisance et de précision ». Il est consacré au grand poète italien contemporain, Giacomo Leopardi :

Chantre du désespoir, poète du néant

Tu t’approches de lui, vois à pas de géant

Comme Blanche Capello, il a été réédité par Hachette Livre en 2016, en coopération avec la BNF, qui le propose aussi en téléchargement sur le site Gallica.

Isabelle de Médicis, drame en trois actes, édité en 1895, lui vaut les félicitations de l’Académie française. L'Année des poètes y voit en 1895 l’une des « rares pièces vraiment intéressantes qui aient été inspirées par l'histoire de France. »

Continuant dans la chronique théâtrale des Médicis, Bainville publie en 1896 Dianora, drame en quatre actes, inspiré de la vie de Leonora Álvarez de Tolède (1553–1576), épouse de Pierre de Médicis, qui l'étrangla par jalousie.

Paru en 1897, Le Temple de Salomon, en cinq actes, est qualifié par Le Figaro de « remarquable tragédie. »

Le même journal salue en 1898 comme « d'une très belle allure vibrante et patriotique », le dernier livre sous la signature de Camille Bainville, Beaurepaire. Il prend comme sujet un épisode dramatique de la Révolution française, avec Jacques Alexandre Reine de Beaurepaire (1754-1829), garde du corps du roi Louis XVI à Versailles lors des journées des 5 et 6 octobre 1789.

Louise Naudon avait épousé Camile Bainville en novembre 1880 à Paris (4e arr.). Ils n’auront pas d’enfants. Camile Bainville, qui restera attaché à Joinville-le-Pont pendant toute son existence, fait partie au bureau de la caisse des écoles jusqu’en 1885, même si un journal local remarque qu’on ne l’y voit guère car « étant presque toujours en voyage. »

Il siège dans l’assemblée locale, comme son arrière-grand-oncle, Edme Lheureux, premier maire en 1790 de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (ancien nom de Joinville-le-Pont), son arrière-grand-père Nicolas Lheureux, troisième maire du village en 1792, son grand-père Jean Victor Bainville, conseiller municipal sous la Restauration et son père Pierre Victor Bainville, conseiller municipal et adjoint au maire sous la monarchie de Juillet, la seconde République puis le début du second Empire. Élu en 1871, alors qu’Auguste Courtin, conservateur, est maire, Camille Bainville siège à côté de son oncle, Jean Porphyre Bainville, qui prolongera la présence de la famille  au conseil municipal jusque 1884.

Camille Bainville décède le 3 novembre 1909 à Fontenay-sous-Bois. Il résidait toujours rue des Corbeaux à Joinville, où son décès est retranscrit avec la mention « sans profession ». Une demi-douzaine de journaux salue sa disparition.

La fuite de Bianca Cappello vers Florence

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 00:01

Louis Camille Bainville naît le 24 décembre 1832 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’Edmée Adèle Charlotte Legry et de son époux, Pierre Victor Bainville, marchand de bois. Il naît et vivra dans un milieu intellectuel relativement aisé et ouvert intellectuellement ; son cousin Jacques Bainville (1879-1936) sera journaliste, historien et académicien français.

Sans exercer d’activité professionnelle connue, se déclarant comme propriétaire, Camille Bainville fait de nombreux voyages à l’étranger ou outre-mer : en Angleterre, Grèce, Italie ou Orient. Il est en Algérie en janvier-février 1887 puis, accompagné de son épouse, y retourne à nouveau en décembre de la même année et séjourne à l’hôtel de la Régence d’Alger ; il y est une nouvelle fois début 1892. Il rapporte de ses voyages des observations qu’il transmet parfois à la presse ; ainsi, après l’incendie du Théâtre des Arts de Rouen le 25 avril 1876, qui fait de très nombreuses victimes, il déplore l’absence d’escalier roulant pour les incendies comme il en a vus fonctionner outre-Manche.

Dans Le Grelot, où l’on retrouve un journaliste joinvillais, Henry Vaudémont, Camille Bainville insère un poème en février 1892, La jeune mauresque.

Chaque jour, sans qu'elle s'en lasse,

Namouna vient au bord des flots

Interroger leur vaste espace

Et jeter de tristes sanglots.

Mais se penchant sur son épaule

Sa mère répète tout bas…

- Ma fille, éloignons-nous du môle,

Le Français ne reviendra pas.

(…)

II reviendra ! vois ce navire!

Vois le signal qui lui répond !

Vois le drapeau français y luire

Et quelqu'un debout sur le pont.

Vois ce mouchoir blanc qui s'agite !

Vois cet uniforme là-bas !

– Adieu, Namouna, sois maudite!

Ta mère ne reviendra pas.

(A suivre)

La baie d'Alger en 1887

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 00:01

Louis-Félix Amiel est né à Castelnaudary dans l’Aude le 3 mars 1802 ; il est le fils de Jean Baptiste Amiel et de son épouse, Jeanne Crusol (ou Cruzol).

Il entre en 1823 à l'École nationale supérieure des beaux-arts. Il obtient une médaille de deuxième classe lors du Salon de peinture et de sculpture de Paris en 1833. Parallèlement à sa formation, il suit de 1823 à 1825 l'atelier du baron Antoine-Jean Gros, représentant éminent de l’école néoclassique française. Il participe aux Salons de Paris jusque 1849 et dispose d’un atelier dans le 6ème arrondissement de Paris.

Amiel se spécialise dans le portrait. Une grande partie de ses œuvres, est aujourd’hui conservée au Musée de l'Histoire de France du château de Versailles. Ce sont souvent des représentations de souverains ou de militaires. On trouve également certaines de ses œuvres dans des musées de province, comme au musée des Beaux-Arts de Pau. Un autoportrait est gardé au musée du Louvre.

Un portrait en pied du baron et banquier Philippe Hottinguer a atteint 27 000 euros lors d’une vente aux enchères à Paris en 2009.

Contrairement à plusieurs ouvrages de référence et au Metropolitan museum of Arts de New-York, il ne faut pas le confondre avec son presque homonyme et contemporain, le peintre animalier breton Louis Amiel (né en 1809 et également élève de l'École des Beaux-Arts).

À la fin de sa vie, Louis-Félix Amiel s’installe à Joinville-le-Pont auprès de sa famille. Il y décède le 4 février 1864, à l’âge de 61 ans. Il était alors rentier et célibataire. La déclaration est faite à l’état-civil par deux maires de la commune, ancien et futur : Apollon Delaherche (maire de 1848 à 1852) et Louis-Ferdinand Rousseau (1875-1878).

Son père, Jean-Baptiste (mort en 1839) a été élu conseiller municipal de Joinville-le-Pont en 1837. Son frère, Charles (1796-1868) a exercé la même fonction à Joinville également en 1846 puis en 1865. Tous deux sont présentés comme propriétaires.

Louis v

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 00:01

Louis-Auguste Lapito naît à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur le 30 thermidor an 11 (18 août 1803). Son père, Pierre Lapito, charpentier est un notable de la commune qui sera rebaptisée en 1831 Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Louis Auguste est le septième des huit enfants qu’il aura avec Marguerite Geneviève Lheureux.

Louis-Auguste Lapito est l'élève de Louis Étienne Watelet en 1818, puis il entre dans l'atelier de François-Joseph Heim. Il effectue ensuite des voyages dans le Midi de la France, en Suisse, en Italie, en Allemagne et aux Pays-Bas. Il rentre à Paris en 1826.

Il entreprend un voyage en Corse en 1827. Il a été un des rares peintres du début du 19e siècle avec Catherine Empis (1796-1879) et Alexandre Ségé (1819-1885), à avoir exposé des tableaux représentant des paysages corses aux salons de Paris.

Peintre paysagiste, il débute au Salon de Paris en 1827 et y expose jusqu'en 1870. Il remporte une médaille de 2e classe en 1833, et de 1re classe en 1835.

Il expose à l'étranger, et notamment à Bruxelles où il reçoit une médaille d'or en 1848.

Lapito représente une nature arrangée, peinte avec minutie, conformément à l'idéal du paysage classique. Il fait partie du groupe de peintres paysagistes naturalistes que Charles Baudelaire critiquait (Curiosités esthétiques, Salon de 1846) « Dans le paysage, comme dans le portrait et le tableau d’histoire, on peut établir des classifications basées sur les méthodes différentes : ainsi il y a des paysagistes coloristes, des paysagistes dessinateurs et des imaginatifs ; des naturalistes idéalisant à leur insu, et des sectaires du poncif, qui s’adonnent à un genre particulier et étrange, qui s’appelle le Paysage historique. »

Louis-Auguste Lapito est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1836. Il est chevalier de l'Ordre de Léopold (Belgique) et membre de l'Académie de Rotterdam (Pays-Bas).

Il meut le 7 avril 1874 à Boulogne-Billancourt, âgé de 70 ans.

Paysage par LA Lapito

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